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vendredi 26 février 2021

[COM ONF] BLEAU, Fréquentation printanière et stationnement gênant, l'impossible équation des forêts franciliennes

Couvre-feu, semi-confinement, vacances scolaires parisiennes, et les premiers beaux jours ont à nouveau attiré une foule de visiteurs dans les forêts franciliennes et notamment de Fontainebleau, des Trois Pignons, de Larchant ou des Grands Avaux (91). Outre les inexorables bouchons aux abords des parking et vers la capitale en fin d'après midi, cette hyper fréquentation soulève de très nombreux problèmes : accélération de l'érosion, piétinement de la flore, gêne de la faune, déchets, stationnements dangereux, etc. A l'heure où l'ONF et la gendarmerie multiplient les communication sur le sujet après la vague de verbalisation du week-end dernier
(plus de 450 PV dressés autour des Trois Pignons), l'Office de Tourisme, la ville et le Département continuent de vanter les mérites d'une balade dans nos forêts. Nous voilà donc une nouvelle fois face à cette forêt non pas d'exception mais bien de paradoxe !

Notez par ailleurs que si la situation inquiète l'Administration Forestière, elle est plus prompte à communiquer sur les risques liés à l'utilisation d'une balançoire non autorisée sur son domaine que sur les risques liés aux chasses et chasses à courre qui se déroulent en se moment et jouent les prolongations jusqu'à la fin Mars y compris en période de vacances scolaires (ce qui est contraire aux publications officielles de l'ONF!)

La ville souhaite faire de Fontainebleau et sa forêt une destination majeure du tourisme mais oublie un peu trop la fragilité de ce site d'exception. Nous avons dit Non au projet de PN à Bleau et nous disons Non au classement UNESCO pour justement éviter la destruction de notre environnement par les touristes comme c'est le cas dans les Calanques par exemple. Bref, nous ont vous invite à éviter Bleau les week-end ou à venir en train par la gare de Bois-le-Roi, Fontainebleau, Nemours. C'est aussi peut-être l'occasion de visiter les secteurs "exotiques" de l'Essonne et des Yvelines et de réfléchir un peu à sa pratique et ses impacts sur la nature

️ Donc, attention cette année l’ONF prévoit dans le calendrier des jours de chasse supplémentaires de chasse fixés au mois de mars pour répondre à l'arrêté préfectoral :

Forêt de Fontainebleau : Mercredi 3 mars Lundi 29 mars 

Forêt de la Commanderie : Samedi 6 mars Lundi 29 mars 

Forêt des Trois-Pignons :  Lundi 3 mars Lundi 8 mars Lundi 15 mars Vendredi 19 mars Lundi 22 mars 


Communication de l'ONF77

En ce moment, les visiteurs se rendent en nombre dans la forêt de Fontainebleau, en Seine-et-Marne. La présence d’un public familial qui aurait en temps normal privilégié les stations de ski, voire les lieux culturels, explique cette situation assez exceptionnelle pour la saison.

La grande majorité des promeneurs (2/3 des usagers) accède à la forêt de Fontainebleau en voiture. Par conséquent, les 3 600 places de stationnements officiels disponibles sur les parkings en forêt risquent d’être prises d’assaut. Dans ce cas, le stationnement se reporte sur les accotements des routes départementales, ce qui peut gêner la circulation.

Malheureusement, certaines voitures n’hésitent pas non plus à se garer devant les barrières forestières. L’ONF rappelle que ces accès servent aux services de secours et de sécurité lorsqu’ils interviennent en forêt pour apporter assistance en cas d'accidents ou d'incendies. Il faut toujours les laisser accessibles et en aucun cas les obstruer. L’ONF invite chacun à la responsabilité et au bon sens. 

Avec la météo clémente, l’envie d’aller se promener, pratiquer une activité sportive, se détendre ou tout simplement flâner en forêt augmente. C’est tout à fait légitime. Cependant, afin que tout le monde puisse en profiter sans se retrouver aux mêmes endroits, l’ONF recommande également aux visiteurs qui le peuvent de se rendre à pied ou à vélo, ou alors de faire preuve de curiosité en sortant des sentiers battus.

D’une façon générale, la fréquentation se cantonne près des lieux les plus emblématiques : Barbizon, Franchard, les Trois-Pignons, Apremont et Rocher Canon. En revanche, la partie méridionale de la forêt tout aussi belle demeure quant à elle moins fréquentée (carrefour du Rocher des Princes, de Vienne, parking du Vert Galant et de la Croix du Grand Maître…). Les sites autour des villes de Fontainebleau, Bois-le-Roi et Thomery accessibles directement en train sont également moins prisés.

Le massif de Fontainebleau, aux 500 kilomètres de sentiers balisés, réunit toutes les conditions pour réussir sa sortie nature. Un conseil : les parkings en forêt disposent de panneaux touristiques qui guident et facilitent les déplacements. Sur cette signalétique, vous y trouverez les tracés précis des circuits (pédestre, cycliste, équestre, escalade) disponibles (cf. carte autour de la gare). 

Liens vers 2 cartes touristiques :


Message facebook de la gendarmerie :

🌞 Les beaux jours reviennent ; vous entendez l'appel de la forêt ? On vous comprend. Le problème, c'est que nous sommes submergés d'appels de lapins, chevreuils, sangliers et autres habitants de la forêt de Fontainebleau qui se plaignent au 17 du stationnement anarchique des visiteurs.

️ Bambi et Panpan nous soufflent que s'il n'y a plus de place dans les espaces dédiés, c'est que vous êtes déjà trop nombreux pour notre forêt.

Donc nous sanctionnerons de nouveau ces comportements qui ont pour autre inconvénient de gêner la progression des secours en cas d'urgence. 🚒

#MalGaréPaieTonPV 💸

#TeamBambi







mardi 2 février 2021

Bleau, les Calanques, n'y venez pas c'est sale et surpeuplé !

Lors de la création du site de la TL2B, en 2009, nous avons très longuement plaidé CONTRE la création d’un Parc National à Fontainebleau et la politique du développement du tourisme dans le département. Grand bien nous en a pris ! En effet, parmi nos arguments, il y avait le surcroît de fréquentation qu’entraine inévitablement ce type de label très attractif touristiquement et à nos yeux, totalement incompatible avec la protection d’un milieu fragile et périurbain. C’est aussi ce qui nous pousse à réaffirmer notre opposition au classement de notre belle forêt au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour celles et ceux qui douterait encore des conséquences de tels classements, revenons sur le cas du Parc National des Calanques créé dans la douleur en 2012. En 9 ans, sa fréquentation a été multiplié par 3 passant d’un à trois millions de visiteurs par an dont 70% sont des habitants de la métropole d’Aix-Provence ! Un chiffre qui ne va pas sans conséquence pour la faune, la flore mais aussi les usagers eux-mêmes et qui contraint le PNC à revoir sa stratégie de communication pour tenter d'infléchir cette tendance. 

Calanques de Marseille et plage surpeuplée
La réalité des Calanques de Marseille est souvent bien loin de l'image de carte postale
C'était déjà invivable avant la création du Parc national comme ici en mai 2013

A la sortie du premier confinement, alors que les déplacements se limitaient encore à une poignée de kilomètres, la fréquentation de la forêt de Fontainebleau a explosé contraignant les autorités à fermer les parking et contrôler les routes aux abords des principaux secteurs des Trois Pignons mais aussi de Franchard et Apremont. Sur les départementales, il fallait chaque week-end rouler plusieurs kilomètres pour trouver une place de stationnement en bord de route. Avec ces nouveaux visiteurs en provenance de toute l’ile de France attiré par de nombreux articles du web aux titres plus racoleur les uns que les autres, les déchets se sont multipliés comme des petits pains et l’érosion parfois gravement accélérée. 

C’est ce que vivent dès les beaux jours les riverains des Calanques de Marseille. L’été dernier, les calanques de Sormiou ou Envau ont même atteint des pics à 3.000 visiteurs par jour et 2,3 baigneurs par mètre carré de plage. Deux fois plus que l’année précédente. Outre l’érosion, les plages et leurs abords sont vite devenues de véritable déchèteries ! Et là encore, se sont les amoureux du site, les bénévoles de toujours, qui se sont lancés dans le nettoyage. Ainsi, le Collectif My Calanques ont eu tôt fait de ramasser plus d’une tonne de déchets en seulement 2 heures. 

Le vrai visage des Calanques, c'est plutôt ça
Le vrai visage des Calanques, c'est plutôt ça : une petite plage bondée, bruyante et souvent sale !



Alors, pour limiter l’afflux de visiteurs l’été prochain, le Parc National des Calanques a opté pour une stratégie de "démarketing" c’est-à-dire une promotion plus « négative » visant à montrer Les Calanques sous leur vraie visage estivale ! Ainsi, sur leur site internet, à la rubrique "baignade", on tombe désormais sur des clichés de plages bondées, accompagnés de messages volontairement peu flatteurs : "eau froide", "accès difficile", "pour éviter la foule, privilégiez l’automne ou l’hiver". 

"L’objectif n'est pas de dégouter les gens mais de les informer sur la réalité. A long terme, nous espérons voir la fréquentation se stabiliser puis descendre", se justifie Zacharie Bruyas, en charge de la communication auprès de France 3 Région. 



Et là encore, les réseaux sociaux sont dans le viseur ! Rappelez-vous notre long article “Do it for the gram” où nous expliquions comment lorsqu’un spot touristique devient une star d’Instagram il est très rapidement sur fréquenté au point parfois de mettre en péril son existence ! Sur les publications Instagram, les Calanques prennent des allures de paradis sur terre. Mais l'image est souvent plus proche de la fiction ! Trouver un petit coin de paradis en plein été dans les Calanques n'est vraiment pas chose  aisée.

"C’est une vision idéalisée qui fait croire qu’on est seul à la plage. Le selfie en cadre serré ne dit pas que l’accès est difficile et qu’il a fallu marcher des heures sur un terrain parfois technique", alerte Zacharie Bruyas. "Cela peut provoquer des accidents car certains ne sont pas prêts pour cette aventure", poursuit-il. Là aussi, certains influenceurs un brin hypocrites puisqu’ils contribuent grandement à cette promotion ont quand même arrêté de géolocaliser leur prises de vue avec le hastag « Mon geste à moi pour les calanque ». 

Un plan serré et nous voilà avec une vision paradisiaque des Calanques !
Un plan serré et nous voilà avec une vision paradisiaque des Calanques !
La foule est à moins de 100 m... 


Du coup, et comme il y a peu de chance que la communication du PNC suffise à inverser la tendance, Didier Réault, président du parc, dans une interview pour Le Monde affirmait vouloir rendre « l’accès [aux Calanques] plus difficile. L’expérience calanques doit se mériter ». L’occasion aussi d’étudier, comme à l’étranger, un accès payant au Parc ! "Mais pour l’instant, rassurez-vous, ce n’est pas dans la philosophie des parcs français. Peut-être en revanche mettre en place des permis de visite ?", suggère M. Bruyas à France 3 Région.  Voilà qui n'est pas sans rappeler une certaine polémique à propos de l'accès au Prè de Madame Carle ou 



Bref, c’est là que l’on se dit que l’on avait raison de s’opposer à la création d’un Parc National à Fontainebleau quitte à ne pas être dans le politiquement correct local et d’en subir parfois les conséquences dans nos relations avec les élus et leurs représentants ou l’office de tourisme.

mardi 26 janvier 2021

BLEAU encore un nouveau projet de classement par l'UNESCO !

RBI de la Solle
La forêt domaniale de Fontainebleau est entièrement inscrite dans la Réserve Man & Biosphère par l'UNESCO depuis 1998 mais, pour les élus locaux c'était insuffisant. Donc, porté par la ville, une autre demande de classement, cette fois au titre du patrimoine mondiale a été faite. Encours d'instruction, cette demande à laquelle l'équipe de la TL²B est plutôt opposée pour diverses raisons expliquées dans cet article, se voit doublé d'un autre projet de classement  UNESCO (le troisième donc et sans compter le classement du château depuis 1981). En effet, la ville et l'ONF présente la candidature de Fontainebleau au titre "Forêts primaires et anciennes de Hêtre des Carpates et d’autres régions d’Europe" pour sa seule réserve biologique intégrale (RBI) du Gros Fouteau et des hauteurs de la Solle. Un classement pour lequel nous sommes, pour le coup, hyper favorables !

Depuis 2007, les "Forêts primaires et anciennes de Hêtre des Carpates et d’autres régions d’Europe (site UNESCO)" peuvent être inscrites sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, qui reconnaît la valeur universelle et exceptionnelle de ces hêtraies d'exception réparties dans douze pays européens. Début 2020, la France a donc déposé un dossier de candidature pour neuf sites naturels, dont un situé en forêt de Fontainebleau. 

Ces neuf sites s’étendent sur 2 500 hectares et sont tous classés en réserves : six réserves biologiques, gérées par l’ONF, Gros Fouteau et des Hauteurs de la Solle (forêt domaniale de Fontainebleau), de la Sylve d'Argenson (Chizé), Saint-Pé-de-Bigorre (forêt domaniale indivise avec la commune éponyme), la Brèze (Aigoual), Sainte-Baume (Var), Chapitre Petit-Buëch (Gap Chaudun, Hautes-Alpes). Et trois réserves naturelles nationales : massif du Ventron (Vosges), Massane et Py (Pyrénées orientales). 

La réserve biologique intégrale (RBI) du Gros Fouteau et des Hauteurs de la Solle est un véritable îlot de biodiversité. Et pour cause, c'est l’une des plus vieilles réserves intégrales de France. Créée en 1953, elle est une héritière des série artistiques qui avaient permis de protéger de vieilles futaies dès 1861, à la demande des peintres de l’Ecole de Barbizon. Evoluant librement, loin des bûcherons et promeneurs depuis 160 ans, la nature y a progressivement repris ses droits. Une lente évolution vers la hêtraie primaire tel que la décrite Peter Wohlleben dans le célèbre livre utopique La vie secrète des arbres et chère à notre patron qui en publie régulièrement des images sur son blog Fontainebleau Passion.

A l'intérieur de la RBI de la Solle à Fontainebleau
A l'intérieur de la RBI de la Solle à Fontainebleau



Décennies après décennies, le sous-bois de cette réserve s’est densifié puis assombri chassant peu à peu les chênes (préférant la lumière) au profit des hêtres, amateurs d’ombre et de sol humide. Tous ces arbres hébergent une riche biodiversité et jouent un rôle crucial dans le maintien de certaines espèces menacées comme certains coléoptères ou oiseaux mais aussi chauves-souris, mousses, lichens, champignons...

Vers le classement de la RBI du Gros Fouteau


Intégrer la prestigieuse liste du Patrimoine mondial de l’Unesco requiert plusieurs étapes. Du 4 au 7 janvier 2021, les porteurs de la candidature des neuf sites français passaient donc leur "grand oral". A cause du contexte sanitaire, seuls trois sites ont pu faire l’objet d’une visite approfondie sur le terrain, dont celui du Gros Fouteau et des Hauteurs de la Solle. Pour l’occasion, une experte de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) s’est rendue à Fontainebleau mardi 5 janvier 2021. Elle a été accueillie par le ministère de la Transition écologique, les équipes de l’agence Île-de-France Est et de la direction générale de l’ONF, en présence de représentants de la municipalité de Fontainebleau et des principales associations locales (Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau (AAFF) et Association des Naturalistes de la Vallée du Loing et du massif de Fontainebleau (ANVL). Après cette étape déterminante, l’UICN émettra un avis, qui sera suivi d'une délibération du Comité du Patrimoine mondial de l’Unesco. La décision finale devrait intervenir en 2022. 

Les experts de l'UICN visitent la RBI du Gros Fouteau (Source ONF)



Le hêtre est sans aucun doute l'un de nos arbres préférés à la TL2B. C'est aussi un sujet de discorde avec de nombreux naturalistes qui considèrent que cet arbre n'a plus sa place à Fontainebleau et avec l'ONF qui en coupe de très nombreux exemplaires sans en assurer le renouvellement. Alors ce classement, on le voit d'un très bon œil !

Présent en France (il couvre près de 10% des forêts) le hêtre est très sensible à la sécheresse et aux vagues de chaleur, il est considéré dans notre pays comme une des essences les plus exposées au changement climatique. Il avait été repoussé à l’extrême-sud des confins européens il y a 12 000 ans, avant d'entamer son retour vers le nord à la fin de la dernière ère glaciaire, pour coloniser progressivement une grande partie du continent. Environ 2000 ans avant notre ère, le hêtre était encore surtout présent dans les Appenins, dans les Pyrénées, dans les Balkans et en Grèce, d'où il a entrepris sa reconquête. De nos jours, poussé par les températures plus chaudes, son expansion se poursuit vers le nord de l’Europe. 


A l'intérieur de la RBI de la Solle à Fontainebleau
A l'intérieur de la RBI de la Solle à Fontainebleau




lundi 25 janvier 2021

Une cagnotte pour créer une aire de bivouac aménagée à La Baleine

La Baleine c'est le petit nom donné initialement par une poignée d'initiés à la falaise de Saint-Léger-du-Ventoux lorsque ce spot alors secret était en cours d'équipement et que l'autorisation d'y grimper ne tenait qu'à un fil, pas plus gros qu'une statique pendant dans les dévers. C'est aussi, pour nous, le souvenir de moments partagés avec notre regretté ami Thierry Nief qui en était un des équipeurs. Cette falaise attire aujourd'hui aujourd'hui pas mal de voyageurs ce qui ne va pas sans poser l'éternel problème du stationnement et des déchets. C'est pourquoi, avec l'aide du Parc Naturel du Ventoux, l'équipe du Jardin Singulier souhaite créer un endroit où les grimpeurs nomades pourront stationner leur camion plus ou moins aménagés et avoir des toilettes (c'est mieux que dans la nature) et un point d'eau. Une belle idée à l'époque du low-tourisme et du développement durable que certains avaient émis pour le parking de Franchard Isatis à Fontainebleau ! 

Saint Léger vue par Fred Labreveux pour Grimper
Saint Léger vue par Fred Labreveux pour Grimper



Nous soutenons donc cette initiative lancé avec Greenspits, qui vous vous invite à un crowdfunding pour mener à bien cet aménagement ! 


Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore la Baleine, cette falaise, à cheval sur la Drôme et le Vaucluse s'étire sur plus d’un kilomètre. Après quelques années confidentielles, la falaise est devenue un RDV incontournable des grimpeurs de haut niveau. Et pour cause, ses grands bombés jaune-oranges rayés de colos noires et grises ont de quoi séduire ! Plus de 350 voies avec des expositions variées, une marche d'approche courte et le cadre séduisant des gorges du Toulourenc avec ses vasques vert émeraude comptent parmi les arguments de poids. Si le site pêchait à ses débuts par quelques lacunes au niveau de l’ouverture, réservant l’essentiel du plaisir aux octogradistes (les voies en 7 étant déjà engagées) C'est moins le cas aujourd'hui. Toutefois, ce n'est pas non plus une falaise école et la réputation de ce site d’exception reste intacte.

Participer à ce projet, même pour quelques euros, c'est permettre à la vallée du Toulourenc de rester belle, préservée, authentique et néanmoins accueillante ! Cliquez sur le lien ci-dessus et soyons acteurs du développement de l'escalade et d'un tourisme local plus light 


vendredi 15 janvier 2021

L'ONF Fontainebleau interdit la balançoire dans la forêt !

Les responsables de l'ONF seraient-ils devenus totalement paranoïaques ? En tous les cas, si la lecture de leur dernière publication facebook a des allures de poisson d'avril, cet avertissement est bien réel et démontre, une fois de plus, les dérives de notre société qui pousse tous "responsables" (Maires, Préfets, gestionnaires...) à se prémunir d'éventuelles poursuites en cas d'accident.  Cette fois, c'est la balançoire la plus instagrammable de la forêt de Fontainebleau qui fait l'objet d'une interdiction. Cette balançoire, installée par un anonyme et sans autorisation il y a plus de 10 ans, est très prisée et très photographiée au grand dam de l'OT de la ville a déjà été démontée à plusieurs reprises mais ses fans n'ont de cesse de la réinstaller. L'ONF Fontainebleau est coutumier des interdits. Le dernier exemple en date étant les mesures d'interdiction proclamées à l'encontre du plus célèbre pachyderme de Bleau ou, si on remonte un peu plus loin, la ceinture de bois installée à la hâte autour du Bilboquet du Cul de chien. 

Alors, certes, les risques d'être blessé existent, même dans une forêt comme Fontainebleau (ceux qui en doute devraient relire certains de nos articles sur l'érosion dont celui-ci consacré à un gigantesque éboulement), mais tout le monde devrait savoir et accepter que le risque zéro, en site naturel n'existe pas ! Les diverses tentatives de faire modifier la Loi française dans ce sens ont jusqu'à présent toutes échouées comme encore dernièrement avec le rejet par le Conseil Constitutionnel de l'article visant à modifier la responsabilité des gestionnaires de sites naturels dans le cadre d'une pratique sportive dont nous parlions ici.

Bref, comme vous allez le lire ci-dessous, la balançoire a été retirée et la branche sera coupée si elle réapparait ! Cette menace lancée (lire ci-dessous) sur le groupe facebook Forêt de Fontainebleau administré par l'ONF a soulevé une vague d'indignation de la part de tous les amoureux de la forêt ! Et cette nouvelle publicité autour de l'agrès nous laisse craindre le pire... Quant au titre du post, il laissera sans doute tous les grimpeurs de Bleau songeurs sur l'avenir de l'escalade en forêt ! Mais force est de reconnaître qu'au regard de la jurisprudence actuelle, il est sage pour l'ONF de ne pas laisser en place des installations dont il n'a pas le contrôle et n'en n'assure pas l'entretien !

⚠️ Chute de hauteur, tous concernés ⚠️ 

Depuis plusieurs mois, la photo de la balançoire de la forêt de Fontainebleau circule sur tous les réseaux. En haut d’un chaos rocheux, accrochée à une branche de pin sylvestre, elle offre un point de vue sur la forêt. Nous apprécions l’intérêt pour ce panorama naturel, et l’image bucolique du lieu. Toutefois, cette installation présente un vrai danger. Quasiment à l’aplomb du versant rocheux, sa situation entrainerait une chute accidentelle de plusieurs mètres de hauteur. Cela peut occasionner des dégâts et entrainer des conséquences graves sur les personnes. L’ONF, gestionnaire du massif de Fontainebleau, serait juridiquement responsable si des accidents se produisent. Faire en sorte que les usagers puissent profiter pleinement du site en toute sécurité est une priorité. Dans ce contexte, nous vous invitons à ne pas réinstaller de balançoire. Si cela se reproduit, nous serions contraints de prendre des dispositions plus fortes comme élaguer la branche.


 
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