Les Titres

mercredi 31 octobre 2018

[ONF] Les forestiers restent mobilisés pour la défense de leur statuts

On vous avez annoncé la grande marche des forestiers de l'ONF  en colère. Point d'orgue de cette action, 1200 forestiers et simples citoyens se sont réunis jeudi 25 octobre à Saint-Bonnet-Tronçais, en Allier (03), après 300 km de marche, pour dénoncer la possible privatisation de l’ONF et « l’industrialisation croissante » des forêts publiques. 

A l'issue de cette journée, les syndicats de l’ONF (CFDT, CGT, CGC, FO, SNUPFEN Solidaires,Générationforêt, …) ont publié un nouveau d’un manifeste «pour la forêt française, notre bien commun». De nombreux syndicats et associations environnementales telles que Greenpeace, la LPO, FNE, les amis de la Terre, le réseau des alternatives forestières, ou Agir pour l’environnement … y ont également contribué avant de signer.

La veille, plus de 200 marcheurs, partis mi-septembre de Mulhouse, Strasbourg, Valence et Perpignan, sont arrivés en fin de journée dans la commune voisine de Cérilly, dans le cadre de leurs « Marches pour la forêt ». En tous, sur une quarantaine de jours cette marche a rassemblé près de 2000 personnes qui se sont relayées le long du parcours.


Rappelons-le encore une fois, en 30 ans, 4 emplois sur 10 ont été supprimés à l'ONF qui est passé de 15000 à 9000 employés et 1500 postes devraient y être supprimés d'ici 5 ans. A cela s'ajoute le changement de statut. Parallèlement, la direction prévoit de prélever en 2020 1 million de mètres cubes de bois de plus qu’en 2014. En 2018, les moyens alloués au renouvellement en forêt domaniale ont été réduits de 20 à 30% en moyenne dans les différentes régions.

Comment peut-on encore espérer une protection efficace de nos forêts domaniales ? La privatisation, sans faire l’objet de déclaration officielle, ne serait-elle pas au bout de ce chemin de croix ?



[BLEAU] Attention, chasse en cours ! Carte et calendrier saison 2018-2019

Comme chaque année à cette saison, l'ONF nous adresse sa note de communication concernant le calendrier sur la chasse à tir sur le massif forestier de Fontainebleau (y compris Trois Pignons). Les actions de chasse à tir se dérouleront les lundis et jeudis ainsi que certains vendredis du 29 octobre 2018 au 25 février 2019. Pas de grande nouveauté donc si ce n'est que cette année, l’ONF expérimente l’application mobile Melckone, disponible gratuitement sur l’Appstore et Google Play. Les jours de chasse, elle vous indiquera en temps réel les zones concernées. 

De notre côté, comme chaque année, outre les appels à la plus grande prudence (la saison a à peine commencé que les drames se multiplient) nous regrettons que l'ONF ne communique pas sur la chasse dite d'été (car oui, ils tirent dès le mois de septembre en forêt domaniale de Fontainebleau en plein brame du cerf !) et sur le calendrier des actions de chasse à courre dont les équipages privatisent certains parking le samedi. 

Certes ces barbares, au nom d'une tradition que l'on voudrait bien croire révolue, n'utilisent pas de fusil mais ils mettent régulièrement en dangers les autres usagers de la forêt notamment avec leurs 4X4 polluants roulant à toute allure en pleine forêt. Et c'est sans parler des chiens et gibiers qui coupent les routes sans crier gare ! 

Alors oui, la chasse est sans doute une nécessité (quoique vue le nombre de cerfs croisé ces dernières années on soit en droit d'en douter) mais pour la sécurité de tous, il conviendrait de communiquer sur toutes les actions de chasse. Enfin, soyez encore plus vigilants dans le reste des forêts du Pays de Fontainebleau, notamment dans les bois privés, les lisères des domaniales et en Essonne !

La Communication ONF

"A Fontainebleau, la chasse à tir se déroule les lundis, jeudis et quelques vendredis du 29 octobre 2018 au 25 février 2019. Le massif forestier se répartit en 2 zones (cf.carte - verso) : 
• partie périphérique (environ 12 500 ha) : louée à des associations de chasseurs sélectionnées pour leur professionnalisme et leur sérieux ; 
• partie centrale (environ 9 500 ha) : plus fréquentée et particulièrement complexe (axes routiers, bords de ville, aires d’accueil importantes), l’ONF encadre et organise directement les actions de chasse. 

Calendrier Chasse Fontainebleau 2018-2019
Carte Chasse Fontainebleau 2018-2019


Aucune action n’a lieu les mardis, mercredis ainsi que les week-ends et pendant les vacances scolaires dans la zone ONF (sauf exception du 29 octobre). 

Pendant cette période, promeneurs, randonneurs, chasseurs, cavaliers et cyclistes partagent le même espace. L’ONF invite donc chacun à être attentif à la signalétique mise en place. Toutes les mesures de précaution seront prises pour garantir la sécurité de tous en forêt. Il n’est toutefois pas recommandé de pénétrer dans les sous-bois, ni d’emprunter les allées des zones chassées. La forêt n’est jamais totalement parcourue par l’action de chasse, laissant la majorité des espaces disponibles où les activités de loisirs et de détente peuvent s’exercer. 

Arrivée des chevaux de chasse à cour un samedi sur le parking de Franchard Isatis - Cuisinière


Un outil de régulation nécessaire et contrôlé 
À Fontainebleau, on compte 3 types de grands animaux : cerfs, sangliers et chevreuils. Dans leurs premières années, les arbres sont fragiles. De faibles hauteurs, ils sont accessibles à la dent des cerfs et chevreuils. Herbivores, ils mangent les bourgeons et les feuilles des jeunes arbres. Le sanglier, en fouillant le sol à la recherche de nourriture (glands et larves), déracine les végétaux puis consomme les fruits des arbres. Les répercussions dépassent le strict cadre forestier : accidents routiers, clôtures abîmées et jardins labourés en lisère, dégâts sur les parcelles agricoles. Sans régulation, les populations décupleraient rapidement. La chasse limite leur population afin que la forêt puisse se renouveler. Un plan de chasse, validé par le Préfet, définit le nombre de grands cervidés et chevreuils à prélever chaque année."

dimanche 21 octobre 2018

[FONTAINEBLEAU] Que penser des nouvelles coupes rases de restaurations les milieux ouverts de la forêt ?

Plusieurs chantiers de coupes de pins sont menés actuellement en forêt de Fontainebleau sous le double prétexte de restauration des paysages du XIXe et de réouverture des milieux ouverts. Après une première expérimentation sur le chaos rocheux d'Apremont qui avait fait couler un peu d'encre, c'est le premier tiers d'une grande coupe de 30 ha autour de la Plaine Verte à Bourron Marlotte qui relance le débat. Que faut-il penser de ces grandes coupes ? Sont-elles justifiées ? 

A la Tl²B nous avons toujours été contre les coupes rases conduites par l'ONF dans les plus belles futaies de chênes de la forêt. Pour autant, nous trouvons que les différents chantiers de coupe de pins conduits ces dernières années, sans être exemplaires dans leur réalisation, sont une nécessité. Cela parait franchement paradoxal au premier abord mais il y a une différence notable entre ces deux types de coupe : le type d'arbre et de parcelle !

A Apremont, l'Office national des forêts justifiait son travail par un objectif patrimonial de restauration d'un paysage chaotique rocheux très prisé des peintres et artistes du XIXe qui ont fait la réputation de cette forêt. Argument totalement en adéquation avec le site retenu et dont le résultat est plutôt agréable à l’œil si l'on n'y regarde pas de trop prêt. Les peintres de Barbizon devaient être heureux de voir enfin couper ces pins qu'ils avaient tant décrié. Seul grand reproche, ce chantier a laissé, comme toujours, de profondes ornières dans les chemins et de très nombreux résidus de coupe qui sont autant de pièges pour usagers et du combustible en puissance.

Alors, forcément, quand l'ONF a annoncé son immense chantier autour de la Plaine Verte et du Restant du Long Rocher près de Bourron Marlotte, pour redonner vie aux paysages des peintres, tout le monde n'a pas vu ça d'un très bon œil. Et pour cause. Après quelques mois et des conditions météo peu clémentes, les 10 premiers hectares (sur 30 prévus) coupés ressemblent plus à un champ de manœuvres militaires mal entretenu qu'à un paysage célébré par un peintre. L'ONF avait pourtant pris mille précautions dans sa communication annonçant un débardage plus respectueux des sols grâce à l'utilisation de câbles aériens et organisant des et visites sur le site.

En s’approchant du site, on aperçoit très vite les centaines de tas de branches laissées au sol. C’est notamment ce que regrette Damien Piel qui a remis à l’ONF les quelques 400 signatures de sa pétition pour réclamer l’arrêt des travaux. Pas de quoi inciter le gestionnaire à changer d’avis ! « ça ne sera jamais nettoyé ! C’est vraiment laid, et j’ai peur que toutes ces branches soient un terrain très favorable aux départs d’incendie » rappelait-il au journaliste de la République de Seine et Marne début octobre. Et c'est sans évoquer les nombreux chemins ravagés par les roues des engins forestiers ! Une vision qui n'est pas sans rappeler le massacre des abris de carriers lors de la coupe du Rocher Fourceau...

Quand la coupe se fait au mépris du patrimoine culturel régional dans les anciennes carrière de Fontainebleau
Quand la coupe se fait au mépris du patrimoine culturel régional dans les anciennes carrière de Fontainebleau


Du côté de l’ONF, on change un peu le discours : « le but est de remettre en lumière ces chaos rocheux intéressants pour leur biodiversité qui émerveillaient les artistes du XIXe siècle. Ces travaux ont fait l’objet d’une concertation avec les paysagistes, naturalistes, archéologues et acteurs locaux » et on insiste un peu plus sur l'argument sauvegarde d'espèces animales et végétales « Ces chaos rocheux étaient autrefois maintenus ouverts par le pâturage, les incendies et l’extraction du grès, mais ils se referment sous l’effet de la croissance des pins. Les espèces animales et végétales protégées, inféodées aux milieux ouverts perdent un habitat potentiel ».

Il est grand temps ! Mais Bourron, malgré un passé artistique dont elle n'a pas à rougir, n'est pas Barbizon. Une petite erreur de communication qui va sans doute nécessité de beaucoup ramer pour faire accepter les 20 ha de la coupe à venir ! Pourtant, chers lecteurs et lectrices, à la Tl²B nous affirmons que cette abattage massif de pins déjà trop vieux est une vraie nécessité.

En effet, d’origine naturelle ou humaine, les milieux ouverts (donc non boisés) se composent de landes et pelouses sèches qui étaient très nombreuses jusqu'en 1800 en forêt de Fontainebleau. Leur végétation basse, où s’étendent bruyères et buissons, abrite une biodiversité spécifique très riche et qui se fait de plus en plus rare sur le massif forestier après plus d'un siècle d’enrésinement. Car sans entretien, ils se couvrent rapidement de bouleaux puis de pins (voir cet article sur l'évolution des paysages de Bleau), contraignant certaines espèces menacées et protégées à partir ailleurs. Citons parmi les plus emblématiques des oiseaux comme l’engoulevent d’Europe, la fauvette pitchou et l’alouette lulu. L'occasion donc de vous donner à lire ce petit pavé qui fait le point sur la richesse de ce type de biotope en Ile-de-France.




Espérons juste qu'il ne soit pas trop tard et qu'enfin, l'ONF fasse respecter le cahier des charges aux entreprises qui exploitent ce chantier.

Le retrait des branches doit être systématique et les ornières remisent en état. C'est d'ailleurs ce que promet aussi ce panneaux en place sur le chantier Route de la Louve.



Tant que l'on y est, on aimerait bien que l'ONF s'attaque aussi rapidement à la fermeture de certaines plaines et platières. La vallée close et les sables du Cul de chien ne seront plus qu'un souvenir d'ici quelques dizaines d'années comme la Plaine de Chanfroy ou la Vallée Chaude. Et puis, allons y carrément, si l'ONF pouvait s'attaquer au problème de l'envahissement de certaines parcelles (notamment Rocher Cassepot et Rocher Saint Germain) par le Prunus serotonia avant qu'il soit trop tard comme à Compiègne !

[AGENDA] C'est la saison des trails nocturnes dans les grès de Bleau !

Comme chaque automne, les forêts privées du sud francilien sont battues par les chasseurs ! Mieux vaut donc profiter des trails officiels et sécurisés pour courir dans ces forêts à la nuit tombée... Ca tombe bien, il y a quelques très bon trails en Essonne et en Seine et Marne en ce moment. Nous avions présenté dans cet article de 2014 les grandes épreuves du 91 comme la "By night", version nocturne du "Trail des carrières". L'occasion aussi de vous rappelez le trail de Larchant à l'occasion du Téléthon.


Novembre :

Sаmеdі 03 Nоvеmbrе 2018 c'est donc lе rеndеz-vоus dеs trаіlеrs frаncіlіеn dе début dе sаіsоn : la By Night avec un prеmіеr dépаrt à 17h30 pour une course de 21 km sur un pаrcоurs rеlаtіvеmеnt sіmіlаіrе à lа cоursе dеs cаrrіèrеs du mоіs dе mаі, mаіs sur unе dіstаncе réduіtе du fаіt dе l’еxclusіоn dеs pаrtіеs lеs dаngеrеusеs dе lа cоursе dе jоur. Attention, c'est pas facile quand même avec 6 dіffіcultés mаjеurеs dоnt lеs 100 mаrchеs dе Chаmpcuеіl еt lеs 100 mаrchеs dе lа Pаdôlе, lеs аutrеs dіffіcultés sе sіtuаnt sur lеs cоtеаux dе Vіdеllеs. Cоmmе l’édіtіоn dе jоur, 3 km dе chаmps аprès lе dépаrt, 3 km dе chаmps аvаnt l’аrrіvéе finissent de casser les pattes des concurrents. Redoutable par temps de pluie !

Lа pаrtіculаrіté du bаlіsаgе du cіrcuіt еst quе, еn plus du trаcé à lа pеіnturе еt à lа rubаlіsе, dеs bâtоns lumіnеux sоnt plаcés tоut аu lоng du pаrcоurs, 250 bâtоns mіs еn sеrvіcе еt pоsіtіоnnés 2 hеurеs аvаnt lе dépаrt dе lа cоursе sur lеs 21km.

Dans la même veine, le samedi 17/11/2018, c'est l'édition nocturne du Lièvre et la tortue à Boigneville  et ses 19 km bien cassant !



Sаmеdі 17 Nоvеmbrе 2018, toujours, on vous propose Lа Zоmbіе Run, lа соursе d’оbstасlеs lа plus mоrtеllе dе Frаnсе ! Sur un pаrсоurs dе 8 km еt 12 оbstасlеs, tu аurаs pоur sеulе mіssіоn dе соurіr pоur sаuvеr tа pеаu еt évіtеr l’іnfесtіоn. 100 zоmbіеs аffаmés tеntеrоnt dе t’аrrасhеr tеs 2 vіеs ( rеprésеntéеs sоus fоrmе dе bаndеlеttеs ), tu dеvrаs еsquіvеr lеs аttаquеs еt surmоntеr l’еnsеmblе dеs оbstасlеs tоut еn соnsеrvаnt unе vіе sur lа lіgnе d’аrrіvéе.
Vоus аurеz à сhоіsіr dе соurіr lа Zоmbіе Run dе jоur,dеmоnstrаtіоn spеесh іdеаs lа vеrsіоn dе nuіt оu pоurquоі pаs pаssеr lа jоurnéе аvес nоus еt pаrtісіpеr аux 2 соursеs.
Lе pаrсоurs rеstеrа іdеntіquе, sеulе dіfférеnсе lа nuіt, nоus аjоutоns 4 unіvеrs thémаtіsés éсlаіrés, sоnоrіsés еt аnіmés.
Inscription tardive du 1еr осtоbrе аu 11 nоvеmbrе : 50 € Résеrvаtіоn оblіgаtоіrе, pаs d’іnsсrіptіоn sur plасе. Âgе 16 аns mіnіmum 



Décembre 


Samedi 8/12/2018, venez courir pour la bonne cause sur le  trail de Larchant pour le Téléthon 
Un circuit de 6.5 km et 220 D sur les single de la forêt de Larchant (77) ouvert pendant 12 h à tous les participants désirant faire un don pour le TELETHON. Vous faites le nombre de tours que vous souhaitez, avec qui vous voulez ! en équipe, en relais, seul, bref tout est possible !
Un don de 2€ minimum au tour est demandé mais bien évidement la caisse est ouverte à tout don supplémentaire ! tous les bénéfices sont reversé à l’AFM.
restauration et buvette sur place.
ravitaillement au tour gratuit.
Circuit enfant de 3 km sans dénivelé.
Retrouvez toutes les information sur l’événement Facebook



Enfin, pensez déjà à noter dans vos agendas ces 2 épreuves printanières incontournables que sont les arcades de Milly (25/03/2019) et le lièvre et la tortue (08/04/2019) car les places sont comptées !

Les Arcades, c'est 400 m de dénivelé positif entre 60 et 127 m sur boucle très accidentée sur chemins en forêt dans le massif du Coquibus et dotée de nombreux faux-plats et de côtes dont une qui, après 2 km de course, se dispute en terrain sablonneux. Alternant entre larges sentiers, single track et descentes techniques, ce parcours comporte également une montée d'escaliers de 100 marches enjambant l'Aqueduc de la Vanne dans le cadre du massif des Trois Pignons. Comme chaque année, deux distances, 11 et 23 km 




Dіmаnchе 08 Avrіl 2018 dès 09h, débutent les courses du Lièvre et de la Tortue (10 et 23 km, +560 m
ainsi que Mаrаth'vеrt du gаtіnаіs (42,5 km) 


mercredi 17 octobre 2018

[BLEAU] L'arrêté préfectoral interdisant tout apport de feu en forêt est prolongé suite aux incendies et manque de pluie !

Après l'incendie qui a ravagé une soixantaine d'hectares en Forêt de Sénart la semaine dernière, c'est dans la forêt de Fontainebleau, à proximité du Carrefour de la Tour Denecourt qu'hier, un feu a brûlé au moins 3 hectares de végétation principalement résineuse au niveau de la parcelle 374. L’origine de l’incendie n’est, à cet instant, non connue mais une enquête est en cours. Gageons cependant qu'il est du à l'imprudence et l'irresponsabilité de certains visiteurs. En effet, le week-end dernier, les habitués de la Bleau étaient très nombreux a profiter tardivement des températures exceptionnelles de cette saison et plusieurs feux de camps mal éteints ont été signalés par des internautes notamment au Rocher du Calvaire.

Au plus fort de l'intervention hier, 65 pompiers du SDIS de Seine-et-Marne étaient mobilisés sur cet incendie, soutenus par les services de la police nationale et un hélicoptère. Renseigné au plus près du terrain par les agents de l’ONF, ce dispositif, a circonscris l’avancée des flammes en début d’après-midi. Le SDIS77 maintiendra des moyens humains sur place pendant 48 h afin de couvrir les éventuelles reprises à certains endroits.

L’ONF invite le public à éviter les sentiers bleus 2, 3,13 et 15 ainsi que le circuit VTT autour de la zone. Les promeneurs doivent faire preuve d’une grande prudence lors de leurs sorties forestières et respecter scrupuleusement les informations disposées en forêt. L’ONF lancera ultérieurement une prospection sur le terrain en vue de déterminer les impacts sur le peuplement forestier. En forêt de Sénart, la zone ravagée par les flammes est elle aussi interdite d'accès comme le rappelle le journal Le Parisien.

Dans son communiqué de presse, l'ONF Fontainebleau rappelle par ailleurs que "les conditions météorologiques observées ces derniers mois dans le département de la Seine-et-Marne - faiblesse des précipitations associée aux températures élevées - assèchent les sols et la végétation. Face à cette situation, le risque de feu reste important.

À la demande de l’office national des forêts, la Préfète de Seine-et-Marne a décidé de prolonger l’arrêté interdisant tout apport de feu jusqu’au 31 octobre 2018, dans les forêts de Fontainebleau, de la Commanderie et des Trois-Pignons. 

Par conséquent, il est interdit : de fumer, de déposer ou jeter mégots et des cendres ; d’allumer des feux, d’apporter et d’en faire usage, tout objet pouvant être à l’origine d’un départ de feu.

En cas de non-respect, les contrevenants se verront infliger une forte amende.

"Forte amende" que voici un doux euphémisme car rappelons les sanctions encourues en cas d'incendie par l'article 322-5 du Code Pénal, modifié par la Loi n°2011-525 du 17 mai 2011 - art. 185 prévoit :

La destruction, la dégradation ou la détérioration involontaire d'un bien appartenant à autrui par l'effet d'une explosion ou d'un incendie provoqués par manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement est punie d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende.

En cas de violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, les peines encourues sont portées à deux ans d'emprisonnement et à 30000 euros d'amende.

Lorsqu'il s'agit de l'incendie de bois, forêts, landes, maquis, plantations ou reboisements d'autrui, les peines sont portées à deux ans d'emprisonnement et à 30 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le premier alinéa, et à trois ans d'emprisonnement et à 45 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le deuxième alinéa.

Si cet incendie est intervenu dans des conditions de nature à exposer les personnes à un dommage corporel ou à créer un dommage irréversible à l'environnement, les peines sont portées à trois ans d'emprisonnement et à 45 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le premier alinéa, et à cinq ans d'emprisonnement et à 100 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le deuxième alinéa.

Si l'incendie a provoqué pour autrui une incapacité totale de travail pendant au moins huit jours, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le premier alinéa, et à sept ans d'emprisonnement et à 100 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le deuxième alinéa.

S'il a provoqué la mort d'une ou plusieurs personnes, les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et à 100 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le premier alinéa, et à dix ans d'emprisonnement et à 150 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le deuxième alinéa.

mardi 9 octobre 2018

[AGENDA] Ce week, c'est géologie des Grès Pays de Fontainebleau

Dans le cadre du Géofestival Fontainebleau et Gâtinais 2018 de nombreux évènements ont été programmé pour vous faire découvrir le grès du Pays de Fontainebleau dans toutes leurs formes. Il n'est pas encore trop tard pour les dernières dates alors si la géologie, les gravures rupestre ou les carrières de grès de Fontainebleau vous passionnent, voici le programme du week-end prochain.

Samedi 13 octobre 2018 à 14h 30 : visite géologique de la carrière de grès de la Troche au parc Eugène Chanlon de Palaiseau

A l'occasion de la Journée du patrimoine géologique de l'Essonne, le Département et la la ville de Palaiseau proposent aux habitants de découvrir les nouveaux aménagements de la carrière de la Troche réalisés cet été (nettoyage du site, installation de bancs, de panneaux pédagogiques...). Cette carrière est un lieu unique, qualifié de "géosite d'intérêt régional" depuis l'inventaire géologique de l'Essonne mené en 2007.

Animée par Grégoire Martin, Conservateur de la Réserve naturelle des Sites géologiques de l'Essonne et Renaud Bourgeais, garde-technicien de la Réserve Naturelle des Sites géologiques de l'Essonne, la visite de la carrière de la Troche débute à 14h 30 (Accès par la rue de Corbeville) . Elle est prévue pour durer une heure environ. Elle sera précédée dès 10h le matin par une balade géologique au travers de la ville afin d'y découvrir la richesse des sous-sols et du patrimoine palaisien. Voir les détails du programme et le lieu de rendez-vous sur le site de la ville de Palaiseau.


A noter que ce même samedi, vous pouvez aussi assister à la conférence : 
Sauvegarde de l’art rupestre préhistorique du massif de Fontainebleau par l’imagerie et l’impression 3D  à la Maison du Parc (20 bd du Maréchal Lyautey) à  Milly-la-Forêt.
C'est sans inscription préalable et pour tout public 
Organisateur : Parc naturel régional du Gâtinais français 
Contact : Amélie Boisnard • 01 64 98 73 9trois
 a.boisnard@parc-gatinais-francais.fr

Dans le cadre du Géofestival 2018 et en partenariat avec l’Ecole des Mines et les Services Culturels de la Mairie de Nemours, Thiry Médard, géologue chercheur à Mines-ParisTech donnera une conférence intitulée « Les Sables et Grès de Fontainebleau revisités, formation & transformations » le vendredi 12 octobre à 20h, à la Salle des Fêtes de Nemours.

Cette conférence vous fera découvrir les richesses géologiques du massif et a pour ambition de montrer que la géologie n’est pas difficile … il suffit d’observer et d’y appliquer un peu de bon sens. Pas plus compliqué. C’est en tout cas la démarche adoptée, montrer les faits simplement et en déduire les implications.

Les grès sont la marque de fabrique du massif de Fontainebleau. On ne peut imaginer ce que serait la forêt sans les grès… ni platières, ni chaos, ni carrières! Mais comment ces grès se sont-ils formés à partir des sables blancs ?

Médard Thiry vous expliquera comment les observations de terrain et les analyses des sondages l’ont conduit à reconsidérer complètement la géologie des Sables et Grès de Fontainebleau. Les nouvelles données conduisent à considérer que les grès n’ont pas été formés lors des dépôts de sables, il y a 35 millions d’années, mais se sont formés il y a moins de 500 000 ans pendant les périodes glaciaires, dans les paysages presque actuels, avec ses vallées et ses plateaux.

Le modèle bellifontain pose la question de l’origine d’autres formations gréseuses en Belgique, Allemagne et ailleurs. Des grésifications similaires, liées aux paysages glaciaires du Quaternaire se sont sûrement faites à travers l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie. C’est un tournant de la géologie des pays tempérés qui est en train de s’opérer à partir du massif de Fontainebleau.



La marque BLEAUSARD veut relancer l'usage du POF !

Vous l'avez certainement vu sur nos réseaux sociaux, la marque locale  BLEAUSARD que nous vous présentions en janvier tente de ramener à la vie un usage en voie de disparition sur les blocs de Fontainebleau, celui du POF, la boule de chiffon rempli de résine de colophane. Nous, vous pensez bien, on adhère à 200 % à cette alternative végétale à la magnésie.



La colophane c'est une résine 100% végétale issue de la transformation de la résine du pin, 100% biodégradable et qui augmente le coefficient de friction entre deux surfaces (les mains ou la semelle des chaussons et le rocher). Si elle n'a pas le pouvoir d’absorption de l'humidité comme la magnésie, sa diffusion au travers une boule en chiffon (le POF) assure un excellent séchage des mains et une adhérence maximale au rocher. Elle peut donc être utilisée en complément mais surtout à la place de la magnésie en bloc. Le POF a aussi l'avantage de permettre un essuyage parfait des chaussons d'escalade ainsi qu'un dépoussiérage à toutes épreuves des prises (voir cet article sur son usage)  

Rappelons que le POF, objet traditionnel bleausard, a été détrôné qu'au milieu des années 80 par la magnésie. Hélas, utilisée massivement, celle-ci entraîne un encrassement des prises aux conséquences catastrophiques sur leur adhérence ! Il y a quelques années, notre ami Oleg nous avait écrit un excellent article sur les effets des deux poudres.

Nous nous sommes procurés l' Eco Pof Bleausard pour un test grandeur nature et sans surprise, ça colle ! A noter que le produit sera donc bientôt disponible dans les magasin Au Vieux Campeur. Merci à eux de soutenir cet très bonne initiative, la précieuse poudre étant de plus en plus difficile à trouver.


jeudi 4 octobre 2018

[BLEAU] Le célèbre bloc de l'Eléphant est désormais interdit d'accès !

C'est officiel, après le Bilboquet du Cul de Chien (Trois Pignons), c'est au tour de l'Eléphant (Larchant) d'être interdit d'approche (et d'escalade) par Arrêté Municipal suite à une alerte de l'ONF ! Et oui, à l'office on ne traîne pas quand il y a un risque de poursuite en cas d'accident. Beaucoup plus efficace que pour l’effaçage de tag ou l'organisation d'une convention... Bref, ce célèbre mastodonte de plusieurs tonnes  est donc actuellement ceinturé de rubalise dans l'attente d'une expertise plus sérieuse qu'un examen visuel et auditif. Mais que va-t-il advenir de ce rocher emblématique du sud de la forêt de Fontainebleau ? Voici quelques éléments de réflexion et information.

Bleau s'écroule et ce n'est pas nouveau. Sans l'érosion, les paysages auraient sans aucun doute une toute autre allure. Mais parfois, le processus érosif s’accélère naturellement ou sous la pression des visiteurs. Alors mêmes si l'on n'est pas dans les Alpes où ont eut lieu plusieurs éboulements gigantesques ces derniers mois, les exemples à Fontainebleau manquent pas, notamment à Larchant où les blocs sont plus fragiles que les autres du fait de leur structure. 
Un phénomène qui a conduit le Cosiroc et l'ONF a mettre en place dès 1995 une Commission Erosion dont certaines travaux de lutte contre l'érosion ont été spectaculaires comme le Toit du Calvaire où le Cosiroc avait piloté le retrait préventif d'une partie du toit de plus de 16 tonnes.

L'Eléphant de Larchant est-il vraiment dangereux ?


En attendant une réunion sur place la semaine prochaine, Antoine Melchior, Président du Cosiroc et grand connaisseur du site (c'est notamment lui qui avait tracé le circuit noir !) a été inspecter le ventre de la bête qui, paraît-il, sonne creux ! 


Le constat est sans appel. Les prises évoluent, se creusent puis finissent par casser.
De là à dire que le bloc va s'écrouler demain... ?

Les grandes fissures visibles sur la première photographie sont très anciennes et remontent sans doute à la formation géologique du bloc. Seul le rapport de l'expertise du géologue nous dira si le rocher est sur le point de s'effondrer mais à piori, il est encore là pour de longues années. En tous cas, sans plus attendre, la Mairie, à la demande de l'ONF a pris un Arrêté Minicipal.

Mais c'est certain, mieux vaut éviter de passer entre ses 3 jambes ou de s'accrocher aux plis de son ventre. Vu le peu d'intérêt des voies de ce surplomb dans leur état actuel, on ne versera même pas une larme de crocodile !



Constat (triste) du Cosiroc sous le ventre de l'Eléphant


Sans pour autant basculer dans la psychose, comme en février 2002 où le Préfet avait voulu interdire l'ensemble du site de la Dame Jouanne, il est certains que les aménagements de lutte contre l'érosion mis en oeuvre par et avec le gestionnaire (ONF) seront de plus en plus nombreux dans les années à venir pour peu qu'il trouve les moyens humains et financiers de les réaliser.

Une évolution inévitable devant l'accroissement de la fréquentation tant à cause des impacts de celle-ci sur les sols que de la volonté de l'ONF de vouloir sécuriser le massif pour se prémunir d'éventuelles poursuites. Précisons d'ailleurs qu'une telle solution est conforme à l'esprit de la loi (Code général de collectivités territoriales) qui demande, dans la cadre de la « police de la sécurité » et de sa jurisprudence, d'informer le public des dangers non visibles et de n'interdire qu'en cas de danger pour autrui.

Mais attention. Qui dit aménagement de lutte contre l'érosion, ne dit pas pour autant sécurisation complète et totale du secteur ! Une clôture ne protège pas d'un effondrement... comme ici à la DJ en 2014 où la chute de l'écaille dans la Dalle de feu était prévue par Daniel Obert, l'expert géologue qui avait inspecté la zone. Et si Bleau ce n'est pas l'Alpe, plusieurs tonnes de rocher peuvent s'y effondrer sans prévenir comme ce fut la cas l'an dernier au Rocher Saint Germain.  

L'éléphant va-t-il finir sa vie en cage, derrière des barreaux ?


Si elle est nécessaire, la multiplication des clôtures  (même en bois type aménagement autour du Saint Roch du Calvaire) n'est pas souhaitable, tant pour nous que pour la faune. Bref, c'est utile mais très moche. Après la mauvaise expérience du Bilboquet et sa barricade, peut-on proposer autre chose pour ce rocher tout aussi emblématique de notre forêt du PNR ? 

A la TL²B, on a réfléchi (si ça nous arrive aussi parfois) et on s'est dit que si ce pachyderme est une femelle, il ne serait pas ridicule de lui coincer entre les pattes un éléphanteau ! Un petit qui pourrait allaiter sous le ventre "protecteur" de sa mère. Avouez que cela aurait un peu de gueule et limiterait considérablement les possibilité de stationnement ou d'escalade du ventre de la bête...

Bref, reste plus qu'a trouver une pelleteuse et un bloc digne d’être pousser dessous pour réaliser cet enrochement aussi salvateur pour les usagers que pour l'esthétique du site.

Le rocher de l'Eléphant devra-t-il être emprisonné ?
Le rocher de l'Eléphant devra-t-il être emprisonné ?



 
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