#RESPECT

#RESPECT
La forêt n'est pas une poubelle ! Nettoyons !

IMPORTANT

Com ONF

ESCALADE

Sur le chemin

novembre 2016

Nous relayons régulièrement les initiatives de nos amis de l'ASABEPI pour l'érradication du Phytolaque sur notre page facebook. Si les chantiers se poursuivent à un rythme que seul des retraités peuvent suivre, l'ASABEPI a toujours besoin de votre aide tant sur les chantiers que financièrement pour renouveller le matériel. Pour cela, on vous invite à découvrir LILO, un moteur de recherche participatif.


Les vendanges 2016 de ce très mauvais raisin se termine doucement (nous avons nous même arraché pas mal de pieds au Bas Cuvier ces derniers temps) mais la lutte est très inégale ! Donc, nous vous invitons à relire l'article de Greg sur son blog photo sur le Phytolaque ou nos articles sur les "invasives" puis à vous inscrire aux chantiers à venir via le Doodle de l'association qui va être mis à jour sous peu des chantiers à venir.

Mais vous pouvez aussi soutenir l'association chaque jour depuis votre bureau, sans rien faire ! Les petites associations comme l'ASABEPI ont très peu de budget et la situation s'aggrave actuellement car, vu la conjoncture actuelle, les subventions régionales et locales se sont réduites comme "des peaux de chagrin". Or il existe aujourd' hui une solution pour que vous  leur veniez en aide pécuniairement sans que cela ne vous coûte un cent  !



Oui, il existe des alternatives à Google, Bing... qui en plus aident les autres !
En utilisant LILO par exemple, vos recherches rapportent de l'argent à l'association ( à ce jour vous nous avez permis d 'engranger 48 € soit l'équivalent de 4 adhésions). Mieux, vos achats sur le web, vont aussi y contribuer !

Rendez-vous sur http://www.lilo.org/fr/ pour comprendre.
Se rendre sur http://www.lilo.org/?utm_source=asabepi-lutte-contre-les-invasives pour utiliser le moteur de recherche Lilo. Cumuler au minimum 50 gouttes d'eau puis aller sur la fiche projet http://www.lilo.org/fr/asabepi-lutte-contre-les-invasives/?utm_source=asabepi-lutte-contre-les-invasives et verser au minimum 50 gouttes d'eau la première fois (les fois suivantes,le nombre n'a pas de limite basse).
Pour cumuler des gouttes, il faudra changer un peu ses habitude et faire ses recherches au quotidien avec Lilo
On ne va pas vous expliquer une énième fois le pourquoi des dépôts sauvages de déchets en forêt de Fontainebleau mais simplement vous inviter au dernier chantier de l'année 2016 organisé par nos amis du collectif "Une petite marche pour une grande démarche" ! Décembre, c'est la fin d'année et l'heure des bilans. On peut déjà vous dire que celui du volume de déchets et du nombre de dépôt est en hausse !

Le dimanche 11 Décembre, le collectif "Une petite marche pour une grande démarche" vous propose son dernier nettoyage de l'année 2016. L'occasion d'échanger avec les organisateurs sur les actions que vous souhaiterez voir mises en place l'année prochaine (communication, sensibilisation dans les écoles ou auprès des mairies, diversification, autres actions).

Rappelons que vous n'êtes pas obligez d'y passer votre après midi. Prenez vos voisin(e)s, leurs enfants, un sac poubelle, des gants et 30 minutes de votre week-end pour ramasser 2, 3 ou 20 déchets. Et si vous n'êtes pas du coin, participez chez vous et envoyez les photos par e-mail ou sur les réseaux sociaux.

Le Rendez-vous est à 14h00 à l'intersection de la Route Louise et de la Route de la Bonne Dame à Fontainebleau (77). 
Peut être est-ce plus clair sur cette carte : http://osm.org/go/0BL52h9cg-?m=

Accès à l'ensemble des informations et inscription :
- Vous n'avez pas Facebook : Cliquez-ici
- Vous avez Facebook : Cliquez-ici

Si vous venez à Bleau en transport en commun, laissez un message sur l'une des pages de l'événement : quelqu'un pourra certainement vous récupérer à une gare ou ailleurs!

La Tl²B remercie d'ores et déjà, celles et ceux qui ont participé à ces évènements en 2016 ou qui prendrons la "bonne" résolution de le faire en 2017 !
Pour la première fois, la démarche d’élaboration d’une Liste rouge régionale des espèces menacées a été appliquée aux papillons de jours d’Île-de-France, selon les critères définis par l’UICN. Cet état des lieux révèle une situation alarmante : sur les 135 espèces qui peuplent ou peuplaient sur la région, 51 (37 %) sont actuellement menacées ou disparues, soit plus d’une espèce sur trois !

Ces chiffres témoignent avant tout de la disparition des habitats de prédilection des papillons (pelouses, prairies, landes), au profit d’une artificialisation du territoire par l’intensification agricole et la densification urbaine. 
Par ailleurs, dans un paysage de plus en plus morcelé et uniformisé, il devient difficile pour ces espèces, dont la capacité de dispersion est parfois très faible, de reconnecter des populations isolées...

A ce constat mis en avant par Natureparif, nous ajoutons que l'emploi massif d'insecticides, pesticides et autres désherbants a joué un très grand rôle dans la disparition de certaines espèces. Par ailleurs, saviez-vous qu'en détruisant les orties ou les ronces vous mettez en péril certaines espèces dont ces végétaux sont la seule ressource ?

Greg a commencé son inventaire photographique des papillons communs à Fontainebleau sur son blog photos
En savoir plus





Le 5 décembre prochain débutera, à proximité de Barbizon, une coupe destinée à mettre en valeur le patrimoine paysager typique de la forêt de Fontainebleau : les chaos rocheux. Conduite par l’office national des forêts, elle consiste à enlever les résineux sur le haut des parcelles forestières n° 714 et 715 afin que ce chaos retrouve l’ambiance paysagère qui émerveilla les peintres de Barbizon.

L’enrochement sur ce site rend très difficile l’accès des engins habituels des bûcherons (tracteurs, débardeurs). L’ONF fera donc appel au cheval, câble et tracteur pour transporter les bois. Les pins prélevés seront transformés en palettes, panneaux de particules et charpentes. Ceux de moins bonne qualité serviront à chauffer des bâtiments.

L’ONF invite chacun à être attentif à la signalétique mise en place sur le chantier pour la sécurité.

Notez qu'il y a quand même peu de chance que ce chaos retrouve totalement son aspect de montagne pelée comme en 1830 avant la plantation massive des pins !


Un groupe de chercheurs a réalisé une étude très approfondie des gravures et des alentours du bloc « la Fresque » à Buthiers (secteur Piscine) et dont le GERSAR (Groupe d’étude, de recherche et de sauvegarde de l’art rupestre) a publié un compte rendu très complet dans son bulletin de septembre. Il en ressort, en ce qui concerne les grimpeurs, que les deux voies situées de part et d’autre de la gravure (Appartenance à gauche et l’arête à droite) amènent à se servir des reliefs des gravures pour les escalader, au risque de les détériorer. Cela risque aussi d’impacter leur environnement immédiat, le panneau nord, qui n’a pas encore été complètement exploré avec les moyens modernes actuels, capables de détecter des restes de gravures de quelques dixièmes de millimètres de profondeur. Bref, nous demandons aux grimpeurs d'oublier ce bloc qui constitue un témoignage unique et rare d'un passé encore mal connu. En conséquence, il nous semble préférable de ne plus grimper le n°26 noir, L'Angle de la Fresque, 5+ ainsi que Appartenance, beau 7C de Christian Roumégoux. D'autres voies pourraient aussi bientôt compléter le tableau.

A celles et ceux qui nous répondrons encore une gravure de plus à Bleau, il y en a déjà plein, voici quelques extraits de l'article des chercheurs publié par le GERSAR afin de démontrer l'importance de celle-ci au niveau européen.

"Une campagne de levés numériques sur des représentations de haches emmanchées et lames polies néolithiques, menée en juin 2013 entre les bassins de l’École et de l’Essonne dans le cadre du programme Jade 2 de l’ANR, a conduit à la découverte à Buthiers (Seine-etMarne) d’un important panneau de gravures comprenant une hache à manche crossé, un motif anthropomorphe et deux motifs temporairement interprétés comme des embarcations sans équipage." 
[...]

"Mais d’ores et déjà, plusieurs implications découlent de ce premier descriptif. Il se confirme, tout d’abord, la possibilité d’identifier dans ces gravures des objets vrais (Cassen 2012), grandes lames polies d’origine alpine, souvent surpolies, trouvées en contextes funéraire (tombe individuelle sous tumulus) et non funéraire (sacrifice, déposition, etc.) mais jamais en contexte domestique. Il est d’ailleurs symptomatique d’observer que l’autre gravure d’une lame emmanchée repérée de longue date dans cette vallée (Vallée aux Noirs 1, ou « Grotte de la Hache ») soit d’un type septentrional (Altenstadt/Greenlaw) bien différent du type méridional Bégude reconnu aux côtés de l’anthropomorphe de VN6. 



Les deux morphologies sont présentes dans la région : Altenstadt au Pecq (Yvelines) et à Lieusaint (Seine-et-Marne), sites où les lames polies sont en jade alpin, Bégude dans une spacieuse et inhabituelle tombe individuelle VSG/ Cerny sur la même commune de Buthiers, où l’on a affaire à une imitation du type réalisée dans une roche non alpine 2 (Samzun et al. 2012). 

Le graphisme clair des signes permet ensuite d’établir de bonnes comparaisons avec la Bretagne, en ouvrant de nouvelles possibilités au cadre et au débat interprétatifs. Les « plumes » au-dessus des anthropomorphes sont ainsi fort semblables aux « jets » des deux cachalots les plus réalistes de la région carnacoise (Kermaillard – inédit, cf. programme Jade 2 ; Mané Lud). Dans le même temps, ces tracés divergents peuvent également être rapprochés d’une dynamique graphique semblable sur certains motifs phalliques (Île Longue, Barnenez, Table des Marchands, Le Moustoir). Mais au-delà de ces arrangements parfois polysémiques, le jeu des correspondances structurales assure un lien fort et incontestable : il en va ainsi de l’association « hache emmanchée + quadrangulaire + croissant » gravée sur les stèles armoricaines. Cette association est intégralement reproduite à Buthiers, et l’interprétation du signe « croissant » en tant que « bateau » proposée pour l’ouest de la France paraît pouvoir être, ici aussi, validée (Cassen 2011). 

L’idée que des entités sémiotiques aient été à ce point partagées, l’hypothèse qu’un programme iconographique ait pu être aussi fidèlement répété par plusieurs sociétés néolithiques des Ve et IVe millénaires (à une échelle géographique qui englobe d’ores et déjà la Bourgogne et le cours supérieur du Rhône, jusqu’au nord de l’Italie), peuvent donc raisonnablement s’appuyer sur ces représentations nouvelles projetées sur l’immense « stèle au naturel » de la Vallée aux Noirs."

Signalons donc au passage, pour celles et ceux quyi voudraient en savoir un peu plus sur les gravures qu'une grande exposition baptisée MÉMOIRE RUPESTRE, Les roches gravées du Massif de Fontainebleau, du 26 novembre 2016 au 12 novembre 2017. A découvrir d'urgence au travers de l'objectif du photographe Emmanuel Breteau au Musée régional de la Préhistoire à Nemours.

 
Signalons aussi la stupide dégradation d'une des gravures sur le menhir du Paly à Milly-la-Forêt. La gravure de la face ouest du menhir du Paly a été passée à la peinture blanche et de plus de façon inexacte. Cette initiative qualifié "d'irresponsable" par le GERSAR est des plus surprenante. Avec l'accord des Monuments Historiques, le menhir étant classé, le GERSAR a décapé la gravure pour lui rendre son aspect d'origine. Le résultat est satisfaisant.



Il y a quatre ans, un 16 novembre, le monde de la grimpe se réveillait orphelin de son père spirituel français : Patrick Edlinger, dit "le blond"

4 ans c'est assez long pour oublier. 
C'est aussi assez long pour constater combien la nouvelle génération de grimpeurs et grimpeuses formée sur les murs artificiels des salles privées manque de "culture grimpe". 
Je mesure chaque jour combien ce milieu a changé en dix ans. 
Les traditions se perdent à Bleau comme ailleurs. Un pof ? Un paillasson ? La parade ?

Moins de 10% des grimpeurs français sont licenciés et les licenciés ne sont qu'un tiers à pratiquer régulièrement l'escalade en sites naturels ! Jamais le fossé ne m'a semblé aussi grand entre les pratiquants d'indoor et d'outdoor. 

Nous n'avons plus la même grimpe, pas les mêmes objectifs, pas le même respect des sites et des autres pratiquants.

Bref, il me semble que j'ai définitivement basculé du côté des "vieux". 
Ceux pour qui l'escalade est d'avantage une source de plaisirs, de rencontres, de voyages, de connaissances...que de performances, compétitions, souffrances...

Heureusement, il y a de très forts grimpeurs qui vieillissent aussi et continuent de nous faire rêver

Merci donc à Chris Sharma d'avoir baptisé son projet de 9c  en hommage à Patrick Edlinger : 
“Le Blond”. La voie située à coté de la Dura Dura, en Espagne et nous ne manqueront de vous signaler son ouverture le moment venu.

En 2015, nous avions testé et sélectionné quelques bières locales dont les célèbres Mousses de Bleau brassées à Bois le Roi. Cette fois, on va vous parler des bières de Font and Bleau élaborée et brassées dans le petit hameau de Cugny sur la commune de la Genevraye à quelques kilomètres du Restant du Long Rocher par deux amoureux de Bleau et de l'escalade. Après les mousses de Bleau, la Biosarde, etc. voici les Font and Bleau spéciales grimpeurs assoiffés!

Boris et Sylvain sont tous deux guides naturalistes en forêt de Fontainebleau et la brasserie PACHAMAMA est leur troisième projet axé sur le territoire. Natifs de la région, ils ont associé, en 2011, leur travail photographique dans leur projet "Fontainebleau Sauvage", qui débouchera sur de multiples expos et un livre. Si vous suivez régulièrement les publications de la Tl²B, vous connaissez forcément les personnages puisque nous vous avions parlé en janvier 2015 de leur structure d'éducation à l'environnement "Attitude Nature" qui reçoit en forêt de Fontainebleau près de 4000 élèves chaque année !

Boris (à gauche) et Sylvain (à droite) étaient à Arkose Massy pour faire déguster leurs bières.
Boris (à gauche) et Sylvain (à droite) étaient à Arkose Massy pour faire déguster leurs bières.


Un amour de la nature que l'on retrouve tout au long de leur démarche brassicole à commencer par le nom de la société Pachamama, nom de la déesse Inca représentant la terre-mère, la fertilité et la nature... Aujourd’hui encore, lorsqu’on boit une bière, dans certains pays d’Amérique du Sud, on verse un peu de bière à terre pour rendre hommage à la Pachamama.

La brasserie est engagée dans une démarche de développement durable avec, entre autres, la valorisation des déchets de brassage en nourriture équine ou ovine et le contrôle quotidien et l'équilibrage des rejets. Bien entendu, cette démarche se retrouve aussi dans la sélection des céréales et tout le processus d'élaboration de la boisson (relire notre article sur les bières qui expliquait tout cela en détail) 

Et sinon, ces bières, elles sont comment ?


Clin d’œil à notre forêt et sa popularité chez les grimpeurs du monde entier, les bières s'appellent 5B, 6B, 7A en reprenant le système de cotation des blocs. Des cotations qui ne doivent rien au hasard ou à la difficulté de les produire mais qui décrivent la teneur en alcool et la couleur de nos bières.



Ainsi, 5B est une bière Blanche de 5°. A servir très fraîche en été, elle présente une légère amertume, avec de douces notes d'agrumes provenant des houblons longuement sélectionnés. La mousse et les bulle sont plutôt fines, l'amertume en retrait reste longue en bouche et les notes fruitées très suaves. On a adoré pour se désaltérer... avec notre ami Modération.

La 6B est donc une bière de 6°, blonde, de type A.P.A. (American Pale Ale). La Pale Ale était une bière populaire en Angleterre au XVIIIe. L’arrivée de la machine à vapeur et l’utilisation du charbon avaient permis aux malteurs de développer une technologie qui rendait plus facile le séchage du grain sans pour autant le faire noircir. Les grains restaient dorés et la bière aussi. Si la Pale Ale ne jouit pas d’une définition faisant l’unanimité, l’American Pale Ale est une référence bien connue de l’américaine Sierra Nevada Brewing Company développée au début des années 1980. Ce grand classique de la brasserie a été l’une des premières à exploiter un houblon américain aux puissants arômes d’agrumes. Notre 6B est d'un blond scintillant, légère et couronnée d’une mousse blanche assez soutenue. Elle propose de subtiles arômes de fruits exotiques, une note de miel et une amertume marquée qui reste en bouche. 


Enfin, la 7A se rapproche des biéres de type I.P.A.(India Pale Ale). L’IPA s’est développée en Angleterre au XIXe siècle pour approvisionner les troupes coloniales britanniques en Inde. Le voyage en bateau et les chaleurs dégradant la bière au point d’être imbuvable, les brasseurs ont du créer une bière plus alcoolisée et plus houblonnée supportant mieux ce long voyage. La 7A est donc délicieusement amère. Le houblonnage spécifique lui confère des notes aromatiques florales assorties d'une touche de résineux. Boris nous disait rechercher l'amertume d'une journée passée à grimper avec un popof entre les mains mais c'est assurément une saveur que les moins de trente ans ne doivent pas connaître, le pof étant de moins en moins utilisé (à tort) par les grimpeurs !



Enfin d'ici Noël, devrait arriver la BioTop, un bière bio, blonde avec une amertume discrète. 

Voilà pour les présentations ! 
Il ne vous reste plus qu'à visiter la brasserie, déguster ou acheter les produits ou boire, AVEC MODÉRATION, un verre à notre santé !

Visites :

- d'AVRIL à fin OCTOBRE
les MERCREDIS de 14h à 18h, 
les SAMEDIS de 14h à 21h 
et les 1er et 3ème DIMANCHES du mois de 10h à 18h.
- de NOVEMBRE à fin MARS
les MERCREDIS de 14h à 17h, 
les SAMEDIS de 14h à 17h 
et les 1er et 3ème DIMANCHES du mois de 10h à 17h.

ou tous les jours sur rendez-vous...
Vous pouvez aussi acheter en ligne !
Il ne vous reste plus qu'une vingtaine de jours pour profiter pleinement du plus grand secteur de voies extrêmes de Bourgogne avant sa fermeture annuelle pour 8 mois ! Il y a deux ans, nous vous annoncions le renouveau des falaises de Bourgogne et notamment, le très fort développement de Baderne, le secteur du Bout du Monde, à Cormot. Comme chaque année, le 1er décembre débute la période d'interdiction de l'escalade pour cause de nidification des Hiboux Grand Duc. L'occasion pour nous de vous rappeler que cette falaise est désormais l'une des plus attractives de Bourgogne et même de France !


Cette falaise située à quelques kilomètres de Nolay et fréquentée par les grimpeurs depuis plus d'un siècle avait plutôt mauvaise réputation chez les grimpeurs franciliens : trop haute (35 à 40 mètres), équipement vieillissant et espacé, obligation de sortir au sommet pour assurer un second... C'est désormais une époque totalement révolue grâce aux efforts de la nouvelle génération de grimpeurs locaux ! 

La falaise historique de Cormot reste, elle, accessible toute l'année(C) 2016 Greg Clouzeau
La falaise historique de Cormot reste, elle, accessible toute l'année(C) 2016 Greg Clouzeau

En effet, en quelques années, les voies de Cormot ont été rééquipées puis ont été dotée de chaines de relais permettant de mouliner et de nombreux point ont été ajoutées dans les départs. Alors certes, il reste encore des voies où avoir peur au-dessus des clous est toléré. Et oui, ici, les chutes de pierres restent d'actualité (port du casque vivement conseillé). Même si les nostalgiques de la sortie sur le plateau n’apprécient pas tous ces petits changements, la falaise historique a maintenant de quoi attirer les foules de grimpeurs et grimpeuses qui apprécient les voies entre 5c et 6b. Il y a même un super parking et la marche d'approche, partiellement en descente est des plus courtes ! Bref, il manquait juste des voies très dures et extrêmes pour faire de ce vallon, la falaise de référence en Bourgogne. 
Baderne, bout du monde, Cormot (C) 2016 Greg Clouzeau
Baderne, la falaise du Bout du monde, est interdite à partir du 1er décembre, pour 8 mois

Avec le développement actuel de Baderne, au Bout du Monde, et ceux de la réserve et de la cascade, les plus forts falaisistes ont maintenant du pain sur la planche. Plus d'une centaine de voie de 7a à 9a vous attendent. Et les projets ne manquent pas ! Question style, c'est dévers, voir très dévers et les longueurs vont de 12 à 50 mètres. Le tout est au soleil et plutôt abrité de la pluie (mais pas forcément des chutes de pierres)  !


Arnaud Ceintre s'offre un beau 8a+ à vue  à Baderne !
Arnaud Ceintre s'offre un beau 8a+ à vue  à Baderne !


Oui mais Baderne, c'est aussi la falaise choisi par deux couples de faucons pèlerins puis deux grands Ducs pour nicher. Étrange d'ailleurs cette cohabitation, les hiboux étant de grands prédateurs de faucon ! Il paraît même que dans certains milieux de protection des ziozios, les ornitologues se crêpent le plumage entre les défenseur des faucons et les défenseurs des hiboux. En tous cas, si Baderne a pu se développer, c'est aussi grace à la bonne entente entre équipeurs et naturalistes. Il est donc primordiale de respecter ces interdictions temporaires pour préserver nos possibilités de grimper dans les sites naturels de demain.

Donc, dépêchez-vous si vous voulez faire les dernières croix de 2016, c'est maintenant ! Après le 1er décembre, ils faudra patienter 8 mois... 

A l'essai dans les nouvelles voies de la grande vire (C) 2016 Greg Clouzeau

Renseignements et mise à jour notamment sur le site
http://www.topogrimpe.org/topogrimpe/Bourgogne.html
Mi-octobre, informé par Bruno Fara, nous avons publié un article sur l'avenir de l'accès aux falaises, suite à la condamnation de l'assureur de la FFME. Une affaire qui inquiète tous les pratiquants de sites naturels (SNE) et qui pourrait avoir de nombreuses répercussions dans d'autres sports outdoor. Pour aller au-delà des rumeurs, mieux valait poser directement les questions au Président de la Fédé. C'est donc notre ami Pierre Délas, rédacteur de Fanatic Climbing qui s'y colle ! Après quelques échanges avec lui, il a fait le choix de donner son ressenti sur le discours de Pierre You. Nous vous renvoyons donc à la page Facebook de Fanatic Climbing pour la lecture de l'ITW de Pierre You et à son analyse ci-après. Merci à Pierre Délas pour ce travail de clarification.

Beaucoup de falaises sont maintenant
classées Terrain d'aventure. Port du casque
presque obligatoire...
A travers l'interview, Pierre Délas a relevé plusieurs messages envoyés par le président de la FFME. Nous partageons une bonne partie de son analyse quoique, connaissant un peu le président de la FFME, nous pouvons certifier qu'aucun de ses propos n'est tenu par hasard. S'il se veut rassurant sur l'avenir des SNE, nous sommes, à la TL²B, beaucoup plus circonspect, en tous cas en ce qui concerne les sites sportifs (par opposition aux terrains d'aventure où le risque objectif est omniprésent dans l'esprit des usagers). Sans une réforme profonde des réglementations et un lobbying actif de l'ensemble des fédérations délégataires et affinitaires outddor, il y a peu de chance que l'avenir s'éclaircisse !

« Le déconventionnement n’est pas à l’ordre du jour. »  A plusieurs reprises dans l’interview, les réponses de notre président laissent à penser que notre inquiétude, toutefois naturelle, est exagérée. A ses yeux, pas de quoi s’alarmer et s’affoler ! Gageons de sa bonne foi en espérant de ne pas avoir de mauvaises surprises dans les mois (et années ?) à venir.

Ensuite, l’autre message fort décrypté par Pierre se situe lorsqu’il rappelle « que les conventionnements sont possibles uniquement parce que des grimpeurs se licencient à la fédération. Ce n’est pas le cas de la très grande majorité des pratiquants (plus d’un million de pratiquants) qui pourtant utilisent ces sites. » 
Le message est clair : il s’adresse à ceux (qui sont inquiets mais) qui ne font que consommer de la grimpe. Un message auquel nous ne pouvons qu’adhérer. Si vous voulez voir la situation évoluer dans le bon sens, ou tout au moins qu’elle ne se détériore pas, il faut aussi être acteur de sa votre pratique. De belles initiatives fleurissent un peu partout, sur le terrain ou dans les instances et même si vous ne vous en sentez pas les compétences, vous aussi vous pouvez agir : par exemple en vous rapprochant de certains comités départementaux FFME actifs ou de l‘association Greenspits par exemple (page Facebook) et que la TL2B vous présentait dans cet article.


Tom, un des DE équipeurs de  Baderne à Cormot (Bourgogne) va-t-il pouvoir respirer sur sa responsabilité  en
cas d'accident sur le site ? C'est pas gagné ! Heureusement, le site est soutenu par le CAF...
Cela passe aussi dans notre manière même d’envisager l’activité, en achetant les topos, en respectant les interdictions ou restrictions, en relayant les bonnes pratiques de préservation de l‘espace naturel comme par exemple à Fontainebleau. Dans notre société où la logique de consommation s’immisce partout, à force de passer le plus clair de son temps à consommer le moindre bout de caillou sans voir plus loin que le bout de son nez ni se soucier de l’impact et des conséquences de sa pratique, le retour de bâton pour le falaisiste français arrivera, inéluctable, brutal et peut-être irréversible… Il n’est pas trop tard pour changer les mentalités, agir dans l’intérêt de notre sport et des générations futures.

8 mois c'est long ! mais c'est à ce prix que l'on peut grimper sur de nouveaux sites naturels !
Soyez acteur et non consommateur. Relisez nos chartes de bonnes pratiques, respectez-les !


Pour finir, on notera le ton laconique (et frileux ?) de Pierre You dans ses réponses. 
Pour FanaticClimbing, deux raisons possibles à ces réponses succinctes : soit la gestion des sites naturels n’est pas dans ses sujets de prédilection, soit les questions de cette interview ne l’ont pas enthousiasmé. Nombre de nos questions étaient ouvertes et laissaient donc le champ libre à un développement plus poussé des idées et perspectives défendues par la FFME aujourd’hui. Dommage de ne pas avoir profité du micro tendu pour mettre en lumière ses positions et points de vue, c’était pourtant une occasion de faire entendre la voix fédérale sur un sujet sensible. On restera donc un peu sur notre faim même si bien sûr nous sommes très heureux d’avoir obtenu des réponses à TOUTES nos questions, merci donc à Pierre You d’avoir joué le jeu.


Source : Pierre Délas pour FanaticClimbing

Ndlr : Nous attendons avec impatience la création d'un site internet Fanatic Climbing qui nous semble plus approprié qu'une simple page Facebook. Il y travaille ! Si d'aventure vous n'avez pas accès à Facebook et que vous souhaitez tout de même lire l'ITW de Pierre You, adressez-nous votre demande par mail via la boîte de dialogue en bas de page.


Chaque année, à cette saison, les forestiers parcourent les forêts pour sélectionner les arbres à prélever ou à conserver : c’est l'action martelage. Si l'on entend encore parfois le bruit du marteau et les appels dans les parcelles, ce que le visiteur ne manque pas de voir se sont ces nombreux traits de peintures fluos !  Rouge, bleu, vert, blanc, chamois… ne vous êtes-vous jamais posé la question de la signification de ces traits, lettres et numéros...parfois très semblables à des balisages sauvages ? Les publications régulières des notes de communication ONF vont nous permettre d'en décrypter les principales et notamment celles qui bordent depuis quelques mois le chemin allant du parking  Franchard Isatis au site de la Cuisinière.

Lorsqu’une coupe est prévue en forêt, les forestiers désignent les arbres à couper ou, au contraire, ceux à conserver. Pour faciliter le chantier lorsqu'il ne s'agit pas d'une coupe totale, de nombreuses marques, faites à la peinture sur le tronc à hauteur d’homme permettent aux bûcherons de se repérer facilement. En suivant alors un code couleur et géométrique, ils sont renseignés sur les actions à conduire. Ainsi, les couleurs chaudes (rouges, orange, jaune) indiquent les arbres à enlever tandis que les couleurs froides (blanc, vert, bleu), sont utilisées pour des marquages pérennes ou directionnels. Les forestiers veillent ensuite à ce que les consignes données soient respectées.

La première étape de la coupe en bas de Franchard Isatis consistera à la création de cheminement pour le débardage des grumes.

Dans les parcelles, l’ONF ces cheminements, appelés aussi cloisonnements, réservés aux passages des tracteurs, débardeurs et autres engins… sont réalisés alternativement en traits bleus ou blancs. Les bordures de chaque cloisonnement sont indiquées par un chevron bleu ou blanc (ou un L) pointant vers les cloisonnements. Implantés parallèlement tous les 20 mètres, les chauffeurs doivent obligatoirement les emprunter et ne pas s’en écarter.  Un trait vertical bleu ou blanc sur un alignement d’arbres, matérialise l’axe du cloisonnement. La marque horizontale constitue la limite de la zone concernée par l’intervention. Nous avons relevé de nombreux numéros qui, nous le pensons servent ensuite à l'attribution des cheminements aux différents exploitants.


Marquage par un technicien ONF (source ONF)
A franchard, les cloisonnements se succèdent
Même les blocs sont utilisés pour le guidage
Les chevrons marquent les entrées
parfois se sont des L qui sont utilisés
Et encore un cloisonnement
L'ONF ne dit rien sur ces chiffres


Vient ensuite le marquage des arbres à couper.
Un point rouge (ou orange) indique  chaque arbre qui sera prochainement coupé. En le récoltant, les forestiers éclaircissent la parcelle puis travaillent à son renouvellement. Ils apportent la lumière et l’espace nécessaires à la croissance des arbres d’avenir. 


Les points rouges marquent les arbres à couper (C) Greg Clouzeau


L'arbre reçoit aussi un martelage  à son pied avec le marteau AF officiel pour Administration Forestière


Le marquage officiel est souvent recouvert d'un coup de bombe


La mystérieuse marque M

Chaque année, l’ONF organise et surveille les différentes action de chasse. En FD de Fontainebleau, pour augmenter la sécurité, certaines actions s’effectuent avec des miradors amovibles situés en bordure de parcelle. Le directeur de chasse indique leurs emplacements avec une marque en M de couleur verte afin de faciliter leur installation.


Celle-ci a été photographiée à l'entrée du Bas Cuvier, le long de l'ex-N7. En revanche, sur notre chantier à Franchard, nous avons croisé de très nombreux M de couleur plus orangée. Nous pensons que là encore, elles indiquent les postes des futurs tireurs. D'ailleurs, cet été, le long de l'allée forestière, nous avons constaté à diverses reprises la projection de graines de maïs qui n'ont pas d'autre fonction que de "fixer" le gibier à cet endroit...


Du chamois pour l'avenir !


Nous n'avons pas croisé au cours de nos différentes randonnées les marques de couleurs chamois. Lorsque la tige d'un arbre est ceinturé d'un trait chamois, c’est qu'il s'agit d'un arbre d’avenir, bien droit et sans nœud, et qui a vocation à être conduit jusqu’à maturité pour nous faire de belles poutres ! Tout exploitant forestier aurait une amende, s’il abîmait cet arbre accidentellement ou le coupait prématurément...

Un triangle couleur chamois signifie qu’il s’agit d’un arbre qui sera préservé pour la biodiversité. Laissés volontairement dans la parcelle, ces arbres morts ou présentant des cavités et fissures sont un refuge pour une multitude d’espèces (insectes, champignons, oiseaux…) qui s’en servent comme habitat ou nourriture.
Le vendredi 11 Novembre 2016 est un jour férié et certains d'entre-vous ne manqueront pas de rallonger le week-end pour venir à Bleau. Profitons de ce jour complémentaire pour intensifier notre combat contre les déchets en forêt de Fontainebleau, (ou ailleurs si vous n'êtes pas de la région) en participant à une nouvelle opération de ramassage des déchets organisée par le Collectif "Une petite marche pour une grande démarche".

Rendez-vous donc à 14h30 sur le parking de la Croix de Toulouse à proximité de Bois le Roi, Samois et Fontainebleau (77) pour le onzième ramassage de l'année 2016. Profitez-en pour apporter vos appareils photos et faire quelques belles images des couleurs automnales.

Retrouvez l'ensemble des informations et inscription :
- Vous n'avez pas Facebook : Cliquez-ici
- Vous avez Facebook : Cliquez-ici

Accès en transport en commun ? Laissez un message sur l'une des pages de l'événement : quelqu'un pourra certainement vous récupérer à une gare ou ailleurs!

Vous n'êtes pas de la région ? Prenez vos voisin-e-s, leurs enfants et 30 minutes de votre week-end avec un sac et des gants, ramassez 2, 3 ou 20 déchets et envoyez-nous les photos par e-mail ou sur les réseaux sociaux :)

Vous voulez organiser votre propre ramassage ? Nous pouvons vous y aider ! Contactez le collectif ! !
Il y a déjà quelques années, nous avions signalé le formidable travail d'ouverture de blocs et de mise en valeur du petit site du Rocher Chatillon. En effet, ce chaos peu fréquenté de l'Essonne, à quelques kilomètres des Trois Pignons, avait connu un regain d'activité notamment grâce à Fred Buc et Gilles Cottray, qui avaient complété les anciens circuits jaune PD et bleu D par des circuits orange AD, rouge TD et noir ED. Un succès qui depuis ne s'est pas démenti vu l'importance de certains groupes les week-end.  

Depuis septembre, de nombreux panneaux sont apparus signalant qu'il s'agit là d'une propriété privée et que l'escalade y est interdite. 
Par qui exactement ? Malgré notre enquête, nous ne sommes pas encore arrivés à savoir mais nous parions qu'il s'agit-là, d'une action de la société de chasse...plus que du propriétaire des parcelles.

Nous avions déjà vivement recommandé d'éviter ce secteur durant la période de chasse (c'est à dire à partir de septembre). Espérons qu'à la fin de celle-ci, "le proprio" réouvrira les portes du massif afin que ce site ne finisse pas comme celui de Mondeville, interdit par la Société de chasse, puis saccagé !
Sur le circuit noir du Rocher Chatillon, 2013



77

91

78

NATURE

MATOS