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C'est quoi la trousse de premiers secours du Bleausard ?

Mis en ligne par TL De Bleau on lundi 22 avril 2013 | 14:26:00

Alors, quand nous allons à Bleau, que ce soit pour randonner ou grimper, il y a toujours la trousse de premiers soin au fond du sac ! Mieux vaut prévenir que guérir dit l'adage. Hélas, vu le nombre de fois où notre trousse est sortie du sac pour porter assistance à des personnes étrangères à notre groupe, nous nous sommes vite rendu compte que beaucoup de visiteurs oublis que les sports et loisirs de pleine nature, même en Ile-de-France à quelques kilomètre du premier hôpital, restent des activités où l'on peut gravement se blesser et qu'en attendant les secours, il vous faudra apporter les premiers soins !

Voici donc une nouvelle fiche pratique de la TL²B que nous vous invitons à partager mais aussi à compléter de vos commentaires !
Oui, même à Bleau, escalade et rando peuvent rimer avec bobo. Glissée dans le sac à dos, la trousse de premiers secours est là pour faire face aux petits pépins ou attendre les secours en cas de vilaine blessure...


Une trousse de secours peut se résumer à une paire de gants de latex et 3 pansements dans un sac plastique jusqu'au sac à dos rempli. Elle doit permettre de porter assistance à la victime et donc être adapté : 
- à l'activité pratiquée (une trousse de premier secours en mer par exemple est beaucoup plus complète que celle que nous proposons ici),
- au site géographique (si vous allez au bout du monde genre Into the wild ou dans un pays où les serpents et maladie tropicales pullulent, la trousse bleausarde ne vous sera pas très utiles),
- aux connaissances des utilisateurs (inutile de prendre un défibrillateur si vous ne savez pas à quoi sa sert),
- éventuellement aux nécessités médicales du groupe mais sous l'encadrement d'un professionnel (exemple : pathologie connue d'un membre du groupe type risque allergique, maladie, diabète...)

Nous allons lister ce qui nous semble devoir se trouver dans une trousse, adapter à Fontainebleau (escalade, randonnée, Vtt...), libre à vous de composer la vôtre en fonction de vos connaissances, des risques des activités et des situations, et des contraintes.
Pour certaines activités, des règlements peuvent fixer le matériel recommandé (par exemple pour des activités de loisir, une note d'information du ministère de la Jeunesse et des sports pour d'une fédération) à emporter ainsi que pour les professionnels encadrant un groupe.
Notre trousse est ici similaire à ce que devrait être une trousse d'animateur (c'est à dire collective). Elle n'est pas censée être médicalisée et comporte uniquement du matériel. La trousse individuelle peut, elle, être médicalisée, c'est à dire contenir des médicaments prescrits à son propriétaire en fonction de ses pathologies et sera utilisée sous sa responsabilité.
De la bobologie aux poly traumatismes :

Bleau ce n’est certes pas la haute montagne ou l’expédition lointaine mais les accidents y sont nombreux (normal avec 17 millions de visites annuelles !). ici, pas de poste de secours comme sur les plages donc vous devez être autonome et responsable ! Le plus souvent en randonnée comme en escalade ou Vtt, vous sortirez la trousse de secours pour traiter la bobologie, c'est-à-dire ces petits accidents qui n’ont pas de grandes conséquences mais qui peuvent faire souffrir un petit peu.
Vous êtes dans un site naturel et la nature est parfois cruelle !
Parmi les diverses petites blessures, il y a les coupures, écorchures, brûlures, piqûres, morsures et autres coups et échardes qu’il est facile de traiter sans grandes connaissances. Ainsi, petits pansements, désinfectants, pinces à épiler, loupe et tire-tique auront une place privilégiée dans notre trousse. Rien de bien grave à priori et si vous avez des enfants, c’est certainement ce que vous allez sortir le plus.

Au passage, rappelez-vous qu’à Bleau, il n’y a point d’eau… du coup, pensez à en emportez en grande quantité ! Il est très important de bien s’hydrater pendant nos activités pour éviter le coup de chaleur, les crampes, les tendinites mais aussi, l’insolation !
Oui, en restant exposé au soleil sans hydratation sur le sable très réfléchissant de Bleau, le coup de chaud vous guette ! Faite une pause toutes les 30 minutes pour vous réhydrater. Pensez à vous protéger et si nécessaire à appliquer des produits solaires. Les symptômes de l’insolation sont  une impression de chaleur sur le visage puis un fort mal de tête, suivi parfois, nuque raide, des palpitations, de la somnolence et des bourdonnements d'oreille. Des fois, cela peut se traduire également par des vomissements et une forte diarrhée.

Dans le cas d’une insolation allongez la victime dans un endroit frais, bien aéré, à l'ombre, et couvrez-le (la) d'un linge humide et frais. L'eau va capter les calories du corps pour s'évaporer. Elle va donc ainsi faire baisser la température.. Faites-lui boire de l'eau fraîche sucrée.
Certains coups de chaleurs et une mauvaise préparation physique peuvent aussi conduire à la crise cardiaque ! Prudence donc si vous n’avez pas pratiqué un sport régulièrement au cours de l’année, ne vous jetez pas dans une tentative de records du tour des 25 bosses. Echauffez-vous, allez à votre rythme…



Piqûre, brûlures, hématomes et autres petits bobos se soignent bien avec les produits adaptés. S’agissant de gestes médicaux, nous vous laissons le soins d’utiliser les médicaments recommandés par votre médecins ou pharmacien mais pensez à prendre quelques tubes de crèmes adaptés à ces traitements. Attention. Dans une trousse souple, les tubes se conservent mal (écrasement, fuite…) et peuvent être altérés par la chaleur.

Pour les piqûres d’insectes, si la personne se sait allergique, elle doit faire attention à transporter son traitement avec elle et à avertir son entourage de la dose et du rangement. On peut retirer un dard avec une pince à épiler traditionnelle et limiter la diffusion du venin en chauffant la zone (en prenant garde de ne pas brûler la victime) avec le bout d’une cigarette. En effet, les venins se dégradent avec la chaleur.

Visiblement, certains visiteurs étrangers ne connaissaient pas le risque lié aux chenilles processionnaires
du pins et du chênes (voir notre article dans la colonne à gauche)

Pour les morsures de tiques dont on sait qu’elles peuvent inoculer la maladie de Lyme (voir notre article) la seule méthode valable est d’utiliser un crochet tire tique (sorte de pied de biche) en tournant lentement la tique (peut importe le sens) puis en désinfectant ensuite. Enfin, on peut utiliser un aspic venin bien que son utilisation soit encore controversée notamment en cas de morsure de serpent.

Bleau abrite (notamment en Essonne) de très beaux châtaigners. Leurs bogues sont parfois source d’échardes. Elles se retirent souvent facilement (pince à épiler, parfois épingle) mais il vous faudra une bonne vue ou une loupe. Les enfants jouent aussi souvent avec les fougères. Attention, celles-ci peuvent être très coupantes (notamment lorsqu’elles sont sèches) et laisser au mieux une belle entaille au pire un gros morceaux sous la peau. Il est parfois délicat de les retirer et il faudra peut être faire appel à un médecin. Dans le même genre, les jeux de bâtons et autres escalade de pins peuvent devenir très traumatisants. Nous avons vu un enfant avec un morceau de bois enfoncé dans le genou. Passage aux urgence obligatoire !!!

Pour les allergies aux pollens notamment, c'est à vous d'agir et nous vous recommandons de relire notre article.

Ensuite, et bien que ce catalogue ne soit pas exhaustif, il y a les traumatisme dont certains peuvent être très graves. A Bleau, une chute entraîne souvent des entorses (chevilles mais aussi genou), un risque de fracture (cheville, mais aussi poignets, calcanéum, luxation coude ou épaule…) et, heureusement plus rarement, traumatisme crânien grave, fracture du bassin ou colonne vertébrale… Vous devez penser à votre sécurité et celle des autres. Pensez à vous parer en escalade. Les accidents graves à Bleau sont une réalités et les évacuations longues et difficiles. Si vous grimpez seul, pensez à dire où vous allez et à qu’elle heure vous pensez être de retour !
Voilà, voilà. Si vous avez des notions de secourisme c’est encore mieux. Il est très facile de se former et vous pouvez sauver une vie.


AVERTISSEMENT :
Il n'y a pas de médecin dans notre groupe ! Du coup, en cas de blessure, nous ne donnons pas de médicament (pas même un Doliprane !) car c'est un vrai risque. Mieux vaut ne rien faire que de faire un geste médical inadapté et engager sa responsabilité !
La trousse de secours doit permettre :


- de poursuivre l'activité dans de bonnes conditions, avec tout le groupe,
- d'attendre les secours, avec pour corollaire la notion d'alerte et la nécessité de connaître sa position.
- éventuellement d'évacuer le blessé, en cas de blessure plus grave, vers le point vers le point d'accès le plus proche..

Pour déclencher les secours à Fontainebleau, le seul moyen c'est le téléphone portable ! Composer le 112 (ou 18) puis répondez calmement aux questions des urgentistes. Par pitié, ne les appeler que si c'est nécessaire ! Attention, dans certains secteurs (Bas Cuvier par exemple) les téléphones captent mal et tous les opérateurs ne se valent pas.
Les secours à Bleau cela peut donner ça !



Rappelons-le aussi, même si beaucoup de pompiers du Grimp77 ou Grimp91 connaissent la forêt, ils auront beaucoup de mal à vous retrouver si vous ne précisez pas le lieu de l'accident. Si vous dites que vous êtes sur les 25 bosses ou quelque part dans les gorges d'Apremont, ils vont avoir du mal à vous trouver rapidement les secouristes ! Donc, repérez les noms des chemins forestiers les plus proches ainsi que les numéros de parcelles forestières (sur les arbres au croisement des chemins). Certaines seront bientôt indiquées au cœur même des sites d'escalade pour faciliter les secours.
Un sifflet peut permettre de vous reperez de loin. A Bleau pas de feu mais aussi pas de fusée de détresse !
Enfin, une fois que vous avez engagé des secours, patientez jusqu'à leur arrivé. Quitter la zone par ce que le blessé va mieux est interdit !

Minimum à avoir dans une petite trousse :


• une paire de petits ciseaux pour couper les compresses, les bandes, sinon les vêtements
Gants chirurgicaux
• des épingles à nourrice
• une pince à écharde
.Tire -tique
• des mouchoirs en papier
• une couverture de survie
• des morceaux de sucre emballés individuellement.
• une bande élastique collante de 6 cm de large
• deux bandes élastiques non-collantes (type "Velpeau") de 6 cm de large, qui peuvent servir pour confectionner une écharpe
• une attelle modelable (efficace au niveau de la cheville)
• des mouchoirs en papier
• une couverture de survie
• des morceaux de sucre emballés individuellement.
• une bande élastique collante de 6 cm de large
• deux bandes élastiques non-collantes (type "Velpeau") de 6 cm de large, qui peuvent servir pour confectionner une écharpe
• une attelle modelable (efficace au niveau de la cheville)
Les attelles rigides ou gonflables sont lourdes, volumineuses, peu efficaces et donc à ne pas emporter.
L'attelle Sam® Splint commercialisée en France sous le nom d' Immoflex ® est composée d'une mince feuille d'aluminium recouverte de mousse. La mise en forme autour d'une partie du corps lui donne une rigidité suffisante pour un maintien confortable. Son encombrement et son poids sont réduits. C'est donc la seule attelle que nous recommandons pour des groupes isolés.
• dix compresses stériles 40x40
• un rouleau de sparadrap
• un paquet de bandes collantes de 5 mm pour fermer les plaies (strip)
• des pansements anti-ampoules "seconde peau"
• des pansements individuels de plusieurs tailles
• des sets de froid, à usage unique ou que l'on met au congélateur
• savon liquide
• désinfectant incolore : chloréxidine (Dosiseptine 0,05 non-alcoolique), antiseptique le moins allergisant
• éosine aqueuse en dosettes
• sérum physiologique en dosettes (utile pour rincer l’œil du petit !)
L'attelle Sam® Splint commercialisée en France sous le nom d' Immoflex ® est composée d'une mince feuille d'aluminium recouverte de mousse. La mise en forme autour d'une partie du corps lui donne une rigidité suffisante pour un maintien confortable. Son encombrement et son poids sont réduits. C'est donc la seule attelle que nous recommandons pour des groupes isolés.
• dix compresses stériles 40x40
• un rouleau de sparadrap
• un paquet de bandes collantes de 5 mm pour fermer les plaies (strip)
• des pansements anti-ampoules "seconde peau"
• des pansements individuels de plusieurs tailles
• des sets de froid, à usage unique ou que l'on met au congélateur
• savon liquide
• désinfectant incolore : chloréxidine (Dosiseptine 0,05 non-alcoolique), antiseptique le moins allergisant
• éosine aqueuse en dosettes
• sérum physiologique en dosettes (utile pour rincer l’œil du petit !)
Couverture de survie
Sifflet de secours
Scalpel

Les bandes adhésives souples, élastiques (Urgo-strapping®) ou rigides (Urgo-tapping®) permettent de réaliser de bonnes contentions. L'articulation est relativement protégée des amplitudes maximales qui réveillent la douleur cf. strapping de la cheville.
Il faut éviter l'application de bandes adhésives en circulaire autour d'un membre car la circulation veineuse serait bloquée.
- L'aspirine est à proscrire de toutes les trousses de secours, car elle est très allergisante et son effet n'est pas meilleur que les profènes.
- La chaleur (d'une cigarette à 1 cm de distance, par exemple) est d'une totale efficacité sur les piqûres de guêpes ou autres insectes. Elle inactive et détruit le venin.
Une trousse de secours doit répondre à plusieurs impératifs :
- être simple d'emploi,
- accessible et rangée,

- l'utilisateur doit en connaître le contenu,
- chaque produit doit être facile d'utilisation et ne pas présenter de risques ou d'effets secondaires trop marqués.
- être entretenue, en complétant les produits utilisés et en renouvelant les produits périmés.
En France, aucune trousse de secours complète n'est vendue dans le commerce.
On en trouve dans les magasins spécialisés vendues vides ou avec un assortiment de compresses et pansements que l’on complètera.
Choisir une trousse plus grande pour laisser de la place.
Le contenant le moins onéreux et le plus pratique est une boite de plastique semi-rigide, dont le couvercle est maintenu par un élastique large (chambre à air).

Conservation des produits
il est conseillé de :
Relever sur une feuille annexe, la date de péremption indiquée sur chaque emballage, ce qui permettra de renouveler les médicaments avant la date limite d'utilisation.
Entreposer la trousse dans un local à l'abri de la lumière (UV) et de la chaleur,
Ne pas laisser la trousse à la portée des enfants.

L’ALPINISME, des premiers pas aux grandes courses - J.-F. Hagenmuller, F. Marsigny, F. Pallandre – Editions GLENAT
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