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ESCALADE

Sur le chemin

juin 2016

Hier se tenait au Cul de chien la première édition du Font & Bleau contest organisé par RedBull et pour lequel nous avions émis quelques réserves. Alors bien entendu Greg est allé vérifier si le site naturel allait en garder des traces et si organisateur et compétiteurs respectaient le cahier des charges transmis par l'Onf tout en profitant du spectacle sportif ! Jacky Godoffe avait commandé du soleil, il l'a eut et rien n'a pu gâcher la fête... 

Nous avions eu quelques jours auparavant connaissance du pointilleux timing mis en place par l'organisation. Un long, très long minuteur de tout le déroulé de la journée du staff qui a débuté bien avant l'arrivée du 1er car et s'est achevée bien après le départ des derniers concurrents.

Sur le site, le balisage est mis en place sur des panneaux en bois qui seront tous retirer au fur et à mesure qu'ils devenaient inutiles. Au pied des blocs une cinquantaine de crashpads, une trentaine de perches télescopiques et le double de brosses en poils de sangliers, autant de paillassons  sont disposés par les DE (Diplômé d'Etat, un moniteur d'escalade quoi !) responsables de la sécurité et les équipes techniques, sous la houlette du directeur de la compétition, Jacky Godoffe.


Matos, RedBull Fontainebleau, (C) Greg Clouzeau
Tapis, perches, brosses, pads et poubelles, tout était prévu !
(C) Photo Greg Clouzeau/TL²B
Pour éviter l'engorgement du parking, et diminuer l'emprunte carbone de la centaine de participants, les grimpeurs arrivent en car depuis les salles de BO. En attendant ceux de Bo2 (seul vrai "problème" de la journée) nous patientons, au frais, sous la tente des taureaux. L'occasion de discuter avec Jacky, Jeremy mais aussi nos amis du Cosiroc dont Antoine (le président), Bernard, puis plus tard, Jean Yves, des conséquences de ce type de manifestations en site naturel, notamment à Fontainebleau. 

Jacky Godoffe, inévitable bleausard (C) Greg Clouzeau
Jacky Godoffe, inévitable bleausard (C) Greg Clouzeau
Comme nous le rappelait Jacky, ce type de manifestation est une évolution inévitable de notre pratique à l'heure du rapprochement vers l'olympisme. ''Donc mieux vaut accepter de participer à son organisation en maîtrisant ce qui peut l'être, que de subir.'' Et franchement, tant l'organisateur que le staff semblait avoir à cœur de faire respecter le site tout en faisant découvrir les joies de Bleau à un public plus habitué à la résine.

Mais la volonté de protéger est-elle suffisante ?


Avant de s'élancer vers la trentaine de blocs de qualification, les équipes de 3 grimpeurs ont donc été briefés dans ce sens : on reste sur les sentiers, on respecte le rocher, on s'essuie les pieds avant de grimper, on brosse les prises avant de partir, on se pare...
Il manquait quand même deux choses à notre goût pour que ces grimpeurs issus des salles parisiennes découvrent vraiment le monde bleausard :
- des "pofs" histoire de montrer le pouvoir de nettoyage de cet accessoire traditionnel local qui permet de réduire sa consommation de poudre blanche (lire ici et

Jacky Godoffe assure le briefing développement durable (C) Greg Clouzeau
Jacky Godoffe assure le briefing développement durable (C) Greg Clouzeau
On aurait pu aussi avoir quelques informations sur les circuits d'escalade et les bénévoles qui les entretiennent et une information sur les risques en forêt et notamment l'érosion ou les morsures de tiques...mais là, on pinaille !

À propos de la magnésie d'ailleurs, était-il bien utile de distribuer une énorme bassine à chaque participant ? Certes elles ne contenaient que deux boules de poudre ce qui limite les excès mais à l'heure où l'on recommande de réduire sa consommation sur nos cailloux ça fait un peu tâche. 

Jérémy assure le briefing sportif et développement durable (C) Greg Clouzeau
Jérémy assure le briefing sportif et développement durable relayé sur les panneaux (C) Greg Clouzeau


Donc est-ce que le brief a été respecté ? Plus ou moins, mais plutôt plus que moins ! Seul quelques blocs de qualification bien tartinés n'ont pas été totalement brossés. Quasiment aucun déchets abandonnés et des poubelles de tris sélectif réparties dans l'ensembles du site qui se sont remplies efficacement. Finalement, seul le bouquet de fougères qui s'était installé dans la fissure Nano aura disparu...


Côté escalade justement !

Chuter du Toit du Cul de chien sur un double
tapis de pads et paré par le Champion de
France de bloc...la classe ! (C) Greg Clouzeau
Les DE, tous bleausards reconnus, dont Pascal Gagneux, actuel champion de France de la discipline, étaient là pour rappeler les consignes, assurer le brossage des prises et enseigner la parade à des grimpeurs plutôt habitués à chuter librement sur les énormes tapis des salles de sport. Au passage, notez que c'est bien la descente qui a posé le plus de difficultés à ces nouveaux venus en forêt.

Quelques belles chutes et aucun accident... Les équipes de secours présentes n'auront finalement rien de grave à se mettre sous la dent... Tant mieux !

Les équipes auront donc eut à enchaîner un maximum de blocs du plus faciles aux extrêmes  Arabesque et la Chenille sur le bloc de l'Autre toit pour avoir une chance de participer à la finale. A ce petit jeu, l'équipe des Chats perchés fait carton plein avec 900 points chacun soit 2700 suivi par celle des vaches bleues à 2500 points.

Une finale grand spectacle sur le Toit du Cul de chien !


Trois équipes vont donc s'affronter sur ce bloc mythique qu'avec un peu d'attention on pouvait reconnaître sur le logo de l'événement. Les organisateurs ont prévu un format de finale atypique : un relais où celle qui fait le plus de points, gagne. 

Chaque grimpeur de l'équipe choisi une voie entre le célèbre Toit (7A), la fissure Nano (un 6A d'une autre époque rarement parcouru de nos jours) et l'angle n°7 du circuit rouge, le Presse Citronégalement en 6A, qu'il va parcourir jusqu'à la chute éliminatoire. Il manquait peut-être une dalle pour faire plus sélectif ? 

Durant les finales, public nombreux composé essentiellement des compétiteurs (C) Greg Clouzeau
Durant les finales, public nombreux composé essentiellement des compétiteurs (C) Greg Clouzeau

Guillaume Glairon Mondet dans son 16ème passage du Toit (C) Greg Clouzeau
Guillaume Glairon Mondet dans son 6ème passage du Toit (C) Greg Clouzeau

Mélanie Sandoz, Fontainebleau Contest RedBull (C) Greg Clouzeau
Après l'élimination de Ludo Laurence, Mélanie Sandoz et Guigui n'ont plus le temps de souffler entre deux runs
 (C) Greg Clouzeau


Baptiste, Toit du Cul de Chien, Fontainebleau Contest RedBull (C) Greg Clouzeau
Baptiste de l'équipe des Chats perchés s'adjugera 33 runs dans le Toit du Cul de Chien ! A qui le tour ?
(C) Greg Clouzeau



Tableau des runs des chats perchés Fontainebleau Contest RedBull (C) Greg Clouzeau
Tableau des runs des
 Chats perchés (C) Greg Clouzeau
En tous cas, les trois équipes ont assuré le show et rarement ces voies auront connu autant de parcours non stop ! La Nano a sans doute été plus grimpée hier que durant toute l'année 2016. 

Si Guigui et Mel de l'équipe des Vaches bleues n'ont pas gagné malgré leur 16 ascensions respectives du Toit et de la Nano, c'est sans doute qu'après la chute de Ludo dans Presse Citron, ils disposaient de moins de temps pour souffler entre chaque escalade. 

Du coup, c'est l'équipe des Chats perchés, déjà en tête à l'issue des qualifications, qui s'adjuge la première place du podium à la 33ème escalade de chaque voie ! Et encore, ils auraient sans doute pu pousser plus loin.

Le classement final est donc le suivant :

1er : Les Chats perchés avec 1815 points obtenus par
Olivier Gagneux dans Presse Citron, Matthieu Breno dans la Nano et Baptiste Bensky dans le Toit.

2nd : Les Vaches bleues avec 730 points obtenus par 
Ludovic Laurence, Mel et Guigui

3eme : Bloc'âge avec 35 points obtenus  par Edouard de Nigs, Quentin Bry et Lucas Chasles.
33ième run de l'équipe des Chats perchés qui a gagné depuis longtemps... (C) Greg Clouzeau
33ième run de l'équipe des Chats perchés qui a gagné depuis longtemps... (C) Greg Clouzeau

33ième run de l'équipe des Chats perchés qui a gagné depuis longtemps... (C) Greg Clouzeau
33ième run de Baptiste dans le Toit... (C) Greg Clouzeau
1er  les Chats perchés, 2nd, Les Vaches bleues, 3ème Bloc'age
1er  les Chats perchés, 2nd, Les Vaches bleues, 3ème Bloc'age
(C) Greg Clouzeau

Donc quel avenir pour ce type de compétition d'escalade à Fontainebleau ?


C'est sûr, pour les compétiteurs comme pour l'organisateur, c'est une réussite !

Et côté sauvegarde du site, franchement, pas grand chose à redire en dehors des commentaires faits plus haut car nul doute que cet événement été bien cadré. Entre le petit tour du site la veille (où il n'y avait que peu de déchets sans doute à cause de la météo exécrable des dernières semaines) et le tour de fin de soirée, bien peu de traces témoignaient de l’événement. Mieux, le toit du Cul de chien a eu le droit à un lavage à l'eau clair jusque dans ses moindre recoins. Quant à l'érosion, elle est très maîtrisable sur un site aussi plat. Reste, peut-être, le vieillissement des prises...mais vu l'état de polissage de certains blocs du Cul de Chien...c'est minime. 

Nettoyage des prise du Toit du Cul de chien, (C) Greg Clouzeau
Nettoyage des prise du Toit du Cul de chien à l'eau et à la brosse en soie
Il faut une quinzaine de pads à plat... (C) greg Clouzeau

Bref, d'un point de vue sauvegarde de l'environnement, on a vu des rassemblements associatifs à Bleau nettement moins respectueux des sites et réglementations ! Si le choix du site était parfait, peut-on le faire ailleurs ? 
Rien n'est moins sûr. D'ailleurs, le format même de la final nécessite un bloc assez atypique... Par ailleurs, il est clair que la discrétion des organisateurs sur le choix du massif a considérablement restreint le nombre de curieux. La même compétition avec un millier de visiteurs, poserait immanquablement des problèmes. Alors, philanthrope RedBull ? C'est pas certain... Quand on investi plus de 70 000 € dans une compétition, on attend en général un retour, non ?

Reste ensuite au moins deux grandes questions. 
Si l'on autorise ça en escalade à Bleau, pourquoi et comment l'interdire aux vététistes et autres sports nature ? A quand les Natural Games bleausards ?
La sauvegarde des sites passera t'elle par des sponsors privés ? Si aujourd'hui RedBull n'a rien payé à l'ONF ou aux associations de défense des sites (en charge du balisage des circuits par exemple), peut être qu'à l'avenir, ce type de manifestation permettra d'équiper et entretenir des sites naturels là où la FFME ne veut pas investir ? 

Enfin rappelons que les produits RedBull sont à consommer avec modération à nos yeux.


Le site se vide et a retrouvé son calme et sa beauté...
(C) Greg Clouzeau


En parallèle des nombreux ouvrages sortants sur l'histoire de l'escalade chez divers éditeurs, notre ami Gilles Rotillon, nous signale la sortie de son livre sur l'évolution de l'alpinisme et de l'escalade avec le double regard du spécialiste de ces activité avec plus de 50 ans de pratique et du professeur de sciences économiques ! C'est aux Editions du Fournel.

L’escalade est aujourd’hui une activité qui a quitté la confidentialité qu’elle avait avant les années quatre-vingt. Les salles d’escalade se multiplient dans le monde entier, elle entre massivement à l’école, elle a ses revues spécialisées, on en parle pour les Jeux Olympiques. D’une technique de l’alpinisme, elle est devenue une activité nouvelle, avec ses lieux de pratique, ses règles, son vocabulaire, son matériel, ses champions. 

Cette évolution est le résultat d’une transformation du terrain de jeu. En équipant les falaises pour permettre la chute sans risque mortel (et par conséquent le progrès technique), l’escalade s’est différenciée de l’alpinisme où la chute reste proscrite. C’est la thèse défendue dans ce livre : l’escalade s’est développée sous sa forme actuelle en éliminant objectivement le rapport à la mort qui est la caractéristique de l’alpinisme. 

Il propose ensuite d’en tirer les conséquences quant aux évolutions de ces deux activités dans le contexte de la marchandisation croissante d’activités de plus en plus nombreuses. Le fait que l’alpinisme et l’escalade obéissent maintenant à des logiques de développement différentes ne veut pas dire qu’elles sont sans liens, ni que l’une est plus noble que l’autre, mais ces logiques induisent des contraintes sur les marchés spécifiques qui les formatent. Contraintes qu’il est nécessaire d’analyser pour comprendre les évolutions en cours. 

Gilles Rotillon pratique l’alpinisme et l’escalade depuis plus de cinquante ans. Membre actif de la Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT), il a aussi participé aux comités de direction de la FFM, de la FFE (dont il a été un des co-fondateurs) puis de la FFME dont il fut le premier président du comité sportif escalade. 

Il est par ailleurs professeur émérite en sciences économiques à l’Université de Paris Ouest Nanterre la Défense et c’est à partir de cette double expérience de pratiquant acharné et d’économiste professionnel qu’il propose une réflexion originale sur ces activités qui ont marqué sa vie.
Face à la polémique sur l'utilisation du VTT sous toutes ses formes en forêt de Fontainebleau, des Trois Pignons et de la Commanderie depuis 2013, l’agence Île-de-France Est de l’ONF a organisé de nombreuses réunions de conciliation.Parallèlement, elle s’est attachée les services d’un prestataire spécialisé, Bike solutions, pour affiner son positionnement sur ce sujet délicat. Fort de ces éléments, l’ONF vient de publier une longue note sur le sujet et qui annonce le retour des vététistes dans un cadre nettement mieux défini que l'on vous invite à respecter pour le bien être de notre pratique en forêt !

Le positionnement de l'ONF Fontainebleau est donc le suivant :
1° L’ONF de Fontainebleau considère le VTT comme un mode de découverte de la forêt comme un autre, à l’exception des pratiques freestyle et descente qui sont incompatibles avec les autres usages sur un même linéaire. A ce titre, le VTT crosscountry fait donc partie intégrante des usages autorisés en forêt ;
2° L’ONF privilégie donc une position ouverte, constructive et positive vis-à-vis du public VTTiste de la forêt ;
3° En conséquence, l’ONF s’investira dans la création d’une offre de sentiers correspondant aux besoins des VTTistes, dans le respect de l’environnement (incidences sur la faune, érosion, etc.) et dans la limite de ses moyens humains et financiers et de ceux de ses partenaires sur le projet. Ce projet constituera une équation entre le type de circuit (balisé ou libre) et le type d’organisation (individuel ou manifestation sportive) ;
4°Pour créer cette offre, l’ONF s’appuiera principalement sur les ressources locales, tant pour la conception que pour l’entretien des circuits. Il souhaite donc une fédération des différents organismes et pratiquants de ces sports, à cette fin constructive. Cette disposition n’exclut pas l’intervention ponctuelle de professionnels à des fins d’expertise et de conseil.





Pour comprendre l'ensemble de ces mesures, nous vous invitons à lire la documentation de 59 pages fournie par Bike Solution

Escalade calanques marseille
Il y a quelques années, à la TL²B on s'était prononcé contre la création du Parc National des Calanques (notamment ici et ) (ainsi que contre le projet à Fontainebleau) estimant que la pérénité de l'escalade dans ce massif n'était pas garantie. Il y a quelques mois, dans le magazine Grimper, on apprenait que les négociations sur la future réglementation de l'escalade dans le PNC étaient en cours. Un article de Madeinmarseille nous en apprend un peu plus et nous fait craindre le pire quand à la défense de cette pratique par notre fédération délégataire !

On ne va pas revenir sur l'histoire de l'escalade dans le Calanques. Aujourd’hui, les Calanques font partie des plus célèbres spots d’escalade d’Europe avec plus de 3000 voies ! Pour le moment, aucune réglementation n’a été mise en place et seul quelques préconisations actées dans la charte du parc régissent les modalité d'accès et d'équipement. Si dans la plupart des parcs nationaux français, les activités sportives et de nature ont été exclues du cœur de parc qui bénéficie d’une protection renforcée, ce n'est pas encore le cas dans les Calanques où se pratique les différentes activités. Pour certains protecteurs de la nature, il y a donc « télescopage » entre activités de loisirs et biodiversité.

Comme avec le VTT dont on a beaucoup parlé ici, le Parc national s’est engagé dans un plan d’action triennal (2015/2017) pour en mettre en place une réglementation des pratiques. Hélas, côté escalade, l'interlocuteur privilégié des autorités de gestion est bien entendu la FFME même si le Comité consulte aussi d'autres acteurs telsque les propriétaires publics comme les communes de Marseille, Cassis ou La Ciotat et les associations d’usagers.


Pourquoi "hélas" ?


Parce que la FFME est engagée depuis plusieurs années dans une vague de déconventionnement des sites naturels ! En effet, les conventions mises en place par le Cosiroc en 1984 à Buoux et Mouriès et reprises par la FFME, visent à décharger les propriétaires de leurs responsabilités en cas d'accident. Aujourd’hui, la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade remet en cause ce système.

Ainsi, Jean-Claude Grand, Président du Comité Départemental des Bouches-du-Rhône de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade, souligne dans l'article précité que 
« Le problème est que ces conventions désignent la fédération comme coupable en cas d’accident. Mais est-ce vraiment à une fédération de prendre la responsabilité de la pratique de l’escalade dans toutes les calanques, d’autant plus que tous les grimpeurs ne sont pas licenciés ? Nous aimerions que cette convention soit revue voire qu’il n’y en ait plus pour que l’on continue à faire de l’escalade ». Des propos qu'on vous laisse apprécier mais qui éclairent bien le problème de la gestion des Sites naturels d'escalade en France par notre fédération... et qui justifient pleinement la création de Greenspits !

Ce qui n'est pas rassurant c'est que Gille Chappaz, actuellement chargé de mission tourisme durable et du dossier escalade pour le Parc national des Calanques semble plutôt favorable à cette réglementation ! « Le Parc national des Calanques est pour la pratique de l’escalade qui est une activité emblématique et reconnue comme étant structurante du territoire. Toutefois, elle nécessite d’être réglementée pour éviter des impacts trop préjudiciables sur la nature et le patrimoine des massifs »

Mais l'escalade est déjà plus ou moins réglementé dans les Calanques. Certains secteurs sont totalement ou partiellement interdits d’accès pour des raisons de protection de la nature et de lutte contre l'érosion. Il y a aussi les classiques limitations de pratique en période de nidification ou en été durant les risques incendie. 

« Il faut que l’on réfléchisse à comment gérer toutes ces questions qui sont des enjeux connus et maîtrisables. À terme, notre volonté est de mettre en place une commission escalade pour définir ensemble un cadre de travail et que l’on puisse avancer vers une pratique apaisée et la plus transparente possible avec tous les acteurs », conclut Gille Chappaz.

Les différents acteurs sont actuellement en concertation pour trouver une issue à la situation 
© Parc national des Calanques





Rappelez-vous, en novembre 2015, nous vous alertions sur le vol des petites pancartes des PRV sur le sentier des 25 bosses (Trois Pignons). De nouveaux panneaux ont été disposés par les baliseurs bénévoles de l'AFF en charge de ce sentier. Mais au fait, savez-vous ce qu'est un P.R.V. ? Dans le vocabulaire des secours, un PRV est un Point de Rassemblement des Victimes. Le terme est notamment utilisé dans toutes les procédures de type Plan d'urgence (Orsec, Rouge...). A Bleau, sur les sentiers, ils permettent de signaler efficacement sans ambiguïté sa position aux secours en cas d'accident ou d'incendie. 
Balisage en hauteur par les courageux de l'AFF
Balisage en hauteur par les courageux de l'AFF

En effet, il ressort des analyses des secours dans les Trois Pignons qu'une des plus grosses difficultés pour les sapeurs pompiers est d'identifier précisément la localisation des victimes. Il avait donc été décidé de tester la mise en place de petits panneaux sur le sentier des 25 bosses indiquant des points désignés comme PRV. Ceux-ci ont été posés à l'été, assez en hauteur pour prévenir de toutes dégradations. Mais c'était sans compter sur les collectionneurs de sommets !

Du coup, une nouvelle version a été imprimée et vient d'être posée par les bénévoles de l'AFF. Merci de les respecter !

Rappel :
En cas d'accident, vous devez :
- garder votre calme,
- prendre en charge la victime, 
- éviter le sur-accident 
- mais aussi déclencher les secours avec le plus de précisions possibles. 

n° de parcelle forestière (C) Greg Clouzeau.
n° de parcelle forestière (C) Greg Clouzeau.
Avec un téléphone portable faite le 18 ou le 112. Donner toutes les informations sur l'état de la victime mais aussi sur votre localisation exacte à l'opérateur du SDIS 
le nom du site mais aussi votre proximité avec un chemin forestier (son nom figure sur les panneaux métalliques aux carrefours) et un numéro de parcelle ce qui facilitera le repérage pour les services de secours. En effet, la forêt est découpée en parcelle pour son exploitation. Cette numérotation figure sur de petite pancarte au différents carrefours, sur les cartes IGN top 25 (Bleau 2417 OT) et sur bon nombre topo d'escalade.

A Bleau, les circuits d'escalade sont régulièrement appelés à évoluer pour tenir compte de leur vieillissement ou des risques érosifs. Lors de la dernière réunion (18 mai) de la Commission des sites naturels d'escalade de Seine et Marne (CSNE) plusieurs changements ont été validés dont celui évoqué il y a peu à propos du Rocher Saint Germain. Parmi eux, la transformation du jaune du 95.2 (Trois Pignons) en orange. C'est chose faite grâce aux efforts des grimpeuses bénévoles du club de l'ASL91 et de l'inévitable Jean Jacques. 


A propos des chantiers de balisage à venir ou en cours de réalisation décidés lors de la réunion, rappelons ce qui a été programmé :

Le développement d'un nouveau site d’escalade à proximité de Nemours, sur la commune de Darvault. Les 2 parcours présentés (Orange et Bleu) sont à l’essai et présenté sur le site web du CoSiRoc. Le lien : http://www.cosiroc.fr/index.php/home/134-actualites/news-des-circuits/352-darvault-2-nouveaux-circuits. Ce petit site est agréable, en sous bois, il ne sèche pas vite après la pluie. L’usage du pof est vivement recommandé. Mais attention, pour le stationnement, et afin de ne pas déranger le voisinage, il est nécessaire de se garer sur le parking de l’école ou celui de la mairie !

Outre, les parcours du Rocher St-Germain par H. Béranger, P. Leduby et P. Campione, JJ Naels dont on a déjà parlé, le bleu du Rocher de la Reine par G. Tsao, l’orange et le bleu de Bois Rond seront repeints à l’identique par J. Guinot

Un projet de réaménagement des parcours d’escalade sur le site de La Feuillardière qui fait débat. Si le site concerne essentiellement un circuit destiné aux enfants, le projet de réaménagement transmis la veille de la CSNE n'a fait pas l’unanimité et prévoit en outre un circuit bleu.

Enfin, le parcours jaune du 95.2, très abîmé, hétéroclite, et assez difficile nécessitait d’être revu. La proposition de l’effacer pour tracer un circuit plus homogène, de niveau AD donc orange, a été lancée.

Dans un article de l'ASL91, Jean Jacques, avec tout l'humour du palmipède déchaîné, a présenté ce travail de transformation de jaune en orange. Et contrairement à ce qu'il semblait croire, on ne jettera pas de pavé dans la mare. Pour cause ! Cette transformation a été présentée et validée lors de la cette dernière commission ce qui est donc une toute autre démarche que l'initiative malheureuse, unilatérale et non discutée de la Roche aux sabots !

Donc, bravo pour cette belle initiative et le travail accompli par les "canettes" de l'ASL (qui ne tournent pas au RedBull et ne contiennent certainement pas de taurine).

Enfin, petit message à l'attention des peintres en herbe, ne nouveaux balisages sauvages et parasites sont apparus dans divers massifs : du bleu à la Roche aux Oiseaux, du mauve au Rocher Canon, jaune secteurs Loutteville et Hameau de Beauvais,… D’autre part des tailles de prises ont été constatées sur les parcours Orange et Bleu du Cul de Chien, le n°4 du circuit rouge de Loutteville,… Les agents de l’ONF envisagent sérieusement de porter plainte sur de tels agissements considérant qu'il s'agit là de destruction d’équipements sportifs publiques.

Tous les renseignements sur les modifications de circuit sont disponibles sur le site du Cosiroc

parcelle en régénération naturelle après coupe et nécessitant un engrillagement !
Celles et ceux d'entre-vous qui nous suivent sur facebook connaissent déjà notre éco-respondant Gaëtan Chetaille qui intervient régulièrement pour éclairer de ses commentaires nos articles sur la sylviculture. Gaëtan est technicien forestier dans le secteur privé. En lecteur habitué de notre rubrique sylviculture, il s'est proposé pour la rédaction d'un article sur la méthode de sylviculture du traitement en futaies irrégulières, alternative souvent évoquée dans nos lignes pour éviter les coupes rases si décriées en forêt périurbaines et à Fontainebleau en particulier ! Rappelons que c'est la méthode qui sera la base de travail des vingt prochaines années à Fontainebleau suivant la présentation du Nouveau plan d'aménagement forestier (relire notre article à ce sujet)

La sylviculture irrégulière, mais c’est quoi ce truc en fait ?

Quand je parcours l’excellent site de la Tribune Libre de Bleau et que je me rends dans la rubrique consacré à la gestion forestière, je remarque un grand nombre de critiques quant aux pratiques de sylviculture actuelles. J’entends, notamment de la part des urbains et des périurbains, naturalistes, photographes, les mots « massacre », « destruction », … souvent accompagnés d’insultes plus ou moins forte à l’égard des forestiers.

Les plus avertis et renseignés en matière de foresterie prônent ensuite l’abandon de ces pratiques au profit de méthodes « alternatives », que l’on peut décrire comme le « bio de la forêt » ! J’ai donc proposé à la TL²B de rédiger ce bref article afin d’expliquer les tenants et aboutissants de ces autres méthodes.

Pourquoi ces grandes coupes rases ?

L’opération forestière qui cristallise le plus grand nombre de critiques est sans conteste la coupe rase. Celle-ci consiste tout simplement en la récolte intégrale du peuplement en préalable à son renouvellement que celui-ci se fasse par régénération naturelle ou par plantation. Il s’agit d’une opération que l’on trouvera uniquement dans les peuplements réguliers, c'est-à-dire où tous les individus ont le même âge.

La coupe rase a pour effet négatif d’avoir un fort impact paysager, écologique et social. Mais pour garder un esprit objectif, il arrive que le forestier n’ai pas le choix que de procéder à cette opération, notamment dans le cas de peuplements malades ou à la suite d’une tempête. Certain objecterons que dans ces cas on pourrait laisser les arbres pourrir et la forêt se régénérer d’elle-même, mais dans le cas des forêts périurbaines, cette solution est obligatoirement écartée pour des raisons de sécurité publique.

Y’a-t-il des alternatives ?

parcelle en gestion irrégulière
avec gros bois
(forêt privée du Pays d'Armagnac)
Au-delà de la critique, où l’on clame haut et fort l’arrêt des coupes rases en forêt, la question est « y a-t-il des alternatives au coupes rases » et par extension à la sylviculture « régulière » ?

Les lecteurs assidus de la TL²B auront entendu parler de la sylviculture « irrégulière », où, à l’intérieur d’un même peuplement, on mélange des arbres d’espèces, d’âges et de grosseurs différents. Si des personnes croient que l’on va supprimer totalement les coupes en forêt avec cette méthode, ils se trompent grandement, je tiens à les en avertir ! On en réalise même plus souvent à des intervalles plus courts ! Et sauf si vous préférez que votre maison soit construite  avec une horrible charpente en métal et que votre vin vieillisse dans un fût en inox avec quelques copeaux de chêne, notre société aura toujours besoin de bois … 

On a rien compris ! C’est quoi alors cette fameuse sylviculture «irrégulière », où on mélange tout plein de truc ?

Dans le cas d’une sylviculture « régulière », lorsque l’on réalise une coupe, celle-ci ne répond qu’à un seul objectif : favoriser la récolte des plus beaux sujets. Les coupes d'éclaircie, où l’on ne coupe qu’une partie du peuplement, ont pour objectif de favoriser la croissance des arbres sélectionné pour rester. Et la coupe rase, comme déjà dit plus haut, n’a pour unique objet que la récolte nécessaire ensuite au renouvellement du peuplement.

En sylviculture irrégulière, il existe une coupe, dite « coupe de jardinage » répondant à l'ensemble de ces objectifs :  elle sert donc à la fois à favoriser la croissance des plus beaux sujets, à récolter les arbres arrivés à maturité et à renouveler le peuplement… Il n’y a donc jamais de coupe rase, puisque sur une même parcelle le peuplement est à la fois en régénération, en croissance et à maturité, on parle d’un peuplement en évolution continu.

C’est génial cette façon de faire, mais pourquoi on ne le fait pas dans toutes forêts de France ? Le forestier ne saurait-il pas le faire ?

parcelle en cours d'irrégularisation avec création de bouquet de régénération (forêt domaniale d'Auch)
(C) Gaëtan Chetaille
Bien sûr que si, toutes personnes qui ont fait les écoles forestières en France connaissent cette pratique. Mais entre la connaissance et la mise en œuvre il y a un premier fossé !

L’écologie forestière est d’abord le première obstacle à surmonter. J’ai parlé plus haut d’une croissance et d’une évolution continue du peuplement. Certain terrain très pauvre ne permettent pas de mettre en œuvre cette méthode.

Il y a ensuite les aspects inhérents au comportement de chaque essence d’arbre. Certaines espèces ne supportent pas d’être en concurrence avec d’autres. D’autres encore ne peuvent se régénérer avec sous couvert d'un peuplement adulte.

La méthode irrégulière nécessite donc une grande maîtrise technique car il faut maintenir un équilibre parfait entre jeune semis, arbre en croissance et arbre mature afin de ne pas rompre la continuité de l’évolution. La plupart des propriétaires privés ne sont pas aptes techniquement à mettre en œuvre ces méthodes et la formation, avec un technicien, demande du temps et des moyens financiers.

Comme la plupart des propriétés de France sont privées (on a tendance à l’oublier) et de petites tailles (moins de 4 hectares), la mise en œuvre de cette méthode de sylviculture, adapté uniquement aux grandes surfaces, est impossible. En effet, pour réaliser une coupe commercialisable (l’objectif d’une coupe reste la vente de bois), il faudra parcourir de plus grandes étendues afin d’avoir une quantité suffisante de bois à vendre et à régénérer.

Et bien ça en fait des obstacles, et les avantages alors ?

Si on arrive à mettre cette sylviculture en œuvre dans un peuplement, les avantages sont multiples.
Ils sont tout d’abord économiques, puisqu’à chaque coupe, on va récolter des arbres de gros diamètre et de grande valeur, équivalent à ceux que l’on récolte habituellement en fin de cycle en futaie régulière. 

Le rythme de coupe sera également plus soutenu et les rentrées d’argent plus régulière. En futaie régulière, on réalise une coupe tous les 15 à 20 ans contre tous les 7 à 10 ans en irrégulier. C’est particulièrement intéressant pour un particulier qui ne sera pas obligé d’attendre 50 ans avant d’avoir une vraie rentrée d’argent issue de sa forêt !


Régénération naturelle en hêtre et chêne après coupe d'éclaircie
Régénération naturelle en hêtre et chêne après coupe d'éclaircie dans un peuplement de pin
Franchard Cuisinière, FD Fontainebleau, (C) 2016 Greg Clouzeau


En matière d’écologie, un peuplement irrégulier représente un habitat beaucoup complexe. Les différentes strates végétales et différents éclairements favorisent la diversité d’espèces végétales ou animales. Le fait de ne pas passer en coupe rase permet de maintenir les sols notamment en zone de montagne et de limiter l’érosion par ruissellement, puisque l’eau suit son cycle normal par absorption. Enfin l’effet de stockage du carbone dans les sols forestiers est maintenu par une limitation de l’éclairement direct.

L’aspect social est la dernière chose favorisée par la sylviculture irrégulière. L’impact paysager est faible grâce à un couvert permanent. L’ambiance forestière continue avec des strates hétérogènes permet également l’amélioration de l’accueil du publique. Et enfin, même si je ne vais pas me faire des amis avec ce côté-là, les parcelles en traitement irrégulier sont des sites chasses privilégier avec l’amélioration de l’accueil des espèces chassables qui y trouvent nourriture et abris en abondance, dans un peuplement plus à même de supporter une pression cynégétique (notamment de cervidés : plus besoin de clôture).

Dernier avantage, du traitement irrégulier, c’est une meilleure résilience des futaies, c'est-à-dire leur capacité à résister et à se remettre d’un aléa extérieur. Les impacts des tempêtes et autres ravageurs des bois seront moins importants dans ces peuplement ce qui limite à la fois les pertes économiques, assure la continuité du couvert et n’interdit pas l’accès du public à l’espace forestier.
On assure donc le rôle multi-fonctionnel de la forêt.

Si on a tout compris, on est proche du cycle naturel ?
Oui et non !
Oui car on prend en compte l’aspect de renouvellement continu de l’espace forestier. Ce côté naturel est également renforcé par une intégration et une préservation du paysage, des sols et de la biodiversité. Le fait de voir plusieurs essences sur une même parcelle appuie enfin cette idée de ressemblance avec une forêt « naturelle ».


parcelle en régénération naturelle après coupe et nécessitant un engrillagement !
Parcelle de gauche en coupe d'éclaircie avant la récolte (coupe rase à venir)
A droite, parcelle en régénération naturelle après coupe et nécessitant un engrillagement !
Gorges d'Apremont, FD Fontainebleau (C) 2015 Greg Clouzeau


Et non car le terme « cycle » à tendance à faire croire que le traitement irrégulier serait la norme de la sylviculture, si on devait copier la nature ! 
C’est peut-être vrai en France ou en Europe, mais si vous discutez avec des forestiers nord-américains, ils vous diront que dans un cycle naturelle, tous les arbres ont le même âge et que le traitement régulier est celui qui se rapproche le plus du cycle naturel. 
Pourquoi ? 
Parce qu’outre-Atlantique, le principal facteur de renouvellement naturel d’une forêt est l’incendie, équivalent à une coupe rase !

D’autre part, nous avons pris la (mauvaise) habitude, en France, d’effectuer les plantations et donc la gestion régulière sur de grande surface avec des plantations ou régénérations en lignes, ce qui donne un visuel très monotone. 
Mais si l’on plante des arbres de façon anarchique sur de petite surface (on parle de bouquet ou de parquet) l’impact paysager n’est plus du tout le même et pourtant on est dans un peuplement régulier avec des arbres de même âge ! L’œil à toujours tendance à se focaliser sur le pire …

J’espère avoir répondu de façon suffisamment objective à vos interrogations sur les alternatives à la sylviculture conventionnelle, souvent mal comprise et mal accepter à juste titre, à Fontainebleau, mais aussi dans d’autre grande forêt périurbaine.

J’ai volontairement évité les aspects scientifiques et mathématiques du traitement irrégulier, mais si vous voulez en savoir plus, il vous suffira de jeter un œil sur les sites cités plus bas où vous trouverez notamment les documentations des différents CRPF (Centres Régionaux de la Propriété Forestière), destinées aux propriétaires de forêts. 
Je vous invite également à consulter l’AFI (Association Futaie Irrégulière) et de ProSylva France.
N’hésitez à me poser des questions en commentaire, sereinement et sans préjugés, j’y répondrai avec grand plaisir, dans la mesure de mes connaissances.

Gaëtan CHETAILLE
Technicien Forestier


http://prosilva.fr/html/index.html : site de la principale association de développement de la futaie irrégulière
http://www.cnpf.fr/ : portail du Centre National de la Propriété Forestière, où j'ai travaillé pdt 6 ans
http://www.foretpriveefrancaise.com/ : site de la forêt privée française, une mine de renseignements pour ceux qui souhaite trouver des infos sur la forêt en France 
A lire aussi : La régénération du chêne en futaie irrégulière, un article de Franck Jacobée devenu Responsable Accueil et diversité à l'ONF de Fontainebleau
Les beaux jours devraient revenir et ce sera le moment idéal pour profiter pleinement de la forêt, du jardin, des parcs boisés...bref des sites naturels ! Lors de vos promenades, pique-niques... prenez des précautions pour limiter les morsures de tiques. Généralement inoffensives, elles transmettent parfois la maladie de Lyme et autres infections. L’ONF informe sur les gestes de prévention à connaître. 

De mai à octobre, forêts, prairies, pelouses et jardins constituent le terrain de jeu favori pour les tiques. Ce parasite de petite taille, visible à l’œil nu, vit au ras du sol et sur la végétation basse dans l’attente d’un hôte de passage : hommes ou animaux (chevreuils, daims, écureuils, oiseaux, chiens, chevaux, etc.). Cou, aisselles, plis des genoux, cuir chevelu... sont autant de zones du corps où les tiques aiment s’accrocher. Leur morsure peut donner des maladies dont la plus connue est la borréliose de Lyme. Une maladie qui, si elle n’est pas détectée et soignée à temps, peut se révéler grave. Même si toutes les tiques ne sont pas porteuses, il convient d’être très prudent en forêt. Aujourd’hui, la prévention reste le remède le plus efficace. 


L’ONF sensibilise les usagers pour limiter les risques de morsure. 

Les bons gestes à connaître :
 - Portez des vêtements couvrants clairs, des chaussures fermées et, pour les balades en forêt, un chapeau. L’astuce consiste aussi à enfiler le bas du pantalon dans les chaussettes évitant de laisser la peau à découvert. En forêt, mieux vaut rester sur les chemins et éviter les espaces broussailleux. 
- À la maison, un examen minutieux du corps s’impose pour repérer et retirer le plus tôt possible la tique. Les risques d’infection sont réduits si elle se trouve retirée rapidement. 
- En cas de présence d’une tique accrochée à la peau. L’extraire au plus vite à l’aide d’un tiretique, vendu en pharmacie ou, à défaut, d’une pince à épiler puis désinfecter la zone piquée. Ne la retirez à la main, n’appliquez par d’alcool ni d’éther dessus. 
- Surveillez plusieurs jours après la morsure. Si une forte rougeur s’étend sur le corps et/ou des symptômes grippaux se manifestent (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, courbatures) consultez un médecin. 

Retrouvez notre article de 2011 et les conseils médicaux sur ce sujet ici

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