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Sur le chemin

décembre 2014

Yves Jouas, le président de la section de randonnée pédestre de Chartrettes, est décédé accidentellement en coupant un arbre dans un bois privé proche de la forêt de Fontainebleau. 

Nos pensées vont à sa famille, ses proches et amis. Yves était un grand connaisseur de la forêt, un ardent défenseur et aussi ponctuellement un ecorrespondant de la Tribune Libre de Bleau et d'ailleurs !

‎Source
http://www.larepublique77.fr/2014/12/29/yves-jouas-victime-dun-accident-du-bucheronnage/



On se retrouve en 2015, sans doute pour de nouvelles aventures... En attendant, sportez-vous bien !
A la TL2B, nous avons pris position contre le projet de Parc National à Fontainebleau ou celui des Calanques. Nous avons aussi soutenu les ZADistes du Morvan contre le projet de mega-sccierie, évoqué les défenseurs de Calames et bien d'autres combats. Nous nous sommes abstenus de vous parler du désormais tristement célèbre projet de barrage de Sivens et nous ne parlerons pas du projet de parc de loisirs à  Roybon qui détruira 110 ha de zones humides précieuses pour l’alimentation en eau potable de la région sous couvert de création d’emplois, mais l'actualité des Zones à Défendre mérite quand même quelques commentaires d'autant que plusieurs autres projets concernent des sites d'Ile de France où nous sommes implantés. 

Peut-on concilier "préservation de la biodiversité" et "développement économique des territoires" ? Cette question qui anime des débats passionnés pose un autre problème : celui du financement des PN et PNR, dans un fort contexte de réduction du budget de l'Etat !



En effet, et contrairement aux pays comme les Etats-Unis, où de vastes territoires sont restés à l'état sauvage, il ne reste que peu d’endroits de notre pays qui ne soit pas marqué par une forte présence humaine. Une implantation humaine qui a une histoire bien plus longue que celle des ricains et qui a fortement modelé les paysages.

Progressivement, la gouvernance des espaces protégés français a donc du évoluer pour intégrer cette composante humaine et en 2006, par exemple, la Loi sur les Parc Nationaux français était réformée pour en tenir compte. A leur demande, les acteurs locaux ont davantage été associés à la gestion de ces territoires, qui eux-mêmes ont été davantage ouverts sur l'extérieur. Le développement récent des trames vertes et bleues résulte également de cette idée. La loi sur la biodiversité attendue pour le printemps 2015 va elle aussi créer de nouveaux outils de protection. Une prise de conscience se fait jour sur la nécessité de dépasser les mesures de protection limitées à certaines espèces ou zones géographiques. Mais encore faut-il assurer le financement de ce véritable mille-feuilles juridiques qui, en plus, commence à ne plus avoir beaucoup de sens...

Ainsi, les parcs naturels régionaux ont beaucoup évolué depuis leur création, il y a 45 ans. D'abord en nombre. Ils sont aujourd'hui 51 et couvrent plus de 15% du territoire français ce qui constitue la première infrastructure écologique du pays. 

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a annoncé le 8 décembre avoir signé le décret de création du Parc naturel régional (PNR) des Baronnies provençales. "Au carrefour des influences alpines et méditerranéennes", ce PNR abrite "une faune et une flore d'exception" avec 10 sites Natura 2000, 5 espaces naturels sensibles et des espèces emblématiques telles que le sabot de Vénus, le chou sauvage, la loutre, l'écrevisse à pieds blancs, précise le ministère de l'Ecologie. Ce parc rassemble 86 communes (52 communes de la Drôme et 24 des Hautes-Alpes) pour une superficie totale de 1.560 km². 
Voilà 15 ans que ce territoire faisait l'objet d'une procédure qui, c'est le moins qu'on puisse dire, n'a pas soulevé beaucoup d'enthousiasme ou d'opposition virulente. 

Cette labellisation pose pourtant une nouvelle fois les limites de l'action des gouvernements successifs en matière d'écologie et de respect des populations locales.

En effet, comment a t'on pu imposer ce PNR avec seulement 82 % d'opinions défavorables lors de l'enquête publique, avec 44 communes refusant d'adhérer, avec la plus grande des villes du projet, Montélimar  qui n'a même pas daigné délibérer sur le sujet, avec une charte totalement inapplicable du fait du morcellement  du territoire ou enfin avec l'avis négatif du Conseil National de Protection de la Nature (13 contre 9 pour, 1 abstention) ?

A l'heure où après les combats de Notre-Dame des Landes et le drame de Sivens, les ministres se succèdent devant les médias pour nous vanter les vertus de la démocratie et d'un débat apaisé, une telle décision est tout simplement hallucinante. 



Stéphane Le Foll interrogé sur les oppositions au projet de Roybon fustigeait la radicalisation des ZADistes et le développement de l'eco-terrorisme français. Certes, c'est regrettable, mais que faire quand un gouvernement impose ses desseins envers et contre tous, au nom de l'économie ? Le financement des PNR est assuré par les collectivités territoriales : principalement les régions, suivies par les départements et les communes...autrement dit, avec nos impôts locaux !

Dans le même registre, après l'abandon du projet de PN de Fontainebleau, nos voisins de Champagne et Bourgogne ont hérité du projet de 11ème PN français sur le plateau de Langres. Sans doute croyait - on dans les ministères que les quelques paysans du coin et leurs représentants allaient y adhérer sans se battre ? Raté ! 

Depuis le début des travaux du GIP, le rang de anti-Parc ne cesse de croître ! Ainsi le collectif national des Racines et des Hommes et sa branche locale ne cesse de dénoncer ce projet qui commence à créer de vives tension entre les pros et les antis PN. Mais là encore, la question du financement se pose déjà officiellement...


Les PN et PNR engloutissent des sommes colossales sans pour autant véritablement sauvegarder ces espaces ! Le PN des Calanques en est une illustration criante avec ses décharges, égouts et autres rejets polluants en mer. Ne voudrait-il pas mieux se concentrer sur quelques sites encore préservés  et vraiment exceptionnels, très peu étendus, que poursuivre cette stratégie française visant à couvrir son territoire de PN et PNR  ? 




Enfin, la France se bat pour la protection de ses terres agricoles au nom de la biodiversité. Ce qui peut paraître comme une bonne idée a pourtant eut une conséquence fâcheuse : la destruction des grands parcs et jardins en ville où l'on autorise maintenant à construire pour densifier le tissu urbain comme compensation à la protection des terres agricoles limitrophes aux villes. 

Ainsi, dans quelques années, les vieux arbres des jardins du XIXè siècle auront tous disparus et avec eux bon nombres d'espèces liées les unes aux autres, du coléoptère aux oiseaux en passant par les petits mammifères. Mais y aura t'il seulement des agriculteurs pour s'occuper des terres ? 


Le Haut Conseil de la Santé Publique a établi un état des connaissances actualisé concernant la problématique de la maladie de Lyme sur le plan médical, la situation épidémiologique nationale, européenne et internationale, les caractéristiques du vecteur de la maladie, les techniques diagnostiques, ainsi que les orientations de traitement. Dans le cadre de ce travail, il a également auditionné des associations de patients. Depuis sa publication fin mars, on attendait sa mise en ligne... C'est fait !

Le HCSP émet des recommandations concernant :
* la prise en charge médicale des patients dont le diagnostic clinique et biologique ne permet pas de faire, avec les moyens actuels, un diagnostic probant de maladie de Lyme ni de l’exclure ;
* les performances des outils diagnostiques sérologiques disponibles sur le marché ;
des pistes de recherche clinique ;
* de futures enquêtes sociologiques.

"La borréliose de Lyme est une maladie infectieuse, non contagieuse, causée par une bactérie du complexe Borrelia burgdorferi senso lato transmise à l’homme par morsures de tiques dures du genre Ixodes, infectées."
Date du document : 28/03/2014
Date de mise en ligne : 04/12/2014

Hier se tenait une réunion de la commission accueil du public et érosion de l'ONF. Parmi les nombreux sujets à l'ordre du jour, la sauvegarde de la zone des célèbres « Big 4" du Cuvier Rempart y tenait une place importante . 

En effet, voilà quelques jours, sur le forum de Bleau.info certains grimpeurs ont fait part de leurs inquiétudes des évolutions constatées autour des « Big four" et ont visiblement pris conscience de la nécessité de travaux divers pour stabiliser le site (le pied des blocs et leur accès).
Au delà du début d’une tentative d'amorcer une nouvelle polémique, regrettable et sans intérêt visant à opposer le Cosiroc, association historique à qui on doit les premiers travaux de lutte contre l'érosion dès les années 70, et toujours active, à BLO, la petite nouvelle qui veut fédérer les grimpeurs indépendants, il est clair que la situation dans cet endroit très fréquenté est préoccupante ! Comme en plus ces 4 voies dures ( Big Boss, Fourmis rouges, Tristesse et Big Golden) attirent des centaines de très forts grimpeurs venus des 4 coins de la planète, nul doute que ce nouveau chantier -mondial si l’information est bien diffusée- va susciter l’intérêt de tous... quoique le premier, conduit il y a quelques années dont nous avions parlé là et ici, n'avait pas mobilisé les grimpeurs…


En effet, ce secteur du rempart et ses fortes pentes sableuses ( sous les grès, le sable, sous les pavés la plage!) sont l'objet d'une attention particulière depuis déjà pas mal de temps ! Les premiers à s'en soucier furent les Amis de la Forêt (AAFF) qui détournèrent de quelques mètres le sentier bleu numéro 5 en contre-bas de la zone. Il faut attendre l'ouverture du trio Big BossFourmis rouges et Tristesse en 1984 pour que cette petite plage de sable devienne l'une des plus régulièrement fréquentées de la forêt. Très vite, un premier muret est construit pour éviter que la surface de sable ne s’enfonce d'avantage au pied d'un des plus beaux surplomb de la forêt. Quelques années plus tard, l'ouverture de Big Golden quelques mètres au-dessus puis de diverses combinaisons renforcent la fréquentation du site et, avec elle, l'érosion. 



En 2009, Greg, notre rédacteur en chef, Thierry Martin, qui vient de prendre son poste à l'ONF de Fontainebleau, et la commission érosion se retrouvent sur place pour évaluer la situation et étudier une possibilité d'intervention . De nombreuses pistes sont évoquées allant jusqu'à la dépose par hélicoptère de murets de pierres grillagées (gabions). 



Après les travaux de 2012
Est-ce parce que le site n'est fréquenté que par les grimpeurs, et seulement de haut niveau que cet investissement ne sera pas fait ? Finalement, l'ONF lance la construction de quelques ouvrages de stabilisation : escalier et barrières de planches. Un tas de sable est déposé en bas du rempart et il est demandé aux grimpeurs d'en remonter. Un an après, le tas s'est étalé et le moins que l'on puisse dire, c'est que bien peu de grimpeurs ont joué le jeu. Ils ne sont peut-être pas si bêtes qu’ils n’en ont l’air avec leur crash pad en bandoulière... Déjà monter le crash-pad et en plus des sceaux de sable qui va redescendre au prochain orage …..faut pas peut-être pas charrier !... (le sable, bien entendu)

L'ONF conduit donc une seconde opération (2012) avec d'autres bénévoles (scouts ), réussie celle là, mais dont les résultats apparaissent vite bien peu crédibles.

En effet, la plupart des facines et marches n'ont pas résisté aux violents orages et notamment ceux de 2013 et 2014 car, à la différence des ouvrages construits en 1995 par les bénévoles grimpeurs et randonneurs sur les pentes du 95,2 (toujours présents) à l'appel du Cosiroc et de l'ONF, ceux du Rempart n'ont pas été renforcés avec des pavés ! Par ailleurs, le cheminement de l'eau n'avait sans doute pas été pris en compte dans leur réalisation.

On voit très nettement que le sable a été entraîné par
l'eau en creusant les marches non armées
La place se creuse au pied de Big Golden
Les racines du bouleau ne bloqueront plus le sable...
Au pied de Big Boss, cela va mieux
mais le sable se tasse et se videra par dessous

De nouveaux travaux sont donc à l'étude et, le temps que l'ONF trouve le financement nécessaire , il va falloir attendre plus d'un an pour que soient réalisés les ouvrages de stabilisation des diverses plateformes au pied des blocs. Ce délai est malheureusement administrativement incontournable. Outre la construction d'un ou deux murets, un sentier d'accès moins direct que la montée actuellement utilisée mais naturellement mieux armé pour résister à l'érosion sera sans doute envisagé à terme. 

Pour patienter, il vous sera sans doute demandé de participer au sauvetage du site, en remontant d’une vingtaine de mètres, non plus du sable mais des petits blocs de grès, résidus de carrière, qui trouveront là une nouvelle utilité afin de construire des murets... Nous reviendrons vers vous dès que nous aurons plus d'information de l'ONF sur la date du dépôt sur la TL2Bleau mais aussi sur le forum de Bleau.info (merci Philippe Le Denmat de piloter la manœuvre) et sans aucun doute sur les sites de BLOCosirocPof@bleau...
Jeudi 27 se tiendra une nouvelle réunion de la Commission des Sites Naturels d'escalade de Seine-et-Marne, présidée par le CDFFME et qui regroupe de très nombreux représentants du monde grimpant, tant associatifs qu'individuels impliqués ! Une réunion qui peut se transformer en joyeuse cacophonie si les forces en présence discutent de la même manière de certains sujets abordés ces derniers mois sur le forum de Bleau.info et sur BLO ! 


Pour alimenter le débat sur l'avenir des circuits, nous vous avions proposé de répondre à quelques questions. Vous trouverez donc dans cet article les résultats à l'exception des très nombreux commentaires libres ajoutés. Un grand merci à vous pour votre participation.


Au programme de la CSNE :

                        - Circuits (création/abandon/entretien)
                        - Balisages non autorisés au Bas Bréau
                        - Réflexions sur la pérennité des circuits
                        - Travaux et validation de la liste des circuits
                        - Suivi des mesures des blocs Big Boss, le Calvaire et le Bilboquet
                        - Action Consolidation Erosion Elephant ONF et BLO
                        - Opérations nettoyages et actions dérivées
                        - Premier résultat de l’étude « visiteur » réalisée par l'ONF 
                        - Questions diverses

Quelques mots avant de vous donner les résultats :

Pour commencer : qu'est-ce qu'un circuit de grimpe ? 
Une réponse très générale pourrait être la suivante :
« C'est une suite ordonnée de passages d'escalade, distingués parmi beaucoup d’autres par un balisage spécifique et dont le parcours est proposé aux visiteurs du site ».

On peut distinguer deux grandes classes de circuits :
1. Les circuits  à enchaîner : dans le but d'un effort continu, ils proposent des voies intermédiaires entre les voies marquantes et numérotées. Il est conseillé de les parcourir en évitant autant que possible de poser le pied à terre.
2. Les circuits dits « bloc à bloc » ou « porte à porte » : constitués d'une suite de voies, en principe homogènes en difficulté, reliées entre elles par la seule logique de leur numérotation et de la marche.

A noter que la première catégorie est de moins en moins représentée à Bleau et qu'elle a de moins en moins d'adeptes ! Ceci dit, c'est un vrai challenge que d'enchaîner la totalité d'un ou plusieurs circuits, même dans des niveaux inférieurs et sans chercher à faire un "temps" comme cela se faisant dans les années 70.

Une première enquête en 1994
Durant l'été 1994, Greg Clouzeau réalisa une enquête du même type auprès des bleausards pour le compte du Cosiroc. Il récolte un peu plus de 400 questionnaires (sur les 1500 distribués) afin de connaître les attentes des grimpeurs en matière de circuits !

Ce sont majoritairement les grimpeurs investis dans la pratique qui y avaient répondu puisque 31 % avaient entre 10 et 20 ans de pratique et 26 % plus de 20 ans d'escalade. Quant à leur âge, 44 % d'entre eux avaient entre 26 et 35 ans. Leur niveau technique était donc très élevé avec 17 % passant de l’ED, 28 % du TD et 23 % du D ! Enfin, les deux tiers grimpaient en groupe...

Ce portrait établi, on apprenait que plus de la moitié utilisaient les circuits en marchant entre les voies et plus du tiers des grimpeurs parcouraient les voies de plusieurs circuits à la fois. Toujours sur les circuits, la longueur préférée tournait autour de 35 numéros pour les deux tiers des réponses. Pour la difficulté, 71 % des grimpeurs interrogés souhaitaient que chaque site propose un éventail complet des difficultés avec toutefois une majorité de demandes dans le niveau Difficile (41 %), Assez Difficile (34 %) et Très Difficile (27%). Un quart seulement de l'échantillon ne souhaitaient pas que soit tracé de nouveaux parcours. Par contre, les trois quarts souhaitaient que tous les circuits soient entretenus.
Plus étonnant, 46 % des grimpeurs interrogés se sont déclarés utilisateurs des circuits pour enfants, notamment en famille mais seul 22 % trouvaient leur nombre trop faible. 

Si les questions de l'enquête de 2014 ne sont pas les mêmes et le mode d'administration différent, certains résultats sont sont très approchants de ceux obtenus en 1994. S'il convient de prendre des pincettes avec les résultats de ces sondages, ils constituent une base intéressante. Notre échantillon 2014 est statistiquement insuffisant et n'est sans doute pas représentatif de la population des utilisateurs de circuits (les plus enclins à les parcourir sont souvent les "débutants " et ceux qui découvrent la forêt pour lesquels les circuits ont une fonction de topo-guides.) Toutefois, bon nombre de ces résultats sont assez similaires à ceux obtenus il y a 20 ans auprès de plus de 400 grimpeurs...

La proportion de fort grimpeurs s'explique avant tout par le nombre d'années de pratique, les débutants étant en général peu investis dans la qualité de l'équipement d'un site. Ceci étant dit, du jaune au bleu, nous trouvons quand même 37 % de répondants (versus 40 % dans le TD).
Notez aussi, qu'avec le développement croissant des salles d'escalade privées, le niveau général moyen s'est considérablement élevé ! Si le débutant persévère, il passe allègrement le cap du 5c bloc en moins d'un an.

Les résultats 2014 :

Premier constat, la population de grimpeurs ayant majoritairement répondu est essentiellement masculine, plutôt âgée (55 % de plus de 35 ans, 43 % de 20 à 30) et grimpe depuis déjà pas mal d'années (+ de 10 ans). Conséquence, le niveau est plutôt élevé mais, les niveaux jaune à bleu (facile à Difficile) sont quand même bien représenté (37%).

Globalement, vous êtes plutôt très satisfait du nombre de circuits, de leur qualité et du balisage. Majoritairement vous pensez que le parc actuel en FD de Fontainebleau est suffisant. Si la longueur (nombre de numéros d'un circuit)  vous semble également correct, celle-ci vous importe peu puisque la plupart d'entre-vous n'utilise pas les circuits comme un parcours à enchaîner (55%).

Les grimpeurs sont-ils conservateurs ?

En effet, dans les sites très fréquentés, vous ne souhaitez ni voir diminuer le nombre de circuits balisés, ni le voir augmenter ! Et dans les secteurs peu fréquentés et éloignés, même chose : 86 % des répondants ne souhaitent pas voir disparaître le circuit du rocher des demoiselles... On n'aurait dû poser la question pour savoir combien d'entre vous avait utilisé ce circuit ces 3 dernières années et combien ont été grimper sur ce site !

Par contre, et c'est assez paradoxal, vous êtes nombreux à vouloir voir se développer de nouveaux secteursbalisés alors que vous avez auparavant affirmé que le nombre de circuits est suffisant. On dira donc que ce n'est pas en Domaniale que vous attendez le développement ;-)  

Si vous n'êtes globalement pas favorables à l'abandon ou au troc de circuits, vous êtes tout de même prêts à sacrifier les plus patinés ou ceux situés dans des secteurs très érodés. 


Pour ceux qui veulent en apprendre un peu plus sur l'histoire des circuits c'est dans cet article...






Nous vous avons parlé des travaux à venir pour sauver les "Big 4" du Cuvier Rempart ! (Article avec les photos et lien vers les discussions de forum et compte-rendu de la réunion par PofàBleau).

Les choses iront sans doute assez vite avec votre participation. Sans attendre le financement de l'ONF, les forestiers nous ont gentiment déposé un beau gros tas de pavés en bas de la sente d'accès à Big Boss. 

Reste plus qu'à faire comme Philippe Ledemat et ses amis : s'échauffer en remontant les pavés...


Le principe est donc de remonter toutes ces pierres à notre rythme et selon notre humeur, mais de le faire. Philippe a vu des pavés remontés à plusieurs niveaux le long de la sente, c'est très bien, mieux que de les remonter d'un seul coup, inutile de se dégoûter, ceux qui viendront derrière prendront le relais.
Le stockage idéal serait  sur la placette en contrebas de "Big boss" au niveau du 11 noir en les empilant correctement. Ils serviront 5 m plus haut mais inutile de les déposer dans la pente sans que celle-ci soit préparée pour les recevoir.


Pour finir, on en profite pour demander à tous ceux qui viennent essayer "les 4 grands" de contourner par la gauche ou la droite le passage central endommagé pour accéder à ces blocs.
Merci encore !

Source Philippe Le Denmat pour Bleau.info


Albarracin, c'est le Bleau espagnol à une différence près : là bas, on ne rigole pas avec la sauvegarde du site ! Nous avons évoqué à plusieurs reprises ce superbe massif et les initiatives locales visant tant à préserver le site que l'autorisation d'y grimper ! Clean Up days, aménagement anti-camping sur les parking, restrictions d'accès... depuis déjà pas mal de temps nos amis hispaniques lutte pour ce bijou de l'escalade de bloc. Au moment même où démarre une nouvelle campagne pour le ramassage quotidien et spontané des déchets par les grimpeurs (voir la vidéo), les autorités locales ont publié dans leur Bulletin Officiel de nouvelles règles dont,l'interdiction de la magnésie va certainement en faire pâlir plus d'un !






Donc, depuis quelques semaines, sur les parking d'Albarracin, vous trouverez un dispositif de distribution de sacs poubelles avec gants intégrés ! Les grimpeurs et autres visiteurs sont donc invités à ramasser leurs déchets et, comme à Bleau, ils sont nombreux ! Une petite vidéo (d'où proviennent nos illustrations) donne le mode d'emploi pour green climber ! 
Le distributeur de sacs et gants mis en place par les grimpeurs
Extrait vidéo 






En attendant, Le gouvernement autonome de la province a aussi édicté de nouvelles règles qui vont jusqu'à l'interdiction d'usage de la magnésie ! Souhaitons qu'en France, on n'en vienne pas là !






Conformément aux dispositions de l'article 71.22.de la loi organique 5/2007 du 20 Avril, modifiant le Statut d'Autonomie d'Aragon, est de la responsabilité de la Communauté autonome d'édicter les"règles supplémentaires de la législation de protection de base environnement et le paysage"...


Le nouveau décret vise la zone protégée de la Pinewoods Rodeno, détaillant les différentes utilisations et activités autorisées et interdites 

Extrait : 
Article 13. Utilise le tourisme et le sport

1. Activités de plein air

a) interdit l'installation de nouveaux équipements fixes à des fins sportives.

b) La pratique de l'escalade est réglementée par arrêté du directeur chargé de l'environnement.

c) Nonobstant des dispositions de l'alinéa précédent, l'escalade est réglementé selon les exigences contenues dans la disposition transitoire unique.

...
2. Camping et hôtellerie de plein air.

a) le camping dans toutes ses formes et l'installation de camps d'été est interdite

b) le camping ou bivouac n'est pas autorisée la nuit ni l'installation de cabanes, maisons, commerces, tentes, caravanes, véhicules de camping ou tout dispositif occasionnel.

Article 14. Autres activités

...

4. allumer des feux pour ne importe quel but à tout moment de l'année, sauf autorisation expresse, est interdite.

...
6. bruit de délivrance qui perturbent la tranquillité de la campagne, sauf celles qui sont inhérentes à des activités non autorisées est interdite.

7. Sont également interdit toutes les activités et les comportements qui peuvent conduire à une modification substantielle ou préjudice sérieux ou irréparable dans le cadre de ce plan de protection.

...

Article 17. Les mesures de protection extraordinaires

1. L'autorité environnementale compétente peut suspendre l'autorisation pour l'ensemble de la région ou pour certains secteurs, pour des raisons de conservation ou pour violation des conditions de l'autorisation.

2. L'autorité environnementale compétente peut réguler à la fois temporellement et spatialement l’accès à la zone protégée, en interdisant ou limitant le nombre de personnes qui peuvent accéder à certaines zones dans les zones d'utilisation limitée lors de l'adoption des raisons de conservation tels necessitate mesures.

CHAPITRE IV

Les programmes d'action

Article 18. Programmes performances.

Les programmes d'action seront élaborés selon les directives et les propositions contenues dans l'annexe IV.

CHAPITRE V

Durée et réexamen

Article 19. Durée et révision du plan de protection.

1. La durée du plan de protection est fixé à 10 ans, après quoi, aucune nouvelle homologation de l'instrument de protection, il est automatiquement prolongé; sans préjudice d'autres dispositions légales qui se appliqueraient.

2. Le plan peut être révisé lorsque des modifications substantielles à la réalité physique de la campagne ou d'autres circonstances nouvelles le justifient.

CHAPITRE VI

Disposition transitoire seulement. Les règles d'escalade

Escalade sportive est régie, à titre transitoire jusqu'à l'adoption de l'ordonnance visée à l'article 13 du présent décret, les règles suivantes:

1. escalade sportive qui nécessite l'installation d'éléments fixes ou temporaires et l'utilisation de dispositifs spécifiques sur le territoire du paysage protégé est interdite.

2. Le bloc n'est autorisé que dans des zones définies à l'annexe cartographie. Dans ces zones est interdit de grimper sur les rochers qui sont visibles de la piste forestière goudronnée Albarracín Dornaque et à moins de 30 m autour des abris contenant art rupestre. Afin de localiser la carte des zones autorisées est inclus dans l'annexe cartographique.

3. Les heures de pratique du bloc sont limitées entre une heure avant le lever du soleil jusqu'à une heure après le coucher du soleil.

4. Dans la pratique, l'utilisation de magnésie et d'autres produits qui laissent des marques sur le rocher est interdite.

Disposition d'abrogation.

Toutes les dispositions de rang égal ou inférieur sont abrogées se opposent aux dispositions du présent décret.

Première disposition finale. Faciliter le développement. Il habilite le directeur du département concerné dans l'environnement d'émettre des dispositions sont précis dans le développement et la mise en œuvre du présent décret.

Deuxième disposition finale. Entrée en vigueur.

Le présent décret entrera en vigueur le jour suivant celui de sa publication au jour «Journal officiel de l'Aragon".

Saragosse, le 18 Novembre 2014.

Le président du gouvernement d'Aragon,

Luisa Fernanda Rudi Ubeda

Le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de l'Environnement,

MODESTO Lobón SOBRINO

Le texte original en Espagnol est là :



La FFME s'intéresse (enfin, pourrait-on dire) aux sites naturels d'escalade ! C'est du moins ce qu'il faut comprendre, à l'heure où l'on prépare le dossier olympique, du dernier article mis en ligne sur le site fédéral puisque son conseil d'administration a adopté un plan de rééquipement le 29 novembre dernier pour 5 sites ! Cinq seulement sur plusieurs milliers de falaises, mais d'autres dossiers sont déjà en attente... Au regard des sommes investies dans l'ouverture de la salle fédérale de Karma à Fontainebleau, ces 10 000€ ne pèsent pas bien lourds et témoignent des priorités de la fédé...




Extrait de l'article:

"La fédération s’engage dans le rééquipement et l’entretien des sites naturels d’escalade (SNE). 

..."Cette aide aux comités départementaux, ... prend la forme d’une aide financière ciblée pour le matériel destiné à une remise aux normes des sites sportifs conventionnés et leurs secteurs « découverte », ces derniers ayant vocation  à faciliter l’accès au plus grand nombre de pratiquants et ainsi permettre un passage des sites artificiels aux sites naturels


Montant total des bourses attribuées en 2014, 10 000 €.

Les lauréats de cette première bourse :
CD de l'Eure (27) pour la falaise de la Spéléologue
CD des Pyrénées-Atlantiques (64) pour le rocher du Mondarrain
CD du Bas-Rhin (67) pour les rochers du Langenfels
CD de Savoie (73) pour la falaise des  Rigauds à Entremont-le-Vieux
CD Martinique pour le Rocher Leclerc

Certains dossiers ont été mis en attente pour compléments d’information et seront étudiés lors de la commission de mai 2015 :
CD de l’Ain (01) : Virieu
CD de la Dordogne (24) : Le Céou
CD du Puy-de-Dôme (63) : La Crête de coq
CD du Vaucluse (84) : Saint Léger du Ventoux

   Enfin 2 dossiers, non éligibles à la bourse, n’ont pas été retenus :
CD Ardèche (07) : Thorrenc
CD des Pyrénées-Atlantiques (64) : Arguibelle

Les bourses équipements sont reconduites en 2015 : le montant total de la bourse n’est pas connu aujourd’hui mais nous pouvons espérer une augmentation.

Prochaine commission SNE au printemps : Date limite de dépôt des dossiers 30 avril 2015.
Les informations et dossiers."

http://www.ffme.fr/escalade/page/falaises-et-sites-naturels-d-escalade-sne.html


MISE A JOUR :
La réponse de la bergère à notre petite attaque se trouve là :
http://www.ffme.fr/escalade/article/sites-naturels-d-escalade-que-fait-la-federation.html

Extrait : 

"Cette année, sur fond propre, 10 000€ sont consacrés au rééquipement de 5 sites d’escalade.

Certains diront que c’est trop peu et que c’est indigne d’une fédération.

Certains, plus optimistes, diront que c’est un bon début qui va perdurer et augmenter dès l’an prochain.

Les réalistes qui connaissent le dossier diront que c’est une goutte d’eau au milieu des dizaines d’actions fédérales réalisées chaque année en faveur des sites naturels d’escalade. Un complément aux milliers d’euros investis par les collectivités territoriales pour le développement de l’activité et gérés directement par les comités départementaux et régionaux de la fédération.

Ils ont raison : c’est effectivement une goutte d’eau, petite goutte qui a fait 5 heureux, les 5 gestionnaires des sites concernés.

Et à côté de cette goutte, il convient de rappeler les actions « sites naturels d’escalade » de la FFME."


Ou comment se faire mousser avec l'argent du contribuable ! 
Car oui, depuis la mise en place des CDESI/PDESI, se sont les conseils généraux notamment qui sont en charge du financement de l'entretien des sites et itinéraires inscrits. Une charge de plus pour les collectivités territoriales qui pourtant touche de moins en moins d'argent.

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