Les Titres

lundi 24 novembre 2014

Les résultats de l'enquête sur les circuits d'escalade de Bleau

Jeudi 27 se tiendra une nouvelle réunion de la Commission des Sites Naturels d'escalade de Seine-et-Marne, présidée par le CDFFME et qui regroupe de très nombreux représentants du monde grimpant, tant associatifs qu'individuels impliqués ! Une réunion qui peut se transformer en joyeuse cacophonie si les forces en présence discutent de la même manière de certains sujets abordés ces derniers mois sur le forum de Bleau.info et sur BLO


Pour alimenter le débat sur l'avenir des circuits, nous vous avions proposé de répondre à quelques questions. Vous trouverez donc dans cet article les résultats à l'exception des très nombreux commentaires libres ajoutés. Un grand merci à vous pour votre participation.


Au programme de la CSNE :

                        - Circuits (création/abandon/entretien)
                        - Balisages non autorisés au Bas Bréau
                        - Réflexions sur la pérennité des circuits
                        - Travaux et validation de la liste des circuits
                        - Suivi des mesures des blocs Big Boss, le Calvaire et le Bilboquet
                        - Action Consolidation Erosion Elephant ONF et BLO
                        - Opérations nettoyages et actions dérivées
                        - Premier résultat de l’étude « visiteur » réalisée par l'ONF 
                        - Questions diverses

Quelques mots avant de vous donner les résultats :

Pour commencer : qu'est-ce qu'un circuit de grimpe
Une réponse très générale pourrait être la suivante :
« C'est une suite ordonnée de passages d'escalade, distingués parmi beaucoup d’autres par un balisage spécifique et dont le parcours est proposé aux visiteurs du site ».

On peut distinguer deux grandes classes de circuits :
1. Les circuits  à enchaîner : dans le but d'un effort continu, ils proposent des voies intermédiaires entre les voies marquantes et numérotées. Il est conseillé de les parcourir en évitant autant que possible de poser le pied à terre.
2. Les circuits dits « bloc à bloc » ou « porte à porte » : constitués d'une suite de voies, en principe homogènes en difficulté, reliées entre elles par la seule logique de leur numérotation et de la marche.

A noter que la première catégorie est de moins en moins représentée à Bleau et qu'elle a de moins en moins d'adeptes ! Ceci dit, c'est un vrai challenge que d'enchaîner la totalité d'un ou plusieurs circuits, même dans des niveaux inférieurs et sans chercher à faire un "temps" comme cela se faisant dans les années 70.

Une première enquête en 1994
Durant l'été 1994, Greg Clouzeau réalisa une enquête du même type auprès des bleausards pour le compte du Cosiroc. Il récolte un peu plus de 400 questionnaires (sur les 1500 distribués) afin de connaître les attentes des grimpeurs en matière de circuits !

Ce sont majoritairement les grimpeurs investis dans la pratique qui y avaient répondu puisque 31 % avaient entre 10 et 20 ans de pratique et 26 % plus de 20 ans d'escalade. Quant à leur âge, 44 % d'entre eux avaient entre 26 et 35 ans. Leur niveau technique était donc très élevé avec 17 % passant de l’ED, 28 % du TD et 23 % du D ! Enfin, les deux tiers grimpaient en groupe...

Ce portrait établi, on apprenait que plus de la moitié utilisaient les circuits en marchant entre les voies et plus du tiers des grimpeurs parcouraient les voies de plusieurs circuits à la fois. Toujours sur les circuits, la longueur préférée tournait autour de 35 numéros pour les deux tiers des réponses. Pour la difficulté, 71 % des grimpeurs interrogés souhaitaient que chaque site propose un éventail complet des difficultés avec toutefois une majorité de demandes dans le niveau Difficile (41 %), Assez Difficile (34 %) et Très Difficile (27%). Un quart seulement de l'échantillon ne souhaitaient pas que soit tracé de nouveaux parcours. Par contre, les trois quarts souhaitaient que tous les circuits soient entretenus.
Plus étonnant, 46 % des grimpeurs interrogés se sont déclarés utilisateurs des circuits pour enfants, notamment en famille mais seul 22 % trouvaient leur nombre trop faible. 

Si les questions de l'enquête de 2014 ne sont pas les mêmes et le mode d'administration différent, certains résultats sont sont très approchants de ceux obtenus en 1994. S'il convient de prendre des pincettes avec les résultats de ces sondages, ils constituent une base intéressante. Notre échantillon 2014 est statistiquement insuffisant et n'est sans doute pas représentatif de la population des utilisateurs de circuits (les plus enclins à les parcourir sont souvent les "débutants " et ceux qui découvrent la forêt pour lesquels les circuits ont une fonction de topo-guides.) Toutefois, bon nombre de ces résultats sont assez similaires à ceux obtenus il y a 20 ans auprès de plus de 400 grimpeurs...

La proportion de fort grimpeurs s'explique avant tout par le nombre d'années de pratique, les débutants étant en général peu investis dans la qualité de l'équipement d'un site. Ceci étant dit, du jaune au bleu, nous trouvons quand même 37 % de répondants (versus 40 % dans le TD).
Notez aussi, qu'avec le développement croissant des salles d'escalade privées, le niveau général moyen s'est considérablement élevé ! Si le débutant persévère, il passe allègrement le cap du 5c bloc en moins d'un an.

Les résultats 2014 :

Premier constat, la population de grimpeurs ayant majoritairement répondu est essentiellement masculine, plutôt âgée (55 % de plus de 35 ans, 43 % de 20 à 30) et grimpe depuis déjà pas mal d'années (+ de 10 ans). Conséquence, le niveau est plutôt élevé mais, les niveaux jaune à bleu (facile à Difficile) sont quand même bien représenté (37%).

Globalement, vous êtes plutôt très satisfait du nombre de circuits, de leur qualité et du balisage. Majoritairement vous pensez que le parc actuel en FD de Fontainebleau est suffisant. Si la longueur (nombre de numéros d'un circuit)  vous semble également correct, celle-ci vous importe peu puisque la plupart d'entre-vous n'utilise pas les circuits comme un parcours à enchaîner (55%).

Les grimpeurs sont-ils conservateurs ?

En effet, dans les sites très fréquentés, vous ne souhaitez ni voir diminuer le nombre de circuits balisés, ni le voir augmenter ! Et dans les secteurs peu fréquentés et éloignés, même chose : 86 % des répondants ne souhaitent pas voir disparaître le circuit du rocher des demoiselles... On n'aurait dû poser la question pour savoir combien d'entre vous avait utilisé ce circuit ces 3 dernières années et combien ont été grimper sur ce site !

Par contre, et c'est assez paradoxal, vous êtes nombreux à vouloir voir se développer de nouveaux secteurs balisés alors que vous avez auparavant affirmé que le nombre de circuits est suffisant. On dira donc que ce n'est pas en Domaniale que vous attendez le développement ;-)  

Si vous n'êtes globalement pas favorables à l'abandon ou au troc de circuits, vous êtes tout de même prêts à sacrifier les plus patinés ou ceux situés dans des secteurs très érodés. 


Pour ceux qui veulent en apprendre un peu plus sur l'histoire des circuits c'est dans cet article...







jeudi 20 novembre 2014

[EROSION] Vers une nouvelle action au Cuvier Rempart

Hier se tenait une réunion de la commission accueil du public et érosion de l'ONF. Parmi les nombreux sujets à l'ordre du jour, la sauvegarde de la zone des célèbres « Big 4" du Cuvier Rempart y tenait une place importante . 

En effet, voilà quelques jours, sur le forum de Bleau.info certains grimpeurs ont fait part de leurs inquiétudes des évolutions constatées autour des « Big four" et ont visiblement pris conscience de la nécessité de travaux divers pour stabiliser le site (le pied des blocs et leur accès).
Au delà du début d’une tentative d'amorcer une nouvelle polémique, regrettable et sans intérêt visant à opposer le Cosiroc, association historique à qui on doit les premiers travaux de lutte contre l'érosion dès les années 70, et toujours active, à BLO, la petite nouvelle qui veut fédérer les grimpeurs indépendants, il est clair que la situation dans cet endroit très fréquenté est préoccupante ! Comme en plus ces 4 voies dures ( Big Boss, Fourmis rouges, Tristesse et Big Golden) attirent des centaines de très forts grimpeurs venus des 4 coins de la planète, nul doute que ce nouveau chantier -mondial si l’information est bien diffusée- va susciter l’intérêt de tous... quoique le premier, conduit il y a quelques années dont nous avions parlé là et ici, n'avait pas mobilisé les grimpeurs…


En effet, ce secteur du rempart et ses fortes pentes sableuses ( sous les grès, le sable, sous les pavés la plage!) sont l'objet d'une attention particulière depuis déjà pas mal de temps ! Les premiers à s'en soucier furent les Amis de la Forêt (AAFF) qui détournèrent de quelques mètres le sentier bleu numéro 5 en contre-bas de la zone. Il faut attendre l'ouverture du trio Big Boss, Fourmis rouges et Tristesse en 1984 pour que cette petite plage de sable devienne l'une des plus régulièrement fréquentées de la forêt. Très vite, un premier muret est construit pour éviter que la surface de sable ne s’enfonce d'avantage au pied d'un des plus beaux surplomb de la forêt. Quelques années plus tard, l'ouverture de Big Golden quelques mètres au-dessus puis de diverses combinaisons renforcent la fréquentation du site et, avec elle, l'érosion. 



En 2009, Greg, notre rédacteur en chef, Thierry Martin, qui vient de prendre son poste à l'ONF de Fontainebleau, et la commission érosion se retrouvent sur place pour évaluer la situation et étudier une possibilité d'intervention . De nombreuses pistes sont évoquées allant jusqu'à la dépose par hélicoptère de murets de pierres grillagées (gabions). 



Après les travaux de 2012
Est-ce parce que le site n'est fréquenté que par les grimpeurs, et seulement de haut niveau que cet investissement ne sera pas fait ? Finalement, l'ONF lance la construction de quelques ouvrages de stabilisation : escalier et barrières de planches. Un tas de sable est déposé en bas du rempart et il est demandé aux grimpeurs d'en remonter. Un an après, le tas s'est étalé et le moins que l'on puisse dire, c'est que bien peu de grimpeurs ont joué le jeu. Ils ne sont peut-être pas si bêtes qu’ils n’en ont l’air avec leur crash pad en bandoulière... Déjà monter le crash-pad et en plus des sceaux de sable qui va redescendre au prochain orage …..faut pas peut-être pas charrier !... (le sable, bien entendu)

L'ONF conduit donc une seconde opération (2012) avec d'autres bénévoles (scouts ), réussie celle là, mais dont les résultats apparaissent vite bien peu crédibles.

En effet, la plupart des facines et marches n'ont pas résisté aux violents orages et notamment ceux de 2013 et 2014 car, à la différence des ouvrages construits en 1995 par les bénévoles grimpeurs et randonneurs sur les pentes du 95,2 (toujours présents) à l'appel du Cosiroc et de l'ONF, ceux du Rempart n'ont pas été renforcés avec des pavés ! Par ailleurs, le cheminement de l'eau n'avait sans doute pas été pris en compte dans leur réalisation.

On voit très nettement que le sable a été entraîné par
l'eau en creusant les marches non armées


La place se creuse au pied de Big Golden
Les racines du bouleau ne bloqueront plus le sable...
Au pied de Big Boss, cela va mieux
mais le sable se tasse et se videra par dessous

De nouveaux travaux sont donc à l'étude et, le temps que l'ONF trouve le financement nécessaire , il va falloir attendre plus d'un an pour que soient réalisés les ouvrages de stabilisation des diverses plateformes au pied des blocs. Ce délai est malheureusement administrativement incontournable. Outre la construction d'un ou deux murets, un sentier d'accès moins direct que la montée actuellement utilisée mais naturellement mieux armé pour résister à l'érosion sera sans doute envisagé à terme. 

Pour patienter, il vous sera sans doute demandé de participer au sauvetage du site, en remontant d’une vingtaine de mètres, non plus du sable mais des petits blocs de grès, résidus de carrière, qui trouveront là une nouvelle utilité afin de construire des murets... Nous reviendrons vers vous dès que nous aurons plus d'information de l'ONF sur la date du dépôt sur la TL2Bleau mais aussi sur le forum de Bleau.info (merci Philippe Le Denmat de piloter la manœuvre) et sans aucun doute sur les sites de BLO, Cosiroc, Pof@bleau...


Christian Charreau a par ailleurs publié sur son site un compte-rendu de la réunion illustré de sa vision des travaux à venir

mardi 18 novembre 2014

Comment déclencher les secours en Forêt de Fontainebleau ?

La forêt de Fontainebleau n'est pas sans danger tant pour les grimpeurs et autres sportifs aguerris que pour les "simples" visiteurs. Un accident est si vite arrivé...et, malgré tous ses efforts, l'ONF ne pourra jamais tout sécuriser ! 

Nous vous invitons donc à relire notre article sur la trousse de secours et celui-ci, consacré au sauvetage en forêt. Les pompiers français ne font pas qu’éteindre les incendies. Ils sont aussi en charge de l'assistance et le sauvetage des malheureuses victimes d'accidents domestiques, routiers ou dans notre pratique sportive. Une simple promenade en famille peut parfois très mal se terminer... En Seine-et-Marne, ils effectuent plus de 110 000 missions par ans et la forêt de Fontainebleau est régulièrement le théâtres d'accidents routiers mais aussi liés aux activités de loisirs. Que faire si la situation se présente. ? Une sortie avec l'AFF nous permet de répondre à la question ! 



Notre scénario est le suivant : lors d'une randonnée dans les Trois Pignons, par une matinée pluvieuse, un randonneur glisse sur un rocher. Eh oui, le lichen sous la bruine n'est pas adhérent et il suffit de pas grand chose pour basculer. Notre ami ne peut se relever, souffre d'intenses douleurs dorsales et nous suspectons un grave entorse du genou. Nous le prenons en charge. On l'isole au mieux du froid et de la pluie (sans le déplacer vu la douleur). On le réconforte mais surtout, on ne l'alimente ou le l'hydrate pas au cas où il aurait besoin d'une intervention chirurgicale. Il faut se résoudre à appeler les secours ! 

Coup de chance, nous captons avec nos téléphones (ce n'est pas toujours le cas, notamment au Bas Cuvier, site ultra fréquenté par les grimpeurs ! ) 

Nous composons le 18 ou le 112. Au bout du fil, les pompiers d'astreinte au SDIS 77 (à Melun) nous questionnent sur l'état du patient, les circonstances de l'accident, et, bien entendu notre localisation. C'est de cet appel que dépend la réponse des secours et des moyens engagés. Gardez votre calme. Soyez le plus précis possible ! 


Donner une localisation précise en forêt par téléphone à quelqu'un qui ne la connaît peut-être pas est complexe. Commencer par situer la partie de forêt (27 000 ha c'est vaste ! ) 
Pour vous y aider, il existe de nombreux points de repère caractéristiques et d'autres, véritablement fait pour aider les secours sont en cours de déploiement. Ainsi, sur le sentier rouge des 25 bosses, chaque étape aura bientôt son panneau. Dans notre article sur la trousse de secours nous avions évoqué les numéros de parcelles forestières, petites plaques que l'on trouve sur les arbres aux carrefours. Les PF constitue une mosaïque que l'on peut observer sur les carte IGN TOP 25 (2417OT pour la FD de Fontainebleau) Notez qu'il existe hélas des doublons puisque l'on a une PF 170 en domaniale de Fontainebleau mais aussi dans les Trois Pignons ! 


L'appli ONF vous propose une localisation avant l'appel des secours.
Encore faut-il avoir de quoi la noter...

Coup de chance pour notre victime, les AFF connaissent la forêt comme leur poche. Nous sommes juste sous la Tour de la vierge, monument remarquable qui domine la crête de Cornebiche. 
Mieux, il y a parmi nous l'heureux possesseur d'un smartphone compatible avec l'application ONF. Une icone qui nous permet de déclencher les secours et nous donne au préalable les coordonnées précises du lieu. Mais attention, il faut les noter avant de déclencher l'appel ! Ayez toujours un crayon à papier gras et un bout de carton... où faites une capture d'écran. La plupart des smartphones ont une fonction GPS ou permettent en se connectant à internet de se géolocaliser. Mais, encore une fois, cela ne fonctionne pas partout en forêt. La personne qui déclenche le secours par téléphone doit rester joignable. Attention, en se déplaçant, elle peut facilement perdre le signal... Comme nous sommes nombreux, quelques uns vont partir à la rencontre des secours vers le parking le plus proche mais aussi à certains carrefours stratégiques et sur le sentier. 

Au cas où les secours arriveraient par hélicoptère, nous regroupons les sacs et objets qui pourraient s'envoler puis balisons la zone avec un vêtement voyant (jaune, rouge, orange...). Un hélicoptère peut être amené à rechercher une victime. Connaissez-vous les symboles internationaux de secours ? Si vous avez besoin d'aide, placez-vous debout visiblement, jambes jointes, les deux bras levés vers le haut pour former un Y (pour Yes, we need help). Dans le cas contraire, baissez un bras pour former le N de (No, we don't need help) Pas de chance, l'hélicoptère n'est pas disponible ! La météo n'est pas terrible et il est réquisitionné pour la chasse au chat ;-) Les premiers secours arrivent. 

Des sapeurs-pompiers (en bleu) dressent un premier bilan de la victime et la prennent en charge. Ils nous rassurent, les renforts du GRIMP77 vont arriver d'une minute à l'autre. 

Le GRIMP (dont nous vous parlions dans cet article) est composé de pompiers spécialistes des manœuvres en milieu accidenté ou dangereux et, de ce point de vue, la forêt de fontainebleau avec ses chaos rocheux n'est pas en reste ! Ils y font plus de 80 interventions par an ! Ils disposent de compétences et moyens matériels qui sont utilisés pour faciliter l'évacuation de notre victime. 


Un sapeur pompier effectue un premier bilan et décide, si cela n'a pas été fait, d'engager des moyens supplémentaires pour l'évacuation de notre victime (hélicoptère, GRIMP77...)

En ville (le GREP à Paris) il est parfois plus facile de descendre un blessé par les façades et les toits que dans une vieille cage d'escalier. Rompus à ce type d'exercice sur corde, disposant de treuils, poulie, etc. Ils installent en quelques minutes une tyrolienne. Dans notre exercice, la victime doit être rapidement descendue vers le Véhicule de secours et d'assistance à la victime (VSAV, sorte d'ambulance ex VSAB) qui l’évacuera vers l'hôpital. Pour cela, notre blessé est installé sur une barquette (qui aurait aussi permis l’hélitreuillage).


Une fois installé nous amorçons le portage mais dans une forte pente, en naviguant dans d’étroits couloirs rocheux, cela peut s'avérer très difficile. Mieux vaut installer une tyrolienne. Et tant que l'on y est, pour remonter, on va s'aider du treuil électrique portatif. Un peu plus loin, la pente étant plus douce et moins chaotique, deux bras sont ajoutés à la planche qui se transforme en brancard manœuvrable par deux personnes. 

Reste plus qu'a conduire le blessé jusqu'au véhicule médical (qui peut aussi être du SAMU).

Résumé en images !



La victime est soulevée pour installer la planche



Il peut vous être demandé d'assister les pompiers




La victime est ensuite conditionnée pour le transport






Brancarder dans les rochers de la forêt de 
Fontainebleau est aussi délicat qu'épuisant ! 







La tyrolienne installée, la planche est mise en 
place pour amorcer la descente 






Elle est hissée à l'aide de poulies qui permet
tent d'en diminuer le poids... 






La descente s’effectue lentement



...lentement




Un grand merci à la victime qui s'est prêtée au jeu ainsi qu'aux bénévoles de l'AAFF



Et à l'équipe de GRIMP 77






La victime sera brancardée jusqu'au poste médical.




vendredi 14 novembre 2014

[Vaut Mieux en rire] Chasse au tigre en Seine et Marne...

En 2007, l'affaire dite de "la panthère noire" avait tenu en halène les usagers de la forêt de Fontainebleau pendant tout le mois de novembre. Cette fois, ce serait un tigre...La république de Seine et Marne aligne les article sur le sujet et vous donne quelques conseils en cas de rencontre avec le fauve... Allez, bonne chasse...
La République de Seine & Marne
Vendredi 14 novembre 2014
Tigre en liberté en Seine-et-Marne : les recherches reprennent

Toujours pas de tigre à l'horizon. Alors qu'un hélicoptère a tourné une partie de la nuit dans la zone de Montévrain, les recherches n'ont encore rien donné. Les battues ont donc repris dès ce matin à 7 heures avec le renfort de militaires, apprend.[...] lire la suite
Tigre en liberté en Seine-et-Marne : Des battues organisées dans la zone de Ferrières-en-Brie

Les recherches pour retrouver le tigre en liberté ont repris dès ce matin avec des effectifs militaires supplémentaires sur le terrain. Les recherches aériennes sont maintenues, indique la préfecture, un hélicoptère survolant toujours les périmètres.[...] lire la suite
Tigre en liberté en Seine-et-Marne : le patron de Pinderland propose de le recueillir

La traque au tigre aperçu en liberté à Montévrain, en Seine-et-Marne, s'est intensifiée ce jeudi soir, avec un hélicoptère, des renforts de police et de gendarmerie. Dans le département, le Parc des félins de Nesles n'a pas constaté de disparition.[...] lire la suite
Comment réagir si vous vous trouvez face au tigre

1 - Surtout on ne court pas !Georgika Kobann, fondateur du cirque Arlette-Gruss et dompteur de fauves, est très clair là-dessus dans une interview au site 20 minutes :Surtout ne pas courir car il peut vous attraper soit pour jouer soit pour vous croquer.[...] lire la suite

[Vidéo] Out of Sight 2, la nouvelle production de Neil Hart

L'an dernier, au mois de juin, Neil Hart, le plus anglais des bleausards,  mettait en vente Out of Sight, une vidéo de 50 minutes que nous avions "testée" dans cet article

Et voici le second opus ! En effet, Neil vient d'achever le montage (voir le trailer), dans lequel de (très) forts grimpeurs vous feront découvrir des blocs plus ou moins connus de la forêt. La vidéo (qui ne sera disponible que fin novembre pour 12€) peut dès à présent être commandée à l'adresse suivante :http://www.outofsightthemovie.com/.

Reste à la visionner donc pour savoir si elle peut obtenir notre label "green climbing", c'est à dire vérifier qu'elle ne fait pas l'apologie de la poudre blanche, des sites interdits...


jeudi 13 novembre 2014

Maladie de Lyme : les autorités médicales ne supportent pas la contestation !

Mes ami(e)s, l'heure est grave ! 
L'AFP annonçait hier de lourdes condamnations pour deux diplômés en pharmacie qui avaient dénoncé l'insuffisance française en matière de dépistage de la Maladie de Lyme transmise par les morsures de tiques. Sans préjuger de l'affaire médicale et des faits qui leurs sont reprochés , force est de reconnaître que les tests de dépistage en France et la prise en charge par les médecins sont très en retard ! Celles et ceux qui suivent nos éditions de la TL2B depuis maintenant 5 ans savent combien ce sujet nous tient à coeur.
Nous avons ainsi évoqué à de nombreuses reprises cette maladie, parlé de diverses associations (Nymphéas, France Lyme, Lyme sans Frontière) , évoqué divers protocoles de soins, différentes enquêtes... et maintenons, comme Chantal Perrin, la journaliste de France 5 qui a enquêté sur ce sujet pendant 2 ans que la France est en danger...
Souhaitons donc que cette affaire ne se transforme pas en un énième scandale de santé publique comme on sait si bien le faire dans notre pays. La maladie de Lyme est suffisamment grave pour que les autorités fassent le nécessaire en matière de dépistage, de prise en charge et de soin ! 


 
Copyright © 2014 Tribune Libre de Bleau et Cie | Blogger Template Distributed By ZMTemplate | Designed By OddThemes