Les Titres

vendredi 23 décembre 2016

Bonnes fêtes !

2016 dans le rétroviseur, c'est vers 2017 que se porte désormais notre regard et nos espoirs.
Le temps est venu de faire la fête pour mieux tourner la page...
A très bientôt donc !


mercredi 21 décembre 2016

[MATOS] Pour Bart 7+8 font 3748

S'il vous manque encore une idée de cadeau à glisser sous le sapin, pourquoi ne pas offrir à votre grimpeur préféré la nouvelle édition du célèbre topo 7+8 de Bart ? Cette 4ème édition affiche une belle couverture orange qui tranche nettement avec les anciens visuels des grès de Fontainebleau. 
Toujours aussi qualitatif dans le choix des photographies et la conception des plans, ce topo a pris de l'embonpoint depuis le premier tome sorti en 2002 car on est passé de 1789 blocs à 3748 voies !

Fidèle à ses premières réalisations, Bart a conservé ses principales différences à savoir le format (paysage) et l'absence de traversées. A l'heure actuelle, s'est sans aucun doute un des meilleurs topos du marché pour grimpeurs de haut niveau avec celui signé par Sébastien Frigault et Jean Jacques Naëls que nous avions d'ailleurs testés en même temps que la 3ème version de 7+8.

Pour les bleausards, sachez que ce nouveau topo est disponible depuis novembre à Milly (librairie et presse), 
au gîte The House à Tousson, à Fontainebleau chez Scape, pour les parisiens, Au vieux Campeur. Pour le prix, comptez  quand même 35 euros.


Si le père Noël passe par chez nous, nous ne manquerons pas de décortiquer ce nouvel ouvrage et d'en publier le test...

lundi 19 décembre 2016

Fin d'année sous Très Haute Tension dans la vallée de la Durance, les Hautes Alpes et les Ecrins !

Si vous nous suivez sur facebook, vous le savez déjà mais pour les autres, fidèles internautes débranchés des réseaux sociaux, la fin d'année 2016 a été marquée par de très nombreuses actions des opposants au réseau électrique à très haute tension encours de réalisation aux portes du Parc National des Ecrins. Après des mois de silence, la presse nationale s'est réveillée, secouée par le buzz d'une vidéo où les slackeurs opposés au projet utilisaient les immondes pylônes comme ancrages. Ensuite, on a pu écouter l'ami Lionel Daudet intervenu samedi 3 décembre dans l’émission CO² mon amour. Et depuis quelques jours, les collectifs rendent public les rapport d'enquête qui mettent à mal la Préfecture et RTE dans leurs engagements de respect des procédures administratives et environnementales !

Ainsi, samedi 17 décembre 2016, les opposants ont dévoilé un rapport "confidentiel" faisant état des contrôles réalisés par divers organismes sur les différents sites de travaux. Ce rapport confirme ce qui est dénoncé depuis longtemps, à savoir de très nombreuses irrégularités sur les chantiers. Exemple : plus de 80% des pistes d’accès sont non conformes aux autorisations, 58% de ces pistes sont non conformes ne respectent pas les enjeux écologiques, … la liste est longue et la conclusion sans appel pour les collectifs «
il nous semble que ces écarts constituent des éléments de nature à fragiliser les arrêtés préfectoraux délivrés en matière de défrichement et de dérogation espèces protégées dans un contexte de contentieux ». 

Hier, c'était le dossier administratif du P1 qui était mis à mal une nouvelle fois notamment sur sa conformité avec l'arrêté autorisant le défrichement !



Rappelons que les Pyrénées, le Verdon et la Maurienne ont su imposer après de très longues luttes l’enfouissement de projets plus ou moins identiques à RTE. Dans le Verdon, les grimpeurs se souviennent sans doute des interventions de Patrick Edlinger fervent défenseur des Gorges sans Pylônes !
Et pourquoi pas les Hautes-Alpes ? 
Sans doute parce que l'Etat a décidé de faire vite, quitte à se mettre hors la Loi !

Dans le Verdon, « Le projet prévoyait une ligne de 400 000 volts, entre Boutre (Var) et Broc-Carros (Alpes-Maritimes), traversant le site du Verdon en deux endroits. Il devait se substituer à deux lignes aériennes parallèles, l’une de 225 000 volts, l’autre de 150 000 volts. » Libération précise : « Le Réseau de transport électrique (RTE, filiale d’EDF) a donc finalement accepté en 2008, après trente ans de bataille, de passer d’une ligne de 400 000 volts à une de 225 000, et surtout, d’enfouir la ligne, ce que proposaient les associations écologistes depuis plusieurs années. RTE s’engage ainsi à ne pas toucher aux Gorges du Verdon ». « Gorges du Verdon : le Conseil d’État enterre le projet de ligne haute tension » titrait donc Le Monde du 10 juillet 2006.

Idem avec le projet d'une ligne à très haute tension dans les Pyrénées devenu "SOUS les Pyrénées" pour L’Usine Nouvelle du 18 février 2015 et dont France bleu Roussillon retrace l’historique : «Une THT dont les Catalans ont obtenu l’enfouissement de haute lutte. Côté technique, les caractéristiques de cette ligne sont impressionnantes » Des Catalans mobilisés : « l’enterrement de la ligne a été obtenu après six ans de combats, avec en point d’orgue le 1er mars 2008. Ce jour-là, 15.000 personnes manifestent à Perpignan : associations, élus de tous bords, Catalans du nord et du sud réunis. Pour les opposants, pas question de balafrer la montagne. On parle du Vallespir, des Albères… le combat dure depuis le début des années 2000 »

Enfin, la Maurienne a elle aussi obtenu l’enfouissement de sa ligne comme l'a rappelé, le Dauphiné Libéré dans un dossier au combat contre la THT. Le journal prend l’exemple de la Maurienne qui actuellement enfouit des lignes vers l’Italie : « La Maurienne et le Val-Gelon se sont battus bec et ongles ». Un combat « largement relayé par les élus locaux : interpellation publique du gouvernement par Michel Barnier alors sénateur ; interventions répétées de Louis Besson, député-maire de Chambéry (…) Droite et gauche étaient unies dans un même objectif ».

Mais dans les Hautes Alpes, il semble que l'Etat méprise les règles jusqu'à se faire tapper sur les doigts par ses propres missions de surveillance ! 
Ainsi la MISEN (Mission Interservices de l’Eau et de la Nature) qui assure notamment le « contrôle des travaux liés au projet RTE Haute-Durance » dont les avis sont régulièrement bafoués par RTE a pourtant rédigé et transmis un rapport des plus explicite sur les irrégularités !

Un feuilleton que vous allez découvrir dans les semaines qui viennent au fur et mesure des révélations (voir sur notre page facebook ce matin)

Les premiers articles sont à lire sur le site Avenir Haute Durance (entre autres)

http://avenirhautedurance.com/2016/12/18/le-prefet-qui-veut-enterrer-les-rapports-sur-les-centaines-dinfractions-de-rte-et-ses-entreprises/

http://avenirhautedurance.com/2016/12/18/controle-administratif-fuseau-p1-rte-touchee/

http://avenirhautedurance.com/2016/12/04/lionel-daudet-denonce-les-lignes-tht-sur-france-inter/


Photo Ulysse Lefebvre

vendredi 2 décembre 2016

La FFME précise son positionnement à propos de la gestion des risques en sites naturels

Il y a quelques semaines, informé par notre ami Bruno Fara de la condamnation de l'assureur de la FFME, nous lancions l'alerte sur le devenir de l'essence même de la pratique : les sites naturels. Quelques jours plus tard, grâçe aux efforts de Pierre Délas pour Fanatic Climbing, nous pouvions vous transmettre la position du Président de la Fédération. Si son interview semblait un peu laconique c'était sans doute pour réserver son contenu aux membres du Conseil d’administration qui ont décidé le 26/11/2016 d’orienter l’action de la Fédération dans 3 directions pour avancer sur le dossier de la gestion des responsabilités en sites naturels d'escalade. Un Conseil qui l'a fait savoir en adressant un courrier à tous ses licenciés mais qui mérite d'être partagé auprès de tous les grimpeurs et mêmes auprès de tous les pratiquants de sports de nature tant les parallèles peuvent être établi avec le VTT, le Canyon, la Randonnée...

L'affaire, longtemps restée confidentielles est maintenant largement relayée sur les blogs et sites web du milieu montagne. Si certains pensent que ce jugement sonne définitivement le glas du système de convention signée entre un comité département FFME et un propriétaire de SNE (Site Naturel d’Escalade), le déchargeant ainsi de toutes responsabilités liées à la pratique de l’escalade, nous pensons encore que l’appel porté au jugement, et qui fera jurisprudence, peut encore être favorable à l'assureur.

Toutefois, la FFME a d’hors et déjà gelé la signature de toutes nouvelles conventions.
Et la FFME, sous l'impulsion de Pierre You, vient d’adresser à tous les licenciés un courrier, expliquant la situation actuelle et les pistes pour s'en sortir.

Première étape : UN INVENTAIRE QUALITATIF DES SITES CONVENTIONNÉS


"Redéfinir une politique de gestion impose d’avoir une vision la plus claire possible du périmètre concerné et des caractéristiques de ces sites. C’est pourquoi en complément de l’audit effectué en 2013, sera lancée très prochainement une enquête auprès des comités territoriaux qui permettra de mieux appréhender le facteur risque des sites conventionnés."

Deuxième étape : AGIR POUR UNE ÉVOLUTION DE LA LOI

"L’idée est de faire évoluer la loi en préconisant une exonération légale de la responsabilité "sans faute" des propriétaires de sites naturels qui permettrait d’échapper au caractère implacable de l’article 1242 al. 1er (anciennement 1384 al. 1er) du code civil. Plusieurs actions ont été initiées auprès de parlementaires, du CNOSF, du ministère chargé des sports, prochainement de l’association des départements de France pour nous aider dans cette démarche."


Troisième étape : FAVORISER LA MISE EN ŒUVRE DES COMPÉTENCES DES COLLECTIVITES TERRITORIALES


"Le code du sport désigne clairement les départements comme "chef de file" en matière. de développement des sports de nature. Cette compétence est à l’origine de la création des Commissions Départementales des Espaces, Sites et Itinéraires relatifs aux sports de nature (CDESI) et des Plans Départementaux des Espaces, Sites et Itinéraires relatifs aux sports de nature (PDESI). En toute logique, il appartient à la collectivité territoriale d’ouvrir les espaces aux pratiquants sportifs en passant elle-même des conventions d’usage avec les propriétaires, notamment pour les espaces, sites et itinéraires qui font l’objet d’une inscription au PDESI." et du coup d'en porter la responsabilité.

Autant d'actions qui vont dans le bon sens et devraient permettre aux professionnels et amateurs équipant nos falaises ou balisant nos circuits d'être rassurés. Afin d’échanger sur tous ces sujets la fédération organise à destination de ses comités territoriaux un colloque le 7 janvier 2017 à Paris. D'ici là, n'hésitez pas à les contacter pour les soutenir et donner vos avis. Faites attention, ne grimpez pas n'importe où, utilisez le bon matériel et faites gaffe à la signalisation en place (l'hiver, c'est le moment des travaux et purges dans certains sites comme à Orpierre en ce moment) 

Bien entendu, la FFME ne peut et ne doit pas agir seule mais s'entourer des FFCAM et FSGT à minima ! Devenez acteur et défenseur d'une pratique libre et assumée en sites naturelles. Adhérez à une fédération.
 
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