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La forêt n'est pas une poubelle ! Nettoyons !

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ESCALADE

Sur le chemin

juillet 2018


Carton rouge ! Les bénévoles des AFF n'avaient pas terminé d’effacer les gros pois rouges faits à la bombe que déjà, le baliseur fou est revenu taguer le sentier rouge des 25 bosses. Une fois encore, le sur-balisage très, très grossier a été réalisé à la bombe de peinture rouge mais cette fois les traits font près de 40 cm de long pour 4 cm de large !!! Lamentable et décourageant. La portion du sentier touché va du pignons des maquisards à celui de la Maison Poteau.

Ce n'est hélas pas la première fois que les sentiers de Bleau sont victimes de sur-balisage sauvage. C'est même souvent le cas l'été. Ainsi par exemple, en juillet 2015, c'était le sentier bleu numéro 16 qui était la cible des attaques.

Photos : Robert Courtieau

Ces sentiers sont pourtant très bien entretenus et balisés par les bénévoles de l'AFF. Ils sont aussi très bien décrits dans leur guide des sentiers dont la 8ème éditions est parue il y a peu. Alors, à qui profite le crime ? Qui a besoin d'une balise de 40 cm de long pour se guider entre les rochers ??? Est-ce pour s'opposer aux différentes modifications du tracé (comme ici),  ces dernières années pour tenir compte de l'érosion ? Il est grand temps que la brigade verte de Bleau se mette en place. Heureusement, les membres du GIRAF ont eux l'autorisation de l'ONF de décaper la peinture...








Il y a bien longtemps que l'on n'a pas parlé du financement des 10 Parcs Nationaux français ! En effet, les parcs nationaux français ont vu leur champ d'action élargi avec la loi d'avril 2006 et parallèlement, les moyens financiers et humains alloués par le ministère en charge de l'environnement sont en baisse régulière depuis plusieurs années. Du coup, régulièrement, on évoque le modèle américain pour les parcs français. En 2015, le directeur de l'eau et de la biodiversité avait confié au Commissariat général au développement durable (CGDD) une mission visant à proposer des pistes de financements complémentaires. Le CGDD a enfin rendu sont rapport et propose une batterie de nouveaux modes de financements, parmi lesquels l'instauration de droits d'accès.

Les hauts fonctionnaires ont remis en juin 2018 leur copie sous la forme d'un rapport (172 pages) très étayé et préconisent la "combinaison judicieuse" de quinze pistes de financements. Outre la mobilisation des fonds européens, le mécénat, le financement participatif, la délégation de services, le sponsoring et le naming, ils envisagent l'instauration de droits d'accès.

Ses droits d'accès existent dans de nombreux pays (Chili, Costa-Rica, Etats-Unis, Mexique, Pologne...) sous différentes formes : droits d'entrée à la visite, droits de parking, paiements pour bivouac ou activités sportives, droits liés à un supplément de services dans une partie du parc, etc. Certains pays utilisent des droits d'entrée classiques d'autres, comme la Corée ont abandonné les ses droits au profit de services payants ou de contributions basées sur le volontariat (Japon / Mont Fuji) : parkings, bivouacs, utilisation d'abris. En moyenne, le budget des PN n'est financé que par quelques dizaines de pourcents mais au Chili il atteint 40 % ! 

Et pour la France ?

Les auteurs de la mission ont passé en revue l'ensemble des contraintes liées à ce mode de financement. S'ils ont rapidement balayé celles de nature juridique et environnementale jugées "secondaires" et les contraintes opérationnelles (tarification, collecte, contrôle, redistribution), ce sont surtout les questions éthiques et sociales qui leur semblent les plus fortes. 

"L'acceptabilité sociale des droits d'entrée au sens strict demeure depuis longtemps limitée". Et de citer les différents arguments avancés pour s'y opposer : tradition de l'accès libre et gratuit à la nature, opposition à une privatisation de l'espace public et à une marchandisation de la nature, discrimination vis-à-vis des personnes à faible revenu, etc. Mais ils notent tout de même que "L'acceptabilité sociale du mécanisme peut être considérablement améliorée si l'accès du parc n'est pas restreint ou très peu (…) et si un niveau de service supplémentaire justifie sa mise en oeuvre". Un modèle existe déjà en France. C'est celui du parc de la Guadeloupe qui a mis en place un droit d'accès (de 1 à 2,20 €) à une zone très localisée de son territoire : l'aire d'accueil des chutes du Carbet. Plusieurs services y sont proposés : accueil et information du public, orientation du stationnement, gestion de la billetterie, vente de produits du parc, toilettes, aire de pique-nique, belvédères d'observation... L'intégralité des recettes est versée au parc qui rétribue en retour l'entreprise à laquelle il a confié la gestion de ces services via une concession de service public. Ces recettes ont représenté 90.000 euros en 2016. Ce qui ne représente toutefois que 1% du budget annuel du parc.

Ce modèle a retenu toute l'attention du CGDD du fait de la facilité à le généraliser. Il préconise par conséquent d'identifier au sein des autres parcs français "des sites remarquables très localisés sur lesquels le parc pourrait apporter un niveau supplémentaire de prestations aux visiteurs qui le désirent, moyennant le paiement d'une redevance".

Les hauts fonctionnaires sont en revanche beaucoup plus prudents sur l'application systématique de droits d'entrée à l'entrée des parcs, les jugeant difficilement applicables à très court terme. Mais "le haut niveau de service environnemental" apporté par ces zones protégées et le "fort potentiel de financement additionnel de la mesure" justifient à leurs yeux son étude. On les comprend, d'autant qu'un français sur deux vit dans une commune avec un espace protégé !!! "L'examen complet de cette question nécessite une réflexion poussée et l'établissement d'un processus de dialogue politique multi-acteurs réunissant les parcs nationaux et l'ensemble de leurs parties prenantes", prennent-ils soin d'avertir.
D'ailleurs, lorsque l'on évoque en France le sujet comme ce fut le cas en 2013 à propos du péage d'accès au station du Pré de Madame Carle dans le PN des Ecrins, les esprits s'échauffent très vite et chaque création ou révision du périmètre d'un parc donne lieu à de très longs débats, parfois très virulents... Pourtant, dès 2006, les rapporteurs du projet de Loi sur les parcs nationaux avaient averti que le financement des PN serait un des gros problèmes à traiter ! Bref, on n'a pas fini de grogner et il va sans doute falloir mettre la main au portefeuille pour avoir accès à la nature et ses bien-faits !

Cet article est basé de celui publié 12 juin dernier par Laurent Radisson, journaliste spécialisé d'Actu-environnement.



On avait annoncé en février la deuxième édition du challenge vététiste européen "TAKE CARE OF YOUR TRAILS" (prenez soin de vos sentiers) les 7 et 8 avril et les 5 et 6 mai 2018 ! Aux quatre coins de l’Europe, la communauté du VTT s'est mobilisée pour l’entretien et la construction de sentiers. Organisé par l’IMBA Europe et MBF pour la France, ce moment convivial permet de lancer un défi de taille en Europe : réaliser le plus grand rassemblement de vététistes bénévoles pour l’entretien de sentiers VTT sur le territoire européen et ainsi démontrer que tout rider est, ou peut être un éco-acteur de sa pratique ! A ce petit jeu, et on avait oublié de le signaler, la France a été sacrée « meilleure communauté VéTéTiste d’Europe » ! Voici donc, avec un peu de retard (mille pardons !)  le communiqué de presse ainsi que quelques photos.

"Fière d’être 3ème lors de la première édition en 2017, cette année la France est désignée meilleure communauté vététiste d’Europe. Le challenge « Take Care of Your Trails » littéralement « prenez soin de vos sentiers » est une compétition amicale organisée par l’IMBA Europe, permettant de lancer un défi de taille : réaliser le plus grand rassemblement de bénévoles pour l’entretien de sentiers VTT sur le territoire européen et ainsi démontrer que tout rider est, ou peut être un bénévole ! 



Les règles du jeu sont simples : les équipes de bénévoles se regroupent lors d’une journée pour entretenir, aménager, réhabiliter, débroussailler les sentiers VTT. En France, c’est la MBF qui coordonne l’action. Cette année encore, les équipes de bénévoles ont amené force et dévouement sur chaque chantier inscrit, pour montrer que la pratique du VTT ne se limite pas à la simple consommation de ces lieux de circulation. 

Classement européen : Suite à une première édition qui avait regroupé 80 chantiers et plus de 1000 bénévoles aux quatre coins de l’Europe, cette seconde édition a fait encore plus fort !!! 

Voici les chiffres à l’échelle de l’Europe : 
• 1640 volontaires ont participé à la campagne TCoYT 2018 
• 114 chantiers sur 12 pays différents 

Classement 
France – 34 chantiers et 594 bénévoles, 
Italie – 12 chantiers et 275 bénévoles, 
Pays-Bas – 17 chantiers et 208 bénévoles, 
Écosse – 9 chantiers et 168 bénévoles, 
Slovénie – 22 chantiers et 152 bénévoles 

Et la suite : Pour 2019, ce ne sera plus un ou deux weekends qui seront organisés, mais une période fixe d’un mois qui sera mise en place. Cela permettra une meilleure flexibilité pour les bénévoles souhaitant organiser un chantier. Mais n’oubliez pas que l’entretien des sentiers, c’est aussi toute l’année :)



Le lien pour télécharger les plus belles photos de la campagne TCoYT 2018 : https://we.tl/ddIPwIwffW

Après la première édition française du Woomen Climbing Symposium, le 15 septembre 2018 sur le secteur de bloc de la Capelle dont nous avions parlé en avril, les grimpeuses seront à nouveau à l'honneur le week-end suivant mais à Bleau cette fois. Ces rassemblements s'inspirent directement d'un événement créé par la championne du monde Shauna Coxsey au Royaume Uni. Il paraîtrait que les grimpeuses débutantes se sentent mal à l 'aise, n'arrivent pas à s'exprimer physiquement en présence des hommes. L'idée était donc de leur proposer un environnement dans lequel elles se sentiront plus en confiance et d'échanger entre filles sur la pratique de l'escalade. 

 Zofia Reych
Le premier Festival international du bloc féminin à Fontainebleau (du 21/09/2018 au 24) se veut une plate-forme permettant aux femmes grimpeuses de créer un réseau et d'acquérir des compétences en leadership transférables à d’autres domaines de la vie. Organisé par Zofia Reych assistée de nombreuses personnalités. En attendant de recevoir les communications officielles sur le sujet, amies grimpeuse voici les premiers éléments d'information pour vous permettre de réserver votre place.

Rappelons une nouvelle fois que nous ne sommes pas favorables aux rassemblements en sites naturels si ceux-ci n'offrent pas toutes les garanties de respect de l'environnement. 

Ici, la préservation de notre terrain de jeu et la transmission des bonnes pratiques constituent un atelier (le 24/09) qui sera animé par  Madame Gaëtane Hay de l'ONF. Les grimpeuses devraient se retrouver sur les sites de Franchard Isatis et de l'Eléphant et pourront participer à un atelier d'ouverture de voie dans la salle fédérale de Karma à Fontainebleau. 



Programme provisoire

Vendredi 21.09
Atelier d'ouverture de blocs à Karma Climbing 10h00-16h00 (provisoire)
Billet à acheter séparément de l’événement principal 

Samedi-dimanche 22-23.09
Festival international du bloc féminin 2018 à Bleau

Les billets incluent (75€)
• l'emplacement de camping pour une tente ou une camionnette pour 2 nuits
• un billet gratuit pour Karma Climbing (valable 1 an)
• les conseils en bloc des grimpeurs expérimentés de Fontainebleau dont Caroline Sinno
• un cours de yoga le matin avec Tiffany et un après-midi de parkour
• l'accès aux conférences et la soiréedu samedi
• 1 mois d’accès premium aux topos de 27crags.com
• 1 sac avec cadeaux des sponsors
• un ticket de tombola 

Lundi 24.09
Atelier de conservation de la forêt de ONF à Fontainebleau 10h00-16h00 (provisoire)
• organisé avec l’Office National des Forêts.
• les activités peuvent inclure la construction de sentiers, la prévention de l'érosion ou la collecte des déchets.
• le participant sera informé des meilleures pratiques de conservation.
• accès gratuit mais nombre de place limité

Tous les renseignements sont sur le site du womensbouldering

A propos du PN des Calanques, voilà une nouvelle qui nous fait bien plaisir : le Tribunal administratif de Marseille a, le 20 juillet 2018, réformé l’autorisation de rejets des boues rouges et enjoint au Préfet de produire une nouvelle étude d’impact à la demande de la LPO. Les "boues rouges " qui polluent la vie des Marseillais et des Calanques, véritable scandale environnementale sur fond de chantage économique vous en avez certainement entendu parlé dans les médias notamment en mars 2016 lorsque dans la nuit du mardi 8, une rupture de canalisation sous pression contenant soude et bauxite s'est produite à l'usine Altéo de Gardanne ! Pas de victime mais des produits toxiques projetés dans un périmètre de 15 à 35 hectares autour de l'usine. Et bien entendu, la zone autour de l'usine est habitée. En décembre 2015, le Préfet avait renouvelé le droit de rejeter en mer les déchets toxiques contre l'avis de tous. Cette décision a permis à ALTEO de poursuivre ses rejets en Méditerranée, au cœur du Parc national des Calanques et au mépris de la Convention de Barcelone. Une situation pour laquelle la société va devoir trouver une solution plus rapidement que prévu... Voici donc le Communiqué de LPO sur le sujet. Merci les défenseurs des zoziaux.


Communiqué de presse LPO- 20/07/2018


Rejets liquides des boues rouges en
Méditerranée: le Préfet contraint de revoir
sa copie



On se souvient de l’émotion suscitée par l’autorisation de rejet d’effluents liquides en mer donnée à la Société ALTEO de GARDANNE par le Préfet des Bouches-du-Rhône sur injonction du Premier de Ministre il y a plus de deux ans, malgré l’opposition de la Ministre de l’Environnement.

En effet, cette décision a permis à ALTEO de poursuivre ses rejets en Méditerranée, au cœur du Parc national des Calanques et au mépris de la Convention de Barcelone pourtant signée par la France 50 ans plus tôt. Saisi par la LPO, le Tribunal administratif de Marseille a, le 20 juillet 2018, réformé l’autorisation et enjoint au Préfet de produire une nouvelle étude d’impact.

Ainsi, suivant les moyens soulevés par la LPO et d’autres associations, les juges ont :

- réformé l’autorisation donnée à ALTEO le 28 décembre 2015 de déroger aux valeurs limites d’émission concernant 6 paramètres polluants (arsenic, aluminium, fer, pH, DBO5 et DCO) en ramenant le terme de cette autorisation du 31 décembre 2021 au 31 décembre 2019, en raison de l’existence d’incertitudes techniques résiduelles quant à l’impact environnemental et sanitaire à long terme des substances rejetées dans la mer Méditerranée et de la nécessité de mieux protéger, au plus tôt, l’environnement marin, auquel la dérogation portait une atteinte excessive.

Contrairement à ce que l’exploitant et le Préfet soutenaient, le Tribunal a considéré qu’ALTEO dispose des moyens techniques pour parvenir à respecter les valeurs limites d’émission imposées par la réglementation d’ici au 31 décembre 2019, à charge pour elle d’accélérer ses recherches si nécessaire.

- imposé au Préfet de demander à ALTEO la production d’une étude d’impact complétée comprenant une analyse des impacts sanitaires et environnementaux cumulés des rejets en mer et du stockage des boues rouges à terre sur le site de MANGE-GARRI, à BOUC BEL AIR, puis, une fois l’étude produite, d’organiser une nouvelle enquête publique et d’adopter un arrêté préfectoral comprenant des prescriptions complémentaires, dans un délai de 6 mois à compter de la notification de sa décision.

A défaut de régularisation dans ce délai de 6 mois, le Tribunal annulera l’autorisation du 28 décembre 2015 délivrée à ALTEO de rejeter les effluents résiduels liquides de son usine d’alumine de GARDANNE en mer.

Ils ont ainsi confirmé pour l’essentiel les conclusions exposées par le rapporteur public lors de l’audience du 14 juin 2018 par devant le Tribunal Administratif, lequel s’était prononcé en tenant compte des enjeux économiques et sociaux importants (440 emplois directs et 300 indirects).

Retour sur les faits marquants:

Depuis 1966, l'usine d'alumine a le droit de rejeter les résidus solides du traitement de la bauxite. Et ce à une profondeur de 320 mètres dans un canyon marin au cœur du Parc national des Calanques de Cassis.

En un demi-siècle, ce sont quelques 20 millions de tonnes de boues rouges qui ont été déversées sur plus de 2.000 km2 de fonds marins, en dépit de la convention de Barcelone signée en 1996. Aluminium Pechiney, alors exploitant du site de Gardanne, avait pris l’engagement de diminuer progressivement les rejets solides (ou "boues rouges") en mer, jusqu’à un arrêt complet au 31 décembre 2015.

Pourtant, en 2014, selon les préconisations de la profession (International Aluminium Institute et European Aluminium Association) "il est accepté par l’industrie que le déversement de résidus de bauxite en mer ou dans un estuaire cessera d’ici 2016".

Depuis 2016, de nombreux incidents sont survenus. La préfecture des Bouches-du-Rhône a mis plusieurs fois en demeure la société Alteo de respecter ses obligations, notamment en avril et mai 2018.

Le 25 mai dernier, Brune Poirson, la secrétaire d'Etat auprès de Nicolas Hulot, avait indiqué sur France Bleu Provence que l’usine de Mange-Garri qui stocke des centaines de tonnes de résidus de bauxite à ciel ouvert avait pris « les mesures nécessaires ». Celles-ci faisaient suite à la plainte du maire du Bouc-Bel-Air pour pollution de l’air par Altéo, suite à la dispersion de poussières rouges « le fameux nuage de boue rouge » qui s’était envolé au-dessus du village.

Bien que la LPO aurait préféré une annulation pure et simple de l’autorisation délivrée à ALTEO de rejeter ses effluents liquides industriels, ce jugement est une bonne nouvelle pour tous ceux qui considèrent que la mer Méditerranée n’est pas une poubelle, que les engagements internationaux de la France ont un sens y compris lorsqu’il s’agit d’environnement, et que la santé de nos concitoyens doit primer.

La société Altéo avait des dizaines d’années pour s’adapter. Les échéances de respect de la convention de Barcelone étaient connues. Le chantage à l’emploi après coup montre, si besoin était, que l’Etat, certaines collectivités et certains industriels n’ont toujours pas compris la nécessité d’intégrer les enjeux environnementaux en amont.

La LPO espère désormais qu’ALTEO et l’Etat se conformeront à la décision du Tribunal et prendront toutes les mesures nécessaires pour mieux protéger l’environnement et la santé des personnes. En fonction des mesures réellement prises pour régulariser la situation, la LPO décidera d’un éventuel appel de cette décision ou non.



Nous en avions parlé il y a quelques semaines, la Forêt de Fontainebleau va se doter d'un observatoire participatif des paysages. Si comme nous vous aimez la photographie et la forêt de Fontainebleau, vous pouvez contribuer à enrichir la bibliothèque d'images en cours de constitution.  En vue de préparer un grand observatoire du paysage en 2019, l’ONF et la réserve de biosphère vous invitent à participer jeudi 26 juillet, de 10h à 11h30, à un atelier d’interprétation photographique au centre d’écotourisme de Franchard. D’hier à aujourd’hui, observez les paysages de la forêt à travers le temps.

Comme vous le savez certainement, il existe déjà un très gros fond de photographies comparatives des paysages actuels des sentiers Denecourt mis en ligne par notre ami Gérard, avec 1160 Cartes Postales Anciennes, 237 Photos anciennes et 441 Peintures à explorer d'urgence !





Donc jeudi, autour d’ateliers participatifs et ludiques, exprimez votre regard sur les paysages d’antan à l’aide d’anciennes cartes postales. Puis, découvrez à quoi ils ressemblent aujourd’hui avec des photographies récentes. L’ONF recueillera votre avis sur les changements paysagers et leurs évolutions marquantes. 



Inscription obligatoire à : antoine.raffalli-02 @ onf.fr

Rendez-vous jeudi 26 juillet de 10h à 11h30

Centre d’écoutourisme de Franchard

Nombre de place limitée à 30 personnes

Animation gratuite et ouverte à tous
En mai dernier, nous avions poussé un coup de gueule (que vous avez été près de 25 000 à lire !) contre le Parc National des Calanques et ses gestionnaires après les poursuites en justice entamées contre certains équipeurs des falaises... Face aux très nombreuses réactions, aux différents articles, aux soutiens de renom... le 16/07/2018, le PNC s'est enfin décidé à communiquer sur cette affaire en publiant un communiqué de presse de 6 pages qui dresse un portrait bien noir des grimpeurs-équipeurs.

Certes, ces derniers n'ont pas respecté la très lourde réglementation imposée par le PNC dans un territoire où l'escalade est historiquement très ancrée. Certes, le Parc réaffirme dans ce communiqué son attachement à notre pratique qui fait partie de l'ADN de ce territoire, enfin, oui le Parc a instauré une Commission Escalade le 04 juillet dernier pour officialiser ses relation avec le monde des grimpeurs et des protecteur de l'environnement mais dans cette affaire, une nouvelle fois, les grimpeurs-équipeurs prennent des allures de David contre Goliath !

Nous publions ici des extraits commentés du Communiqué du Parc que vous pouvez lire intégralement en bas de page. Le PNC se dit victime "d’une campagne de désinformation, visant à le présenter comme l’ennemi des pratiquants de l’escalade." Sans doute. Mais ce Communiqué présente lui aussi tous les ingrédients d'une campagne visant à faire passer les grimpeurs en général pour de très vilains destructeurs d'espaces naturels. Avec ça, on en oublierai les boues rouges et autres pollutions du Parc...
Alors nous le réaffirmons, une nouvelle fois : Monsieur de Directeur du Parc National des Calanques, les grimpeurs comme les randonneurs ou les vététistes... sont avant tout des amoureux de ces espaces naturels pour lesquels ils s'investissent parfois beaucoup dans la protection ! 

Agiter le drapeau des risques juridiques de poursuite des propriétaires en cas d'accident ou celui de la destruction de la faune et de la flore en tentant de discréditer les travaux d'aménagement des accès à un site d'escalade (qui sont fait pour sécuriser le site et limiter l'érosion) ou ceux de sécurisation d'une falaise (la purge d'écailles instables et menaçantes par exemple) n'est certainement pas la bonne solution. Quant à faire passer ces équipeurs que vous poursuivez en justice pour de dangereux criminels incendiaires, parce que vos agents ont trouvé sur place un mégot et un briquet, permettez nous de vous rappeler que juridiquement c'est un peu mince comme preuve.

Escalade dans les Calanques de Marseille
Photos : Greg Clouzeau


Extrait du Communiqué de Presse du Parc


Droit de réponse 

Protéger la pratique de l’escalade dans les Calanques 

en mettant fin à des pratiques dangereuses pour le territoire 

"Le Parc national des Calanques a été, au cours des dernières semaines, la cible d’une campagne de désinformation, visant à le présenter comme l’ennemi des pratiquants de l’escalade. Cette campagne fait suite à l’incompréhension de grimpeurs réagissant à l’interpellation d’équipeurs ayant ouvert des voies sans autorisation en coeur de Parc national. Afin d’assurer l’anonymat et la protection des prévenus, le Parc national des Calanques n’a évidemment pas communiqué sur cette procédure en cours. Contrairement à ce qui a été relayé dans la presse, les prévenus n’ont jamais été menottés. 

Face à la publication d’articles partiellement documentés et aux messages de soutien reçus de la part de nombreux grimpeurs, le Parc national a décidé d’apporter des éléments de clarification par le présent communiqué de presse sur quelques éléments de fond sur le dossier de l’équipement des falaises. "


[...]


Décennie après décennie, la pratique de l’escalade dans les Calanques s’est étoffée. Les grimpeurs, portés par un vent de liberté et une soif de conquérir de nouveaux sites, ont ouvert un grand nombre de voies. Si bien qu’aujourd’hui on recense plus de 5 000 voies sur le territoire du parc national des Calanques, soit une quantité et une densité de voies d’escalade exceptionnelles à l’échelle française (voire internationale) pour un massif si restreint. 
[...] Un chiffre qui interroge aussi sur le bien-fondé de continuer à ouvrir de nouvelles voies et de nouveaux sites. 


Note de la TL²B : En 2004, on comptait, suivant les sources, environ 3400 voies dont seulement 2400 d'équipées. Le chiffre de 5000 voies nous paraît un peu exagéré (mais bon, on est à Marseille, non ?) Les espaces en cœur de Parc s'étendent sur environ 8 500 hectares pour la partie terrestre et 2 630 hectares pour l'aire d'adhésion.

A titre de comparaison, dans les gorges du Verdon, un autre site d'escalade français réputé mondialement, on dénombrait en 2014 plus de 2 500 voies d'escalade sur un territoire nettement plus petit et tout aussi riche en biodiversité, en patrimoine...  attirant plus d'un million de touristes par an.




L’EQUIPEMENT SAUVAGE DES VOIES : UN DANGER POUR LE TERRITOIRE 

Face au très grand nombre de voies ouvertes au fil du temps et à l’augmentation du nombre de pratiquants comme des exigences de sécurité, l’équipement et l’entretien des voies ne peuvent plus répondre aux logiques qui avaient jusqu’alors prévalues et qui visaient à ouvrir le plus grand nombre de voies à la faveur d’initiatives individuelles. 

Les règles encadrant l’équipement ont changé et continuent d’évoluer au niveau national : le Parc national est déterminé à les faire appliquer pour protéger la biodiversité et la sécurité des personnes. 

[...]
Les projets d’ouverture de voies sont quant à eux gelés, en concertation avec la FFME et la FFCAM dans l’attente des travaux de la commission Escalade multipartite (propriétaires, grimpeurs, naturalistes, Parc) qui a été instituée en juillet 2018. 



UNE ATTEINTE GRAVE A LA BIODIVERSITE DES FALAISES 

Les falaises des Calanques constituent également un milieu naturel extrêmement riche. Une des richesses écologiques les plus évidentes est la présence de nombreux oiseaux protégés extrêmement sensibles au dérangement humain : aigle de Bonelli, faucon pèlerin, cormoran huppé… Cet enjeu est bien compris d’une majorité de grimpeurs qui respecte les mises en défens temporaires élaborées par le Parc national en concertation avec les fédérations et les clubs de pratiquants. Et c’est même spontanément que certains grimpeurs s’imposent d’eux-mêmes des restrictions de grimpe sur certains sites. 

Les impacts de l’équipement sur la biodiversité sont loin de se résumer à la pose d’un ancrage. La pose de tels équipements, en apparence anodin, implique en effet une série d’actions préalables et consécutives aux conséquences désastreuses pour le patrimoine naturel et qui conduisent à une véritable stérilisation du milieu naturel. 

NdTL²B : Aucun grimpeur ou équipeur n'a nié que son loisir avait un impact sur un milieu naturel (on y consacre même des pages sur notre site !) C'est d'ailleurs le cas de toutes les activités humaines. Résumer la pratique de l'escalade à "la stérilisation du milieu" et en faire une "atteinte grave à la biodiversité" nous semble encore très excessif. Une mise sous cloche et une interdiction totale pourrait sans doute préserver vos falaises !

LA PRATIQUE DE LA PURGE ET LA DETERIORATION DES ANFRACTUOSITES DE LA ROCHE 

En purgeant les falaises, les équipeurs ont détruit l’habitat de nombreuses espèces sauvages. Une importante micro-faune (oiseaux, chauves-souris, insectes, amphibiens, etc.) trouve en effet refuge dans les anfractuosités des falaises, même les plus étroites. 

Le travail de finition de la purge implique également de passer une brosse métallique sur les falaises afin d’éliminer la terre présente sur la roche et sur laquelle les grimpeurs peuvent glisser. Or, la terre et l’humus permettent le développement de la flore des falaises. La retirer implique une stérilisation de la falaise sur le long terme. 

NdTL²B : Là encore, rappelons que la purge des blocs et écailles se limite souvent au strict nécessaire et répond à des impératifs de sécurité tant pour les grimpeurs que pour les autres usagers qui circulent sur les sentiers en contre-bas des falaises ! En général, il s'agit de blocs ou rochers instables qui seraient éliminés si une inspection de sécurité était programmée dans un plan de prévention des risques. Ils sont d'ailleurs susceptibles de tomber naturellement...C'est l'érosion... Quant au brossage, il est loin d'être systématique ! A la TL²B, on préfère la souffleuse et une bonne pluie. La terre s'accumule alors au pied des falaise et participe à l'enrichissement du sol. 




LES COUPES D’ARBRES ET PLANTES 

La coupe des arbres poussant à flanc de falaises est d’autant plus problématique que les parois abritent les plus vieux spécimens d’arbres des Calanques. Protégés des feux de forêts, les arbres des falaises ont en effet une durée de vie plus longue. Porteur d’un patrimoine génétique rare du fait de leur ancienneté, leur intérêt écologique est de premier ordre. Leur étude intéresse également les scientifiques pour retracer l’histoire climatique des Calanques. 

L’AMENAGEMENT DE CHEMINEMENTS SAUVAGES POUR ACCEDER AUX SITES 

Pour accéder aux sites nouvellement équipés, les équipeurs ont aménagé des sentiers sauvages. Terrassement et arrachage des végétaux sont d’autant plus problématiques que la flore du bas de falaises présente des espèces extrêmement fragiles et intéressantes d’un point de vue écologique, car poussant sur des sols uniques, constitués des dépôts issus de l’érosion des falaises. Les équipeurs ont également laissé des branches sèches au sol, concourant ainsi à accentuer le risque incendie. 

ATTEINTE A L’INTEGRITE DES LIEUX 

Une brosse métallique accrochée à un tronc d’arbre et des déchets prouvant l’usage du feu ont été retrouvés sur le site nouvellement équipé… Ces éléments dénotent une attitude irrespectueuse de l’intégrité des lieux et le non-respect des mesures de base en matière de limitation du risque incendie (interdiction du feu et de fumer). 


NdTL²B
Mais rien ne prouve que ce mégot et ce briquet aient appartenu aux équipeurs. L'occasion pour nous de rappeler que le feu sous toutes ses formes (donc cigarettes, réchauds...) est strictement interdit dans les Calanques mais aussi dans bon nombre de sites naturels et qu'il existe plein de manières de rapporter chez soit les mégots de cigarette ! C'est ce genre d'incivilités qui conduisent à des interdictions massives. Grimpeurs, grimpeuses, merci de ne laisser aucune trace de vos passages.

Pour échanger sur l’ensemble des enjeux sus-cités avec l’ensemble des parties prenantes (propriétaires, gestionnaires, grimpeurs, naturalistes, scientifiques, mouvement sportif) et co-construire l’avenir de la pratique, le Parc national a acté, lors de son conseil d’administration du 4 juillet 2018, la création d’une commission Escalade. 

Cette commission officialise les relations existantes depuis des années avec les acteurs clés de la grimpe sur le territoire. Elle permettra de préciser les conditions d’une pratique durable de l’escalade (à la fois pour les grimpeurs, les autres usagers et l’environnement), en s’inscrivant dans une réflexion plus large concernant l’ensemble des sports de nature pratiqués dans le Parc national. 

Pour en savoir plus sur le Parc national : www.calanques-parcnational.fr



Certaines forêts sont plus sujettes aux incendies que d'autres. La végétation (landes, tourbes), la géologie et les influences climatiques (atlantique, continentale, voire méditerranéenne) rendent le massif de Fontainebleau sensible aux incendies. Les conditions météorologiques observées ces dernières semaines dans le département de la Seine-et-Marne (faiblesse des précipitations et fortes chaleurs) assèchent les sols ainsi que la végétation. Cette situation associée à l’imprudence humaine (cigarettes, barbecues ou feux de camp mal éteints), et conjuguée au vent, renforce le risque de départs de feux.

Les feux de forêt sont majoritairement accidentels, d’origine humaine, souvent provoqués par des feux de camp ou barbecues mal éteints. Interdits en forêt domaniale, ils sont passibles d’une forte amende. La prudence et le comportement responsable de chacun reste la clef pour préserver le patrimoine forestier.

L’ONF invite chacun à la plus grande vigilance durant leurs sorties en forêt et rappelle les mesures préventives à respecter :
·         ne pas allumer de feu ou de barbecue ;
  • ne pas jeter de cigarettes ;
  • laisser les routes forestières accessibles pour les secours ;
  • respecter les interdictions d'accès en période à haut risque ;
  • camper uniquement sur les lieux autorisés.

Enfin, dans une situation d'incendie, il convient de :
  • prévenir les pompiers en appelant le 18 ou 112;
  • préciser le lieu, le numéro de parcelle (panneaux disposés sur le tronc des arbres), le nom d’allées ou de carrefours ;
  • s’éloigner dans le sens contraire du déplacement du feu, respirer à travers un linge humide pour limiter les effets néfastes des fumées.
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