Les Titres

vendredi 30 septembre 2011

Appel du collectif contre les forages liés au Gaz de schiste

Nous relayons ici l’appel du collectif seine-et-marnais contre le gaz de schiste !

"On s’y attendait, la loi votée le 30 juin n’a fait que repousser de deux mois l’appétit des pétroliers. Comme prévu, la loi qui interdit sans interdire ne les a guère impressionnés.
Les pétroliers mettent les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu.
Nuit et jour, l’activité s’intensifie en Seine-et-Marne.


Extrait carte google site de Chaunoy

Les allées et venues des foreuses sur la concession du Chaunois C30, située dans le Sud du département, inquiètent les habitants. Cette concession a été accordée à la compagnie canadienne Vermillon qui a reconnu, en mai dernier, avoir procédé à 17 fracturations hydrauliques en 2007, dans le Bassin Parisien. Elle n’a pas l’intention de s’arrêter.

Le 12 septembre dernier, le préfet de Seine-et-Marne a autorisé la nouvelle compagnie Zaza Energy Corporation, issue d’une fusion avec Toreador-Hess, à installer pas moins de 14 ouvrages de surveillance de la nappe aquifère de Champigny qui alimente le Bassin parisien. Ces ouvrages sont prévus sur les communes de Doue et Jouarre.



Ainsi, les pétroliers s’intéresseraient à la qualité de l’eau qui alimente les Franciliens ? A part le Préfet, qui peut croire que cette surveillance ferait partie de leur compétence ? Sûrement pas la fonctionnaire récemment engagée à la Direction régionale de l’Environnement pour contrôler précisément que l’industrie du pétrole et du gaz de schiste ne pollue pas nos réserves souterraines en eau. A moins que les pétroliers ne soient chargés par l’administration de s’auto-contrôler…

Cette autorisation prépare, en fait, le captage par les pétroliers de 20 millions de litres d’eau par fracturation.

Enfin, Toreador-Hess pouvait toujours jurer qu’il n’y aurait pas de fracturation hydraulique, la compagnie est remplacée par ZazaEnergy !

La mise en scène, le silence n’ont que trop duré. Stop !
Les pétroliers détruisent irrémédiablement l’environnement,
Les pétroliers polluent irrémédiablement l’eau (elle est désormais livrée par citernes aux habitants de Pennsylvanie et d’Alberta, en Amérique du Nord).

Habitants, élus, appellent à se rassembler le 1er octobre àBlandy-les-Tours, devant la mairie, à 14H.

Des citoyens d’Ardèche, du Gard, du Var, du Lot etc… nous rejoindront
Pour que Blandy-lesTours ne devienne jamais Blandy-les-Derricks !"
En savoir plus

. et quelques liens :

Collectif ILE DE FRANCE (contact) :collectif-citoyen-idf-non-auxgpds@ lists.riseup.net

Collectif SEINE ET MARNE :

Collectif Collectif BASSEE-MONTOIS :

Collectif de JOUARRE :

Collectif MELUN SENART : Accès groupe Facebook

Collectif VAL DE MARNE (94) :

Collectif HAUT DE SEINE :

Les rochers de Barbizon pris comme support pédagogique de Land Art

Bonjour,

Il y a quelques jours, l’ami William, de passage aux abords du circuit d’escalade pour enfants d’Apremont Bisons découvrait que les blocs avaient servi de support à l’expression artistique d’une classe d’un collège de la région.

Land Art à Apremont Bisons, sept. 2011
photo William Baptiste


Selon Wikipedia, « le Land Art est une tendance de l'art contemporain, utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rocher, etc.). Le plus souvent, les œuvres sont à l'extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l'érosion naturelle ; ainsi, certaines ont disparu et il ne reste que leur souvenir photographique et des vidéos. Les premières œuvres ont été réalisées dans les paysages désertiques de l'Ouest américain à la fin des années 1960. Les œuvres les plus imposantes, réalisées avec des équipements de construction, portent le nom d'Earthworks (littéralement terrassements).
Avec les artistes du Land Art, la nature n'est plus simplement représentée mais c'est au cœur d'elle-même (in situ) que les créateurs travaillent. Ils veulent quitter les musées et les galeries avec leurs tickets d'entrée et heures d'ouverture afin de véritablement « sortir des sentiers battus ».
Si les Earthworks sont des altérations durables du paysage, la plupart des œuvres du Land Art relèvent plutôt de l'art éphémère, vouées à plus ou moins longue échéance à la disparition sous l'effet des éléments naturels. »

Art ? Nemours...
Le phénomène n'est pas nouveau. Sans parler des gravures rupestres préhistoriques, les blocs de Bleau ont servi de support à deux nombreuses réalisations plus ou moins artistiques... dans la colonne de gauche, parmi les articles les lus de ce site, le tag des Grands Aveaux avait fait polémique. La situation et le contexte était d'ailleurs très différent. Celui du bloc du Cul de chien dans les années 80, ou celui de Nemours sont eux aussi de tristes souvenirs.

Apremont bisons, sept. 2011 photo : W. Baptiste
Si les photos rapportées par William font un peu mal aux yeux, et montrent parfois que les enfants ont bien compris le sujet et ont de véritables goûts pour la chose, elles soulèvent quelques interrogations :
Etait il judicieux d’apprendre aux enfants à peindre sur les rochers de la forêt de Fontainebleau ?
Ou, comme le dit William :  « A 12 ans les tags avec la bénédiction de l'Education Nationale, à 14 ans la biture et puis on fout feu à la forêt ... »

Les enfants apprennent-il vraiment  à préserver la nature par ce projet pédagogique ?
Le respect de la nature ne passe t’il pas déjà par un respect des réglementations par les organisateurs ?

La signature des œuvres ne laissant aucun doute, William a immédiatement contacté le dit Collège dont voici le courriel d’excuses, sincères.

« Tout d'abord, recevez au nom du Collège nos plus plates excuses concernant les dégradations que vous avez constatées sur le site de Barbizon.
Après avoir reçu les professeurs organisateurs de la sortie il s'avère que :
- les professeurs regrettent de ne pas avoir informé, au moment de l'organisation de la sortie, l'ONF afin de lui présenter le projet.
- les peintures sur les rochers font écho à un projet d'arts plastiques (Land art) qui avait été amorcé il y a plusieurs années par un professeur qui a maintenant quitté l'établissement.
Il s'agissait à l'époque de mettre en valeur un (petit) élément naturel.
Les professeurs ont avoué avoir été "débordés" par les productions des élèves.
- les peintures sont des gouaches et devraient disparaître dès qu'il pleuvra.
- un professeur se rend sur place cet après midi pour essayer d'en nettoyer au plus vite les plus gros méfaits.
- les élèves ont, le même jour, ramassé 2 gros sacs poubelle de détritus laissés par leurs prédécesseurs sur leur aire de pique nique.
- une intervention sera faite dans les classes pour revenir sur la notion de respect de la nature.

Je ne cherche pas à minimiser les dégâts que vous avez constatés, et j'en suis particulièrement contrite.
Les professeurs s'en montrent extrêmement confus.
Les élèves seront informés de l'impact que leur action a entraîné.

Je compte sur votre tolérance pour accepter nos excuses ; il est évident qu'une 3ème sortie (avec d'autres classes) prévue le 7 octobre ne reprendra pas le même projet. »

Merci et bravo.

Apremont Bisons, septembre 2011, photo W. Baptiste

Cette réponse de la Principale est complétée par un post d’un professeur du dit collège (Extrait) :
"Land-art" à Barbizon: il y a peut-être plus grave en forêt? par Ph. A ~ 30.09.2011 00:05
Ce n'est peut-être pas la peine de dépenser trop d'énergie sur cette "affaire" qui ce soir n'en n'est plus une.

Apremont Bisons
sept 2011
photo W. Baptiste
Et si on partait du début: 2 classes de 6ème du collège sont parties un beau matin, à pied, en direction de Barbizon parce que 6 km, ça ne justifie pas un car et toute a pollution qui va avec (vandales mais écolo quand même les collégiens de Perthes), et après un peu de culture à l'auberge Ganne sur les coloristes (ça en a inspiré certains), le groupe a pique-niqué au sommet de la butte des peintres. Pas en bas, là où tous les groupes se posent et où cela est devenu immonde avec 3 emballages au mètre carré (voilà un bon sujet de forum), non, là-haut, où l'on pourra sensibiliser les élèves sur le fait que l'endroit est propre et qu'il est hors de question laisser le moindre emballage, et c'est ce que l'on a fait. 110 gamins y sont passés au total et vous pouvez y monter, c'est même plus propre qu'avant. Oui, nous sommes spécialisés dans l'art éphémère mais pas dans le durable parce qu'un emballage c'est 100 ans. (vandale, mais bien plus respectueux que les hordes de gamins qui larguent tout en forêt à la canche, canon, St Germain sans que ça ne dérange plus que ça les soit disant responsables de ces groupes.

Puis on a poussé un peu plus loin pour faire un peu d'escalade. Sans y mettre des kilos et des kilos de magnésie (voilà un autre bon sujet de forum),alors qu' un simple petit chiffon avec un peu de résine dedans, ça peut être suffisant jusqu'au... aller 7a/7a+, et je peux le prouver à certains sceptiques. Et puis on a fait aussi un peu de land’ art. Quelques amas de bois joliment redisposés , quelques animaux sortis tout droit de la préhistoire, mais là, personne pour les prendre en photo, à par moi, j'ai des photos sympa pour les curieux. Et puis on est rentrés, en bus car l'art ça fatigue.

Et puis 2 jours après, un autre groupe, même programme, même civisme au niveau du mode transport et du pique-nique, mais pas du tout le même sens artistique . Ah, les gouts et les couleurs !!! et les collègues (moi je n'y étais pas ce jour là) qui savent qu'aux prochaines pluies il n'en restera plus traces et qui laissent les peintures en l'état.

Effectivement, il y a eu dérapage et le lendemain je suis venu constater les dégâts avec un collègue qui était de cette sortie ce jour là et nous avons abrégé la vie de ces œuvres éphémères avant que la pluie ne s'en charge. Un peu d'huile de coude et tout est rentré dans l'ordre. (…) Voilà, c'était la réponse d'un enseignant , grimpeur et peut-être plus respectueux de la forêt que certains qui s'expriment sur ce site » (...)

La réponse est claire et tout à fait recevable… Je suis même complètement d’accord sur la magnésie, les déchets… et ce blog regorge d’articles sur ces sujets.
Philippe, le dérapage de votre Collège est donc relevé au même titre que ceux que vous dénoncez. L’incident est clôt.

Mais je reste septique sur l’atteinte de l’objectif pédagogique de ce type de sorties.
Vos deux classes ont participé très activement au nettoyage de la forêt (un grand bravo, sincère, à leur transmettre, de notre part) mais quelques heures après, ces mêmes élèves « taguent » les rochers (au demeurant ceux utilisés par d’autres groupes scolaires dans le cadre de projets escalade).
Sans faire d’amalgame, les enfants ont il bien compris la différence entre l'art éphémère et le marquage de « son » territoire lors de leur appropriation temporaire de espace ? La signature à base de code postale est aujourd'hui le tag le plus rependu dans les transport en commun…

Apremont Bisons,
Sept. 2011
Photo : W. Baptiste
Certaines œuvres (le bonhomme en bois par exemple est une bonne illustration d’une œuvre réussie) me laissent un peu d’espoir.
Les connaisseurs de Bleau, ont peut être aussi remarqué ces magnifiques imitations de peintures préhistoriques réalisées sous un surplomb non loin du Toit tranquille, toujours à Apremont. D’ailleurs, le Land Art est la passion de certains très forts grimpeurs dont la figure de proue est certainement la discrète Catherine Miquel… J’apprécie aussi énormément cette sculpture en bouleau qui marque l’entrée du Parking de l’Auberge de la Feuillardière (à la sortie d’Arbonne). 

Personnellement, je préfère photographier les œuvres de Dame Nature qui nous propose de magnifiques sculpture ou même anthropomorphe.






D’ailleurs, celui-ci, aurait très bien pu faire l’objet d’une photo le mettant en valeur sans pour autant souligner ses caractéristiques de couleurs…

Apremont Bisons, sept. 2011
Photo W. Baptiste


Enfin, je ne pense pas qu'il soit utile de vous rappeler que vous devez solliciter l’autorisation de l'ONF pour les sorties de groupes. Le respect de la nature commence aussi par le respect des règles fixées en collaboration avec l'Inspection Académique (même si on crève de cette paperasse).

Donc, encore un grand merci pour le nettoyage effectué ainsi que le ramassage des déchets laissés par vos prédécesseurs qui méritent les mêmes remontrances.

Avec tout cela, j'ai presque oublié de parler des 200 canettes de bière et du reste de brasier au pied de hiéroglyphe ...
Les bleausards qui se rendront à la collective d’entretien du circuit Saumon se muniront-ils d'un sac pour emporter une partie du très gros tas ?

lundi 26 septembre 2011

Circuit saumon d'Apremont, Merci les copains

Georges Tsao et Léo Drevet ont changé la très grande chaîne qui permet la descente du bloc n°3 orange et n°56 saumon des  Gorges d'Apremont...

Le frottement sur le rocher l'avait sérieusement endommagée. Il existe très peu d'équipement de ce type à Bleau (91,1...) mais il ont leur utilité. Ils sont à vérifier avant chaque descente !
L'occasion pour moi de remercier une nouvelle fois tous les bénévoles (je dis bien bénévoles car aucun baliseurs de circuits n'est rémunéré pour ce travail !) qui s'investissent sur l'entretient des circuits d'escalade de bleau et la lutte contre l'érosion. Je reviendrai bientôt sur ce sujet...

Toute neuve !


Une petite équipe du GUMS avec  la participation très active de Jacky GUINOT vient de repeindre le célébre circuit saumon à Apremont, certains blocs ont été nettoyés, mais pour terminer le travail afin de parcourir les blocs dans de meilleures conditions, il reste encore un peu de travail.

Georges fais appel à toutes les bonnes volontés pour se joindre à la collective qui aura lieu le samedi 8 octobre 2011, RDV à 9 h30 au carrefour du Bas Bréau à Barbizon.
Prévoir chaussons pour monter sur les blocs.
Si possible le matériel suivant: 
> baudrier, sangles pour amarrage, mousquetons à vis, prussiks,
> corde de 20 m (si vous avez), balayette, ficelle pour attacher la brosse, gants de jardinier, sécateur, banane pour ranger le petit matériel. Topo si possible.
Pensez aussi au pique nique.
Merci de laisser un commentaire ci dessous si vous désirez y participer afin que l'ami Georges organise et prépare le matériel nécessaire (échelles, corde, brosses).

La chasse a repris !

 

Pas dans la domaniale de Fontainebleau mais dans tous les environs… amis randonneurs, vttsistes, grimpeurs et autres utilisateurs, méfiance !!! Certains sites et leurs accès à travers champs et sentiers peuvent devenir dangereux le WE.

C’est particulièrement vrai en Essonne notamment à la Padôle, Videlles ou Mondeville. Dans ce massif, il y a quelques années, mon ami Didier Gérardin a ouvert une dalle qu’il a baptisé « Vol et recel de plomb »… Le jour de l’ouverture de cette dalle, des chasseurs embusqués plus bas sur le GR n’ont pas hésité à lui tirer dessus sans doute alerté par les bruits de ce garçon farfouillant dans les fougères. Ces chasseurs n'avient aucune visibilité !

Bref, faite attention à vous d’autant qu’en dehors des domaniales, les chasseurs sont beaucoup moins encadrés et ne mettent pas toujours de signalétique aux abords des parkings et chemins !

L’automne, c’est aussi la saison du ramassage des champignons, châtaignes… et celle du brame du cerf, donc de la chasse à l'image !

Chaque année des centaines de personne, plus ou moins respectueuses de la nature, souhaitent venir écouter ces impressionnants « mugissements » tant en forêt de Fontainebleau que Rambouillet. Des dizaine d’organismes proposent des balades nocturnes pour observer ce phénomène. Les naturalistes sont aussi très nombreux à vouloir faire la photo, le film…

Comme le dit l’ami Jean Poule sur son blog (extrait) :

« Les dérangements occasionnés par les observateurs et les photographes peuvent perturber la vie de ces quelques herbivores que veulent bien nous laisser l'administration forestière et leurs obligés : les chasseurs.

Ne nous leurrons pas, les animaux du massif forestier de Fontainebleau sont (même en temps normal) des animaux stressés.
Pas une parcelle, pas un recoin, ne sont à l'abri de cette foule envahissante, sillonnant le massif.
Ne se vente t-on pas de ces millions de visiteurs par an, parcourant le massif  !
D'ici quelques décennies la forêt de Fontainebleau, s'il reste encore des arbres sur pied, pourra être comparée au Bois de Boulogne. »

Ce n’est pas le seul article qu’il a consacré au phénomène tant il est sollicité par des personnes souhaitant connaître les bons coins de Bleau. Il est aussi choqué par le comportement de certains « accompagnateurs » peu scrupuleux… et il a raison.

Ces animaux sont en danger. Laissons les tranquilles. Un constat que partage tous les naturalistes sérieux de Fontainebleau…

Vous pouvez tout de même contacter Les Maison du bornage, association qui a fêtait ses 15 ans !

C’est aussi l’occasion de revenir sur une aventure unique en Seine-et-Marne. Constatant l’ampleur des nuisances engendrée par la fréquentation trop élevée du massif de Fontainebleau, Josée de Félice, qui enseigne à l’université Paris VII, engage dès 1996 ses étudiants dans une démarche particulière : * apprendre aux visiteurs à préserver cet environnement unique. * mettre en place des actions d’éducation à la nature. * soutenir les communes du bornage en créant des pôles thématiques d’accueil, à l’exemple des Maison des Parcs Naturels.

L’association des Maisons du Bornage voit le jour, soutenue par quelques élus locaux et l’association des Amis de la Forêt de Fontainebleau. Dès 1998, l’association propose des animations thématiques et des sorties pédagogiques. Parallèlement, l’université Paris VII forme de jeunes professionnels au diplôme d’accompagnateur nature loisir en milieu forestier.
Il faut attendre 2002 pour voir inaugurer à Saint-Fargeau-Ponthierry, la première maison des Insectes. Suivra la péniche Clématite, maison flottante et itinérante idéale pour évoquer l’eau et la forêt. Puis, d’autres verront le jour.

Depuis, l’association a initié la création d’un réseau de sentiers de découverte des villages et de leur environnement. Récemment, elle a participé à l’aménagement d’un jardin pédagogique entre d’anciens murs à vigne à Veneux-les-sablons.
En 15 ans, ce sont plus de 90 000 visiteurs qui auront été accueillis par les animateurs de l’Association des Maisons du Bornage...

5 rue Claude Bernard à Veneux-les-sablons

vendredi 23 septembre 2011

La seine et Marne, le royaume des déchets, y compris industriels



Bonjour,
Au moins 7 dossiers d'ouverture d'installations de stockage de déchets inertes (issus du BTP) sont à l'étude en Seine-et-Marne !

Ces gravas qui servent parfois à remblayer d'anciennes carrières ou des zones humides contiennent aussi des produits toxiques comme l'amiante. Ce sont des déchets d’amiante associé à des matériaux non friables, comme l’amiante-ciment qui reste la principale utilisation d’amiante (95 % de l’amiante utilisé en France). Ces déchets d'amiante lié à des matériaux inertes peuvent être admis dans des installations de stockage pour gravats et déchets inertes du BTP (circulaire du 22.02.2005).
Plusieurs sites séléctionné présentent un risque de polution de l'eau par infiltration et notamment celui de La chapelle la Reine. Diverses associations dont Nature Environnement 77 ont interpelléles services de l'Etat (Préfecture) pour demander que soient prises des mesures complémentaires améliorant la protection de l'environnement et en particulier de l'eau. Voir le courrier adressé à la DDT 

L'arrêté préfectoral autorisant la nouvelle décharge qui recevra des déchets d'amiante lié sur la commune de la Chapelle-La-Reine imposera des mesures complémentaires à l'exploitant.

Rappelons ici que si cet été, les médias ont beaucoup parlé de la décharge de Limeil-Brevannes (94), celle-ci n'est, hélas, pas un cas isolé. Dans un communiqué de presse, France Nature Environnement, FNE, dénonce les décharges illégales, qui fonctionnent parfois depuis des années.
Extrait :
"L’évacuation médiatisée d’une montagne de déchets à Limeil-Brévannes (94) braque les projecteurs sur un cas de stockage illégal de déchets. France Nature Environnement et deux de ses associations membres, Ile-de-France Environnement et FNE Midi-Pyrénées dénoncent l’existence de dizaines d’autres sites illégaux, qui mettent en danger la santé des riverains, la qualité de l’eau, de l’air et des sols." On y parle de sites en Seine-et-Marne : "La société BMR a déposé une demande d’autorisation en 2010 pour exploiter une plateforme de traitement de déchets végétaux à Villeparisis (77). En réalité, elle réceptionne des déchets non dangereux et non inertes (bois, cartons, plastiques ferraille) sans autorisation et sans aucun encadrement en matière de protection des sols et des eaux. Toujours à Villeparisis, la société Paté SAS a reçu une autorisation en 2000 pour exploiter une station de transit de verres alors qu’elle reçoit notamment des verres de tubes cathodiques de téléviseurs, qui sont des déchets dangereux."


Pour Michel Riottot, président d'Ile-de-France Environnement :

« Ce sont les départements de la grande couronne francilienne qui servent d'exutoire aux déchets industriels et commerciaux puis aux déchets ménagers dans les centres d'enfouissements. Rien qu'en Seine-et-Marne, sept nouvelles demandes de zones d'enfouissement viennent d'être déposées auprès de la préfecture de Melun. Réduction, réutilisation et recyclage doivent être la priorité des priorités en matière de gestion des déchets alors que l'enfouissement ou l’incinération est la solution de facilité et une manne financière pour les entreprises spécialisées. »
Lire le texte complet du communiqué de FNE


Pensez aussi que la Forêt de Fontainebleau reste elle aussi une vaste décharge !


J'ai évoqué il y a peu les problèmes liés aux déchets de la prostitution (notamment Bas Cuvier et Franchard ou le long de la route Ronde et des ex-nationales).

Je n'oublie pas vos déchets, ceux des visiteurs, locaux ou pas, ces ignobles cartes de visite que sont PQ, restes de repas et couches sales...



Il y a aussi ces aménagements faits et abandonnés par des chasseurs (cabanes de chasse, mangeoires...).

Il y a tout ceux liés à la présence d'anciennes propriétés privées ou sites industriels que les bénévoles participant "aux clean up days" oragnisés notamment par le Cosiroc ne peuvent pas toujours retirer.

Enfin, il y a les restes des décharges à ciel où l'ONF a pendant des années jetait vos déchets, ceux que les camions retiraient des poubelles des parking ! Quand je dis ou écris celà, j'ai souvent des remarques de gens qui ne me crois pas...
Photo prise au Viaduc des Fauvettes

En effet, au début des années 90, pour le ramassage des 6 000 m3 d'ordures en forêt, l'office déboursait près de 150 000 euros par an ! Deux camions tournaient toute l'année pour vider les 900 corbeilles... Jusqu'en 1995 environs, les poubelles étaient ramassées au moins une fois par semaine par le service forestier qui s'empressait de les entasser dans cinq décharges à ciel ouvert en pleine forêt pour minimiser les coûts de transport et les frais de mise en décharge !


En effet, il existe plus d'une quinzaine de gros dépôt d'ordures à Bleau (sans parler des satélites de l'Essonne). Exemples :
- Parcelle 147, décharge du Montoir de Recloses, en bordure de l'ex N7 et de la route du Rossignol,
- Parcelle 742, décharge de la plaine de Macherin, du côté de la route Marie Thérèse et du TMF,
- Parcelle 212, décharge des Vieux Rayons dans la zone clôturée non loin du carrefour des Vieux Rayons,
- Parcelle 158, le site de l'ancienne scierie du Rer de la Combe et plus loin Route du Gite le long de la N152,
- Parcelle 753, dépôt d'ordures le long de la D409 et du chemin de bornage
- Parcelle 646, dépôt d'ordures rte forestière de la Haute borne, en face de la Mare aux couleuvreux,
- Parcelle 330, dépôt d'ordures non loin de la maison forestière de Courbuisson,
- Parcelle 134 vers le Mont morillon le long de la Rte d'Achère à Fontainebleau et de la N152,
- Parcelle 304, décharge de la Queue de fontaine,
- Parcelle 684, décharge de la Mare aux fourmis

Ajoutez le dépôt de l'ancien Polygone de tirs de Franchard en descendant depuis le Carrefour de l'Occident, celui qui se trouve au croisement de la N7 et de la Route Ronde le long de la Rte de Barbizon à fontainebleau...


Un autre que moi peut facilement témoinger de leur présence... Le naturaliste Jean Poule de Bleau a publié d'extraordinaires photos de ces décharges... et un billet plein d'humour sur ce PN au mille déchets

Bonne grimpe


Mise à jour du 27/09/2011

Dans un article paru sur le site du CNIID, Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets, qui pointe les 7 nouvelles demandes de décharges de déchets dits inertes, la Seine et Marne est clairement identifiée comme la grande poubelle de l'île de France.
Avec ces nouvelles implantations, le département comptera 19 décharges d'inertes et 9 carrières qui reçoivent également ce type de déchets.
Il faut rappeler que plus des 2/3 des déchets enfouis, incinérés ou traités dans notre département proviennent d'ailleurs.

Une solidarité de plus en plus mal perçue, consommatrice d'espaces naturels et agricoles, source de nuisances et de pollution. La Brie compte pourtant parmi les meilleures terres agricoles de France. 
Lire l'article du CNIID: http://www.cniid.org/article282,282

Couloirs aériens ... suite



Bonjour,

juste un petit rappel

L'association de Défense Contre les Nuisances Aériennes organise une grande marche à Paris pour protester contre les nuisances causées par les vols de nuit qui sont de plus en plus nombreux.

Jusqu'à 160 survols là où l'Aéroport londonien, le plus gros et important d'Europe (en trafic) n'en autorise qu'une dizaine de 22h à 6 h !contact@advocnar


Rendez-vous le 24 septembre à 10 h au Trocadéro (Paris).

Signalez votre présence pour une meilleure organisation à:

Vous trouverez aussi sur notre site un article consacré à la modification des couloirs aériens et l'appel lancé par l'ensemble des élus franciliens.

mercredi 21 septembre 2011

Une nouvelle ligne TGV au Coeur du PNR du gâtinais, SNCF c'est possible

Suite à un problème technique, voici l'article d'hier avec les illustrations ! Je laisse en place l'ancien car plusieurs sites l'ont référencé et  je ne voudrai pas que leur internautes arrivent sur une page vide...

Bonjour,

Il y a des jours où allumer son ordinateur, c’est courir le risque d’avoir une crise cardiaque ou de s’étouffer!

Ce matin, je reçois une invitation à participer à un débat public concernant, tenez vous bien, la construction d’une nouvelle ligne de TGV au départ de Paris vers le sud est ! Qui dit départ de Paris dit, traversée de l’Ile-de-France et vers le sud est, c’est forcément par l’Essonne ou la Seine et Marne !

Depuis des mois, on nous parle de développement du PNR du Gâtinais français, de projet de PN à Fontainebleau, de sauvegarde de l’environnement, d’enjeux pour la protection de la biodiversité… donc là, je ne comprends pas.
Donc, ni une ni deux, je me connecte sur le site lié au projet :
http://www.debatpublic-lgv-pocl.org/

Projet de ligne TGV Paris Orléans Clermont-Ferrand Lyon (POCL)
Mise à jour du 08/12/2011
Bonjour,
la suite arrive donc n'hésitez pas à aller sur la page d'accueil pour suivre les mises à jour...






Michel Gaillard, Président de la CPDP (Commission Particulière du Débat Public) LGV POCL nous y accueille avec un édito qui donne le ton, le débat risque en effet d’être houleux autour des 4 scenarios de ligne proposée :« Durant les quatre mois du débat (3 octobre 2011 au 31 janvier 2012), chaque personne intéressée pourra, sur la base du projet présenté par Réseau Ferré de France, débattre de son opportunité, de ses hypothèses de passage et des conséquences de sa mise en œuvre.(…)
Nous souhaitons que le débat public soit actif mais qu'il se déroule dans la sérénité et qu'il soit, finalement, constructif.

Pour les membres de la, débattre, c'est d'abord s'informer, se documenter et exprimer, ensuite, son point de vue, soit dans le cadre des réunions publiques, soit en intervenant auprès du siège de la Commission, en écrivant, en téléphonant, ou en utilisant son site Internet.(…)

Le débat, quant à lui, ne se nourrit pas d'incivilités ou de violences verbales, la sérénité, la courtoisie, le respect d'autrui n'interdisent pas l'expression de points de vue divers et variés, l'important étant la production de réflexions et de suggestions utiles au Maître d'Ouvrage pour la maturation de son projet.
(...)"

J’ai donc ensuite téléchargé les documents (des centaines de pages à lire, donc cela va être long à analyser), consulté quelques cartes et fait quelques recherches par mots clefs qui se résument comme ceci :
Les 4 tracés proposés  d'après le site internet consacré au débat public




Voici quelques extraits de ce que l’on peut lire sur le site consacré au débat :


« Parmi les enjeux liés au milieu humain, les principaux concernent :


- l’Ile-de-France. Les quatre scénarios présentent une situation similaire.


(…)


- la traversée de sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les quatre scénarios concernent le site du gâtinais en région parisienne. Les scénarios Ouest-Sud et Ouest impliquent également la traversée du site du Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes ;


- la traversée de vignobles d’appellation d’origine contrôlée. Les quatre scénarios présentent des effets potentiels similaires situés au niveau des vignobles proches de l’agglomération lyonnaise.


(…)
- la variante Mâcon concerne la zone humide des étangs de la Dombes, particulièrement sensible ;Le milieu naturel : préserver la biodiversitéLes options de passage ont été dessinées en évitant autant que possible les zones à forte concentration d’enjeux ; cependant elles incluent encore des zones naturelles sensibles. Des enjeux importants persistent notamment :


- pour tous les scénarios, au niveau du parc naturel régional du gâtinais français et du Val d’Allier ;- pour les scénarios Ouest-Sud et Ouest, dans la traversée du massif forestier de la Sologne, plus grande zone Natura 2000 d’Europe, de la vallée de la Loire et de la réserve naturelle de Saint-Mesmin;- pour la variante Mâcon, au niveau des milieux d’intérêt communautaire du bassin de la Grosne et du Clunysois et des milieux humides de la Dombes.
En résumé :

- la variante Mâcon, présente un niveau d’enjeux environnementaux supérieur à la variante Roanne.

- les scénarios Ouest-Sud et Ouest présentent un risque d’impact plus élevé sur les enjeux liés au milieu naturel, liés notamment à la traversée de la Sologne

- les scénarios Ouest et Ouest-Sud sont plus pénalisants sur le milieu humain, du fait du passage à proximité d’Orléans et du site Unesco du Val de Loire entre Sully sur Loire et Chalonnes. »(...)

Exemple des nuisances et impacts (ici le tracé Median)
Il y a une carte par trajet et tous comportent des zones problématiques
source pdf du site consacré au débats


« Les enjeux spécifiques




A l’approche de l’Ile-de-France, le projet POCL doit faire face à de multiples enjeux :


Ferroviaires :


- enjeux d’articulation des circulations utilisant la LGV POCL avec les trafics existants (capacité et régularité) et de raccordement de la LGV au réseau existant, notamment avec les circulations TAGV, RER, Transilien, TER et fret. Ces enjeux concernent notamment la ligne classique existante Paris - Lyon – Marseille entre Paris et Melun et la ligne Paris – Orléans entre Paris et Brétigny, ainsi que la LGV Paris-Lyon ;


- enjeux de raccordement au réseau à grande vitesse vers le Nord, l’Est et l’Ouest, ainsi qu’avec les gares franciliennes d’interconnexion (Roissy, Marne-La-Vallée, Massy, future gare d’Orly…) ;


- enjeux d’accès aux gares terminus, en fonction de leur capacité d’accueil des trains et des voyageurs supplémentaires.


Environnementaux :- enjeux d’insertion dans le tissu urbain, dense à l’approche de Paris (habitat, bruit, foncier...) ;


- enjeux naturels, avec la présence, en zone sud de l’Ile-de-France, d’espaces naturels de qualité bénéficiant de protections réglementaires élevées (massif de Fontainebleau, vallée de la Seine, gâtinais français, forêt de Sénart).Territoriaux :


- enjeux d’aménagement du territoire sud-francilien, en facilitant l’accès à la grande vitesse des habitants de l’Essonne, de la Seine-et-Marne et du Val-de-Marne, déjà traversés par de nombreuses infrastructures dédiées à des flux nationaux, mais mal desservis.


L’arrivée des LGV en Ile-de-France


- la LGV Paris – Lyon (qui aboutit Gare de Lyon) s’est branchée dans un premier temps à Combs la Ville / Lieusaint, à 29 km de Paris, pour se rapprocher dans un deuxième temps jusqu’à Créteil, à 9 km de Paris, à l’occasion de la création de l’Interconnexion Est. Ce rapprochement se justifiait pour des raisons de capacité et de gain de temps de parcours ;


- la LGV Atlantique a profité de l’existence de la trouée d’une ancienne ligne pour se brancher dès la sortie de la gare de Paris-Montparnasse ;


- la LGV Nord (qui arrive Gare du Nord) s’est branchée à Gonesse, à 16 km de Paris, avec la mise à 220 km/h et à 3 voies de la section Gonesse - Pierrefitte sur 6 km,


- la LGV Est (qui arrive Gare de l’Est) s’est branchée à Vaires, à 19 km de Paris, avec d’importants aménagements entre Paris et Vaires. »


Bien entendu cette nouvelle ligne s’accompagne de grosses perturbations dans la vie quotidienne des Franciliens du sud. Le schéma directeur du RER C est revu pour cela et les dessertes de la future ligne de TGV sont à l’étude !


La zone impactée par les liaison à faire avec la nouvelle ligne TGV
Réunion d'information sur Projet de ligne TGV Paris Orléans Clermont-Ferrand Lyon (POCL)

Mercredi 19 octobre à 19h à la salle Jean-Jacques Robert à Mennecy

Pour tout savoir sur l'état actuel du projet et la mise en place du débat public

__________________________________________________________________
AUJOURD'HUI 21 septembre
Conférence-débat “Urbanisme durable dans le Gâtinais français”

Le Parc naturel régional du Gâtinais français organise une conférence débat sur le thème :

“Quel modèle d’urbanisation pour les années à venir dans le Parc ?”

Mercredi 21 septembre 2011 à 18h30 à la salle des fêtes de Milly-la-Forêt

Rappel de la démarche d’urbanisme durable : présentation de guide pratique du Parc
Tables rondes avec les 4 communes du Parc qui ont expérimenté l’urbanisme durable
Echanges avec le public

Venez partager vos expériences, témoigner, échanger, etc.
Cette conférence sera suivie d’un verre de l’amitié autour de produits locaux.

Entrée libre

(Renseignements sur le site internet de Milly la Forêt)

vendredi 16 septembre 2011

SOS FORETS FRANCAISES EN DANGER

Bonjour,

Du 6 au 18 septembre 2011, l'association A.R.B.R.E.S. présentera son exposition "Tour de France des Arbres Remarquables" à l'Orangerie du Sénat (Paris 75006).



Profitons de l’occasion pour parler un peu de Sylviculture !

Daniel Prunier, entomologiste anime un site internet très intéressant pour tous les amateurs de petites bêtes. Mais plus que cela, Daniel est un ardent défenseur des forêts.

Nous avons des échanges passionnés au sujet du choix du statut pour la Forêt de Fontainebleau, lui étant pro parc national, position qu’il a défendu notamment lors des travaux de la Commission Dorst, moi étant contre.

S’il y a bien un sujet sur lequel nous sommes en accord, c’est l’exploitation outrancière de nos forêts, delle de Fontainebleau mais aussi celle de Verrières (91) toute proche. C’est donc naturellement qu’il est devenu responsable de l’association des amis du Bois de Verrières auquel il consacre une page (Le bois de Verrières).

J’aime assez cet extrait un peu "extrémiste" mais pas faux vu de loin de sa page consacrée à la sylviculture où il expose sa vision de naturaliste vis-à-vis de l’administration forestière :
« Le forestier est à la forêt ce que le peintre en bâtiment est à la peinture artistique (sauf que lui ne se permet pas d’aller barbouiller les œuvres du Louvres avec son rouleau ). La simplification, l’uniformisation, le traitement en grande surface, sont pour lui le moyen facile d’accéder à son objectif : le rapport maximum. Peu lui importe les espèces qu’ il détruit. Leur existence l’ indiffère.
 Par contre, il ne peut ignorer que ce qu’il fait est néfaste, puisqu’on le lui dit depuis longtemps, mais tel un garnement, il le fait quand même car il se croit invulnérable. Il sait qu’ une coupe rase c’est pas bien, mais il se justifie en prétendant qu’il va replanter après, tout en sachant que la forêt sera définitivement défigurée. Il modélise la forêt sur sa propre structure mentale, c’est à dire qu’ elle doit être simple. Mais qui dit simple dit pauvre. Sa culture forestière se résume en général à dix noms d’ essences dont il connaît par contre parfaitement le mode d’emploi pour les amener à leur optimum de production.
Mais la faune associée à l’essence qu’ il cultive est sans intérêt pour son objectif. Pour lui, le destin naturel de l’arbre est de finir débité en planches. Drapé dans ses certitudes et sa suffisance, le forestier saccage chaque jour un peu plus la nature qu’ il prétend défendre.
Pourquoi cet acharnement à se promouvoir défenseur de la nature ? Il se comporte comme ces parents maltraitants jurant bichonner leurs enfants en mentant effrontément. S’il la défendait réellement, il n’aurait pas besoin de le proclamer aussi haut. Un mensonge crié fort n’en est pas pour autant une vérité. Il est en proie aux critiques d’un public de plus en plus averti, qu’il essaye de convaincre avec des arguments grossiers et paradoxaux qui bousculent le simple bon sens. S’ il concède quelques miettes protectrices à la nature, il les exhibe ostensiblement pour accréditer l’ image de protecteur qu’il veut se forger dans l’opinion. S’ il protégeait réellement la nature, ça se verrait et il n’aurait pas besoin de le prouver avec tant d’énergie. Ce n’est pas pour le bien de la nature qu’il  " soigne " la forêt mais bien pour en tirer le maximum. Donc il faut mentir toujours plus, jusqu’à l’ absurde, et défendre l’ indéfendable. Il faut vendre une nature qui se vide pour une nature préservée. Les naturalistes et autres observateurs ont remarqué depuis longtemps la tricherie. »

Les reproches qu’il fait à l’ONF sont nombreux et bien illustrés :
·               les coupes rases.
·               le labour.
·               l'enrésinement et la substitution d'essences.
·               les traitements chimiques.
·               les drainages.

Je reviendrai plus longuement dans d’autres articles sur nos échanges avec Daniel car ses connaissances méritent largement plus que ces quelques lignes.


Je profite donc de l’article d’hier relayant le cri du Collectif National SOS FORETS pour vous livrer une série de liens à visiter pour que vous puissiez mesurer :
-      L’ampleur de la catastrophe nationale,
-      L’ampleur de la mobilisation.

Ne manquez pas en bas de ce blog (tout en bas) de visionner le reportage "les forçats de la forêt". Un reportage de Anna Salzberg, de GLOBAL MAG, tourné dans les forêts lorraines, des forestiers, des militants Syndicaux de l'Onf, des représentants d'associations s'exprimeront sur la dérive productiviste de la politique forestière nationale, en pleine année internationale de la Forêt.

La déforestation touche tous les massifs forestiers. Une réaction au niveau nationale s'organise. Vous trouverez en cliquant sur ce lien un document inquiétant quant à l'avenir de nos forêts.

Les liens à ne pas manquer :

Cette association, qui s'occupe de la sauvegarde de la foret de St Gobain (Lorraine), rencontre les mêmes problèmes que nous et propose des solutions proches des nôtres. C’est rassurant de voir que nous ne sommes pas seuls et que nous ne sommes pas les vilains canards comme  voudrait le faire croire l'ONF.
Sur ce site, vous verrez que leur combat est plutôt bien avancé.

Bien des forêts d'Ile de France véritable poummon de la capitale souffre de leur gestion par le ministère de l'agriculture !

DRAVEIL VILLAGE
Information sur les coupes rases en forêt de Sénart.


LA FORÊT DE RAMBOUILLET ou "sauvons nos arbres"
Ils ont eu les honneurs du 20 heures de TF1 ce samedi 24 septembre 2010. Nous les remercions de nous avoir cité en fin de reportage. Voir le reportage
LES AMIS DE LA FORÊT DE SENONCHES
Ils rencontrent les mêmes problèmes face à l'ONF, ils se battent pied à pied et ont même édité un livre blanc. N'hésitez pas à visiter leur site qui rend bien compte de leur activité pour la défense de ce massif.
SAFHEC
Société des Amis des forêts d'Halatte, Ermenonville et Chantilly.
URSINE NATURE
Les amis de Meudon, Chaville... sont eux aussi aux prises avec l'Office.

http://www.amis-parc-chevreuse.org/images/documents/associations/SNA/Presentation_SNA.pdf

Contrat État ONF 2001-2006 .......l'ONF s'engage à rétablir l'équilibre financier en 2006 grâce à une dynamisation des sylvicultures et à une démarche ambitieuse d'amélioration des performances dans tous les domaines......L'équilibre du compte de résultat reposera ainsi pendant la période du contrat sur la réalisation de progrès très sensibles de productivité dans la gestion des forêts publiques, l'objectif étant d'accroître la productivité à l'horizon 2006 d'au moins 25%, par rapport à la référence de 1999, et sur la dynamisation des sylvicultures, qui doit permettre une progression continue à partir de 2003 des volumes de bois offerts en forêt domaniale.
Et cette pression devrait encore être accrue selon les recommandations du Grenelle de l'environnement.


Toujours en france :

Le massacre de la côte Vendéenne
LE NOUVEAU VISAGE DE LA FORÊT DE LONGEVILLE ?

DÉFENSE DU MASSIF DE LA VIEILLE MORTE
St-Martin-de-Boubaux : destruction du massif de la Vieille Morte

SAUVEGARDE DE BROCÉLIANDE
Aidons les pour que la forêt la plus mythique ne devienne pas une énorme poubelle.

Plus loin
FOND BRUNO MANSER
Association pour les peuples de la forêt pluviale
KRAPO ARBORICOLE
Un excellent site dédié à l'arbre, très documenté, à consulter sans modération.
MISSION FORÊTS DU WWF
Daniel Vallauri, spécialiste en écologie forestière, avec l'aide de son équipe et de scientifiques, a mis en ligne au format "pdf" l'ensemble des documents qui vous serviront à appréhender la complexité des forêts, les interactions, une somme de documents utiles à ceux qui veulent aider la forêt dans leur dialogue avec les forestiers et les élus.
PROSILVA FRANCE
Prosilva est une association de forestiers qui utilise la dynamique naturelle de la forêt pour promouvoir une sylviculture respectant la biodiversité. Travaillant dans la forêt privée ils ont su prouver qu'écologie et économie pouvaient faire bon ménage.
L'HOMME QUI PLANTE UNE FORÊT
Non, ne vous bercer pas d'illusion, c'est à Madagascar. Peut-être faudra-t-il en arriver là en France pour que des bonnes volontés se penchent sur ce qui restera de la forêt.

Robin des Bois (Association de protection de l’Homme et de l’environnement) http://www.robindesbois.org/ 
Rapport « Gaymard » (27 janvier 2010)
Livre Vert concernant la protection des forêts et l’information sur les forêts dans l’Union Européenne Association A.R.B.R.E.S (Protection des arbres remarquables) : http://www.arbres.org/
Jérome Hutin (Photographe et défenseur des arbres vénérables) http://arbresvenerables.free.fr/ 



 
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