Les Titres

vendredi 29 juin 2012

La mouche a de la suite dans les idées, 40 ans de grimpe et 9a au compteur

Bonjour,

Il est très rare que sur LTL²B nous évoquions les performances sportives des bleausards... Il y a plein d'autre média pour cela et nous sommes plutôt très critique sur ce genre de communication. Pour autant, nous nous devions de souligner celle-ci non pas pour la cotation exceptionnelle que nous propose Jean Pierre Bouvier, alias, "la mouche", mais plutôt pour souligner la carrière exemplaire du personnage !


Photo : GRIMPORAMA.com, J. Chabert
 Après 40 ans de grimpe, JPB n'a rien perdu de sa superbe et s'offre l'aller - retour (un jeu qu'il afféctionne particulièrement à Bleau) de sa traversée Fou-rire, déjà proposé à 8b dans un sens et 8c dans l'autre !
Une cinquantaine de mouvements plus tard et nous voici donc avec un nouveau 9a !

Au delà de la performance, ce que je trouve le plus admirable avec ce moniteur d'escalade c'est sa régularité. Régularité dans la performance, constance dans la bonne humeur... Nous évoquons souvent tous les deux l'évolution de la grimpe et l'évolution du paysage bleausard non sans une certaine amertume... Nous sommes parfois en désacord, notamment sur le bricolage des prises dont Jean Pierre était coutumier dans les années 80-90 mais quand même, que ce petit bonhomme est grand !

JPB est né le 6 mai 1957, et grimpe depuis maintenant 40 ans ! Waouuu, faites le compte, il affiche quelques kilomètres au compteur. Celui que les années 70 ont baptisés "la mouche" fait partie de ceux qui ont lancé l'escalade libre et sportive en France. Ce moniteur d'escalade, a réalisé de nombreuses voies extrêmes à travers le monde dont seule une petite poignée a été répétée. Faut dire, ce grimpeur de petite taille (1m62) et poids plume (48 kg) nous propose souvent des voies pour lesquelles, le simple fait de toucher les prises vous provoque douleurs et tendinites. Pour autant certaines lignes sont tout simplement exceptionnelles, belles et même, agréable à grimper (si, si !)

Donc, JPB débute à Mortain (50) à l’âge de 14 ans, pratique l'alpinisme durant quelques années, puis participe au développement de l’escalade libre. Il réalise alors plusieurs séjours en Angleterre en ptratiquant le Trad' (escalade sur coinceurs) et devient célèbre en 1981 lorqu'il ouvre Chimpanzodrome, le premier 7c+ falaise du nord au Saussois (dans le sud,  c'est le regretté Patrick Berhault qui avait ouvert la première ligne de France dans ce niveau avec La haine en novembre 81 à la Loubière, La Turbie, Monaco). Au début des années 90, la mouche a ouvert de nouvelles horreurs au Saussois : Marchand de cailloux, Issoumission (8c) et Festin de pierre (8c+/9a) avant de libérer une superbe ligne sur le rocher au dessus de l'auberge : Le Tigre bleu. A elle seule, cette voie est toute une histoire car c'est Lucien Berardini, un autre bleausard qui avait repéré ce passage dans les années 60. il avait alors lancé un pari un peu fou et promis une prime de 2000 francs à celui qui libèrerait cette ligne improbable. La voie fut proposée à 8c+/9a mais quelques prises cassées et quelques larcins semblent avoir pondéré la cotation.

A Bleau, depuis les années 80, la mouche, c'est Monsieur traversée ! Avec son complice Christophe Laumône il va ouvrir de nombreux voyages horrizontaux notamment a Buthiers qu'ils transforment en véritable laboratoire du geste (n'hésitant pas à tailler ou coller) dont certains sont de pures merveilles. Et plus les années passent et plus les trav' de JPB deviennent dures. Allez essayre cette petite séléction :
- Le voyage de Zhong Kui retour /aller : 8c+ / 9a (traversée), 2011, Reconnaissance
 L'aller / retour de cette traversée avait réalisée en 2004 par le même.
- Catharsis : 8c (traversée), 2010, Maisse est une traversée d'Olivier Lebreton dans une version plus radicale en suivant la ligne de prises la plus basse et évitant ainsi le repos à mi-parcours.
- Action discrète : 8b+/8c (traversée), 2009, JA Martin
Une vingtaine de mouvements sur 6 mètres. Une partie horizontale, des crochetages de talons aléatoires et une sortie dans un furieux mur à grattons.
- Nec plus ultra : 8b+/8c (traversée), 2008, Franchard Hautes-Plaines Est :
plus de 80 mouvements en Retour / Aller. La traversée originale dans le sens droite > gauche ouverte par Arnaud Ceintre cote déjà 8a+.
- Amanite tue mouche : 8c/8c+ (traversée), 2007 -Franchard Sablons :
une quinzaine de mouvements sur grattons (sur un mur à gauche du 9 rouge).
- Mystification intégrale : 8c (traversée), 2006 - Franchard Isatis :
Une trentaine de mouvements pour cette version rallongée de "Mystification" ouverte en 1994.

Bon JPB c'est aussi la doublure du gosse dans Un indien dans la ville et de pas mal d'autres acteurs...
Liens :

Vous voulez en savoir plus, jettez donc un oeil à GRIMPORAMA, l'un des meilleurs sites sur Bleau qui propose notamment de superbes photos de l'ami Joël Chabert et d'excellents topos.

http://www.grimporama.com/francais/reportage/fourire-ar.htm




 

mardi 26 juin 2012

Test du nouveau topo de Bart : 5+6

Bonjour,

Lors de notre dernier crash-test des topos de bleau, nous avions évoqué la sortie du nouveau topo du hollandais  Bart Van Raaj, intitulé 5+6. Comme on commence à en trouver nous avons pu le feuilleter un peu plus longuement et réviser certaines de nos critiques !

Voici ce que nous écrivions il y a un mois :

5 + 6, 3975 straight ups in central and southern Fontainebleau
3975 voies dans les niveaux 5 et 6. (Anglais et Français) by Bart van Raaij
sortie prévue avril 2012
N'ayant pas encore pu consulter ce topo, je n'en dirai rien... j'espère qu'il sera plus efficace pour trouver les blocs que les premières éditions de 7+8. Bon nombre d'étrangers se perdaient avec, errant à travers bois, à la recherche des trois cailloux mentionnés dans un ensemble de plusieurs centaines de blocs... Pas facile !
Bart est un gars sympa mais bon, dire qu'il participe à la sauvegarde du site ou à l'entretien des circuits serait faux... Toutefois, il était présent le 27 mai dernier pour le nettoyage du Bas Cuvier et Co. ! Donc, il semblerait que le message soit bien passé...
Note technique topo (précision des infos, qualité des cartes, nombre de sites...) : *** à confirmer 
Note climbing attitude (participation à l'entretien et au nettoyage, publication des consignes de respect des sites, respect des interdictions...) : 1/5
A noter l'appli pour i-phone www.7plus8.com

Photo Irman B
Coup de bol, mes amis de Kairn et Zebloc, ont aussi rencontré l'auteur pour une interwie très instructive et sans concession dont je vous livre les extraits en rapport direct avec cette article mais à lire en intégralité ici

ZeBloc : A part le fait qu’ils concernent des cotations différentes, quelles sont les différences entre le « 5+6″ et le « 7+8″?
Bart Van Raaj
: La différence marquante entre “7+8” et “5+6” est l’utilisation de la couleur. Je voulais en effet inclure les circuits dans le topo et la meilleure façon de le faire était d’utiliser leurs propres couleurs. Je voulais aussi faire quelque chose de nouveau tout en restant dans le même style. La forêt contenant tellement de 5 et de 6, j’ai du diviser le « 5+6 » en deux parties. Le topo actuel contient les secteurs du centre et du Sud de la forêt, et il a déjà plus de pages que le « 7+8 » qui,lui, présente tous les secteurs. Il ne restait donc pas trop de place pour les photos, presque chaque page étant remplie de blocs. J’avais à faire un choix : plus de pages et donc un topo plus cher et plus lourd, ou moins de photos.
J’ai donc fait le choix d’un topo plus léger et moins cher. Le papier utilisé éco-responsable, et c’est aussi le cas pour la couverture qui ne contient pas de plastique.

LTL²B : Bravo pour la qualité de la réalisation dans l'ensemble, des croquis, plans, etc. Bravo pour le papier et la couv'. Les quelques erreurs sont souvent liés à une mauvaise connaissance du lieu et des bons interlocuteurs (notamment au  Rocher Canon...) Par contre à 30 € le tome, c'est un sacré investissement que tu nous proposes !

ZeBloc : Quelle est ton opinion sur la diffusion d’infos concernant des secteurs sensibles comme le Coquibus?
Bart Van Raaj : J’ai intégré le Coquibus dans mon premier “7+8” sans savoir qu’il existait un accord visant à ne rien publier sur ce secteur. Si la situation n’évolue pas dans un futur proche, le Coquibus ne sera pas mentionné dans mon futur « 5+6 » sur les secteurs Ouest et Nord. Pour la prochaine édition du « 7+8 », j’ai également décidé de ne pas inclure les nouveaux secteurs du Coquibus. Je me pose par contre des questions sur les secteurs que j’ai déjà décrits dans mes topos précédents. J’en ai parlé aux locaux et chacun a un avis différent. Si quelqu’un a un avis précis, merci de me le faire savoir !


LTL²B : Super attitude ! Bart, n'hésites pas à nous contacter pour une mise en relation avec les autorités et association (Cosiroc, FFME, ONF...) afin que l'on décide tous ensemble de ce qui est publiable afin de ne pas avoir de nouvelles interdictions à Bleau. Merci

ZeBloc : Reverses-tu une partie des bénéfices pour le développement local ?
Bart Van Raaj : Jusqu’à présent, je ne fais pas de bénéfice sur mes topos. La première édition du « 7+8 » ma même couté beaucoup d’argent, que j’ai partiellement récupéré avec les ventes. Pour la seconde version, j’ai par contre pu me rembourser intégralement. Avec le « 5+6 », j’espère gagner un peu d’argent. Je sais que c’est difficile de s’imaginer le boulot que représente l’écriture d’un topo. En 2011 et 2012, j’ai énormément bossé sur « 5+6 » et, pendant ce temps, je ne bossais pas sur les activités qui me rapportent de l’argent. Je crois que mes topos font beaucoup pour le développement local. Demandez juste aux boutiques qui vendent le topo sur Bleau. Les grimpeurs oublient souvent que le tourisme est très important pour la région. Les grimpeurs qui visitent la forêt donnent de l’argent aux boutiques, aux bars, aux campings, aux gites. Je suis certain que j’ai apporté beaucoup plus d’argent en France que je n’en n’ai ramené à la maison. Les français gagnent plus d’argent avec moi qu’avec la plupart des autres grimpeurs. J’adore dépenser mon argent en France, c’est pour çà que je reviens encore et encore ! J’aimerais aider le développement local encore plus, et j’en appelle à ceux qui ont des idées à me proposer !




Rassurez vous le fond est blanc et les couleurs bien visible mais mon téléphone pas super photographe ! Pardon Bart, cela aurait mérité mieux...



LTL²B : mouais... hélas, Bart, bon nombre de touristes se contente de quelques courses au super marché, d'un passage par la boulangerie, dorment dans les vans... bref ne font pas rentrer beaucoup d'argent et encore moins dans le milieu de la grimpe (sauf peut être pour BBZ et Decat'). Mais là encore n'hésites pas à nous contacter pour une mise en relation avec les associations (Cosiroc, FFME...) afin d'étudier ta participation... Tu pourrais peut être prendre le pinceau et repeindre quelques circuits...

Notre conclusion :
Un bon topo réalisé avec sérieux et qui d'édition en édition ne cesse de s'améliorer mais finalement trop cher pour couvrir la forêt si on le compare ne serait-ce qu'au Fun bloc de David ! La partie infos pratiques et respect de la forêt est, je dois le souligner, plutôt bien faite même si là encore, les sites interdits...
Note technique topo (précision des infos, qualité des cartes, sites...) : ***(*)
Note climbing attitude (participation à l'entretien et au nettoyage, publication des consignes de respect des sites, respect des interdictions...) : 3/5
A noter l'appli pour i-phone http://www.7plus8.com/

C'est donc avec impatience que nous attendrons l'automne pour le comparer au nouveau topo de Jo dont le prix devrait à lui seul nous combler de joie !

Bilboquet du Cul de chien un jeu dangereux

Le bloc du Bilboquet est sans doute l'un des plus célèbres de Fontainebleau et donc l'un des plus photographiés. C'est aussi lui qui a inspiré le logo de LTL²B ! 
Nous vous en avons parlé à de nombreuses reprises dans ce blog car cet emblème de Bleau n'est qu'un fragile colosse au pied d'argile...

En effet, l'image d'Epinale que constitue la plage de sable du Cul de chien et son célèbre caillou aux allures de tête de lion perdrait certainement de sa force si le rocher venait à basculer ! Improbable ? Pas tant que cela !

L'érosion est un phénomène naturel que l'homme contribue à accélérer. Il y a quelques dizaines d'années, certains grimpeurs se sont inquiétés de la présence de nombreuses petites fissures entre la "boule" et le socle du bibelot mais aussi, de la présence d'une très grosse fissure à l'arrière du socle. La décision fut prise de ne plus encourager l'escalade de ce symbole des Trois Pignons. Les voies du Bilboquet ne sont donc plus balisées et répertoriées dans les topos.

Pour autant, bon nombre de grimpeurs (y compris des bleausards de haut niveau) ont continué d'y grimper et de s'y faire photographier assurant en cela le mauvais exemple !










Sur place, aucune information, pas un panneau signalant que grimper sur ce bloc est dangereux et pourrait entraîner son basculement ! Je suis d'ailleurs de ceux qui militent contre ce type de panneau d'une part pour la plaie visuelle que cela constituerait, d'autre part pour leur efficacité plus que relative ! Dans le sable, il faudrait les sceller profondément dans un plot de ciment pour éviter leur vandalisation. Ensuite, comme on me le faisait remarquer, au petit jeu de "je n'avais pas vu le panneau, il est de l'autre coté !" C'est bien 4 poteaux qu'il aurait fallu poser ! Bref, un truc très moche...

Les différentes actions menées depuis 2010 comme nous le signalions dès leur réalisation n'ont eut aucun effet (ou presque) et le risque de basculement est toujours présent. Un vrai danger qu'un grimpeur au cerveau éveillé peut détecter mais pas ces enfants et autres visiteurs innocents.


Le risque est réel. En 1966, trois jeunes sont ainsi morts écrasés par un bloc qui a basculé dans la nuit non loin de la DJ.  Au 95,2, deux blocs se sont spontanément couchés : le Saut de la mort, ancienne arrivée du circuit rouge transformé en longue traversée orange et une voie de l'ancien bleu, non loin du sommet du pignon. Il y en a eut d'autres notamment dans les Grands Aveaux. Enfin, rappellez vous, à la DJ, pour éviter l'interdiction totale du site, le Cosiroc, les AAFF et la FFRP avaient lutté avec la Préfecture et obtenu que seul une douzaine de blocs soit enclos. Peu de temps après, la célèbre dalle du Requin (au dessus de l'Auberge) s'était en partie éffondrée sous son propre poids ! Bref, le risque est là de voir notre Bilboquet se coucher.

Mise à jour du 27 juin suite aux commentaires :
Ma phrase (Les différentes actions menées depuis 2010 comme nous le signalions dès leur réalisation n'ont eut aucun effet (ou presque) et le risque de basculement est toujours présent.) a semble t'il choqué mon ami Soleg, digne membre du Cosiroc (entre autres) qui suit de près le dossier pour la Commission érosion.

Il est vrai que l'enfouissement de blocs à la base du Bilboquet semble avoir stoppé l'élargissement de la fissure du socle. Mais le risque est bien présent.


Voici 2 photos pour compléter le propos :
- la première prise le 25/3/11 juste avant les travaux. Elle donne la valeur de départ. 
2 Triangles noirs (l'un de profil) correspondants aux points de mesure de la photo. On peut l'appeler balisage COSIROC,
Photo : Oleg/Cosiroc

-la seconde montrant le sérieux du suivi de la fissure (et la dilution des responsabilités)
 Les tiges ont été placées bien après les travaux de mars 2011 par la FFME 77. Ca manque un peu de discrétion mais cela donne de bons résultats. 

Photo : Oleg/Cosiroc


Merci de respecter ces témoins...

Soleg a refait une mesure il y a 1,5 à 2 mois. Ca n'avait pas évolué (1/2 millimètre en moins, donc dans les incertitude de mesure).

Dans un topo allemand !


S'agissant d'un autre bloc, soyez assuré que le problème aurait été traitée par l'ONF et les associations ! Nous l'avons fait (voir dans nos pages à droite) à la JA Martin ou à Franchard non loin de la Roche qui pleure et bien entendu, sur le Toit du Calvaire. Mais là, si on basculait préventivement le Bilboquet ou même si des piliers maconnés venaient l'étayer, la colère de certains serait certainement sans bornes !

Nous allons donc demander officiellement à l'ONF de matérialiser le danger. Souhaitant éviter l'enclos, un triangle peint sur les quatre faces nous parait le plus éfficace. Il symbolisera le danger d'y grimper. Je pense aussi qu'un ou deux gros blocs déposés à sa base ne seraient pas inutiles !


Notre article sera je pense relayé par bien des blogs et des forums français et étrangers. Souhaitons qu'à l'avenir les topos d'escalade fassent clairement apparaître l'interdiction et le danger. C'est le cas de Fun bloc, le topo de Jingo Woobly (en petit en bas de la première page sur le Cul de chien) et de quelques autres.


Souhaitons aussi que ce bloc ne soit plus utilisé comme un triste support publicitaire. Dernièrement, c'est en effet Addidas avec une vidéo-portrait sur la copine de Mister Woods, l'américaine Courtney Sanders, qui a montré le mauvais exemple ! D'ailleurs, cette vidéo est loin d'être un modèle de Green climbing !
Mise à jour :
La vidéo a été modifiée et le bloc du Bilboquet n'y apparaît plus ! Merci !
Pour prouver que cette image était bien réélle et pas une reeur de notre part, voici une capture d'écran de la vidéo avant modification !



Liens :
http://www.kairn.com/news__78985.grimper-bilboquet-vous-plait.html





http://www.ukclimbing.com/forums/t.php?t=494891&v=1#x6761835

The boulder of Bibloquet is without doubt one of the most well-known of font and as such one of the most photographed. It’s also the one that inspired the logo for LTL2B (this blog). In this blog we’ve often talked about this emblem of font that is nothing but a fragile colossus with feet of clay..

In effect the image of epinale which is the beach of sand that is cul du chien and it’s well known stony alluring head of the lion certainly could give into it’s own weight if the rock were to topple. Impossible? Not quite

Erosion is a natural phenomenon which man is helping to accelerate. It’s been many 10’s of years that some climbers were worried about the existence of many small cracks between the ‘boule’ and the plinth of the curio (boulder?) but also, of the presence of a large crack at the back of the plinth. The decision was taken to not encourage the climbing of this symbol of trois pignons. The routes of the Bibloquet are therefore no longer given in the topo’s.

Despite this many climbers (including bleausards of a high standard) are continuing to climb and to photograph themselves on it providing a bad example.

Bilboquet du Cul de chien un jeu dangereux

Le bloc du Bilboquet est sans doute l'un des plus célèbres de Fontainebleau et donc l'un des plus photographiés. C'est aussi lui qui a inspiré le logo de LTL²B !
Nous vous en avons parlé à de nombreuses reprises dans ce blog car cet emblème de Bleau n'est qu'un fragile colosse au pied d'argile...

The boulder of Bibloquet is without doubt one of the most well-known of font and as such one of the most photographed. It’s also the one that inspired the logo for LTL2B (this blog). In this blog we’ve often talked about this emblem of font that is nothing but a fragile colossus with feet of clay..

In effect the image of epinale which is the beach of sand that is cul du chien and it’s well known stony alluring head of the lion certainly could give into it’s own weight if the rock were to topple. Impossible? Not quite

Erosion is a natural phenomenon which man is helping to accelerate. It’s been many 10’s of years that some climbers were worried about the existence of many small cracks between the ‘boule’ and the plinth of the curio (boulder?) but also, of the presence of a large crack at the back of the plinth. The decision was taken to not encourage the climbing of this symbol of trois pignons. The routes of the Bibloquet are therefore no longer given in the topo’s.

Despite this many climbers (including bleausards of a high standard) are continuing to climb and to photograph themselves on it providing a bad example.


mardi 19 juin 2012

Un nettoyage à l'étoile noire digne d'un PN


Samedi 2 juin 2012, il y avait comme un petit air de "Clean Up Day" à l'Etoile Noire. L'étoile, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une superbe carrière transformée en site d'escalade aux portes de Marseille. Rien à voir donc avec cette grosse boule élaborée par l'Empereur... Ouais, "carrière" ça peut rebuter au départ mais les lignes sont tout aussi exceptionel que le rocher. En bon parisien, je m'étais laissé tenter il y a quelques années et franchement, je ne regrette pas !




Le site avait déjà fait l'objet de diverses opérations pour le rendre agréable et pratiquable ! Et, comme le signale les "monos" d'escalade du coin :
"Encore une fois, ce sont les grimpeurs, si décriés par les défenseurs de la nature qui sont à l'origine de cette matinée de nettoyage ; les mêmes qui ont donné l'apparence actuelle à tout le site en le débarrassant de la majorité de ses déchets lors des cinq années de "Clean Up Day" entre 2003 et 2007."

 Profitant du soutien logistique de l'opération "Calanques Propre" et du "Collec-tif", Matthieu Lupo et Nicolas Mitaut au nom de l'association des Carrières du Loin, invitent le Comité Départemental 13 de la FFME à délocaliser une part de sa participation vers l'Etoile Noire. Communication à l'appui : une moitié va nettoyer En Vau depuis la Gardiole et l'autre à La Ciotat.

Ainsi dès 9h, c'était distribution de sacs poubelles et gants aux grimpeurs issus de divers clubs d'escalade (Progression Verticale, Destrousse Escalade, le G.U.M.S.) et souvent accompagnés de jeunes bien sensibilisés à la sauvegarde des sites.



La preuve de l'efficacité des 30-40 personnes participant à l'opération !

Comme à Bleau, la quantité de déchets ramassés quelques heures (3h) par une quarantaine de personnes motivées et efficaces, est toujours ahurissante : merci et bravo à tous ! 


Bon, allez j'en profite pour vous dire que la campagne de ramassage des déchets en montagne dans les stations de sport d'hiver a elle aussi bien débuté. Vous pouvez retrouver le programe de cette édition 2012 sur le site de mountain-riders (lien dans notre colonne de gauche, associations de sauvegarde de la montagne).

Liens :
Le site ouaib de la grimpe à l'Etoile Noire :http://etoile-noire-escalade.blogspot.fr/

Le site des monos d'escalade :http://cmel.over-blog.com/article-operation-etoile-noire-propre-2012-106480124.html

lundi 18 juin 2012

Cohabitation entre usagers d'un même site exemple avec le Viaduc des fauvettes (épisode 2)

Dans le premier épisode, nous vous présentions ce site unique en Ile de France. Nous évoquions aussi les difficultés de cohabitation entre les différents usagers du site et la difficulté de pérenniser l'autorisation d'y grimper, voir, d'y faire du sport. Les deux dossiers sont parfois liés mais vu la longueur de chacun, ils seront abordés séparément ! La cohabitation entre les usagers d'un même spot est souvent le cœur de bien des polémiques et la source de nombreuses interdictions.

Le viaduc des Fauvettes n'échappe pas à cette règle.

Commençons donc par quelques généralités pour poser le contexte.

On connaît un nombre important de spots de grimpe interdits par leur propriétaire (qui peut être l'Etat, un particulier, une fédération de chasse…) en France, comme à l’Etranger. C'est bien souvent parce que ceux ci ne supportent plus les nuisances (avérées ou pas) causées par les sportifs (stationnement gênant, incendie, déchets, bruit, pillages des cultures...) Citons pour seul exemple le site de La Capelle.

A ces nuisances peut s'ajouter la peur d'être tenu pour responsable en cas d'accident, cause numéro un des interdictions par arrêtés municipaux. Il y a parfois un réel danger mais ce n’est pas toujours vrai… A elle seule, cette cause nécessitera un article entier où nous aborderons la politique de notre très chère FFME ! Le viaduc des Fauvettes fait bel et bien partie de ces deux catégories comme nous allons le voir.

Une autre part des interdictions provient de la volonté d’un groupe de soustraire le site à une ou plusieurs catégories d’usagers au nom d’une sacro-sainte sauvegarde, comme ci, ces usagers, étaient trop stupides pour ne pas participer à la préservation d’un site (bon en même temps, faut reconnaître qu’il y a des fois où c’est justifié vu le comportements de certains) ! C’est le cas de toutes les interdictions réglementaires (de l’Arrêté Préfectoral de Biotope aux réglementations nationales et internationales type Natura 2000, Parcs nationaux…) liées à la sauvegarde de la biodiversité et du patrimoine historique (archéologique en particulier).
Enfin, il y a les conflits d'usages qui naissent souvent du mépris des uns pour les autres, de la méconnaissance des activités de chacun, de la volonté de préserver sa tranquillité, d'une mauvaise répartition des responsabilités et charges d'entretien d’un site, du non respect des propriétaires ou gestionnaires d'un site, bref d'une longue liste d'incompréhensions.
Il suffirait parfois de quelques concessions de part et d'autre et d'un échange autour d’une bonne table pour éviter le conflit et les interdictions.


Le cas du Viaduc des Fauvettes.

Le viaduc et son écrin de verdure, véritable ilot de nature à vingt minutes de la capitale, est forcément devenu le refuge d’une faune et d’une flore remarquable et un site de prédilection pour tous les passionnés de sports et loisirs de plein air. La cohabitation entre ces usagers, comme nous le soulignons dans le premier épisode, est en général très bonne. Randonneurs, marcheurs, familles en balade croisent sans problème ramasseurs de champignons, coureur… Dans le monde vertical, il y a bien longtemps que grimpeurs et spéléologues ont fait la paix et les "collanteux" fréquentent les "boueux" sans aucun soucis tant que la pratique des uns ne gêne pas celle des autres.

Là où cela se complique, c’est justement quand une pratique entraîne une nuisance ou un danger pour les autres usagers.
C’est le cas par exemple des vététistes lorsqu’ils descendent à vive allure un chemin piétonnier. Le risque de collision est alors important et les plus vulnérables (les plus lents), ne manqueront pas de s’en plaindre ! C’est d’ailleurs pour cela que les sentiers bleus de la forêt de Fontainebleau avaient été interdits au VTT. On peut aussi ajouter dès à présent que le rejet sera d’autant plus fort que la pratique a un impacte fort sur la nature. En effet, l’érosion causée par les vététistes est plus forte que celle générée par les marcheurs. C’est la même chose avec les motards, quads et autres engins à moteur, les facteurs aggravant étant le bruit et la pollution qui dérangeront plus d’usagers que ceux situés à proximité immédiate. Les facteurs danger et érosion sont quant à eux renforcés par la vitesse et le poids des engins.
  
Dans le cas du viaduc, il faut remonter un peu le temps pour bien comprendre le contexte et la possibilité d’une éventuelle interdiction.

Rappelons donc que l'ouvrage fut bombardé durant la seconde guerre mondiale et que le trou d'obus dans la 11ème voûte avait entraîné la désaffection de l'ouvrage. Les grimpeurs et spéléologues avaient alors investi les lieux et y grimpèrent tranquillement jusqu'au début des années 90.

Un ouvrage d’art même désaffecté reste la propriété de l’Etat. Ce dernier ne souhaitant plus l’entretenir va chercher à s’en débarrasser (économie oblige). Quand on veut tuer son chien ont cri qu’il a la rage…
En 1997, un rapport de la DDE conclue qu’en l’absence de garde-corps le viaduc est dangereux. Pire, le trou d’obus remet en cause la stabilité même de l’ouvrage (qui tient quand même debout malgré nos assauts depuis plus de 55 ans !) Panique à la Préfecture… et donc un arrêté de péril immédiat interdisant toute approche de l'ouvrage… Nous reviendrons sur cette histoire dans un prochain épisode car le problème n'est pas totalement résolu !  Ajoutez que le site a connu quelques accidents mortels et plusieurs suicides et vous comprenez alors pourquoi le propriétaire est en droit d’avoir peur de se retrouver derrière les barreaux s’il se passait quelque chose aujourd’hui.




Depuis, les travaux coûteux ont eut lieu, le trou a été bouché et 440 mètres de barrières aux normes ont été posés. Elles évitent les accidents de basculement. En cas d'accident (mortel ou non)  vu leur hauteur, leur franchissement prouve une volonté délibérée et une acceptation du risque (sauf intervention criminelle d'un tiers). Leur présence en bon état est donc indispensable !

Voilà donc ce qui nous amène à parler de la cohabitation entre les usagers, du respect des équipements en place, des motards, des différentes activités de cordistes et de la slackline en particulier !

En effet, comme nous l’écrivions plus haut, une activité n’est tolérable sur un site que si elle ne met pas en danger les autres usagers et ne remet pas en cause les autorisations de pratique. Quand nous disons danger, il s’agit des dangers directs (collision avec un motard ou avec un pratiquant de saut pendulaire notamment) et, indirect (par détérioration de l’équipement ou projection de cailloux par exemple).

Nous avons déjà évoqué les motards et rappelons le, leur passage sur le tablier du viaduc est totalement interdit pour éviter :
-    les collisions avec les piétons,
-    la destruction de la chape d’étanchéité du viaduc refaite en 2003,
-    la projection de cailloux par les pneus.

La slackline et son dérivé, la highline, sont des activités remarquables et fort sympathiques. Elles ont toute leur place sur le Viaduc des Fauvettes dans la mesure où leurs installateurs et pratiquants respectent l’équipement en place et ne mettent pas en danger les usagers.





Mais avec la popularisation de cette pratique (on trouve des slacks dans bon nombre de magasins pas du tout spécialisé !), on voit des apprentis slackers tendre le bordel n’importe où, n'importe comment et parfois y accident ! 

Passe encore pour la gêne occasionnée quand la sangle est tendu au pied d’un bloc de Bleau (justement celui que vous vouliez faire, pas de bol !) mais quand celle-ci plie jusqu’à la rupture des barreaux des garde-corps, il y a mise en danger des pratiquants et des autres usagers ! Il  est évident que les altérations montrées ci-dessous ne sont pas l'oeuvre de pratiquants "informés" mais de débutants.
Voici quelques exemples récents des dégradations au Viaduc…



Les efforts sur les points sont considérables. Tout slacker (et encore plus highliner) le sait. Mais le péquin moyen ?

Nous avons évoqué rapidement la construction de cette ouvrage dans l’épisode précédent. Les blocs de meulière sont joints par du ciment. Par précaution, vu l’hétérogénéité de la roche (ce qui nuit à sa résistance mécanique) les grimpeurs ont remplacé au fil du temps tous les points par des broches scellées à la résine d’une longueur exceptionnelle de 25 cm et fabriquées spécialement pour le Cosiroc. Un point est donc à priori inarrachable dans des conditions normales d’utilisation et avec les forces habituelles liées à la pratique de l’escalade.

Pour la slack, c’est moins certain vu les forces de traction induites par certaines installations. Nous ne sommes pas du tout certain de la résistance des joints de ciment autour du bloc dans lequel est fixé le point.

Nous parlons ici du viaduc mais quand on voit certaines slacks au Saussois ou à Connelle, on peut aussi s’inquiéter.

Une highline, correctement installée (sur 2 points de tension minimums, plus des points backups) ne devraient pas  mettre en défaut la résistance des ancrages du viaduc. Mais le top, serait probablement de poser des ancrages spécial highline hors des voies d'escalade, au même titre que les installations de spéléo pour éviter tout conflit et accident. Nous lançons les négociations sur le sujet !

En attendant, je vous recommande plus que vivement la lecture complète des articles de Julien Millot dont vous trouverez des extraits ci-dessous.

Respectez et faites respecter l’interdiction d’utiliser les balustrades comme point d’ancrage. C’est la seule solution pour éviter une éventuelle remise en cause de nos pratiques sur ce site.

Quelques extraits signés Julien Millot

Donc pour faire clair :
- pas de highline avec un kit chill ou click ou une baobab. Ce n'est pas fait pour : Achetez du matériel d'escalade, ou mieux de travaux sur cordes. Acheter une sangle adéquate, une corde statique pour faire le backup. Oui c'est cher, mais moins que votre vie ou celle de votre meilleur pote.
- pas de highline si vous ne savez pas faire un noeud de huit : Entrainez vous au sol à simuler une installation de highline. Demander de l'aide (à nous) mais aussi aux personnes expérimentées. Imaginer les scénarios si une pièce de l'installation casse pour vérifier que vous serez toujours retenu.
- pas de highline si vous ne savez pas marcher et vous lever sur le double de la distance : C'est empirique mais c'est relativement vrai. Vous pouvez y aller "à l'arrache" évidemment, mais soyez conscient que le miracle ne s'accomplira pas là-haut.
- pas de highline si vous avez le moindre doute sur l'installation : Cela arrive même aux meilleurs qu'une installation défaille comme récemment avec
une erreur d'équipement qui a fait écrouler tout un pan de falaise.
- pas de highline pour "faire comme à la télé" : En tant que membre des "bad slackliners", j'ai une certaine responsabilité sur la vulgarisation de la pratique et sur la diffusion de
cascades à sensations d'un goût plus ou moins douteux. Je ne peux pas me permettre de dire ce qu'il faut et ne faut pas faire. Je peux seulement vous assurer que nos démarches avant de telles cascades sont réfléchies, menées d'une manière extrèmement sérieuse, et sont la suite logique d'années de pratiques en tous genres.


Avant/Après !






Ne vous êtes-vous jamais demandé : A combien de kilos ai-je tendu ma longline ?
Nous tout le temps. Alors un soir de pluie, avec mon ami Christophe, nous avons (ou plutôt il a) posé le problème à plat, forts de nos BAC+trop d'années inutiles à user les bancs d'écoles.
Résultat, une thèse très simple avec des approximations qui devrait nous permettre en connaissant quelques données d'en déduire la tension qui fait peur : LA TENSION dans MA longline...

Petit schéma :


Soient :
- L : longueur de la longline
- f : la flèche au milieu
- P : le poids du slackliner se tenant au milieu de la sangle et provoquant la flèche sus-mentionnée.
- T : la composante horizontale de la Tension de la longline qui permet au slackliner de ne pas toucher au sol.

Et bien en vertu d'un Théorème bien connu "Thalés" pour ceux qui se souviennent, on obtient la relation hyper simple : (P/2)/T = f /(L/2)
D'où l'on peut en déduire que : T = LP/(4f)
Voici déjà une bonne approximation de la tension dans la longline avec cette force T. Car non ce n'est pas la tension dans la longline exactement mais la composante horizontale de la tension de la longline. 


Ajoutons :
- a : l'angle formé par l'horizontale et la longline au niveau de l'ancrage.

Si l'on veut obtenir la tension réelle dans l'axe de la longline (celle que le dynamomètre mesure), la relation se complexifie un peu : Treelle = T/cos(a)

Et l'on connait cos(a) par la relation dans un triangle rectangle cos(a) = côte adjacent/hypoténuse
Avec côté adjacent = L/2 et hypoténuse = sqrt(f x f + L x L /4)

Mais avant de sombrer dans la dépression mathématique, regardons ce que vaut un angle a dans l'exemple d'une longline de 100m avec 2m de fléche pour une personne pesant 80kg : 2,29°.
Que vaut le cos(2,29°) = 0,999. Autant dire 1.

Donc ouf ! La tension Treelle est réellement très proche de T.
Conclusion : Si vous arrivez à tendre une longline d'une longueur connue telle qu'une personne d'un poids connu crée une flèche connue en son milieu sans toucher par terre, alors vous savez que la tension générée aux ancrages vaut approximativement : T = LP/(4f)

Remarques intéressantes :
- la force de tension est indépendante du type de sangle. Que vous ayez une sangle basique, ou la dernière sangle en vectran, pour la longueur, la flèche et le poids de la personne qui fait le test, la force restera la même. Cependant, avec une sangle élastique, vous n'arriverez tout simplement pas à tendre la slackline assez avant sa rupture. Notez qu'on néglige ici le poids propre de la sangle dans ce modèle.

- L'élasticité n'intervient pas dans ce modèle statique. L'élasticité intervient cependant dans toute la phase de tension (ce qui fait qu'on arrive ou non à tendre la longline pour ne plus toucher au milieu). Les sangles les plus fortes (Vectran données pour 8T à la rupture) cassent aussi parfois vers 2T. La théorie mise en oeuvre lors de la tension d'une longline est beaucoup plus complexe à mon avis.

(ERRATUM CORRECTION) - La différence de tension entre la tension à vide de la slackline, et la tension avec quelqu'un dessus fait intervenir l'élasticité de la sangle. En effet, si on prend le cas extrème d'une sangle sans poids propre, totalement inélastique, alors il n'y a pas besoin de la tendre, il suffit juste de la placer pour que le slackeur ne touche pas le sol, et la tension sera appliquée dès que le slacklineur marchera dessus. A fortiori donc, une sangle très statique aura une tension à vide plus faible qu'une sangle plus élastique, ce qui se vérifie en pratique lorsque vous comparez la tension à vide à mettre dans une Moonwalk (4,4% à 15kN et 33,4g/m) par rapport à une Dark Blue (5,5% à 15kN et 66g/m) pour une même flèche.

Conclusion :
Plus vous mettrez vos ancrages haut, moins vous aurez à tendre. Si vous gardez en tête cette formule T = LP/4f, avec des approximations, vous pourrez vous dire si vous avez ou non de la marge sur votre système.
Une slackline de 100m avec 2m de flèche pour une personne de 80kg nécessite une tension d'1T. La même slackline avec 1m de flèche nécessitera 2T. 
Si vous avez des doutes sur ce calcul, n'hésitez pas à nous écrire et à nous démontrer qu'il est faux. 
Un grand merci à Christophe pour les souvenirs de mécanique !
A vos calculettes pour les abaques.



Vous n'êtes pas sûrs du point de gauche parce que la pierre vibre un peu lorsque vous tapez dessus...

... Vous aviez raison d'avoir des doutes, mais il aurait fallu s'écouter et procéder à un changement avant la catastrophe...

A l'heure où nous venons de lancer notre version 2 en ligne du guide du highline, je me permets de revenir à la charge sur la sécurité en highline. La pratique se banalise, mais il faut faire attention que vos installations ne descendent pas sous un niveau acceptable de sécurité. Niveau fort subjectif certes, mais voici quelques photos que j'ai pu prendre lors d'un fameux weekend highline grâce auxquelles vous allez peut-être pouvoir comprendre quelques choses à faire ou plutôt à ne pas faire. C'est parti en avant les images.



Les articles sécurité
tiens, elle est où la ligne de sécu ?
Qu’est-ce que le highline ?
Le highline est la pratique du slackline, au dessus d’une hauteur mortelle pour le pratiquant si l’installation venait à céder et/ou le pratiquant à chuter sans leash. Cette hauteur n’est pas forcément vertigineuse. Elle se situe de 5 mètres à 1000 mètres (pour l’instant…). Le slackline et le longline se pratique entre 0.50 et 2 mètres du sol. Entre 2 et 5 mètres se situe une zone dans laquelle le highline ne peut se pratiquer, – bien qu’une chute de cette hauteur puisse être létal pour le pratiquant – puisqu’une chute vachée sur la highline pourrait amener le slacker à heurter le sol. Dans cette fourchette de hauteur, je recommande soit de ne jamais pratiquer le highline, soit de pratiquer une version un peu fade du highline, c’est-à-dire un pont de singe sécurisé par-dessus.
Au-delà de cette description clinique, le highline reste avant tout un état d’esprit. C’est une quête de l’espace, de l’équilibre total.

lire aussi : http://www.escalademag.com/la-slackline-activite-en-vogue
 
Copyright © 2014 Tribune Libre de Bleau et Cie | Blogger Template Distributed By ZMTemplate | Designed By OddThemes