#RESPECT

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La forêt n'est pas une poubelle ! Nettoyons !

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ESCALADE

Sur le chemin

juillet 2013

foreuse 197b
 Rassemblement à la Petite Brosse, Jouarredevant la plateformele samedi 3 août à partir de 14h  
Depuis le 14 juillet, une foreuse est installée sur la plateforme de Jouarre. 
Malgré l’interdiction de la fracturation hydraulique et des forages horizontaux, Hess s'apprête à forer de façon imminente alors qu'il n'y a pas de pétrole conventionnel à la Petite Brosse.
Venez manifester avec nous votre opposition au forage et à toute exploration et exploitation du pétrole de schiste ! 
Pour cette manifestation, prévoir des vêtements noirs.
Détails (point de la situation, accès au site) sur le tract > Télécharger le RECTO / Télécharger le VERSO
A imprimer et/ou faire circuler SANS MODERATION sur vos réseaux ! 

Prévenez vos voisins et amis,
 rejoignez le Collectif du Pays Fertois et venez nombreux !

La foreuse a commencé à arriver en pièces détachées le 4 juillet. 11 jours après, le montage est quasiment terminé.
jouarre1 jouarre2
jouarre3
Il n'y aura peut-être pas d'exploitation du gaz de schiste [?], mais depuis le 14 juillet, on peut voir une foreuse sur la plateforme de Jouarre (Seine et Marne). Cette plateforme s'inscrit dans le périmètre du permis de Chateau-Thierry. Ce permis a été délivré en 2009 pour explorer la roche-mère, en vue d'évaluer la ressource en pétrole de schiste. Jusqu'en juillet 2011, jusqu'à la loi Jacob, il était prévu par le détenteur du permis d'utiliser la fracturation hydraulique. Le projet est certes provisoirement mis à mal, d'une part, par la loi interdisant la fracturation hydraulique, d'autre part, par l'arrêté préfectoral d'avril 2013 interdisant le forage horizontal. Mais que va-t-il advenir si le Conseil Constitutionnel "casse" la loi Jacob?

source :
http://colfertois.canalblog.com/archives/2013/07/19/27676560.html

Mises à jour

Notre ami Bernard a poursuivit sa mobilisation sur son blog en notre absence ! Voilà donc un lien vers son article que vous avez du voir passer depuis la colonne de gauche de notre blog...

Le 10 juillet nous avions signalé ici et à l'observatoire des Aff, le sur-balisage sauvage du sentier bleu n°16 à la Canche aux Merciers.

Graçe à l'intervention rapide et efficace d'une dizaine de membres de la Commission Terrain de l'association, le sentier a retrouvé son bleu d'origine ! Les auteurs du bombage courent toujours...



Photo de Robert Courtiau
Sous une chaleur écrasante, ils ont parcourus les 9 km de la boucle (voir notre article sur les 25 bosses) et brosser les 627 "tags" qui polluaient le sentier en une bonne dizaine d'heures (soit une centaine d'heures de travail) ! Efficace la Commission Terrain de l'AAFF et son observatoire (qui est accessible depuis la colonne à gauche)
L'effaçage, réalisé suivant la méthode décrite dans nos pages (ou dans la colonne à gauche) et mise au point par l'ami Oleg après quelques années d'expérience s'est révélée d'autant plus efficace que l'action a été réalisée rapidement après le massacre et que les supports n'avaient pas été dépoussiérés au préalable.
Il reste quelques balises conservées pour tester la durabilité d'un tel bombage.
Un grand merci et bravo à tous ces bénévoles !

Du côté le l'enquête, l'ONF, qui a particulièrement surveillé le secteur le week-end du 14 juillet, n'a pu identifier les auteurs. Compte tenu que dans le massif d'escalade, une sorte de parcours a aussi été balisé selon la même méthode, on peut supposer que le rassemblement mixait escalade et trail. Vu les dimensions des "balises" faites pour être vues de loin, il devait y avoir du monde et peu d'encadrants.

Nous lançons donc un appel à témoins. Si vous avez des éléments qui permettent d'identifier les auteurs du bombage ou de dater précisément sa réalisation, merci de nous adresser un mail à latribunelibredebleau[@]gmail.com que nous relayerons à l'ONF
Chaque année, l’Office national des forêts (ONF) mène des opérations de prévention contre les risques d’incendie. De début avril à fin septembre, des tournées nocturnes s’ajoutent à la surveillance en journée. Malgré les intenses pluie du printemps, le massif reste fragile de par sa végétation sèche où chaque petite flamme peut causer l'embrasement. Par ailleurs, l'été est aussi le moment choisi par de nombreux jeunes pour fêter les vacances autour d'un feu de camp ou pour s'amuser en quads et motos dans la forêt. Après une première opération du côté de Nemours, le 7 juillet, les forestiers tournaient en domaniale...
(Photo d'entête découverte par Jean Poule Debleau dans cet album !


C'est vers 20 heures qu'Alain Gelé regroupe ses  collègues, cinq forestiers, accompagnée de deux agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. 




Direction la Croix du Calvaire où il n’y aura finalement aucun visiteur. Au lieu suivant, le Cabaret Masson ils aperçoivent une fumée blanche. Ça sent la merguez ! Silencieux les hommes verts s’avancent doucement vers les lieux. Une famille s’est installée dans les bois pour faire un barbecue. « Bonjour Monsieur, vous savez que le feu est illégal ici ? Il y a des panneaux tout le long de la route », lance l’un des officiers. L’homme s’excuse et assure qu’il ne savait pas. « On voulait juste faire griller quelques saucisses », se justifie-t-il. Cet habitant de Melun s’en sortira avec une contravention de 135 € et l’ordre d’éteindre immédiatement le feu. Ils s'en tirent bien ! Pour mémoire, voilà à quoi s'exposent les incendiaires.



Au Cuvier...


Aux Gorges d’Apremont, il y a bien des visiteurs, mais pas de feu. Le réchaud est dans le camion qui est sur le parking. Vers 23h30, ils arrivent sur le parking des Trois Pignons où des jeunes campent près de leur voiture. Avec les nouveaux panneaux rappelant que le camping est interdit sur ce site, ils ne peuvent ignorer l'interdiction. Les forestiers s'interrogent. Faut-ils les faire tout démonter à cette heure-là. Mais le responsable du secteur est intraitable, tolérance zéro. « Si on laisse passer cette fois, la semaine prochaine il y aura deux fois plus de monde », affirme-t-il. 
« Ça fait environ sept ans qu’on fait ce type d’opération. Parfois, certains ne comprennent pas notre action : ils font la fête, boivent de l’alcool et allument un feu, ça leur paraît normal », regrette Alain Gelé.

S'il n'est pas interdit de fumer en forêt, une cigarette mal écrasée peut être la cause d'une véritable catastrophe. Par ailleurs, les mégots abandonnés sont une véritable plaie. Difficiles à ramasser du fait de leur petite taille, ils mette parfois plus de deux ans avant de disparaître ! Quand vous arrivez sur un point de vue au sommet d'une platière, il n'est pas rare d'observer des vasques transformées en cendriers naturels ! C'est pourtant si simple de remporter ses mégots dans une petite boîte en fer ! Par ailleurs, en période sèche, ces vasques se comblent de feuilles et autres éléments hautement inflammables. Prudence s'il vous plait !


Point de vue de la Maison Poteau (Trois Pis)
By Soleg

Les mêmes forestiers font aussi la traque des quads et autres motos qui sont, bien entendu, interdites en forêt. Pas facile à intercepter et ceux que nous croisons ont souvent des véhicules non immatriculés. Ainsi, même photographiés, ils est difficile d'identifier les auteurs des infractions.

Quelques anciens articles :
http://tl2bleau.blogspot.fr/search/label/Incendie
Incendie du 30 mai 2012



Si la TL²B est plutôt là pour évoquer la sauvegarde des sites naturels et la défense des usagers, il y a des aventures humaines qui nous touchent plus que d'autres. 
Nous avons évoqué dans ces pages l'histoire de notre ami bleausard Christophe Bichet. Voici celle de Vanessa François que nous a fait découvrir notre amie Liv Sansoz et la FFME. 
Paraplégique suite à un accident de montagne, Vanessa n'a pas lâché les parois et, 3 ans seulement après son dramatique accident, elle se lance un nouveau défi : gravir El Capitan !





© Vanessa François

Vanessa est née en Belgique et a croqué la vie à pleines dents pendant des années. Sportive accomplie, elle découvre la course à pied, et enchaîne les marathons (Paris, des Sables, ...), avant de découvrir un jour la Montagne. La jeune femme se passionne pour son environnement et part à l'aventure : La face nord de l'Eiger, La directe américaine aux Drus, la face nord des Grandes Jorasses,... mais le 29 avril 2010,  sur le granit de Chamonix, sous l'aiguille du midi, un énorme bloc de neige compactée, la plaque contre le rocher ! Bilan : fracture de la colonne vertébrale en D6 D7 avec un énorme déplacement. Vanessa est paraplégique.

Mais avec une telle énergie chevillée au corps, Vanessa ne pouvait pas laisser sa carrière sportive s'arrêter comme ça ! Recommençant par la natation, puis le vélo de route (handbike), elle apprend à s'adapter à son nouveau corps, et à ses contraintes avant d'élargir ses sensations au ski de fond, au FTT (VTT à 4 roues), et même à la voile ou encore au parapente, avant de finalement reprendre le chemin de la montagne et de l'escalade.

Le défi d'El Capitan


« Ce sont deux amis qui ont fait germer l'idée de m'aventurer dans les longueurs du fameux big wall, quelques mois après mon accident en m'offrant un livre sur l'ascension d'El Capitan par une personne paraplégique. Aujourd'hui, j'ai envie de mener à bien cette belle épopée verticale. Me retrouver en paroi, y dormir et en plus y rester quelques jours ».

Pour ce projet, prévu pour octobre prochain, Vanessa, Marion Poitevin, Liv Sansoz et Nicolas Potard  ont imaginé un astucieux système de grimpe pour lui permettre de remonter sur les cordes fixes et l'accompagneront dans cette ascension.




Une aventure soutenue par la FFME

Si Vanessa s’est tournée vers la FFME, c’est avant tout pour les valeurs de passion et de partage qu’elle véhicule, mais c’est également « un moyen, au retour de l'expé, de faire connaître mon système de grimpe à un large public. Ce sera alors peut-être un vecteur de passion pour d’autres. Donner envie de prendre de la hauteur, et le permettre. J'espère donc pouvoir échanger et partager à mon retour du Yosémite. »
Pour mener à bien cette expédition, il faut quand même boucler un petit budget. Vous pouvez soutenir ce projet sérieux en faisant un don via le site Kisskissbank
L'article de la FFME est ici et no amis de Kairn ont eux aussi relayé l'info.

Nouveau coup de canif dans le Parc National des Calanques ! Le tribunal administratif a annulé, Mardi, l'élection de Danièle Milon maire (UMP) de Cassis, avait été élue à la présidence du PNC le 14 janvier dans une éléction controversée sur fond de guerre politique locale. "C'est moins ma victoire que celle de la justice et du droit", a commenté Didier Réault, qui sera "bien évidemment" à nouveau candidat à la présidence du Parc national des Calanques dès que la date de l'élection sera fixée. "Je ne me suis pas investi pendant des années comme je l'ai fait afin que le Parc national voie le jour pour abandonner le terrain maintenant, justifie l'élu marseillais. Les gens qui m'ont soutenu depuis le départ ne comprendraient pas."
Le juge administratif a donc fait droit à la requête déposée le 26 février dernier par Didier Réault, adjoint (UMP) à la mer de Jean-Claude Gaudin et adversaire malheureux de Danièle Milon dans cette élection. Une élection à laquelle l'élue cassidaine n'aurait jamais dû se présenter puisqu'elle était atteinte par la limite d'âge, fixée à 65 ans pour les président(e)s d'établissements publics de l'État. Le jugement publié hier annule non seulement les opérations de vote du 14 janvier dernier mais fait également obligation au préfet des Bouches-du-Rhône d'organiser "dans les meilleurs délais" une nouvelle élection.
Photos : (C) 2013 Grégoire CLOUZEAU
 "J'espère qu'on n'empêchera pas une nouvelle fois Didier Réault d'être élu", indiquait hier Patrick Mennucci, soulignant que cette décision du tribunal administratif était "une nouvelle preuve de l'échec de la gouvernance partagée à la communauté urbaine".
Quant à Guy Teissier, député-maire (UMP) des 9e et 10e arrondissements, il "regrettait amèrement qu'un accord politique tendancieux ait été passé pour empêcher un des miens de présider la Parc. Dans cette affaire, poursuivait-il, Didier Réault n'avait qu'un seul tort : être un de mes proches." Reste à savoir quand aura lieu la nouvelle élection.
"Un conseil d'administration ordinaire du Parc national est programmé le 29 juillet, rappelait-on hier dans l'entourage de Didier Réault. S'il le souhaite, le préfet peut convoquer un conseil extraordinaire juste avant pour élire un nouveau président." Les "meilleurs délais" évoqués par le juge administratif seraient ainsi respectés.

Bref, rien n'est simple dans les Calanques et on n'a pas fini d'e parler. Après les douze années de palabres qui ont accouché de ce parc au rabais dont le décret de création comportait des erreurs grossières comme nous l'évoquions dans cet article, voilà le retour des affaires politiques alors que ce profilent les municipales !

Relire :

La nomination de François Bland
L'enquête publique sur un nouveau décret
Un an et un bilan en demi-teintes !
Dans 2 mois jour pour jour aura lieu le World Clean Up day organisé par Let's do it (15 septembre, voir à gauche). Quelques jours plus tard, c'est Leclerc qui organisera son opération "Nettoyons la nature" pour s'acheter une image et depuis des semaines nos amis de Mountain riders multiplient les opérations de nettoyage des stations de ski et ils ne sont pas les seuls ! 
A Bleau les déchets continuent de s'entasser malgré nos efforts et ceux de nombreux bénévoles et écorrespondants ! 

L'ONF nous a donc fait parvenir sa nouvelle note de communication sur le sujet... où l'on rappel également que les déchets, même "verts", ne doivent pas être abandonnés en forêt !

Reste que la communication c'est bien mais on le voit, elle a ses limites vu le peu de surveillance et de moyens accordés à l'Office.




Sans déchet, la forêt est plus belle !

En cette période estivale, où les travaux de bricolage et de jardinage sont d’usage, il n’est pas rare de voir augmenter le nombre de dépôts sauvages  en forêt. Végétaux, gravats, briques mais aussi bétons et vitrages sont  fréquemment ramassés.

L’Office national des forêts s’emploie très activement à améliorer la  propreté de la forêt, mais chaque usager doit aussi y contribuer. Jeter les déchets dans un milieu naturel, n’est pas sans conséquence. Outre la dégradation des paysages, ces dépôts peuvent polluer les eaux, les sols et gêner l’accès aux véhicules de service en forêt (pompiers, police, véhicules ONF, exploitants forestiers, etc.). 
Régulièrement, des petits tas mais aussi des volumes plus conséquents de détritus sont déposés, le long des routes ou dans les zones plus reculées de la forêt, par des personnes peu scrupuleuses. Pourtant, il existe tout un réseau de déchetteries ou d’installations qui traitent et valorisent ces déchets. Malgré cela, par mesure d’économie, certains professionnels et/ou particuliers n’hésitent pas à s’en débarrasser volontairement dans la nature.

Des solutions existent pour réduire les dépôts de déchets et participer à la préservation du milieu naturel
1 - En France, chaque entreprise est responsable des déchets qu’elle génère, c’est pourquoi elle a l’obligation d’en assurer l’élimination dans une installation spécifique. Ainsi, un particulier qui engage des travaux à son domicile peut s’assurer auprès de l’entrepreneur qu’il élimine les déchets dans une installation agréée. Pour cela, il suffit, avant paiement de la prestation, de lui demander de fournir un justificatif de mise en décharge.
2 - La suppression des poubelles sur les parkings en forêt permet d’inciter les promeneurs à ramener et trier les déchets à leur domicile. Cela contribue à leur recyclage. 
3 - Le dépôt des encombrants, matériaux inertes (gravats, béton, etc.), produits chimiques, matériels électroniques et végétaux doit se faire dans les déchetteries ou les reclycleries afin de favoriser la récupération et la valorisation de ces déchets. 
4 - Le compostage domestique des déchets verts est un processus naturel qui transforme les végétaux en compost pour le jardinage.

Photo : Greg Clouzeau30 juin 2013
Déchets sur le parking de la forêt départementale des Grands Avaux (Essonne)

Les déchets verts n’ont pas leur place en forêt

Contrairement aux idées reçues, jeter ses déchets verts dans un milieu naturel, ce n’est pas sans conséquence… Explications.
Déposer ses déchets verts dans la forêt peut sembler inoffensif pour la faune et la flore, mais il n’en est rien ! Ils peuvent être nocifs pour les sols forestiers. 
Ces déchets sont des déchets organiques formés de résidus issus de l’entretien des espaces verts, des zones récréatives, des jardins privés, des serres, des terrains de sports... Ce sont les feuilles mortes, les tontes de 
gazon, les tailles de haies et d’arbustes, les résidus d’élagage, les déchets d’entretien de massifs, les déchets de jardin des particuliers collectés séparément ou par le biais des déchetteries.
En effet, les feuilles des jardins proviennent souvent d’essences ornementales que la forêt met beaucoup de temps à transformer en humus. De plus, les grandes épaisseurs d’aiguilles, d’herbes de tonte, de feuilles (forestières ou non), dues à l’addition des petits dépôts des riverains indélicats asphyxient la forêt localement. 
Dans certains cas, même si la « transformation » fonctionne bien, l’enrichissement du sol produit par le dépôt de déchets entraîne des modifications de la flore et de la faune. Celle-ci peut faire apparaître des espèces de faunes opportunistes (sangliers) et aussi favoriser le développement de plantes invasives (renouée du Japon par exemple) qui profitent du dérèglement de l’écosystème forestier.


On vous l'annoncait en avril dernier, Bart sort une nouvelle édition de son célèbre topo 7+8 ! Après celui de Pépito, nous voici donc gratifié d'un deuxième ouvrage sur le haut niveau bleausard et on a hâte de le comparer au précédent et à celui du français dans un match crash test !
Ceci dit, que de chemin parcourus pour notre hollandais d'adoption !
Rappelez vous, le premier 7+8 était sorti en 2002 et il y a même une appli pour i-phone ! Va falloir qu'on fasse une sérieuse mise à jour de notre test des topos de Bleau...



Escalade Bloc à Fontainebleau. Envie d'ailes (7c) à l'éléphant
Le noir et blanc a fait place à la couleur...
Bart Van Raaij nous proposait alors, un recensement des nouveaux blocs de la forêt au dessus de 7a (soit plus de 1 115 blocs tout de même), réalisé à partir de la base de données de Bleau.info (ce qui n'est pas interdit mais source d'erreurs).

Véritable succès malgré quelques points faibles vite corrigés dans une mise à jour et une réédition en 2007, l'édition 2013 de 7+8 devrait là encore s'améliorer et s'enrichir de l'expérience de Bart, personnage incontournable de Bleau.

En 2007, il avait donné une très belle interview à nos amis de Grimporama et lors de la sortie de topo de 5+6, il nous avait éclairé sur ces nouveaux choix et engagements pour Bleau dans Zebleaug.   

Bref on attend de pouvoir comparer les 336 pages couleur, 27 cartes, 72 photos et 100 sites de ce nouveau topo pour 2669 passages avec celui de Pépito !






Le site américain dédié aux sports ESPN s'est offert quelques photos de leurs athlètes nus. 

Parmi ces très belles filles et beaux garçons, le monde de la grimpe pourra comparer son "body" avec ceux  de Chris Sharma, le king de l'escalade et de sa douce Daila... Profitez des vacances pour soignez votre bronzage...avec modération.
Bonne grimpe.

L'album des athlètes d'ESPN.



Il y a tout juste soixante ans, Jacques Oudot disparaissait dans un accident de voiture le 13 juillet 1953 à l'âge de 39 ans. L’année 2013 marque également le centenaire de la naissance de cet homme remarquable qui peut faire la fierté des alpinistes et des Bleausards. 

De G à D : Louis Lachenal, Jacques Oudot, Gaston Rebuffat, Maurice Herzog, Marcel Schatz,
peu avant l’ascension de l’Annapurna




Avant de figurer dans les ouvrages relatifs à la chirurgie vasculaire, le nom de Jacques Oudot trouvera d’abord sa place dans les annales d’alpinisme. Rendu non seulement célèbre pour sa participation à la première expédition française sur l’Annapurna menée par Maurice Herzog et Louis Lachenal en 1950, il a surtout réalisé des prouesses médicales à 6000 mètres d’altitude qui sauveront ces grimpeurs. Le médecin a en effet traité leurs gelures. Le 3 juin de cette année-là, les alpinistes arrivent au sommet de l’Annapurna.
Mais au moment de redescendre, leurs pieds et leurs mains sont touchés par des gelures prêtes à se gangréner. Le docteur Oudot va réaliser des injections de Novocaïne. Ce traitement n’avait jamais été utilisé avant pour le traitement des gelures mais grâce à lui, des amputations plus graves sont ainsi évitées. « Mais Herzog ne déclarait-il pas qu’Oudot tentait des choses « incroyables »?  



L'Annapurana c'est donc le premier 8000 gravit mais aussi le premier à l'être dès la première tentative et l'histoire d'une première médicale. Si le sommet est conquis par  Lachenal et Herzog (dont nous évoquions le décès ici) cette victoire est aussi celle d'une équipe : Gaston Rébuffat et Lionel Terray, Jean Couzy, Marcel Schatz , le Dr Jacques Oudot, et le cinéaste Marcel Ichac.

Jacques Oudot est donc né le 21 décembre 1913 à Melun, où son père, Louis Ernest, détient une pharmacie rue Ambroise. Après de brillantes études au lycée melunais Jacques Amyot, Jacques obtient ses diplômes en pharmacie et en médecine. Il deviendra le pionnier de la chirurgie vasculaire en France. Cardiologue à la Salpêtrière à Paris, il travaille d’abord comme premier assistant du professeur Mondor sur les greffes vasculaires.

Ses travaux expérimentaux, qui consistent à remplacer les oblitérations aortiques de chiens par des homogreffes (aortes prélevées sur d’autres chiens), sont prometteurs. Le 14 novembre 1950, Jacques Oudot opère une femme de 51 ans qui souffre de gangrène du pied gauche suite à une oblitération de l’aorte.Il remplace l’aorte défectueuse par une greffe prélevée sur un cadavre. Il obtient la cicatrisation des plaies de sa patiente. Il réalise ainsi le premier remplacement de la bifurcation aortique. Mais, 6 mois plus tard la branche droite de l’aorte s’obstrue. Il effectue alors un pontage entre les deux artères et devient donc aussi l’inventeur du pontage croisé. Il envisagera aussi la première transplantation rénale.

Jacques Oudot a suscité l’intérêt et l’admiration de tous, loin de la polémique sur l'Annapurana.Il est malheureusement décédé subitement le 13 juillet 1953 à l'âge de 39 ans, lors d'un accident de voiture près de Bourgen-Bresse.Il se rendait à Chamonix pour une conférencede médecins alpinistes. Le corps du docteur est enterré à Dammarie-lès-Lys dans le caveau familial de l’ancien cimetière, aux côtés de son père, sa mère et de ses grands-parents maternels 

Sources :

http://www.mairie-dammarie-les-lys.fr/administration/les-editions-municipales/pdf-du-lysmag/sommaire-septembre-2013/jacques-oudot-medecin-dexception

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pharm_0035-2349_2003_num_91_338_5549

La polémique autour de l'Annapurna
http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-la-conquete-de-l-annapurna-109606441.html

La reconnaissance complète de l'itinéraire du sentier 16 a été effectuée ce matin vendredi 12 par une équipe de l'AAFF et nous amène à vous apporter les précisions suivantes et à nuancer notre propos sur l'origine du balisage sauvage dont il a été victime.

Pas un mais 2 circuits. !

Il n'y a pas eu création d'un nouvel d'itinéraire, les 2 circuits surbalisés en rose (circuit long) et orange (circuit court) épousant parfaitement les tracés "officiels" du 16 et de l'un de ses raccourcis (celui dit du Banc de Pierre).

La continuité du surbalisage est parfaite, seulement interrompue sur 200/300 mètres au droit de la clairière sablonneuse de la Canche aux Merciers, face aux rochers d'escalade. Cette interruption laisse supposer que le départ et l'arrivée d'une prochaine manifestation se feront à cet endroit. Certainement pour ne pas éveiller l'attention, aucun signe n'y est en place actuellement.
    
Trois catégories de signes :
- traits (la plupart de 20/25 cm, quelques uns de 40 à 60 cm),
- points de 5 cm de diamètre,
- flèches de dimensions variables (plutôt de l'ordre de 30 cm).
 - sens : celui des aiguilles d'une montre.
 - quantité de signes dénombrés : 627 pour le circuit long (temps estimé pour la suppression : 300 H)
 - peinture : probablement biodégradable

Origine du sur-balisage :
Ecrit à chaud sous le coup de l'indignation et d'éléments finalement peu concluants, notre précédent article désignait clairement un coupable : le vététiste qui avait déjà sévit dans le secteur.
Vu que ces "circuits" empruntent entièrement le bleu, nous regrettons d'avoir été aussi affirmatif : il s'agit probablement d'une organisation de type "trail" mais qui reste à vérifier. Cela ne change rien sur le fond de l'affaire mais évite de jeter les vététistes aux orties !


Si l'équipe de permanence ONF parvient à identifier les auteurs, ils s'entendront certainement dire : "Nous avons respecté le milieu forestier, nous n'avons pas créé d'itinéraire, nous avons utilisé de la peinture biodégradable et nous ne savions pas qu'il fallait une autorisation pour "baliser" provisoirement en forêt domaniale".


Vu que l'on s'approche du WE du 14 juillet, il y a de forte chance qu'il y ait une manifestation sauvage d'organiser sur le site. (il y a 2 circuits ce qui implique une organisation structurée et du monde).
Souhaitons que cette affaire ait une suite judiciaire qui permette d'en finir avec ce type d' incivilités polluantes !

En qualité de Rédacteur en chef de ce site, je fais donc un méa culpa auprès de la communauté vététiste même si, rappelons le, ils n'ont rien à faire sur les sentiers de randonnée qui restent à usage exclusif des piétons.
Bleau ardemment
Greg
---- Envoyé avec BlackBerry® d'Orange ----





En novembre 2012, nous avions publié de nombreux articles sur les balisages sauvages et grossiers de sentiers par des vététistes dont l'un fut identifié et verbalisé par l'ONF. Le "bougre" semble avoir repris du service aux vues des photos envoyées par notre écorrespondant, l'ami Robert Courtiau et suivant les indices collectés. 
Mise à jour ici

En parcourant le sentier bleu n°16 dont nous parlions un peu dans notre article sur les 25 bosses (voir colonne de gauche), il a relevé 627 balises taguées sur les rochers ! Un bombage grossier qui n'a aucun intérêt et entraîne une sérieuse pollution visuelle. 
Les autorités sont sur le coup et il va falloir un peu de temps pour faire disparaître tout ça (plus d'une centaine d'heures de travail) !

Ce genre de pratique est interdite ! Baliseur fou, fait gaffe !


En avril nous vous avions signalé l’entretien du circuit bleu du Rocher Chatillon, un site méconnu de l’Essonne, proche de Milly. Ce site exceptionnel tant pour ses blocs que pour son patrimoine historique est aussi pourvu d’un circuit rouge et d’un noir et de circuits plus faciles.
Notre ami Gilles Cottray a bien voulu nous adresser le topo du site que l’on pourra certainement retrouver sur les sites web classiques.
Nous avons longtemps hésité à parler de ce spot d’escalade à cause de la proximité de remarquables gravures. Mais après avoir brossé pendant 1 an, et pris la peine de peindre les circuits, c'est certainement pour que la communauté en profite ... D'un autre côté, quand on voit ce que la fréquentation produit, on devient réticent à en faire la promo… C'est un massif tellement calme et propre ... (même pas un mégot !) ce serait vraiment dommage qu'il se dégrade ...
Mais que ce WE, Boutigny y a organisé sa grande course annuelle 'La Montatou' : Sentiers labourés, bombages orange fluo, rubans de plastique sur pleins d'arbres !... donc on a moins de scrupules à livrer le site à la vindicte populaire ! Le topo sera sans doute légèrement modifié : 2 ou 3 voies, et la présentation des gravures…
Il y a bien longtemps (Néolithique pour certains), les premiers utilisateurs des rochers y gravèrent de nombreux signes, figures étranges, quadrillages et autres polissoirs. Nombre de ces pétroglyphes sont encore bien visibles et en bon état (Sous le 24 Noir, Au sol de la petite grotte à droite du 21 Orange, le très surprenant abris à coté du 29 Rouge,...)
Merci de les respecter.
Le massif fut ensuite occupé par les carriers au XXè Siècle. Chassés de la forêt domaniale en 1907, ils continuèrent de sévir sur son pourtour. Très présents dans le secteur, ils n'ont heureusement pas trop 'grignoté' le massif ; hormis quelques blocs en bas du pignon (départ des circuits).
Ensuite, durant des années, ce pignon isolé, loin des massifs 'classiques' des Trois pignons, a retrouvé son calme en dehors des périodes de chasse ! Si de rares grimpeurs s'y sont aventurés, ils n'ont apparemment pas trouvé un intérêt suffisant à cette soixante de blocs …
Il y a quelques décennies (80 ?), un tracé bleu de 35 numéros très hétérogène (du 2 au 5) apparaît sur le site. Plusieurs fois modifié et entretenu (notamment par Jean Pillot dans les années 90), il ne trouve pas grâce aux yeux des grimpeurs et les voies retournent lentement à la mousse … Au début des années 2000, le Club Vertical Boutignaçois (CVB), y ouvre de nouvelles voies et trace un 2nd circuit : le jaune.

Il faut attendre juin 2012 pour que les choses redémarrent véritablement ! Frédéric Buc, Gilles Cottray, Philippe Leduby et Yann Bruneau et Pépito pour ne citer que ceux-là sortent les brosses et 6 mois plus tard, c’est quelques 150 voies et variantes toutes neuves qui offrent la possibilité de faire 3 nouveaux circuits : Orange, Rouge et Noir.
Pour respecter le 'style' du massif, ils ont conservé la numérotation sur ronds blancs. Les 'Essonniens' les plus assidus reconnaîtront les pochoirs de Videlles et du Sanglier, deux massifs exotiques.
En espérant qu'il plaise à d'autres, autant qu'il a charmé nos brosseurs de cailloux!
Merci de le laisser dans l'état de propreté qui en fait un de ses atout !

Caractéristiques :

* Escalade variée à tendance athlétique, rocher compact et grain excellent.
* Quelques grandes voies nécessitent une bonne parade … (voire une corde) , mais toutes ont été réalisées sans corde.
* Praticable en toute saison (à part, peut-être celle de la chasse …), une partie est ombragée, l'autre sèche assez rapidement.
* Tous les circuits démarrent en bas du pignon, versant sud.
* Plusieurs voies avaient déjà été brossées et sûrement réalisées, comme elles n'avaient pas de noms, elles ont été baptisées en s’inspirant des noms du Bleu original.
* Le brossage a duré 3 mois à 2, a usé une vingtaine de brosses et un coude sans parler des nombreuses séances de grimpe partagée,
* Pour ceux qui recherchent du plus 'sauvage', plusieurs voies (non balisées) sur et autour du pignon Sud et de la
'Grotte' de la Chauve – souris (malheureusement friable).
Les Circuits

. JAUNE – N° 2 – PD+/AD avec les bis 30 n° + 12 bis – Du 1c au 3c – 4/2013 – JJ Naëls et P Leduby
. ORANGE – N° 4 – AD/AD+ avec les bis 32 n° + 8 bis et variantes – Du 2c au 4b – 12/2012 – F Buc
. BLEU – N° 1 – D – 4/2013 30 n° + 6 bis + 4 var non tracées – Du 3b au 5b – JJ Naëls aidé de Y Bruneau et P Leduby
. ROUGE – N° 3 – TD/TD+ avec les bis 46 n° + 24 bis, DA et variantes – Du 4b au 6b – 12/2012 – F Buc et G Cottray
. NOIR – N° 5 – ED/ED+ avec les bis – 40 n° + 32 bis et DA + qq jeux non tracés – Du 5c au 7b+ 2/2013 – F Buc et G Cottray

Par convention, pour les Rouge et Noir, les DA sont indiqués : dans les fiches par un * et par ../+ dans les plans.

Topo complet en ligne sur le site de Pépito !

La dernière fois que des grimpeurs du Cosiroc avait escaladé la plus célèbre des croix des Trois pignons c'était pour retirer le drapeau noir qu'un groupe d'anarchistes avait cru bon d'y fixer il y a plus de 25 ans !! Jeudi 4 juillet 2013, suite à un contact informatif avec les forestiers des Trois Pignons et pour faire gagner du temps à un projet concernant le Monument, le COSIROC s’est proposé pour intervenir en nettoyant et faisant un bilan de l’état de la terrasse sommitale, histoire de voir comment a vieillit non pas le grimpeur mais le béton.


Ce monument édifié en hommage au réseau Ernest Publican (dont nous vous avions conté l'histoire ici) domine la Vallée close, face au Pignon Poteau et aux 98 m du 95,2 !

Le fait d’avoir été récemment emballé « à la Christo » n’a pas empêché la nature de reprendre ses droits et, à son sommet c’est un véritable petit jardin secret qui s’est constitué à base de divers lichens et mousses d’un parterre de fleurs jaunes éclatantes et de pousses vivaces de bouleaux.
avant

Certains blocs de grès sont de fait disjoints et, s’il n’y a actuellement aucun danger grave et immédiat pour les visiteurs du sommet du pignon, un entretien « de suivi » s’avère nécessaire.

moral baisseSource et photos : Cosiroc
Pépito alias, Jean Jacques Naëls vient de publier un nouvel opus  de ses topos de Bleau : Sept à Plus que l'on peut consulter à la librairie du Vieux Campeur à Paris, au magasin S''cape à Fontainebleau et à la Librairie de la Halle à Milly-la-Forêt.

En attendant notre crash test, disons qu'il nous semble plutôt de bonne facture, suffisant pour découvrir quelques uns des fleurons du haut niveau bleausard et que les illustration sont claires et précises.

Côté critique, il y a bien entendu certains choix que nous n'aurions pas fait (faut dire que 3 500 passages de 7 et plus c'est loin de couvrir l'ensemble des problèmes de ce niveau) et surtout, cette description du Coquibus alors que tous les autres auteurs, français et étrangers, semblaient d'accord pour ne plus rien publier sur ce site fragile... Bref, là, y'a faute !
Test à venir...
Le monde de l'escalade a été secoué ce week-end par le tragique accident ayant entraîné la mort de Tito, jeune prodige italien de 12 ans. Rien ne peut soulager la douleur des parents qui perdent leur enfant.

Tito est décédé des suite de ses blessures après 3 jours de coma.  Au départ il y a une chute d'une vingtaine de mètre sur la falaise d'Orpierre, certainement la plus sûre et surveillée de France. Les premiers éléments de l'enquête semblent mettre en cause une mauvaise utilisation du matériel, un mousqueton solidarisé avec la sange de la dégaine par un simple cahoutchouc (type sting).

Vu le niveau de Tito, on peut penser qu'une telle erreur est impensable. C'est oublier trop vite que les enfants, si doués sont-ils, restent des enfants et qu'une distraction, une faute d'inattention est toujours possible.

Une erreur humaine, cela arrive même aux plus grands ! Lynn Hill par exemple nous gratifia d'une chute du haut d'un relais de Buoux pour avoir mal refait son noeud après s'être laissé distraire par le retrait de son sweat. On pourrait faire une longue liste d'accident des stars de l'escalade et de l'alpinisme... Le haut niveau ne protège pas et peut être que cette fausse illusion de sécurité donnée par l'hyper sécurisation d'une falaise (c'est le cas à Orpierre) ou un niveau de difficulté très en dessous de son niveau max est la principale raison de ces accidents.

Ainsi, toujours à Orpierre, en septembre 2006, alors qu'il procédait à l'entretien et à la sécurisation de plusieurs voies d'escalade de la falaise du Château, quand il  s'est écrasé sur les rochers une quinzaine de mètres en contrebas. Souffrant de multiples fractures et de chocs importants à la tête, il a été évacué par hélicoptère dans un hôpital de Marseille, mais ses blessures étaient trop graves et il a succombé hier vers 1 heure du matin. Les voies où travaillait Thierry étaient faciles. Il s'agit encore d'une stupide erreur, puisqu'il  s'est décroché de la corde qui l'assurait pour passer d'une voie d'escalade à une autre et s'est fait reprendre sans avoir prévenu son assureur de la modif'.

Thierry Nief était un moniteur d'escalade de très haut niveau, qui avait accompagné des grimpeurs du monde entier, venus aussi bien d'Europe du Nord que des Etats-Unis ou d'Afrique du Sud, attirés par la renommée du site exceptionnel d'Orpierre. Il était capable d'enseigner et de faire progresser les grimpeurs de tous niveaux, dans l'esprit particulier de "Vertige sports". Il avait ouvert et équipé de très nombreuses voies sur le site et à Saint Léger. Thierry Nief était âgé de 40 ans, marié et père de deux petites filles.

Bref, le petit Ange italien va rejoindre notre pote Thierry pour tirer de belles longueurs loins de nous et tâchons de tirer un enseignement de ces tragiques disparistions : contrôle, re-contrôle et auto-contrôle du matos et des gestes sont indispensables.

http://www.ledauphine.com/info/essentiels/hautesalpes/art_76549.php
Robert Courtiau, notre écorrespondant spécialiste des 25 bosses nous a adressé une série d'images qui suscite quelques réactions.
En effet, si cela fait plusieurs fois que l'on rappelle que les parkings de la forêt de Fontainebleau ne sont pas des aires de camping, que les feux de camp sont strictement interdits ou que les lisères de la forêt ne sont ni des décharges, ni des toilettes à ciel ouvert, la réfection du chemin communal de la Vallée Closes conduisant au parking dit de la Croix Saint Jérôme fut l'occasion de la pose d'un nouveau panneau interdisant bivouac et camping.

Mais voilà, le bivouac est une activité très prisée des grimpeurs et randonneurs et qui est très différente du camping. Quel est la portée de ce nouveau panneau ? Va-t-il résister très longtemps ?

  
 Petite visite sur le chemin du 95,2...
 
 

Voilà, les immenses piscines qui mettaient à mal vos bas de caisse en allant au 95,2, sont maintenant de l'histoire ancienne !

En espérant que l'ONF n'ait pas planifié de coupes dans le secteur… car c'est certain, les tracteurs et autres grumiers sont les principaux destructeurs des chemins forestiers. Comme en plus celui-ci est communal...
 
En arrivant sur place, surprise : il y a un nouveau panneau !

 



 

Photographié par Robert le 1er juillet 2013 sur le parking du 95,2… C'est clair mais quelle est sa portée juridique et géographique. Concerne t'il le parking et les chemins ? toute la forêt ? Enfin, quelle est la définition du "bivouac" au sens du panneau ?
 
Autant de questions sur lesquelles nous allons tenter de vous apporter des réponses et qu'ils conviendra d'enrichir au fil de vos commentaires car nous ne doutons pas que cela fera débat...
 
 
 
   

 


 

Visiblement, pour ce Belge, le panneau n'était pas clair ! Même parking, le 03 juillet !
 
Et pendant ce temps là, au Cul de chien, on allimente les feux de camp avec...

Bref, vous l'aurez compris, on a souvent tendance à faire l'amalgame entre camping sauvage, bivouac et feux de camps !
 
La pratique du camping sauvage et du bivouac connaît assurément une hausse depuis les quinze dernières années... Goût de l'aventure, de l'improvisation, de la nature  en sont les principales motivations. A cela s'ajoute le besoin de pratiquer un sport avec un budget de plus en plus difficile à boucler !

A Fontainebleau mais aussi en falaise et en montagne, le phénomène a pris une telle ampleur que beaucoup réclament son interdiction. Pourquoi ?

Par ce que bon nombre de ces "campeurs" d'un soir, peut être sans connaissance réelle de leurs impacts sur les sites (faut quand même beaucoup de mauvaise foi), ou plus soucieux de faire la fête que de se préoccuper du site, laissent en partant, une nature dégradée ! Inutile de dire qu'en général ces personnes ne reviendront pas et se moquent des conséquences pour les autres.

Il faut le reconnaitre, la popularisation de ces pratiques a entrainé une forte augmentation des dégradations faites à la faune, la flore et au patrimoine ainsi que des nuisances aux riverains et propriétaires.
 
Le camping sauvage se définit par rapport au lieu choisi pour le pratiquer. Par son nom, on comprend que ce type de camping est pratiqué dans un lieu non équipé pour cela. Ces pratiquants s'abritent souvent sous des tentes ou des abris insolites installés à l'improviste pour un ou plusieurs jours avec un équipement plus ou moins complet.

D'un point de vue juridique, il se définie par rapport à la loi sur le camping, et donc par exclusion (ce qui n'est pas du camping est autre chose !) Vis à vis de la Loi,  si vous dormez en pleine nature, entre le crépuscule et l'aube, sur un emplacement d'une nuit, vous faite un « bivouac ».

Notez aussi que la pratique du bivouac définie n'a « juridiquement » rien à voir avec la fréquentation des bivouacs construits par les alpinistes parisiens des années 1930 à 1970. La plupart sont aujourd'hui très délabrés, parfois dangereux (Potala) mais quelques uns que nous tenons à garder secret possèdent encore un bel équipement (porte, cheminée, litière...).


Législation / Conseils sur la pratique du camping sauvage en France


En premier lieu il faut savoir que la loi française ne parle que très peu du camping sauvage. Mais ce n'est pas pour cela que vous devez vous installer n'importe où ! Il y a bien sur des réglementations particulières concernant la proximité de certains lieux... Certaines municipalités possèdent aussi une réglementation particulière à ce sujet-là.

Que vous soyez adepte du Bivouac ou du Camping Sauvage vous êtes à égalité devant les règles développées ci-dessous.

  • Soyez respectueux de l'espace de vie ou naturel dans lequel vous vous trouvez.
  • Ne vous étalez pas trop et cela en minimisant votre installation. Utilisez des tentes légères à faible encombrement.
  • Avant de vous coucher ne laissez rien trainer en dehors de vos abris (bouteilles vides, ordures, chaises...).
  • Ne donnez pas l'aspect d'un squatte aux éventuels passants ! (notamment pour les autorités)
  • Mieux vaut arriver tard et partir tôt, éviter d'être intrusif en ne restant qu'une nuit au même emplacement !
  • Choisissez consciencieusement votre place, évitez de dormir dans de grands endroits découverts (grandes plages...).
  • Pour le camping sauvage sur des champs ou parcelles privées, demandez si vous le pouvez aux paysans et / ou aux propriétaires potentiels.
  • Au moment du départ effacez vos traces de passage, laissez l'endroit plus propre que quand vous êtes arrivés ;)
   

Ce qu'en dit la loi


Il est interdit de camper ou de stationner sa caravane notamment :

  • dans les secteurs où le camping pratiqué isolément n'est pas autorisé,
  • dans les bois, forêts et parcs classés comme espaces boisés à conserver,
  • sur les routes et voies publiques,
  • dans un site classé ou inscrit dans les zones de protection du patrimoine de la nature et des sites,
  • à moins de 500 m d'un monument historique classé ou inscrit,
  • sur les rivages de la mer,
  • dans un rayon de 200 m autour d'un point d'eau capté pour la consommation,
  • dans certaines zones déterminées par les autorités municipales ou préfectorales.


La pratique du camping en dehors de terrains aménagés peut être interdite dans certaines zones :

  • par le plan local d'urbanisme (PLU),
  • ou par le document d'urbanisme en tenant lieu.

 

Bref, quoi que vous fassiez, il essentiel de respecter les lieux. Vous prendrez donc toutes les précautions pour prévenir les risques d'incendie (à Fontainebleau ou dans le sud de la France, pas de feu svp !), utilisez des matériaux 100% biodégradables, ne faites pas de bruit, pas de lumière (dérangent les animaux)… et apprenez à vous faire discret, ne laissez pas de trace !
 

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