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ESCALADE

Sur le chemin

novembre 2011


Mon blog est consacré à la sauvegarde de Fontainebleau, des sites d’escalade et bien entendu, à la préservation d’un accès libre et gratuit à nos spots de loisirs de pleine nature. En cela, je n’y diffuse aucune vidéo d’escalade (il y a suffisamment de sites pour cela). De même, je ne souhaite pas devenir « gardien du Temple » en ce qui concerne l’éthique mais je considère qu’il est des traditions qui constituent de bonnes pratiques (comme le paillasson…) en matière de protection de notre terrain de jeu. Toutefois, si cela s'avère nécessaire pour le bien de nos spots, je veux bien y participer... 

La polémique à propos des vidéos d’escalade qui a agité le milieu bleausard ce WE sur Bleau.info, mérite t’elle donc d’être reprise ici et ce malgré la censure des webmasters ?

Deux sujets s’y entremêlaient : l’éthique et la respect de la forêt, amalgame risqué et difficile à suivre mais deux aspects qui se rejoignent sur la valeur pédagogique de l’image. Le poids des mots, le choc des photos pour reprendre le célèbre slogan.

Donc, après réflexion, je pense que si une partie (celle sur l'éthique) est légèrement « hors sujet » sur ce blog, la polémique est révélatrice de l’éveille des consciences et permet de tirer quelques enseignements intéressants...
Les critiques concernant la réalisation validée ou pas de certains blocs ne sont pas nouvelles. Il n'y a qu'à relire l'article de Pierre publié en février 2011 sur Kairn pour se rendre compte des petits arrangements de certains grimpeurs avec les conventions de départ. Mais moi, ce qui m'intéresse ici, c'est juste la forêt et la sauvegarde de nos terrains de jeux.

Cette fois, la polémique est partie d'un post au titre particulièrement provocateur.  Cette fois, deux grimpeurs ont été particulièrement visés (et insultés) mais en réalité, depuis quelques temps tous ceux qui essayent de faire prendre conscience de l'état de dégradation ou pollution de notre forêt en prennent pour leur grade. Pourquoi ? Parce que c'est devenu tellement insupportable de voir ces traces de magnésie, ces décharges à ciel ouvert, ces feux de bivouacs au pied des blocs que les grimpeurs, en colères, tiennent parfois des propos déraisonnables et excédés... Alors, quand des grimpeurs diffusent largement leurs performances sur le net via des vidéos, ils s'exposent de fait à des attaques assez virulentes.
Premier constat : bon nombre de bleausards renommés se sont exprimés sur cette histoire. C'est assez rare pour être souligné moi qui ne cesse de fustiger leur habituel silence sur la sauvegarde de notre terrain de jeux ! souhaitons que ce soit là le nouveau point de départ d'une plus grande participation de tous sur la protection de notre forêt.

Deuxième constat : les webmasters sont intervenus pour effacer les messages ce qui est quasiment une première sur ce forum non modéré et où les insultes pleuvent... Pourquoi, ces deux là et pas les autres ou celui sur la vidéo d'Ethane ? Personnellement, sans refaire l'histoire, je trouve l'absence de modération sur le forum de bleau.info très navrante. Presque une discussion sur deux se termine en règlement de compte et insultes. Neil en a fait les frais mais combien avant lui ont été injuriés sans modération du site ? Les propos anti étrangers sont aussi particulièrement nombreux et nauséabonds sur ce forum. Faire le constat des mauvais comportements de certains ne doit pas nous faire franchir la ligne...


Source : http://bleau.info/

Je ne vais pas reprendre toute la discussion et ses nombreuses déviations... Mon point de départ sera donc la réaction de Pascal Etienne qui nous livre l'analyse suivante résumant bien le propos (mais j'aurai pu en prendre d'autres, de Bleausards tout aussi reconnus, et du même acabit comme ceux reproduits plus bas).

"Il y a deux discussions ouvertes dans les posts assez violents ou provocateurs de la discussion "Neil et sa bande..." et une interrogation.

1/ Les conventions et les biscuitages. Perso je m'en fous complètement, ça ne regarde que celui qui grimpe d'avoir fait ou pas dans les règles de l'art et ça n'a aucune incidence sur la pratique des autres, donc RAS.

2/ La durabilité de l'escalade à Fontainebleau, remise en cause d'une part par l'augmentation exponentielle du nombre de pratiquants et surtout de visiteurs, impliquant des dégradations et problèmes divers, et d'autre part par des comportements impactant fortement le terrain de jeu et la pratique des autres grimpeurs (ce n'est pas pour rien que l'on trouve de plus en plus d'échanges violents sur ce forum...)

Les deux discussions se croisent sur le problème des traits de magnésie, qui sont à la fois une entorse à l'éthique de la performance, toute personnelle (au passage, avis perso: c'est réduire deux composantes de l'activité, la prise d'info visuelle et la coordination oculomotrice), et cela impacte le plaisir non seulement des grimpeurs qui n'éprouvent pas le besoin de tricher, mais aussi de tous les autres usagers de la forêt qui n'apprécient pas forcément ces décorations. Et ne me dites pas que la plupart des grimpeurs nettoient, c'est exactement le contraire, il suffit de se promener dans les massifs un dimanche soir...

Quant à l'interrogation posée, c'est : "comment agir pour que l'escalade à Bleau soit durable ?" Au passage, je pense que si les étrangers ou visiteurs sont souvent montrés du doigt, c'est par des bleausards anciens et/ou passionnés qui ont vu leur terrain de jeu très vite se dégrader et craignent pour l'avenir de leur passion. Une des pistes lancées est celle de l'exemplarité de la communication et sont pris à partie les grimpeurs qui mettent en ligne des vidéos et des images qui, c'est le moins qu'on puisse dire, ne montrent pas l'exemple...

La sanction du non-respect des lois sur le feu, le camping etc... est aussi évoquée, mais peu appliquée, surtout depuis la RGPP et ses réductions d'effectifs. Et puis il n'y a pas de loi interdisant l'usage de la magnésie et du trait ! Continuez de proposer des solutions plutôt que des agressions, c'est très intéressant de voir les grimpeurs éprouver la nécessité d'agir..."

source : http://bleau.info/

Question éthique, je suis assez d'accord avec Pascal.
L'art et la manière en escalade c'est une histoire avec sa conscience. Je ne tiens pas à épiloguer deux heures sur pour ou contre le départ rehaussé !
Donc, si hélas certain(e)s manque d'amour propre et diffusent largement leurs petits arrangements avec l'éthique, j'aurai tendance à dire, j'm'en F...c'est leur problème ! Sauf que ! Sauf quand ils/elles en tirent un avantage financier (certes très petit dans notre milieu escalade) car ce sont parfois ces petites tricheries qui leur permet d'occuper le devant de la scène et donc d'obtenir plus de parts du petit gâteau. Je n'en dirai pas beaucoup plus, vous aurez certainement compris le message. D'ailleurs, nous n'avons plus ce type de débat depuis l'introduction du "libre"...

La seule chose qui compte à mes yeux, c'est que ces vidéos ne montrent pas un comportement éco-responsable.  C'est l'autre partie du débat qui concerne donc l'abus de magnésie et, plus généralement, la propreté de la forêt et son respect."

Là j'ai envie de crier, Yes ! enfin, les consciences s'éveillent (je ne dis pas ça pour Pascal !)

Neil et Ethan ne méritaient certainement pas un tel déchaînement de violence verbale. J'ai passé plusieurs heures à visionner des vidéos escalade sur Youtube, et, en dehors de quelques images montrant des départs dans les règles de l'art et des brossages avant essais, rien ! Car, et c'est bien là que les sujets se rejoignent réellement, toutes ces vidéos ne sont pas de bons exemples de green climbing !

Je le dis depuis longtemps, les choses ont bien changé à Bleau.
En 1951, les anciens regrettaient l'évolution du milieu bleausard liée à la popularisation de la voiture.
Dans les années 70, on rejetait l'arrivée de la magnésie.
Dans les années 80, ce fut les circuits...
Et moi, je critique depuis quelques années l'afflux de bloqueurs arrivés directement des salles de grimpe qui n'ont aucune culture du bloc en site naturel. Mais je n'avais pas pris conscience du nombre de vidéos circulant sur le net et des images qu'elles véhiculent.

Pour moi, cela ne fait aucun doute, ces images participent à l'éducation des grimpeurs. Du coup, montées sans preuve de respect de la nature (ce qui ne veut pas dire que leurs acteurs ne respectent pas mais seulement que cela ne se voient pas) et de l'éthique, la norme devient : abus de poudre, bivouac, feu, grimpe de nuit, départ surélevé et absence de parade... !

Un constat que cette polémique a mis en évidence et que le monteur de la vidéo d'Ethan a bien compris. Merci ! Je cite :

Vidéo d'Etan
"De la resposabilité [en] par Sandstones ~ 25.11.2011 23:51
Salut,
J'ai shooté et monté cette vidéo, et c'est la première que je diffuse un tant soit peu. Je suis le débat depuis hier soir, et même si je n'étais pas pointé du doigt directement, je retiens de cette discussion 2-3 choses que je prendrais dorénavant plus en compte, car elle relèvent également de ma responsabilité.
J'ai fais seul le choix des images que j'ai inclus. J’ai sur mon disque dur au moins 5 minutes de brossage de prises, que je n'ai pas utilisé : mea culpa, j'aurais absolument du en inclure quelques unes, et je le ferais dorénavant. Je me suis laissé guidé par une lumière que je trouvais belle, un plan à raccourcir un peu, et suis passé à coté complètement du message indirect que ça faisait passer. Cette discussion m'aura donc été personnellement très utile.
Ethan, sorry for this mess. I'll release a second video only based on your brushing performance, which are pretty impressive too..."

Quant à Neil, même si sa dernière réponse montre une remise en question du message véhiculé par ses films ("As locals we need to set an example, and true with my videos if the are not setting a good example then they do need to change.") sa demande de rédaction et d'affichage des tables de la loi par la fédé sur les sites et dans les topos me paraît un peu déplacé... Je cite encore :

"the future [en] par neil_h ~ 26.11.2011 12:44
Ok sorry for writing in English, but I really can't write in French, but the whole point of this topic is to discus the ethics of the forest, and not to say bad things about people, things were said in the other topic which has now been removed, and people have apologised Surly the thing to do now as locals of the forest is to set some sort of code of practise, and to get that message across to the people who come to climb in our great forest. As locals we need to set an example, and true with my videos if the are not setting a good example then they do need to change. In England at most of the climbing areas with have notice boards and you do here, but on ours we have codes of practise for the rocks and the surrounding areas, I don't see any sign of this here.
Our climbing body in uk the BMC write these codes in collaboration with the national trust, this would be the same as your FFME and the forestier. If you write this and have it in the places people are going to see it, then people will take notice, I also think that bleau.info and the guide book writers have a big responsibility for getting this message across, As locals we could write one in several languages and but them in places for people to read, maybe not a long term solution, but it might be a good start, rather than just sitting on the internet bitching about each others ethics. Piece and good climbs to all
Neil "


Euh, Neil, faut pas déconner tout de même !... ;0)
Les règles de l'escalade en bloc ne sont-elles pas mondialement (re)connues. Partir d'une pierre ou d'un pof a toujours constitué une aide, et donc une entorse, à la morale, non ? alors des crash pad mesurant 15 cm d'épaisseur ?

Je n'ai pas souvenir d'avoir vu ces règles publiées par le BMC mais si ces  deux panneaux étaient appliquées par tous, y compris à Bleau, ce serait top non ?



Photo : prise au Bas Cuvier hier !


Sur Bleau.info, les règles de respect de la forêt figurent (voir les bandeaux animés) pour autant, leur efficacité semble très limitée... vu l'état des spots de grimpe.

Je crois au pouvoir de l'image, donc, oui, les images et vidéos diffusées intégraient le nettoyage de fin de session, le respect des lieux (ramassage de déchets, pas de feu, pas de grimpe nocturne, des trous pour faire caca...) elle auraient très certainement de très bons impacts sur notre pratique et la forêt ! Vidéastes amateurs et professionnels, pensez-y !

En attendant, comme mes amis de Kairn, je ne serai pas surpris (mais forcément déçu que l'on en arrive là) que progressivement Font' se peuple de "black shorts".
Je cite kairn : "Les "Black shorts" sont des surfeurs hawaiens qui assurent la sécurité lors des grands "contests" sur le sable comme dans l'eau, et tout au long de l'année, ce sont eux qui font la loi sur le North Shore pour le bonheur des uns et le malheur des autres. Ils veulent préserver ce lieu sacré, en revenant aux coutumes ancestrales qui prônent le respect de l'océan, des vagues, des plages et des Hawaïens.
Ces surfeurs hors pairs utilisent leur terrible réputation pour protéger leurs plages des pollueurs et des inconscients. La plupart d’entre eux tentent aussi de retrouver leurs racines en retournant aux sources de l’Aloha...
Quel rapport avec Bleau me direz vous?
Et bien nous sommes un peu dans la même problématique et certains grimpeurs locaux se verraient bien en gardien du temple.
Face à l'impuissance (inaction?) des institutions (FFCAM, FFME, COSIROC...) et au je m'en foutisme des autorités, certains grimpeurs sont révoltés et cherchent un moyen d'agir... ou de réagir., c'est à dire d'une "milice" des blocs faite de grimpeurs et grimpeuses locaux, soucieux de la protection de leur terrains de jeux qui n'hésiteront pas à vous réprimer si vous ne respectez pas d'avantage la forêt.  

Alors ? Bientôt des black shorts a Bleau ?

Pour conclure, une petite vidéo s'impose non ?
http://www.youtube.com/watch?v=2fSE69RBNck
www.pointdechutes.com

En belle image de communication, il y celle de Team Kyou... comme quoi, on peut montrer des forts grimpeurs autrement...


Quelques propos repêchés sur le forum avant censure...

Bonjour à tous
Concernant les dégradations en tout genre (caca, feux, bivouacs, déchets de parties nocturnes….), le problème est selon moi surtout du à la démocratisation et la sur fréquentation des gens en forêts. Et arrêtons de stigmatiser les étrangers en leur rejetant la faute de toutes ces saletés. En France aussi nous sommes de gros dégueulasses, avec comme dans les autres pays autant de gens propres et responsables que de gens consommateurs. Que faire face à ça :

La prévention, dictage de règles, montrage du bon exemple sur les vidéos…. Oui peut-être que ça pourrait aider même si je commence à en douter. Il suffit de voir la société actuelle dans la vie de tous les jours pour réaliser que l’on (la majorité) tend vers cette consommation à outrance, partisan du moindre effort et ne prenant que ce qu’elle veut en oubliant rapidement les conseils lorsqu’il s’agit de profit personnel. La fameuse phrase : « oui c’est pas bien mais tout le monde le fait, et puis c’est plus facile/pratique et moins chère comme ça…. ». Alors pourquoi en grimpe les gens feraient des choses qu’ils ne font pas dans la vie de tous les jours

La responsabilisation : oui c’est déjà un peu mieux car comprendre pourquoi il ne faut pas faire ça, c’est plus facile pour s’imposer des comportements « contraignants » pour son confort. Mais la encore tout seul ça ne sert à rien. « Faire des efforts je veux bien…. mais si tout le monde ne le fait pas je suis juste la bonne poire donc j’en ai marre ». Stop arrêtons l’hypocrisie : faire quelquechose car les gens disent qu’il faut faire ça, ça ne sert à rien. Tant que les valeurs ne sont pas ancrées en nous, tant que ça nous semble des efforts de faire ça ou ça, c’est cause perdue. Plus que des règles il faut inculquer des valeurs et dès lors, faire si ou ça ne sera plus une contrainte car ça sera agir en fonction de ce que l’on croit bien. Mais pour des enfants à qui l’on peut transmettre des valeurs c’est facile (Courage Olive, David et autres profs ou éducateurs : apprenons à nos jeunes à bien grimper mais surtout à bien vivre ;)), mais pour des gens plus agés c’est plus durs de changer les mœurs….

Alors pourquoi ne pas commencer à envisager la solution de responsabilisation (comme c’est fait en ce moment), mais couplée avec de la punition!!!! Ouch j’entends les dents grincées mais c’est mon avis. Seule la sanction permet de nous faire arrêter de mal nous comporter. Aux enfants on peut transmettre des valeurs car ils sont justement en apprentissage de la vie. Aux adultes l’apprentissage est fini, donc il faut continuer à essayer de transmettre… mais , hélas, seul le risque d’une sanction aide à faire changer de comportement au début. Trop radical vous me direz : regardez l’exemple de l’année dernière avec l’interdiction de fumer, mais aucun vrai contrôle. Combien d’entre vous ou de vos amis ont continué à fumer malgré tout (alors qu’ils connaissaient l’interdiction et la prévention sur les incendies) en disant : « faut arrêter le délire ça crains rien ici, et puis MOI JE fais gaffe…. » Pour moi ça résume bien le problème de fond…
Un gîte bleausard...
Pour les traits de magns, crash pads, bloc fait ou pas faits….. je ne débattrais pas. J’ai mes principes et je me valide les blocs si je réussis en respectant ça. Je joue avec mes règles, et je ne dirais pas qu’elles sont mieux ou plus éthiques que celles d’untel ou untel (anciens, pas anciens, forts, pas forts…) . L’escalade en naturelle est une activité libre et chacun fait ce qu’il veut quand il s’agit de s’accorder ou pas une victoire. Pour celui qui cherche une quelconque reconnaissance « publique » à travers ses croix en naturel, je lui dirais ce que m’a dit un ami que j’approuve : « si tu veux te mesurer la b….. et être le meilleur, va en compèt où là tout est standardisé, avec des règles identiques pour tous les concurrents … et là tu verras »
Et ce n’est nullement péjoratifs envers les compèts ou le pan, qui pour moi sont des formes de jeux de grimpe en plus, et qui font que grâce à cette pluralité de possibilités de pratiques, j’aime l’escalade.

Pascal G


Pas vrai par jibiji ~ 24.11.2011 23:03

Enfin des posts pas trop ras les pâquerettes, je me sens obligé de participer. Les exemples de gruges sont innombrables. C'est une question d'éducation : quand on ne voit que ça dans les vidéos et sur le terrain, on peut finir par croire que c'est normal.

La brosse d'une marque Bleausarde
C'est aussi une question de connaissance : il faudrait des topos indiquant davantage les conventions de départ. Car tout le monde peut se tromper : dans contre sens il y a un crux au départ. freak part bien sans tapis, mais avec le bi main gauche alors qu'il y a une convention (décrite dans bleau.info) de partir les deux mains en inversée dans le trou, ça change beaucoup.
Je me suis parfois attribué des croix avant de découvrir que je m'étais planté dans la convention de départ. L'inverse arrive aussi : dans les beaux quartiers au début je me tapais deux mouvs de plus en partant 1m plus à gauche que tout le monde.

Bref moi ça me dérange plus de par exemple voir 40 caisses garées (et qui campent) sur un pk interdit sur une route interdite à Cresciano, et que quand tu parles aux grimpeurs, au mieux ils haussent les épaules, au pire ils t'insultent et menacent de te taper dessus. Et moi je fais quoi : je ravale ma conscience et je fais comme tout le monde, ou je reste le seul crétin à marcher 150m de déniv, avec matos + bébé sur le dos, ce qui ne permettra pas que le spot reste autorisé pour ma pomme le jour où il sera interdit à tous à cause des comportements précités...

Pour revenir à l'environnement on fait bien plus de mal à faire des milliers de bornes pour aller grimper, qu'en chiant au pied des blocs. Ce que défendent la majorité des grimpeurs ce n'est pas l'environnement au sens général, mais leur terrain de jeu. Je suis de ceux-ci et je plaide coupable, je ne jette pas la pierre, c'est un constat...

Sur la magne le débat n'est pas évident. D'un point de vue technique je me rends compte avec les années qu'un trait est parfois vraiment nécessaire. Un pied se pose au mm près ; sans trait sur une prise en aveugle c'est non seulement très dur, mais même carrément stupide. Ou alors je ne fais pas de trait mais mon pareur me montre la prise : est-ce davantage éthique de se faire assister ainsi ?
Sur le fait de laisser des traces de magne (même simplement des tâches sans parler de traits), je suis désolé de vous dire que dans les spots alpins que je pratique régulièrement maintenant, beaucoup de passages tombent dans l'oubli parce qu'on ne les voit pas, que les prises sont invisibles du bas, que la mousse reprend vite ses droits. Je suis parfois content de trouver un bloc avec quelques traces blanches de passage.
Sans cela beaucoup de beaux blocs, une fois enchaînés par les quelques locaux, disparaissent à jamais.

La grimpe ne doit-elle pas rester un partage ?
Jibé J

Encore. [en] par Evrard.D ~ 24.11.2011 20:23
Tout à fait d'accord avec les propos de sdblocs et freak.
Ce sujet a déjà été évoqué plusieurs fois sur le forum et semble ne pas avoir fait réagir grand monde puisque ces comportements perdurent.
Il serait en effet nécessaire que les mentalités changent. L'essence, la nature première de l'activité disparaît au profit du remplissage du carnet de croix à tout prix, c'est l'un des aspects qui rentre en ligne de compte pour certains ( et je ne reprends pas ceux déjà évoqués par sdblocs et freak). Le consumérisme a pris le dessus. C'est dommage et dommageable pour les blocs, la forêt, "l'escalade à mains nues en milieu naturel".

Evrard David

source http://bleau.info/

En effet [en] par Nico ~ 25.11.2011 10:33
Je suis entièrement d'accord avec Pascal E. !

Concernant l'éthique, chacun est libre d'adopter ses propres valeurs. Si vous ("vous" ne vise personne en particulier tout au long de ce post) voulez faire un bloc dans les règles de l'art, alors il faut respecter les conventions fixées par l'ouvreur. C'est le moindre des témoignages de respect envers celui-ci. Si vous pensez avoir fait Sacrifice en plaçant un talon gauche et en partant sur un double pad pour avoir les bonnes règles, libre à vous d'y croire dans votre fort intérieur, c'est la liberté de penser...
Mais propager votre erreur (ou irrespect pour certains) à travers des vidéos sur le net contribue à véhiculer de fausses idées (sur les conventions, mais aussi sur les usages bleausard).

Les traits, par exemple, qui peuvent avoir, dans de rares cas, une utilité, sont devenus systématiques, inutiles et stupides. Pour info, marquer TOUT les pieds de Verdict (soit environ 15 traits au m², et c'est véridique !!) est révélateur de cette pratique, et, de mon point de vue, c'est un signe de FAIBLESSE, car vous êtes obligés d'ajouter une composante fortement artificielle avant même d'essayer le bloc, la honte les mecs ! :)

Le pire dans tout ça, c'est que, sur un pan je n'ai jamais vu les prises marquées systématiquement d'un trait (parfois au niveau d'une arrête, mais ça s'arrête là...). Donc c'est un peu étrange cette nouvelle mode, et je ne pense pas qu'elle soit née dans les salles. C'est plutôt un virus qui s'est agrégé et qui se répand par le biais des vidéos du net.

Sur ce point, j'ai aussi du mal à comprendre les mecs qui se filment en train de marquer les prises, et font ensuite le bloc en mode "oeuvre d'art moderne"... Essayer UNE FOIS de filmer les blocs sans traces, vos images seront plus pures, plus belles, et donneront plus envie d'aller essayer...

Alors oui Neil, que tu le veuilles ou non, tu possèdes entre tes mains un fort pouvoir de communication dont dépend, en partie, notre terrain de jeux. Et comme je t'ai déjà croisé en forêt plusieurs fois, je sais bien que tu respectes cette dernière autant que les gens qui sont nés ici, et que tu ne souhaites pas la voir se détériorer plus. C'est pourquoi tu devrais utiliser, si tu ne le fais pas déjà, ton influence pour transmettre nos valeurs aux visiteurs, une sorte de prévention, pour que nous puisions continuer à jouir de notre patrimoine encore longtemps.

Par ailleurs, pour les gens que William a choqué avec ses propos, croyez moi, je grimpe assez souvent avec lui, et je ne pense pas que son but soit de nuire à qui que ce soit. C'est uniquement l'overdose des problèmes que nous constatons quotidiennement, il me semble, qui l'ont poussé à vouloir choquer pour faire avancer les choses. Et heureusement qu'il a osé engager la viande et mettre les pieds dans le plat, car sans clash, on reste bloqué dans une situation qui NE PEUT PAS continuer très longtemps... Elle est même dangereuse, car la pente vers des dérapages du type brigades de shorts noirs (cf. article sur kairn) est très savoneuse.

Voilà, j'espère que ces posts contriburont à faire avancer le Schmilblik pour qu'une solution perreine se mette petit à petit en place (je suis un mec optimiste :)

Bonne grimpe à tous

Nicolas G

Mise à jour du 02/12/2011

Ne manquez pas la dernière vidéo de Neil
http://vimeo.com/m/32897058
Le message est donc bien passé. Merci Neil.
Mise à jour du 13/02/2012

Bonjour,
Sur le site de Kairn, un lien sur le bandeau renvoie sur cet article. Les liens vers ce collectif sont ceux-là :

Dans cet article, j'avais regroupé l'ensemble des meilleurs liens sur la protection de nos forêts.
En voici quelques uns :


Bonjour,

il y a quelques jours, j'évoquais le sacrifice de nos forêts et du service publique forestier sur l'autel de la crise économique et des restrictions budgétaires. Il se tient en ce moment même le congrès des Maires de France et, comme il fallait s'y attendre, on y parle forêt...
Voici accompagné de mes commentaires quelques extraits de ce que l'on peut lire sur le site http://www.lagazettedescommunes.com

J'en suis vert de rage...


"La Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR) travaille au service après vente : au Congrès des maires, elle s’efforce de convaincre les élus du bien-fondé du nouveau contrat d’objectifs et de performance (2012-2016), récemment conclu entre l’Etat et l’Office national des forêts (ONF) et dont elle est, pour la première fois, cosignataire.

Une participation qui a vraisemblablement limité les dégâts : si les communes forestières sont désormais soumises à une nouvelle contribution au budget de l’ONF, à hauteur de 2 euros par an et par hectare de forêt géré par l’établissement public, « c’est un montant de 5 euros/an/ha qui a un temps été évoqué au ministère de l’Agriculture », rappelle Pierre Grandadam, vice-président de la FNCOFOR et maire de Plaine (Bas-Rhin, 1 000 hab.), qui présidait le débat organisé mardi 22 novembre 2011.

Cet appoint doit rassembler 5 millions d’euros par an, qui s’ajouteront à la vingtaine de millions versés par les communes via les frais de garderie (12 % du montant des ventes de bois en plaine et 10 % en montagne).


Dans les territoires où la forêt est peu productive et où l’exploitation du bois n’est pas rentable, les communes se demandent comment elles pourront apporter leur concours. « En zone méditerranéenne, les forêts ne respectent pas ‘la règle d’or’ : elles sont toutes déficitaires, signale Luc Reynard, maire de Bédoin (Vaucluse, 3 150 hab.) Je ne sais où trouver les 12 600 euros que la commune est censée verser, sinon au détriment des autres budgets. » Réponse d’un élu de Franche-Comté, où la forêt est le socle d’une activité économique solide : « Certes, la forêt méditerranéenne ne sort pas un bout de bois. Mais elle exerce une incidence positive sur le tourisme, qui serait à chiffrer. »"




Et qui c'est qui va payer ?
Nous, les usagers, encore une fois !


"Reste que la valeur du bois diminue continûment depuis 1982, après avoir régulièrement crû après 1966 (date de création de l’ONF), relève Hervé Gaymard.
« L’évolution des effectifs est calquée sur celle du cours du bois en monnaie constante », observe le président de l’établissement public. La forêt pourrait être rémunérée pour ses « aménités positives », suggère l’ancien ministre de l’Agriculture : « Compte tenu de l’importance de la forêt dans la gestion de l’eau, pourquoi les agences de l’eau, qui brassent beaucoup d’argent, ne rétribueraient-elles pas ce service ? »


Et qui c'est qui va payer la facture d'eau ?
Nous les usagers, encore une fois !


"Jean-Claude Monin, président de la FNCOFOR et maire de Saint-Jean-d’Arvey (Savoie, 1 400 hab.), défend un « choix responsable » en ces temps de tension budgétaire.
« Il y a certes un effort supplémentaire à fournir, mais le maintien du service public, du régime forestier et de l’ONF est assuré à ce prix. Rappelons que certains ont un temps évoqué une privatisation de l’Office. » Malgré les 700 suppressions de postes annoncées au sein de l’ONF entre 2012 et 2016, Jean-Claude Monin assure que « le maillage territorial est stabilisé », à 300 à 310 unités animées chacune par 7 à 10 agents."


Et la marmotte... Non franchement, vous trouvez qu'il y a assez d'agents ONF à Fontainebleau pour accueillir nos 17 millions de visites !?

 
"Le président de l’ONF, Hervé Gaymard, s’emploie également à rassurer l’auditoire. A ceux qui s’inquiètent d’une intensification de l’exploitation de la ressource, il assure que « les forestiers ne vont pas scier la branche qui les porte : il n’y aura pas de décapitalisation de la forêt française. » La forêt communale produit aujourd’hui environ 8,3 millions de m3 de bois par an, quand sa croissance naturelle permettrait de porter ce volume à près de 11 millions de m3, indique Pascal Viné, directeur de l’Office."

 


Bien, qui veut guider le président de l'ONF dans les coupes rases de fontainebleau d'ailleurs, pour qu'il voit ce que signifie sa politique ?



Rocher Fourceau, Pas de décapitalisation mais une décapitation !


Autre article lu dans la presse ce matin que l'on m'a adressé avec le commentaire suivant dont je laisse seul juge son auteur : "En PJ, vu dans la presse ce matin, pour info.Les finances de l'ONF, ce n'est pas aussi catastrophique que certains ont voulu le faire croire."

Gestion de la forêt : contrat d'objectifs pour améliorer les finances de l'ONF


L'Office national des forêts (ONF), gestionnaire des forêts publiques, a signé un "contrat d'objectifs et de performance" pour les cinq ans à venir avec l'Etat et les communes forestières qui vise un retour à l'équilibre d'ici 2016 des finances de l'établissement public.
Parmi les principales mesures, ce contrat, qui devait être présenté mercredi lors du 94e Congrès des Maires, entérine, comme prévu, une baisse des effectifs de l'ONF, à hauteur de 7%, soit 700 personnes.

Un sujet sensible dans cet établissement qui a déjà encaissé une chute de 20% de ses personnels en 15 ans et a fait face à une vague de suicides, 25 depuis 2005 dont six ce dernier semestre.
Aux termes de ce contrat qu'elles signent pour la première fois, les communes forestières, représentées par la Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR), vont dorénavant verser une taxe de deux euros par hectare de forêt gérée, soit 5 millions d'euros par an, en plus des "frais de garderie" qu'elles versent à l'ONF pour l'entretien de leur massif.

Placé sous double tutelle (Agriculture et Environnement), l'ONF bénéficiera par ailleurs d'unecontribution de l'Etat à hauteur de 196 millions d'euros.
Au titre de ses recettes, l'ONF compte sur les revenus de la vente de bois, de prestations de services ou encore de la location de chasses.Pour améliorer ses finances, l'ONF pourra augmenter les ventes de bois. En contrepartie,
l'établissement public investira au moins 80 millions d'euros par an pour le renouvellement des forêts.

En 2012, le budget s'établira à 850 millions d'euros, a affirmé à l'AFP, Pascal Viné, directeur général de l'ONF.

En 2010, le budget de 750 millions d'euros accusait un déficit de 14 millions d'euros. Pour celui de 2011, qui s'établit à environ 800 millions d'euros, l'ONF n'est pas encore en mesure de dire s'il sera ou non à l'équilibre. L'office attend le résultat des ventes de bois pour faire les comptes.



Bref donc, tout va bien madame la Marquise !

Les sous vont rentrer, les forêts seront préservées et forestiers en nombre suffisant, bien payés !



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Bonjour,

L’enquête publique sur le projet de PN des Calanques s’est achevée le 17/11. Sans préjuger de ses conclusions, sans évoquer les campagnes des pros et antis parc, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce projet, lancé il y a 12 ans, ne recueille toujours pas une adhésion massive, preuve de ses incohérences et hésitations… Ailleurs, les autres projets, moins emblématiques soulèvent eux aussi des contestations y compris chez les élus. Enfin, alors que de nombreuses charte sont en cours de révision dans les PN éxistants, de nombreux débats apparaissent sur les modifications de l'outil.

Le Projet Marseillais :



J’ai "voté" contre car je trouve l’outil inadapté à une zone urbaine et industrielle sur fréquentée et aux moyens très incertains. J’ai dis non à un PN qui refuse le respect des traditions et des populations qui habitent dans une zone qu’ils ont choisi…

Je ne suis pas le seul. Parmi les nombreux groupes et associations qui militent pour le « non » on trouve notamment les pêcheurs mais aussi certaine associations des plus écologistes comme la FNE !

Surprenant ? Non car cet outil et le projet construit autour est vraiment mauvais ! Oui, un PN avant la réforme de 2006 était une très bonne chose mais voilà, la Loi a été modifiée et pas forcément comme cela était demandé et attendu. Du coup, même la FNE est obligée de reconnaître que le projet de PN dans les Calanques n’est pas le bon… voici son communiqué.

Jeudi 17 novembre 2011
D’accord pour un parc national des Calanques…mais pas celui-ci !

L'enquête publique dans le cadre du processus de création du parc national des Calanques se termine aujourd'hui. La fédération France Nature Environnement (FNE) et sa fédération régionale l'URVN-FNE PACA ont répondu à cette enquête et ont présenté leur avis concernant le projet actuel de charte prévue pour le parc national des Calanques.
Oui à un parc national pour les Calanques en Méditerranée
Depuis le lancement du processus de création du parc national des Calanques, FNE et l'URVN-FNE PACA se sont fortement impliquées pour réussir cet ambitieux projet, face à de multiples et fortes oppositions.
Le secteur des Calanques en Méditerranée possède un patrimoine naturel et culturel exceptionnel qu'il est nécessaire de préserver. FNE et l'URVN-FNE PACA souhaitent donc fondamentalement la création d'un parc national pour les Calanques qui permettrait de protéger et de valoriser ce site unique.

Non au projet actuel !
Toutefois, FNE et l'URVN-FNE PACA ne peuvent que constater que les propositions qu'elles ont formulées tout au long de ce processus ont été peu prises en compte et peu intégrées au projet de parc tel qu'il est soumis à l'enquête publique. Ce projet est bien en-dessous de ce que l’on pourrait attendre d’un parc tant en ce qui concerne son périmètre que la règlementation et la gouvernance. Nous estimons qu’en l’état, ce parc ne serait pas à la hauteur des enjeux et ne permettrait pas une réelle protection de ce site exceptionnel.
Pour Bruno Genty, Président de France Nature Environnement : "FNE et l'URVN-FNE PACA entendent poursuivre leur implication pour obtenir un parc national des Calanques ambitieux. Si FNE et l'URVN-FNE ont émis un avis défavorable à propos du projet actuel, elles ne remettent pas pour autant en cause l'utilité d'un parc national pour les Calanques mais ne comprendraient pas qu'il ne s'inscrive pas dans le prolongement de ses aînés et des standards internationaux. Nous espérons vivement que les conclusions de l'enquête publique en cours seront l'occasion d'améliorer le projet pour qu'il réponde aux enjeux actuels de préservation de la biodiversité."
C'est pourquoi, FNE et l'URVN-FNE PACA ont émis un avis défavorable concernant le projet actuel de charte pour le parc national des Calanques tel qu’il est envisagé dans les documents soumis à l’enquête publique. FNE et l'URVN-FNE PACA demandent à nouveau que le projet de charte pour le parc national des Calanques soit revu et amélioré selon les remarques et propositions exposées dans leur avis et qu'il intègre les recommandations du Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) et l'avis de l'autorité environnementale .
Télécharger ce communiqué en format PDF.

Le Non des Pêcheurs

Du côté des artisans pêcheurs, le non est encore plus catégorique. On peut discuter des heures du pillage des mers par la pêche mais je ne peux que leur donner raison en ce qui concerne leur représentation au sein du conseil d’administration du futur PNC tel qu’il est présenté dans le projet !



« Dans le Conseil d'administration du parc, le pêcheur professionnel est en sursis... Placé entre parenthèse (1 pêche pro), il est en effet le seul producteur de poisson dans cette noble assemblée de 48 mangeurs de bouillabaisse ! » A titre de comparaison : Le projet de parc naturel marin du bassin d'Arcachon avec un conseil de gestion de 47 membres prévoit 12 représentants des organisations professionnelles maritimes (dont 8 pêcheurs et ostréiculteurs)...
Le projet de parc des Calanques prévoit aussi une immense réserve intégrale (+ 4000 ha) sur l'un des rares sites de pêche dans une zone où le plateau continental - et donc les territoires de pêche - sont étroits. La mise en œuvre de ce projet en l'état conduirait à concentrer la pêche dans les zones littorales restantes, désorganisant la pêche entre Marseille et le Cap Sicié. C'est l'avenir de ce secteur artisanal, déjà lourdement sanctionné par des politiques productivistes favorables à la pêche et l'aquaculture industrielles, qui est en jeu. Les petits métiers de la pêche sont pourtant très bien intégrés à leur environnement physique, social, économique et culturel et les Prud'homies méditerranéennes sont un modèle de gestion des ressources marines qui a fait ses preuves au cours des siècles. La profession des pêcheurs demande à modifier les zones prévues et à être intégrée dans la gestion du futur Parc (postes au CA, règlements prud'homaux pour la gestion des pêches...).

Source : L'Encre de Mer. Les propositions des pêcheurs peuvent se lire dans l'Encre de Mer : Parc des Calanques : la profession des pêcheurs artisans réfute le projet et fait des propositions

Parmi les prises de position parfois radicales en faveur ou contre ce dossier, les pêcheurs marseillais qui avaient déjà fait connaître haut et fort leur hostilité au parc, ont confirmé par la voix de leur Premier prud'homme, Michel Meacci, qu'ils lutteraient "par tous les moyens" pour obtenir l'abandon du projet dans sa forme actuelle, jugeant "intolérable" le futur mode de gouvernance de l'établissement public et "totalement inadaptée" la configuration des zones de non-prélèvement (ZNP) où la pêche sera interdite. Comme le soulignait l'épouse de l'un d'eux : "10% de ZNP ne représentent peut-être pas grand-chose à l'échelle du parc, mais ils constituent pour certains pêcheurs 100% de leur territoire de travail". Avec une conséquence qui irait selon eux totalement à l'encontre des objectifs de protection du site : "Pour survivre, nous allons devoir nous concentrer sur certains sites et multiplier les matériels mis à la mer". Or les professionnels affirment qu'il aurait été possible de discuter en bonne intelligence avec les promoteurs du parc pour organiser "la simple mise en jachère de certaines zones"....

Autres articles :

Revue de presse




Nos amis VTTistes s’inquiètent eux aussi (et avec encore plus de raison que les grimpeurs) d’une éventuelle interdiction de leur activité dans les Calanques. C'est en tous les cas ce qui risque de se passer très prochainement car leur activité est reconnue comme très génératrice d’érosion. 
La Mountain Bikers Foundation, qui suit de très près le dossier, précise qu'aucune étude n'a pourtant été réalisée pour démontrer cela et pour accompagner le projet. C'est donc une décision arbitraire et qui ne repose pas sur grand chose qui risque de priver la deuxième ville de France d'un poumon vert pour la pratique du VTT. Étonnant, d'autant qu'ailleurs, d'autres parcs nationaux n'ont pas été jusqu'à interdire le VTT, sans que cela ne pose de problème.
La Mountain Bikers Foundation tente de peser dans la balance pour rectifier le tir. Elle sensibilise les pratiquants sur le problème via un dossier complet sur son site web (à voir ici). Mais elle ne peut pas représenter tous les pratiquants. 
En Charente-Maritime, deux Sénateurs, Michel Doublet et Daniel Laurent, ont une nouvelle fois protesté contre le désir de l’Etat de faire du Golfe de Saintonge un autre PN des zones humides.

Ils ont écrit notamment à Madame Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET Ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement concernant la relance de la procédure de désignation d’un nouveau parc national pour protéger les zones humides.
Ainsi, ils lui ont fait part de leur opposition à tout projet qui viserait à sanctuariser ces territoires tout en rappelant qu’ils étaient particulièrement attachés à la préservation et la valorisation de leurs marais qui n’ont d’avenir que par leur entretien et le maintien des activités rurales.
La réponse de NKM est sans appel !





Voilà pour les projets mais qu’en est il ailleurs ? Vous avez peut être visité notre page (colonne de gauche) consacrée aux débats autour des PN. Vous y trouverez de nombreuses informations sur les combats en cours.

Tous les PN de France se mettent en conformité avec la législation et révise donc actuellement leur charte. C’est le moment choisit par certains élus ou promoteurs soit pour imposer plus d’interdits (vol libre, escalade, alpinisme, course à pied, vélo…) soit pour obtenir des aménagements dans des zones jusqu’ici préservées.

Parmi les différents exemples qui m’ont été remontés, parlons un peu de ce projet de remontée mécanique en pleine zone centrale du PN de la Vanoise à Bonneval sur Arc !

C’est un projet à l’initiative de la commune de Bonneval-sur-Arc qui vise à relier la commune aux pistes de Val d’Isère pour les skieurs venant de cette station puissent non seulement descendre, mais remonter.  Plusieurs associations (FRAPNA SAVOIE, Mountain Wilderness, Vivre au Maurienne, Vivre en Tarentaise) s’opposent au projet. Les projets d’extension de stations et d’urbanisation restent très hypothétiques et soumis aux procédures de droit commun, UTN et permis de construire. Nos amis de la Gela dans les Pyrénées en savent quelque chose eux qui lutte depuyis de long mois pour sauver cette vallée.

En application de la loi de 2006, les Parcs nationaux fonctionnent comme les Parcs Régionaux en suivant les orientations de charte auxquelles doivent adhérer les communes de la zone d’adhésion. Le projet de charte du Parc de la Vanoise est donc âprement discuté depuis de longs mois par les élus et les associations. Les élus ont ici bien compris qu’un PN pouvait être source d’argent facile…et craignent que le simple énoncé de leurs projets en matière de stations puisse les amener à se justifier, à les rendre plus difficiles à mettre en oeuvre, voire engendrer des contentieux, notamment sur des extensions de domaines skiables ou des liaisons entre stations
Les associations dénoncent une manœuvre provocatrice de la commune de Bonneval. Elles invitent la commune et des collectivités éventuellement impliquées à retirer leur projet afin de laisser la démarche d’élaboration et d’approbation de la charte du Parc national de la Vanoise se dérouler sainement sans manipulations ni interférences.

http://www.enviscope.com/News/Thematiques/nature/Mobilisation-projet-de-remontee-mecanique-zone-centrale-du-Parc-de-la-Vanoise-Bonneval-sur-Arc,i15271.html



Dans les Pyrénées justement, plus de 60 participants se sont retrouvés à Laruns pour débattre sur la nouvelle charte du Parc national des Pyrénées. En préambule, Robert Casadebaig, maire de Laruns et président de l'association « Ossau Aspe Vallées de Liberté », a listé les problèmes qui existent dans les parcs nationaux et régionaux. Beaucoup de ces parcs adhèrent au « Collectif National des Racines et des Hommes » créé à l'initiative de l'association béarnaise.

Photo Lionel Moquet

Pour Jean Lassalle, député, une force est en train de grandir, les parcs régionaux viennent se joindre au mouvement de contestation. Et Robert Casadebaig de continuer : « La mission du Parc national est la gestion de la faune et de la flore, et non la gestion des communes ».

Les divers intervenants de cette réunion regrettent que dans le projet de la charte du Parc national, il ne soit pas fait de bilan de l'activité de ces 43 dernières années. D'autres craignent que le Parc ne supervise toutes les activités des communes: urbanisme, circulation, publicité et bien d'autres, mais également que les communes qui acceptent d'adhérer à ce décret de loi ne pourraient pas sortir de cette adhésion. Pour d'autres, le volet économique serait une coquille vide, l'administration du Parc national serait présente dans toutes les collectivités, et toutes les interventions dans les communes devraient être validées par le Parc national.
http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/11/16/la-charte-du-parc-fait-debat,218266.php
Bref, on n'a pas fini d'en parler...





Mise à jour du 22/11/2012
Dans mon envolée d’hier, j’ai oublié deux petites choses !

La première, nos amis de la Haute Marne poursuivent eux aussi leur bras de fer avec l’Etat dans le cadre des réflexion du GIP pour la création du PN Champagne Bourgogne qui avait été préféré par le Ministère à la candidature de la Forêt de Fontainebleau ! Un combat dont on peut lire les développement sur le blog
http://campagnes.haute-marne.over-blog.com

Outre les classiques reproches fait au projet, certains notent une volonté certaine de ne pas informer véritablement l’ensemble de la population sur ce qui se « trame ». Preuve en est, la dernière assemblée générale qui a du se dérouler sans la presse à la demande du président du GIP. Y a-t-il des choses à cacher aux habitants ? Ceux-ci ne seraient-ils pas aptes à comprendre et à suivre ce dossier qui les concerne portant directement ? Comme l’écrit très bien Pierre DONARD dans La Voix de la Haute-Marne du 4 novembre 2011 « pour qu’il y ait appropriation d’un dossier par l’opinion publique, encore faut-il que les médias aient la possibilité de faire leur travail d’information ».
Autre oubli, et de taille cette fois, le projet de réserve naturelle des Aravis annoncé par notre Président en février dernier qui fait finalement l’effet d’un pétard mouillé !
Nicolas Sarkozy avait annoncé le 11 février à La Clusaz le « classement du massif des Aravis », au nom de sa « conception du développement durable ». Une annonce visiblement non prévue qui avait provoqué la surprise de l’auditoire et la grimace des élus locaux. Ce classement était assimilé comme “une contrepartie”  à une éventuelle victoire de la candidature d’Annecy aux Jeux olympiques d’hiver de 2018 !

On comprend ici la conception présidentielle du développement durable… d’un côté l’un des évènements les plus polluants de la planète et le triomphe de l’argent, de l’autre, une campagne tranquille, pas suffisamment protégée de l’urbanisation mais dont certains espaces de montagne présentent un réel intérêt. L’annonce présidentielle aura pesé tout de même moins lourd que la colère sourde des maires concernés qui refusent d’avantage d’interdits.

Depuis, il y a bien eut deux réunions en préfecture sur le projet, mais le refus des élus est franc et massif !. « Rien ne bougera d’ici l’élection présidentielle », dit le député Lionel Tardy, qui a soutenu la cause haut-savoyarde jusqu’au ministère de l’Écologie. Pourtant, le 26 octobre le Préfet présentait aux maires du massif des Aravis une belle carte avec un périmètre visiblement trop important de zone classée car c’est un” refus en bloc” d’après Gérard Fournier (président du Schéma de cohérence territoriale) que nos maires ont exprimé.

Pourquoi ? Les maires se sont vite aperçus que la Direction de l’environnement, de l’aménagement, et du logement (Dreal) imposait de nouvelles restrictions jusque « très très bas dans les vallées » ! Là, nos élus ne sont pas fous et savent très bien que ce classement aurait signifié bien des tracas administratifs pour qui aurait simplement voulu changer une fenêtre, refaire sa toiture, ou construire de nouvelles remontées mécaniques et autres équipements touristiques ! Lionel Tardy rappelle que « Les Aravis sont déjà protégés par une zone Natura 2000, des Scot, des PLU, des PPR qui permettent une gestion responsable du massif. Rajouter de la paperasse n’était une priorité pour personne. Il ne faut pas s’étonner, ensuite, que l’on ne trouve plus d’élus pour se présenter aux élections dans les communes… »


Certes… Ceci dit, les Aravis restent bien peu préservées au regard des autres zones de montagne et très franchement, depuis quand les "Scot" ou "PLU" sont des outils de protection efficaces de l’environnement ?

Faut pas pousser mémé dans les orties tout de même ! On le sait tous, dés qu'un élu souhaite aider une entreprise ou un promoteur à faire construire là où c’est interdit...facile...on modifie le PLU et le tour est joué ! Combien de terrains agricoles et forestiers bordant la Forêt de fontainebleau sont ainsi devenus constructibles ?

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