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mardi 19 janvier 2010

[MATOS] C'est quoi l'effet venturi ou pourquoi on a plus froid quand il y a du vent ?

Chaque hiver c'est la même chose. Le matin vous passez le nez à la fenêtre avant de choisir votre tenu pour aller randonner, grimper, courir, faire du VTT, et malgré le -4°C affiché au thermomètre du balcon, vous n'avez pas plus froid que ça. Du coup, vous partez léger et arrivé au pied des voies, vous vous dites...Brrrrr, j'aurai dû me couvrir un peu plus. Car oui, depuis quelques heures le vent s'est levé...sur une étrange idée. La vie n'est qu'une journée. (Pardon, on s'égare la suite ici). Cette effet du vent sur notre perception des températures c'est l'effet Venturi. On parle alors de températures ressenties. Comment ça marche et comment s'en prémunir ?


Comment ça se passe ?

Notre corps produit de la chaleur pour maintenir les 37°C de température corporelle interne. Il y a une fine couche d’air chaud à la surface de notre peau qui agit comme un isolant. Lorsque le vent traverse nos vêtement, il chasse cette pellicule isolante et nous avons froid. Si en plus, le corp est humide, alors c'est la catastrophe ! On peut donc faire clairement le lien entre la vitesse du vent et la sensation de froid. Cette température ressentie se mesure à partir donc de la température réelle (mesurée sans vent) et la force du vent.Le tableau ci-dessous vous indiquera donc pour une température donnée par la météo la température ressentie à l’intersection de la ligne donnant la vitesse du vent. Exemple : à 0°C avec un vent qui souffle à seulement 5 km/h, je ressens une température négative de -1.6 °C !

Plus le vent est fort plus le froid ressenti est important et il suffit de très peu de vent pour faire baisser la température. Par ailleurs, plus les températures sont basse et plus le vent intensifie cette sensation. Ainsi à 15°C un vent de 30 km/h ne fait baisser que de 2 degrés la température mais fait chuter la température de 6,5°C si il fait 0°C !

Ces valeurs calculées par des scientifiques sont bien entendues variables suivants les individus !
Chaque personne peut avoir un ressenti différent en fonction de l’âge, de l’état de forme, de l’hydratation et de la corpulence. Par ailleurs, le taux d’humidité une influence majeure dans le ressenti de la température sous le vent. Un froid sec est beaucoup plus supportable qu'un froid humide ! Enfin, bien sûr, selon les vêtements portés vous pouvez influencer ces résultats !

Notez aussi que les femmes sont plus sensibles au froid que les hommes puisque leurs vaisseaux sanguins se rétrécissent plus rapidement à une même température. Pas de bol ! Conséquemment, la circulation sanguine s’effectue moins bien et l’extrémité des membres se refroidit. En plus, elles ne produisent pas autant de chaleur corporelle lorsqu’elles font de l’exercice que les hommes. Pour pallier ce déficit de chaleur, il leur suffit de manger et boire régulièrement et de porter des vêtements supplémentaires.

Donc, pour se protéger du froid et du vent, voici quelques rapides conseils.


Que ce soit pour randonner, faire du VTT, grimper, courir ou faire du ski, prévoyez des vêtements coupe-vent, imperméable et respirant. Pour que cela fonctionne correctement, on adoptera un système dit multi-couches, (au moins 3) pour faire comme l'oignon. Cet ensemble de vêtements doit être cohérent pour être efficace à 100 % c'est à dire ne pas mixer des matériaux techniques avec un T-shirt coton. Pour qu’un vêtement soit coupe-vent, il faut que le tissu soit tissé avec des mailles très serrées, que le tissu soit équipé d’une membrane ou enduction spéciale. Les vêtements techniques sont maintenant souvent fabriqués avec des membranes très efficaces contre le vent. Nous y reviendrons dans un autre article.
Sous cette couche coupe vent se trouve une couche chaude alliée à un sous vêtement thermique.

Protégez les extrémités !


Si quelqu'un vous affirme : "le froid c'est dans la tête", il n'a pas tout à fait tort ! On considère que 30 % de nos déperditions de chaleur se font par la tête et encore plus avec le cou ! Donc, si vous n'avez pas de capuche à votre coupe-vent, n'oubliez pas le bonnet et l'écharpe. Pour les mains et les pieds, il faut faire attention car une mauvaise circulation du sang peut être la cause de la perception du froid mais aussi de graves gelures.

Pour les gants, choisissez de préférence un modèle étanche. Une fois mouillé, un gant n’a plus aucune utilité. Pour les plus sensibles, les moufles sont plus efficaces mais la préhension sera moins facile. A la Tl²b, on apprécie aussi les mitaines avec un capuchon type moufle. Idéal pour utiliser ses bouts de doigts pour faire un nœud, prendre des photos ou répondre au téléphone et ensuite les remettre au chaud... Les plus sensibles au froid mettrons des sous gants en soie en prenant  garde que les doigts ne soient pas trop serrés.

Pour les pieds, il existe pléthore de choix mais attention, elles peuvent être très épaisses et si le pied est comprimé, inévitablement la circulation sanguine devient mauvaise et le froid revient. Côté chaussure, une bonne semelle interne permet aussi de gagner en isolation. 

Enfin, dans les cas extrêmes, sachez qu'il existe des modèles de vestes et chaussures chauffantes ou utilisez des chaufferettes. En dépannage, mieux vaut avoir l'air ridicule que de risquer une amputation alors n'hésitez pas à vous sur couvrir si nécessaire notamment si pour une raison indépendante de votre volonté vous vous retrouvez bloquez en montagne à attendre les secours. Froid aux pieds ? Videz votre sac à dos et utilisez le comme pied d'éléphant. Froid aux mains ? Sortez les gants chirurgicaux de la trousse de secours et enfilez vos gants par dessus.

Quelques trucs pour avoir en plus chaud


Buvez chaud : soupe, thé ou café apportent beaucoup de chaleur. Un thermos c'est lourd mais c'est aussi très utile ! S'hydrater est indispensable en hiver comme en été et permet de convertir les aliments en énergie. Méfiez vous si vous avez la gorge sèche, cela signifie que vous êtes dans un état de déshydratation avancée. Mangez plus gras. Limitez les dépenses caloriques inutiles mais méfiez-vous de l'engourdissement. Enfin, c'est une évidence mais abritez-vous du vent au maximum ! Essayez de vous mettre au soleil et au sec. 

vendredi 1 janvier 2010

Participez à la sauvegarde des amphibiens, c'est facile !


Bon nombre de grimpeurs et grimpeuses sont des fans inconditionnels des lézards et autres Geko. Ces animaux sont effectivement de redoutables concurents sur le cailloux. Par contre, dès que l'on parle crapauds ou réptiles, les chose se corsent !

Depuis 3 ans maintenant, le Conseil Général de Seine-et-Marne et la Société Herpétologique de France (non ce n'est pas une maladie !) pilotent l’inventaire des amphibiens et reptiles du département.
Pendant les deux premières années, la coordination du réseau d’observateurs fut orchestrée par l’association Philofauna, en la personne d’Olivier Grosselet.
Aujourd’hui, l’animation du réseau d’observateurs est assurée par Seine-et-Marne environnement en partenariat avec deux pôles de formation couvrant respectivement les moitiés nord et sud du département.

La démarche reste la même : mettre en place des formations à la détermination des différentes espèces du département, ouvertes à tous, afin de recueillir le maximum de témoignages.
Ces sessions de formation se dérouleront en trois temps :
 - 1 demi-journée de théorie sur la détermination des amphibiens adultes + sortie nocturne sur le terrain
 - 1 demi-journée de théorie plus spécifique sur les amphibiens : détermination de pontes, chants et des quelques espèces posant problème (groupe des grenouilles « vertes », grenouilles brunes, tritons palmé/ponctué) + sortie nocturne
- 1 demi-journée théorique sur la détermination des reptiles + sortie terrain

La première demi-journée de formation du pôle « nord77 » aura lieu le SAMEDI 3 MARS 2012 à la mairie de Congis-sur-Thérouanne à partir de 15h.

Déroulement de la journée :
 En salle : présentation de la méthodologie d’inventaire, des différentes espèces d’amphibiens du département et des critères pour pouvoir les reconnaître.
 Sur le terrain : sortie nocturne avec observation de certaines espèces à partir de 20h.
L’objectif de cette journée est de permettre au grand public de déterminer l’ensemble des espèces d’amphibiens présentes sur le département et dont les témoignages futurs viendront enrichir la base de données herpétologique de Seine-et-Marne.
Attention le nombre de places limité.
RÉSERVATION OBLIGATOIRE auprès de Seine-et-Marne environnement (voir page contacts pour agir).

Du coup, puisqu'on y est je dois vous signaler la parution d'un très bon reportage (comme toujours !) de mon ami Jean Poule à propos du crapauduc de Larchant.

Bon, le nom officiel du dispositif est " Batracoduc" !
Ben oui, y'a pas que les crapauds qui l'empruntent ! Donc duc comme dans "Aqueduc"... Houla up, barbatruc ! Euh, je m'égare là.
Lorsque vous allez grimper ou randonner dans les chaos rocheux de la DJ et de l'Elephant, vous passez non loin d'une zone humide, impropre à l'escalade mais au moins aussi remarquable que les rocher du coin... De toutes manières, il y a là-bas que des trucs remarquables.
En effet, nous l'avons déjà évoqué ici, Larchant possède sur ses terres un formidable marais. Qui dit "marais" dit oiseaux mais aussi batraciens et amphibiens.  A la sortie de l’hiver (donc de janvier à avril) les amphibiens sorte de leur cachette et migrent vers les zones humides pour leur reproduction. Hélas, pour eux, ils leur faut traverser nos routes à vitesse de crapauds. Du coup, chaque année, des centaines de morts jonchaient la route de Larchant à Villiers en Bierre.

A propos du trafic routier...

Source doc PNR du Gâtinais Français



Toute les espèces de batraciens sont protégées en France par la loi du 10 juillet 1976 mais aussi par les dispositions Européennes (Natura 2000) ou internationale (Convention de Berne, liste UICN...)



Depuis 2003, avec l’aide du PNR, était installé chaque année un dispositif temporaire de limitant l’hécatombe mais demandant beaucoup d’énergie humaine pour son déploiement et le suivi...En plus, faut le reconnaître, c'était très moche !


Moche mais efficace car en 2003, le "crapauduc" avait sauvé 12 300 amphibiens... En 2008 ont est à 27 700 ! Du coup, les 7 espèces de batraciens présentent dans le marais sont en croissance constante faisant de ce site l’un des dix plus importants sites de migration de France. Avec un tel bilan, le dispositif ne pouvait que devenir pérrenne, c'est à dire en dur et à l'année !  

Il complète la petite installation qui borde depuis 1996, 400 m de la RD 104 vers Montigny sur Loing. Réalisé par le CG77 pour permettre là encore à ces petites bébêtes de traverser sans encombre la route, ce dernier sauve tout de même moins d'individus.

Source Photonaturefontainebleau
l'un des meilleurs blog sur la nature et le reste...
Me voilà donc contraint de faire l'apologie du béton et de l'artificiation d'un site ! Ben oui, tout arrive... mais une fois n'est pas coutûme...




Les autres images et illustrations sont toutes issues d'un pdf de 38 pages sur le sujet fait par le PNR. Vous pourrez le télécharger depuis le site Photonaturefontainebleau.







Merci à eux et à Jean Poule Debleau !
 
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