Les Titres

lundi 28 février 2011

Faudra-t-il payer pour se promener dans nos forêts ?

Dans une article publié ce matin par La Provence, nous avons enfin la confirmation que l'Etat souhaite réduire le déficit lié à la gestion de l'ONF. L'instauration d'un payage pour se balader en forêt est il un premier pas vers une privatisation ?
Publié le lundi 28 février 2011 à 07H07


Une note du Trésor pour le ministre de l'Économie préconise la privatisation de la gestion des bois publics.



"L'État nous prend pour des cons." Jean-Claude Aymard est très en colère. Le président, pour les Bouches-du-Rhône, de l'association des communes forestières, s'explique : "L'État est en train de négocier avec l'ONF (Office national des forêts) le plan quinquennal 2012-2016, dit-il, Nicolas Sarkozy a demandé un rapport au président de l'ONF, Hervé Gaymard, qui a remis cet automne un texte après avoir consulté tous les professionnels."




Oui, mais voilà : la Fédération nationale des communes forestières est entrée en possession d'un autre texte, daté du 23 décembre 2010 et émanant de la Direction générale du Trésor, intitulé "Note pour le ministre : pistes de réforme de la politique forestière française". Jean-Claude Aymard est scandalisé par la forme : "Une administration concocte un rapport dans son coin sans demander l'avis de personne alors qu'un travail de concertation a été réalisé", s'insurge-t-il. De fait, la note, établie par deux fonctionnaires, fait totalement abstraction du rapport Gaymard (qu'elle cite pour mémoire cependant).

De plus, le directeur général du Trésor, Benoît Coeuré, indique noir sur blanc, en référence aux négociations entre l'État et l'ONF : "Si le ministre en est d'accord, mes services défendront les propositions présentées." (1) Reste que ce haut fonctionnaire a le nez creux car il précise: "Il faut noter que plusieurs propositions sont sensibles politiquement puisqu'elles touchent aux revenus des communes forestières (...)". Une prophétie qui s'est révélée exacte et Jean-Claude Aymard explique son ire : "Cette note préconise le démantèlement du régime forestier des communes et le démantèlement du service public forestier, c'est-à-dire de l'ONF", s'insurge-t-il.

Le régime forestier, c'est la loi qui oblige les communes à passer par l'ONF pour gérer leurs forêts. En contrepartie, l'office garde 12% du produit de la vente de bois. Bon an mal an, cela lui rapporte 20 millions d'euros. Mais l'État doit apporter une subvention compensatoire pour équilibrer les comptes de l'Office de 145 millions d'euros. Dans cette conception traditionnelle de notre État-Nation, la collectivité paye pour maintenir les paysages, la biodiversité animale et végétale, et pour que les citoyens puissent profiter des forêts communales.

Reste que les municipalités ont d'autres charges financières, notamment en Provence : création et entretien de pistes pour les pompiers, débroussaillement, accueil du public... "Si dans l'Est de la France, certaines communes gagnent de l'argent avec la coupe de bois, chez nous, en Provence, ces bois nous coûtent plus qu'ils ne rapportent", plaide Jean-Claude Aymard. Et si la note était mise en application, la situation serait encore pire. Car pour lui, ce rapport demande "la privatisation des missions rentables de l'ONF, qui ne garderait que les missions déficitaires. À terme, c'est la mort de cet office".

La note préconise une autre conception, ultra-libérale, de l'État : "À moyen terme, il pourrait être utile d'étudier la proposition de déléguer la gestion de forêts communales sous forme de concessions à des prestataires privés. Les contrats de ces concessions pourraient inclure certains services publics", est-il écrit. On y lit aussi que "l'activité d'accueil du public pourrait être déléguée aux communes. Cette proposition équivaut à retirer cette activité du 'régime forestier'. Libre ensuite à la commune de mettre en place une source de financement (prélèvement d'une partie des redevances de pêche, de chasse...)" L'idée d'un péage pour balader en forêt n'est pas explicite, mais elle n'est pas loin.

Et dans le monde forestier, on se dit que l'État envisage sans doute aussi de privatiser la gestion de ses propres forêts, voire de se défaire de ces propriétés. Sans même parler d'un éventuel conflit d'intérêt sur lequel enquête la Cour de justice de la République : la vente par Éric Woerth, alors ministre du Budget, de 57 ha de la forêt domaniale de Compiègne, a créé un précédent.

(1) Interrogé par "La Provence", le ministère des Finances n'a pas indiqué quelle suite il compte donner à cette note.


Thierry NOIR


http://www.laprovence.com/article/region/faudra-t-il-payer-pour-se-promener-dans-nos-forets

jeudi 24 février 2011

Les compétitions sportives interdites au coeur et en périphérie des PN

Le PN du mercantour vient de le rappeller sur son site les compétitions de trail (course à pied), mais aussi les autres manifestations sportives quand elles sont interdites cela signifie sur tout le territoire du PN : dans la zone "coeur" et la zone d'adhésion. C'est valable dans tous les PN de France.
A Fontainebleau, nos amis de la course d'orientation ont bien des soucis à se faire ! Voici ce que dit le site :

Compétitions sportives de trail en cœur de parc : des précisions


Compétitions sportives de trail en cœur de parc : quelques précisions sur les trails en coeur de Parc...
Le Parc national connait et respecte la communauté "trail", composée de grands sportifs et sportives, respectueux et passionnés de nature et de découverte.
Il existe dans le Parc du Mercantour une zone appelée "coeur de Parc", en violet sur la carte ci-dessous
Mais le Parc ne se limite pas à cette zone "coeur", l’appellation Parc national s’applique aussi au territoire des communes qui composent le parc que l'on appelle "aire d'adhésion", (en beige sur la carte ci-dessus). Aussi, que l'on court dans le cœur ou la zone d'adhésion, on court dans les 2 cas « dans le parc » !
Doté d’un patrimoine exceptionnel, le coeur est soumis à une réglementation spécifique que tout un chacun se doit de respecter pour participer à sa conservation. Cette réglementation interdit les compétitions sportives et les dérogations sont exceptionnelles. Récemment, nous avons été contraints à nous opposer à la traversée du cœur de parc pour le trail Cromagnon – édition 2011. En effet, lors des éditions passées, des manquements ont été constatés dans le respect de certaines clauses environnementales et une procédure judiciaire est en cours. Des discussions sont en cours dans l’optique d’élaborer un partenariat, pour que cette compétition puisse, à l’avenir, avoir lieu sous le signe du respect de la nature, de la découverte et la valorisation du territoire, et bien sur du sport.

Je vous mettrai prochainement en ligne les réglementation concernant l'escalade, le VTT et la randonnée... dans le genre, c'est pas mal non plus.

mercredi 23 février 2011

Rocher Fourceau encore un massacre forestier à Bleau !


Nous voulions juste partager avec vous quelques photos prises en Février 2011 par Patrick Bouvier et d'autres randonneurs du massacre fait par l'ONF au rocher Fourceau. Cet article était totalement" à chrage"  ! Avec le temps, nous l'avons complété (un peu) "à décharge"... Les rubriques "Onf & sylviculture" des articles de ce blog suit tant l'actualité des coupes que celle des forestiers.

Le but : montrer au plus grand nombre comment l'Etat français, en n'accordant pas de moyens humains et financiers suffisants à l' Office National des Forêt pour mener à bien sa mission de gestion durable de la Forêt de Fontainebleau, met à mal la faune, la flore et le patrimoine historique.

Car ne rêvez pas chers amis, l'ONF Seine et Marne, c'est une petite poignée d'agents administratifs transformés en commerciaux par leur ministère de tutelle. Impossible pour eux de veiller correctement sur notre trésor.
Dans sa logique de réduction des déficites, l'Etat exploite parfois à outrance. Il soutraite les coupes à des bucherons parfois peut soucieux...

La forêt de Fontainebleau ne cesse de se dégrader...
ne cesse d'être dégradée !
Nous consacrons sur le site des pages entières à son histoire, ses richesses, les menaces qui pèsent sur elle, les actions et chantiers menées pour sa restauration et sa sauvegadre ou le débat autour du choix du statut.

Nous ne sommes pas les seuls et vous pouvez consultez les excellents blogs et sites Web d'amis naturalistes ou randonneurs notamment ceux qui figurent dans la colonne de gauche de ce blog.

Voyez dans quel état l'ONF laisse une forêt dont on voudrait nous faire croire qu'elle peut prétendre à être un Parc National ?
Le rocher Fourceau
 
est (pardon, était) une charmante petite zone sauvage ou, en sortant en un peu des sentiers battus (GR11) ont trouvait les plus beaux abris de carriers, témoignages de l'intense activité industrielle du XIXè et du développement de Paris.




La nature, après la fermeture des carrières en 1907 avait progressivement repris ses droits, masquant un peu les cicatrices faites par les hommes.  Ces abris un peu effrondrés, ces tas de pavés inachevés témoignaient d'un passé mystérieux.
De la forêt de Fontainebleau, à la grande époque, plus de trois millions de pavés sortaient chaque année...

Mais voilà, ces photos prisent en janvier 2010 par Patrick Bouvier et son club de randonneurs ne correspondent plus à la réalité du terrain.

Les traces des engins de coupe aurraient du les alerter...

Mais elles ne pouvaient pas les préparer à ça !


Certains nous répondront que ce n'est là que des pins, qu'ils poussent très vite et que cette essence doit être éradiquée de Bleau...  Mais que dire de nos abris historiques...
Et l'ONF veut faire classer la forêt en
"Forêt de patrimoine !"

Voici des extraits et des liens vers les blogs d'où sont issues ces photos :

Nostalgiques : voilà à quoi ressemblait Fourceau avant d'après le blog de nos randonneurs :  Vestiges carriers au Rocher Fourceau

L'amis Jean Poule a qui nous faisons très souvent référence sur son blog a lui aussi complété :
·
L’ironie amère d’un naturaliste, homme de terrain. Vous  pouvez feuilleter sur Calaméo un PDF qu’il propose au téléchargement. Et les commentaires du billet sont aussi intéressants.

·
Will 77 s’est rendu sur place et a pris des photos : http://randowill.over-blog.com/article-paysage-en-foret-67836765.html
 


La parole est à la défense 


PDF téléchargeables (et mis sur Calaméo où vous pouvez lire et feuilleter) et sur le site de l'ONF sur ces pages : Gestion durable des forêts domaniales, produire plus tout en préservant mieux la biodiversité

Vous laisserez-vous convaincre : La production de bois résulte d’actes de gestion sylvicole qui permettent d’entretenir et valoriser le patrimoine forestier.

Témoignages des randonneurs à propos du Rocher Fourceau :
"Rencontré sur les lieux, un garde-forestier donne une explication: après l'incendie – et il y a eu ce jour-là trois départ de feu-.... qui a eu lieu cet été, il fallait commercialiser les pins d'urgence et ils n'avaient plus le choix des moyens...Disponible, pédagogue, le garde-forestier montre que des petites pousses de pin, certaines d'environ 1 cm, commencent à lever. L'éclaircissement de la parcelle ne fera qu'aider la pousse des résineux."
 
 


Vous pourrez compléter ces information avec celle de notre page consacrée à la sylviculture intensive à Bleau et retrouver beaucoup plus d'informations sur la TL²B +
 

jeudi 17 février 2011

L'or noir en Seine et Marne = Nature et hommes en danger



La présence de l'or noir en Ile de France et aux abords de la Forêt de Fontainebleau n'est pas une nouveautée. La ressource fut même largement exploitée jusqu'au bébut des années 1980 mais les puits à balancier que l'on trouvait à quelques mètres de la Table du Roi sont aujourd'hui bien fermés.
Pourtant, avec l'envol régulier du prix du baril de brut depuis 2008, les sociétés d'exploitation s'intéressent grandement au sous sol francilien !

Risques industriels et déchets


Qu'en est-il vraiment ? Voici ce qu'en dis Nature Environnement 77 sur son site.
(...)
"La nouveauté est que, les techniques ayant évolué, on sait désormais extraire des hydrocarbures lourds cachés à 2000 m de profondeur, avec un coût financier acceptable. Pour cela, il faut "craquer" le mélange shistes- hydrocarbures avec de l'eau chaude sous pression.

Cette opération de craquage (forage vertical jusqu’à – 2000 m puis forages horizontaux, jusqu’à 8 km de distance) permet à la fois d'ouvrir des fissures dans la roche, mais aussi de casser les longues molécules d’hydrocarbures pour les transformer en molécules plus courtes et plus fluides que l'on peut extraire plus facilement.

La carte vous montre que désormais plus de 80% de la Seine et Marne, plus des 2/3 des Yvelines et presque la moitié du 91 sont couverts par des demandes de permis de recherche émanant d'une dizaine de compagnies pétrolières, ou des permis déjà accordés à ces entreprises.

Qu'en penser ?

(...) L'un des problèmes majeurs en Seine et Marne est celui de l'eau : depuis plusieurs années nos nappes phréatiques sont très basses et n'arrivent pas à "remonter" et la préfecture a mis une grande partie du département en "crise sécheresse renforcée" depuis plus de deux ans sans interruption. Comment pourra-t-on concilier les économies d'eau nécessaires avec cette nouvelle technique d'extraction qui consomme beaucoup d'eau ? Il faudra choisir : préserver la ressource en eau ou dérouler le tapis rouge aux industries du pétrole !!

Les produits d’injection : de l’eau sous pression, mais aussi du sable et des produits chimiques (benzène entre autres) dont la composition exacte est secrète, qui pourraient, s’ils migraient vers les nappes phréatiques générer une pollution chimique de nos réserves d’eau


Ces problèmes sont déjà très importants, mais c'est sans tenir compte du fait que d'autres risques devraient nous mettre en alerte : outre Atlantique les dégâts environnementaux causés par cette nouvelle technique sont réels et les populations se révoltent ... Ce qu’il faut bien comprendre : l’intérêt des compagnies pétrolières n’est pas le bien de l’humanité mais de pouvoir vendre et de faire des bénéfices.

Si les sommes considérables mises en jeu dans cette extraction pétrolière étaient investies en économies d’énergie, cela laisserait plus de pétrole dans notre sous sol, éventuellement pour les générations futures , produirait moins de CO2 dans l’atmosphère, et une qualité de la vie au moins équivalente.

Par Nature Environnement 77 -
 
Compléments mis à jour le 23 mars 2011

La mobilisation semble avoir porté ses fruits car de nombreux députés doivent dépoer une proposition de loi visant à annuler les permis exclusifs de recherche de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux et tendant à assurer la transparence dans la délivrance de ces permis de recherche et de concessions d’hydrocarbures liquides et gazeux" devrait être examinée en séance le 12 mai prochain.

Les motivations juridiques de ce texte qui doit être déposé ce 22 mars sont très claires :

(...) "En conséquence et en vertu de l’article 5 de la Charte de l’environnement qui prévoit que « lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leur domaine d’attribution, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage », cette proposition de loi demande, en son article 1er, l’interdiction des forages en eaux profondes ainsi que l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation des mines de gaz et d’huile de schiste.

L’ article 2 exige l’abrogation des arrêtés ministériels accordant les permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux. Rappelons que cette procédure est admise par la Cour européenne des droits de l’homme ainsi que le Conseil Constitutionnel lorsqu’il s’agit de défendre des exigences impérieuses d’intérêt général, ce qui est le cas en l’espèce. (...)


Le code minier, qui permet, en son article L122-3, de délivrer un permis exclusif de recherche sans étude d’impact, méconnaît l’article 3 de la Charte de l’environnement au terme duquel « toute personne doit dans les conditions définies par la loi prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou à défaut en limiter les conséquences ». L’obligation d’évaluation préalable du risque environnemental est une exigence constitutionnelle mais également une exigence communautaire (directive 85/337 CEE du 27 juin 1985 concernant l’évaluation des incidences sur certains projets publics ou privés sur l’environnement modifiée par les directives du 3 mars 1997 et du 26 mai 2003)."

Pour l'intégralité de l'article et le texte de la proposition de Loi, voici le lien.

http://www.energie2007.fr/actualites/fiche/3285/

lundi 14 février 2011

Manifestation dans les Calanques

Bonsoir,
Des centaines de bateaux se sont rassemblés le 11 février 2011 pour protester contre le projet de parc national des calanques dans une ambiance pacifique et conviviale. Une action importante et porteuse, UN IMPACT FORT : MERCI à tous !!!

Samedi 12, rendez-vous était donné Quai des Belges à 10 h pour un rassemblement sur terre cet fois !


Quelques liens à visionner sur la journée du 11:
http://www.lcm.fr/fr/
journal du vendredi 11 février 11 18h45
à partir de 2’50
http://www.lcm.fr/fr/emissions/id-6-le-journal-de-11h45
à partir de 2'15

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_PROVENCE_ALPES_1213
http://www.midilibre.com/articles/2011/02/11/France-Pecheurs-et-plaisanciers-protestent-en-mer-contre-le-parc-national-des-calanques-1535393.php5
http://www.nicematin.com/article/france/pecheurs-et-plaisanciers-protestent-en-mer-contre-le-parc-national-des-calanques
http://www.lamarseillaise.fr/le-flash/les-p-cheurs-manifestent-contre-le-parc-des-calanques.html
http://www.laprovence.com/diaporama/le-blocage-du-port-par-des-centaines-de-bateaux?idx=3#top-diapo

LES AMIS DE LA RADE ET DES CALANQUESProtéger notre rade et nos calanques sans les emprisonner

mercredi 2 février 2011

Participez au comptage des lucarnes cerf volant !

Bonjour,

cette année encore, l'OPIE reconduit son enquête reposant sur vos observations des insectes et plus particulièrement celle sur la Lucarne Cerf-volant. Ce superbe Coléoptère est finalement assez présent en France et facilement observable à Fontainebleau.

Mais c'est une espèce que certains disent menacée (notamment à cause des méthodes de sylviculture) et qui lui vaut d'être suivi par le Réseau Natura 2000.

Pour autant Le Lucane cerf-volant (Lucanus cervus) n'avais jamais fait l'objet d'une évaluation sérieuse sur le territoire. Il s’agit donc, partout en France, de révéler sa présence. De quoi occuper ses vacances avec les enfants...




L'enquête 2011 qui s'est achevée en avril 2012 a permis de dresser la carte suivante

Source site OPIE

A gauche, la répartition du Lucane cerf-volant publiée en 2011 par Harvey pour une étude européenne sur le Lucane, à droite la même carte complétée par les données recueillies dans le cadre de la présente enquête. Et l'on voit très nettement que la bêbette est bien présente en France !

Au totale, l'enquête a permis de recueillir 3 091 données valides, dont 1 976 observations transmises par le formulaire de saisie en ligne ! Des lots importants de données ont été transmis par des collectifs naturalistes (COPRIS en Normandie) ou de protection de la nature (Conservatoire d’Espaces Naturels en Aquitaine). Les contributeurs à cette enquête étaient au nombre de 1 169.

Je crois que j'ai vu...

Du coup l'OPIE relance une campagne pour 2012. L'enregistrement en ligne des observations est super simple. Un pdf (voir bas de l'article) décrit ce gros Coléoptère Lucanidé pour vous aider à le distinguer des autres individus et pour les professionnels, il est possible de saisir de nombreuses infos via un fichier XL/open office sur simple demande à enquete.lucane@insectes.org



Le Lucane cerf-volant est une espèce intimement liée au milieu forestier. Sa larve se développe aux dépens des souches et des arbres morts. Il est actif de mai à fin juillet, parfois plus tard en saison. L'OPIE s'interesse par toutes les observations : individus vivants ou morts, y compris les restes des repas d’oiseaux qui laissent souvent au sol les têtes des mâles trop coriaces. Vos données peuvent avantageusement être accompagnées de photographies.

Qu'est-ce que l'OPIE ?

L'Office pour les insectes et leur environnement est une association type loi 1901, agréée par le Ministère de l'Environnement et celui de l'Éducation nationale. Créé en 1969 sous l'appellation Office pour l'information entomologique par un groupe de spécialistes des insectes de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et d'amateurs, l'OPIE occupe une place privilégiée au point de rencontre de l'ensemble des activités sur les insectes en France.

Par sa position stratégique, l'OPIE mène des actions de sensibilisation, d'information, de conseil-formation, d'élevages d'insectes et de protection et de maintien de la diversité des insectes dans leur milieu de vie. Six antennes régionales permettent de répercuter ses objectifs dans toute la France. Son équipe principale est basée à Guyancourt (La Minière) à la Maison des Insectes, près de Paris dans le département des Yvelines.

OPIE
BPn°30
78041 GUYANCOURT cedex


Liens :

Les documentations de l'OPIE

La fiche technique de l'enquête


extrait de la fiche technique OPIE

mardi 1 février 2011

Massacre forestier à Bleau !

Bonjour,

A la création de cette page, je voulais juste partager avec vous quelques photos prises en Février 2011 par Patrick Bouvier et d'autres randonneurs... J'étais indigné et j'ai fait une première version totalement" à chrage"  ! Avec le temps, j'ai compléter "à décharge"... La rubrique "Onf sylviculture" des articles de ce blog suit tant l'actualité des coupes que celle des forestiers.

Le but : montrer au plus grand nombre comment l'Etat français, en n'accordant pas de moyens humains et financiers suffisants à l' Office National des Forêt pour mener à bien sa mission de gestion durable de la Forêt de Fontainebleau, met à mal la faune, la flore et le patrimoine historique.

Car ne rêvez pas mes amis, l'ONF Seine et Marne, c'est une petite poignée d'agents administratifs transformés en commerciaux par leur ministère de tutelle. Impossible pour eux de veiller correctement sur notre trésor.
Dans sa logique de réduction des déficites, l'Etat exploite parfois à outrance. Il soutraite les coupes à des bucherons parfois peut soucieux...

La forêt de Fontainebleau ne cesse de se dégrader... ne cesse d'être dégradée !


Nous consacrons sur le site des pages entières à son histoire, ses richesses, les menaces qui pèsent sur elle, les actions et chantiers menées pour sa restauration et sa sauvegadre ou le débat autour du choix du statut.

Je ne suis pas le seul et vous pouvez consultez les excellents blogs et site Web d'amis naturalistes ou randonneurs notamment ceux qui figurent dans la colonne de gauche de ce blog.



Voyez dans quel état l'ONF laisse une forêt dont on voudrait nous faire croire qu'elle peut prétendre à être un Parc National ?

Le rocher Fourceau est (pardon, était) une charmante petite zone sauvage ou, en sortant en un peu des sentiers battus (GR11) ont trouvait les plus beaux abris de carriers, témoignages de l'intense activité industrielle du XIXè et du développement de Paris.




La nature, après la fermeture des carrières en 1907 avait progressivement repris ses droits, masquant un peu les cicatrices faites par les hommes.  Ces abris un peu effrondrés, ces tas de pavés inachevés témoignaient d'un passé mystérieux.
De la forêt de Fontainebleau, à la grande époque, plus de trois millions de pavés sortaient chaque année...

Mais voilà, ces photos prisent en janvier 2010 par Patrick Bouvier et son club de randonneurs ne correspondent plus à la réalité du terrain.

Les traces des engins de coupe aurraient du les alerter...


Mais elles ne pouvaient pas les préparer à ça !



Certains me répondront que ce n'est là que des pins, qu'ils poussent très vite et que cette essence doit être éradiquée de Bleau...  Mais que dire de nos abris historiques...
Et l'ONF veut faire classer la forêt en
"Forêt de patrimoine !"

Voici des extraits et des liens vers les blogs d'où sont issues ces photos :

Nostalgiques : voilà à quoi ressemblait Fourceau avant d'après le blog de nos randonneurs :  Vestiges carriers au Rocher Fourceau

L'amis Jean Poule a qui je fais souvent référence sur son blog a lui aussi complété :
·
L’ironie amère d’un naturaliste, homme de terrain. Vous  pouvez feuilleter sur Calaméo un PDF qu’il propose au téléchargement. Et les commentaires du billet sont aussi intéressants.

·
Will 77 s’est rendu sur place et a pris des photos : http://randowill.over-blog.com/article-paysage-en-foret-67836765.html
 


La parole est à la défense 


PDF téléchargeables (et mis sur Calaméo où vous pouvez lire et feuilleter) et sur le site de l'ONF sur ces pages : Gestion durable des forêts domaniales, produire plus tout en préservant mieux la biodiversité

Vous laisserez-vous convaincre : La production de bois résulte d’actes de gestion sylvicole qui permettent d’entretenir et valoriser le patrimoine forestier.

Témoignages des randonneurs à propos du Rocher Fourceau :
"Rencontré sur les lieux, un garde-forestier donne une explication: après l'incendie – et il y a eu ce jour-là trois départ de feu-.... qui a eu lieu cet été, il fallait commercialiser les pins d'urgence et ils n'avaient plus le choix des moyens...Disponible, pédagogue, le garde-forestier montre que des petites pousses de pin, certaines d'environ 1 cm, commencent à lever. L'éclaircissement de la parcelle ne fera qu'aider la pousse des résineux."















La gestion sylvicole inquiète même les agents

de l'O.N.F

Vous avez pu lire sur le blog différentes news sur la restriction de l'accès aux forêt ou son massacre. Vous avez aussi pu prendre connaissance de la pétition lancée par un syndicat des ouvriers forestiers.

Je m'astreint en général à ne pas juger trop durement le travail des forestiers estimant que je n'en n'ai pas les compétences et en gardant à l'esprit qu'une forêt s'apprécie sur des siècles.

Toutefois, la reprise des coupes rases à Fontainebleau mais aussi ailleurs en Ile de France et même, en fait, partout, ne peut que me faire hurler. Je m'associe bien volontier à ces Naturalistes qui dénoncent les méthodes de l'office. Tous dénoncent le travail des forestiers.


Parmi les nombreux articles du blog celui ci
donnait un très grand nombre de liens vers des sites français mais aussi étrangers sur le sujet de la défense des forêts.

Parmi les pétitions sérieuses, ne manquez pas de signer celle-ci.
Daniel Prunier, entomologiste anime un site internet très intéressant pour tous les amateurs de petites bêtes. Mais plus que cela, Daniel est un ardent défenseur des forêts.

Nous avons des échanges passionnés au sujet du choix du statut pour la Forêt de Fontainebleau, lui étant pro parc national, position qu’il a défendu notamment lors des travaux de la Commission Dorst, moi étant contre.

S’il y a bien un sujet sur lequel nous sommes en accord, c’est l’exploitation outrancière de nos forêts, delle de Fontainebleau mais aussi celle de Verrières (91) toute proche. C’est donc naturellement qu’il est devenu responsable de l’association des amis du Bois de Verrières auquel il consacre une page (Le bois de Verrières).

Nous aimons assez cet extrait un peu "extrémiste" mais pas faux vu de loin de sa page consacrée à la sylviculture où il expose sa vision de naturaliste vis-à-vis de l’administration forestière :
« Le forestier est à la forêt ce que le peintre en bâtiment est à la peinture artistique (sauf que lui ne se permet pas d’aller barbouiller les œuvres du Louvres avec son rouleau ). La simplification, l’uniformisation, le traitement en grande surface, sont pour lui le moyen facile d’accéder à son objectif : le rapport maximum. Peu lui importe les espèces qu’ il détruit. Leur existence l’ indiffère.
 Par contre, il ne peut ignorer que ce qu’il fait est néfaste, puisqu’on le lui dit depuis longtemps, mais tel un garnement, il le fait quand même car il se croit invulnérable. Il sait qu’ une coupe rase c’est pas bien, mais il se justifie en prétendant qu’il va replanter après, tout en sachant que la forêt sera définitivement défigurée. Il modélise la forêt sur sa propre structure mentale, c’est à dire qu’ elle doit être simple. Mais qui dit simple dit pauvre. Sa culture forestière se résume en général à dix noms d’ essences dont il connaît par contre parfaitement le mode d’emploi pour les amener à leur optimum de production.
Mais la faune associée à l’essence qu’ il cultive est sans intérêt pour son objectif. Pour lui, le destin naturel de l’arbre est de finir débité en planches. Drapé dans ses certitudes et sa suffisance, le forestier saccage chaque jour un peu plus la nature qu’ il prétend défendre.
Pourquoi cet acharnement à se promouvoir défenseur de la nature ? Il se comporte comme ces parents maltraitants jurant bichonner leurs enfants en mentant effrontément. S’il la défendait réellement, il n’aurait pas besoin de le proclamer aussi haut. Un mensonge crié fort n’en est pas pour autant une vérité. Il est en proie aux critiques d’un public de plus en plus averti, qu’il essaye de convaincre avec des arguments grossiers et paradoxaux qui bousculent le simple bon sens. S’ il concède quelques miettes protectrices à la nature, il les exhibe ostensiblement pour accréditer l’ image de protecteur qu’il veut se forger dans l’opinion. S’ il protégeait réellement la nature, ça se verrait et il n’aurait pas besoin de le prouver avec tant d’énergie. Ce n’est pas pour le bien de la nature qu’il  " soigne " la forêt mais bien pour en tirer le maximum. Donc il faut mentir toujours plus, jusqu’à l’ absurde, et défendre l’ indéfendable. Il faut vendre une nature qui se vide pour une nature préservée. Les naturalistes et autres observateurs ont remarqué depuis longtemps la tricherie. »

Les reproches qu’il fait à l’ONF sont nombreux et bien illustrés :
·              les coupes rases.
·             le labour.
·             les traitements chimiques.
·             les drainages.


Revue de Presse


SEINE-ET-MARNE.
La forêt de Fontainebleau menacée
1 500 arbres abattus, 5 000 hectares sur 17 000 touchés… La forêt de Fontainebleau est victime de la tempête de 1999 et du réchauffement climatique.


« Un prétexte pour tout abattre »
Olivier TOURNAFOND président du comité Natura 2000

14.02.2010
Du côté des écologistes, qui connaissent bien le dossier de la forêt de Fontainebleau, c'est la colère qui règne, à propos de cette nouvelle coupe rase. Ainsi Olivier Tournafond, président du comité Natura 2000 (réseau européen de protection de la nature), ne mâche pas ses mots. « Il n'y a aucun contrôle extérieur à l'ONF sur ce genre de décision. D'après mes informations, seuls 10 % de ces chênes dépérissaient. Et l'on prend ce prétexte pour tout abattre. Une fois de plus, on défigure la forêt, unique de par ses paysages. Là, c'est fichu pour trois cents ans. Je vais faire appel à des scientifiques pour y voir plus clair. » Etonnement également du côté d'Hubert Turquet, président de Bois-le-Roi Environnement, commune qui jouxte la parcelle rasée. « Nous militons pour le parc national, pour justement éviter ces dérapages. Il n'y a eu aucune concertation dans cette affaire. On se demande à quoi sert le comité de pilotage de la forêt de Fontainebleau que doit réunir régulièrement le préfet. C'est un comité fantôme. Là on semble faire passer des intérêts économiques avant celui de la biodiversité. »

Les destructions de l'ONF en forêt de la Malmaison dans les Hauts de Seine soulèvent elles aussi l’indignation des franciliens. Là aussi, les photos sont choquantes !http://www.inforet.org/article.php3?id_article=105

Ne manquez pas en bas de ce blog (tout en bas) de visionner le reportage "les forçats de la forêt". Un reportage de Anna Salzberg, de GLOBAL MAG, tourné dans les forêts lorraines, des forestiers, des militants Syndicaux de l'Onf, des représentants d'associations s'exprimeront sur la dérive productiviste de la politique forestière nationale, en pleine année internationale de la Forêt.

La déforestation touche tous les massifs forestiers. Une réaction au niveau nationale s'organise. Vous trouverez en cliquant sur ce lien un document inquiétant quant à l'avenir de nos forêts.

SAFHEC
Société des Amis des forêts d'Halatte, Ermenonville et Chantilly.
Plus loin
FOND BRUNO MANSER
Association pour les peuples de la forêt pluviale
KRAPO ARBORICOLE
Un excellent site dédié à l'arbre, très documenté, à consulter sans modération.
MISSION FORÊTS DU WWF
Daniel Vallauri, spécialiste en écologie forestière, avec l'aide de son équipe et de scientifiques, a mis en ligne au format "pdf" l'ensemble des documents qui vous serviront à appréhender la complexité des forêts, les interactions, une somme de documents utiles à ceux qui veulent aider la forêt dans leur dialogue avec les forestiers et les élus.
PROSILVA FRANCE
Prosilva est une association de forestiers qui utilise la dynamique naturelle de la forêt pour promouvoir une sylviculture respectant la biodiversité. Travaillant dans la forêt privée ils ont su prouver qu'écologie et économie pouvaient faire bon ménage.
L'HOMME QUI PLANTE UNE FORÊT
Non, ne vous bercer pas d'illusion, c'est à Madagascar. Peut-être faudra-t-il en arriver là en France pour que des bonnes volontés se penchent sur ce qui restera de la forêt.
Robin des Bois (Association de protection de l’Homme et de l’environnement) http://www.robindesbois.org/ 
Rapport « Gaymard » (27 janvier 2010)
Livre Vert concernant la protection des forêts et l’information sur les forêts dans l’Union Européenne Association A.R.B.R.E.S (Protection des arbres remarquables) : http://www.arbres.org/
Jérome Hutin (Photographe et défenseur des arbres vénérables) http://arbresvenerables.free.fr/ 


 
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