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Sur le chemin

novembre 2015

France Nature Environnement Île-de-France édite, à l’occasion de la COP 21, plusieurs dossiers spéciaux dont un sur la pollution de l’air dans la région. Par ailleurs,Convergence Associative a mis en ligne son dossier noir sur le développement des transports aériens dans la région. Une très forte croissance qui a bien entendu des impacts considérables sur la santé des Franciliens et sur le climat. Enfin, découvrez la carte des grands sites à enjeux environnementaux dans notre région...


On a déjà évoqué dans nos colonnes à de nombreuses reprises la progression du transport aérien et les problématiques de couloirs aériens. Un rapport de 2013 de l’office parlementaire des choix technologiques et scientifiques, constate qu’en 40 ans le nombre de voyageurs a été multiplié par 10 et le fret par 14 ! 

La deuxième partie du dossier spécial de la FNE IDF  démontre l’impact de la pollution de l’air sur la santé des Franciliens. Quatre départements sont particulièrement touchés : Paris, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis et Val-d’Oise. Bien qu’une corrélation entre une concentration d’un gaz et une maladie ne soit pas une preuve causale formelle, l’analyse de situations semblables dans le monde entier permet de lever toute ambiguïté.


Enfin, pour identifier les principaux projets ayant un impact sur la région Ile-de-France, FNE-IDF (par le travail de ses associations membres locales) a pu lister une cinquantaine d’espaces représentant les enjeux environnementaux. Ceux-ci ont été différenciés en « points noirs » et « points verts » selon leurs effets sur notre environnement.

Une carte interactive illustre et positionne tous ces espaces et vous permet d’en savoir plus sur chaque projet en vous proposant un lien direct vers différents articles tirés des magazines Liaison édités par FNE Ile-de-France. Cette carte est évolutive et sera présentée à la presse et aux visiteurs lors de la COP21 au Bourget.

En septembre dernier, nous vous annoncions la troisième opération de lutte contre l'érosion au Rocher de l'Elephant A l’initiative de Aude de Grimpe13 et de BLO, qui avait lieu le week end du 10-11 octobre. Celle-ci fut un francs succès ! En réunissant une trentaine de bénévoles, l'ensemble des points vus avec l’ONF a pu être traité. Nul doute qu'à la fin de la journée, tous les participants pouvaient être aussi fiers d'eux que crevés ! Les premières images, le compte rendu et les premiers enseignements ont été publiés sur le site de BLO. Un grand bravo à tous et surtout un grand merci.


Extraits de l'article publié sur BLO

"...un agent de l’ONF a été récemment embauché pour améliorer la coordination et le suivi des projets bénévoles. Il s’agit de Yann Nadal. Il a indiqué qu’à partir de 2016, l’ONF a le projet d’investir dans du matériel et des outils dédiés aux bénévoles.

La demande d’aide financière a été demandée un peu tardivement au Cosiroc, il est recommandé de la solliciter trois semaines avant la journée anti-érosion, avec les devis des achats demandés.

Le Cosiroc a permis de faire financer un soutien logistique au projet de 215€, comprenant :
la location du camion-benne, permettant de transporter les repousses de pin de la parcelle 142 à la plage de l’Elephant.

L’achat d’une brouette à 2 roues, facilitant le transport des matériaux lourds dans le sable, notamment des rochers. En effet, les brouettes classiques ont tendance à basculer d’un côté ou de l’autre. Cette brouette est conservée par le Cosiroc et pourra être mise à disposition des prochaines actions anti-érosion

Avant et après :

Parmi les diverses opérations du jour, la plus remarquable et innovante consiste certainement à permettre la reprise des racines des bouleaux en cours de déracinement. Un barrage est établi en contre-bas pour faciliter l'ensablement puis recouvert de branchages pour maintenir en place le sable. Une expérimentation qui devra être suivi et qui pourrait donner naissance à de jolies bacs à arbres dans le futur si cela fonctionne !

Élaboration du barrage en contre-bas (photo BLO)
Élaboration du barrage en contre-bas (photo BLO)

Le barrage est recouvert de branchage pour éviter l'écoulement du sable. (photo BLO)
Le barrage est recouvert de branchage pour éviter l'écoulement du sable. (photo BLO)

Si le rouge et le noir de Stendhal date de 1830, les circuits rouge et noir du Cuvier Châtillon (Bas Cuvier) pourraient sans doute eux aussi comporter le sous titre Chronique du XXe siècle. 

En effet, ces deux grands classiques résument bien l'évolution de l'escalade à Bleau au début du XXe et constituent deux très belles pages du livre d'histoire locale (voir ici). 

C'est donc l’infatigable et bénévole  Victor Pinto avec son ami Youssef Beqziz qui se sont attaqués à la brillante restauration de ces œuvres parfois très abîmées que sont le circuit rouge TD+ et le circuit noir ED- dit Trivellini.
En 1998, puis en 2009, de nombreuses personnalités se sont affrontées sur une possible création d'un Parc National en Forêt de Fontainebleau. Si le projet a été rejeté, c'est aussi parce que l'Etat lui a préféré la création d'un Parc National "des forêts" à cheval sur la Champagne et la Bourgogne. Mais là aussi, les opposants au projet sont finalement plus nombreux que prévu (voir article bas de page). Dernier épisode en date qui pourrait remettre en cause l'intérêt même du futur PN des forêts, la mise en vente de lots exceptionnels par l’Office National des Forêts (ONF) ! En effet, cette vente c'est plusieurs milliers de mètres cubes de bois à prélever dans le cœur du futur parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne. Une vente contesté par FNE et ses associations fédérées non sans raison !

Répondant à un engagement du Grenelle de l’Environnement en 2007, le projet de Parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne a été officiellement lancé par l’Etat en 2009. Le principal intérêt de ce projet réside dans la réserve biologique intégrale du massif d'Arc-Châteauvillain (Haute-Marne). D’une surface de 3 100 ha d’un seul tenant, cet espace constituerait la plus grande RBI de futaies en libre évolution en France métropolitaine. 


Il est donc assez surprenant que ce soit précisément dans ce lieu que l'ONF prévoit la vente des plus gros et plus vieux arbres alors que c'est précisément de ces vieux bois que dépend la majorité de la faune et la flore observable dans une RBI ! D'ailleurs, il faudrait aussi relire les décrets de classement de cet espace en RBI pour savoir si les coupes y sont autorisées.

« Avec la poursuite de l’exploitation des vieux arbres, c’est bien le patrimoine du futur parc national qui est pillé. En amputant la réserve de sa fraction la plus mâture, ces coupes retardent pour plusieurs décennies l’intérêt d’un espace strictement protégé et dédié à la recherche scientifique », explique Romaric Leconte, co-président de l’association Nature Haute-Marne.

Pour renoncer aux coupes et aux travaux forestiers dans la future réserve intégrale, l’ONF demanderait une compensation financière à l’Etat, qui la lui refuserait. En tant que gestionnaire des forêts domaniales, l’ONF a la possibilité légale de retirer de la vente les lots issus des parcelles concernées, ainsi que de reporter des coupes ou de prendre l'initiative d’instruire d’ores et déjà le projet de réserve intégrale. En tant que porteur du projet de parc national, l’Etat, tant au niveau des Ministères que de ses services et établissements publics, devra assumer ses responsabilités à propos de l'intérêt d'un PN qui serait irrémédiablement vidé de ses principales richesses si ces arbres étaient coupés. 


En attendant, il serait aussi intéressant de savoir si cette RBI permettrait de tirer des enseignements différents sur les écosystèmes de feuillus, en particulier face au changement climatique que ceux tirés des RBI de la Forêt de Fontainebleau étudiées de 1861 !

Source CP FNE






Vous le savez, parmi les nombreuses plantes introduites par l'homme en forêt de Fontainebleau, certaines ont pris un tel essor qu'elles peuvent facilement être qualifiées d'invasives et menacer nos paysages. 

Outre l'Ailante ou le Prunus, nos amis de l'ASABEPI combattent sans relâche le Raisin d'Amérique (Phytolaque) dont nous avons parlé à de très nombreuses reprises. Après leurs différents succès de l'an dernier qui a permis l'achat de matériel, et le calendriers des opérations à venir que nous partageons régulièrement avec vous sur notre page facebook, voici un texte assez instructif sur le niveau de connaissance du problème par le Ministère de l'environnement ! 

En effet, en juin 2015, Jean Vincent Placé posait une question importante sur le sujet à notre Ministre de l'environnement au Sénat. Cinq mois plus tard, la réponse de la ministre est assez significative du peu d'importance accordé au dossier. Une méconnaissance qui met une fois de plus en péril tant les efforts de nos amis de l'ASABEPI que ceux de l'ONF pour faire de la forêt de Fontainebleau et des Trois Pignons une véritable forêt d'exception et de patrimoine !

Rappel des faits :

Question écrite n° 16869 de M. Jean-Vincent Placé (Essonne - ECOLO) publiée dans le JO Sénat du 18/06/2015 - page 1424

"M. Jean-Vincent Placé appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, [...] sur les problèmes soulevés par la plante invasive phytolacca americana, communément appelée raisin d'Amérique ou teinturier.
Cette plante est désormais bien implantée à travers tout le territoire français, notamment dans les régions boisées et humides. Sa dissémination est favorisée par le fait que les oiseaux sont friands de ses baies. Or, cette plante est nuisible à la biodiversité puisque presque rien ne pousse à son pied. De plus, elle est toxique pour de nombreux animaux ainsi que pour l'homme.

Pour autant, il semblerait que la commercialisation de cette espèce ne soit pas interdite, celle-ci pouvant être trouvée à la vente en jardinerie ou sur des sites de vente en ligne. Certes, s'il semble illusoire de mettre un terme à sa propagation par une simple interdiction de vente, compte tenu du degré d'implantation de cette espèce sur le territoire, cet état de fait n'en reste pas moins contestable.
Aussi, il souhaite savoir quelles mesures elle envisage afin de limiter autant que possible la dispersion de phytolacca americana."


Réponse du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergiepubliée dans le JO Sénat du 19/11/2015 - page 2693 (ici)

"Le raisin d'Amérique ou phytolaque américaine (phytolacca americana) est une plante exotique envahissante qui est généralement présente dans les milieux anthropisés comme les talus, les friches, les gravières, les décombres ainsi que dans les milieux perturbés des régions boisées et sablonneuses des plaines. 
Ces milieux ne présentent généralement pas un intérêt patrimonial marqué en termes de biodiversité. [...] Les experts du réseau des conservatoires botaniques nationaux considèrent que, malgré le manque d'études disponibles, les impacts du raisin d'Amérique sur la biodiversité sont en fait modérés. Du fait du faible intérêt patrimonial des milieux où elle se développe, la plante ne devrait donc pas être considérée comme faisant partie des espèces envahissantes à traiter en priorité. 

Bien que la commercialisation n'en soit pas interdite, l'espèce n'est pas vendue aux particuliers par les grandes enseignes de la distribution et de la jardinerie. Elle n'est vendue que directement par certains rares producteurs à des fins de collections. En raison des risques pour l'homme, l'espèce pourrait figurer dans les listes d'espèces dont la prolifération est nuisible pour la santé humaine et à l'égard desquelles sont prises des mesures d'interdiction d'activités [...] ainsi que cela est prévu dans la loi de modernisation de notre système de santé qui prévoit également des mesures de surveillance, de prévention et de lutte contre la prolifération de ces espèces."

Nous invitons donc Madame la Ministre et ses conseillers à lire certains de nos articles sur les invasives dont celui-ci d'où est extrait le paragraphe ci-dessous et à se renseigner d'urgence auprès de l'ONF sur la situation en Ile de France !

"En Ile-de-France, outre Saclay et la forêt des Grands Avaux en Essonne, la forêt de Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines, on rencontre le Raisin d'Amérique surtout dans les forêts de Fontainebleau, des Trois Pignons, ainsi qu'à la Commanderie, Darvault et Nanteau, où il s’ajoute à d’autres invasives très gourmandes telles que l’Ailante, le Robinier et le Cerisier tardif. Il apprécie particulièrement les clairières créées par la coupe ou la chute d’arbres et il prospère ensuite dans tout l’éventail de luminosité possible. En fait, il apparaît un peu partout, et même parfois au contact des grès. Pour l’instant, il ne vient que frôler les platières. Il se déchaîne, hélas, dans quelques réserves intégrales où il bénéficie d’une impunité totale, puisqu’il est actuellement interdit d’y intervenir. Le Raisin d'Amérique est par ailleurs classé comme peste végétale par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature)."

Heureusement, à Fontainebleau, nos amis de l'ASABEPI ne lâchent rien et ont pris la relève de Thierry Pain. Ils combattent le Phyto sur le terrain mais traquent aussi les revendeurs et les publications spécialisées de jardinerie !


Voici par exemple la carte de l'état des parcelles en forêt de Fontainebleau !

Carte de l'état des parcelles en Phytolaque
source ASABEPI


Relire donc au moins ces trois là :

http://www.tl2b.com/2012/09/lutte-contre-les-especes-envahissantes.html

Renseignements ASABEPI

Danielle et J Cl Perrée
phyto@netcourrier.com
tél 0680538826
http://phytolaque.wifeo.com/rendez-vous-chantiers.php
Merci d’avance au nom de la nature.
dépôt sauvage de déchets à Fontainebleau
L’Office national des forêts et les conseils départementaux de Seine-et-Marne et de l’Essonne se félicitent de la sanction prononcée le 29 octobre par le tribunal d’Evry. Celui-ci a condamné un usager à verser 1 500 euros d’amende pour indemniser le préjudice subi par l'ONF pour dépôt illégal d’encombrants dans la forêt des Trois-Pignons ! 

Une décision qui marque clairement la volonté de sanctionner sévèrement les personnes désireuses d’abandonner leurs détritus en forêt et qui fait suite à celle prononcée l'an dernier à Fontainebleau ! Il y avait aussi eu ce cas aux Grands Avaux dont on ne sait pas s'il a entraîné des poursuites.

Rappelons que le coût de ces dépôts sauvages est faramineux. Toutefois, face au renforcement des conditions d'accès aux déchetteries d’île-de-France, le risque de voir ce genre d'affaires s’accroître n'est pas négligeable !

Fontaine Isabelle Fontainebleau
Il y a quelques temps, nous vous annoncions divers chantiers nature dont le nettoyage des fontaines du sentier bleu n°2 (présenté ici) en mai pour compléter les travaux de restauration. Après la première édition, il restait encore beaucoup à faire et une nouvelle opération a été lancée par l'ONF et l'ASABEPI. 

Relayée sur notre page facebook car il n'y avait qu'une vingtaine de places, 6 vététistes se sont inscrits pour y participer. L'occasion de montrer, une nouvelle fois, leurs bonnes volontés auprès des randonneurs.

Munis de gants, seaux, pelles et râteaux, les bénévoles se sont divisés en 2 groupes afin d’être le plus efficaces possible.

Le gros des troupes s'est attaqué au retrait du sable accumulé dans le tunnel du Rocher des « Mastodontes » dont le passage se fermait progressivement. Résultat : il est dorénavant possible de l’emprunter en se baissant ce qui est déjà un vrai plus !

L’autre moitié du groupe s’est quant à elle occupée à nettoyer la fontaine « Isabelle » qui elle aussi en avait bien besoin.

Déblayage de la Fontaine Isabelle
Source MBF
Gageons que ces 6 bénévoles auront su montrer aux randonneurs présents que la cohabitation est possible, même sur certains sentiers bleus.

L'occasion pour nous aussi de revenir sur la "motion" de MBF pour laquelle l'AFF nous a précisé par courrier :
..."Ce texte omet tout d’abord de dire que les Amis de la Forêt sont favorables à la création de tracés dédiés aux besoins spécifiques des vététistes. 
Il omet également de préciser que la pratique du VTT sur les sentiers pédestres est interdite, non du fait des AFF, mais du Code forestier : les panneaux installés en forêt par l’ONF,  sont très clairs au sujet de la pratique du VTT. 
Cette « motion » omet enfin de signaler que la position des Amis de la Forêt est  appuyée par toutes les associations de défense de l’environnement, notamment l’ANVL et France Nature Environnement de même que par le Cosiroc et le Coderando 77."

Souhaitons donc que le dialogue autour de la création de sentiers techniques et spécifiquement réservés aux vététistes reprenne le plus vite possible.

Source et photo MBF
"Trouver un nouveau terrain de jeu n’est pas chose facile. Avec un peu de chance, il suffira juste de bartasser suffisamment longtemps dans les bois pour découvrir un lieu où le caillou est susceptible d’atteindre une certaine hauteur pour prendre du plaisir.
Ensuite, le jardin doit être désherbé de ses mousses, de ses lichens, de sa poussière, du sable, j’en passe des meilleurs... Dans le respect de la nature, évitons de couper des arbres et de saccager les alentours, car notre nouveau site se trouve en général dans un écosystème fragile qui sera chamboulé dès les premiers coups de brosse, traces de magnésie, déchets en tous genres... Mais bon, on le sait, il suffit de faire attention, de le respecter pour que notre activité s’harmonise avec son environnement..."
 

Visiblement, tous les brosseurs de blocs de sont pas en accord avec ce texte de Gilles Bapteste et Elric Besnier, les principaux ouvreurs du secteur du Rocher Brûlé. En effet, dans cette zone, un ancien abri sous rocher probablement édifié par les carriers ou ouvriers de l'aqueduc au XIXème siècle a été totalement détruit libérant le dévers où 3 voies ont pu être ouvertes ! Coïncidence ? L'occasion de se demander jusqu'où sont prêts à aller certains forts grimpeurs pour faire une nouvelle croix ?! Il ne faudra pas s'étonner si à l'avenir, il y a des restrictions de pratique de l'escalade à Bleau ! 

Le site :

Le Rocher Brûlé est petit secteur situé près de Moret-sur-Loing, en Forêt de Fontainebleau. Bien connu des randonneurs et des amateurs d'histoire, les grimpeurs l'ont prospecté que récemment. Ainsi, Gilles et Elric y ont brossé une quinzaine de voies, de niveau 6 à 7 pour la plupart sur les plus beaux rochers tout en lançant un appel aux prospecteurs dont est extrait le texte d'introduction (pdf). Un petit tour sur le site nous a permis de découvrir que d'autres voies avaient été ouvertes depuis, dont deux ont nécessité un énorme travail de destruction ! 

En effet, ces trois voies (un court 8A et un 8B qui n'est qu'une variation) se trouvaient derrière les murs d'enceinte d'un vieille abri...

3 voies ont été ouvertes après destruction de l'abri. Coïncidence ?
Cette photo a, depuis la publication de cet article, retiré du site 27crags 





S'il se confirme que ce sont des grimpeurs qui ont fait ça, les relations avec l'ONF et les autres usagers pourraient rapidement se détériorer. 
Photos  "avant" de Bleausard 77 publiées en  2014 sur son excellent site dédié à la randonnée
  
Bleau abrite de très nombreux témoignages du passé. En dehors de quelques grottes d'origine Préhistorique, certaines sont fréquentées depuis plusieurs siècles et ont parfois servi de base à la construction d'abris pour les ouvriers forestiers au XIXe au premier rang desquels se trouvent les carriers (historique). Bien que ces constructions ne soient pas inscrites à l'inventaire des monuments historiques, elles constituent aujourd'hui un important témoignage du passé industriel de cette forêt qu'il convient de préserver et restaurer. Depuis 2009, l'ONF et les AFF conjuguent leurs efforts dans ce sens en restaurant les aménagements le longs des sentiers bleus Denecourt mais aussi certains abris... Ce travail est suivi par la commission des carrières de l'AFF (voir le blog des carrières).

Notre forêt est classée Forêt de Patrimoine depuis déjà quelques temps et devrait faire l'objet d'une demande d'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO. En 2011, l'ONF et le CD FFME 77 avaient mis en demeure Bleau.info de retirer une voie de la base de donnée du fait des dégradations possibles  d'une gravure du XIXème alors on imagine leur réaction face à la destruction d'un abris pour assouvir les caprices d'une poignée de grimpeurs !

Que dit la Loi ?


Rappelons aussi à tous  que de façon générale, "la destruction, la dégradation ou la détérioration d'un bien appartenant à autrui est punie de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende, sauf s'il n'en est résulté qu'un dommage léger" suivant les dispositions de l'article 322-1 du code pénal.

"Le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 3750 euros d'amende et d'une peine de travail d'intérêt général lorsqu'il n'en est résulté qu'un dommage léger."
La destruction, la dégradation ou la détérioration d'un immeuble ou d'un objet mobilier classé ou inscrit au titre des monuments historiques constitue un délit sanctionné par l'article 322-3-1 du code pénal. Les poursuites pénales peuvent être accompagnées d'une action en dommages-intérêts et d'une demande de prescription de remise en état aux frais des délinquants.
L'infraction définie au premier alinéa de l'article 322-1 est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende et celle définie au deuxième alinéa du même article de 15 000 euros d'amende et d'une peine de travail d'intérêt général : ... 8° Lorsque le bien détruit, dégradé ou détérioré est destiné à l'utilité ou à la décoration publique et appartient à une personne publique ou chargée d'une mission de service public.

Et heureusement pour nos grimpeurs, ces abris ne sont pas classés car sinon c'est l'article 
Article 322-3 Modifié par LOI n°2011-267 du 14 mars 2011 - art. 66  qui s'applique :

Article 322-3-1 Créé par LOI n°2008-696 du 15 juillet 2008 - art. 34


La destruction, la dégradation ou la détérioration est punie de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 € d'amende lorsqu'elle porte sur :
1° Un immeuble ou objet mobilier classé ou inscrit en application des dispositions du code du patrimoine ou un document d'archives privées classé en application des dispositions du même code ;
2° Une découverte archéologique faite au cours de fouilles ou fortuitement, un terrain sur lequel se déroulent des opérations archéologiques ou un édifice affecté au culte ;
3° Un bien culturel qui relève du domaine public mobilier ou qui est exposé, conservé ou déposé, même de façon temporaire, soit dans un musée de France, une bibliothèque, une médiathèque ou un service d'archives, soit dans un lieu dépendant d'une personne publique ou d'une personne privée assurant une mission d'intérêt général, soit dans un édifice affecté au culte.

Les peines sont portées à dix ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende lorsque l'infraction prévue au présent article est commise avec la circonstance prévue au 1° de l'article 322-3.

Les peines d'amende mentionnées au présent article peuvent être élevées jusqu'à la moitié de la valeur du bien détruit, dégradé ou détérioré.


Bref, nos ouvreurs ont de la chance ! 
En attendant, il ne faudra pas s'étonner si apparaissent ici ou là dans l'avenir des restrictions pour l'escalade à Bleau. Sans doute nous faudra t'il arrêter de grimper sur les blocs des sentiers bleus Denecourt comme aux Gorges du Houx par exemple. 

Dommage que certains grimpeurs aient visiblement beaucoup plus de biceps que de cervelle !


Accès au site :

Pour celles et ceux qui voudraient restaurer les murs de l'abri, il se trouve au Rocher Brûlé : du carrefour de l'Obélisque à Fontainebleau, suivre l'ex N6 (D606) en direction de Moret-sur-Loing sur 4 à 5 km à 5k jusqu'au rond-point du Carrefour de la croix de Montmorin. Là, prendre à droite la D301 (Route Ronde) en direction de Mourron-Marlotte et stationner sur la gauche après 1 km. Suivre la Route de la Prise (eh oui elle existe !) sur 800 m environ. Les blocs se situent sur la droite, 200 m après le croisement avec la route de Montmorin. (voir sur Bleau.info et 27crags)

Mise à Jour :En raison des tristes événements parisiens du 13/11, la conférence est annulée.


Savez-vous qu'il y a des crevettes dans certaines mares de la forêt de Fontainebleau ? Ceux qui nous suivent depuis longtemps se rappellerons sans doute de cet article de notre ami Jipé sur ces branchiopodes. Le groupe des branchiopodes est relativement méconnu et fréquemment négligé par la sphère scientifique, alors qu'il comporte de nombreuses espèces patrimoniales, parfois observables à deux pas de chez nous. Dans le cadre de son cycle de conférences à destination du grand public, Natureparif a le plaisir de vous inviter à rencontrer Nicolas Rabet, maître de conférence à l'Université Pierre et Marie Curie, Jeudi 19 novembre 2015, de 19h00 à 21h00, à la Halle Pajol (Paris 18) pour parler des ces drôle de crustacés.

L’un des traits écologiques communs à toutes les espèces de branchiopodes est leur adaptation à un milieu de vie où l’eau n’est disponible que de façon périodique. Les branchiopodes survivent aux périodes de sécheresse sous la forme d’œufs  enfouis dans les sédiments. Lorsque les conditions redeviennent favorables, les animaux émergent sous la forme de petites larves dites « nauplius ». Leur croissance très rapide par mues successives permet aux individus d’acquérir en quelques jours ou quelques semaines leur morphologie adulte. Dans le cadre de son cycle de conférences à destination du grand public, Natureparif a le plaisir de vous inviter à rencontrer Nicolas Rabet, maître de conférence à l'Université Pierre et Marie Curie. Travaillant depuis 2011 dans le laboratoire BOREA (Biologie des ORganismes et Ecosystème Aquatique) situé au Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN), son expertise porte sur l'évolution des crustacés et surtout des branchiopodes.

Jeudi 19 novembre 2015, de 19h00 à 21h00

Halle Pajol - Auberge de Jeunesse
18/22 ter, rue Pajol - 75018 (Métro Max Dormoy)

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

Déroulé de l’intervention :
Nicolas Rabet présentera tout d'abord le groupe des crustacés et les grands branchiopodes ainsi que les apports de la paléontologie sur leur origine. Il illustrera ensuite les différentes espèces et leurs biotopes. Il évoquera également les méthodes d'étude (récolte, élevage) ainsi que les menaces qui pèsent sur ces espèces.

Après cette conférence, ces crustacés mystérieux n'auront plus de secrets pour vous ! Venez nombreux !

Contact Conférences Natureparif :
Marjorie MILLÈS, Responsable événementiel
marjorie.milles@natureparif.fr – 01 83 65 40 26
Pour la 7ème année consécutive, Natureparif invite les naturalistes amateurs ou professionnels (qu'ils soient botanistes, ornithologues, entomologistes, herpétologues...) de la nature en Île-de-France, à participer aux Rencontres Naturalistes franciliennes le samedi 28 novembre 2015 de 9h00 à 18h00 dans le 18ème arrondissement, à la Halle Pajol  !

L’île de France est beaucoup plus verte que certains ne le pense et la richesse des études menées sur la région permet de proposer chaque année un contenu original et varié. Pour cette édition 2015, les insectes seront particulièrement à l’honneur, avec pas moins de 8 interventions sur ce groupe ! 

Ce sera donc l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les coccinelles, les guêpes fouisseuses, ou encore les sésies.... Il sera également question du Hibou des marais, des plantes submontagnardes, de l’effet de la pollution lumineuse sur les chauves-souris, des résultats des observatoires naturalistes du programme Vigie-Nature, etc. 

Deux focus particuliers auront lieu sur des espaces à enjeux : la vallée de la Bassée, ainsi que le complexe forêt de Notre Dame – forêt de Grosbois. 

Enfin, le débat du début d’après-midi portera cette année sur un sujet généralement cher aux observateurs : les données naturalistes. Il y sera l’occasion d’aborder la question des bases de données, de leur utilisation, leur valorisation, et leur circulation.

Attention, pour la première fois, les rencontres déménagent et quittent la rue de Grenelle.
Elles auront désormais lieu dans le 18ème arrondissement, à la Halle Pajol :


Halle Pajol - Auberge de Jeunesse
18/22 ter, rue Pajol - 75018 (Métro Max Dormoy)

Inscription obligatoire en remplissant ce formulaire.
Accueil café et repas du midi offert aux participants.


Programme de la journée :



8h30 : Accueil café (offert aux participants)


9h00 : Mot d'ouverture

9h15 - 10h30 : Observatoire de la biodiversité francilienne
Nouvel état de santé de la biodiversité francilienne – Utilisation des sciences participatives Vigie-Nature (Audrey Muratet - Natureparif)
Quelles menaces sur les papillons et zygènes en Ile-de-France ? – Premiers résultats de la liste rouge régionale des Rhopalocères et Zygènes (Annabelle Sueur et Alexis Borges - OPIE)
Bilan régional de la connaissance sur les orthoptères – Mise à jour de l’Atlas départemental des Orthoptères d’Ile-de-France (Xavier Houard -OPIE)
Les plantes submontagnardes, indicatrices du changement climatique – Mise en place d’un observatoire dans le PNR de la Haute Vallée de Chevreuse (Alexandra Pottier et Olivier Marchal - PNR de la Haute Vallée de Chevreuse)
Envolée des observations aux inventaires éclairs 2015 ! (Grégoire Loïs - Natureparif)

10h30 - 11h00 : Découvertes naturalistes

Nouvelle nidification du Hibou des marais en Île-de-France (Guy Keryer et co. - CERF-Bonnelles Nature)
Le Cuivré des marais en Nord Seine-et-Marne (Thierry Roy)

11h00 : Pause

11h15 – 13h00 : Résultats d’études
Quels enseignements nous apportent les collisions des insectes sur les véhicules ? – Résultats de la reproduction d’une étude menée en 1990 (Maxime Zucca - Natureparif)
Pollution lumineuse et chiroptères – Etude dans le Gâtinais français (Clémentine Azam - MNHN)
Clé d'identification numérique des insectes aquatiques d'Ile-de-France – Un outil pour les acteurs de terrain (Mathilde Delaunay - MNHN)
Les coccinelles d’Île-de-France – Généralités et focus sur une étude (Romain Nattier - MNHN)
Les Sphécidés dans les grandes cultures (Romain Le Divelec - Labo d’éco-entomologie Orléans)

13h00-14h00 : Repas offert aux participants

14h00-15h15 : Débat - Les données naturalistes

Philippe Dress (DRIEE)
Laurent Poncet (SPN/MNHN)
Romain Julliard (CESCO/MNHN)
Philippe Maintigneux (Copil Faune-idf)
Pierre Rivallin (Copil Cettia)

15h15 : Pause

15h30-16h15 : Espace à enjeux : la Bassée

Résultat de la prospection chiroptères de l’été 2014 (Christophe Parisot - Seine-et-Marne Environnement)
Les oiseaux d’eau nicheurs en Bassée en 2014-2015 (Jérôme Hanol - ANVL)
Les habitats remarquables en Bassée (Conservatoire National Botanique du Bassin Parisien)

16h15-17h30 : Conférences
Les Sésies d’Île-de-France (André Lantz - BNEV)
Histoire d’un massif forestier francilien – Les milieux naturels de la forêt régionale de Grosbois et la forêt domaniale de Notre-Dame, histoire, évolutions, enjeux et perspectives. (Vincent Vignon - OGE)


Situés dans le parc naturel de la Haute vallée de Chevreuse, les étangs de Bonnelles offrent sur 22 hectares, une grande diversité de milieux liés aux zones humides avec des formations majoritairement forestières. Ce territoire est reconnu pour son exceptionnelle richesse odonatologique avec 36 espèces de libellules dont cinq rares et protégées en Île-de-France. Par ailleurs, 94 espèces d’oiseaux y ont été observées dont près de la moitié sont considérés comme reproducteurs. La Région Île-de France envisage donc de classer ce site en réserve naturelle régionale avec pour but d'en protéger sa biodiversité tout en l’ouvrant au public dans un esprit de sensibilisation et d’éducation à l’environnement. Ce projet s’inscrit donc dans une démarche de consultation du public à laquelle vous êtes largement invité à participer.

Un dossier de présentation a été réalisé pour ce projet de classement en RNR des Etangs de Bonnelles, il comprend :
Une note précisant l’objet, les motifs, l’étendue de l’opération et la durée du classement (pdf - 1,9 Mo)
Les plans cadastraux et l’état parcellaire (zip - 5,3 Mo) ;
L’étude scientifique justifiant l’intérêt du site (pdf - 12,2 Mo) ;
Le projet de règlementation : liste des sujétions et des interdictions nécessaires (pdf - 350 Ko) ;
Une note précisant les modalités prévues pour la gestion et la surveillance de la réserve (pdf - 450 Ko).

Faites donc entendre votre voix, que vous soyez pour ou contre, en participant à la consultation publique ! Réponses jusqu'au 31 janvier 2016 sur http://debatspublics.iledefrance.fr.

Quelles seront les suites à cette consultation ?


En février, la Région Île-de-France procédera à un bilan de la consultation du public et des avis institutionnels et scientifiques sollicités. Le public sera alors informé des bilans et principales modifications qui pourraient être apportées au projet ou des raisons qui ont conduit à son maintien.
En parallèle, la Région recueillera l’accord de la commune de Bonnelles, seul propriétaire de la future réserve, sur le projet définitif. Le Conseil Régional pourra ensuite procéder au classement du site des Etangs de Bonnelles en Réserve Naturelle Régionale par délibération.

Calendrier prévisionnel
Du 26 octobre 2015 au 31 janvier 2016 : consultation du public sur le projet de Réserve Naturelle Régionale ;
Fin 2015 : retour des consultations institutionnelles et scientifiques ;
2e trimestre 2016 : information du public sur le bilan des consultations ;
Printemps 2016 : recueil de l’accord du propriétaire ;
Eté 2016 : classement de la Réserve Naturelle Régionale par délibération.


https://sites.google.com/site/topobleau/breves-au-gres-des-roches/Couv-3pis-2015-PI.pngCela ne surprendra sans doute pas beaucoup de bleausards tant les manœuvres sur les circuits des Trois Pignons étaient importantes ces derniers mois mais voilà qu'avec les feuilles d'automne arrivent celles en papier. En effet, plusieurs nouveaux topos d'escalade de Bleau vont sortir dans les mois qui viennent et on commence inévitablement par celui d'un acharné du balisage des circuits de Bleau : Jean Jacques alias Pépito ! 

Rien de bien nouveau puisque il s'agit de la réédition d'Au Grès des Trois Pignons. Les blocs n'ont pas bougé mais une mise à jour s'imposait tant les repères du balisage des circuits ont évolué ces dernières années dans ce massif. 

Gageons qu'à 21 €, ces 208 pages en noir et blanc, rejoindront vite votre collection. Vu la connaissance de la forêt par ses auteurs, ce topo sera sans doute un "must have" comme disent les anglophones.

Pour le reste, on se gardera bien d'émettre une nouvelle critique, de vous conseiller ou déconseiller l'achat de cet ouvrage,... on ne voudrait blesser personne. Nous vous invitons seulement à découvrir la très humoristique présentation de ce topo sur le site internet de l'auteur qui offre aussi quelques pages à feuilleter en plus des mises à jours gratuite. Pour celles et ceux qui hésiteraient, ne manquez pas la présentation détaillée (ici) sur le site de l'auteur ou patientez jusqu'à la sortie des concurrents.

En effet, si vous avez aimé Fun Bloc et Fontainebleau Magique, les topos de l'anglais David Atchison Jones, tout couleur et plein de photos, édités chez Jingo Wobly, les rééditions arrivent aussi ! Normale, on l'a pas mal croisé ses derniers temps en forêt...

Pour faire votre choix, relisez tout de même nos quelques conseils sur le choix d'un topo.
Où trouver le nouveau Au Grès des Trois Pignons ? - Édition Nov 2015 -

- Maison de la Presse et Librairie de la Halle à Milly-la-Forêt
- Maison de la Presse à Barbizon
- Presse, Le Lorraine, 35 Bd G Leclerc à Fontainebleau
- Au Vieux Campeur, de Paris et d’ailleurs...
Parc National des Ecrins, Réallons
Il y a quelques mois nous revenions sur le projet de lignes à très haute tension qui traverse  10 communes du territoire de l’exceptionnel Parc National des Ecrins ! 
La mobilisation de faiblit pas et s'est même intensifiée depuis les premiers travaux de déboisement autour de la station de Réalon. 

Depuis la semaine dernière, les opposants ont quelques raisons d'y croire puisque le Conseil d'Etat a décidé Lundi dernier la saisie du Conseil constitutionnel d'une question prioritaire de constitutionnalité à propos de la DUP comme le révélait le e-media 05. Souhaitons que le Conseil se prononce comme dans les Gorges du Verdon...pour le bien être de nos montagnes et de leurs habitants.



Sur les sites de chantiers, la mobilisation est importantes.

Environ 500 manifestants ont participé au rassemblement organisé, hier matin (dimanche 08/11) à Réallon, contre les travaux de déboisement en cours et contre le projet de ligne à très haute tension (THT) qui sert à les justifier. Partis du parking de la station, avant de cheminer vers les zones en cours de déboisement les manifestants ont une nouvelle fois demandé la suspension des travaux en attendant l’issue des recours juridiques. Outre le massacre esthétique des abords immédiats du Parc National des Ecrins, de nombreuses zones en périphérie sont classées en raison de leurs richesses floristique et faunistique notamment au titre de Natura 2000.

Sous la station de Réallon se trouve le site du Piolit - Pic de chabrière classé Natura 2000
Sous la station de Réallon se trouve le site du Piolit - Pic de chabrière classé Natura 2000


Jeudi dernier, un même rassemblement mais non déclaré avait lieu à Puy-Saint-Eusèbe. Interdit par le préfet des Hautes-Alpes, plusieurs manifestants avaient été verbalisés par les gendarmes pour leur présence gênante sur le chantier bien que ces randonneurs pacifiques se trouvaient sur des sentiers balisés !!!

La zone boisée sous la station de Réallon en cours de déboisement
La zone boisée sous la station de Réallon en cours de déboisement



Et sur le plan juridique ?

Mais en marge des manifestations, c'est sur le plan juridique que la guerre fait rage. Et il y a de bonnes raisons de croire en une possible victoire. Ce fut d'ailleurs le cas en 2006 des opposants à la THT des Gorges du Verdon parmi lesquels se trouvait notre regretté Patrick Edlinger !

En effet, rappelez-vous, lundi 10 juillet 2006, le Conseil d'Etat annonçait avoir annulé la déclaration d'utilité publique (DUP) concernant le projet de construction sur ce site classé.  Un projet qui a fait l'objet pendant plus de vingt ans d'une lutte acharnée entre EDF et défenseurs de l'environnement ! Il avait pourtant reçu en 2003 le feu vert de la Commission nationale supérieure des sites, avant d'être déclaré d'utilité publique en décembre 2005. Le projet prévoyait une ligne de 400 000 volts, entre Boutre (Var) et Broc-Carros (Alpes-Maritimes), traversant le site du Verdon en deux endroits. Il devait se substituer à deux lignes aériennes parallèles, l'une de 225 000 volts, l'autre de 150 000 volts.


Le Conseil d'Etat avait été saisi par une vingtaine de requérants – collectivités publiques, associations de défense de l'environnement et particuliers. "Alors même que la ligne à très haute tension avait vocation à se substituer à deux lignes électriques traversant déjà ce site, les atteintes qui seraient portées à la région des gorges du Verdon par l'opération projetée sont telles qu'elles privent cette dernière d'utilité publique", avait précisé la haute juridiction avant de conclure que ce projet de ligne EDF "ne passera pas par les gorges du Verdon" ! (relire l'article du journal Le Monde sur cet  épisode)

En savoir plus sur 

Avenir Haute Durance


Condensation sur le grès de Fontainebleau
Les bleausards avaient coutume de dire que l'automne était la meilleure saison pour l'escalade à Bleau. Dans la limite où celui-ci est "sec" et que les températures reste basse, c'est tout à fait exact. Mais voilà, réchauffement climatique oblige, la période automnale prend de plus en plus souvent des goûts d'été indien avec des températures qui l'après midi dépasse les 20°C. Du coup, il n'est pas rare d'arriver sur les blocs sous un beau soleil et de trouver les rochers ruisselants ! Une catastrophe pour le grimpeur qui se trouve alors confronté à un phénomène naturel imparable : la condensation !

L’humidité des prises est liés à plusieurs facteurs. Il y a les précipitations, le brouillard qui, s’il reste assez longtemps, mouillera les blocs pour le reste de la journée, le dégel et la condensation. Le mot condensation décrit le phénomène physique du passage d'un gaz à un état solide et donc le passage d'un gaz à l'état liquide, mais le terme exact dans ce cas est liquéfaction.

La « condensation » est donc le phénomène naturel qui se produit lorsque le différentiel de température entre l’air ambiant et les parois rocheuses est tel que l’humidité de l’air se condense sous forme de gouttelettes sur les parois. En fait, c’est le même phénomène que la buée qui apparaît sur les carreaux de la salle de bain lorsque vous prenez une douche très chaude, laquelle réchauffe l’air chargé d'humidité qui se refroidi ensuite sur la vitre refroidi par l'air extérieur. 

Condensation sur le grès de Fontainebleau
Condensation sur le grès de Fontainebleau
Un phénomène naturel inévitable


A Bleau, le phénomène qui peut parfois être observé en plein été (mais c'est rare) résulte donc d’une savante combinaison qui le rend assez imprévisible mais que les bleausards expérimentés « sentent » plutôt bien. Donc outre le différentiel de température, parmi les autres facteurs générateurs de condensation figurent la mauvaise ventilation d’un site (absence de vent, bas de  vallée...), une exposition au nord et le taux d’humidité... C’est un phénomène classique en automne et hiver quand les blocs deviennent froids et que l’air se réchauffe très vite (en général, plus de 8° C d’écart). 

Condensation sur le grès de Fontainebleau
Bloc trempé par la condensation malgré le soleil,
Y'a rien à faire... à part chercher une place ensoleillée et ventée

Dans ce cas, il y a peu de chance de sauver votre séance d'escalade. Grimper sur du grès humide est plus dangereux car le rocher est devenu plus fragile et les prises risquent de casser. A la descente, les lichens et mousses gorgés d'eau transforme le haut des blocs en véritables patinoires. 
Et surtout, s'il vous plaid, ne tentez pas de sécher les prises avec de la magnésie, cela de sert à rien et les encrasse irrémédiablement ! N'essayez pas non plus le chalumeau, c'est catastrophique. Renoncez plutôt à grimper et profitez de ce beau temps pour faire une belle balade. 

Le Toit du Cul de chien compte parmi les blocs les plus mythiques de Bleau. Libéré en 1978 par Eddy Bouchet et Jo Montchaussé, cette ancienne voie d'artif' s'est très vite imposée comme la grande classique des Trois Pignons avec un cotation à la limite du 7A du fait de l'engagement. Cette ligne essayée par des milliers de grimpeurs chaque année en a vue de toutes les couleurs : enchaînement à la queue-le-le, escalade de nuit, escalade tout nu, tags gigantesques... 

Victime de son succès, d'un abus de magnésie et de chaussons sableux, l'adhérence de certaines prises a considérablement diminué au point qu'à l'automne 2006, un individu s'est octroyé le droit d'y tailler une énorme marche de pied, privant ainsi la communauté des bloqueurs de ce passage historique.

La forte mobilisation des grimpeurs avait alors relancé la campagne contre les "tailleurs de mensonge". Si la prise a été bouchée avec précaution, elle réapparaît régulièrement et c'est le cas depuis quelques jours. 

Le toit taillée en décembre 2006
Source Grimporama

Difficile en effet de pérenniser de telles rustines car elles adhèrent assez mal au sable qui compose le cœur de la roche. 
Avec l'humidité automnale et les vacances de la Toussaint, plusieurs prises bleausardes ont ainsi évolué. 

Rappelons donc une nouvelle fois que le grès est une roche très fragile malgré les apparences.

L'humidité mais aussi un brossage intensif et excessif peuvent causer des dommages irréparables. 

Ce fut le cas par exemple ici ou  mais aussi pour Sideways donc la prise a fini par casser ou de Fata Morgana pour ne citer que ces quelques blocs...



Merci donc de respecter  et faire respecter les cailloux ces trois règles de base et fondamentales :
- Ne pas tailler ou bricoler les prises !
- Ne pas grimper sur les prises mouillées ou humides,
- Ne brosser les prises qu'avec des brosses adaptées et douces.


VTT sur le sentier bleu n°4 à Fontainebleau
La Mountain Bikers Foundation (MBF), association nationale pour le développement Durable et Responsable du VTT s’investit à Fontainebleau avec des associations locales d’usagers pour aider l’ONF dans sa mission d’accueil du public et se sent obligée de réagir suite aux dernières « motions », courriers, emails et articles publiées suite à l'action de l’association « les amis de la Forêt de Fontainebleau » (AFF). 

Nous publions donc sur la TL²B par soucis d'équité le communiqué intégral de MBF et nos commentaires en guise de conclusion.

MOTION CONCERNANT LE VTT A FONTAINEBLEAU  

La Mountain Bikers Foundation (MBF), association nationale pour le développement Durable et Responsable du VTT s’investit à Fontainebleau avec des associations locales d’usagers pour aider l’ONF dans sa mission d’accueil du public. Notre association se sent obligée de réagir suite aux dernières « motions » publiées par l’association « les amis de la Forêt de Fontainebleau » (AFF). 

Notre association souhaite aussi publier une « motion », même si cela n’est pas dans les habitudes de MBF. Alors que MBF agit à Fontainebleau comme partout en France afin de permettre l’accès de TOUS à la nature, dans le respect de celle-ci comme dans celui des autres usagers (marcheurs, chasseurs, traileurs…) et dans un esprit de PARTAGE de connaissances, une nouvelle fois, nous devons constater que l’association AFF s’acharne à faire le travail inverse. 

Nous cherchons en permanence à éviter les conflits et à privilégier la MÉDIATION. Ainsi, nous avons toujours fait le choix de ne pas répondre à ces nombreuses « motions » ou articles de presse pour ne pas attiser les tensions. Néanmoins, suite aux dernières communications des AFF, nous devons réagir plus vivement qu’habituellement. Pourquoi ? Car la propagande des AFF devient trop dangereuse pour l’avenir de cette forêt d’exception.

NB : Définition de « propagande » : Ensemble d'actions psychologiques influençant la perception publique des événements, des personnes ou des enjeux, de façon à endoctriner ou embrigader une population et la faire agir et penser d'une manière voulue. 

Cette définition correspond tout à fait aux différentes « motions », articles parus dans la presse ces dernières années, courriers à l’ONF, pression mise sur les institutions locales ou même à 
l’implantation de panneaux (non officiels) avec un VTT « barré » par les AFF. Cela sans compter le « pouvoir » que s’octroie cette association pour dicter sa loi sur tout ce qui touche à la forêt de Fontainebleau. Le postulat de base de leur communication : le VTT est « agressif » pour l’environnement. Cela est avancé comme une évidence sans aucun élément pour le justifier. Ensuite, les AFF n’hésitent pas à utiliser le mensonge pour créer des lois pourtant non existantes et les ancrer dans la tête des usagers de la forêt : «interdiction de circuler sur les sentiers bleus, jaunes et GR, réservés aux piétons ». Enfin, quand nous participons à la même réunion (juillet 2015), les AFF s’empressent de communiquer dans la presse sur les conclusions de cette réunion, évidemment plus qu’orientées et ne reflétant pas la réalité des discussions. 

Il est temps de cesser cette communication créatrice de CONFLITS, car elle OPPOSE les usagers de la forêt. Cette communication divise les pratiquants et DIVISE les générations. Il serait maintenant temps d’avancer sur la gestion des activités à Fontainebleau avec des représentants de la randonnée pédestre souhaitant préparer avec nous la forêt de demain, pour accompagner l’ONF dans cette mission d’accueil du public en forêt. 

A l’heure où l’on nous répète que l’accès à la nature est enjeu sociétal majeur, que la protection de la forêt est indispensable à la survie de toutes les espèces, il serait plutôt temps de se RASSEMBLER pour entretenir les sentiers, PARTAGER nos lieux de pratique et ÉDUQUER les jeunes en leur permettant l’accès à la forêt plutôt qu’en le leur interdisant. 

Si l’objectif des AFF est de SÉPARER les pratiquants sur des sentiers spécifiques par activité, l’objectif de MBF est de PARTAGER les sentiers au maximum, en faisant passer des messages POSITIFS sur le RESPECT des usagers et de la nature. Cela est tout à fait possible si l’on y met de la bonne volonté. On ne peut pas respecter la nature si l’on ne respecte pas les autres usagers, les autres habitants du secteur et les différentes générations. 

Enfin, séparer les activités sur différents sentiers serait contre-productif, car cela augmenterait l’impact sur l’environnement en réduisant la taille des zones de tranquillité pour la faune. Nous souhaitons rappeler à ce titre que les sentiers sont des aménagements artificiels créés par l’Homme. Ils permettent de canaliser les flux et de protéger ainsi l’environnement. Il est normal de les entretenir et anormal de les sanctuariser. 

S’il existe des marcheurs, des naturalistes ou toute personne prête à partager leur passion, présenter leur activité et entretenir ensemble les sentiers, MBF et les vététistes locaux seront heureux de collaborer avec eux. Nous sommes convaincus que parmi les adhérents des AFF, une grande part sont prêts à avancer et ne se reconnaissent pas toujours dans des publications discriminantes. 

Nous ne pouvons pas conclure sans souligner le travail important d’entretien de sentiers réalisé par les AFF. Ce travail est un exemple pour tous. Nous (vététistes) aimerions participer également à l’entretien de ceux-ci. 

En effet, par notre expérience (avec le club Vosgiens par exemple), nous savons que lorsque des actions communes d’entretien de sentiers (marcheurs et vététistes) s’organisent, cela permet à l’un d’apprendre beaucoup sur l’autre… Et cela se termine souvent avec la programmation d’une prochaine action commune. Les pratiques ne se divisent plus entre elles, mais travaillent ensemble pour l’avenir des sentiers de randonnées. 

Il est de notre devoir de préparer la forêt de demain, d’inclure toutes les générations et notamment les plus jeunes. Nous travaillons pour cela, dans le sens souhaité par le Ministère des sports, pour « un développement maitrisé des sports de nature » afin de lutter contre l’inactivité physique et rapprocher les jeunes de la nature. Ces enjeux sont primordiaux sur le plan de la santé publique, de la cohésion sociale et de l’environnement. 

Pour assurer la durabilité des sentiers, il suffit maintenant d’ouvrir les belles actions des Amis de la Forêt de Fontainebleau à tous. Pour finir par un petit clin d’œil, vous trouverez ci-joint des images de Denecourt à cheval, parcourant les sentiers bleus. 

Sources de quelques articles de presse : 

http://www.tl2b.com/2015/10/vtt-en-foret-de-fontainebleau-une.html

 http://www.leparisien.fr/moret-sur-loing-77250/fontainebleau-la-foret-peut-elleaccueillir-5-000-vetetistes-en-trois-jours-19-10-2015-5200421.php

 http://www.larepublique77.fr/2015/08/14/les-vtt-auront-leurs-propres-sentiers-en-foretde-fontainebleau/

Les dernières actualités MBF sur ce dossier : http://mbf-france.fr/dossiersentinelle/dossier-1/ 

http://mbf-france.fr/brigadesvertes/ramassage-dechets-fontainebleau/ 

Exemple d’entretien de sentiers vététistes et randonneurs pédestres : http://mbf-france.fr/brigadesvertes/entretien-sentier-masevaux/


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Mountain Bikers Foundation Maison du Tourisme 14 rue de la République 38000 GRENOBLE Tél. : 09.51.13.81.84 
Mail : info@mbf-france.fr

Le point de vue de la TL²B


Au XIXe les cyclistes étaient d'ailleurs très nombreux à venir à Fontainebleau en empruntant le train. Nous sommes très favorables à la pratique du VTC, VTT et même aux autres formes de vélo en Forêt de Fontainebleau et nous appelons de longue date à la création de sentiers techniques spécifiquement aménagés pour cela.

Sur ce point, nous ne sommes donc pas tout à fait d'accord avec la position de nos amis de MBF. Le partage est une très bonne chose certes, mais dans le cas de Fontainebleau, cela contribue fortement à la dégradation dangereuse des sentiers historiques pour plusieurs raisons :
- la concentration sur les mêmes sentiers de l'ensembles des usagers (randonneurs, cavaliers et vététistes) ne ferait que renforcer le phénomène d'érosion anthropique. Il convient, au contraire, d'organiser la diffusion du publique au risque de voir les lourds et coûteux aménagements anti-érosion se multiplier dans un avenir proche. 
- de très grandes portions des sentiers bleus ne sont absolument pas praticables en VTT. Elles sont régulièrement contournées par les cyclistes qui créent ainsi des sentes plus faciles mais où l'érosion s'accélère rapidement faute de rochers pour bloquer les sols.
- les croisements et dépassements y sont très souvent impossibles.

A propos de l'érosion, les arguments avancés par les AFF ont été vérifiés sur le terrains à de très nombreuses reprises à Fontainebleau tant sur les sentiers bleus par la Commission terrain de l'AFF que par le Comité de lutte contre l'érosion initié par le Cosiroc en mars 1995. Notez aussi que le VTT a été considéré comme un facteur aggravant par Daphné Beauvais dans son mémoire sur le sujet (Impact de la fréquentation sur les massif rocheux et sableux de Fontainebleau : le risque d'érosion et sa gestion, MdM, 1998, UFR de géographie Paris I). Par ailleurs, lors de la remise en état du sentier bleu n°2, les travaux les plus importants étaient dus aux dégâts occasionnés par les 2 roues (dont l'X-cross...)

Concernant la main mise des AFF sur les différents Comités de pilotage de l'avenir de la forêt, outre la légitimité historique de l'association (plus de 100 ans !) et ses nombreuses actions sur le terrain, rappelons à nos amis de MBF que c'est ainsi que le Préfet a réformé la gouvernance de cette forêt malgré les nombreuses protestations d'associations locales au premier rang desquelles se trouvaient les grimpeurs. (voir ici et MBF se réveille sans doute un peu tard sur ce conflit d'usage qui dure depuis les années quatre-vingt, date de la pose des premiers panneaux excluant les VTT des sentiers et de la fermeture des routes forestières aux automobilistes. Rappelons aussi que la législation, même si elle s'est assouplie exclue encore les véhicules de la forêt...et le vélo en est un.

Enfin, rappelons qu'en dehors du conflit d'usage sur les sentiers, les derniers articles de la Presse locale et la motion de l'AFF font aussi et surtout référence à l'organisation d'un très gros rassemblement de vététistes à Fontainebleau. Ce rassemblement, contesté y compris par les vététistes locaux, prévoit 5 000 participants pour sa première édition. Mais quand on sait que 20 000 vélos sont présents au Roc d'Azur, il est normal de s'inquiéter des conséquences d'un Roc de Bleau !

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