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La forêt n'est pas une poubelle ! Nettoyons !

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ESCALADE

Sur le chemin

septembre 2014

Gaz de schisteLes récentes déclarations de Nicolas Sarkozy sur les gaz de schiste ne sont pas sans rappeler que de nombreuses demande de permis de recherches sont en cours d'examen alors même qu'elles avaient été massivement rejettées en 2011. Ainsi, si quelques foreuses  profitent de l'automne pour explorer les champs du sud seine-et-marne, en région PACA, plusieurs consultations ont lieu (jusqu'au 10/10/2014).  Une situation qui touche de nombreux départements de France dont la Seine et Marne, le Bassin Parisien mais aussi les Landes, l'Aisne, la Marne, l'Est...



Si les intercommunalités et toutes les communes avaient également voté une motion contre la prospection de ce type d’hydrocarbure, le permis repoussé revient aujourd’hui sous le nom de permis “Calavon” et se “limite” au Vaucluse. Cependant les mêmes aquifères restent concernés. Aujourd’hui ce permis est présenté sous la forme d’une demande de prospection de gaz “conventionnel”, mais nous retrouvons finalement les mêmes demandes que précédemment. La notice explicative alerte d’ores et déjà sur la composition et le traitement ultérieur des “bourbiers” sur la perforation de plusieurs aquifères, sur des rotations annoncées importantes de camions ... rien que pour cette phase de prospection !

Le gouvernement, sans consultation digne de ce nom (consultation des documents uniquement au ministère de l’écologie, et à la DREAL PACA à Marseille !) et par simple arrêté ministériel qui sera co-signé par Mme Royal et M. Macron va permettre à la société Téthys Oil de procéder à des forages en Vaucluse sur une superficie de 870 km² au cœur du Luberon !
Cependant, une consultation publique est ouverte jusqu’au 10 octobre  !

A l’issu de cette date, tout peut être envisageable. Alors que la conférence sur la climat s’annonce délicate et que nous sommes entrés dans une phase irréversible, l’entêtement de nos décideurs politiques à s’engager et à soutenir une politique énergétique basée sur les énergies fossiles relève d’une irresponsabilité flagrante.


Une situation qui concerne de nombreuses régions de France et pour laquelle, l'Ile de France n'est pas épargnée !
Nous relayons donc une énième pétition su le sujet...

Permis de Tartas sur le département des Landes.
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-attribution-de-permis-a766.html

Permis de Rouffy-Estheria dans le Bassin de Paris.
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-attribution-de-permis-a765.html

Permis de Dormans 952 km2 dans les départements de l’Aisne et de la Marne
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-attribution-de-permis-a764.html

Permis de Cézy-Dicysur les départements de l’Yonne et du Loiret.
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-attribution-de-permis-a763.html

Permis de Calavon sur le Vaucluse
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-attribution-de-permis-a762.html

Permis de Chambrey sur le département de la Moselle.
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-attribution-de-permis-a725.html

Permis de Gastins sur le département de la Seine-et-Marne.
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-attribution-de-permis-a726.html

Permis de Marne sur les départements de la Haute-Marne, de la Meuse, de la Meurthe-et-Moselle et des Vosges
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-attribution-de-permis-a728.html

Permis de Herbsheim sur le département du Bas Rhin.
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projets-d-attribution-de-permis-a727.html
Vous le savez, l'ONF est en grandes difficultés depuis des années. Sur le portail d'information de la TL²B et de la TL²Bleau, nous avons souvent souligné ses erreurs de gestion, son manque de moyens pour accomplir sa mission de service publique (il gère quand même 1/4 de nos forêts) et les impacts que cela a tant pour nos forêts que pour leurs personnels. 
La Cour des comptes a rendu publique le 24 septembre 2014 ses observations (dont 5 recommandations) sur la gestion de l’Office national des forêts (ONF), accompagnées des réponses du Premier ministre et du directeur général de l’ONF. C’est la première fois que la Cour publie un rapport particulier sur une entreprise publique, en application des dispositions introduites dans le code des juridictions financières (CJF) et on n'est pas déçu ! 
A la lecture de la soixantaine de pages du rapport, le moins que l'on puisse dire c'est que la situation financière de l'ONF, qualifiée de "préocupante", est plutôt catastrophique. Le Journal de l'Environnement n'hésite pas à qualifier la situation de «gabegie». Dans le secteur privé, de tels bilans conduiraient certainement à une cessation d'activité ! «La trésorerie fortement négative de l’ONF l’amène à solliciter des autorisations d’emprunt à court terme à hauteur de 400 millions d'euros» indique la Cour des comptes. Et la situation ne va pas s'arranger: le Gouvernement annonce une réduction de 20 millions d’euros de la subvention exceptionnelle accordée par l’État à l’ONF".


C’est donc la première fois que la Cour publie un rapport particulier sur une entreprise publique. Cette évolution s’inscrit dans le cadre de sa mission constitutionnelle de contribuer à l’information des citoyens par ses rapports publics. Suivant la volonté de son Premier président, elle permet à la Cour de rendre public un type de communications qu’il n’était pas possible auparavant de publier. Conformément aux dispositions du CJF (article L. 143-1), cette publication, facultative, s’effectue dans le respect des secrets protégés par la loi. Et on peut donc lire :


"L’ONF connaît une situation financière préoccupante.

Investi de la mise en oeuvre du régime forestier, l’ONF, établissement public industriel et commercial (Épic), est également chargé de quatre activités : gestion des forêts domaniales, gestion des forêts des collectivités, mise en oeuvre des missions d’intérêt général et réalisation de prestations de service. Ces quatre activités sont, hors subventions, déficitaires et, sauf pour les missions d’intérêt général, leurs déficits s’aggravent.

La trésorerie fortement négative de l’ONF l’amène à solliciter des autorisations d’emprunt à court terme à hauteur de 400 M€. L’ONF doit se fixer comme objectif prioritaire la maîtrise de ses charges pour réduire le recours à l’endettement. 




Sa gestion des ressources humaines est perfectible

Pour réaliser ses missions, l’ONF disposait, fin 2012, de 9 279 effectifs en équivalent temps plein, dont 5 578 fonctionnaires, 2 993 ouvriers forestiers et 569 contractuels. Ces effectifs ont été réduits de 475 depuis 2009, mais les nombreuses revalorisations statutaires consenties en contrepartie n’ont pas permis d’alléger la masse salariale, stable en dehors de la contribution accrue au CAS pension.

L’ONF a mis en place en 2003 un coûteux dispositif de gestion des fins de carrières des ouvriers forestiers qui concerne, sur la période 2004-2019, 642 agents, pour un coût total estimé à 73,7 M€, soit 115 000 € en moyenne par bénéficiaire. Il a été remplacé par un dispositif moins coûteux en 2013.

L’ONF pourrait davantage privilégier les recrutements de droit commun d’un Épic, pour tous les emplois qui ne relèvent pas des missions de police sur le terrain.

L’activité de l’ONF conduit à un résultat net qui varie de -12,2 M€ à - 0,93 M€ sur la période, mais ces chiffres sont peu représentatifs de la réalité dès lors que l’État apporte en fin d’exercice des secours sous diverses formes, comme par exemple, à la fin de 2012, 47 M€ de remboursement de TVA sur le versement compensateur ou, encore, une subvention d’équilibre de 45 M€. La comptabilité analytique, nécessaire pour le pilotage de l’établissement et la justification du non-subventionnement des activités concurrentielles par les activités régaliennes, devrait être sensiblement améliorée.

L’ONF, en raison de sa trésorerie négative, a dû rehausser, à deux reprises au cours de la période sous revue, le niveau de ses autorisations d’emprunt à court terme jusqu’à la somme très importante de 400 M€ pour pouvoir fonctionner. Sans les interventions de l’État en fin d’exercice 2012, l’ONF n’aurait pas été en mesure de payer ses agents. La situation est donc très préoccupante. Elle commande à l’ONF de se désengager de ses filiales qui ne correspondent pas à sa vocation et à ses moyens et du fonds stratégique Bois, de réduire fortement ses dépenses de recherche hors développement technique qui ne correspondent pas à sa mission principale, et de céder l’Arboretum des Barres et le campus de Velaine dès lors que ses besoins de formation ne connaîtraient pas une augmentation sensible."


La réponse de la direction générale de l'ONF souligne notamment son désaccord (voir ci-dessous) sur une partie de ces recommandations et, effectivement, on peut s'interroger sur les compétences des experts (avec tout le respect qui leur est dû) de la Cour en matière de sylviculture. 

Dans tous les cas, c'est l'avenir de nos forêt qui est jeu. A la TL²B nous réaffirmons notre position : l'ONF devrait être doté de moyens plus importants, être rattaché au Ministère de l'environnement (et non Agriculture) et se concentrer sur des missions de sauvegarde des espaces forestiers plus que d'éxploitation !
Sur l'édition spéciale de la TL²B+ on essaye de voir un peu plus loin que la simple gestion de nos espaces naturels de loisirs en relayant les éléments clés qui la structure. Il y a quelques jours, nous revenions sur le projet de Loi de Finances et vous annoncions comment l'Etat souhaitait à nouveau ponctionner les communes forestières. Le 18 septembre, le Ministre de l’Agriculture recevait les représentants des communes forestières et la direction de l’ONF. Le retrait provisoire du projet de Bercy sur l’augmentation des frais de garderie et de la taxe à l’ha a été acté. La proposition de M. Caullet, Président du Conseil d’Administration de l’ONF a été retenue : les 20 M€ d’économie que l’Etat souhaitait obtenir sur son budget en 2015 seront donc supportés par l’ONF au lieu des communes forestières. L’Etat lancera par ailleurs dès octobre les négociations sur le prochain contrat de plan (2016-2020). Mais cela signifie aussi que cette taxe en place depuis trois ans et qui vise à réduire la dette publique est toujours d'actualité ! Les forestiers appellent à la grève et une manifestation s'organise pour le 25 septembre. Bref, nos forêts sont toujours menacées.



Les conséquences qui découlent de cette réunion sont inacceptables pour le SNUPFEN. La menace sur le Régime forestier est toujours d’actualité. De plus, le désengagement de l’Etat sera directement supporté par l’ONF et ses personnels. Une nouvelle fois, c’est le budget de l’ONF qui est attaqué. Le résultat des discussions entre le Ministère et les communes forestières prouve s’il en était besoin, que cette affaire nous concerne tous directement.

Le SNUPFEN Solidaires maintient fermement son appel à la grève pour le 25 septembre. Les dispositions issues des discussions entre les COFOR et le Ministre ne garantissent en rien l’avenir du service public forestier. Nous demandons à ce qu’une réflexion soit lancée au plus vite pour pérenniser à un niveau adapté, le financement de la gestion des forêts publiques par l’ONF.




Mais c'est quoi cette taxe et en quoi cela nous concerne nous direz-vous ?

Il y a trois ans, le gouvernement a imposé une taxe forestière de 2 euros par hectare. Pour combler les déficits de l’ONF, le gouvernement envisageait de faire passer cette taxe à 14 euros/ha, et les frais de garderie de 10 à 15 % des recettes du bois en montagne. L'exploitation sylvicole d'un hectare de forêt de plaine rapporte en moyenne 8 à 10 euros contre 0 à 3 euros/ha en montagne !  Avec 25 % de la surface totale des forêts, l’ONF produit environ 40 % du bois français et si l’office ne vit pas des recettes du bois qu'elle vend, elle reçoit un montant compensateur de l’État de 135 millions. C'est cette subvention, dans un contexte de réduction des déficites publiques, que l'Etat souhaite voir pris en charge par les communes. Et là, bien évidemment, derrière les communes se trouvent leurs contribuables, nous !

Et donc, soit les communes nous font payer, soit elles se tournent vers le privé ! Derrière les économies, il y a la fin du service public forestier et le libre accès aux forêt de France ! On applique une gestion libérale de la forêt. Cette inquiétude est partagée par le directeur général de l’ONF, Pascal Viné, qui voit un danger "pour la pérennité du régime forestier garant de la gestion durable de la forêt publique".




Exemple dans les Pyrénées (Lu dans la République des Prénées)
"Nous soutenons les agents de l’ONF car l’État abandonne ce merveilleux outil qui a permis de maintenir une si belle forêt" renchérit le maire de Laruns, Robert Casadebaig. Si la taxe passait, Laruns et ses 6 000 hectares de forêt devraient payer 84 000 euros de taxe plus les frais de garderie. Et de calculer. Sur 6 000 hectares, 1 500 sont exploités par piste ou par câble. La recette est de 47 400 euros moins 10 % (15 dans le projet de loi) de frais de garderie. Rien qu’avec la taxe à 2 euros, ce sont 25 % des recettes parties en taxe. Elle passerait à plus de 120 % avec la nouvelle loi. "Cette taxe est irrecevable. Il ne restera plus qu’à faire appel au privé car on ne peut pas abandonner la gestion ne serait-ce que pour des raisons de sécurité" conclut le maire ossalois.

Dans le département 64, on a environ 80 000 hectares de bois sur 197 communes. L’ONF a pour mission la préservation de la biodiversité, la production de bois (110 000 m3 par an dans le 64) et une fonction sociale (accueil, chasse, tourisme…). 67 agents travaillent dans le département. Au niveau national on est passé de 15 000 à 9 000 agents entre les années 90 et aujourd’hui. Pour de nombreuses communes, notamment en montagne, la forêt ne rapporte rien ou peu. Élisabeth Médard, maire d’Etsaut : "On a 600 ha qu’on n’exploite plus depuis 1992. Par contre on contribue à la réfection des sentiers et à la protection de l’ours ou du tétras. On paye déjà 2 098 euros d’entretien à l’ONF (année 2010) et on nous demande depuis 2012 la taxe forestière de 1 504 euros que nous avons refusé de payer". Pour l’élue, le choix du gouvernement est clair : "Le but est de privatiser la forêt car on n’aura pas d’autre choix que de se tourner vers le privé. C’est terrible car la gestion de l’ONF était bonne. L’entretien d’une forêt coûte cher et rapporte peu alors qu’elle prend une place de plus en plus importante dans nos communes". Constat partagé par la maire de Lanne-en-Barétous, Lydie Campello : Quand je vois qu’on ne peut même pas réparer les dégâts de la tempête Cynthia. On nous parle de filière bois et de reconversion énergétique et on casse tout" note-t-elle.

Voir aussi la pétition Cyber@cteur
et l'article d'SOS forêt

On ne va pas remuer le couteau dans la plaie mais comme nous avons été dans les premier à communiquer sur ce dossier, on ne peut faire l'impasse sur la dernière publication du Cosiroc à ce sujet ! L'affaire de Mondeville a en effet, suscité bien des discussions notamment sur Bleau.info. Ainsi, certains ont pu reprocher au Cosiroc des erreurs tant sur la gestion administrative et politique du dossier que sur sa condamnation officielle tardive du saccage du projet de circuit bleu. Le Cosiroc a donc, après avoir réaffirmé sa position ferme et immuable sur la taille des prises en site naturelle, revient sur toute cette histoire dans un article de son site intitullé : "Mondeville, au-delà des affabulations et des aigreurs de certains, les faits" dont nous ne reproduisons ici que quelques extraits avec nos commentaires et critiques.


site mairie escalade 250
 Voici donc quelques extraits mais nous vous invitons tout d'abord à lire l'article du Cosiroc dans son intégralité.
[...]
  • "parler de rivalité entre FFME et CoSiRoc dénote d'une absence de connaissance des réalités ; CoSiRoc et FFME travaillent en bonne coopération et présentent après concertation une position commune des grimpeurs devant les instances étatiques (ONF, Conseil Général et autres)
  • il est inexact de dire que la municipalité ne s'intéressait qu'aux seuls chasseurs puisqu'une rubrique du site de la mairie était consacrée à l'escalade  (http://www.mondeville91.fr/index.php/decouverte/escalade/60-escalade-a-mondeville); en outre il était initialement prévu par la mairie une journée événementielle pour une « inauguration » des circuits qui devait avoir lieu fin mai 2014
  • [...]
  • de nombreux échanges de mails et une réunion avec ceux des grimpeurs intéressés par ce projet qui ont bien voulu y assister ont permis d'établir le cadre du projet de refonte des circuits d'escalade ; ce projet consistait en une remise à plat de balisages en grande partie existants, accompagné d'un très gros travail de nettoyage des blocs, pour en faire un ensemble cohérent et de suivi plaisant, priorité étant donnée au secteur Ouest
"une réunion avec ceux des grimpeurs intéressés par ce projet qui ont bien voulu y assister" est-ce vraiment l'exacte rapport des faits chers amis ? A la TL²Bleau, plusieurs protagonistes nous ont dit avoir été conviés mais ne pas pouvoir y assister ce qui est assez différent.
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  • le délai souhaité par la « mairie » étant court (mai 2014), le travail de nettoyage a été entrepris en avance de phase par rapport à une réunion avec les propriétaires qui se faisait attendre malgré une relance effectuée auprès du représentant de la mairie ; à noter que les nombreux circuits d'escalade qui se trouvent sur les terrains privés de l'Essonne ont été tracés sans accord explicite des propriétaires, mais les temps changent et nous souhaitions faire les choses en accord avec ces derniers

  • "le délai souhaité par la « mairie » étant court (mai 2014), le travail de nettoyage a été entrepris en avance de phase par rapport à une réunion avec les propriétaires." C'est sans doute là que se situe une double erreur. En effet, le Cosiroc est une association qui agit sur ce type de dossier depuis 1962 ! On était donc en droit d'attendre un peu plus "de méfiance" de sa part. Ensuite, pourquoi essayer de tenir un délai imposé par une Mairie ?

  • [...]
  • le travail remarquable qui a été effectué sur le secteur Ouest de Mondeville a conduit à 5 circuits avec balisages provisoires très discrets (F, PD, AD, D, TD) qui ont d'emblée rencontré un réel succès (merci à tous les bénévoles qui ont participé à ce travail et notamment J.J. Naëls qui y a fortement contribué)
  • l'accroissement de fréquentation induit a attiré l'attention des chasseurs, mais il n'y a aucune raison a priori de leur attribuer le saccage des voies; [...]
  • il est rappelé, pour mémoire, [...] (qu') À part sa traditionnelle position de conseiller, parfois organisateur, dans la gestion des circuits d’escalade, son (celui du Cosiroc) objectif principal est la défense des intérêts des grimpeurs dans le respect des sites naturels.
Le CoSiRoc (23/09/2014)

Allez, une dernière précision : la chasse est ouverte en Essonne depuis le 21/09 ! Et un dernier conseil à nos amis du Cosiroc : quand on se dit "factuel" on donne des dates et des documents qui permettent de vérifier la qualité de l'historique et qu'aucune omission n'est faite. D'après certains propos recuillis par la TL²Bleau, il semble que tous les échanges entre protagonistes ne sont pas rapportés ici.
La prochaine loi de finance prévoirait une forte augmentation des frais de garderie demandés par l’Etat aux 11 000 communes forestières (+5 à 6 %). Les frais de garderie constituent la contribution de ces communes au financement de la mise en œuvre, du régime forestier, par l’Office National des Forêts, dans les forêts publiques conformément aux dispositions du Code Forestier. Une mesure qui provoque une nouvelle fois la colère du SNUPFEN (syndicat forestier) mais aussi des Maires ! Avec une taxe à l'héctare qui pourrait passer de 2 à 14 € en 3 ans, on image l'impact sur le bidget de ces communes et du coup sur les impôts locaux !


En effet, dans les projets de Bercy les frais de garderie passeraient de 12 à 18% pour les communes de plaines et de 10 à 15% pour les communes montagnardes. La taxe à l’hectare de forêt gérée passerait également, en 3 ans, de 2 à 14 € par hectare  !!! Par ces décisions, l’Etat reviendrait sur les dispositions du contrat pluri annuel qu’il a pourtant signé, pour la période 2012-2016, avec les communes forestières et l’ONF. Ainsi l’Etat choisirait de ne plus honorer sa signature et de casser un contrat établi conformément aux dispositions du Code Forestier.


Le Snupfen a bien entendu réagit sur son site et demandé au 1er Ministre le retrait de ce projet.
"Pour le SNUPFEN Solidaires si ces augmentations devenaient effectives, elles constitueraient indéniablement une grave menace pour le régime forestier. En effet, de nombreuses fois sollicitée ces dernières années, la Fédération Nationale des communes forestières (FNCOFOR) risque de conditionner tout nouvel effort des communes à l’abandon du bénéfice du régime forestier."


Par ailleurs France 3 a aussi diffusé un reportage deMariella Coste et Pauline Guigou sur le sujet présenté comme suit :

"Les communes forestières s’inquiètent du projet gouvernemental d’augmenter leur contribution au financement de l’Office National des Forêts (ONF) à hauteur de 50 millions d’euros pour les trois prochaines années. Selon elles, cette charge est trop importante et met en danger la forêt en France.

18 euros par hectare

Nello Broglio, Vice-président Fédération nationale communes forestières est en colère. Il dénonce une rupture du contrat qui lie l’Etat, les communes et l’Office National des Forêts (ONF. Ce contrat avait été signé en 2011, fruit de long mois de négociations pour remettre à flots l’ONF, seul opérateur en France pour la gestion des forêts. Chaque municipalité s’engageait à lui verser 2 euros par hectare. Bercy propose de passer la contribution à 18 euros par hectare.
La fédération est contre et demande à ce qu’on applique la convention que nous avons signée. Une convention avec l’Etat. Si maintenant chaque fois qu’on signe une convention, la parole de l’Etat est remise en cause parce que tel service ou tel service n’est plus d’accord.. le gouvernement change… ce n’est pas gérable."

Reçus au ministère la semaine prochaine

Nello Broglio ,maire d’une commune de 3 000 habitants dénonce une charge insupportable. Ici 1000 hectares à gérer correspondrait à une augmentation de 2 % des impôts locaux :
Je ne vais pas pleurer sur ma commune, qui est une commune conséquente de 3000 habitants… mais il y a des petites communes avec 300, 400 habitants qui ont une forêt communales énorme, un patrimoine forestier énorme, et qui ne pourront pas supporter ce genre d’augmentation."
Sans la mutualisation des moyens via l’ONF, seules les communes les plus fortunées pourraient s’offrir un entretien privé de leur domaine. Pour la fédération, c’est tout simplement mettre en péril la forêt en France. Les représentants seront reçus par le ministre de l’agriculture la semaine prochaine."


La fin du mois de septembre sera chargée pour tous les amis du pays de Fontainebleau ! On vous propose un petit rappel des dates à noter dans votre agenda sachant que les 20 et 21 septembre, il va falloir faire un choix tellement il y a de choses programmées ! En effet, outre les sorties organisées par le centre de Franchard (Dimanche à vélo), l'ONF (voir ici), le PNRGF, Nature Environnement... il y a le Trophée escalade des pompiers dont on parlait là, et le Triathlon de Larchant (voir ici



En effet, outre les manifestations sportives, ce WE sera aussi celui des Journées du Patrimoine et de nombreux organismes vous proposent une ou plusieurs sorties. On vous recommande tout particulièrement celles du PNRGF, de Nature Environnement et l'exposition de l'ami Bernard Théret que les grimpeurs connaissent plus pour ses topos, circuits et blocs que pour ses recherches archéologiques sur le Néolithique !


Nature Environnement 77 organise deux sorties "nature" le samedi 20 septembre. "Apprendre à reconnaître les arbres" et se déroulle dans la réserve naturelle de Montereau-Fault-Yonne (RdV au Prieuré Saint Martin). Pour vous inscrire : ne77@orange.fr ou laisser un message au 01 64 71 03 78 en précisant votre nom et vos coordonnées téléphoniques.

On vous recommande aussi la démonstration de taille du grès qui aura lieu les 20 et 21. Elle est assurée par Francisco De Oliveira, tailleur de grès de Fontainebleau (carrier). Il a reçu la marque "Savoir faire" du Parc naturel régional du Gâtinais français ». C'est de 9h à 12h et de 14h à 17h, Rte de Boutigny (à la Mairie, à gauche rue de Verdun, 1,2 km après la sortie du village la carrière est signalée sur la droite), non loin du site d'escalade du Rocher Chatillon.
Petit rappel des autres sorties prévues pour le mois de septembre à Franchard :

Brame du cerf :

A partir du vendredi 12 septembre jusqu'au vendredi 10 octobre-­
Deux formules sont proposées :
- une formule avec buffet “100% briard” + présentation de la vie du cerf et ballade d'écoute du brame à 25 € par adulte et 20 € par enfant de 6 à 12 ans
- une formule ballade seule à 10 € par adulte et 5 € par enfant de 6 à 12 ans

Les soirées du 3,4 et 5 octobre ne se feront qu'avec la formule ballade seule

Inscription auprès de Naturaya par téléphone au 0160708953 ou par mail info@naturaya.fr

Le 21 septembre : Dimanche à vélo de Franchard « spécial journée du patrimoine « : à la rencontre des peintres de Barbizon

Programme :
- 10 h 00 Accueil au centre d' Écotourisme de Franchard-café d'accueil et introduction à la thématique
- 10 h 40 Départ vers la platière d'Apremont et introduction à la thématique "peindre sur le motif" avec une conférencière de Barbizon
- 12 h 30 Arrivée à Barbizon
- Repas tiré du sac - circuit des peintres guidé par une conférencière de Barbizon
- 15 h 30 Départ de Barbizon
- 17 h 00 17 h 30 retour à Franchard

Informations pratiques : Réservation obligatoire , sortie destinée aux adultes et aux jeunes de plus de 14 ans ayant une bonne pratique physique, parcours de 13 Km
Renseignements et inscriptions : 0160711108 par mail franchard@tourisme77.fr

Hommage à Dennecourt : samedi 27 septembre
Thématique 2014 : "les Arbres et leur histoire"
L'évolution du peuplement forestier du 17e au 20e siècle : landes, futaies, plantations de conifères et réserves artistiques seront évoquée sans oublier les noms que donna Dennecourt aux arbres les plus remarquables .
Départ à 14 h 30 au centre d'écotourisme de Franchard , retour vers 17 h 30 au même endroit

Sortie organisée en partenariat avec Seine et marne Tourisme et animée par Jean Claude Polton

Inscription : franchard@tourisme77.fr ou 0160711108






Comme chaque année, au moment où les cerfs entament leurs chants, l'ONF communique sur le calendrier des chasses en forêt de Fontainebleau et sur la nécessité de cette activité. Nous relayons donc ci-dessous la note de communication, le calendrier et la carte des actions de chasse. Et nous renouvelons notre critique : cette note ne tient pas compte des actions de chasse à courre. Elle est donc incomplète et fausse car vous pouvez très bien vous trouver nez à nez avec ces derniers un samedi à Franchard Isatis ou Cuisinière ! Prudence les amis ! Pour mémoire, dans les sites de l'Essonne, la chasse reprend ce week-end...On vous déconseille donc fortement les sites tels que la Padôle, Videlle, Mondeville...(voir l'arrêté préfectoral du 91).



D'après l'office, "la concentration des grands animaux sur le massif forestier de Fontainebleau, sangliers, cerfs et chevreuils, nécessite une régulation régulière par des actions de chasse.

En effet, un trop fort niveau des populations peut entraîner des conséquences importantes : accidents de la circulation, dégâts aux jeunes peuplements forestiers mais aussi aux propriétés ainsi qu'aux clôtures et jardins. Comme pour les saisons précédentes, la chasse à tir, réduite sur ce massif fréquenté, se déroulera, les lundis, les jeudis et quelques vendredis du 3 novembre 2014 au 23 février 2015.

Ces actions sont encadrées directement par l'ONF où toutes les mesures de précautions et de sécurité seront prises en forêt."








Celles et ceux d'entre-vous (351 sur facebook) qui nous suivent depuis bientôt 4 ans le savent notre logo est un poing levé directement inspiré de la forme du plus célèbre bloc de la forêt de Fontainebleau : le Bilboquet du Cul de chien (Trois Pignons) véritable symbole tant de notre forêt que des combats qu'on y mènent pour sa sauvegarde. En effet, le Bilboquet est menacé et vous avez pu lire sur notre édition de la TL²Bleau les différents épisodes des actions conduites pour sa sauvegarde. Dans notre article annonçant la mise en place de la ceinture, on s'interrogeait sur l'éventualité de changer notre logo. 




C'est presque chose faite avec le concours de Stéphan Denys et le Magazine Grimper ! En effet, dans le n°159 qui vient d'arriver chez vos marchand de journaux, outre le gros dossier sur les chances de voir l’escalade pointer le bout de son nez aux jeux olympiques 2024, l’interview de Paige Claassen recueilli par Liv Sansoz et les pages consacrées à divers spots, vous découvrirez de belles images retraçant l'histoire de ce bloc en marge desquelles Steph nous propose un nouveau logo. 

Merci Stéphan, merci Grimper, on adhère à 100 % !


Le logo revue par Grimper !

On en profite aussi pour vous inviter à répondre à l'enquête de Grimper à propos de son site internet...




Les années se suivent et se ressemblent... hélas ! Après Rim Fire, lautorités américaines ont été contraintes de fermer l'accès au pic Half Dome, célèbre falaise du parc national de Yosemite, mardi 9 septembre, en raison d'un incendie.

AP/Michael Frye in Le Monde

Le feu s'est déclaré dimanche. Il se propage rapidement à la faveur des vents et a déjà balyé plusieurs milliers d'hectares ! Les sentiers de randonnées fréquentés par des millions de visiteurs chaque année ont donc été fermés, y compris ceux qui mènent à l'arrière du Half Dome.
D'après les autorités du parc, outre l'accès au pic, l'incendie a aussi occasionné la fermeture de chemins dans Little Yosemite Valley, Merced Lake, Echo Valley, entre autres.
Le feu « a progressé rapidement et dans diverses directions (…). La fumée devrait persister dans les prochains jours », indiquait, mardi, le site Internet du parc
L'an dernier, le parc national de Yosemite avait été victime d'un gigantesque incendie, le troisième plus important de l'histoire de la Californie, qui avait ravagé 104 131 hectares.
A la Tl²Bleau, on souhaite avant tout que notre portail d'information et d'éco-vigilance soit le plus utile possible. C'est pourquoi, en plus de diffuser l'information, on s'implique aussi sur le terrain et certaines de nos actions peuvent facilement être menée par vous, chers lecteurs ! Ainsi, comme nous vous l'avons proposé pour le suivi de certaines espèces par l'OPIE, pourquoi ne pas poursuivre le travail et contribuer à l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN), la base de données référence sur la biodiversité en France ? Résolument participatif, cet inventaire invite chaque citoyen à recenser la biodiversité des forêts de sa région avec l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts (OBF) ! A Fontainebleau, de nombreuses espèces observables sont à inventorier... 


Le tout nouvel Observatoire (né sous l’impulsion de Noé Conservation et du Muséum national d’Histoire naturelle) estime que les forêts de France métropolitaine abritent 30 % de la biodiversité de l’Hexagone.  Ces espèces (Végétaux, amphibiens, reptiles et autres insectes) évoluent, migrent, disparaissent, prolifèrent… Mais comment inventorier et tenir à jour les informations connues (présence, répartition, disparition, etc.) si ce n'est en s'appuyant sur un plus grand nombre de participants ?

Le grand public est donc invité à prendre part à l’aventure en photographiant, localisant et inventoriant 28 espèces ! Et il n'est pas besoin d’être Einstein ou Cuvier pour devenir observateur. Il suffit de repérer sur le site de l’OBF les espèces à recenser dans votre région puis sur CardObs, un site géré par le MNHN, d'y enregistrer ses observations... Un tutoriel vidéo explique comment s’y prendre, le tour est joué en quelques minutes. Il y a à coup sûr une mission à accomplir près de chez vous. 


22 missions seront organisées tout au long de l’année, elles se focaliseront sur une zone géographique définie (un ou plusieurs départements) et sur une liste d’espèces précises. Ces espèces sont menacées et certaines n’ont même plus été observées depuis plusieurs dizaines d’années à l’échelle de la zone géographique concernée. C’est donc un beau défi en perspective pour vous, observateurs !


COMMENT PARTICIPER
1. Découvrez les espèces à inventorier et les missions près de chez vous, et repérez celles auxquelles vous souhaitez participer.
2. Téléchargez les outils d’aide à l’observation disponibles sur le site Internet.3. Munissez-vous d’un appareil permettant de prendre des photos et prenez le cap de la forêt !
4. Lorsque vous observez la ou les espèce(s) de la mission à laquelle vous participez, notez l’emplacement et tentez de la prendre en photo.
5. Après votre sortie en forêt, visionnez le tutoriel vidéo pour déposer vos données sur le site CardObs.
6. Allez sur le site de CardObs et connectez-vous au compte du programme en utilisant le login "foret" et le mot de passe "foret2014".
7. Déposez vos données et vos photos en suivant les indications. N’oubliez pas de bien renseigner votre email pour que les scientifiques puissent vous contacter si besoin.
8. Voilà, vos données sont enregistrées. Les scientifiques du Muséum valideront rapidement vos données et les intégreront à l’Inventaire National du Patrimoine Naturel !
Ainsi à travers la Forêt de Fontainebleau, plusieurs espèces faciles à observer peuvent faire l'objet d'enregistrement pour accroître les données de l'INPN. 

Prenons par exemple la Langue de bœuf, un superbe champignon (comestible en plus !)  Fistulina hepatica. Son observation constitue la mission n°: 11 de cet automne.En forme de console ou de langue parfois portée par un pied court fixé sur le support (notamment nos chênes et châtaigners), le chapeau fait de 7 à 25 cm de large. Il est très visqueux, couvert de petites aspérités donnant l’impression d’une langue râpeuse, et sa couleur est rouge brique, devenant plus foncé en vieillissant. Sur sa face inférieure, les pores forment des tubes courts et serrés de couleur crème qui s’assombrissent rapidement lorsqu’ils sont blessés. Il peut exsuder un jus couleur sang.
Les données actuelles INPN certifie sa présence dans très peu de département par manque de d'information... et pas en Seine et Marne ! 
Pourtant, on vous le certifie, il est bel et bien là... comme l'ont observé Greg et Jipé
à vous donc de compléter !

Le loup et son retour en France est un sujet qui fait parfois hurler (et pas que la nuit) ! Partisans et opposants de la Bête n'en finissent plus de montrer les crocs. Et sur le sujet on peut lire autant de bétises d'un côté que de l'autre... Difficile de se faire un opinion donc et la brochure distribuée lors du dernier Salon de l'Agriculture, "pour mieux faire comprendre ce que vivent au quotidien les éleveurs dont les troupeaux sont soumis à prédation par le loup" n'a pas arrangé les choses ! Vu depuis Paris ou la Forêt de Fontainebleau, ce grand retour du loup (y compris dans l'actualité) peut prêter à sourir comme nous l'avions fait l'an dernier dans un article de novembre mais les prédations du loup ont aussi de quoi inquiéter, raisonnablement. En tous cas, dimanche, les partisans de la bête et notamment ceux de l'association Ferus, vous invitent à Larchant, à la célèbre Auberge de la Dame Jeanne, pour la seconde édition de la Fête du loup !

Mais revenons un peu sur cette fameuse plaquette : Le loup. 10 vérités à rétablir 
Certains la qualifient volontiers de "politicienne, démagogique et rétrograde" notamment sur La Buvette des Alpages de Baudouin de Menten, militant des associations de défense de grands prédateurs Ferus et l'Aspas. 
Alors, quelles sont ces "vérités" sur le loup ? Patrick Pleul pour l'AFP avait tenté un décryptage de la brochure point par point dans cet article. Par ailleurs, sur un autre blog, on apprenait que le loup était présent dans le sud du département...



Samedi 13 septembre à 20h45 en exclusivité sur la chaine Seasons sera diffusé le reportage Loup : la guerre est déclarée qui démontre bien l'importance du sujet et la colère de nos agriculteurs ! 


Armé  de ces informations, vous êtes donc invités à la deuxième fête du Loup de Larchant (77) avec au programe du dimanche 14 :
10 heures : Ouverture et rencontre avec les propriétaires de chiens- loups et nordiques
11 heures : Conférence FERUS - rencontre avec les spécialistes
12-13 heures : Restauration rapide au Chalet Jobert
14 heures : Pierre Cadec notre invité d'honneur présente les loups
15 h 30 : Spectacle : Soon et Shanka - démonstration de dressage
16h 30 : Concours du chien loup et présentation des races
17 h 30 : Démonstration des chiens de traineaux

La Fête du Loup : deuxième édition en France, les 14septembre 2014 > CLIQUEZ POUR EN SAVOIR PLUS
Les Parc National des Calanques est né dans la douleur après plus de 12 ans de tergiversations politiques que nous avons largement relayé sur la TL2B. Parmi les critiques (fondées) des opposants : les rejets des égoûts et les rejets industriels en mer et notamment les tristement célèbres boues rouges (voir le dossier de la TL²B+ d'avril 2013)... Dans un avis voté ce lundi, le parc national autorise Alteo, producteur d'alumine, à rejeter au large de Cassis ses eaux industrielles, chargées d'aluminium, de fer et d'arsenic ! Un vrai scandale qui vient encore ternir l'image de cette citée et son PN de plus en plus urbain.

En effet, le conseil d’administration du PN s'est prononcé favorablement  (30 voix pour, 16 contre, 2 absentions)  ce lundi 08/09/2014, sur la prolongation d’une autorisation de polluer en mer ! Plus précisément, l’usine Alteo (ex-Péchiney), qui produit à Gardanne de l’alumine à partir de bauxite, demandait l’autorisation de continuer à rejeter au large de Cassis les effluents de ses traitements. Des «eaux de procédé» chargées de métaux lourds, dont l’aluminium, le «fer total» et l’arsenic. 


C’est ce que l’on appelle les «boues rouges». D’abord stockées en plein air, en lagunage, elles sont rejetées en mer depuis 1966. Après un voyage d’une cinquantaine de kilomètres, un émissaire rejette les boues à 7,7 kilomètres du large et 330 mètres de profondeur, en tête d’un remarquable canyon, très long et très profond (2 400 mètres). L’un des plus beaux de Méditerranée. Actuellement, 180 000 tonnes de boues rouges s'y déversent chaque année… Donc en 50 ans, c'est entre 30 et 20 millions de tonnes qui ont été déversées en méditérannées et dont on trouve des traces à plus de 60 km du lieu de reget ! Une autorisation de rejet sans cesse prolongée (la dernière date du 1er juillet 1996 et courrait jusqu’au 31 décembre 2015) par les ministères...

Un parc national où les ruines et sites pollués ne se comptent plus
HIG pourrait mettre en œuvre des «prétraitements» limitant  les rejets chimiques mais ils sont selon lui très, trop, coûteux ! Pour l'entreprise, peut être mais pour l'agglomération, qui mise beaucoup sur PNC et ses retombées économiques ?  Le CA du parc a tout de même assorti son avis d’une obligation de rendez-vous tous les cinq ans. On en rit encore... Encore une fois, c'est le chantage à l'emplois (400 salariés) qui gagne contre le million d'habitants de la zone, contre leur bonne santée ou celle de la flore, la faune et la qualité des eaux. D'ailleurs, avec le PNC et la surveillance des eaux de baignade, la fermeture des plages s'est accélérée cette été !

Un parc où seul les visiteurs et touriste sont invités à remporter leurs déchets !
Le préfet de région doit prendre en juin 2015 l'arrêté autorisant la poursuite de l'occupation du domaine maritime (pour l'émissaire) et les rejets. Sa décision reprendra obligatoirement l'avis et les réserves du parc national.

Ramassez les champignons n'est pas du goût de tous !

Comme chaque année, la fin de l'été marque le début de la période de ramassage des champignons. Nous profitons d'un exemple dans le gers pour rappler que la ceuillette (tant pour les champignons que pour les fruits ou les fleurs) est une activité REGLEMENTEE ! En effet, chaque année des conflits apparaissent dans de petites communes où les propriétaires sont victimes de l'incivisme des ramasseurs de champignons, châtaignes, muguet, jonquilles... En effet, la grande majorité des bois sont privés. Ils ne sont donc pas libre d'accès ! De plus, certains n'hésitent pas à piller les cultures, oublient de refermer les barrières... Bref, au travers de l'exemple de Castérons, apprenez que l'on ne fait pas ce que l'on veut dans les bois..
A LIRE sur la TL²B



Comme chaque année, la fin de l'été marque le début de la période de ramassage des champignons. Nous profitons d'un exemple dans le gers pour rappler que la ceuillette (tant pour les champignons que pour les fruits ou les fleurs) est une activité REGLEMENTEE ! En effet, chaque année des conflits apparaissent dans de petites communes où les propriétaires sont victimes de l'incivisme des ramasseurs de champignons, châtaignes, muguet, jonquilles... En effet, la grande majorité des bois sont privés. Ils ne sont donc pas libre d'accès ! De plus, certains n'hésitent pas à piller les cultures, oublient de refermer les barrières... Bref, au travers de l'exemple de Castérons, apprenez que l'on ne fait pas ce que l'on veut dans les bois...


L'article de la Dépêche commence ainsi :
"Bienvenue à Castéron, 60 habitants à l'année... et beaucoup plus dès que les «têtes noires» pointent leurs chapeaux dans les bois de cette charmante commune de Lomagne." [...] Problème : certains cueilleurs exagèrent. «J'ai vu une voiture garée pendant 6 heures à l'entrée de mon bois. Le cueilleur est parti manger à midi mais il est revenu l'après-midi et a rempli des poches de champignons jusqu'à la nuit. J'estime que c'est pas du ramassage, c'est du pillage» (...)

Plusieurs incidents ont été signalés à la gendarmerie de Saint-Clar, et les nombreux abus (on a compté jusqu'à 50 voitures mal stationnées) ont provoqué une réaction des propriétaires de bois de Saint-Aubin. 
«On s'est réunis et on a décidé que dorénavant, la cueillette serait interdite dans nos bois sauf si les personnes sont accompagnées par un de nous. J'ai déjà apposé des panneaux à l'entrée du bois de mon père mentionnant cueillette interdite», nous rapporte la Dépêche. Selon un témoin, "pendant cette exceptionnelle poussée de cèpes, certains auraient ramassé 400 à 500 kg". «Ne me dites pas que c'est pour faire des conserves à la maison. [...]

Que dit la loi sur la cueillette des champignons ? Peut-on ramasser des champignons, des châtaigne, des jonquilles... dans n'importe quel bois ?

La réponse est NON !

Les champignons  appartiennent de plein droit au propriétaire du sol. Donc, à contrario des animaux, ils ne sont pas res nullius (selon l'expression latine utilisée en droit qui signifie «qui n'appartient à personne»). Si leur ramassage est par conséquent toléré, il doit remplir quelques conditions, souvent rappelées par l'ONF. 

Ainsi, il convient de demander l'autorisation au propriétaire, respecter les lieux, les animaux et les panneaux d'interdiction, ramasser avec parcimonie et consulter les arrêtés préfectoraux et communaux en mairie qui peuvent comporter des restrictions géographiques, temporelles ou quantitatives. Alors vous nous direz "comment sait-on que l'on est dans une propriété privée, notamment quand il n'y a pas de panneau ? Rappelez-vous, on vous avez présenté le nouveau visage de l'IGN qui est aujourd'hui "l'Institut national de l'information géographique et forestière". Sur son portail, vous trouverez toutes les informations sur les forêts françaises ! Placé sous la tutelle des ministères chargés du développement durable et des forêts, l’inventaire forestier est un service de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN). Il est chargé de l’inventaire permanent des ressources forestières nationales, indépendamment de toute question de propriété (article R. 521-1 du code forestier). 

Source IGN


Ainsi sachez que la forêt privée est majoritaire en France. Elle représente les trois quarts de la surface forestière métropolitaine, soit 12,4 millions d’hectares. Les forêts domaniales rassemblent 9 % de la surface forestière métropolitaine, le reste étant occupé par les autres forêts publiques, composées de forêts communales pour l’essentiel.Les forêts communales et les forêts domaniales sont indiquées par des panneaux. Donc en entrant dans un bois, il y a près de 9 chances sur 10 que vous pénétriez sur une propriété privée !

Enfin, notez que d'après l'article R163-5 du Code forestier (nouveau), une récolte sans autorisation inférieure à 10 litres est passible d'une amende maximale de 750 euros. Une récolte supérieure à 10 litres peut être sanctionnée jusqu'à 45 000 € d'amende et 3 ans d'emprisonnement. Cette peine peut être portée à 75 000 € d'amende et 5 ans d'emprisonnement en cas de circonstances aggravantes : plusieurs personnes ou complices, violences sur autrui, actes de dégradation...

Voir aussi :
Cette année, le ministère de la Culture et de la Communication, en association avec le ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, a choisi pour la 31e édition des Journées européennes du patrimoine, d’associer culture et nature. En forêt de Fontainebleau, l’ONF vous propose, le dimanche 21 septembre de 14 h à 16 h sur la plaine de Chanfroy, une visite commentée par un guide ONF. En arpentant la forêt sous la conduite d’un forestier naturaliste, le public est invité à découvrir toute la richesse naturelle et écologique du massif de Fontainebleau.
Gratuites, ces journées constituent un moment privilégié qui permet de valoriser les patrimoines naturels, et culturels des forêts publiques.
Le dimanche 21 septembre de 14 h à 16 h l'ONF vous donne RDV sur la plaine de Chanfroy.
Ouvert à tous, le rendez-vous est donné à 14 h  sur le parking de la plaine de Chanfroy, situé à proximité de la commune d’Arbonne-la-Forêt (Coordonnées GPS : lat. 48.3993 / long. 2.5662).



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