Les Titres

dimanche 27 décembre 2015

Pour 2016, offrez un calendrier sur la forêt de Fontainebleau !

Pour bien débuter cette année 2016, pourquoi ne pas s'offrir un calendrier en rapport avec votre passion pour la forêt de Fontainebleau ? Il y a quelques jours nous vous parlions des calendriers proposés par notre ami photographe Djamal. Cette fois, nous complétons avec les deux offre de Greg, notre rédacteur en chef. Comme Djamal avait fait les paysages, Greg nous propose un calendrier spécial grimpeur pour vous faire transpirer des doigts au bureau et un sur le monde des lutins et autres trolls de la forêt : les mousses et lichens communs. Le point commun de ces calendriers est qu'ils sont édités par les éditions Calvendo, spécialiste de l'impression à la demande mais aussi de la vente aux librairies.

En 2012, le groupe Cornelsen Holding a mis sur place CALVENDO, une nouvelle plateforme qui permet aux photographes, graphistes, designers, artistes et autres créateurs de publier et de mettre à la vente leurs travaux sous forme de calendriers, dotés d’un ISBN. Après un succès fulgurant en Allemagne, Suisse et Autriche, CALVENDO
 depuis le deuxième semestre 2014, propose ses produits en France.  Basé sur un système unique, cette plateforme marie l’autoédition, les technologies de l’internet, l’impression digitale et les opérations traditionnelles d’une maison d’édition. Une spécialisation qui rend les produits disponibles tant chez les libraires traditionnels que chez les détaillants en ligne tels Ebay, Amazon, etc.

Pourquoi un ISBN ?


L’International Standard Book Number (ISBN) ou Numéro international normalisé du livre est un numéro qui permet d’identifier de manière unique chaque édition de chaque livre publié, que son support soit numérique ou sur papier. Il est destiné à simplifier la gestion informatique pour tous les intervenants de la chaîne du livre (imprimeur, éditeur, libraire, bibliothèque, etc.).

Ainsi, en France, chez votre libraire, vous pouvez commander tous les titres disponibles dans la Galerie de produits CALVENDO qui sont aussi distribués par SODIS, le grossiste des libraires basé à 77400 Lagny sur Marne. En cas de difficulté dans la commande, votre libraire peut contacter CALVENDO pour les libraires : angela.link@calvendo.com Et si votre shop habituel n'est pas approvisionné par SODIS, contactez : frank.buescher@calvendo.com

Donc, pour les fans de Bleau, la TL²B a sélectionné les produits suivants dont vous pouvez visionner le contenu sur le site de l'éditeur :

Les calendriers sont disponibles suivants 2 formats différents :
- Format DIN A4  soit 21 X 29.7 cm
Mousses et lichens (Calendrier mural horizontal) ISBN 978-1-325-13437-3 
Le Bleausard (Calendrier mural 2016 horizontal) ISBN 978-1-325-13419-9
Les paysages de Bière (calendrier mural horizontal)  ISBN 978-1-325-12413-8 
- Format DIN A3 soit 42 X 29.7 cm
Mousses et lichens ISBN 978-1-325-13438-0
Le Bleausard ISBN 978-1-325-13420-5
Les paysages de Bière ISBN 978-1325124145

Ces 6 produits sont disponible à la commande chez Amazon et sont imprimés à la demande donc suivant un délais assez rapide. Donc ne tardez pas trop à les commander pour les avoir dès le début d'année. Et si vous n'aimez pas Amazon, jetez un œil ici chez BookButler qui vous trouvera les meilleurs prix et délais (actuellement c'est ce site allemand le meilleur).





vendredi 18 décembre 2015

[FONTAINEBLEAU] Nouveau Plan d'aménagement de la forêt. Episode 2 : Que dire du volet accueil du public ?

Hier nous avons consacré notre premier volet sur le dossier du Nouveau Plan d'aménagement forestier de Fontainebleau et des Trois Pignons à sa première caractéristique : la Sylviculture. 
Mais ce document qui fixe les règles de gestion de la forêt domaniale pour les 20 prochaines années comprend aussi un volet consacré à l'accueil du public. En effet, le massif de Fontainebleau, situé aux portes de la Capitale a une fonction sociale sur-développée par rapport à sa fonction économique. 
En clair, c'est d'avantage une forêt de récréation péri-urbaine qu'une forêt de production sylvicole. L'ONF y dépense plus d'un million d'euros en travaux divers et retrait des détritus ! Du coup, avec ses 17 000 000 de visites annuelles, c'est aussi un espace naturel très menacé et une source de conflits entre usagers mais aussi avec les défenseurs de la nature.

Après la présentation du volet sylvicole, Sylvain Ducroux a amorcé la présentation du volet accueil du public en rappelant que cette forêt doit rester accessible librement et gratuitement, doit permettre le partage des espaces en privilégiant les activités les moins traumatisantes pour l'environnement et les plus naturellement intégrées à la forêt, le tout en conciliant les impératifs de sauvegarde de l'environnement, de sécurité des usagers et de gestion sylvicole.

A la demande des associations de défense de l'environnement dont l'ANVL, nos forestiers se sont fixés plusieurs objectifs dont celui d'agrandir les zones de quiétudes pour la faune et la flore. Mais on se demande bien avec quels moyens ? D'ailleurs Sylvain Ducroux n'a pas caché les limites de l'exercice quand on a aucune certitude sur le financement des mesures sur 20 ans. Le plan d'aménagement sera donc une feuille de route pour l'ONF définissant quelques grands principes mais détaillant assez peu les mesures à prendre, celles-ci étant soumises à une recherche de financement et à divers réglementations extérieurs. Toutefois, trois objectif ont été un peu détaillés.


Moins d'équipement et moins de sentiers balisés.


La première mesure concerne la limitation du balisage. Il n'y aura sans doute pas d'autorisation de création de nouveau sentier et probablement quelques suppressions. Cette mesure concerne donc directement les randonneurs et promeneurs mais aussi sans doute les circuits d'escalade, bien qu'à aucun moment l'escalade n'est été citée (contrairement à ce pourrait laisser croire l'article de Pascal Villebeuf du Parisien qui évoque en parallèle le problème de la magnésie sur lequel nous reviendrons en janvier). Ainsi, il a été rappelé la nécessité, outre les RBI (Réserves biologiques intégrales) de préserver au maximum de tout aménagement conduisant à une augmentation de la fréquentation des secteurs comme le nord des Trois Pignons ou le Coquibus.

Les randonneurs auront  tout de même eut en 2015 leur 20e circuit bleu (Recloses) et les cavaliers, la nouvelle boucle du PNRGF. Reste donc l'épineux problème des vététistes qui, finalement, a soulevé bien peu de commentaires lors de cette présentation.
D'un côté on leur interdit l'usage des sentiers piétons et notamment les célèbres sentiers bleus, de l'autre on leur fait miroiter de possibles nouveaux sentiers... 

Il y a là deux contradictions. La première vient du fait que l'ONF a rappelé dans sa présentation qu' "une activité ne doit pas conduire à un usage privatif et exclure les autres même s'il peut y avoir des espaces ou itinéraires dédiés" ors, ici presque 100% des itinéraires sont "exclusifs" ! La seconde tient au fait que l'ONF s'est engagé vis à vis des vététistes mettre en place un ou plusieurs sentiers de test. Mieux, l'ONF fait les yeux doux aux organisateurs du projet de Roc Bleau, un énorme rassemblement très contesté par les autres usagers, pour obtenir des financements substantiels.


Ré-étudier l'emplacement des parkings


Deuxième idée, refouler les aires de stationnement aux abords des réseaux routiers secondaires tout en préservant sécurité et accessibilité. A ce stade, même les forestiers s'interrogent sur sa pertinence. Et on les comprend ! 

D'après l'ONF, un parking en bord de route fréquentée devient inévitablement "une annexe du réseau routier", comprenez une aire de repos pour routiers et automobilistes fatigués, un lieu de rendez-vous coquin et ou une décharge potentiel, bref, un carrefour de l'Epine bis (parking du Bas Cuvier). C'est une des raisons invoquées par l'ONF pour refuser le déplacement du parking d'Isatis Cuisinière en bordure de la départementale...


Redonner de la profondeur à certaines parcelles


Troisième et dernier objectif du plan, redonner de la profondeur aux paysages forestiers. On a  évoqué le sujet hier avec les coupes mais il y a aussi l'idée d'abandonner une trentaine de kilomètres de chemins et allées forestières. Rassurez-vous, la forêt en compte plus de 1500 km. En effet, du fait de la constitution de nombreux carrefours en étoile nécessaires aux chasses à courre royale, certaines parcelles rectangulaires ou triangulaires offrent très peu de profondeur. On peut facilement y voir au travers et observer d'autres promeneurs sur un chemin parallèle. L'idée est séduisante mais aussi notablement insuffisante selon l'avis Jean Philippe Siblet, président de l'ANVL qui voudrait plus de grands espaces vierges et peu fréquentés, ou inutile et préjudiciable notamment aux vététistes selon d'autres avis.

En outre, avec cette mesure, l'ONF devrait économiser un peu sur son deuxième poste de dépenses : l'entretien des routes et chemins forestiers (environ 250 000 €/an), le premier étant celui consacré au retrait des déchets en très forte croissance. Les déchets d'ailleurs devraient aussi grâce à l'abandon de certaines allées, trouver moins de lieu de dépose (on peut rêver) !


De nombreux chemins et routes forestières n'ont pas forcément une grande utilité.
Voici par exemple quelques routes de notre choix (Carte IGN)


Bref, ces trois mesures laissent quelques questions en suspend et notamment celle des moyens accordés à l'ONF pour conduire sa mission d'accueil du public ! Pour conduire les travaux de restauration des sentiers, d'aménagement des parking, de lutte contre l'érosion... l'office se tourne systématiquement vers des partenaires financiers extérieurs dont le réseau européen Natura 2000, la Région, l'Agence des Espaces Verts... D'ici là, peut être que l'UNESCO en prendra aussi une partie à sa charge...

Mais surtout, en off, l'aménagiste croit que la solution passe aussi par une intensification des opérations des bénévoles sur des modèles associatifs anglo-saxons ou américains tel que l'access fund. Actuellement, la lutte contre l'érosion, la lutte contre les invasives, et même la lutte contre les déchets ou le balisage avancent grâce aux efforts des bénévoles associatifs et individuels. Demain, il faudrait qu'ils soient plus nombreux et surtout plus structurés...


jeudi 17 décembre 2015

[FONTAINEBLEAU] Le nouveau Plan d'aménagement forestier marque t'il la fin des polémiques ? (épisode 1 : la sylviculture)

carte de la forêt de fontainebleau IGNF
Mardi soir nous étions invités, aux côtés des élus et des associations d'usagers de la forêt domaniale de Fontainebleau et des Trois Pignons, à la présentation en avant première du futur Plan d'aménagement forestier pour la période 2016-2036 ! Ce document de gestion qui fixe les orientations du gestionnaire, c'est à dire l'ONF, est à Fontainebleau la source de nombreuses polémiques à travers les siècles derniers. Qu'en sera-t-il pour ce dernier qui annonce quelques révolutions sylvicoles intéressantes ?

Mais c'est quoi un Plan d'aménagement forestier ?

Les Plans d'Aménagement forestier sont donc les règles de gestion des espaces forestiers qui font suite aux anciens Actes de réformation royaux. Dans le Code forestier, l'article 1er dispose que « la politique forestière a pour objet d'assurer la gestion durable des forêts » et que celle-ci « garantit leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité à satisfaire, actuellement et pour l'avenir, les fonctions économique, écologique et sociale pertinentes (...), sans causer de préjudices à d'autres écosystèmes ».
Le Code forestier donne aussi force de loi aux aménagements (Art. L 6) pour tous les espaces boisés qui relèvent du régime forestier.
Sylvain Ducroux
Sylvain Ducroux expose
son aménagement

Dans la préparation des aménagements forestiers, il doit être tenu compte, entre autres textes de référence, du Code de l'environnement, des schémas de cohérence territoriale, du plan local d'urbanisme ou des chartes forestières de territoire. Voilà donc 2 ans que Sylvain Ducroux assisté de ces collègues de l'ONF collectent des données (plus de 6000 arbres échantillons), analysent l'état sanitaire des parcelles, des sols... bref compulsent des données sur la base du logiciel Canopée et des infos de IGNF (Pour en savoir plus, relisez cet article basé sur les textes publié par l'ONF).


Celui qui nous a été présenté pour Fontainebleau annonce quelques changements importants pour les 20 prochaines annéesà commencer par la surface couverte. En effet, c'est le premier plan qui traite à la fois des Trois Pignons et la domaniale de Fontainebleau. Pour les bois de la Commanderie et Nemours, il faudra encore patienter, la procédure d'acquisition n'étant pas terminée. Au total donc, ce plan couvre plus de 20 000 ha d'une des forêts les plus emblématiques de France.

Autre petite révolution, l'aménagement a cette fois fait l'objet d'une très large concertation avec certaines associations comme l'AFF et l'ANVL et devrait donc être mieux accueillit. 

Bref, on s'attend à une présentation sans polémiques dans le salon d'honneur de la Mairie de Fontainebleau. 

La tâche incombait à l’aménagiste Sylvain Ducroux (ONF) qui, après avoir déroulé sa présentation pendant une bonne heure eut à défendre les choix des forestiers pendant encore une bonne heure en répondant aux questions de ce public averti et plutôt sage.
Sylvain Ducroux présente le nouveau Plan d'aménagement forestier pour Fontainebleau et les Trois Pignons
Sylvain Ducroux présente le nouveau Plan d'aménagement forestier pour Fontainebleau et les Trois Pignons






Le Nouveau Plan signe la quasi fin des fameuses "coupes rases"

Pourtant, dès l'annonce de la révision du Plan, les traditionnelles critiques (relire celles de la SSFFVSsur la gestion des coupes ont refait surface et notamment celles sur les fameuses "coupe-rases" auxquelles la TL²B dit NON.

Il convient de rappeler quelques notions de sylviculture et d'histoire pour bien comprendre les changements contenus dans ce plan. 


Pour commencer, rappelons que la forêt de Fontainebleau s'est construite aux bons vouloirs des rois à partir du XIXE siècle. En effet, c'est en constituant cet immense domaine de chasse que nos rois ont fait façonner nos paysages actuels qui, au fil des siècles ont considérablement évolué. Nous vous invitons à relire nos pages sur la sylviculture et sur l'évolution des paysages bellifontains. Rappelons juste ici que les paysages actuels de notre forêt sont le résultat ‎des plantations débutées à partir de 1830 notamment en ce qui concerne les pinèdes ! 

Ajoutons aussi que la forêt de Fontainebleau et des Trois Pignons est une mosaïque très complexe de milieux hétérogènes. Si les sols y sont majoritairement pauvres, ils présentent tout de même une très grande diversité ce qui implique qu'il ne peut exister ici une seule manière de gérer les peuplements forestiers.


Les coupes rases vont-elles vraiment disparaître.
Le changement, c'est maintenant !
Les coupes rases vont-elles vraiment disparaître.
























A quoi faut-il s'attendre avec ce nouveau plan ?


Première grande surprise, on note dans ce plan : plusieurs changements assez heureux de paradigme chez nos forestiers ! 

Tout d'abord, notez qu'à l'inverse des plans précédents, celui-ci a une forte tendance à dé-zoner la gestion sylvicole. Là où hier on résonnait en séries, parcelles et traitement collectif, on va penser plus globalement en cherchant à redonner de la profondeur aux espaces forestiers, quitte, ici ou là, à abandonner de vieilles allées forestières peu utiles.

Jeunes pousses devant un vieux peuplement Mont de Fays (Rocher Canon)
Jeunes pousses devant un vieux peuplement
Mont de Fays (Rocher Canon)
Ensuite, on arrive enfin à un vrai traitement en futaies irrégulières sur environ 8 500 ha (presque 40 %). Un vrai bonheur ! Une futaie irrégulière c'est un mélange d'arbre de plusieurs générations différentes et donc des hauteurs variables. Si nous sommes nombreux à trouver un intérêt à cette méthode, elle a tout de même une limite : elle entraîne indubitablement une banalisation du paysage. Il est clair qu'une belle parcelle de chênes arrivée à maturité est aussi très apprécié esthétiquement. C'est le cas d'environ 1100 ha de futaies régulières où des récoltes devraient intervenir rapidement. Seul problème, ces vieilles futaies héritages des deux derniers siècles sont plutôt concentrées et du coup, un traitement collectif de récolte dite "régénération en plein" serait sans aucun doute critiqué par les riverains. Du coup, même dans ces futaies, l'ONF va procéder par grignotage et sans respecter totalement le zonage des parcelles forestières.


Chênaie en régénération après coupe d'éclaircie (limite nord de la forêt) Un paysage en futaie régulière est également très apprécié
Chênaie en régénération après coupe d'éclaircie (limite nord de la forêt)
Un paysage en futaie régulière est également très apprécié


Troisième bonne nouvelle, le chêne reste une priorité mais sera traité en peuplement mixte notamment associé au bouleau dans sa jeunesse. Cette méthode a un double intérêt : les bouleaux ayant une croissance rapide et un feuillage léger, ils protègent efficacement les jeunes plans de chêne (gel, vent, déshydratation) tout en les tirant vers le haut...

Enfin, les futaies "ruinées" au sens du forestier, ne seront pas toutes rasées ! Ouf ! Une vraie bonne nouvelle pour la faune et la flore inféodée au vieux bois. Ces vieilles futaies seront préservées  sous forme de trames assurant une continuité de milieu. De toutes manières, ces vieux arbres ne sont pas vraiment exploitables et les parcelles difficiles à mettre en régénération. A cela s'ajoutent 2600 ha hors opération sylvicole (dont nos RBI) et 3497 ha où les récoltent de bois ne seront faites que de manière opportuniste ou pour prévenir de la banalisation des paysages notamment enrésinement. Ceci étant, le pin restera l'essence majoritaire dans une grande partie centrale de la forêt alors que le chêne sera exploité plutôt sur la périphérie. 

Quant à la rumeur d'introduction de nouvelles espèces d'arbres plus adaptées aux changements climatiques à venir, aucune expérimentation n'est envisagée dans les 20 prochaines années à Fontainebleau ?

Pinède en forêt de fontainebleau
Les pinèdes et peuplement mixtes où le pin est majoritaire
couvrent une grande partie de la zone centrale de notre forêt.
Le pin sera exploité sans doute plus qu'autrefois mais c'est une essence économiquement peu intéressante.
D'autres mesures plus anecdotiques sont aussi au programme comme l'abandon de certains chemins (30 km sur les 1500 km d'allées forestières)... Nous n'avons pas abordé l'âge d'exploitation des arbres mais un traitement en futaie irrégulière laisse présager un abaissement des seuils. 


Pour conclure, parlons des chiffres de la récolte et des zones d'ombre.


Dans le Document d’Objectifs de Natura 2000 (DOCOB, voir notre base), la production moyenne de la forêt de Fontainebleau était estimée à 3.70m3/ha par an. C’est assez faible nous dit-on mais normal vu la pauvreté et l’acidité des sols. Sur les 17 000 ha de la domaniale, 9 903 étaient classés en « série de gestion sylvicole patrimoniale ». C’est là que devaient se faire les coupes. Avec 3.7 m3/ha, les coupes devraient donc atteindre un volume de totale de 36 600 m3 ha annuel.

Mais que constate t’on ?

La moyenne annuelle depuis 1996 tournait autour des 68 000 m3 prélevés. Cette moyenne intègre bien entendu le pic  lié aux tempêtes de 1999. Pour les 20 prochaines années, l'ONF table plutôt sur 47 000 m3.

Il reste cependant quelques zones d'ombre.

La première concerne les clôtures de protection des parcelles en régénération. Nous avons évoqué à plusieurs reprises leur multiplication et les entraves qu'elles peuvent constituer. Les clôtures sont nécessaires d'après l'office pour protéger les jeunes plans de chênes jusqu'à ce qu'ils atteignent 3 mètres de haut. Sur certaines parcelles, les grillages sont en place depuis près de 40 ans ! Nous avons posé la question du suivi de celles-ci (nombre, surface encloses, durée... et attendons la réponse). Dans le cadre d'un traitement plus diffus et sous forme de futaies irrégulières, on s'interroge donc sur leur éventuelle multiplication et la taille des enclos à venir.


Parcelle en régénération = clôture pendant 20 à 40 ans !

Autre point noir : le financement de l'ONF dans les années à venir !

Entretenir une forêt comme celle de Fontainebleau et des Trois Pignons destinée en priorité à l'accueille du public coûte cher...très cher. Sa gestion est déficitaire et l'ONF dépense ici plus d'un million d'euros par an pour l'accueil du public.

Ce Jeudi 17 décembre 2015, le Conseil d’Administration de l’ONF va valider un Contrat d’Objectif et Performance (COP) État/ONF/FNCOFOR que certains forestiers contestent lourdement !

Depuis 23 jours, des personnels de l’ONF occupent en effet le site du campus ONF de Velaine-en-Haye (54) pour protester contre ce projet de l’État et de la direction générale de l’ONF, ainsi que la vente du seul centre de formation national.

On peut légitimement s'inquiéter des pérennités du financement de certaines mesures... 
Bref, d'un point de vue sylviculture, ce plan nous semble aller dans le bon sens en ne faisant pas du hêtre un bouc-émissaire à éradiquer, en intensifiant la pression sur le pin et en valorisant une sylviculture du chêne plus raisonnée.
Dans notre épisode, nous évoquerons la partie "accueil du public" c'est à dire la place accordée aux usagers et aux éventuelles contraintes imposées aux usagers loisirs.





vendredi 11 décembre 2015

[PNR GF] Comment avoir des données fiables pour signaler les infractions de survol du PNRGF ?

ADSB tracker d'avion de Marc Bertran source PNRGF
Cela fait déjà pas mal d'années que l'on proteste, notamment dans le sud francilien, contre les pollutions (y compris sonores) générées par le survol des territoires comme le PNR du Gâtinais Français par de plus en plus d'avions. Les PNR d’Île de France avaient d'ailleurs vivement fait entendre leurs voix en 2011. Dans cette lutte contre les nuisances aériennes, il est important d’avoir des informations précises, suivies et objectives et jusque là, elles étaient plutôt délicates à obtenir. Après les stations de mesures lancées dans le PNRGF, c'est un habitant, Marc Bertran, résidant à Guigneville-sur-Essonne et ingénieur de métier qui propose une solution innovante et très intéressante : un taqueur d'avion !

Marc Bertran avoue être très motivé par le sujet. Du coup, après quelques essais, il a inventé et fabriqué un « traqueur d’avion » ! Le PNR nous informe que ce petit boîtier muni d’une courte antenne (environ 20 cm), capte le passage de chaque avion dans sa portée : relié à un logiciel, il enregistre sa hauteur, sa vitesse et le géolocalise. Du coup, tous les mois, un rapport est édité en fournissant des données objectives.

Les Communes de Cély-en-Bière et Étampes, ainsi que la Maison du Parc, se sont déjà signalées auprès de l’inventeur pour acquérir ce traqueur car ces données sont essentielles pour lutter pour le respect des procédures de vol, sujet qui sera abordé en avril lors de la prochaine rencontre entre les élus du Parc et la Direction générale de l’aviation civile.
Une réunion obligatoire pour faire un nouveau point sur le non respect des altitudes et tracés présentés lors du débat public en 2011 (relire ici et )


mercredi 9 décembre 2015

4 Idées cadeaux pour les amateurs de nature bellifontaine

On ne vous présente plus l'ami Djamal, photographe naturaliste passionné par la forêt de Fontainebleau (si besoin relire ici) dont le flux des articles s'affiche en bas de notre site et régulièrement sur notre page  facebook. Pour Noël, Djamal nous propose plusieurs idées cadeaux à petit budget. 
En effet, outre ses 3 calendriers, il vient de publier son premier e-book sur 10 oiseaux difficiles à observer à Fontainebleau que nous avons particulièrement apprécié.



Photographe naturaliste passionné Djamal vous fait bénéficier de son expérience de terrain.  
Cette année, il partage le fruit de ses découvertes et notamment sur 10 oiseaux très difficiles à observer à Fontainebleau. 

Que vous apportera ce livre ? 
Des connaissances sur leurs biotopes de prédilection, leur période de présence en forêt de Fontainebleau, des précisions sur leur mode de vie, des anecdotes sur ces rares rencontres avec les oiseaux, des photos d’aide à l’identification, des enregistrements de leurs cris et chants... Ce livre peut être acheté sur Amazon Format Kindle EUR 4,99
Disponible pour le téléchargement maintenant
Renseignements sur le site de Djamal

Par ailleurs, Djamal a aussi mis en vente 3 superbes calendriers (2 format A4 et A3): 
- et un calendrier sur le magnifique Guepier d'Europe, sans doute l'un des plus bel oiseau








mardi 8 décembre 2015

Cadeau de Noël : et pourquoi pas le 9ème degré dédicacé !

Parmi les nombreux livres que vous pouvez souhaiter sous le sapin, le 9e Degré, 150 ans d'escalade libre devrait avoir une belle place ! 
Si comme nous vous êtes passionnés de beaux livres et d'histoire, c'est sans aucun doute le "must-have" du moment. Alors quitte à surprendre, pourquoi ne pas rencontrer son auteur, David Chambre et son éditrice : Catherine Destivelle pour l'offrir avec une dédicace ! Donc si vous êtes sur Paris ce WE, voici les lieux de rencontre à ne pas manquer :
à Paris

samedi 12 décembre
à la librairie Au Vieux Campeur,
de 15h à 18h

dimanche 13 décembre
à la librairie des Alpes, 6 rue de Seine
de 15h à 18h

Catherine Destivelle sera en compagnie de David Chambre,qui dédicacera son livre : Le 9ᵉ degré, 150 ans d’histoire de l’escalade libre, publiéaux éditions du Mont-Blanc.






[COM ONF] Attention travaux : SUR L’AVENUE DE LA FORÊT À AVON DU 14 AU 16 DÉCEMBRE 2015 (INCLUS)

À partir du 14 décembre 2015, l’office national des forêts entretiendra la lisière forestière le long de l’avenue de la forêt sur la commune d’Avon. Cette opération vise à enlever les arbres dangereux situés à proximité de la résidence de la butte Montceau. Fragilisés, porteurs de branches cassées ou sèches, ces arbres présentent un danger. C’est pourquoi, leur enlèvement est nécessaire. La mise en lumière de cette lisière embellira, à terme, le paysage et l’entrée de la forêt à cet endroit. Dans ce cadre, le stationnement sera interdit du lundi 14 décembre au mercredi 16 décembre 2015 (inclus), sur les places de parking, situées en bordure de forêt, sur cette avenue. Et ce, pour des raisons de sécurité, inhérentes au bucheronnage, à l’élagage ou encore à l’abattage des arbres dangereux. À proximité de la résidence et du lycée, où le stationnement est fréquent, ces modifications temporaires peuvent perturber quelque peu la quiétude des riverains et des automobilistes. Par conséquent, l’ONF prendra toutes les dispositions pour réaliser les travaux dans les meilleures conditions de sécurité. Une information sera aussi mise en place quelques jours avant le début des travaux par une signalétique et un affichage. L’ONF remercie les résidents pour leur compréhension et invite à la plus grande prudence à l’approche du chantier.

travaux ONF Avon 14 15 décembre 2015

vendredi 4 décembre 2015

[Com ONF] L'ONF renforce ses moyens de lutte contre les dépôts d'ordures

Depuis quelques années, les dépôts sauvages d'ordures et de gravats se font de plus en plus nombreux dans les forêts franciliennes. Et le phénomène ne va certainement pas diminuer avec la politique actuelle d'accès aux déchetteries ! Nous avons évoqué il y a peu la condamnation d'un des pollueurs. Celui-ci a été piégé par un système de photographie automatique, système habituellement utilisé par les photographes animaliers comme le rappelait l'ami Jipé sur son site. En forêt de Sénart, comme en forêt de Fontainebleau, les dépôts de déchets illégaux « fleurissent » de plus en plus souvent. Ici, leur ramassage et leur traitement s’élèvent, en moyenne, à plus de 100 000 euros par an !


Extrait de la Note de l'ONF 

"Supportées par l’ONF et les collectivités territoriales engagées à ses côtés, ces dépenses pèsent lourdement sur l’entretien général de la forêt : embellissement des lisières, réfection des chemins, réparation des barrières et panneaux… C’est pourquoi, face à ces incivilités répétées, des mesures dissuasives destinées à endiguer les dépôts seront renforcées ou progressivement mises en place : fermeture nocturne des accès pour le voitures, limitation du stationnement le long de la route nationale 6, généralisation du contrôle photographique pour les dépôts sauvages.

Pour mener à bien ce programme, plusieurs aménagements sont nécessaires. Les travaux débuteront très prochainement et se poursuivront jusqu’en janvier 2016."


Les travaux à venir en forêt de Sénart


Une nouvelle boucle de 72 km balisée au cœur du PNR du Gâtinais Français pour les cavaliers

Plusieurs amis de la TL²B nous avaient signalé ici et là un nouveau balisage orange dans les Trois Pignons. On parle assez rarement dans nos colonnes des sentiers pour les cavaliers qui fréquentent les forêts de Fontainebleau et des Trois Pignons. Pourtant, le développement du tourisme équestre est une des priorité de notre territoire. Cette année, en plus des deux boucles existantes au sud et nord est, un nouveau intinéraire a été mis en place dans les Trois Pignons et autour de Milly la Forêt permettant de faire une grande boucle de randonnée équestre de 72 km. Le parcours adonc  fait l’objet d'un balisage en orange et d’aménagements spécifiques (signalétique, équipements, panneaux routiers...) de sécurité. 

Présenté comme une boucle pouvant être pratiqué avec des attelages (là, nous on a un doute, notamment pour le franchissement de certaines barrières), le parcours se fait sur des chemins à l’état naturel et dont la praticabilité évoluera au fil des saisons et de l'érosion. Par ailleurs, il conviendra aux usagers d’être particulièrement attentif aux traversées de route et de respecter le code de la route pour une promenade en toute sécurité.

Charte de bonne conduite des cavaliers

La carte de la boucle est assortie de la charte de bonne conduite des cavaliers :
* Respecter les autres usagers (agriculteurs, piétons, cyclistes...) en ralentissant sur les zones de rencontres et de croisement 
* Faire preuve de courtoisie en donnant notamment la priorité aux piétons 
* Respecter la faune, la flore et les sites 
* Garder ses déchets dans les sacs 
* Observer les animaux sans les effrayer 
* Rester sur les sentiers afin de ne pas piétiner les sites sensibles ou les parcelles cultivées. S’informer avant le départ 
* Préparer sa randonnée avant le départ (matériel de secours, identification de l’itinéraire...) 
* Se renseigner sur les périodes de chasse (Mairies)

A la TL²B on ajoute volontiers au moins 2 commandements :
* En cas d'ouverture de barrières, pensez à bien les refermer,
* Conformez-vous aux recommandations en matière de traitement antiparasitaire dans le PNR

Cette boucle équestre « Au cœur du Gâtinais » sera inaugurée dimanche 10 avril lors de la journée écotouristique 2016 mais la carte est déjà disponible sur le site du PNR (pdf, 41 MB)

jeudi 3 décembre 2015

[COM ONF] Les ressources de la forêt sont à cueillir avec modération à Noël

Houx coupé Bas Cuvier Gclouzeau
A cette saison, le houx, le gui et le fragon ont toujours la cote. Dans les forêts publiques, leur cueillette est tolérée en petite quantité et seulement pour un usage familial. Donc comme tous les ans, voici la traditionnelle note de Noêl de l'ONF car malheureusement, ces plantes emblématiques connaissent aujourd’hui des ramassages excessifs en vue de leur commercialisation. Le code forestier institue en l’occurrence des sanctions pénales à l’encontre des auteurs de prélèvements abusifs.


Avant les fêtes de fin d’année, l’ONF effectuera des contrôles en forêt et veillera à ce que Les ramassages se fassent avec modération. Ces mesures visent à protéger le patrimoine forestier dont il convient de préserver la richesse écologique.


mardi 1 décembre 2015

[Com PNR] Le PNRGF propose des solutions de mobilité éco-responsable !

A l’heure où la COP 21 ouvre ses portes et accueille les dirigeants du monde entier, le Parc Régional du Gâtinais Français et ses partenaires travaillent sur la réduction des gaz à effet de serre. Du covoiturage au vélo électrique, en passant par l’autostop organisé, revue de détail de la mobilité dans le Gâtinais français qui ne manque pas d'idées !

Le covoiturage ou la voiture partagée. 

Une étude des déplacements sur le Parc naturel régional du Gâtinais français montre que pour aller travailler, faire des courses ou pratiquer des loisirs, de nombreux automobilistes traversent le territoire dans le sens nord-sud et sud-nord, notamment de Malesherbes à Milly, pour éviter le péage de l’autoroute A6. C’est ce qui a conduit le Parc à travailler avec les Conseils départementaux de l’Essonne et de la Seine-et-Marne sur leurs projets de création d’aires de covoiturage.
Le covoiturage, mode de déplacement économe pour les usagers, permet de réduire le nombre de véhicules sur les routes et donc les émissions de gaz à effet de serre. Cély-en-Bière, Chamarande, Moigny-sur-École, Janville-sur-Juine et Soisy-sur-École seront les premières communes équipées. 
Notez que cela peut aussi être une très bonne chose pour les usagers des forêts. en effet, de nombreux sites, à commencer par les Grands Aveaux se trouvent justement sur cet axe routier.


Rézo Pouce, faciliter l'auto-stop !


Pour les déplacements courts de village à village, ou vers les gares, le Parc prépare pour 2016 un système d’auto-stop organisé par le biais du site national Rézo Pouce.
C’est idéal pour les petits trajets ponctuels ou réguliers, et c’est sans rendez-vous, inutile d’anticiper ! Il suffit de se poster à un des arrêts Rézo Pouce, de guetter le conducteur équipé d’un macaron et de lever le pouce !
Ce système permet de rendre l’auto-stop accessible à tous, en sécurisant son accès via une identification des conducteurs, des passagers et des arrêts destinés au chargement de ces derniers.
Ce projet a une dimension environnementale (réduction des émissions de GES et des polluants…), mais également sociale car il permettra aux personnes non véhiculées de se déplacer plus facilement sur le territoire et de créer du lien entre les habitants.
Pour mettre ce service en place, le Parc a signé une convention avec la SCIC Rezo Pouce qui transpose son dispositif sur tout territoire.
Les inscriptions se feront en mairie, à la Maison du Parc et dans différentes autres points relais.
L’objectif est d’avoir un réseau performant sur le territoire du Parc à la fin du deuxième semestre 2016 (juin).

Et à bicyclette...


Comme dans la chanson, pour partir de bon matin sur les chemins, le Parc lance, en partenariat avec ERDF, une opération de prêt gratuit de son vélo à assistance électrique, pour les habitants d’une des 69 communes du Parc qui voudraient tester ce mode de locomotion ! Vous habitez dans le PNRGF et vous souhaitez emprunter ce vélo pour un week-end ou une semaine ? Vous voulez faire un test avant d’acheter un vélo à assistance électrique ? Sachez-donc que le PNRGF envisage de faire une commande groupée... Renseignements auprès du PNR

[AGENDA du PNRGF] On va se "marer" ! C'est l'heure du nettoyage des mares

Les zones humides et les mares constituent des biotopes d'exception. Le Parc naturel Régional du Gâtinais français en a quelques uns remarquables sur son territoire. Hélas, livrées à elle-mêmes, ces zones ont tendance à disparaître. Jeudi 3 décembre, le PNR GF organise un nouveau chantier de nettoyage sur une mare appartenant à un agriculteur, à Pringy (77).

Le Parc bénéficiera, une nouvelle fois, de la précieuse aide des jeunes de l’Institut médico-professionnel Léopold Bellan de Vayres-sur-Essonne (91). Ils vont ré-ouvrir la moitié des berges qui s’embroussaillent pour recréer le lieu de vie de l’étoile d’eau, plante précieuse des mares agricoles temporaires, protégée en France, disparue depuis 10 ans sur le site.



Déjà jeudi 26 novembre dernier le Parc et les jeunes de l’IMPRO Léopold Bellan de Vayres-sur-Essonne (91) ont restauré une petite mare de platière à Ormesson (77).



La Commune souhaite réhabiliter ses sentes touristiques et cette petite mare est située le long d’un des itinéraires. Elle a retrouvé une seconde jeunesse et pourra accueillir de nouveau la faune aquatique typique de ces formations géologiques, et servir de support pédagogique.

Même en hiver, les missions d'observation de la nature ne s'arrêtent pas !



Une forêt est lieu perpétuel de découvertes. A chaque heure de la journée, à chaque saison, son atmosphère singulière. Au gré des fluctuations de la météo, de l'ensoleillement... nos forêt s'animent, se colorent, bref vivent ! Du coup, il n'y a pas de raison pour que les missions de sciences participatives d'observation de la biodiversité s'arrête !

Faux-hydne gélatineux sur un tronc moussu France -  -  -A l’aube, la terre exalte des odeurs d’humus tandis que les premiers rayons du soleil font scintiller les toiles d’araignées parsemées de gouttes de rosées. L’hiver, le froid et la neige étouffent les sons, mais ce silence qui s’installe se distingue des torpeurs des lourds après-midis d’été. L’automne, les arbres se dénudent, les habitants de la forêt se préparent aux saisons plus froides et aux nuits plus longues : changement de rythme, fin des sorties pour les uns, début des festivités pour les autres.

L’Observatoire de la Biodiversité des Forêts vous accompagne lors de vos ballades forestières tout au long de l’année, et vous donne l’occasion de percevoir ces ambiances uniques. En participant à différentes missions d’inventaire, vous contribuez à étoffer l’Inventaire National du Patrimoine Naturel. 

13 missions vous sont ainsi proposées en novembre, 9 en décembre. Partez à la recherche de champignons étonnants, tels que le Faux-hydne gélatineux (en photo) à chair caoutchouteuse et à chapeau denté
> Retrouvez toutes les missions mois par mois

source : http://biodiversite-foret.fr/

lundi 30 novembre 2015

COP 21 , l'occasion de parler des dossiers noirs franciliens

France Nature Environnement Île-de-France édite, à l’occasion de la COP 21, plusieurs dossiers spéciaux dont un sur la pollution de l’air dans la région. Par ailleurs,Convergence Associative a mis en ligne son dossier noir sur le développement des transports aériens dans la région. Une très forte croissance qui a bien entendu des impacts considérables sur la santé des Franciliens et sur le climat. Enfin, découvrez la carte des grands sites à enjeux environnementaux dans notre région...


On a déjà évoqué dans nos colonnes à de nombreuses reprises la progression du transport aérien et les problématiques de couloirs aériens. Un rapport de 2013 de l’office parlementaire des choix technologiques et scientifiques, constate qu’en 40 ans le nombre de voyageurs a été multiplié par 10 et le fret par 14 ! 

La deuxième partie du dossier spécial de la FNE IDF  démontre l’impact de la pollution de l’air sur la santé des Franciliens. Quatre départements sont particulièrement touchés : Paris, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis et Val-d’Oise. Bien qu’une corrélation entre une concentration d’un gaz et une maladie ne soit pas une preuve causale formelle, l’analyse de situations semblables dans le monde entier permet de lever toute ambiguïté.


Enfin, pour identifier les principaux projets ayant un impact sur la région Ile-de-France, FNE-IDF (par le travail de ses associations membres locales) a pu lister une cinquantaine d’espaces représentant les enjeux environnementaux. Ceux-ci ont été différenciés en « points noirs » et « points verts » selon leurs effets sur notre environnement.

Une carte interactive illustre et positionne tous ces espaces et vous permet d’en savoir plus sur chaque projet en vous proposant un lien direct vers différents articles tirés des magazines Liaison édités par FNE Ile-de-France. Cette carte est évolutive et sera présentée à la presse et aux visiteurs lors de la COP21 au Bourget.

dimanche 29 novembre 2015

Chantier Érosion à l’Éléphant, le compte-rendu et les photos

En septembre dernier, nous vous annoncions la troisième opération de lutte contre l'érosion au Rocher de l'Elephant A l’initiative de Aude de Grimpe13 et de BLO, qui avait lieu le week end du 10-11 octobre. Celle-ci fut un francs succès ! En réunissant une trentaine de bénévoles, l'ensemble des points vus avec l’ONF a pu être traité. Nul doute qu'à la fin de la journée, tous les participants pouvaient être aussi fiers d'eux que crevés ! Les premières images, le compte rendu et les premiers enseignements ont été publiés sur le site de BLO. Un grand bravo à tous et surtout un grand merci.


Extraits de l'article publié sur BLO

"...un agent de l’ONF a été récemment embauché pour améliorer la coordination et le suivi des projets bénévoles. Il s’agit de Yann Nadal. Il a indiqué qu’à partir de 2016, l’ONF a le projet d’investir dans du matériel et des outils dédiés aux bénévoles.

La demande d’aide financière a été demandée un peu tardivement au Cosiroc, il est recommandé de la solliciter trois semaines avant la journée anti-érosion, avec les devis des achats demandés.

Le Cosiroc a permis de faire financer un soutien logistique au projet de 215€, comprenant :
la location du camion-benne, permettant de transporter les repousses de pin de la parcelle 142 à la plage de l’Elephant.

L’achat d’une brouette à 2 roues, facilitant le transport des matériaux lourds dans le sable, notamment des rochers. En effet, les brouettes classiques ont tendance à basculer d’un côté ou de l’autre. Cette brouette est conservée par le Cosiroc et pourra être mise à disposition des prochaines actions anti-érosion

Avant et après :

Parmi les diverses opérations du jour, la plus remarquable et innovante consiste certainement à permettre la reprise des racines des bouleaux en cours de déracinement. Un barrage est établi en contre-bas pour faciliter l'ensablement puis recouvert de branchages pour maintenir en place le sable. Une expérimentation qui devra être suivi et qui pourrait donner naissance à de jolies bacs à arbres dans le futur si cela fonctionne !

Élaboration du barrage en contre-bas (photo BLO)
Élaboration du barrage en contre-bas (photo BLO)

Le barrage est recouvert de branchage pour éviter l'écoulement du sable. (photo BLO)
Le barrage est recouvert de branchage pour éviter l'écoulement du sable. (photo BLO)

[BLEAU] Le Rouge et le Noir... du Cuvier ont repris des couleurs

Si le rouge et le noir de Stendhal date de 1830, les circuits rouge et noir du Cuvier Châtillon (Bas Cuvier) pourraient sans doute eux aussi comporter le sous titre Chronique du XXe siècle. 

En effet, ces deux grands classiques résument bien l'évolution de l'escalade à Bleau au début du XXe et constituent deux très belles pages du livre d'histoire locale (voir ici). 

C'est donc l’infatigable et bénévole  Victor Pinto avec son ami Youssef Beqziz qui se sont attaqués à la brillante restauration de ces œuvres parfois très abîmées que sont le circuit rouge TD+ et le circuit noir ED- dit Trivellini.

mercredi 25 novembre 2015

Le futur Parc National Champagne et Bourgogne sera t'il dépouillé de sa principale richesse ?

En 1998, puis en 2009, de nombreuses personnalités se sont affrontées sur une possible création d'un Parc National en Forêt de Fontainebleau. Si le projet a été rejeté, c'est aussi parce que l'Etat lui a préféré la création d'un Parc National "des forêts" à cheval sur la Champagne et la Bourgogne. Mais là aussi, les opposants au projet sont finalement plus nombreux que prévu (voir article bas de page). Dernier épisode en date qui pourrait remettre en cause l'intérêt même du futur PN des forêts, la mise en vente de lots exceptionnels par l’Office National des Forêts (ONF) ! En effet, cette vente c'est plusieurs milliers de mètres cubes de bois à prélever dans le cœur du futur parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne. Une vente contesté par FNE et ses associations fédérées non sans raison !

Répondant à un engagement du Grenelle de l’Environnement en 2007, le projet de Parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne a été officiellement lancé par l’Etat en 2009. Le principal intérêt de ce projet réside dans la réserve biologique intégrale du massif d'Arc-Châteauvillain (Haute-Marne). D’une surface de 3 100 ha d’un seul tenant, cet espace constituerait la plus grande RBI de futaies en libre évolution en France métropolitaine. 


Il est donc assez surprenant que ce soit précisément dans ce lieu que l'ONF prévoit la vente des plus gros et plus vieux arbres alors que c'est précisément de ces vieux bois que dépend la majorité de la faune et la flore observable dans une RBI ! D'ailleurs, il faudrait aussi relire les décrets de classement de cet espace en RBI pour savoir si les coupes y sont autorisées.

« Avec la poursuite de l’exploitation des vieux arbres, c’est bien le patrimoine du futur parc national qui est pillé. En amputant la réserve de sa fraction la plus mâture, ces coupes retardent pour plusieurs décennies l’intérêt d’un espace strictement protégé et dédié à la recherche scientifique », explique Romaric Leconte, co-président de l’association Nature Haute-Marne.

Pour renoncer aux coupes et aux travaux forestiers dans la future réserve intégrale, l’ONF demanderait une compensation financière à l’Etat, qui la lui refuserait. En tant que gestionnaire des forêts domaniales, l’ONF a la possibilité légale de retirer de la vente les lots issus des parcelles concernées, ainsi que de reporter des coupes ou de prendre l'initiative d’instruire d’ores et déjà le projet de réserve intégrale. En tant que porteur du projet de parc national, l’Etat, tant au niveau des Ministères que de ses services et établissements publics, devra assumer ses responsabilités à propos de l'intérêt d'un PN qui serait irrémédiablement vidé de ses principales richesses si ces arbres étaient coupés. 


En attendant, il serait aussi intéressant de savoir si cette RBI permettrait de tirer des enseignements différents sur les écosystèmes de feuillus, en particulier face au changement climatique que ceux tirés des RBI de la Forêt de Fontainebleau étudiées de 1861 !

Source CP FNE





mardi 24 novembre 2015

Raisins d'Amérique, au Ministère de l'environnement, visiblement ont connaît mal le dossier !


Vous le savez, parmi les nombreuses plantes introduites par l'homme en forêt de Fontainebleau, certaines ont pris un tel essor qu'elles peuvent facilement être qualifiées d'invasives et menacer nos paysages. 

Outre l'Ailante ou le Prunus, nos amis de l'ASABEPI combattent sans relâche le Raisin d'Amérique (Phytolaque) dont nous avons parlé à de très nombreuses reprises. Après leurs différents succès de l'an dernier qui a permis l'achat de matériel, et le calendriers des opérations à venir que nous partageons régulièrement avec vous sur notre page facebook, voici un texte assez instructif sur le niveau de connaissance du problème par le Ministère de l'environnement ! 

En effet, en juin 2015, Jean Vincent Placé posait une question importante sur le sujet à notre Ministre de l'environnement au Sénat. Cinq mois plus tard, la réponse de la ministre est assez significative du peu d'importance accordé au dossier. Une méconnaissance qui met une fois de plus en péril tant les efforts de nos amis de l'ASABEPI que ceux de l'ONF pour faire de la forêt de Fontainebleau et des Trois Pignons une véritable forêt d'exception et de patrimoine !

Rappel des faits :

Question écrite n° 16869 de M. Jean-Vincent Placé (Essonne - ECOLO) publiée dans le JO Sénat du 18/06/2015 - page 1424

"M. Jean-Vincent Placé appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, [...] sur les problèmes soulevés par la plante invasive phytolacca americana, communément appelée raisin d'Amérique ou teinturier.
Cette plante est désormais bien implantée à travers tout le territoire français, notamment dans les régions boisées et humides. Sa dissémination est favorisée par le fait que les oiseaux sont friands de ses baies. Or, cette plante est nuisible à la biodiversité puisque presque rien ne pousse à son pied. De plus, elle est toxique pour de nombreux animaux ainsi que pour l'homme.

Pour autant, il semblerait que la commercialisation de cette espèce ne soit pas interdite, celle-ci pouvant être trouvée à la vente en jardinerie ou sur des sites de vente en ligne. Certes, s'il semble illusoire de mettre un terme à sa propagation par une simple interdiction de vente, compte tenu du degré d'implantation de cette espèce sur le territoire, cet état de fait n'en reste pas moins contestable.
Aussi, il souhaite savoir quelles mesures elle envisage afin de limiter autant que possible la dispersion de phytolacca americana."


Réponse du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergiepubliée dans le JO Sénat du 19/11/2015 - page 2693 (ici)

"Le raisin d'Amérique ou phytolaque américaine (phytolacca americana) est une plante exotique envahissante qui est généralement présente dans les milieux anthropisés comme les talus, les friches, les gravières, les décombres ainsi que dans les milieux perturbés des régions boisées et sablonneuses des plaines. 
Ces milieux ne présentent généralement pas un intérêt patrimonial marqué en termes de biodiversité. [...] Les experts du réseau des conservatoires botaniques nationaux considèrent que, malgré le manque d'études disponibles, les impacts du raisin d'Amérique sur la biodiversité sont en fait modérés. Du fait du faible intérêt patrimonial des milieux où elle se développe, la plante ne devrait donc pas être considérée comme faisant partie des espèces envahissantes à traiter en priorité. 

Bien que la commercialisation n'en soit pas interdite, l'espèce n'est pas vendue aux particuliers par les grandes enseignes de la distribution et de la jardinerie. Elle n'est vendue que directement par certains rares producteurs à des fins de collections. En raison des risques pour l'homme, l'espèce pourrait figurer dans les listes d'espèces dont la prolifération est nuisible pour la santé humaine et à l'égard desquelles sont prises des mesures d'interdiction d'activités [...] ainsi que cela est prévu dans la loi de modernisation de notre système de santé qui prévoit également des mesures de surveillance, de prévention et de lutte contre la prolifération de ces espèces."

Nous invitons donc Madame la Ministre et ses conseillers à lire certains de nos articles sur les invasives dont celui-ci d'où est extrait le paragraphe ci-dessous et à se renseigner d'urgence auprès de l'ONF sur la situation en Ile de France !

"En Ile-de-France, outre Saclay et la forêt des Grands Avaux en Essonne, la forêt de Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines, on rencontre le Raisin d'Amérique surtout dans les forêts de Fontainebleau, des Trois Pignons, ainsi qu'à la Commanderie, Darvault et Nanteau, où il s’ajoute à d’autres invasives très gourmandes telles que l’Ailante, le Robinier et le Cerisier tardif. Il apprécie particulièrement les clairières créées par la coupe ou la chute d’arbres et il prospère ensuite dans tout l’éventail de luminosité possible. En fait, il apparaît un peu partout, et même parfois au contact des grès. Pour l’instant, il ne vient que frôler les platières. Il se déchaîne, hélas, dans quelques réserves intégrales où il bénéficie d’une impunité totale, puisqu’il est actuellement interdit d’y intervenir. Le Raisin d'Amérique est par ailleurs classé comme peste végétale par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature)."

Heureusement, à Fontainebleau, nos amis de l'ASABEPI ne lâchent rien et ont pris la relève de Thierry Pain. Ils combattent le Phyto sur le terrain mais traquent aussi les revendeurs et les publications spécialisées de jardinerie !


Voici par exemple la carte de l'état des parcelles en forêt de Fontainebleau !

Carte de l'état des parcelles en Phytolaque
source ASABEPI


Relire donc au moins ces trois là :

http://www.tl2b.com/2012/09/lutte-contre-les-especes-envahissantes.html

Renseignements ASABEPI

Danielle et J Cl Perrée
phyto@netcourrier.com
tél 0680538826
http://phytolaque.wifeo.com/rendez-vous-chantiers.php
Merci d’avance au nom de la nature.
 
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