Les Titres

mercredi 26 juin 2019

Pari gagné pour la première édition du Festival Grandes Heures Nature De Besançon !

Consacrée à la promotion des pratiques Outdoor, cette première édition Festival Grandes Heures Nature a rassemblé 14 000 visiteurs et sportifs en l’espace de 4 jours. Un formidable succès pour cette grande première et un pari gagné ! Inauguré le 13 juin par Jean-Louis Fousseret, Président du Grand Besançon ce premier festival de promotion de l’offre Outdoor du Grand Besançon aaura été l'occasion de petits et grands exploits autour des nombreuses animations sportives dont une highline  urbaine de 800 mètres, du VTT slopestyle « FISE X-périence », du Gravel ou bien encore du kayak freestyle.

Jean Louis Fousseret  avait annoncé la couleur : « Le Grand Besançon s’est doté d’un événement d’envergure qui, n’en doutons pas, saura prospérer dans le temps. Un festival unique qui s’adresse à tous, pratiquants amateurs comme sportifs aguerris. Ce projet a d’ailleurs suscité l’enthousiasme de bien du monde : 973 bénévoles, dont 120 de la collectivité Agglo-Ville-CCAS, ont proposé leurs services pour l’organisation du festival. Le challenge inter-entreprises, qui aura lieu lors de l’Ekiden, a un grand succès et démontre tout l’intérêt du monde économique pour de tels événements, c’est également un réel encouragement ».

Le Festival se veut inclusif : « Avec Grandes Heures Nature, c’est le sport au quotidien, c’est le sport de tout un chacun, quelle que soit sa forme, quelle que soit sa volonté ... » rappellait Daniel Arcuset, Vice-président de la FFA.

Il faut dire que le site de Micropolis a fière allure avec son grand bassin, ses murs d’escalade et le terrain pour le FISE X-périence. Pour l’événement il n'y a pas moins de 40 exposants professionnels et 50 associations (sports et santé). La highline, installée entre le fort de Bregille et la Citadelle de Besançon a aussi de quoi faire frissonner les âmes sensibles.

© Eric CHATELAIN © Jean-Charles SEXE © Eric CHATELAIN

Un public et des concurrents au rendez-vous

Au final, ils ont été 14 000 à s’être déplacés dont près de 3 000 compétiteurs inscrits à l’une des 17 épreuves sportives organisées durant cette première édition : randonnées pédestres, cyclo et VTT, Raid Handi Fort, Gravel Fort Ride, FISE Xperience, étape de la coupe du monde de paratriathlon… Ce succès confirme la place du Grand Besançon parmi les destinations Outdoor incontournables en France. Le public a visiblement été conquis et 900 personnes étaient ont frissonné en assistant à l'incroyable traversée de Pablo Signoret sur la high line de 800 mètres, tendue entre le Fort de Bregille et la Citadelle de Besançon, à plus de 200 mètres de hauteur. Les slackliners du team Sangle Dessus-Dessous ont assuré un spectacle de haut vol, devant un public présent en masse à La Rodia notamment. Un peu plus de 30 minutes (sur les 40 estimées au départ), c’est le temps qu’il a fallu à Pablo Signoret pour ces 800 mètres dans une traversée effectuée sans chute, à un rythme régulier et avec des conditions climatiques idéales. Mission accomplie et record validé pour la traversée de la plus longue slackline en milieu urbain !

Avant le départ sous les applaudissements du public, Antony Newton, autre slickeliner du team SDD, nous confiait : « Les 300 premiers mètres risquent d’être les plus compliqués, il n’y a pas de vent donc la slack risque de bouger. Nous sommes ici sur la plus longue ligne urbaine, c’est un record. Nous sommes vraiment dans un cadre exceptionnel avec la Citadelle de Vauban, c’est quelque chose que l’on n’avait jamais fait avant. En plus, lors de la traversée, on peut se tourner à droite, à gauche, pour profiter du paysage ! »

Énorme succès également pour l’Ekiden, épreuve de relais par équipe de 2 à 6 personnes, composée de 6 parcours sur route et Trail, sur un total de 42 km. A noter la victoire de l’équipe For’Trail, comptant notamment Thibaut Baronian, ambassadeur Grandes Heures Nature. «L’Ekiden fut un moment fort de ce week-end et je salue les prestations de haut vol de toute les équipes. Tout cela dans une ambiance formidable de bonne humeur, de convivialité et d’entraide dans les pentes parfois glissantes » Jean-Louis Fousseret. 


© Eric CHATELAIN © Emmanuel EME © Emmanuel EME


Les frissons du FISE Xperience

Le set-up monté spécialement pour l’occasion aura attiré un large public, ébahi par les riders et leurs figures spectaculaires. 

Une vingtaine de pros et d’amateurs ont redoublé d’imagination pour offrir des rides de haut niveau. Demi-tour 360°, front flip, back flip, bar spin (tours de guidon) et autre tailwhip (tour de cadre) se sont enchaînés. Bref, de quoi impressionner le public bisontin !

Le temps d’un bloc : l’escalade, entre terre et ciel

C’est un impressionnant dispositif de 30 voies de blocs qui a été mis en place sur le site de Micropolis par l’association Entre Temps Escalade. 5 femmes et 6 hommes se sont retrouvés pour la finale d’une compétition ouverte aux amateurs comme aux plus aguerris. Tous ont essayé de rejoindre le top et à ce jeu-là, c’est Charlotte Andre et Mathieu Ternant qui ont été les plus forts. A noter la deuxième place de Manu Cornu, actuel meilleur français et récent vainqueur de la coupe du monde de bloc en Chine.

C'était aussi  la seule étape française de coupe du monde de paratriathlon !

70 paratriathlètes de 25 nationalités se sont élancés autour du plan d’eau d’Osselle pour la seule étape française de la coupe du monde de paratriathlon. Au programme : 750 mètres de nage, 20 km de vélo sur un parcours comptant deux boucles vallonnées et 5 km de course à pied.

Du côté des victoires françaises, celles d’Alexandre Paviza en PTWC (utilisateurs de fauteuils roulants. Les athlètes doivent utiliser le Handbike couché sur le parcours de vélo et un fauteuil de course sur la partie course à pied) et d’Antoine Perel en PTVI (déficit visuel partiel ou total : inclut les athlètes qui sont totalement aveugles (aucune perception de la lumière dans les deux yeux), les athlètes ayant une perception de la lumière (B1) et les athlètes partiellement voyants (B2-B3). Un guide est obligatoire pendant toute la course. La partie vélo se fait obligatoirement en tandem).

Réactions des ambassadeurs :

Marlène Devillez, triple championne d’Europe et vice-championne du Monde de kayak freestyle : « Ce festival était vraiment top car accessible à tous : petits et grands, sportifs confirmés et amateurs, handicapés et sourds ! Choses que je vois très peu dans d’autres festivals Outdoor. Les compétitions étaient vraiment top. J’ai participé au show de kayak freestyle. Nous avons pu échanger avec le public et on a senti que les gens étaient intéressés et impliqués durant le show ! A refaire ! »

Thibaut Baronian, trail et ultra-trail : « Globalement c’était une belle première édition. On a eu un beau Ekiden, qui a rassemblé beaucoup de monde et qui a beaucoup plu. C’est un beau format, à reconduire. J’y ai participé samedi soir, c’était cool de partager ça avec les copains, c’est un format convivial et fédérateur, ça plait, tout le monde regarde, il y a l’esprit d’équipe… »

Paul Fontaine, athlète accompli atteint de mucoviscidose : « J’ai passé trois super journées au festival. C’était impressionnant de voir les participants du FISE faire leurs figures. C’était un beau lancement, une belle première édition. Je vois du positif, il y a du potentiel. De mon côté j’ai fait deux conférences, sur le mental d’acier, la motivation et le dépassement de soi et sur l’instant présent. De mon point de vue, je suis très satisfait. L’arrivée du Raid Handi Fort samedi soir était sympa, c’est beaucoup d’émotions, de solidarité, cela représente les valeurs du sport. »

Nao Monchois, membre de l’équipe de France d’escalade et champion de France Junior : « C’était un super festival, puisque ça réunissait plein de sports de pleine nature et d’Outdoor. C’était cool de pouvoir rencontrer d’autres sportifs. Hyper sympa, c’était un bon moment d’échange. J’espère être encore ambassadeur l’année prochaine, je reviendrai, c’est sûr ! »


Télécharger une sélection de photos du Festival Grandes Heures Nature : ICI

Télécharger les images vidéo : ICI

Découvrir le dossier de presse du Grand Besançon et du Festival Grandes Heures Nature : ICI

[AGENDA] Du 30 juin au 12 juillet 3 projections exceptionnelles en forêt de Fontainebleau

Comme l'an dernier, l'ONF fait son cinéma et invite les passionnés de forêt et du 7ème art à vibrer au rythme de projections exceptionnelles en forêt  pour une expérience inédite du 28 juin au 20 juillet 2019, en partenariat avec le conseil départemental de Seine-et-Marne et la commune de Fontainebleau.

À la tombée de la nuit, trois projections gratuites (dans la limite des places disponibles) en plein air vous sont proposées :

- Dimanche 30 juin à 22h15 – Faisanderie de la forêt de Fontainebleau (en partenariat avec le festival Série Series) : The Killing de Birger Larsen, série danoise créée par Søren Sveistrup et diffusée entre 2007 et 2012. En présence de l’équipe.


- Vendredi 5 juillet à 22h15 - Site de l’Eléphant à Larchant - Forêt de la Commanderie (en association avec le festival du patrimoine de Seine-et-Marne « Emmenez-moi… ») : Jeremiah Johnson de Sydney Pollack - États-Unis / 1972 / 108 min / Aventure / VF. Réservation obligatoire : https://www.weezevent.com/branche-cine

- Vendredi 12 juillet à 22h15 : Hippodrome de la Solle - Forêt de Fontainebleau : The Lost City of Z de James Gray - États-Unis / 2017 / 141 min / Aventure, Drame / DCP / VF

En première partie, des courts métrages inédits sur les forêts franciliennes seront diffusées grâce à des archives audiovisuelles. Le tout complété par des animations qui vous feront découvrir la nature et agrémenté de spectacles vivants. Durant un mois, les séances plein-air se poursuivent autour d’un programme varié dans les salles de cinéma de Fontainebleau. Elles accueilleront 7 films qui raviront les cinéphiles ou non.



La programmation cinématographique, éclectique et riche de longs métrages mêlant films d’animation, d’aventures, documentaires et drames explorera des régions forestières du monde : des forêts européennes à la jungle amazonienne en passant par celles de l’ouest et du sud-est des Etats-Unis et la forêt japonaise.

Dans l'obscurité propice de la nuit, immergez-vous dans le film de votre choix et l’ambiance de la forêt et, du fond d’un transat… voyagez.

Découvrez et téléchargez la programmation détaillée en cliquant sur ce lien : https://we.tl/t-XFptAQOzJI

[COM ONF] Allez visiter le chantier des fouille de la Butte St Louis à Bleau avant sa fermeture

Et si vous visitiez le chantier de fouilles archéologiques  de la Butte Saint Louis en forêt de Fontainebleau ?  En 2017, une première prospection de trois semaines révélait plusieurs états de construction de la chapelle ainsi que de nombreuses sépultures. Venez découvrir le chantier et son évolution le mercredi 10 juillet à 14h et à 16h30 avant sa fermeture au public.

L’Office national des forêts, avec le conseil départemental de Seine-et-Marne et la direction régionale des affaires culturelles, lance un programme triennal de recherches archéologiques sur la butte Saint-Louis qui abrite les vestiges d'un ancien ermitage, en forêt de Fontainebleau. Construit, sans doute construit entre le XIe siècle et le XIIe siècle. Celui-ci aurait été, selon la légende, fondé par Saint Louis au XIIIe siècle, à la suite d’une attaque de brigands en 1264. En 2019, les recherches archéologiques se tiendront du 24 juin au 12 juillet. 

Durant 3 ans, les fouilles se dérouleront en juillet avec une équipe de trois archéologues et une quinzaine d’étudiants en archéologie. Les ermitages restent des vestiges peu étudiés en France raison pour laquelle, l’ONF et ses partenaires souhaitent approfondir les connaissances sur l’histoire du site, notamment l’architecture du bâtiment, son fonctionnement ainsi que sa datation. 

Par ailleurs, l’ONF rappelle que pour la sécurité de tous, l’accès à la zone sera interdit au public. Il l’ouvrira exceptionnellement au grand public mercredi 10 juillet. 

Au départ du parking du Cabaret Masson, deux visites guidées par des archéologues et des forestiers seront organisées : 14 h et 16 h 30 / Durée environ 1 h 30.

vendredi 21 juin 2019

La voie normale du Mont Aiguille fait peau neuve

Le Mont Aiguille, c'est cette forteresse qui apparaît au détour d'un virage sur la N75 à hauteur de Chichilianne. Il est considérée comme le berceau de l’alpinisme. En effet, outre la découverte des Amériques, 1492 date aussi la première ascension du Mont Aiguille, réalisée le 26 juin 1492 par Antoine de Ville, seigneur lorrain de Domjulien et Beaupré et capitaine du roi, accompagné, suivant différentes sources, de sept à une vingtaine d’hommes et d’un notaire. Partiellement équipée de très gros câbles dans les années 30, le matériel a considérablement vieillit. Peu adapté à la pratique et devenu dangereux, l'équipement de la voie normale sera changé cette semaine par une équipe d'une trentaine de bénévoles et professionnels. Une action nécessaire mais qui soulève toujours des oppositions. Peut-on vraiment sécuriser cette voie ? La rénovation des câble ne va t-elle pas attirer davantage de pratiquants inexpérimentés dans un milieu qu'il faut considérer comme de la haute montagne avec ses risques objectifs (un rocher pas très bon) et météorologiques, le sommet étant à plus de 2000 m d'altitude ?

Le rocher Supereminet Invius (en latin « il se dresse, inaccessible ») est représenté sous la forme d’un rocher surmonté d’une pyramide renversée. C’est donc sur ordre de Charles VIII, roi de France que ce « mont Inaccessible » est vaincu avec l’aide d’échelles destinées à la prise des châteaux forts. La montagne est alors baptisée « Aiguille-Fort ». Si la voie de 1492 a probablement disparu dans un des nombreux éboulements dont est coutumier cette montagne, la Voie Normale actuelle reprend l’itinéraire de Jean LIOTARD réalisé le 16 juin 1834. et il faut attendre 1834 lors de la seconde ascension de la montagne réalisée avec des habitants des villages situés en contrebas. 

La voie normale parcoure les cheminées de la face la plus facile du Mont Aiguille


La présence du vieux câble ne dispensait pas
de s'encorder comme pour une course de montagne
Aujourd’hui cette course de niveau PD+ avec quelques passages de 3+/4 patinés est sans aucun doute l'une des plus emblématique de France et attire chaque été de nombreux prétendants. Plus de 150 personnes par jour certains week-end estivaux ! Et certains d'entre eux oublient qu'il s'agit là d'une course de montagne très exposée aux chutes de pierres et nécessitant un équipement adapté à la pratique de l'escalade. Bref, la VN du Mont Aiguille, malgré ses câbles, n'est pas une via ferrata !  Sauf à avoir une solide expérience, nous vous recommandons de la parcourir avec un guide de haute montagne !

Constamment bombardés par les chutes de pierres, les gros ancrages et énormes câbles des années présentaient d'importants dommages et  le PNR du Vercors craignait des accidents. La voie normale du Mont Aiguille se refait donc une santé cette semaine ! L'opération était en discussion depuis de nombreuses années (après une grosse polémique lors du 500e anniversaire de la première ascension) et les acteurs du territoire ont mis du temps à arriver a un consensus.

"Chacun a son idée sur la façon de ré-équiper le Mont Aiguille, mais il faut voir le contexte : on est dans la réserve des hauts plateaux avec une réglementation très forte donc on ne fait pas ce qu'on veux : on n'a pas le droit de créer de nouveaux itinéraires, de rajouter de nouveaux matériels... On peut faire uniquement de l'entretien. C'est donc un ré-équipage presque à l'identique, nous avons juste décidé de supprimer une partie du câble." annonce Arnaud Becker, agent de développement à la fédération française de la montagne et de l'escalade en charge du dossier au micro de Radio France. Une équipe d'une trentaine de bénévoles remplace donc cet équipement à la demande des élus locaux et des guides de haute montagne qui pratiquent le Mont Aiguille régulièrement. Cette opération est conduite conjointement par la fédération française de la montagne et de l'escalade (FFME), la fédération des clubs alpins et de montagne (FFCAM) et le bureau des guides, et bénéficie d'un soutien financier du département de l'Isère et du PNR.


Les bénévoles sur le départ dimanche matin se répartissent les 300 kilos de matériel à acheminer dans la montagne.
© Radio France - Elisa Montagnat
Première étape : Acheminer le matériel au pied de la voie. Au total, les bénévoles ont dû porter plus de 300 kilos sur leur dos ! Puis, escalade, hissage du matériel, retrait des vieilleries et mise en place du nouveau, etc... Puis descentes du vieux matos ?
Photos suivantes © Radio France - Elisa Montagnat




Parmi les bénévoles, tous pratiquants qualifiés, des guides de haute montagne comme Patrice Vargel, spécialiste du Mont Aiguille, qui a donné l'alerte sur l'état du matériel il y a quelques années : "J'ai vu des gens tomber en s'accrochant sur un point qui a lâché... Et maintenant on a un public nouveau ... et cela pose des problèmes dans la fréquentation, avec des personnes qui vont très vite et d'autres non. " Pierre Clerc, lui aussi guide, craint plutôt que ces travaux aggravent le problème : "En posant les câbles, on simplifie la vie, et je pense qu'avec l'évolution des pratiques, notamment du trail, il va y avoir des embouteillages entre les gens qui vont monter sans cordes par les câbles, en short et en basket, et ceux qui redescendront aussi par ces câbles."

Pour nous, il n'y a aucun doute, les vieux câbles étaient à retirer. Si ces câbles lorsqu'ils sont neufs offrent une réelle sécurité, celle-ci reste de toutes manières très relative sur cet itinéraire. Les pierres vont continué de tomber, d'amocher l'équipement et il sera toujours aussi délicat de s'y croiser avec ceux qui empruntent la voie à la descente plutôt que les grands rappels. Quant à la météo, n'oubliez jamais que vous êtes ici en montagne ! Une chute de neige en plein mois de juillet ou un orage sont vite arrivés. 

La plaque du 500ème anniversaire de la première ascension
Renseignements sur http://montaiguille.free.fr/

lundi 10 juin 2019

[FALAISE] Attention, fermeture des falaises de Val saint Martin

Si la mi juin marque souvent la réouverture de nombreuses falaises fermée temporairement pour cause de nidification (attention, dans certains secteurs cela peut aller jusqu'à la mi-juillet), cette fois, elle marque le début d'une interdiction des falaises du Val Saint Martin jusqu'à nouvel ordre ! 
En effet, les falaises de Normandie ont ceci de particulier qu'elles sont constituées de craie à silex très sensible à l'érosion et aux aléas climatiques pouvant engendrer d'importants éboulement. 
Suite à une expertise des falaises du Bord de Seine, le Comité Territorial FFME 27 a décidé de suspendre l'accès à certaines voies au Val Saint Martin devenues dangereuses. Les scellements ayant travaillé, il s'agit de ré-équiper l'intégralité des voies ci-dessous et répertoriées ainsi dans le topo 2018. Vous pouvez bien entendu soutenir les équipeurs en faisant un dont sur leur cagnotte Leettchi


- Secteur 7 (TOPO 2018) voies 86/87/89/91/93/94/95 et 97
- Secteur 8 (TOPO 2018) voies 107/108/109/110/111/112/113/114/115/116 et 119




[BLEAU] Attention travaux sur le parking d'Isatis Cusisinière

Depuis la fermeture du Parking de Franchard Cuisinière (en 2010) et sa mutualisation avec celui de Franchard Isatis et malgré sa réfection complète en 2012, le stationnement et l'accès des secours n'a jamais été aussi compliqué dans ce secteur de la forêt de Fontainebleau très prisé des grimpeurs. Ce stationnement va faire peau neuve une nouvel fois cet été et sera fermé pendant les travaux.

Est-ce parce qu'à la TL²B nous n'avons pas peur de dire franchement ce que  beaucoup pensent tous bas que nous n'avons pas été informé par l'ONF des travaux à venir ou est un nouvel oubli du service de communication ? 
Toujours est-il que depuis plusieurs mois, l'ONF planche sur la réfection et l'agrandissement du Parking d'Isatis Cuisinière ! On ne sait pas grand chose sur ces travaux si ce n'est la fermeture les 11 et 12 juin (coupes d'arbres sur la route du Loup) et les intentions générales pour l'amélioration cet été. Il se murmure même qu'il y aurait un projet de toilettes. Un paradoxe pour un site où le camping est interdit mais où il est parfois très difficile de trouver une place entre les tentes et les vans aménagés. 

Camping ou parking ? Franchard Isatis à 12h30 en semaine


Quitte à camper sur le parking, autant y faire du feu !
Quitte à camper sur le parking, autant y faire du feu !

D'après nos informations, le problème de capacité sera loin d'être réglé et ce d'autant plus en hiver où une possible fermeture est très sérieusement envisagée. C'est donc tout naturellement le long de la départementale D409 que les voitures vont continué de s'entasser les week-end e Pâques notamment. Question accès des secours et sécurité incendie, ce parking est un non sens !

Un parking dont l'accès restera dangereux et dont l'aménagement pourrait être tout autre en le construisant en lisière de la départementale. Les grimpeurs et les chasseurs devraient certes marcher un peu plus pour accéder aux sites mais la sécurité et la nature y gagnerait tout comme les finances de l'ONF qui doit régulièrement refaire le revêtement de la route du Loup !

Défoncée la Route du Loup ? Oui par les freinages répétés devant les ralentisseurs
et par les tracteurs d'exploitation forestière

[BLEAU] Les panneaux ONF d'information font peau neuve en forêt

D'ici à la fin de l'été, l’Office national des forêts aura renouvelé 160 des panneaux d'information touristique dans le massif forestier de Fontainebleau. Cette nouvelle signalétique inaugurée la semaine dernière sera progressivement installée sur les parking des sites les plus touristiques soit la moitié des 90 aires de stationnement pour un investissement de plus de 80 000 €. L'occasion de réparer les tripodes les plus vétustes et dégradées qui ont déjà plus de 20 ans ! 

L'ONF a cherché à moderniser sa communication en se limitant aux thèmes les plus attendus par les visiteurs dont une bonne part sont étrangers et après consultation de nombreuses associations locales dont le Cosiroc. Résultat les panneaux thématiques, traduits en anglais dans certaines zones touristiques, seront plus lisibles avec des dessins explicatifs pour accompagner le texte pour les rendre plus ludiques et accessibles.

Toutes les illustrations qui suivent nous sont communiquées par le service de presse de l'ONF


Le label « Forêt exception » est mis à l'honneur avec un historique des événements marquants qui ont forgé les paysages actuels de la forêt.

Vous trouverez aussi les panneaux « Nature et paysages gérés » ou « Questions aux forestiers », en bande dessinée, qui donnent des réponses sur le métiers des forestiers et le pourquoi de leurs interventions.



Le panneau « Bonnes pratiques » reprendra la réglementation en vigueur et un panneau « Information temporaire » sera laissé vide pour informer le public d’éventuels dangers, événements, travaux ...

Bien entendu, les cartes touristiques du secteur restent d'actualité. Elles permettent souvent de se retrouver et de s’orienter en indiquant les sentiers ou les sites d’escalade de la zone…









vendredi 7 juin 2019

[BLEAU] l'AFF s'oppose au projet d'une aire de grand passage au cœur de la la forêt

Le conseil d’administration de l’Association des Amis de la forêt de Fontainebleau, au cours de sa réunion du 12 avril 2019, a examiné le projet d’implantation d’une aire de grand passage des gens du voyage en forêt de Fontainebleau, sur le terrain de 4 hectares et demi de l’ancien stand de tir du Mont Merle, accessible par la D 607 et a conclu à une "incompatibilité du statut de forêt de protection de la forêt de Fontainebleau avec cette implantation". 

Le conseil des AFF est conscient des obligations légales relatives à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage (loi n°2000-614 du 5 juillet 2000) mais le conseil émet les plus grandes réserves sur la localisation de ce projet qui est incompatible avec le statut de forêt de protection de la forêt de Fontainebleau et souhaite que la commune recherche un autre terrain hors du périmètre protégé de la forêt. 

Le classement en forêt de protection en 2002 par décret pris en Conseil d'Etat sanctuarise l'ensemble de la forêt domaniale qui est entièrement protégée et ne peut plus changer de destination. Par ailleurs, il convient de rappeler que la forêt est site classé et zone Natura 2000 sur l'ensemble de sa surface et ne saurait donc accueillir des zones de passage pour des gens du voyage.

[BLEAU] Un nouveau documentaire et un livre à offrir pour cet été

L'été arrive à grands pas (si, si !) et avant de quitter Bleau pour les vacances, vous aurez peut être envie d'emporter avec vous un petit bout de forêt pour le faire découvrir à vos amis. A la TL²B on a sélectionné pour vous un DVD et un livre  créés par des passionnés, avec des passionnés, pour des passionnés ! C'est 100% naturel, local et bleausard.

Commençons par le livre de notre ami photographe animalier Frédéric Rebeyrolle. Ce grand bonhomme timide et discret partage avec nous depuis des années sa passion pour la faune de la forêt de Fontainebleau. A moins de farfouiller dans les buissons, vous ne le croiserez que dans quelques salons d'art et expositions photographiques de la région.
Son premier ouvrage "Ile de France Sud Sauvage", désormais épuisé, nous avait permis de découvrir son travail et la beauté de la faune. Il nous propose cette année un nouvel ouvrage dédié entièrement aux Cerfs. Intitulé "Quelques Cerfs du Gâtinais à la forêt de Fontainebleau", il nous présente plusieurs cerfs majestueux de notre belle région et nous livre avec humilité quelques anecdotes sur leur rencontre et l'histoire qui le lie à eux au travers d'un suivi sur plusieurs années. 

Un livre remarquable empreint de poésie et d'émotion qui, sous la trame évidente d'un amour passionné, présente la vie des rois de la forêt. Il sera disponible notamment en Juillet 2019 à la librairie Michel, 15 rue de la Paroisse, 77300 FONTAINEBLEAU. Prix de vente 35 €






Puisque l'on parle de passions et de passionnés, nous ne pouvons pas faire l'impasse sur la sortie en DVD d'un remarquable documentaire de 52 minutes signé Daphné Beauvais et Pascal Varambon de Chlorofilm Production. Daphné, on la connaît bien à la Tribune. Elle avait écrit une très intéressante thèse sur l'érosion à Fontainebleau avant de se consacrer aux métiers de l'image. Chlorofilm a déjà signé de nombreux films de qualité sur notre Pays de Fontainebleau et Nemours.

Ce nouveau documentaire nous plonge dans les paysages de la forêt de Fontainebleau au fil des saisons et donne la parole à la forêt. C'est elle qui nous raconte son histoire et comment l'homme a changé sa vie, sa morphologie et a forgé sa renommée. Elle qui nous révèle une part de sa magie : les chaos rocheux, joie des promeneurs et des grimpeurs. Elle qui évoque ses hautes futaies de chênes et de hêtres, ses pinèdes, ses plateaux arides ou les petites mares qui abritent une rare biodiversité ou les animaux sauvages qui s'y dissimulent. La forêt nous raconte également ses paysages peints par les artistes du XIXème siècle, leur évolution, les sentiers de promenade tracés au cours des siècles par les hommes passionnés. Un documentaire qui adopte un point de vue narratif inédit où les propos de la forêt sont complétés par de nombreuses interventions des humains passionnés qui la fréquentent, l'entretiennent, y pratiquent la randonnée, l'escalade, la peinture...

Un documentaire passionnant donc que l'Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau nous fait partager au travers d'un DVD vendu 12€ (+ frais port) sur son site (10€ pour ses adhérents).

 
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