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Sur le chemin

juillet 2019

Si nous sommes parfois en conflits avec certaines décisions de l'ONF, nous avons un profond respect pour les forestiers de terrain qui se battent depuis des années tant pour l'avenir de nos forêts que pour le leur ! Voilà bientôt 10 ans que la TL²B existe et nous n'avons eut de cesse de dénoncer le manque de moyens humains et financiers de l'administration forestière car c'est bien ces déficits qui conduisent à des décisions mettant en péril l'avenir de nos forêts publiques. Réforme après réforme, rapport après rapport, de manifestations en suicides, la situation ne cesse de se dégrader tant pour le personnel forestier que pour nos forêts et autres espaces naturels protégés. Pour autant, le dernier rapport sur l’avenir de l’ONF qui vient enfin d’être publié est loin de rassurer !

Le 27 juin 2019, le gouvernement avait communiqué pour affirmer son attachement à l’Office et sa volonté de conserver « l’unité de gestion des forêts publiques, domaniales et communales, par un opérateur unique ». Il avait aussi rappelé « le haut standard environnemental de la gestion forestière par l’ONF ».  Un communiqué visant à éteindre "l'incendie" qui ravage l’administration forestière depuis des années et qui se rallume très régulièrement ! Ainsi le 7 juin dernier, des agents de l’établissement public appelaient à une nouvelle mobilisation dans la continuité des grèves et des blocages  après une longue marche à travers la France cet automne. Selon l’intersyndicale de l'ONF, il y a urgence : « Jamais la privatisation de la gestion des forêts publiques ne s’est profilée de manière aussi évidente », alerte-t-elle dans un communiqué

Certains acteurs souhaitent notamment que la  gestion des forêts communales soit déléguée à des prestataires privés. Une situation qui avait déjà fait polémique auprès des élus communaux comme nous l'indiquions dans notre article du sur les forêts communales à vendre. Un autre projet de décret portant sur la simplification de la procédure des autorisations administratives de défrichement, en consultation publique, propose lui de se passer de l’avis de l’ONF en cas de défrichement de forêts publiques. 



Un manque de moyens humains et financiers qui touche aussi les plus grandes forêts et les espaces naturels protégés. C'est ce que dénonçaient il y a peu les représentants des personnels des dix parcs nationaux dans une lettre adressée aux conseils d’administrations (CA) des différents parcs. Ils regrettaient par ailleurs que « la création du Parc national des Calanques, et demain celui des forêts de Champagne-Bourgogne, se font à moyens constants » (le budget alloué aux parcs nationaux reste le même malgré les deux nouveaux parcs nouvellement créés) et dénoncent « les réorganisations successives des services » qui « n’ont d’effets que de saper les valeurs et le moral des agents, mais aussi d’amener une certaine souffrance dans l’exercice de nos métiers ». Quarante postes équivalent temps plein pourraient être supprimés, indiquait le syndicat SNE-FSU au Magazine Reporterre. Bref, aux difficultés financières et sociales préoccupantes, que nous avions déjà détaillé dans cet article (2014) qui évoquait l'avenir des forestiers et mais aussi celui-ci qui date déjà de 2011 sur le malaise et les suicides dans la profession) s’était ajouté 6 mois d’absence de gouvernance à la tête de l'ONF. Une gouvernance aujourd'hui remise en cause.

Que dit réellement ce nouveau rapport ?

Comme c'est les vacances pour beaucoup d'entre-vous, on vous a apporté un pavé à lire à la plage. En effet, ce rapport fait plus de 400 pages et enfonce bien des portes ouvertes. Après lecture du rapport, le constat du SNUPFEN (le syndicat majoritaire des travailleurs de l’Office national des forêts) est très mitigé ! « De toute manière, ce diagnostic est évident, note Philippe Canal. L’ONF souffre d’un déficit de financement et les engagements de l’État ne sont pas tenus. Les objectifs de récoltes sont irréalistes et les recette de bois sont en baisse constante. Nous sommes tous d’accord là-dessus ». C’est donc sur les recommandations de la mission que le débat sur l'avenir de l'ONF va à nouveau s’enflammer ! Pour le Snupfen, « la mission préconise les mêmes recettes éculées qui n’ont pas fonctionné : la réduction des effectifs, des missions, de la qualité de gestion… avec l’abandon proposé de 500 000 ha de forêts et milieux naturels communaux pas assez productifs ! L’accélération de la privatisation : arrêt définitif des recrutements de fonctionnaires, filialisation d’activités réalisées par 40% du personnel, exclusion de la « société civile » du futur Conseil d’Administration, adoption d’une logique d’entreprise privée qui agît dans son intérêt propre… et tant pis pour l’intérêt général » (communiqué du SNUPFEN) . 

Ce nouvel épisode estival s’inscrit dans une crise financière importante pour l’Office qui est fortement endetté (360 millions d’euros) et que les réformes successives et autres rapports n'arrivent pas à réduire. 



En fait, cette fois c'est bien le modèle économique de l'établissement publique qui est remis en cause sans un contexte de baisse des cours du bois à la vente et de crise climatique. Pour équilibrer ses comptes, l’établissement public a été obligé de supprimer des postes. Sur les 15.000 emplois que comptait l’ONF en 1985, il n’en reste plus que 9.000. Pire, alors que le contrat État-ONF pour 2016-2020 promettait d’arrêter cette spirale infernale, la réduction des postes se poursuit.  Une réduction à laquelle s'ajoute le changement de statut des forestiers puisque la proportion de fonctionnaires ne représente plus que 56 % du personnel mais qui n'a pas permis la réduction le la masse salariale tant attendue.



L’ancien directeur général, Christian Dubreuil (parti à la retraite en janvier 2019) a déclaré, dans le cadre d’un rapport de l’IGAPS (Inspection générale de l’appui aux personnes et aux structures (p. 19) qu’« à l’ONF seuls deux postes justifiaient du statut de fonctionnaire : l’agent comptable et le directeur général ». « Une aberration », selon Philippe Berger du Snupfen : « Qui peut mieux qu’un fonctionnaire servir l’intérêt général et éviter la pression des marchands de bois ou des promoteurs ? D’ailleurs, les salariés de droit privé ne sont pas assermentés. Ils ne peuvent pas exercer des missions de police ou de contrôle qui font partie intégrante du métier de garde forestier. » Une mission que le rapport envisage d'ailleurs sérieusement de réformer. Et dire que l'an dernier on nous disait que allait s'améliorer côté finances à l'ONF. On en rigolerait presque si la situation n'était pas si grave pour son personnels et nos forêts.

La mission ayant rédigé le rapport souligne sans concession les errances des dirigeants de l'ONF :
"D’une manière générale, la mission s’est étonnée que beaucoup de décisions stratégiques, prises tant par l’établissement que par ses tutelles, ne soient pas adossées à des études d’impacts et ne s’appuient pas sur des outils de pilotage et d’aide à la décision pourtant indispensables à une bonne gestion.
Le manque de transparence de l’Office quant à ses coûts de gestion et quant à l’articulation entre ses activités liées au régime forestier et ses activités de nature concurrentielle a
considérablement tendu ses relations avec les collectivités territoriales propriétaires, dont certaines contestent désormais la légitimité d’imposer un gestionnaire unique pour les forêts
publiques." Elle souligne la nécessité de poursuivre les réformes à commencer par celle du Conseil d'Administration de l'établissement et sa gouvernance ! "La consolidation du modèle économique de l’ONF repose sur une révision de son mandat et de son cadre de gouvernance et sur une réorganisation interne. La mission
recommande a minima de clarifier le mandat de l’établissement, y compris en revenant sur certaines dispositions du code forestier, qui prévoient l’intervention de l’État dans la gestion courante de l’établissement. Ces mesures permettraient à l’Office d’engager de façon sérieuse et sur plusieurs années une démarche de réorganisation, portant sur ses fonctions support, ses ressources humaines, ses outils de gestion forestière, sa politique commerciale et ses activités concurrentielles. Les pistes identifiées dans le rapport doivent permettre de couvrir le besoin de financement de l’Office et de commencer à résorber sa dette. Le Conseil d’Administration devrait être réduit (12 membres au lieu de 30), présidé par un PDG, et aucun administrateur ne devrait se trouver en conflit d’intérêt avec l’Office.

Le rapport détaille 3 scénarios présentés ci-dessous et sur lesquels l'Etat devrait se prononcer à la rentrée... A suivre donc !

"Le premier scénario consisterait à maintenir le modèle actuel de gestion pour compte propre de la forêt domaniale et de gestion pour compte de tiers de la forêt communale en l’améliorant sur des points clés. [...] le deuxième scénario consisterait à mettre en place un mandat de gestion des forêts domaniales sur le modèle de la gestion d’actifs pour compte de tiers. A l’instar du modèle économique des forêts communales, l’État pourrait assumer son rôle de propriétaire et confier un mandat de gestion des forêts domaniales à l’ONF. [...] le troisième scénario consisterait en la mise en place d’une agence nationale des forêts publiques pour la gestion du bien commun forestier. Ce scénario identifie la forêt publique comme un bien commun dont les usages par les différents acteurs locaux (forestiers, promeneurs, sportifs, chasseurs…) pourraient être régulés par une gouvernance participative et décentralisée. Les différents propriétaires publics, État et collectivités territoriales, seraient mis au même niveau de responsabilité dans les instances de gouvernance. L’intensité des actions de conservation, de gestion et de valorisation serait alors décidée en fonction de leurs coûts et des ressources et enjeux à l’échelle des massifs forestiers."


Comme tous les documents importants, vous pouvez retrouver ce rapport en intégralité dans notre bibliothèque avec tant d'autres !
Dimanche 7 juillet, un accident tragique est survenu en forêt de Fontainebleau. Un homme de 62 ans, originaire de Barbizon, est en effet décédé après une violente chute à VTT. Un drame qui s’est produit au croisement de la RD 11 et de la route Marie-Thérèse, dans le massif forestier. Le sexagénaire roulait certainement à vive allure quand sa roue avant a percuté une racine. Le malheureux ne portait hélas pas de casque ! Un ami qui l’accompagnait a immédiatement prévenu les secours mais ces derniers ne sont malheureusement pas parvenus à réanimer le vététiste.

Un triste accident et assez rare quand même qui nous rappelle hélas que le VTT est un sport qui peut être dangereux et qu'il doit donc se pratiquer avec un équipement adapté. Si le port du casque n’est obligatoire que pour les enfants âgés de moins de 12 ans, le bon sens veut que les cyclistes tant sur route qu'en forêt portent au minimum un casque et des gants. Le port du casque est d'ailleurs recommandé par la sécurité routière. On pourrait ajouter que l'usage d'une sonnette pour avertir le piéton prioritaire (parfois accompagné d'un chien divaguant, même tenu en laisse) est aussi un gage de sécurité pour les usagers des sentiers. Rappelons aussi que l'ONF ne tolère les vététistes en forêt de Fontainebleau qu'UNIQUEMENT sur les sentiers prévus pour cette pratique et sur le chemins de plus de 2,5 mètre de large (*). Tous les secteurs de la forêt ne sont  donc pas accessibles aux cyclistes selon la documentation de l’Office national des forêts.

Zonage pour la pratique du 2 roues sur le massif forestier de Fontainebleau
(*) Règle qui avait suscité beaucoup de réactions dans les années 90 celle de notre ami Soleg pleine d'humour publiée en 1994 dans Paris Chamonix (à relire ici)
Nous vous annoncions il y a quelques jours la désormais traditionnelle interdiction préfectorale de fumer ou d'introduire tout objet servant à allumer un feu en forêt de Fontainebleau. Une information qui n'a pas empêché un départ de feu à l'origine encore inconnue Dimanche 07 juillet et l'interpellation d'un pyromane présumé le samedi 6 !



Samedi après-midi en effet, un policier en balade sur un sentier bleu Dénecourt sent une odeur de feu et aperçoit un individus qui s'enfui. Il maîtrise rapidement l'incendiaire présumé, un homme sous curatelle originaire de l'Aisne. Déferré au tribunal de Fontainebleau lundi, selon les premiers éléments de l'enquête, le suspect aurait mis le feu à du papier à l'aide d'un briquet. Fort heureusement, l'incendie a été maîtrisé immédiatement et seul 1 m² de végétation a brûlé ! Toutefois, une vingtaine de sapeurs-pompiers a été déployée par précaution.

Le lendemain, ce sont  3 600 m² de forêt situés aux abords de la route des Petites-Haies qui ont été ravagés par les flammes. Là encore, la vingtaine de sapeurs-pompiers déployée a très rapidement pris le contrôle du sinistre. Une enquête a été ouverte par le commissariat pour tenter de connaître l'origine de ce sinistre.
A conditions exceptionnelles, mesure exceptionnelle pour le Massif forestier de Fontainebleau ! Alors que la région a été confronté à un premier épisode caniculaire, le risque incendie dans les massifs forestiers s'est fortement accru ces derniers jours. L’arrivée d’un vent chaud prévue ces prochains jours augmente d’autant plus les risques. La Préfecture de Seine-et-Marne, le Service départemental d’incendie et de secours de Seine-et-Marne et l’ONF appellent donc à la responsabilité de chacun et à la plus grande vigilance de tous lors de leurs sorties forestières. Chaque année, avec les premières chaleurs, les départs de feux de forêts par imprudence se multiplient et nécessitent la mise ne place d'un arrêté préfectoral d'interdiction temporaire de fumer ou d'utilisation de toutes formes d'objets susceptible de provoquer un incendie !

C'est donc tout naturellement que dans les forêts domaniales de Fontainebleau, de la Commanderie et des Trois-Pignons, Béatrice Abollivier, préfète de Seine-et-Marne a pris un nouvel arrêté préfectoral qui interdit :

- de fumer, de déposer ou jeter mégots et des cendres 
- d’allumer des feux, d’apporter et d’en faire usage, tout objet pouvant être à l’origine d’un départ de feu (réchauds, barbecues, générateurs),

Notez que la mesure concerne tout autant les automobilistes et autres usagers des voies publiques traversant les dits massifs !

En cas de non respect, les contrevenants s’exposent à de lourdes amendes.

Cet arrêté (2019/DDT/SEPR97 ci-dessous) a été pris le 6 juin (contre le 3 août l'an dernier) et sera en vigueur jusqu'au 31 octobre 2019 soit en tout 3 mois de plus qu'en 2018 ! 

ACHERES LA FORET, ARBONNE LA FORET, AVON, BARBIZON, BOIS LE ROI, BOISSY AUX CAILLES, BOURRON MARLOTTE, CHAILLY EN BIERE, DAMMARIE LES LYS, FLEURY EN BIERE, FONTAINEBLEAU, GREZ SUR LOING, LA CHAPELLE LA REINE, LA ROCHETIE, LARCHANT, LE VAUDOUE, MONTIGNY SUR LOING, MORET SUR LOING, NOISY SUR ECOLE, RECLOSES, SAMOIS SUR SEINE, SAINT MARTIN EN BIERE, SAINT PIERRE LES NEMOURS, THOMERY, TOUSSON, URY, VENEUX LES SABLONS, VILLIERS EN BIERE, VILLIERS SOUS GREZ






ENCORDÉS POUR LE CLIMAT, À PARIS, LE 06 JUILLET 2019 !! 



Après Grenoble et Annecy, c'est au tour de la capitale de s'encorder pour le climat ! La vague de chaleur de cette fin juin nous rappelle douloureusement que le réchauffement climatique est bien réel et que les glaciers fondent à grands pas ! La température augmente deux fois plus vite dans les Alpes qu'en plaine. Outre le recul des glaciers, la fonte du pergélisol et des calottes glacières, les éboulements et des glissements de terrain se multiplient. Il y a urgence ! Amoureux de la montagne, mobilisons-nous avec Mountain Wilderness et les autres associations.

Nous ne pouvons plus détourner le regard de l'urgence climatique et nous devons prendre conscience, collectivement et individuellement, de la tâche qui est la nôtre maintenant ! Randonneurs, alpinistes, parapentistes, grimpeurs, contemplatifs émerveillés... Portons, au sein de la capitale, notre appel à la responsabilité collective. 

Pour tout savoir sur l'évènement (heure, lieu et programme), rendez-vous ici : https://www.facebook.com/events/542294652969207


PAS CONVAINCU·E ? JETEZ UN ŒIL À LA MOBILISATION GRENOBLOISE DU 9 MARS

LE TOPO

- QUAND ? Le samedi 6 juillet à 14h
- OÙ ? RDV devant la Gare de Lyon à 14h ➜ Jardin Tino Rossi
- ET POUR FINIR ? Le bivouac d’arrivée est en cours de préparation : apéro convivial, exposition photographique, témoignages, échanges avec les associations partenaires...
- AVEC QUOI ? Corde, casque, chaussures de rando... Venez en tenue de montagne et si vous n’avez pas de corde ce sera l’occasion de vous glisser dans une cordée accueillante et de se rencontrer ! Préparez de belles pancartes sur les montagnes, le train, Paris, les glaciers, bref soyez inspirés.
- CONTACT sentinelles@mountainwilderness.fr

LES MONTAGNES, SENTINELLES DU CLIMAT

Encordons-nous dans toute la France, inventons les montagnes de demain !

Ce rassemblement est à l’initiative de Mountain Wilderness France et s’inscrit
dans une campagne qui se déroulera toute l’année. Après GrenobleAnnecyBardonecchia, Paris, nous nous encorderons à Toulouse, Strasbourg, Genève, Marseille, Lyon... pour partager les témoignages d’en haut sur la situation dramatique de nos territoires de montagne, prémices des modifications mondiales.

ET APRÈS ?

En parallèle à ces mobilisations, nous élaborerons des ateliers créatifs avec les collectifs citoyens, les élus, et les acteurs économiques.
Il est grand temps de penser collectivement nos territoires de montagne comme les laboratoires d’une transition économique, sociale et environnementale.
En lien avec la ville, œuvrons pour qu’un « demain » soit possible !

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