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Sur le chemin

janvier 2017

Les dédales du Long Rocher sont parcourus par un superbe sentier bleu sur lequel il est possible d'observer pas mal de curiosités. Avec un bon guide, outre les arbres remarquables, vous pouvez trouver des gravures rupestres mais aussi vestiges d'abris et d'ateliers des carriers qui exploitaient le grès.

Et justement, un bon guide, on en connait un : Jean Pierre Melaye, membre de la commission carrières et carriers des AFF, (Amis de la forêt de Fontainebleau).
Donc, notez tout de suite dans votre agenda que le dimanche 19 février 2017. Jean Pierre vous fera découvrir les curiosités du Long Rocher dans le cadre des sortie gratuites et ouvertes à tous de l'AFF 
Le départ est prévu à 10 h au carrefour de Vienne sur la D 148 entre Fontainebleau et Sorques. Le retour est envisagé vers 16 h. Prévoir un panier repas et de bonnes chaussures car le parcours est parfois en tout terrain avec du dénivelé.
Photo Jean Pierre Melaye AFF
C'est pas toujours facile de surveiller les actions de l'Etat et notamment en matière d'enquête publique ! Heureusement certains de nos lecteurs veillent pour nous et épluches la presse locale où sont publiés les avis. C'est le cas pour celui-ci paru dans la République de Seine et Marne du 16 janvier et annonçant la révision du périmètre du la forêt de protection ! 
Une participation impérative pour les associatifs et autres défenseurs des sites naturels aui devra avoir lieu entre le 6 février et le 7 mars 2017...
Nous avons cherché le dossier sur le site internet de la Préfecture mais il ne semble pas en ligne pour le moment... Nous n'avons trouvé que l'avis d'enquête du 26/12/2016 qui donne les modalités.
Pour celle et ceux qui s'intéressent encore au patrimoine bleausard et aux témoignages du passé, les carrières de grès sont incontrournables ! Au delà de l'histoire ou de nos documentations et d'une visite du sentier de découverte, rencontrer des anciens carriers est toujours la meilleure source d'information. C'est ce que vous pourrez faire à Champcueil, (91) dont l’activité des carrières pendant près d’un siècle a durablement marqué la vie locale. Donc à côté de l'exposition sur le thème organisée par l’association ChampRecueil à voir jusqu’à la fin de ce mois de janvier, un ancien carrier sera présent le lundi 30 janvier à 15h pour échanger avec les visiteurs.
Tous les détails ici et ci-dessous.

Il était temps ! Depuis la mise en place des nouvelles conditions d'accès dans les déchetteries du Pays de Fontainebleau, la forêt domaniale et ses environs débordaient de dépôts sauvages (voir aussi le cahier noir de l'AFF). Pire ! la baisse de la subvention versée à l'ONF avait conduit celui-ci à suspendre les opérations de nettoyage, laissant les bénévoles sur le carreau ! C'est donc avec bonheur que nous avons appris que Monsieur Franck Vernin, Président du SMITOM-LOMBRIC Centre Ouest Seine et Marnais, et Pierre-Edouard Guillain, Directeur de l’agence Île-de-France Est de l’Office national des forêts ont signé ce 18 janvier 2017 un partenariat destiné à renforcer leur coopération en matière de lutte contre les déchets en forêt de Fontainebleau. Enfin !

En gros, l’ONF assurera le ramassage des dépôts sauvages, le piquetage des détritus en bord de route ainsi que leur tri alors que le SMITOM LOMBRIC prendra en charge une partie du traitement des déchets incinérables. De plus, il apportera son expertise et ses conseils à l’ONF pour optimiser la gestion des gravats, pneus, produits dangereux (amiante, produits chimiques...).

Suite à cette première avancée, l’ONF a repris les ramassages des dépôts sauvages à l’arrêt depuis le comité de pilotage « Fontainebleau, Forêt d’Exception » du 14 avril 2016.

En attendant, nous pensons que cela ne règle pas le problème, les artisans et autres usagers n'ayant pas gagné en liberté d'accès aux déchetteries ! Mais c'st déjà un premier pas vers une forêt plus propre...



Le 6 décembre dernier,  Anne Cabrit, Présidente de l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France (AEV), a présenté à son Conseil d’administration des orientations fortes, fondées sur les recommandations de la Chambre Régionale des Comptes qui l'avait audité entre 2014 et 2015. Ce rapport a mis en exergue la fragilité financière dans laquelle la précédente mandature a laissé l’AEV au terme des exercices 2009-2015, en notant une « augmentation des effectifs de près de 20 % en cinq ans » et en soulignant le fait que la « stratégie d’acquisition foncière est génératrice de coûts de fonctionnement croissants ». Les conclusions du rapport sont claires : des « interventions à recentrer dans un contexte budgétaire plus contraint ».

Ce recentrage obligatoire passe bien entendu par une réduction des dépenses en abandonnant certaines missions comme l'éducation à l'environnement, (une mission où l'AEV est aussi en concurrence avec NATUREPARIF, de nombreux animateurs nature, les départements...) ou en rationalisant et mutualisant les achats d'espaces naturels.

L'intersyndicale de l'AEV a donc lancé une pétition appelant à ne pas brader le patrimoine naturel acquis, ne pas renoncer à la mission d'éducation gérée par une  quinzaine d'agents éco-animateurs et à défendre les emplois de l'AEV.

L'AEV est une nécessité et a financé notamment une part non négligeable des travaux de lutte contre l'érosion et d'accueil du public dans nos forêts franciliennes comme l'atteste le document  ci-dessous issu de notre base documentaire. Mais sans remettre en cause la défense de cet institution, il est clair que la politique de défense de l'environnement menée sur le territoire français depuis quelques décennies manque cruellement de cohérence et de moyens alors que le nombre d'agences et de réglementations ne cessent de croître. Une mutualisation s'impose ! 


Il y a quelques années nous avions publié un article sur l'effet Venturi assorti de quelques conseils pour lutter contre le froid et le vent et puis nous n'étions pas revenu dessus. Alors vu les températures actuelles à Bleau comme ailleurs, il est peut être temps de rappeler quelques bases pour s’habiller chaudement avant d'aller randonner, grimper, rouler ou courir. Au delà des conseils de l'article précité, il faut sans doute reparler du système multi-couches et des textiles permettant de se maintenir au chaud. Et, en cette période de crise, sachez qu'il n'est plus nécessaire de se ruiner pour acquérir des vêtements de sport d'hiver performants !

Avec l’arrivée de l’hiver et du froid, vous entendez souvent parler de la technique vestimentaire multi-couches ou 3 couches. Mais que signifie réellement cette technique ? Pourquoi parle t-on de 3 couches et à quoi servent-elles ? 
Rappelons simplement qu'au-delà de la température affichée par le thermomètre, le vent, l'humidité, notre condition physique, le fait d'être un homme ou une femme, notre alimentation...influencent notre perception du froid. (Relisez notre article précédent) Avoir froid c'est non seulement désagréable mais cela peut être risqué. En plus, la surconsommation de calorie pour maintenir la température de notre corps à 37°C va nuire à nos performances sportives. Pour s'isoler du froid donc, les alpinistes ont adopté la technique de l'oignon, c'est à dire plusieurs couches de vêtements techniques qui permettent de s'adapter à toutes les conditions climatiques et de réguler sa température. On parle de trois couches mais il en faut parfois qu'une, deux, quatre ou cinq.

Le multi-couches, comment ça marche ?


Pourquoi 3 couches ? Simplement, on a l'habitude de dire qu'en montagne (mais c'est valable ailleurs), il faut se couvrir avant d'avoir froid et se découvrir avant d'avoir chaud. C'est plus facile avec plusieurs couches non ? Ensuite chaque couche a une fonction : la première maintient la chaleur près du corps, la seconde apporte de la chaleur, la troisième protège cette chaleur contre les agressions climatiques ! Mais bien entendu, pour que cela fonctionne correctement, il faut associer des couches cohérentes et c'est là que les technologies textiles entrent en jeux !


La première couche :



Elle est constitué par ce que l'on appelle les sous-vêtements thermiques. C'est souvent la plus négligée par les sportifs amateurs notamment chez les grimpeurs encore très fans du t-shirt coton ! Pourtant cette couche est primordiale tant dans la lutte contre le froid que dans l'évacuation de la transpiration. En effet, elle a pour but principal de préserver la chaleur près de la peau notamment en vous gardant au sec durant votre effort c'est à dire en évacuant la transpiration vers l'extérieur.
Il est loin le temps des Damart qui grattent... Il existe aujourd'hui une multitude de fibre textile remplissant cette fonction et l'on trouve sur le marché des sous-vêtements respirants apportant plus ou moins de chaleur à choisir en fonction de votre activité et des températures à affronter. Plus notre sport fait transpirer et plus cette première couche devra être respirante et hydrofuge. 
Tom dans Trouloulou à Cormot
Côté coupe, ce vêtement doit être le plus proche du corps sans pour autant comprimer. En hiver, privilégiez les modèles à manches longues et descendant assez bas dans le dos. A l'essayage, portez une attention particulière aux emplacement des éventuelles coutures, les frottements peuvent vite irriter la peau.
Côté fibres textiles, vous avez l’embarras du choix ! Du naturel au synthétique en passant par des mix. Elles ont chacune des avantages et des inconvénients. Laine de mérinos, soie, carbone de bambou, polyester, polyamide... en tissage plus ou moins épais, plus ou moins stretch, plus ou moins respirant ou chaud... Le principal reproche fait à certaines fibres creuses c'est de retenir les mauvaises odeurs malgré le lavage...Honnêtement, c'est de moins en moins vrai.
Bref, suivant votre activité vous trouverez facilement votre bonheur dans les magasins de sport... Côté budget, chez Décathlon, on commence à 5€ pour Tshirt manches courtes, en moyenne comptez entre 25 et 30 € pour un manches longues chaud et plus de 60€ dans des marques comme Odlo ou Ulffroté.


La deuxième couche : 


Celle-ci sert à apporter de la chaleur supplémentaire. L’air étant le meilleur isolant, elle est souvent constitué de fibres dont le tissage ménage des poches d'air. Cette couche correspond au pull en laine de grand père que l'on a progressivement remplacé par des fourrures polaires.

L'avantage des tissus synthétiques polaires c'est qu'ils restent chauds même lorsqu’ils sont humides et sèches assez vite. D'ailleurs, pour être en cohérence avec la première couche et la suivante, cette couche devra aussi être respirante pour continuer à évacuer la transpiration et garder le corps au sec.


La troisième et dernière couche :

Tenues d'automne à Bleau
La dernière couche est celle qui est en contact direct avec les perturbations extérieures et devra vous protéger contre la pluie, la neige, le vent... Elle sera donc plus ou moins imperméable, coupe vent, etc. tout en évacuant toujours votre transpiration. Avant l’arrivée sur le marché de membranes imper-respirantes de type Gore-Tex (membranes imperméables permettant d’évacuer la transpiration), les couches externes étaient étanches et on terminait trempé de sueur ! Il existe des vestes qui combinent 2 couches en une (souvent polaire avec membrane Wind Stop, "softshell"...) solidaire ou non.

Entre la première et la dernière couche, il peut être opportun, suivant les conditions, d'ajouter des couches supplémentaires. On trouvera ici par exemple les célèbres doudounes en duvet (bien meilleur isolant que les polaires pour une même épaisseur), les gilets (qui protègent uniquement le torse et qui peuvent aussi être en duvet), les fameuses polaires "softshell" (qui apportent de la chaleur, résistent un peu plus au vent et à la bruine qu'une simple polaire).

Adapter ses 3 couches à sa pratique et aux conditions extérieures



Si le concept présenté est simple vous allez devoir l’adapter selon la situation météo et sportive. En effet, tous les sports ne nécessitent pas la même régulation de la chaleur et de la transpiration et la veste Gore-tex ne sera d'aucune utilité s'il n'y a ni vent, ni pluie. Bref, vous devrez parfois combiner la première couche avec deux autres thermiques ou une seule contre le vent, etc. 
En plus, il faudra parfois chercher le vêtement le plus adapté à votre pratique. En Montagne par exemple, il faut savoir faire des compromis avec entre le poids, l'encombrement et l'utilité. Pour des ascensions hivernales express Patrick Berhault nous avait conseillé une doudoune en troisième couche et pour la pluie une simple veste ultra-légère à la limite du K-Way ("au cas où").

En escalade à Bleau, l'hiver la doudoune est idéal pour se tenir au chaud entre 2 essais. Bonnet indispensable et gants vivement recommandés aux pareurs. Pour les pieds, attention les chaussons compriment vos orteils et vous risquez de ne pas sentir venir la gelure ! Pensez à les retirer fréquemment et à les réchauffer dans des chaussettes chaudes et sèches. Les grimpeurs ont l'habitude de tenir au chaud leurs chaussons dans la doudoune. Faites de même avec les chaussettes.


Que choisir ?


Au fil du temps, après de nombreux essais, plus ou moins bons, on a fait une petite liste des critères importants pour choisir nos premières couches de randonnées et alpinisme :

1° L’élasticité du produit (un peu mais pas trop) pour le confort et le suivi des mouvements.
2° L’absence de coutures marquées pour éviter les frottements qui seront vite irritants au bout de quelques heures.
3° L'évacuation de la transpiration et donc un séchage rapide. 
4° La résistance du produit dans les zones de frottement. 

 2WARM CONCEPT
Chez Décathlon, vous trouverez certainement de très bons sous-vêtements thermiques pour quelques euros. Nouveauté dans leur gamme le 2WARM CONCEPT apporte deux niveaux de chaleur différents selon la face portée conte la peau. Sur la face très chaude, le tissu est composé de pleins et de creux qui apportent 30% de chaleur en plus par rapport à la surface lise.  Franchement top !

Pour le tissu « polaire », son pouvoir isolant dépend notamment du poids, plus le poids est élevé, meilleure est l’isolation. Mais il y a polaire et fausse polaire... Ne vous laissez pas leurrer par les pseudos drapeaux norvégiens ou arctiques posé sur certains produits...

Le tissus déperlants reçoivent un traitement type Téflon ou silicone qui laissent glisser la pluie sur le tissu. Il faut les renouveler régulièrement.

Les tissus imperméables peuvent être enduits type coton huilé. Pour les vêtement technique c'est souvent à base de polyuréthanne ou d’acrylique. C'est imperméable et coupe vent mais pas respirant.

Les tissu imper-respirants sont micro-poreux  mais les trous du tissu ne laissent pas passer l'eau. Donc il est imperméable et coupe vent mais aussi respirant car il permet à la transpiration sous forme de vapeur d'eau.



Que voilà un titre accrocheur ! Si vous suivez l'actualité, il ne vous aura sans doute pas échappé, qu'une nouvelle fois, les médias sonnent l'alarme quant à la présence du loup en Seine et Marne, Essonne et Yvelines. Pire, ils soufflent sur les braises de nos peurs ancestrales de la bête ! "Brrrrr, tremblez, Franciliens, le loup est aux portes de Paris et rôde dans la forêt de Fontainebleau" ! Depuis 2013, ils titrent régulièrement sur la présence du loup "aux portes de Paris". Alors oui, c'est aussi indéniable qu'inévitable, les loups sont de retour en France et causent des dégâts importants dans les cheptels des éleveurs. Mais ne faudrait-il pas plutôt se réjouir du retour en Ile-de-France de cette faune protégée et menacée au même titre que le castor ou la loutre ? Et d'ailleurs, est-il vraiment là ? 


Le loup (Canis Lupus) après avoir été officiellement éradiqué du territoire français en 1930 y est revenu en 1992 après avoir franchis les Alpes par l'Italie.  L’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a évalué à 292 individus la population française dans son dernier bulletin de septembre. Le loup est une réalité dans les Pyrénées mais aussi sur la moitié est de la France (une trentaine de départements), des Alpes du sud aux Vosges en passant par l’arrière-pays provençal, le Massif central, l’est du bassin parisien jusqu'en Bourgogne.

Présence du loup selon le site de l'Observatoire du Loup (voir plus bas)
Du coup, les actes de prédations sur les troupeaux et notamment les brebis se sont multipliés : de 1500 brebis tuées en 2000 on passe à 6786 en 2013 et 9788 en 2016 pour 2735 attaques selon les derniers chiffres de la DREAL Rhônes-Alpes
Et la conséquence, outre la multiplication par trois de l'indemnisation versée aux éleveurs, la création d'un plan national loup 2013-2017 prévoyant que 36 loups peuvent être tués chaque année par des agents de l’ONCFS. Aux 33 loups « prélevés » sur la période juin 2016 à 2017, il faut ajouter 5 autres bêtes au moins retrouvées tuées. Un quota que souhaite relever le Ministère de l’environnement pour satisfaire certaines demandes des éleveurs mais qui fait régulièrement l'objet de vives oppositions des défenseurs de l'environnement. Des défenseurs, parfois subventionnés par l'Etat mais qui n'hésitent plus à l'attaquer en justice pour non respect des réglementations internationales et européennes de protection de la faune.

Le loup est donc une réalité et ses prédations aussi. 
Est-ce que pour autant il faut s'alarmer de sa présence SUPPOSÉE en Ile-de-France ? 
Est-il une menace pour l'homme ?
A notre connaissance, depuis 1992, les loups n'ont attaqué aucun être humain sur le territoire français. Les rencontres hommes loups se comptent sur les doigts. Encore moins si l'on retire de ces rencontres qui sont recherchées (traques naturalistes, chasse...). En fait, en dehors des bergers, le loup ne semble pas être une menace pour l'homme.

Rappelons que d'un côté comme de l'autre (ONCF versus pro et anti loups), les chiffres ne semblent pas réalistes. L'ONCF a souvent tendance à masquer tout ou parties des informations concernant le loup tandis que de l'autre, on extrapole souvent sans preuve.

Ceci étant dit, nous avions publié en 2013 un article recensant les crimes passés du loup en Seine et Marne qui justifiaient cette terrible réputation populaire.


Que penser des journaux qui attisent nos peurs en titrant le "Loup en forêt de Fontainebleau", "le loup rode-t-il près de Paris (BFM)" ou écrire comme le Parisien et BFM que "Depuis octobre, les Yvelines, l'Essonne et la Seine-et-Marne sont dans une situation plus critique, puisque ces départements sont entrés dans la catégorie "loup présent avant de s'établir". On nous avait déjà fait le coup en 2014 notamment lors de la découverte d'un cadavre de loup "à 168 km de Paris" (Direct Matin) ou en 2013  avec un article du Journal du Dimanche (JDD) du 13 octobre où la journaliste diffusait quelques clichés alarmistes comme cette petite phrase : "Le loup se rapproche. Comme il fait partie des espèces protégées, il ne se méfie plus de l’homme.(sic !) Il y a quelques années, on en entendait parler dans les Vosges. L’an dernier, il y a eu un cas en Haute-Marne. Mais si rien n’est fait, dans trois ans il sera dans la forêt de Fontainebleau.

Cette fois, c'est l'association de l'Observatoire du Loup, présidée par monsieur Jean Luc Valérie, qui a lancé l'alerte copieusement relayée par les médias sur la base des indices collectés notamment à Rambouillet fin décembre 2016 et dont certains sont remis en cause par l'ONCF, organisme avec lequel il est aussi en conflit. Qui dit vrai ?! Seule certitude, les loups circulent au sud est de l'Ile de France...Pour en savoir plus sur cet affaire, nous vous renvoyons à l'article d'Audrey Garric sur le blog du Monde et sur le site de Nature environnement

Pour nous, même si l'Ile-de-France possède les plus belles forêts avec notamment Compiègne, Fontainebleau ou Rambouillet, il y a peu de chance que des meutes d'une dizaine d'individus s’installent ici à demeure ! Car si nos bois sont giboyeux, ils sont aussi sur-fréquentés et les loups encore très méfiants... D'ailleurs aucun de nos amis naturalistes présents à Fontainebleau n'a encore eu la chance d'en observer un... Bref, n'ayez pas peur et promenez-vous dans les bois !




Il y a un peu plus d'un an, Greenpeace lançait une vaste campagne contre les PFC utilisés dans le matériel d'outdoor ! Sur 40 produits testés, parmi lesquels des sacs à dos, chaussures, des sacs de couchage, des tentes et des vestes, seuls quatre ne contenaient pas de PFC, ou composant perfluoré. En effet, ce produit chimique utilisé pour ses propriétés imperméabilisantes et anti-tâches, qualités indispensables pour notre matos de plein air est présent dans 90% des produits du marché ! Or, les PFC sont considérés comme dangereux pour la santé...


C'est quoi les PFC ?


Les perfluorocarbures (PFC) ou hydrocarbures perfluorés sont des composés halogénés gazeux de la famille des fluorocarbures (FC). Les PFC étaient essentiellement utilisés dans les climatiseurs, certaines unités de réfrigération et certains extincteurs avant d'être massivement utilisés comme agent antiadhésif (instruments de cuisson) et comme imperméabilisants ou agents anti-tache.

Ils entrent aussi dans la composition des membranes dite PTFE dont la plus célèbre : Gore-Tex ! Mais sous cette forme, ils sont chimiquement plus stables et ne peuvent se dégrader pour polluer l'air, l'eau ou même inter-agir avec notre corps.

Quels sont donc les dangers des PFC ?


Le 10 juin 2011, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) sur la base d'analyses faites par le laboratoire d'hydrologie de Nancy, a publié son premier premier état des lieux de la présence de composés perfluorés dans les eaux en France. Lors de l'enquête publiée en 2011, parmi 450 échantillons, 25 % présentaient des taux de perfluorés assez élevés pour être mesurés, les autres échantillons présentant des teneurs trop faibles pour être dosées. L'ANSES préconisait de développer la recherche sur le « le devenir des composés perfluorés et de leurs précurseurs  »

Une fois présents dans l’environnement, ils se dégradent très lentement. On retrouve des résidus de ces composés jusqu’au sommet des montagnes, dans les endroits le plus reculés de la planète. 

Certains PFC ont été associés à divers effets nocifs pour la santé humaine, dont des cancers des testicules ou des reins, ou encore une baisse de l’efficacité des vaccins chez l’enfant.

Les tests réalisés sur l’air des magasins ont essentiellement mis en évidence la présence d’une catégorie volatile de PFC, les FTOH. Certains FTOH peuvent se dégrader en PFOA, une substance toxique et cancérigène considérée comme « extrêmement préoccupante » par l’Union européenne.

L'étude lancée par Greenpeace


Elle a fait prélever des échantillons d’air dans des magasins de cinq pays européens (Allemagne, Suisse, Italie, Suède et Norvège) appartenant à des marques leaders dans les équipements de sports de plein air (The North Face, Mammut, Haglöfs et Norrona). D'autres échantillons ont également été prélevés à Taïwan dans des magasins de sport généralistes.



Les résultats des analyses révèlent que, dans les magasins européens et asiatiques, les concentrations de PFC volatiles peuvent être jusqu’à 60 fois plus élevées que celles rencontrées habituellement dans une pièce close, et jusqu’à 1 000 fois supérieures aux niveaux observés en extérieur. D’autres analyses effectuées par Greenpeace montraient l’omniprésence de ces composés chimiques persistants dans le matériel de sport d’extérieur.

Heureusement, il existe des alternatives !


Greenpeace a lancé il y a quelques années la campagne Detox, incitant les grandes marques à agir pour utiliser moins de produits polluants dans leurs vêtements. Plusieurs marques l’ont suivie, comme Adidas ou H&M.  Le fait que quatre produits analysés soient exempts de PFC montre qu’il est possible de produire des vêtements techniques efficaces sans nuire à l’environnement et à la santé. 

Si les marques de sports de plein air sont particulièrement sensibles au thème nature dans leur communication et leurs engagements comme Patagonia ou Mammut, pionnières en termes de d'«ecoresponsabilité », bien peu se sont engagées vers un arrêt de l'utilisation des PFC dans leurs produits.

La marque britannique Páramo est la première enseigne de sports d’extérieur à s’être lancée dans la Detox suivis par l’allemand Vaude  qui a une gamme développé sans PFC et le suisse Rotauf. Depuis, d'autres fabricants comme Mammut se sont engagés.

Chez Mammut on est conscient du problème : « nous n’utilisons les PFC qu’en cas de nécessité absolue. Nous en avons besoin pour assurer l’imperméabilité de nos vêtements dans les conditions les plus extrêmes. Nous avons toutefois réussi à augmenter le volume de produits sans PFC de 71 à 77 % l’année dernière ». Chez Fjall Raven aussi

Reste donc à joindre les actes au marketing... 


Il est temps que nos grandes marques mettent fin au cynisme et rejoignent « la campagne Detox » lancée par Greenpeace en 2011, à laquelle se sont déjà ralliées 34 enseignes textiles internationales. Nous parlons ici des grandes marques mais il en va de même pour les enseignes de distributions en premier lieu desquelles se trouve Décathlon. Par ailleurs, nous appelons de nos tous voeux à une prise en compte de ce problème pour un suivi médical spécifique des vendeurs de matériel Outdoor qui sont fortement exposés aux produits !

Signez le manifeste Detox

http://toxiques.greenpeace.fr/magasins-de-sport-des-pfc-dans-lair

http://www.patagonia.com/on/demandware.static/Sites-patagonia-us-Site/Library-Sites-PatagoniaShared/en_US/PDF-US/pfoa_and_flourochemicals.pdf

On va pas vous refaire tout le dossier mais pour celles et ceux qui seraient pas loin de Gap ce mercredi 18 janvier à 14h, l’association Avenir Haute Durance organise un grand rassemblement devant le conseil départemental (Place St Arnoux) dont le but est de protester contre la politique et l’attitude de RTE, filiale d’EDF, dans le cadre de son projet en Haute-Durance. Bien entendu, il s'agit aussi de dénoncer l’inaction de la préfecture, qui constate les multiples infractions aux lois françaises en matière de sécurité et d'environnement sans agir !


D'ailleurs ce 18 janvier sera aussi l’occasion pour Avenir Haute Durance de déposer au conseil départemental une pétition avec 5000 signatures de haut-alpins demandant l’arrêt des travaux des lignes THT dans le nord du département, et la révision du projet !
Avenir Haute Durance souhaite aussi déposer officiellement plainte au tribunal contre les manquements graves signalés par les services de l’État dans la conduite du chantier des lignes électriques entre Gap et Briançon (442 infractions répertoriées) mais également contre la mise en danger d’un captage d’eau par une entreprise sous-traitante de RTE.
Une nouvelle année, c'est toujours l'occasion de tirer un bilan de celle écoulée et de prendre des engagements pour l'avenir. 
Si à Fontainebleau la mobilisation ne faibli pas pour le ramassage des déchets, c'est aussi le cas en montagne et, l'absence de neige en cette fin d'année nous rappelle quand même que d'ici quelques semaines, de nombreux usagers des pistes de ski abandonneront à la montagne mégots, matériels, restes de pique-niques... 

Heureusement, les associations se mobilisent depuis plus de quinze ans pour une montagne plus belle !

Parmi elles, signalons l'action de Mountain Wilderness. Voilà 15 ans que l’association a lancé sa campagne « Installations Obsolètes ». Depuis 2001, elle a développé une expertise concernant les aménagements abandonnés et la mise en œuvre de chantiers de démontage dans différents massifs de France. Le dernier en date, (le 37e) avait lieu en Ardèche, le week-end du 8 et 9 octobre 2016, à Borée dans le parc naturel régional des Monts d’Ardèche, où le petit téléski du Cuzet n’était plus utilisé depuis trente ans et apparaissait comme une verrue dans le cirque des Boutières. En évacuant ses pylônes, ses câbles et autres vestiges, l’association dépassait ainsi la barre des 400 tonnes de déchets enlevés ! Félicitations donc aux bénévoles et élus qui sont restés mobilisés toutes ces années et dont les efforts pourraient être récompensés puisque la Loi Montagne contient dans son article 19 une mesure, relative à ce long combat des associations sur les installations obsolètes.


En effet, un amendement des rapporteurs visant à rendre obligatoire au niveau législatif - et non plus réglementaire - le démantèlement des remontées mécaniques lorsque celles-ci sont inexploitées pendant cinq ans a bien été adopté ! En 2001, Mountain Wilderness avec l'aide du ministère de l'Environnement avait recensé 3000 aménagements laissés à l'abandon dans les montagnes françaises. 

Ensuite, Mountain-riders qui organise depuis quelques années les Mountain Days, journées de ramassage des déchets sur les stations, nous ont offert un très bon bilan 2016 (pdf) avec près de 5300 volontaires, 56 structures locales investis dans le projet, et 62 journées de ramassage, des Pyrénées aux Alpes du Nord. Grâce à eux, c'est, cette année, quelques 38 tonnes d’emballages plastiques, mégots, ferrailles, jalons et autres déchets insolites qui ont été extraits de nos montagnes !



Selon leurs estimations le poids de déchets ramassés par volontaire est passé de 9,9 kg en 2013 à 7,2 kg en 2016. Autrement dit le travail et les efforts de sensibilisation entrepris depuis de nombreuses années porterait ses fruits. Bon, à la TL²B on est sans doute un peu moins optimistes qu'eux mais c'est déjà une belle victoire mais il ne faut rien lâcher vu les projets de monsieur Wauquiez, président de l'ANEM ou ceux de certaines stations !


C'est l'hiver et les températures négatives des derniers jours à Bleau n'ont pas empêché quelques grimpeurs passionnés de faire de belles croix à l'image de Charles qui s'offre, toujours pieds nus, Délire onirique, 8A+ du Rocher Saint Germain. Pour se réchauffer entre deux essais, certains grimpeurs, notamment étrangers, n'hésitent pas à allumer des feux en forêt. 

Rappelons donc ici que les feux, de quelques natures qu'ils soient, sont strictement interdits en forêt domaniale et que ce n'est pas parce que l'on est en hiver qu'un feu de forêt ne peut pas se propager ! Ainsi depuis fin décembre, les incendies se multiplient notamment dans les départements de montagne à cause d'écobuage mal maîtrisé.



Ainsi, dans le Puy-de-Dôme, dans la vallée de Chaudefour, un incendie a détruit 25 hectares de végétation entre Noël et le Jour de l'An. Il a fallu attendre un changement des conditions météorologiques et le retour de la pluie, pour que les pompiers puissent lever leur dispositif de surveillance et ranger les 400 mètres de tuyaux et trois pompes qui remontaient l'eau de la rivière jusqu'aux zones brûlées pour éviter la reprise du feu.

Source Le Dauphine.com Incendie à Pelvoux
Dans les Hautes Alpes, se sont pas moins de 7 feux de broussailles ont été recensés depuis quelques jours. Villar d’Arêne, Saint-Chaffrey, Saint-Sauveur, Embrun... la liste des communes touchées par les feux d'écobuage s’allonge faute à la sécheresse inhabituelle en montagne à cette saison. Ainsi, jeudi dernier, sur la commune de Pelvoux, sur les hauteurs du hameau Les Claux, vers la montée d'Ailefroide, près de dix hectares sont partis en fumée ! C'est la période des écobuages, technique agricole ancestrale de débroussaillage par le feu mais il suffit d'un peu de vent, d'un manque de vigilance et de conditions météo défavorable pour que cela tourne au drame. Ainsi, sur la seul journée de jeudi 05 janvier, les pompiers du SDIS 05 sont intervenus une dizaine de fois sur ces feux.
http://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2017/01/05/violent-incendie-en-cours-au-hameau-les-clots

En savoir plus sur http://www.dici.fr/actu/2017/01/06/hautes-alpes-vigilance-secheresse-hivernale-attention-foret-954543#rjK3D71hEZ6PXJ7y.99

En savoir plus sur http://www.dici.fr/actu/2017/01/05/pelvoux-point-jeudi-soir-l-incendie-cours-954056#GBrMU3qvAR2hB2v0.99

Depuis décembre, l’ONF met en lumière un site emblématique du massif de Fontainebleau : les chaos rocheux d'Apremont. Proches de Barbizon, ces travaux visent à enlever les pins pour redessiner les paysages qui inspiraient autrefois les peintres du XIXe siècle. Pour mener à bien cette opération, l’ONF a fait appel au cheval, câble aérien et tracteurs comme annoncé en novembre.

Sur ces zones, les méthodes classiques d’exploitation forestière ne permettent pas d’intervenir. Les nombreux rochers rendent le transport du bois impossible avec les tracteurs habituels. Pour mener à bien cette opération, l’ONF a fait appel au cheval, câble aérien et tracteurs. Plutôt utilisée en montagne, cette organisation constitue une première en Île-de-France. Afin de faire découvrir ces techniques à la fois rares et étonnantes, l’ONF convie la population samedi 21 janvier à 14 h et à 15 h 30 aux portes ouvertes du chantier. à cette occasion deux visites guidées accompagnées de démonstrations de débardage, de rencontres et d’échanges avec les protagonistes du projet sont au programme. Pour participer Deux départs 14 h et 15 h 30 Durée environ 1 h Adultes et enfants à partir de 6 ans Rendez-vous à l’entrée de l’Allée Aux Vaches à Barbizon 

Venez découvrir ces travaux samedi 21 janvier 2017 en participant aux visites guidées par l’ONF. Les départs des visites sont prévus à 14 h et à 15 h 30 depuis l’entrée de l’Allée Aux Vaches à Barbizon.

Visionnez le reportage de France 3 concernant ces travaux sur : http://ow.ly/k70q307KduO

L’inscription est obligatoire auprès de : solene.ferrandi@onf.fr / 01 60 74 77 73
Fin décembre 2016, de nombreuses rédactions, reprenant une dépêche de l'AFP titrée "Maladie de Lyme : une étude vante les vertus d’une pommade antibiotique" nous laissaient croire qu'enfin une pommade allait nous permettre d'éviter la maladie en cas de morsure ! Ceux qui s'intéressent au problème ne pouvait qu'être séduits par les fantastiques résultats rapportés dans la dépêche : "appliquée durant trois jours 72 heures au plus tard après la morsure de tique, cette pommade a révélé une efficacité de 100%, selon des tests réalisés auprès d'un échantillon de 1.000 patients." On découvre "qu’aucun n’a développé la borréliose de Lyme", alors que "sept infections se sont déclarées dans le groupe traité avec un placebo". Bien sûr, les articles concluaient qu'il faudrait attendre que l’expérience soit confirmée… mais tout de même ! À moins que…

À moins que... une mauvaise interprétation du texte de l’étude transforme une actualité scientifique à en pure fable ! Grrrrrrrr. Faux espoirs donc car effectivement, l'étude dit vraiment tout le contraire !

L’étude a fait l'objet d'une publication dans The Lancet Infectious Disease. Elle offrait toutes les garanties de sérieux scientifique et  avait un critère d’évaluation principal très précis répondant à la question : est-ce que la sérologie de des patients mordus par des tiques, séronégatifs pour la maladie de Lyme au moment du traitement, et qui ne seraient pas mordus de nouveau par des tiques, déclaraient moins cette borréliose s’ils étaient traités par une pommade contenant 10% d’azithromycine que ceux traités avec une pommade placebo ?

Quels sont les véritables résultats ? 

Ils sont précisés dans le résumé de la recherche, accessible en quelques clics : "L’essai a été arrêté de manière anticipée parce que l’amélioration [qui était l’objet du] critère d'évaluation principal, pour le groupe recevant l’azithromycine, n’a pas été atteint. À huit semaines, 11 des 505 patients sous azithromycine (2%) et 11 des 490 patients du groupe placebo (2%) [ont pu constater] l’échec du traitement." Conclusion sans appel des auteurs :  "il n’y a pas d’effet préventif [à l’application de la pommade à base] d’azithromycine".

Donc, que s'est-il passé ? 

Les auteurs ont expliqué que le comité indépendant responsable de la supervision et du traitement des données les a encouragés à formuler de nouvelles hypothèses de travail en se concentrant sur l’un des symptômes (l’apparition d'une tache rouge qui grandit progressivement autour de la morsure. mais qui n’apparaît environ qu'une fois sur deux) chez les 134 personnes pour lesquelles il a pu être confirmé en laboratoire que la tique était porteuse de la bactérie. L’apparition de ce symptôme n’a alors été constaté chez aucun des 62 patients du sous-groupe traité avec la pommade, contre 7 parmi les 72 traités sous placebo, durant les 30 premiers jours suivants. Au mieux, cette étude suggère une nouvelle piste de recherche sur le thème : "Est-ce que la pommade à base d’azithromycine retarde ou limite significativement l’apparition d’un des symptômes courants ?"

Il était donc totalement faux d’affirmer comme l’a fait l’Agence France Presse que
"cette pommade a révélé une efficacité de 100%, selon des tests réalisés auprès d'un échantillon de 1.000 patients".

Dommage ! Pas de "magie de Noël". Heureusement que certains journalistes veillent notamment à  à la rédaction d'Allodocteurs.fr !

Étude : Topical azithromycin for the prevention of Lyme borreliosis: a randomised, placebo-controlled, phase 3 efficacy trial. Michael Schwameis et al. The Lancet Infectious Diseases, 19 décembre 2016.
Etude à lire ici

Après les fêtes de fin d'année 2016, le collectif bleausard  "Une petite marche pour une grande démarche" se retrouve de nouveau pour ramasser les déchets en forêt de Fontainebleau et ailleurs ! Première opération ce 14 janvier 2017 !

Inscrivez-vous en cliquant ICI  et venez nous donner un coup de main pour ramasser les déchets en forêt de Fontainebleau au départ du Carrefour de l'Obélisque à Fontainebleau. Attention c'est un samedi ! Pensez aussi à prendre gants, sacs poubelles, gilet jaunes, peut être des bonnes chaussures, bonnet, écharpe et vos yeux d'enfants !

Et si vous n'êtes pas du coin, jetez un coup d’œil à cette carte et contactez l'asso ou le collectif le plus proche de chez vous !

2 jan 2017 sur la D 607 près de  la Route Briquet parcelle 708
Source ASABEPI

Les années se suivent, les bénévoles vieillissent et les bilans des actions conduites en forêt de Fontainebleau comme ailleurs fluctuent. Pour autant, en 2017, comme en 2016, 2015, 2014... nous prenons les mêmes résolutions : vous informer au maximum des dégradation de nos terrains de jeux, des limitations de pratiques mais aussi de toutes les belles initiatives visant à rendre notre forêt plus belle. Et rappelez-vous, il n'est pas nécessaire de s'engager à l'année pour être un acteur positif dans la sauvegarde des sites naturels. Une heure , une ½ journée , voire plus selon votre forme ou votre emploi du temps permettent de conduire ou participer aux efforts de lutte contre les plantes invasives et de nettoyage des dépôts sauvages de déchets !

A vos agendas !


Comme l'an dernier, nous partagerons ici et sur notre page facebook les informations transmises par des associations ou groupes qui aident à ces actions citoyennes. Parmi elles, nos amis de l'ASABEPI, les "arracheurs de monstoplantes" qui a trouvé de nouveaux soutiens ! Grâce à eux , le nombre de chantiers est passé à 85 en 2016 versus 54 en 2015 et celui des bénévoles qui se sont investis de 987 vs 639 en 2015 .

Donc pour les personnes intéressées voici les dates des tous premiers chantiers 2017.

Pour les personnes non encore identifiées ( par une adresse courriel) il est préférable de s’ inscrire sur phyto@netcourrier.com pour réserver un outil et/ou des gants et pour être prévenu(e) en cas d ‘annulation pour causes météorologiques .

Pour les autres l‘inscription se fait par les agendas habituels
Janvier 17 http://doodle.com/poll/cec2my5y3i3fncrw
Février 17 http://doodle.com/poll/avq2kbkstc92vhzg

Adopte une parcelle forestière !


Rappelons que vous pouvez également parrainer un parcelle en la nettoyant à votre guise et en fonction de votre emploi du temps ou y organiser votre propre chantier.

La plupart du temps l‘opération consiste à trancher la plante sous le collet au moyen d’ une bêche. A défaut de déraciner la bête, en été, il suffit de couper et (non faire plier ) les cannes avec une faucille, bâton ( en bois trouvé aux abords) ou bâton de marche nordique pour empêcher la fructification. En automne, c'est vendange et récolte des fruits avec un sécateur pour empêcher leur propagation en forêt. Vous pouvez donc choisir la période et agir toute l'année !

Beaucoup d‘entre vous sont des randonneurs Vététistes, grimpeurs...et parcours la forêt en tous sens ! N'hésitez pas à signaler à l'ASABEPI les numéros de parcelles
envahies en indiquant les routes forestières qui la bordent (l’ idéal étant les coordonnées GPS facilement identifiables sur Google Maps ,Bing Maps ou Géoportail) .




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