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janvier 2016

Guillaume dans Pied à Coulisse 8C+ Rer Gréau Bleau. Photo Mel
Décidément les bleausards sont en grande forme ! Il y a quelques jours on vous signalait l'enchaînement de "la Force" proposée à 9A par Alban Levier. S'il empile les blocs extrêmes depuis quelques jours, il vient de réaliser la seconde ascension du nouvel Alchimiste dont on vous parle depuis déjà pas mal d'années  en seulement 2 séances ! Et dans la foulée, vendredi, c'est Charles Albert, le grimpeur aux pieds nus qui enquillait carrément l'Alchimiste original ! De son côté, Guillaume Glairon-Mondet n'est pas en reste puisqu'il a ouvert un tout nouveau 8C+ ! Voici pour les 3 blocs les plus extrêmes de la Forêt de Fontainebleau à aujourd'hui mais la saison 2016 ne fait que commencer !

Suite de sa grosse performance avec « La force » 9a au Toit D’Orsay, Alban s'est tourné vers  la nouvelle version de « L’alchimiste » libéré par Nalle Hukkataival, en Mars 2015,  mais en passant par la droite. Il avait proposé la cotation de 8C/8C+. 


Charles fait pieds nus l'Alchimiste
Charles fait pieds nus l'Alchimiste
L’alchimiste a été ouvert il y a 18 ans par Marc Le Menestrel (voir la vidéo), avec une cotation initiale de 8B bloc, la cotation maximum de l’époque ! Et puis vous connaissez l’histoire, les prises du bloc ont été cassées, et malgré nos appels au challenge, personne n’avait réussi à refaire cette voie exceptionnelle. le 27/01, Alban était le 3ème à se hisser plutôt facilement (voir la vidéo sur sa page Facebook) au sommet du bloc en deux séances seulement ! Sur sa page Facebook, il s'exprimait rapidement sur la cotation plutôt à 8C…  Hallucinant ! Mais attendez, c'est pas fini ! Deux jour après c'est Mowgli, alias Charles Albert qui pliait la version d'origine et pieds nus !!!!

Heureusement, il reste des être humain...Gillaume Glairon-Mondet  nous offrait lui un nouveau bloc parmi les plus durs de Bleau avec « Pied à Coulisse » proposée à 8C+ bloc !

C’est un bloc bien connu des grimpeurs de haut niveau puisqu'il abrite déjà un remarquable 8B : Chaos. Situé au Rocher Gréau, (Nemours), cette nouvelle ligne se fait départ assis, comme pour Chaos, mais après quelques mouvements, il faut partir directement dans le gros dévers pour rejoindre le réta. "De gros blocages sur bonnes arquées, tout en étant très difficile en gainage. Puis le réta qui est pour moi la partie la plus dure et aléatoire du bloc, ou il faut être calé au millimètre… " nous dit Guigui !
Un bloc très difficile pour lequel il aura passé plus de 20 séances réparties sur trois années. Juste avant son trip en Suisse, nous avions discuté avec lui à BO3 de sa possible réalisation avant la fin de l'hiver malgré les conditions... Voilà qui est fait !
 
Guigui vous dit tout de cette énorme performance sur son site


Les photos sont issues des pages Facebook des athlètes 
Il y a quelques temps, la transformation du circuit jaune en circuit orange à la Roche aux Sabots avait déclenché une petite polémique. Si sur le fond, les auteurs de cette transformation avaient sans doute raison de le faire vu l'usure du circuit, la mise devant le fait accompli nous avait quelque peu gêné notamment de la part de gens qui veulent que les autres baliseurs respectent certaines règles. Comme nous le présentions, la demande de création d'un nouveau circuit jaune sur ce site a été rejetée lundi par l'ONF lors de la réunion de la Commission des Sites Naturels d'escalade.

Nous étions invités à cette réunion mais avons préféré faire l'impasse, histoire d'éviter tout conflit, et aux vues des premières remontées, nous avons bien fait !

Une  vingtaine de participants issus du 
ARB, BLO, COSIROC,  FFME, FSGT, GUMS, ONF, ont balayé l'ordre du jour dont certains points feront l'objet d'un autre article comme la réforme des régions qui semble avoir une conséquence "intéressante" pour l'avenir de la défense des sites d'escalade d'Ile-de-France... L'ASL91 était représentée par Philippe Leduby et JJN pour défendre leur projet de création d'un circuit jaune à la roche aux sabots.

Voici ce qu'en dit Philippe sur le blog de l'association :
"Nulle remise en question de la qualité, de la diversité ni de sa justesse de l'offre.
Un argument massue exprimé par l' ONF nous fut fatal :
La capacité d’accueil du parking de Noisy, qui dessert, roche aux sabots, cul de chien, 91 .1 plus départ fort prisé de nombreux randonneurs et promeneurs est largement saturée.

C'est vrai qu'on le vois dégueuler sur la départementale lors des gros weekend et quasiment tout l’été.

Argument imparable, qui ne nous avait pas effleuré un seul instant, auquel nous nous plions, évidemment.

Plusieurs intervenants ont eu beau mettre en doute l'affluence supplémentaire évoquée par l ONF, argument plutôt flatteur quand à la qualité du projet, la décision était irrévocable."

Circulez, y'a rien à voir !
Le même argument a d'ailleurs été utilisé pour rejeter tout aussi massivement la création d'un circuit enfant entre le Cul de chien et le 91.1, circuit virtuel déjà très utilisé par les connaisseurs. Ah, l'ONF et sa politique d'accueil du public. Un coup il essaye d'éviter la concentration, un coup il la favorise (voir la fusion des parking Isatis/Cuisinière). 

Bref, voilà comment on se trouve confronté de plein fouet au gestionnaire de la forêt et, peut être qu'une négociation aurait permis de trouver un compromis si le jaune n'avait pas été transformé directement en orange. On vous laisse le soin de lire l'avis de JJN sur son site à ce sujet. No comment.
Dans le cadre des promenades guidées gratuites et ouvertes au public organisées par l’association des Amis de la forêt de Fontainebleau (AFF) , une sortie animée par Jean Pierre Melaye, membre de la commission carrières et carriers des AFF, aura lieu le dimanche 21 février 2016. 

Jean Pierre vous fera découvrir les vestiges des abris et des carrières de grès le long du Rocher de la Salamandre.

Le départ est prévu à 10 h30 du parking à l’intersection de la D 152 et de la Route de Médicis, pli F3, parcelle 133. 

Le retour est envisagé vers 16 h. 
Prévoir un panier repas et de bonnes chaussures car le parcours est parfois en tout terrain avec du dénivelé.

Et soyez sympa, préservez ces trésors du passé industriel de notre forêt !
Vous le savez, les outils de conservation du patrimoine naturel et de l'aménagement du territoire (Natura 2000, trames vertes et bleues, documents d'urbanisme…) sont de plus en plus nombreux. 
En Ile-de-France, leur compréhension est devenue très complexe au fil du temps et des différentes strates d'outils mis en place sur un même territoire. Le cas de Fontainebleau avec plus de 13 statuts et labels en est un exemple criant ! 
L'inventaire cartographique des végétations présentes en Ile-de-France constitue donc un outil indispensable pour accompagner les politiques de conservation du patrimoine naturel et de l'aménagement du territoire. 

Depuis quelques semaines, le Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP) met à disposition quatre outils essentiels pour qui s'intéresse aux végétaux franciliens : un synopsis phytosociologique des groupements végétaux, un référentiel de ces groupements, une cartographie des végétations naturelles et semi-naturelles, et un guide des végétations remarquables. Tout ces outils sont accessibles en ligne gratuitement (http://cbnbp.mnhn.fr) et le CBNBP apporte des éléments essentiels pour une meilleure prise en compte des végétations franciliennes par les divers acteurs du territoire.

Le Service de l'Observation et des Statistiques (SOeS) du Ministère de l’Écologie a publié le 16 décembre 2015 une synthèse sur les communes abritant des espaces naturels protégés. Les données sur les espaces protégés sont issues de la base de l'INPN MNHN. Au 1er janvier 2016, le territoire français était découpé en plus de 35 000 communes. La France est le pays européen en ayant, et de loin, le plus grand nombre. Cette étude tient compte de l’ensemble de ces outils de protection à l’exception des forêts de protection, des sites classés et des espaces naturels sensibles qui ne remontent pas au niveau national dans la base des espaces protégés gérée par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN). En outre, s’agissant d’une approche communale, seules sont prises en compte les surfaces terrestres des espaces protégés (ou partiellement terrestres sur le littoral) ; par construction, les parcs naturels marins sont donc exclus du champ de l’étude.

Selon cette étude, un français sur deux vivrait dans une commune possédant au moins un espace protégé sur son territoire ! 33 millions d'habitants ont donc accès à un espace naturel protégé à côté de chez eux. 

Ces espaces se situent en grande partie sur le littoral et en montagne, et abritent davantage de forêts et de milieux semi-naturels que la moyenne. Mais ces communes "spéciales" sont paradoxalement plus urbanisées que la moyenne. Cela semble mettre en évidence la forte présence d'espaces protégés jusque dans les milieux périurbains. En Île-de-France cela représente 2 152 100 habitants soit 18% de la population de la région et  465 communes soit 36% du territoire francilien.



La capacité d’accueil touristique dans ces communes s’élève à près de 14,2 millions de lits, soit les trois quarts de la capacité d’accueil touristique de toute la métropole. En cumulant population résidente et capacité d’accueil touristique, le nombre de personnes potentiellement concernées grimpe à plus de 45 millions. Ces espaces naturels constituent d’ailleurs souvent l’un des éléments fort de l'attractivité touristique de la commune qui les abrite. Mais cette capacité de fréquentation soumet toutefois nos espaces naturels à des pressions élevées, notamment sur le littoral.

Et vous, connaissez-vous les espaces protégés de votre commune ou de votre département ? Si nous avons fait le point pour la Seine et Marne dans les pages de la TL²B, qu'en est-il pour les autres communes de France ? Où trouver l'information ? Rien de plus simple ! Rendez-vous dans l'espace "Recherche" de la base du MNHN, entrez le nom de votre commune et découvrez toute la richesse du patrimoine naturel autour de chez vous !

En savoir plus :
Consulter le rapport
Rechercher les espaces protégés près de chez soi
Circulation sur chemin publique pays de fontainebleau
La randonnée est une des activités de loisir préférée des français et connaît depuis une vingtaine d’année une croissance importante soutenue par l’émergence de "nouvelles" pratiques comme la "randonnée nordique". Qui dit de plus en plus de monde sur les sentiers dit aussi de plus en plus d'accidents. Ce développement a fait naître une inquiétude chez les maîtres d’ouvrages des réseaux de sentiers,  notamment, au sujet de la sécurité des randonneurs sur les itinéraires et de la réglementation des pratiques sur ces chemins où les conflits entre différents pratiquants (cavalier, piétons, cyclistes, motards...) éclatent régulièrement. Il paraît donc primordial de s’intéresser au développement de la jurisprudence en ce qui concerne la responsabilité, non seulement des pratiquants et organisateurs, mais également des Communes, des Départements et des propriétaires des chemins. En fonction de la nature des voies empruntées, la réglementation sur leur accès peut être différente. Avant de partir en randonnée ou en promenade, il peut être essentiel de savoir où l'on va mettre les pieds.

A la TL²B on parle assez peu des performances sportives des uns et des autres mais celle-ci était tellement attendue que l'on ne pouvait pas la passer sous silence. 

En effet, le 13 janvier dernier, le jeune bleausard Alban Levier, ajoutait 5 mouvements extrêmes en fin de  l'enchaînement déjà diabolique du Toit d'Orsay intégral pour ce qui est peut être le premier 9A bloc de Bleau...enfin peut être.

Mais c'est quoi ce toit ?


Ce secteur est a priori sur un terrain privé mais malgré toutes les recherches effectuées, son propriétaire reste incertain, ce qui impose une grande discrétion sur place. Le site se trouve près d'Orsay (Le Guichet) en Essonne soit à environ 35 minutes au Nord de Fontainebleau. Heureusement il y a très peu de rochers grimpables et sans LE toit, le site n'aurait quasiment aucun intérêt ! Enfin, presque parce que ce toit bien connu des locaux et des étudiants de la Fac est depuis des années un lieu de soirées arrosées. En 2000 le bleausard Fabien Marchand commence sa prospection pour l'escalade et arrive à y traîner Jacky Godoffe qui ne résiste pas longtemps au challenge sportif que représente l'escalade de ce plafond.

Il va donc y ouvrir Quoi de Neuf (acte 1) un 7C+, partant  du fond et qui se termine au niveau de la langue soit, vous allez rire, deux mètres avant la lèvre après 15 mouvements épuisants. Un bloc qui ne va pas au sommet est-il vraiment un bloc ? En tous cas, Jacky pense alors qu'il est possible de rejoindre le haut de la platière en tirant à droite mais les mouvement sont vraiment retors ! Il ouvre donc un acte 2, une version en 8B+, qui démarre avec les deux mains dans l'énorme inversée de la fin de Quoi de Neuf (acte 1) et sort en haut du bloc après 12 mouvements intenses. 

Reste plus qu'à enchaîner les 2 actes. Après des années d'essais divers, cette enchaînement sera réalisé fin septembre 2008 par le regretté falaisiste Rémy Bergasse et il faudra encore patienter 7 ans avant une première répétition par Seb Bouin  en septembre 2015 puis Alban Levier fin décembre !

Au beau milieu du bloc, il existe une ligne très pure de 5 mouvements à peine et qui cote pourtant un bon 7C : Morpheus ! Ouvert par Jacky ce départ sauté sur la lèvre du toit est très aléatoire et dynamique. C'est encore Alban Levier qui fera la combinaison nommée Vertical'Art 8B+ partant avec les deux mains dans l'énorme inversée de la fin de Quoi de Neuf (acte 1) et sortant directement par Morpheus.

Alban Levier Quoi de neuf 8C by Gilles Puyfagès
Alban Levier Quoi de neuf 8C by Gilles Puyfagès


3 semaines seulement après sa répétition de l’intégrale de Quoi de neuf 8C Alban Levier vient à bout le 13 janvier 2016 du dernier gros projet dans ce Toit qu'il a baptisé The Force soit la combinaison « ... de Quoi de Neuf  + Morpheus et rajoute donc 5 mouvs bien durs à ce 8c réalisé il y a bientôt trois semaine. Concernant la cotation, à mes yeux empiler 30 mouvements c’est faire de la voie du coup 9a proposé. Quelqu’un d’intéressé ? » comme l'indique Alban sur Facebook.

Nous voici donc avec une voie proposée à 8C+/9A bloc mais qui n'a plus grand chose à voir avec du bloc. Un tel effort est en effet plus proche d'une voie de falaise est peut être comparé aux longues traversées de Jean Pierre Bouvier qui avait déjà proposé plusieurs enchaînement de ce niveau sur les cailloux de Bleau.
https://www.youtube.com/watch?v=kpR6lmC8xtk&feature=player_embedded

Crédit photo: http://gillespuyfages.com/ un autre photographe de talent dont nous reparlerons
Dans le cadre de l’animation du site Natura 2000, l’Association des Naturalistes de la Vallée du Loing et du Massif de Fontainebleau (ANVL) organise, avec le concours de l’ONF, le 13 février 2016 de 9 h 30 à 17 h 30, un chantier nature pour la conservation du patrimoine écologique malgré sont côté un peu exceptionnel. En effet, durant cette journée, les volontaires sont invités à arracher ou à couper les jeunes arbres, principalement des pins, qui se sont développés sur la Plaine de Macherin ! Des naturalistes et des forestiers qui arrachent des arbres ?! Et bien non, vous allez finir le travail des brebis...

Pour y participer, le rendez-vous est donné à 9H30 au carrefour des Buttes de Franchard (intersection D11-D409) en forêt de Fontainebleau. L’inscription est obligatoire au 01 64 22 61 17 ou par mél :a.garcia@anvl.fr.


Celles et ceux d'entre-vous qui nous suivent sur Facebook (merci, vous êtes quand même plus de 600 !) ont l'occasion de lire des news qui ne sont pas publiées sur notre portail d'information (faute de temps et de moyens humains). 
Nous y avions relayé en 2015, la création d'un groupe Facebook de volontaires souhaitant s'investir dans le nettoyage des abords de la forêt de Fontainebleau. Après plusieurs opérations à succès, ce groupe prend de l'ampleur et la prochaine opération de nettoyage prévue ce dimanche 17 janvier devrait mobiliser pas mal de monde ! 
En tous cas, voici un groupe d'éco-citoyens qui tombe bien et qui va activement renforcer l'ONF dans l'organisation des opérations de nettoyage. Une évolution qui s'inscrit directement dans les souhaits du gestionnaire de la domaniale comme indiqué dans la conclusion notre deuxième épisode consacré au plan d'aménagement forestier. Petite présentation de ce groupe...  


"Nous ne sommes ni une association, ni pratiquant de sports ou autre. Simplement un groupe Facebook qui s'est formé à partir de 2 personnes à la base au printemps dernier. Nous organisons tous les mois un ramassage. Au début les gens allaient sur Franchard ou au Rocher Canon. Puis nous avons commencé et nous sommes rendu compte qu'il ne suffit pas d'aller bien loin pour consacrer 1h30 ou 2h de son Dimanche à nettoyer autour de chez soi. Ainsi, en novembre, ils étaient près d'une vingtaine sur les bords de Seine à Bois-le-Roi."
- Nous avons été aidé par le SMICTOM qui nous a fourni des pinces et des gants
- Nous avons été aidé par Let's Do It France qui a déplacé un de leur bénévole et dont voici les photos.
- Type de déchet rencontré : Une cuvette de WC qui pesait une tonne, une tronçonneuse, plein de petites fioles de whisky, des lingettes et préservatifs jetées par les prostituées en forêt, des petits bouts de plastique sur le bord des routes découpés par les tondeuses des municipalités."

Depuis, leur 9 ème "événement" à venir du 17 janvier 2016 a été largement partagé sur Facebook et autres réseaux sociaux. Du coup 176 bénévoles s'y sont inscrits, 547 ont répondu peut être... Plusieurs itinéraires sont donc proposés. Bravo à tous et bon courage !

Jusqu'au 18 janvier, vous êtes invités à participer à la consultation et à contribuer à l'élaboration du texte du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages porté par le Ministère de l'Écologie. Cette consultation, qui se déroule depuis le 21 décembre, vous propose de contribuer directement au texte de loi en amont du débat parlementaire au Sénat. Pour participer, c'est simple, il faut se rendre sur le site "Parlement et citoyens". Vous pouvez donner votre avis : en votant, en commentant les articles proposés par le gouvernement, les parlementaires et les citoyens, en proposant de nouveaux articles, ou en proposant de nouveaux amendements. À partir du 19 janvier prochain, le Sénat examinera en séance publique le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, déjà adopté par l’Assemblée nationale le 24 mars 2015 et qui avait fait débat. 

Donc, cette consultation, qui se déroule depuis  le 21 décembre et jusqu'au 18 janvier, vous propose de contribuer au texte de loi. Si c’est la première fois qu’un projet de loi est mis en consultation sur le site Parlement & Citoyen, le concept a déjà fait ses preuves : lors de la consultation « République Numérique » portée par la secrétaire d’Etat Axelle Lemaire, plus de 20 000 citoyens ont permis à la loi de voir le jour à travers 7 000 contributions ! De nombreuses idées issues de la société civile ont été reprises et l’expérience a été, particulièrement du point de vue de la parole citoyenne, un véritable succès.

Pourquoi participer spécialement sur ce projet ?


Ce texte propose de relever le défis de la sauvegarde des espèces. La France est classée au sixième rang mondial des pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces en danger. Elle a donc une responsabilité particulière en matière de biodiversité. Quarante ans après la loi de 1976 relative à la protection de la nature, ce nouveau projet de loi aborde les enjeux contemporains liés à la conservation de la biodiversité.

Le projet de loi « reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » s’attache donc à renouveler la définition de la biodiversité ainsi que les moyens d’action pour sa protection, avec notamment l’introduction discutable du principe de solidarité écologique entre les territoires.

Deux mesures clefs du projet de loi font débat :


1° La création de l’Agence française de la biodiversité, qui devrait voir le jour dès 2016. Elle deviendra l’unique interlocuteur des différents acteurs de la biodiversité : associations, entreprises ou collectivités locales. D’une dotation de 226 millions d’euros et composée de 1 200 agents, elle regroupera l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), l’Établissement public des parcs nationaux, l’Agence des aires marines protégées et le groupement d’intérêt public "Atelier technique des espaces naturels ».

2 ° Le texte offre enfin un cadre juridique clair à la recherche et au développement sur le territoire français, portant notamment sur le thème de la génétique. Les acteurs publics voient leurs procédures simplifiées quant à leur action en faveur de la préservation de l’environnement, plaçant ainsi l’Etat et les collectivités au premier plan de cette reconquête de la biodiversité.


Sinon, le projet de loi "reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages" s’articule en six grands axes :
- le titre I s’attache à renouveler la définition et la vision de la biodiversité et les principes d’action qui doivent permettre sa protection et sa restauration (tels que la compensation obligatoire des impacts négatifs ou le principe de solidarité écologique entre les territoires) ;
- le titre II promeut une meilleure gouvernance de la biodiversité, au niveau national et régional ;
- le titre III prévoit la création de la mesure phare du projet de loi : l’Agence française de la biodiversité (qui devrait voir le jour dès 2015). Cette agence deviendra l’unique interlocuteur des différents acteurs de la biodiversité : associations, entreprises ou collectivités locales. D’une dotation de 226 millions d’euros et composée de 1 200 agents.
- le titre IV garantit un cadre juridique clair à la recherche et développement sur le territoire français, notamment sur les ressources génétiques et les connaissances traditionnelles associées ;
- le titre V renforce l’action en faveur de la préservation et de la reconquête de la biodiversité des acteurs publics (État ou collectivités) et privés via des dispositions de simplification et de modification de procédures ou de schémas ;
- Enfin, le titre VI insiste sur la logique de protection des paysages remarquables vers une logique de protection de tous les paysages (initiée par la loi paysages de 1993).

Télécharger le projet de loi au format PDF
Par décret du Président de la République daté du 30 décembre 2015, M. Jean-Marc GIRAUD, sous-préfet, Secrétaire Général de la préfecture de l’Indre, a été nommé sous-préfet de l'arrondissement de Fontainebleau alors même que l'été dernier on apprenait que l'avenir de cette sous-préfecture était incertain du fait de sa proximité avec la Préfecture de Seine et Marne située à 20 km seulement...

Monsieur Jean-Marc GIRAUD, né à Clermont-Ferrand en 1957, a débuté sa carrière en 1981 en tant qu’inspecteur du Trésor dans le département de la Nièvre. Après une longue carrière dans les services de trésorerie, en 2004, il occupe les fonctions de contrôleur des services de l’Outre-mer, chargé des affaires budgétaires et financières, des collectivités locales et de la réforme de l’État au cabinet de Brigitte Girardin, Ministre de l’Outre-Mer.

De 2005 à 2007, il occupe les fonctions de conseiller technique, chargé du budget, des collectivités locales, de la réforme de l’État et de la fonction publique au cabinet de François Baroin, puis de Hervé Mariton, Ministres de l’Outre-Mer.

En 2007, il est nommé sous-préfet d’Avranches (département de la Manche) avant de devenir en août 2012, Secrétaire Général de la préfecture de l’Indre.


Quelle avenir pour la sous-préfecture de Fontainebleau ?


Rappelons que dès le jeudi 11 juin 2015, l'annonce de la fermeture en 2016 de la sous-préfecture de Fontainebleau était corroborée par Jean-Jacques Barbaux (LR) alors président du conseil général. 
« J'ai eu le préfet de région au téléphone. Et il a confirmé cette fermeture » affirmait-il au journal Le Parisien. Dans une manifestation publique, la sous-préfète de Fontainebleau avait également indiqué qu'elle serait le dernier sous-préfet à Fontainebleau. Mais dès la semaine suivante, le ton semblait avoir changé du côté du préfet de région, comme le racontait anonymement un syndicaliste du ministère de l'Intérieur.  Une petite pétition circulait alors pour réclamer la non fermeture de cette sous-Préfecture.

Dans les années 80, avant l'arrivée d'Internet, le guichet était le lieu habituel d’accueil du public pour les formalités administratives et la Seine et Marne, très vaste département, était en pleine croissance démographique. Une nouvelle sous préfecture était alors envisagée pour compléter celles de Meaux et Provins. Naturellement elle devait être installée là où la population augmentait le plus, vers la ville nouvelle de Marne la Vallée.

Mais sous l’impulsion d'un député influent, appuyé par le sénateur maire de Fontainebleau, c’est finalement cette ville qui fut retenu pour devenir sous -préfecture en 1988, retrouvant ainsi le rang qu’elle avait perdu en 1926. Une sous-préfecture au cœur de la zone la moins concernée par l’accroissement de population, et située à moins de 20 kilomètres, par une route quasi toute droite de la préfecture, Melun ! Ce n’est qu’en 2006 qu’une sous-préfecture sera créée là où elle aurait du l’être dès le départ, à Torcy...

Entre temps la commune de Fontainebleau a restauré à ses frais l’ancien hôtel d’Estrées où s’est installé cette sous-préfecture. Dans un contexte de réductions des dépenses publiques et compte tenu des compétences de notre nouveau sous-préfet, on se demande s'il n'en sera pas "le liquidateur"...


CP Nomination du sous-préfet de Fontainebleau - format : PDF sauvegarder le fichier - 0,04 Mb
Depuis 1997, chaque année durant les mois de janvier - février, nous célébrons la Journée mondiale des zones humides (JMZH) pour commémorer la signature, le 2 février 1971, de la Convention internationale sur les zones humides dite Convention de Ramsar, du nom de la ville iranienne au bord de la mer Caspienne où elle fut signée. 

En 2016, la Société nationale de protection de la nature (SNPN), Natureparif (l'Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France), le Parc naturel régional du Vexin français et Conseil départemental du Val d'Oise organisent l’ouverture régionale de la JMZH, le 23 janvier 2016 dans le Val d'Oise, à Chars (95), sur l'ENS du Bois du Moulin de Noisement.



La Journée internationale des forêts sera de retour en 2016 pour sa troisième édition le 21 mars !

En fait, en 2016, les manifestations auront lieu du 19 au 27 Mars.

Vous souhaitez organiser une manifestation pour célébrer l’arbre et la forêt ? Depuis le 1er Décembre 2015 sur le site internet vous pouvez inscrire votre événement dans le programme national. Un programme qui sera donc complété des traditionnelles opérations lancées par les départements, régions, et l'ONF.


Donc, en attendant le programme officiel, si vous aimez la forêt de Fontainebleau et y pratiquer certains de vos loisirs (randonnées, VTT, blocs) pourquoi ne pas lui venir en aide en la libérant des plantes invasives qui la défigurent de plus en plus : notamment le Phytolacca Américana (nom vern. phytolaque ou raisin d'Amérique) qui tue la micro-faune et la micro-flore locale.
Nos amis de l'ASABEPI organisent tout au long de l'année de nombreux chantiers à découvrir sur leur site Web : phytolaque.wifeo.com


Des outils seront mis à votre disposition ainsi que des gants (mais vous pouvez apporter les vôtres si vous le souhaitez).



Dans le cadre de la Journée internationale pour les forêts, l'Asabepi a déjà planifié son opération
Samedi 19 Mars 2016, 9h30-12h45 chantier / 12h45-14h30 pique nique convivial (mais facultatif) tiré du sac 77630 Arbonne la Forêt Chantier nature
Lieu de rendez-vous :
Route départementale entre Arbonne la Forêt 77 et Courances 91
77630 Arbonne la Forêt
Face à l'aire de repos de l'A6
Publics : Grand public.
Accès : Gratuit
Réservation obligatoire
Partenaires : ONF Ile-de-France Nord-Ouest / J'Agis pour la Nature / RIF (Randonneurs d'Ile-de-France)
     
 

La pratique de la chasse est sans doute une nécessité depuis la disparition de nombreux prédateurs naturels sur notre territoire. Ce loisir est hélas aussi une source d'accidents mortels qui ne cessera pas de faire polémique.  Bon nombre de nos lecteurs et des usagers des espaces naturels de loisirs sportifs s'opposent avec plus ou moins de bonnes raisons à cette pratique. Le collectif « Pour un Dimanche sans chasse » a mis en ligne une énième pétition pour que la chasse ne soit plus autorisée en France le dimanche et plus de 600 associations se sont à ce jour jointes à cet appel que nous relayons ici.

Pour participer, deux façons de procéder :

1) Vous représentez une association ou un collectif : envoyez un courriel à cosigner@dimanches-sans-chasse.fr avec le texte suivant : « Je soussigné-e … responsable dûment mandaté de l'organisme … confirme l'ajout de ce dernier dans la liste des cosignataires de l'Appel pour le dimanche sans chasse. Fait à … le ... »

2) Vous signez à titre individuel : il existe actuellement deux pétitions en ligne

La pétition de l'ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) ici
et celle de cyberacteurs
Nous allions publier notre test terrain de la chaussure de randonnée FORCLAZ 500 quand nous avons reçu un courrier nous informant du rappel d'une partie de la production pour non conformité. 

Après réflexion, nous le publions quand même le test car, malgré son petit défaut, ce modèle testé longuement cet été nous a donné pleinement satisfaction. 

La promesse de Décathlon était de concevoir une chaussure "pour la randonnée en montagne sur un à plusieurs jours, par tous temps, sur terrains techniques". Mission accomplie !  En attendant, si vous êtes l'heureux possesseur de ce modèle, une petite vérification s'impose...

Chausson Edge Simond
Notre dernière publication d'un test de matériel d'escalade remonte à bien trop longtemps, et pourtant, on en a quelques uns sous le coude. Hier, à la recherche d'une nouvelle paire de chaussons économique pour un usage en salle, Greg s'est dit qu'il fallait profiter des soldes ! Petit tour donc au Décathlon de Villiers en Bière, n°2 de la vente de matériel d'escalade et premier vendeur de France de magnésie...en compagnie de Jean Pierre Bouvier ! On y retrouve aussi Jo Montchaussé. "The place to be !" Bon plan car Décathlon renouvelle une partie de sa gamme de chaussons Simond et solde notamment ses modèles Vuarde (la ballerine est à 45€ et la scratch à 55 €) Mais son regard s'est très vite porté sur le nouveau modèle de haut niveau de la marque proposé à moins de 90€ : le Edge


Prise en main du Edge

Son look agressif nous interpelle immédiatement. Jaune fluo avec des pièces bleus, et des lacets oranges, forcément cela ne passe pas inaperçu. 
Sa forme pointue et légèrement plongeante sont dignes des meilleurs chaussons du moment. La semelle est en gomme  Vibram XSGrip ce qui est plutôt de bonnes augures. Le laçage est de type rapide (sans œillet). Bref, avec un tel look, on se dit qu'il fallait obligatoirement mettre le pied dedans.


Essayage

On commence par prendre une pointure en dessous de notre pointure ville. Premier constat, l'enfilage se révèle plus facile que ne le laisse supposer la grosse languette en mesh du coup de pied qui est cousue très bas et des deux côtés laissant un chaussant très étroit. Pourtant, c'est pas les 2 boucles passe-doigt du talon (un peu petites pour nos gros boudins...) qui aident à tirer sur le talon.


Chausson Edge Simond
un talon trop bas, peu puissant et des languettes étroites
(C) photos Greg Clouzeau
Deuxième constat, le talon est très bas. Trop ! Et en plus, il manque de puissance... Du coup, il  ne pousse pas les orteils vers l'avant et on peine à remplir correctement la pointe asymétrique mais centrée sur le deuxième orteil. En revanche il offre un grand confort. On décide donc d'essayer une bonne demi pointure en dessous. Le chausson se cambre un peu plus. Les carres débordent du fait de la largeur de notre pied. Les orteils viennent s'entasser un peu plus dans la pointe sans toutefois occuper tout le volume mais surtout le talon devient vraiment trop bas et résisterait sans doute mal aux crochetages. Là, on se dit que celui qui a rédigé la fiche produit internet ne doit pas beaucoup grimper pour proposer un essayage deux à trois pointures en dessous de sa pointure ville... Mais bon, pour faire de la salle et vu le confort même à une pointure et demi en dessous, on se dit que c'est peut être un très bon plan... On essaye donc sur le petit bout de mur en compagnie de notre ami Jean Pierre Bouvier, lui aussi alléché.


Verdict : grosse déception !

Chausson Edge Simond
Hélas, notre verdict est sans appelle : "chausson pas encore au point" ! 
En effet, que ce soit pour Greg ou pour Jean Pierre, toutes les paires essayées ont le même défaut rédhibitoire à nos yeux : l'enrobage déborde et dépasse de la pointe dès que l'on charge le pied. 
Il y a deux raisons à cela : 
- la gomme de la semelle est épaisse et rigide tandis que l'enrobage est très souple,
- le volume de la pointe n'est pas totalement rempli notamment du fait du manque de puissance du talon

Bref, en quelques minutes, on sent que l'enrobage de cette pointe va se percer juste au dessus de la semelle en quelques heures de grimpe. Du coup, on a renoncé à acheter ce produit pour un test grandeur nature sur le terrain. C'est dommage car Décathlon tient là un modèle séduisant et qui pourrait, à moins de 90 € devenir un best dans les mois à venir à condition de corriger ce défaut...

Retrouvez aussi notre Guide d'achat pour bien choisir ses chaussons

Il y a quelques semaines, la rédaction de la Tl²B s'insurgeait à propos de la destruction d'un ancien abris de carrier au Rocher Brûlé. Si l'on ne peut pas affirmer avec certitude que cette dégradation du patrimoine culturel de Fontainebleau est dû à la volonté et à l'action de quelques grimpeurs, le dévers ainsi dégagé a permis l'ouverture de 3 voies de haut niveau. Ce phénomène n'est pas nouveau et a suscité pas mal de réactions positives ou négatives dans la communauté. Comme contre le bricolage des prises dans les années 90, une douzaine de grimpeurs ont signé un Manifeste mis en ligne sous forme de Pétition que nous vous invitons à signer vous aussi. Il est traduit en anglais pour une plus large diffusion dans la communauté des grimpeurs de blocs !

Aux grimpeurs de la forêt de Fontainebleau: Pour le respect de notre patrimoine commun

"Nous, signataires de ce manifeste, demandons solennellement aux grimpeurs de respecter de la façon la plus indiscutable le patrimoine universel et partagé que représentent les rochers de la forêt de Fontainebleau.

Le massif de Fontainebleau est un lieu unique, visité, parcouru et hautement apprécié par des publics différents aux objectifs propres facilement conciliables ; dès lors qu’une activité ne nuit pas à une autre.

L’ensemble du massif gréseux, ses sentiers, ses gravures et abris racontent l’histoire du riche passé des hommes qui ont fréquenté la forêt au cours des siècles.

Nous, grimpeurs, devons partager, conserver, protéger et vivre en harmonie avec toutes ces traces fragiles qui constituent un patrimoine culturel unique.

L’acte inconsidéré, d’une ou plusieurs personnes peut ternir l’image de toute une communauté sportive consciente et respectueuse de son environnement.

C’est pourquoi, les signataires de ce manifeste déplorent, dénoncent et rejettent toutes les ouvertures ou actions qui ne respecteraient pas ces règles éthiques fondamentales."

Fontainebleau, janvier 2016

Premiers signataires par ordre alphabétique des noms :

Baud Jean-François, Besnier Elrich, Clouzeau Greg, Denys Stéphan, Evrard David, Faure Benoit, Joubert François-Xavier, Laumone Christophe, Le Denmat Philippe, Lefebvre Ludovic, Le Gouvello Marine, Miquel Cathy, Montchaussé Jo, Plaud Thierry, Roudneff Jean-Pierre, Venzin François

A signer sur Avaaz


Version anglaise



We, the signatories of this manifesto, solemnly ask climbers to respect the most indisputably universal and shared heritage that represent the rocks of the forest of Fontainebleau.

The massif of Fontainebleau is a unique place, visited, traveled and highly appreciated by a variety of individuals whose uses are compatible with each other only to the extent that one activity does not negatively impact another.

The entire sandstone massif, its trails, shelters and engravings tell the story of the rich past of those who have visited and travelled through the forest over the
centuries.

We climbers need to share, conserve, protect, and live in harmony with all these fragile elements that make up a unique cultural heritage.

The reckless act of one or more persons may tarnish the image of an entire sports community that is very much aware and respectful of its environment.

Therefore, the signatories of this manifesto deplore, denounce and reject all new bouldering lines or actions that do not respect these basic ethical rules.
Fontainebleau, January 2016

C’est un nouveau revers pour les défenseurs de l’environnement et pour la ministre de l’écologie dans l’affaire des boues rouges du Parc National des Calanques ! En effet, mardi 29 décembre 2015, le préfet de région a autorisé la société Alteo à poursuivre l’exploitation de ses usines sur le site de Gardanne et donc, à rejeter en mer, pendant encore six ans, les effluents aqueux résultant de la production d’alumine, les fameuses "boues-rouges", en plein cœur du Parc national. Une décision aussitôt dénoncée par la Ministre Ségolène Royal. « Je désapprouve cette décision. ... Je pense que c’est une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l’emploi », a-t-elle ajouté. Une sortie de la Ministre qui a obligé Matignon à réagir en expliquant que la décision du préfet était fondée sur l’avis favorable émis par Conseil supérieur de prévention des risques technologiques (CSPRT) du 22 décembre.

En 2013, nous publions notre premier article sur ce sujet sur les indications de Françoise Degert. En juillet 2015, nous évoquions l'enquête publique lancée par la Préfecture pour répondre à la demande d'Alteo sur la poursuite de son activité après le 31/12/2015. En effet,depuis bientôt cinquante ans, ce site de production d’alumine, situé près d’Aix-en-Provence, bénéficie d’un droit d’expédier des résidus en mer, à 7 km au large de Marseille et Cassis. Plus de 20 millions de tonnes de boues rouges ont été ainsi déversées sur les fonds marins de la fosse de Cassidaigne.


Site de production de Gardane Alteo, F.Degert
Site de production de Gardane Alteo, F.Degert




C'est donc l'avis favorable du Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT) (arrêté rendu le 22 décembre 2015) que le Préfet a retenu pour rendre sa décision et accorder à Alteo le droit de continuer à rejeter pendant six ans des produits polluants dans la mer. A un détail près ! Ce ne sont plus les boues rouges elles-mêmes qui seront rejetées à partir du 1er janvier 2016, mais la partie liquide de ces effluents qui sera toujours envoyée dans la grande bleue comme le rappelait France.info.

Joint par francetv info, les élus locaux se défendent et soutiennent cette décision ! Claude Jorda, conseiller départemental communiste du canton de Gardanne, se dit "satisfait" que la ville conserve
"cet outil industriel pour la production d'alumine". Indispensable aux ordinateurs ou aux smartphones, cet alliage, rappelle le député des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert, est "le troisième métal le plus produit au monde".

Et Claude Jorda rappelle au passage que cette production pourrait être délocalisée"dans des pays moins regardants" sur les normes environnementales. Allusion à la catastrophe survenue en Hongrie, en octobre 2010 où, à la suite d'un accident dans une usine de bauxite-aluminum, un million de m3 de boues rouges s'était déversée sur sept villages du pays et avait fini par atteindre, rappelle L'Obs, les eaux du Danube. Et l'élu de conclure : "Il faut poursuivre les deux combats : ce n'est pas l'emploi contre l'environnement, ou l'environnement contre l'emploi, mais les deux de front."

Dans le même registre, il n'est pas imaginable, pour le maire de la ville, Roger Meï, d'ajouter "700 demandeurs d'emplois de plus" aux 1900 déjà inscrits à l'agence de Gardanne. L'usine d'alumines d'Alteo emploie directement 440 personnes et indirectement 250 sous-traitants.

Enfin, les élus insistent aussi sur le pas en avant pour l'environnement, et le laps de temps donné pour une dépollution totale, sous peine de fermeture. "Il est nécessaire, martèle Claude Jorda, que la commission de suivi du site fasse son travail. Six ans pour trouver une vraie solution à la pollution, c'est à la fois court et c'est long. On avait avant une pollution qui rejetait la totalité de rejets en mer. Au premier janvier 2016, plus aucun rejet lourd ne devrait aller en mer, mais il restera encore des métaux. Il existe des procédures qui pourraient permettre que l'eau soit dépolluée, mais il faudra faire un effort financier. C'est un double défi : continuer à produire l'alumine indispensable à nos ordinateurs et nos smartphones et arriver à une pollution zéro. L'entreprise doit passer au bassinet. Il ne faut évidemment pas laisser faire pendant six ans, mais respecter les échéances fixées par le parc national des Calanques avec un comité de suivi du site associant ONG, industriels, élus, salariés."
Ceci étant dit, l'entreprise a eu tout le temps nécessaire pour trouver une alternative et on ne voit pas bien en quoi, ces 6 années supplémentaires de droit à polluer vont changer quelque chose au problème de l'emploi sur ce secteur. Bref, on se moque du monde et des conséquences à long terme sur la faune et la flore du PNC, voir, des habitants en cas d'accident.

Pour Ségolène Royal, "il aurait fallu avoir le courage d'imposer à l'entreprise une mutation du site et une dépollution". "Là, l'entreprise a obtenu une dérogation pour continuer à polluer", a-t-elle ajouté, espérant "qu'il y aura des recours pour que toute la clarté soit faite".

"Les dernières enquêtes de l'Anses (Agence française de sécurité alimentaire et sanitaire) publiées il y a quelques jours ont bien montré qu'à l'endroit des rejets, il y avait une contamination beaucoup plus forte, notamment en mercure", une pollution "dangereuse pour la santé", a-t-elle noté.

Il est impensable qu'un site naturel classé doive continuer à subir la pollution par une entreprise en toute légalité, malgré les nombreuses protestations et pétitions  , et ce dans un Pays qui vient de faire signer les Accords de Paris lors de la COP21 !










Greg et toute l'équipe de la TL2B vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année et plein de sortie en site naturel pour 2016. Promis, on va sortir du tunnel !

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