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La forêt n'est pas une poubelle ! Nettoyons !

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ESCALADE

Sur le chemin

mai 2018

Dans le cadre de la 4e Sustainable Summits Conference qui rassemble 250 participants de 16 nationalités différentes pour réfléchir aux meilleures solutions pour l’avenir des hautes montagnes du monde, une soirée publique est proposée autour du thème « Mont Blanc et UNESCO : construisons ensemble l’avenir du massif !».

Organisé par Mountain Wilderness en partenariat avec proMONT-BLANC, WWF et Espace Mont Blanc, ce débat permettra de porter une attention particulière au Massif du Mont Blanc et à la démarche transfrontalière (France, Italie, Suisse) de candidature au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Élus, experts, représentants du monde associatif et économique présenteront leur vision de ce processus et ce qu’ils en attendent pour ensuite échanger avec la salle pour en évaluer les conséquences dans les domaines du tourisme, de l’aménagement, de la préservation de l’environnement ou de la vie quotidienne.

Nous avons le plaisir de vous inviter à cette soirée/débat animée par le journaliste François Carrel le mercredi 13 juin 2018 à 20 h dans la grande salle du centre de congrès «Le Majestic».

Sont attendus, entre autres, les éclairages de Bernard Debarbieux, professeur de géographie culturelle et politique, Emmanuel Estoppey, président du World Heritage Experience Switzerland, directeur du site UNESCO des vignobles de Lavaux, Pierre-François Toulze, expert en candidature UNESCO et les témoignages des élus, Eric Fournier, Vice-Président français de l’Espace Mont Blanc et Stefano Miserocchi, Syndic de Courmayeur.


Eric Fournier,

Vice-Président

Espace Mont Blanc


Fredi Meignan,

Président

Mountain Wilderness


Barbara Ehringhaus,

Présidente

proMONT-BLANC


Jean-Christophe Poupet,

Mission Alpes

WWF France




Maintenant qu'un suspect a été interpellé pour la dégradation du balisage du sentier VTT de Fontainebleau, les festivités de  l’inauguration officielle vont pouvoir être lancée ! Voici le Communiqué de l'Office à ce sujet... L’ONF et Mountain Bikers Foundation (Fontainebleau) invitent tous les amoureux du VTT à une après-midi sportive et conviviale en forêt. 

Samedi 16 juin, de 14h à 17h, venez avec votre VTT et découvrez le sentier tout en profitant d’une programmation riche en animations, ateliers ludiques et techniques, échanges, ou simplement des conseils de vetétistes. Ce rendez-vous s’adresse à tous les publics, aguerris ou non, du débutant aux experts. Il sensibilisera aussi le plus grand nombre aux bonnes pratiques ainsi qu’à la préservation de la forêt.

La création d’itinéraires VTT est une première en forêt de Fontainebleau. Elle repose sur 5 années de concertation et de travail avec les partenaires locaux : association des Amis de la forêt de Fontainebleau, Mountain Bikers Foundation, les Dérailleurs, les moniteurs cyclistes français et la fédération française de cyclotourisme. Ce travail a abouti à une stratégie d’accueil des VTT, en veillant à préserver les zones sensibles des points de vue écologique et érosif puis à limiter les conflits d’usage.

La création de ce sentier s’est tournée vers une démarche ouverte favorisant l’expertise associative : du conseil à la conception en passant par l’entretien. Depuis 2015, les nombreux bénévoles, Vététistes ou non, mobilisés aux côtés de l’ONF dans le cadre de chantiers nature ont participé à la réussite du projet.


La cohabitation entre vététistes et marcheurs sur les sentiers balisés de la forêt de Fontainebleau ne s'est pas apaisée ses derniers mois ! Après une première destruction d'une trentaine de balises du nouveau sentier en mars puis l'agression au couteau, il y a quelques jours d'un vététiste, un randonneur habitant Avon a été surpris  le 13 mai dernier pour de nouvelles dégradations du sentier VTT qui doit être inauguré le 16 juin prochain. L'ONF ayant porté plainte, le sexagénaire a été entendu  par la police vendredi 25 mai et a reconnu les faits... Un épisode qui confirme ce que l'on savait depuis l'enquête de fréquentation de la forêt : il y a un conflit de génération sur l'usage des sentiers de randonnée par les vététistes. Si nous sommes pour un partage de la forêt de Fontainebleau entre tous ses usagers, nous pensons que ce conflit piétons/vtt ne trouvera pas de solution sans le balisage de parcours exclusivement réservé aux cyclistes et sans un positionnement clair de l'ONF.

C’est donc un autre promeneur qui a prévenu la police ayant croisé sur le sentier un homme en train d’arracher des panneaux aux arbres à l'aide d'un marteau et un couteau de chantier. Convoqué vendredi dernier, le suspect a immédiatement reconnu les faits avant de repartir libre en attendant les suites judiciaires. En attendant, s'il s'agit sans doute d'un acte isolé ne permettant aucune généralisation, il nous renvoie aux tristes statistiques remontées lors de l'enquête de fréquentation de la forêt de Fontainebleau en 2014-2015 : le vélo en forêt dérange majoritairement les personnes dans les tranches d’âge 60-74 ans (12%) et 75 ans et plus (22%).

Sur les réseaux sociaux, les commentaires sont nombreux et les analyses parfois un peu trop simplistes, voir erronées. Outre la nécessité de faire changer les comportements des uns et des autres, nous pensons que la pratique du VTT doit être plus libre en forêt  dès lors qu'elle respecte les autres usagers (dont les vulnérables pétons), les installations de lutte contre l'érosion (de nombreux sentiers bleus ont fait l'objet d'aménagements coûteux dans ce sens) et l'environnement en général. Cela passe tant par le balisage de divers itinéraires spécifiquement réservés (ils existes et les traces GPS sont nombreuses) que par une clarification de la position de l'ONF sur le sujet.

En effet, si l'administration gestionnaire de ce domaine privé de l'Etat a beaucoup œuvré à la création du circuit VTT, elle se doit aussi d'appliquer un code forestier encore trop flou malgré sa réforme sur la circulation des VTT sur les chemins, allées et sentier (le VTT est  un "véhicule" au sens du code de la route). Hélas, le tracé proposé a encore des sections communes avec différents sentiers préalablement tracés pour les piétons. Mais, sur son site internet, l'ONF ne manque pas de rappeler que les sentiers bleus Dénecourt sont "réservés aux piétons", comme il l'avait fait également dans sa note de communication sur le sujet en juin 2016.

Extrait du site ONF au 30/05/2018 sur les sentiers


Bref, l'inauguration par l'ONF du sentier VTT le 16 juin prochain en présence des AFF et de MBF sera l'occasion de partager localement cette vision de l'usage des historiques sentiers bleu !

C'est dans le grand Bleau, celui qui dérive largement sur l'Essonne et s'insinue aux portes de la ville que nous vous invitons cette fois. La carrière de la Troche (Palaiseau) a l’avantage d’être sans aucun doute l'un des sites de blocs les plus proches de Paris. Facilement accessible par le RER B et les 329 marches du Passage du Buisson, il est aussi fréquenté par les pensionnaires de nombreuses grandes écoles. Sauvé il y a bien longtemps par le Cosiroc (1974 !), ce petit coin de nature va très bientôt trouver une nouvelle jeunesse et pérenniser son avenir.

Ce petit spot sympathique, nettoyé dès 1974 par le CoSiRoc puis préservé grâce aux communes voisines d'Orsay et Palaiseau, a été inclus dans le Parc Eugène Chanlon. C’est un endroit rêvé et facile d’accès pour montrer, identifier et expliquer la géologie des couches superficielles de cette partie du Bassin Parisien. Pour preuve, les nombreuses classes de SVT qui viennent y faire des travaux pratiques. Du coup, cette ancienne carrière vient d’être classée dans les sites de réserves géologiques de l’Essonne ce qui va grandement contribuer à sa protection. 
La carrière s'offre donc un sérieux lifting pour l'occasion et la végétation qui a envahie la plateforme de la carrière en masquant la couche de sable de Fontainebleau est en-cours d’éradication.  La carrière retrouvera un peu de son aspect originel et qui plus est, l'escalade pourra s'y poursuivre dans de meilleures conditions ! Les associations locales ont donc débuté le nettoyage dès le mois de mai...



Cet important travail est financé par le Département. Les interventions y sont prévues à partir du 11 juin jusqu’à la fin juillet. Durant ces travaux l’accès (balade, escalade, VTT) à l’ancienne carrière sera sûrement limitée et le stationnement proche, déjà difficile, aléatoire.

Le CoSiRoc, représenté notamment par Oleg Sokolsky, patriarche local et auteur du premier circuit à enchaîner du site : l'actuel bleu sera associé à cette opération avec d’autres associations de protection locales très actives. Il sera très attentif au respect des lieux et de la petite falaise. En attendant, on vous déconseille donc d’essayer d’y grimper durant cette période, ceci pour des raisons évidentes de sécurité.
(©Léonard Ortuso/Sdis77)
Le 09 mai dernier, un camion citerne qui contenait quelque 34 000 litres de gazole se renversait sur le carrefour du Grand Veneur provoquant un incendie monstrueux et une pollution importante. Semaine après semaine, le bilan s'alourdi. Après une première estimation à 400 000 €, les travaux de rénovation de la chaussée sont budgétés à 800 000 € et le délai de réparation s'allonge lui aussi au moins jusqu'à la mi-juin ! Les associations locales de défense de la forêt et la TL²B soutiennent la Mairie de Fontainebleau dans sa demande d'étudier un nouvel itinéraire pour les poids lourds dont la circulation à travers la forêt fait courir de très grands risques tant aux usagers qu'à la forêt.

Le problème de la traversée de la forêt de Fontainebleau par les camions n'est pas une nouveauté et les carrefours entre Fontainebleau et Melun constituent de véritables points noirs où les accidents sont souvent tragiques. Songez par exemple que le carrefour de la Table du Roi qui voit passer 30.000 véhicules par jour !

A la suite de l'accident du 09 mai, Frédéric Valletoux, Maire de Fontainebleau, tapait du point sur la table« Pour autant, combien de temps allons-nous encore prendre autant de risques ? »

(©Léonard Ortuso/Sdis77)
« Les routes du massif de Fontainebleau restent en effet un point noir de l’insécurité routière dans le département. Trop de vitesse, trop de trafic, trop de poids lourds. J’ai déjà saisi l’État et les autorités départementales ces dernières années pour demander que soient étudiées des solutions pour apaiser la situation : limitation des vitesses, contournement de la forêt par les poids lourds, interdiction du transport de matériaux sensibles, etc. » 

Il est nécessaire de travailler avec l’Etat, le Département de Seine-et-Marne afin de mettre en place de vrais aménagements routiers, de prévoir un abaissement des vitesses autorisées, de nouveaux radars et des contrôles plus fréquents. 

« Avec l'ONF et le Château de Fontainebleau, nous portons actuellement une demande de classement de la forêt de Fontainebleau au patrimoine de l’UNESCO ; j’espère que cela permettra de mieux la protéger, et donc d’y réduire la circulation de poids-lourds et d’interdire totalement la circulation de véhicules transportant des matières inflammables. Ce sujet doit être impérativement mis sur la table ». 

(©Léonard Ortuso/Sdis77)
Cette fois, le conducteur qui ventait de Melun par la D 142 s’est engagé sur le rond-point de la Croix du Grand Veneur où il a perdu le contrôle sur le giratoire et son camion s’est renversé avant de prendre feu. Aidé par des automobilistes témoins de l’accident, il a pu sortir de la cabine à temps. Le gazole qui était dans la citerne s’est immédiatement enflammé et si quelques arbres ont été brûlés c'est grâce à une intervention musclée et rapide des pompiers. En revanche, la D 301 (Route Ronde) est très fortement dégradée et polluée. Les opérations de dépollution sont terminées depuis le 14 mai mais reste à reconstruire ce qui entraîne la fermeture de la D301 entre le carrefour de la Croix-du-Grand-Veneur jusqu’au carrefour avec la D 409. 

(©Léonard Ortuso/Sdis77)
On apprenait ces jours-ci que La fermeture sera prolongée de « deux semaines minimum », par le conseil départemental de Seine-et-Marne. Le département a pu « identifier avec précision la pollution des sols et les travaux nécessaires ».  L’entreprise de travaux publics Goulard, en présence d’un représentant de la police de l’eau, a effectué des tests jusqu’à un mètre de profondeur. Le diagnostic est sans appel. « Ces sondages ont révélé une pollution du matériau (structure de chaussée, bordures et caniveaux, terres) sur 35 cm de profondeur, ce qui va nécessiter d’enlever ce matériau pollué et de le remplacer », indique le conseil départemental. Depuis, sous le contrôle du service police de l’Eau de l’Etat, des opérations de terrassement ont été réalisées pour évacuer les matériaux brûlés et pollués. 

Photo Le Parisien
« 3 000 tonnes de matériaux pollués ont été dégagés suite à ces opérations de terrassement réalisées sur près d’un mètre de profondeur. Les dernières rotations de camions évacuant les matériaux du site ont eu lieu jeudi 24 mai »Estimée à 400 000 € dans un premier temps, la note pour dépolluer et nettoyer  va être plus conséquente que prévue !  Environ 800 000 €, estime le département, qui va se tourner vers l’assurance du transporteur. Un coût élevé qui s’explique par la nécessité de faire appel à un site agréé pour les matériaux pollués. « La direction des routes du Département est entièrement mobilisée pour mener le plus rapidement possible ces lourds travaux de reconstruction complète de cette route, dans le total respect des règles environnementales, souligne Xavier Vanderbise, Vice-président en charge des routes, transports et mobilités. Nous restons pleinement engagés pour assurer des conditions optimales de circulation sur le réseau routier départemental, ainsi que pour préserver le cadre de vie des Seine-et-Marnais. » 

En moins d'un an, c'est le deuxième camion qui se couche dans ce virage ! Ainsi, le Jeudi 15 juin 2017, vers 20 h 30, un poids lourd s’était déjà couché devant l'entrée sur la D301 et les pompiers avaient pu éteindre très rapidement l’incendie.


Des accidents spectaculaires qui nécessitent chaque fois l'engagement de moyens importants de secours pour éviter que la forêt de ne soit touchée et que la circulation soit rétablie. Ainsi, en décembre 2015, c'était sur la D 606, entre Fontainebleau et Barbizon qu'à  8 h 15, le conducteur d'un poids lourd perdait le contrôle de son véhicule, en empruntant le giratoire du carrefour du Grand Veneur en renversant son chargement, des pièces d'échafaudage, sur la chaussée...

Hélas, certains accidents sont beaucoup plus tragiques et chaque année, les carrefours de la forêt de Fontainebleau sont le lieu où plusieurs personnes perdent la vie. Il est peut être temps de chercher une véritable solution de contournement de la forêt.


On aime la Forêt ! Et vous ?

Comme chaque année, dès les premiers beaux jours et week-ends à rallonge, Bleau fait le plein de visiteurs en quête de loisirs sportifs de nature et, comme chaque année, la forêt, alors en pleine renaissance après une longue pause hivernale, prise d'assaut, est irrémédiablement souillée, salie, martyrisée devant des locaux souvent désabusés, désarmés et parfois en colère.

Que faire pour éduquer au respect de la nature ces visiteurs français et étrangers qui ne semblent plus du tout se soucier de l'avenir de ce site si ce n'est, répéter, encore et toujours, inlassablement, sans colère, comment se comporter ?

Commencez par arrêter de grimper la nuit, attachez vos chiens et arrêtez de brailler en forêt !


Il y a bien entendu ces hordes de grimpeurs avec leur tartine de magnésie non brossée sur les blocs où leur mômes qui creux sous des cailloux jusqu'à la limite de l'accident mais ils sont loin d'être les seuls à participer à la dégradation de Bleau !







Oui, la forêt est pleine de promeneurs, de familles, de vététistes, de cavaliers etc qui viennent ici s'aérer sans trop se préoccuper de l'avenir du site.

Pire, il y a des riverains qui viennent y déposer leurs montagnes de déchets en toute connaissance de cause...

Donc, au risque de passer pour des vieux cons, nous vous invitons une nouvelle fois à relire et mettre en application, de toute urgence, les différentes chartes de pratiques, les dix commandements de l'onf et autres appels lancés régulièrement par telle ou telle association pour la préservation de Bleau.

En avril, c'est le pillage des jonquilles et autres floraisons printanière, en mai voici venu le temps des dérangements nocturnes de la faune et bientôt arrivera celui des feux de forêt provoqués par un feu de camp mal éteint. Chaque année on diffuse les mêmes notes de l'ONF sur les mêmes sujets sans grands changements... Lassant.


Rappelons donc à toutes et tous que depuis la mi avril et jusqu'à fin juin, les chiens doivent OBLIGATOIREMENT être tenus en laisse afin qu'ils ne puissent pas provoquer la mort de ce petit faon par exemple...

Vient juste de naître 14/05/2018 à Fontainebleau.

Photo : Philippe Lustrat 

A la TL²B, nous sommes toujours surpris par la profusion de photographies d'escalade nocturne diffusée sur les réseaux sociaux au moment où les animaux, petits et grands, ont le plus besoin de cet unique instant de calme dans la forêt, pour se déplacer, se nourrir et surtout, mettre bat !


Vous n'arrivez pas à grimper de jour ?

Restez dans vos salles d'escalade artificielle et climatisées !


Alors, oui, amis grimpeurs et grimpeuses, vous n'êtes pas à votre place en allant grimper la nuit en forêt à grand renfort de projecteurs et en poussant des hurlements de bonheur à chaque fois que vous faites une croix sur un bloc.


Stop à l'escalade nocturne ! Don't climb at night !
L'autre actualité ''brûlante'' (pardon, on n'a pas pu résister) à Bleau, c'est bien entendu les nouvelles dégradations stupides sur le balisage du sentier des vététistes. Après une première attaque consistant en l'arrachage des panonceaux à peine posés, c'est le balisage à la peinture qui a cette fois été la cible de randonneurs anti partage de sentier. Une acte de vandalisme  unanimement condamné de l'onf, à la mairie de Fontainebleau mais aussi par l'AAFF et qui fait l'objet d'un dépôt de plainte par l'office. 
Rappelons donc que si le conflit entre piétons et vetetistes a déjà plusieurs décennies d'existence à Fontainebleau, la publicité d'une motion de l'Aff en 2014 avait relancé le débat. Après de longues négociations, la création d'un premier sentier étudié pour et avec les vététistes a été conduite par l'onf et les bénévoles de MBF. 

Avant...Après !
Source : Facebook
Une initiative que nous soutenons de tout cœur à la TL2B depuis le début (voir notre article de 2012) même si, à la différence de MBF, nous pensons que l'offre de sentiers techniques doit être totalement dissociée de celle des sentiers piétons comme nous l'avons encore rappelé en septembre 2017 face au discours de l'ONF. En effet, si MBF et l'ONF ont souhaité créer un sentier partagé sur certains tronçons, nous pensons que des circuits totalement dissociés sont nécessaires pour en finir avec ces conflits. Ce n'est pas que le partage de l'espace soit impossible entre usagers mais nous pensons qu'il est trop tôt après toutes ces années de défiance. D'ailleurs, quand on regarde quelles sections ont été sabotées ces dernières semaines, on voit bien que le balisage pour piéton (plus ancien) a été épargné ! Le sabotage est donc bien ciblé et démontre que certains randonneurs sont toujours opposés à croiser des vététistes sur '' leurs '' sentiers. 

Compte tenu des besoins techniques d'un circuit vtt, et ce ne sont pas les singles qui manquent, il est nécessaire de tracer des sentiers totalement différents dans différents secteurs de la forêt. On nous a répondu à plusieurs reprises que l'onf ne souhaite pas voir augmenter le nombre de sentiers balisés. Certes. On comprend les problèmes de sur fréquentation, érosion, etc, mais disons juste que ces sentiers existent déjà en grand nombre et que les plus connus font l'objet de topos ou sont diffusés sous forme de traces GPS. Vouloir limiter le nombre de ces sentiers sauvages est une bonne chose mais ne peut se faire qu'à condition de proposer des alternatives sérieuses, c'est à dire intéressantes techniquement et assez longues. Vouloir par exemple limiter les aménagement des vététistes dans les carrières de la Croix d'Augas est une bêtise sans nom. Mieux vaudrait leur céder plus de terrain. En revanche, côté aménagement de tremplin, il faudrait également que les vététistes s'engagent à ne plus en faire sur les sentiers bleu et dans les zones trop érodées comme celle qui a fait l'objet d'une grosse polémique il y a quelques mois...

Entre les ponts et les jours de grève des cheminots, difficile d'être productifs en ce moment. Pour autant, cette dernière semaine a été riche en actualités et événements comme vous avez pu le lire sur notre page Facebook. Parmi les nouvelles les plus tristes, nous avons appris la disparition de Bernard Canceill. Toutes nos pensées vont à sa famille et tout particulièrement à sa femme et son fils Jean Pierre. Bernard, c'était un des piliers et membres fondateurs du GUMS et du Cosiroc. Le cercle des bleausards disparus s'agrandit donc une nouvelle fois donc pour accueillir un de ses plus illustres membres actifs. Songez que Bernard comptait parmi les plus anciens baliseurs de circuits d'escalade et qu'il participait encore à leur entretien ces dernières années. Bernard était aussi un grand randonneur et un passionné de mycologie. C'est d'ailleurs souvent un champion à la main qu'on le croisait dans les bois notamment à Mondeville où il résidait. Dans l'attente d'une publication dans le Crampon, le journal de son association, voici quelques éléments historiques...

Le GUMS (Groupe Universitaire de Montagne et de Ski) était une des plus importantes associations de montagnards et a joué un rôle majeur dans la popularisation de l'alpinisme à la sortie de la guerre. La dissolution brutale de l’UJRF, en 1956, plaça en effet le GUMS devant un choix crucial pour son avenir. Un choix réalisé dès 1956 par les 26 membres de son Conseil d'Administration dont Bernard et Josette Canceill. En choisissant l'autonomie (vis à vis de la nouvelle UJCF, affilié au PCF),  "le GUMS a survécu à l’effritement de « l’illusion lyrique » qui avait dominé la société française pendant les années de la Libération. Il se serait éteint ou dissout comme s’étiolèrent alors tant d’associations, d’organisations, de publications, de formes de vie collective nées dans le remuement général qui secoua alors la société" comme l'ont écrit les rédacteurs de la revue de l'association le Crampon dans leur rétrospective. (...) Il a fortement contribué à l’essor des pratiques sportives de montagne en décidant de donner une forte impulsion à une pratique du ski de printemps jusque-là négligée et restreinte dans l’ensemble du milieu montagnard, en participant à la création et au développement de nouveaux circuits d’escalade à Bleau (il y en avait seulement une petite quinzaine en 1955) puis du COSIROC, dès 1962, dont il fut une des associations fondatrices (représenté par Bernard Canceill dont il était un des deux membres d'honneur) ainsi qu’à l’ouverture et à l’équipement de nouveaux sites en falaise, en multipliant le nombre de stages proposés aux adhérents en affirmant que « chacun peut grimper en tête à son niveau » et en organisant systématiquement la formation de ses cadres. Tiapa Langevin aime à rappeler que, dans le cadre d’une animation proposée à la Fête de l’Humanité, le GUMS et la FSGT « inventèrent », en 1955, le mur d’escalade. Puis vint le temps des grands raids à ski et des expéditions lointaines, de l’Arctique à l’Himalaya.

Bref, Bernard était un grimpeur passionné qui a su transmettre avec sa femme le virus à leur fils Jean Pierre. Car la Montagne, c'est une histoire de famille chez les Canceill ! Rappelons en effet que Josette  fut proposée dès 1955 pour le stage de guide de l’ENSA. Une première, hélas avortée ! Cette année-là, en effet, très étrangement,  le nombre de reçus parmi les stagiaires fut spécialement bas (14 sur 26) et le premier candidat recalé se trouvant être la candidate. Certains membres n'avaient pas manqué de souligner qu’une femme ne pouvait être guide !  Armand Charlet, alors président du jury, et Louis Lachenal, deux des grands alpinistes français, conseillèrent à Josette Polian de se représenter l’année suivante... Toutefois, diplômée de l’École nationale de chimie et mariée à Bernard Canceill, ingénieur comme elle, elle a poursuivi une autre voie. 

Retrouvez l'histoire du GUMS sur son site
Et notamment là

https://www.gumsparis.asso.fr/index.php/documents-docman/le-crampon/n-343-octobre-2008/134-historique-1948-1955-1/file

https://www.gumsparis.asso.fr/index.php/revue-le-crampon/n-344-decembre-2008/146-historique-1948-1955-2/file


Photo :
«   Bernard Canceill (à gauche) et bien entendu un champignon à la main et casquette vissée sur la tête avec Hervé, un autre grand bleausard bénévole, au pied de la "Croix de Dix-Huit Sous » .



Il y avait bien longtemps que l'on n'avait pas poussé un gros coup de gueule contre le Parc National des Calanques et ses gestionnaires ! En fait, c'est même un coup de gueule contre l'administration et son application bornée (pour ne pas dire autre chose) de réglementations, dans une logique écolo et sécuritaire "jusqueboutiste" mais qui, en cas d'accident, pourrait bien se retourner contre elle. Les Calanques c'est sans aucun doute l'un des plus beaux sites d'Europe pour pratiquer la montagne au bord de la mer. Un site d'escalade qui s'est forgé une solide réputation internationale décennie après décennie et ce depuis plus plus d'un siècle, mais sans cesse remise en cause par les gestionnaires du PNC comme ce fut le cas dès sa création mais aussi en 2016. Nous avions averti, la création d'un PN c'est la fin de la liberté de pratiquer ses loisirs de pleine nature (voir le cas du VTT). Ces dernières semaines, les employés de PN n'ont rien trouvé de mieux que de poursuivre en justice certains professionnels et équipeurs des falaises...

Alors nous le réaffirmons, Monsieur de Directeur du Parc National des Calanques, vous vous trompez de cibles ! Randonneurs, grimpeurs, vététistes... sont avant tout des amoureux d'espaces naturels pour lesquels ils sont tout à fait prêts à s'investir dans la protection ! Occupez-vous plutôt des boues rouges et laissez les professionnels de la montagne faire leur travail de sécurisation des Sites Naturels d'Escalade des Calanques. 


Si comme nous, vous êtes passionnés d'escalade, vous connaissez forcément les magnifiques falaises de calcaire des Calanques qui se jettent dans l'azure.
Une longue histoire qui débute par l'ascension en 1879 du sommet de la Grande Candelle par le consul britannique Francis W. Mark. Dès cette époque, elles deviennent un terrain d'entrainement à l'alpinisme pour les Excursionnistes marseillais puis le  Club alpin. Dès 1900, les principaux sommets et aiguilles sont gravis : rocher des Goudes (1900), aiguille de Sugiton (1903), aiguille de Sormiou (1904). Dans les années 1920 de grandes voies sont ouvertes le long des grandes fissures et des arêtes, telles l’arête de Marseille (1927) ou l’arête de la Cordée (1928). Suit ensuite une très longue liste de premières par des alpinistes célèbres et indissociables de l'histoire des Calanques : Édouard Frendo (1910-1968), Gaston Rébuffat (1921-1985), Georges Livanos (1923-2004)... Après les années "alpines", l'escalade devient sportive et là encore, de grands noms de l'escalade française s'illustrent dans la conquête des surplombs des Calanques : comme Patrick Edlinger dans Nymphodalle (7c,  en 1979), jusqu'au neuvième degré avec François Legrand dans Robi in The Sky (9a, 2000).  Avec quelques 3 400 voies répertoriées (2 400 sportives et 1 000 dite terrain d'aventure), les Calanques sont aujourd'hui encore l'un des sites d'escalade les plus prisés et fréquentés du monde ! Un patrimoine difficile à entretenir et sécuriser aussi, le sel marin ne faisant pas bon ménage avec les équipements installés à demeure.

Si depuis 2012 et la création du parc national on peut sans doute comprendre et accepter qu'il y ait une interdiction d'équiper de nouvelles voies et des mesures de restriction d'accès (érosion, nidification...), il est dangereux, de vouloir limiter les travaux d'entretien des voies existantes par des professionnels de la montagne.


Equipement à Cap Canaille, crédit Guy Abert


Ainsi, il y a quelques semaines, Guy Abert, célèbre grimpeur, équipeur, guide et photographe, nous a alerté sur ses mésaventures avec le PNC et sa direction :

"Récemment le Parc des Calanques a fait une razzia en prenant plusieurs équipeurs dans les Calanques. (...) Je me suis fait prendre aussi au Cap Canaille. (...) Si tous les pratiquants des Calanques montaient au créneau : randonneurs, vététistes, grimpeurs, spéléo, plongeurs, Kayakistes etc ... le problème serait de fait vite réglé.

Il faut rien lâcher, ils viennent d’interdire des secteurs au Devenson, à Castelviel, au Canceou et le Cap canaille est visé ainsi que d’autres secteurs, de décembre à juin. Ici, le motif  s'appelle Faucon Pèlerin ! (...)



Au Cap Canaille au niveau du "Parking des Calanques", le Parc a changé une douzaine de poteaux en bois avec fil de fer qui délimitent une zone de non piétinement pour préserver l’érosion du sol et la flore, ils ont jeté les vieux poteaux avec fil de fer. Ils sont maintenant en bas au pied de la falaise, secteur Ouvreurs de Bouses. Pourtant, a quelques mètres de là il y avait le ‘ musée ’ : un parterre de petites sculptures de 15 cm qui faisait parti du patrimoine des Calanques, et qui est maintenant démoli ! Ils ont bien entendu laissé en place les carcasses de voitures, de motos, frigidaires, machine à coudre etc... qui complètent le tableau ! (...) Quant aux chasseurs, ils arpentent  eux le pied des falaises de Cap Canaille en quasi liberté.

Considéré comme un délinquant, un voyou, le directeur du parc m’envoie au tribunal pour 3 pitons plantés dans la roche !! "

Il s'explique aussi depuis début mai dans une vidéo


Qu'a donc bien pu faire Guy pour se retrouver face à la justice ?

Il a équipé une nouvelle voie sans autorisation et se retrouve donc poursuivi  en l'application de la réglementation sur les « travaux » interdits dans un PN et risque une condamnation identique à celle d'une construction illégale. Comme l'a si bien dit Marc Chabert, "cela  relève un peu de l'emploi d'un marteau-pilon pour tuer une mouche..."

Un cas isolé ? Eh bien non ! Selon nos informations, quatre autres équipeurs/rééquipeurs dont Bruno Clément alias Graou ont également été inquiétés par les gardiens du PNC avec matériel confisqué, amendes et, parfois, dépôts de plainte au tribunal de la part du parc national des Calanques. 

Rappelons donc aux autorités du PNC que les travaux des équipeurs-grimpeurs sont aussi destinés, à la sécurisation des sites d'escalade et de leurs pratiquants. Restreindre la liberté de changer un ancrage pourri par le temps par un scellement neuf, c'est un peu s'opposer à la mise aux normes de l'équipement. En fait, ce faisant, la direction du PN nous met purement et simplement en danger ! 

Le parc, dans sa folie administrative (phobique s'abstenir) veut, comme toujours, exercer son pouvoir  en maître absolu qui n'y connaît pourtant rien. Euh, petite question, Monsieur le Directeur. Vous avez un juriste dans votre équipe ? Parce que se passera-t-il en cas accident sur un défaut de maintenance d'un ancrage ? Qui sera tenu pour responsable ? A l'heure où la FFME lutte pour un changement de la Loi sur la responsabilité des gestionnaires de falaise, la justice cherchera très certainement à comprendre pourquoi le PNC a empêché un Guide, professionnel aguerrit, d'intervenir avant l'accident ! Rappelons qu'ici la majorité des falaises appartiennent à des instances publiques, qui risquent donc de subir directement les conséquences d'une application bête et méchante d'une réglementation par la direction du PNC. Amis élus marseillais et autres décideurs, planquez-vous ! De là à penser que les dirigeants du PNC organise l’obsolescence des équipements de sécurité des falaises pour se débarrasser d'une certaines fréquentation des Calanques...

Escalade dans les Calanques, Greg Clouzeau


Si depuis quelques décennies, la très grande fréquentation des falaise n'a pas généré d'accident graves en escalade en dépit des risques inhérents à la pratique  c'est dû essentiellement au travail des ouvreurs et des grimpeurs qui (r)équipent les voies anciennes et nouvelles. Les grimpeurs français et étrangers ne vont pas cesser de venir parcourir nos falaises et l’important est qu’ils le fassent dans de bonnes conditions. Non ?

Puisque réglementation il y a, il est possible de considérer les interventions des guides et autres équipeurs professionnels comme celles qui sont soumises à l'autorisation du directeur du Parc : « ayant pour objet l'extension limitée d'équipements d'intérêt général ou leur mise aux normes, sous réserve de ne pas porter atteinte au caractère du parc ; ayant pour objet l'aménagement et l'entretien des espaces, sites et itinéraires destinés à la pratique des sports et loisirs de nature non motorisés ». 


Bref, nous invitons la communauté de l'Outdoor à réagir vivement auprès du Parc et de son directeur mais aussi à interpeller les élus et décideurs locaux !

En attendant, cette histoire n'est pas sans nous donner à réfléchir sur la politique d'accueil actuelle de l'ONF Fontainebleau. Ici aussi, en raison d'une extrême "sensibilité" des responsables, certains travaux habituellement effectués par des bénévoles passionnées ne peuvent plus l'être sans conventions, autorisations et autres lourdeurs administratives qui prennent bien trop de temps. Ne soyez donc pas surpris si certains tags sauvages restent visibles pendant des années ou sir certains circuits d'escalade ne sont plus entretenus... Quant à l'ouverture de nouveaux blocs... prudence ! Elle peut être qualifiée de "destruction d'espace naturels" selon un article de Gaëtane Hay, Responsable du service "Accueil et biodiversité" à l'agence ONF IDF est, (La forêt de Fontainebleau, un terrain de sport à ciel ouvert) publié dans le bulletin de l'Association des amis de la Forêt de Fontainebleau (n°80 juin 2017)

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