#RESPECT

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La forêt n'est pas une poubelle ! Nettoyons !

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ESCALADE

Sur le chemin

juin 2015

Même si à la TL²B on est carrément hostiles aux manifestations sportives de masse en site naturel on ne peut que reconnaître le succès de cette 8 ème édition des Natural Games de Millau ! Cette année tous les paramètres étaient réunis : une météo au top, un niveau de compétition exceptionnel, la présence de quelques uns des meilleurs athlètes internationaux, des concerts survoltés ont permis la venue de près de 80 000 personnes sur les  4 jours de festival ! L'occasion aussi de voir la réalisation d'un autre record : celui de la plus longue Highline  battu par Nathan Paulin et Danny Mensik avec 469 mètre de long ! Bravo donc aux organisateurs et leurs quelques 400 bénévoles qui travaillent avec enthousiasme sur ce type d'événements.

Les NG se sont aussi engagés dans une démarche d'amélioration continue de
leur organisation afin d'être plus performants en matière d'éco-responsabilité. En 2015 des
actions de sensibilisation supplémentaires ont été mises en place dont la création d'une brigade verte. En s’inscrivant dans cette démarche, et grâce à l’expertise du Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement du Rouergue et de l’association Mountain Riders, les NG sont sur le chemin de l'éco-responsabilité. La gestion des déchets était prioritaire cette année. 

La vraie nouveauté en 2015, c'était la création d'une brigade verte chargée de sensibiliser les festivaliers et d'améliorer les conditions de travail des bénévoles en matière de tri sélectif et de protection des sites de pratique.

Sinon, pour la Highligne c'est dans les gorges de la Jonte au cœoeur du cirque des Vases, Que les spécialistes avaient installé une vingtaine de lignes dont une de 469 m. Cette ligne ultime, repérée par Julien Millot depuis quelques temps déjà, était l''objectif avoué des athlètes.
Nathan PAULIN, qui venait juste de signer le précédent record du monde à la Réunion, avec 405 mètres franchi d'une seule traite, renouvelle donc l'exploit avec le tchèque Danny MENSIK, autre pionnier de la discipline. Une Highline qui a déjà été parcourue 6 fois à cette heure-ci !
On vous laisse voir les photos :
Edition 2014 : ici
Avant goût de 2015 :



Le marché du matos outdoor évolue toujours plus vite que notre faculté à comprendre les innovations techniques et produits. Kairn.com, le plus grand portail d'information sur les loisirs de nature a créé un comparateur de produits et de prix pour faciliter vos recherches. Kairn.com ne vend pas de produits. Il ne fait que les présenter certains après un test poussé sur le terrain. De ce fait il reste plutôt impartial sur l'utilisation des produits, même si, Kairn est tout  de même revendeur d'espaces publicitaires.

Désormais vous pourrez découvrir une gamme de produits, comparer les produits pour affiner votre recherche et trouver le produit qui vous correspond puisque de nombreuses fiches ont été indexées dans une base de données. En revanche, pour le moment, le cette base est très pauvre et ne comprend que les produits des marques partenaires du site (Petzl pour l'escalade).

La grosse différence avec beaucoup d'autres acteurs du marché, c'est qu'un spécialiste matériel pourra répondre à vos questions pour vous aider à pour finaliser votre choix ! Vous pouvez ainsi contacter Fred par mail à fred@kairn.com.


cliquez ici pour découvrir le comparateur.



On vous parle depuis longtemps de nos amis de Mountain-riders, l'association qui organise les opérations estivales de nettoyage des stations de ski, on vous parle aussi régulièrement de nos potes de Mountain-bikers-France et de leurs brigades vertes. Parlons donc aussi de la jeune  Trail Runner Foundation est née lors d’une simple sortie d’entraînement au trail en pleine nature et de leur campagne de financement participatif débutée le 19 juin 2015 et qui prendra fin le 28 juillet. Sans doute une piste pour les repreneurs de Climbing-attitude, mis en stand-by il y a bien longtemps.


Les fondateurs de la TRF, Laurent et Nicolas, racontent sur leur site : "Sur notre chemin, un déchet, un gel puis d’autres détritus abandonnés ça et là… Bien sûr, notre premier réflexe fut de pester contre ces « amateurs de grands espaces » trop pressés, trop égoïstes, ou simplement trop distraits ? Très vite, nous avons décidé de passer à l’action, et de ramasser sur notre passage quelques déchets oubliés, avant de nous poser cette question : et si nous étions des milliers à partager cette idée simple que nous ne devons pas renoncer, que nous pouvons tous être acteurs au quotidien de la protection de notre terrain de jeu ? L’association Trail Runner Foundation était née, et nous sommes aujourd’hui plus de 200 adhérents, avec une devise : « courir utile » !

Là encore, les membres de Trail Runner Foundation sont bénévoles, et s’investissent selon leur moyen pour montrer l’exemple, et agir au quotidien en respectant la simple charte des bonnes pratiques. Il y a quelques jours, l'association a lancé une grande campagne de crowdfunding, c'est à dire, une demande de financement participatif. Cette campagne va fournir plus de moyens et de visibilité à l'association, afin de développer sur l’ensemble du territoire ses activités de sensibilisation mais aussi des actions via leurs « rendez-vous utile ». Emblème de cette campagne, le maillot Trail Runner Foundation incitera de plus en plus de sportifs à rejoindre notre cause et à agir afin d’avoir une nature la plus propre possible.

TRF c'est déjà plus de 200 adhérents et plus 2000 sympathisants qui les suivent sur les réseaux sociaux, dans un seul objectif : protéger leur terrain de jeu tout en pratiquant leur sport de nature (trail, randonnée, marche nordique, etc.). Ramasser les déchets sur les sentiers est déjà un grand pas pour préserver la nature.



On comptait plus de 1000 compétitions de Trail en 2010, rien qu’en France ! Cette discipline apporte une nouvelle motivation aux coureurs : l’aspect découverte d’un territoire, de son environnement naturel. Du coup, il y a de plus en plus de monde sur les sentiers, mais aussi des déchets...
Montrer l’exemple, passer à l’action, c’est le credo de Trail Runner Foundation, autour de reconnaissances de parcours, conviviales et utiles ! Ainsi, les sympathisants de cette cause se réunissent lors de « Rendez-vous utiles » et ramassent, ensemble, les déchets oubliés sur les sentiers.

La campagne de financement a débutée le 19 Juin 2015. D’après le programme Vacances Propres “plus de 57 000 tonnes de déchets sauvages ont été abandonnés en 2013 en France, soit l’équivalent de plus de 6330 camions semi-remorques qui, les uns derrières les autres, représenteraient un parcours de 105 km”.

Pour agir face à cette multitude d’abandons de déchets, Trail Runner Foundation agit quotidiennement à travers la pratique de sport de nature.Ainsi, notre association d’intérêt général souhaite inciter un maximum de pratiquants de trail, de randonnée pédestre, de marche nordique… à pratiquer leur sport tout en préservant la nature. Pour cela, un geste simple et très utile, suffit : ramasser les déchets abandonnés sur les sentiers.

Pour qu’un maximum de personnes passe à l’action, la TRF a besoin de plus de visibilité et de moyens. Vous pouvez donc les aider en allant sur www.kisskissbankbank.fr, et choisissez ce qui vous plaît, pour rejoindre la grande famille Trail Runner Foundation, et courir utile sous les couleurs de l’association !
Le maillot Trail Runner Foundation (homme ou femme), avec ses deux poches latérales permettant d’y recevoir ses propres déchets et ceux que l’on ramasse.

Le maillot TRF possède toutes les fonctionnalités d’un maillot de Trail-running haut de gamme : col zippé, matière technique respirante et confortable, empiècements en mesh pour une aération optimale et deux poches avec rabat pour stocker gels, barres énergétiques ou petits détritus ramassés sur les sentiers.

Grâce aux conditions exceptionnelles accordées par son fabricant, Il est proposé au prix de 49€ tout en leur permettant de pouvoir générer plus de ressources qui permettront l’essor de l'association.

Une fois la campagne de crowfunding terminée, le 28 juillet 2015, l’association Trail Runner Foundation prendra des décisions en fonction de la somme collectée. Si l’objectif de la campagne est dépassé, l’équipe tiendra au courant les contributeurs et la communauté Trail Runner Foundation, de chaque euro dépensé : par exemple, dans quels « Rendez-vous utile » vont être utilisées ces recettes, quels équipements pour l’association ? Ainsi Trail Runner Foundation déploiera un maximum de moyens pour inciter les internautes, adhérents ou non à l’association, à contribuer à ce projet. Parce que l’union fait la force !

Avec ces maillots de trail running, Trail Runner Foundation sera représentée aux quatre coins de la France. En effet, suite à la campagne de crowfunding surKissKissBankBank, des maillots vont être distribués pour ceux qui auront choisi cette contribution. Le maillot sur le dos lors d’une manifestation, d’un entraînement, accompagné du geste utile de ramasser les déchets, permettra d’interpeller les voisins. Le but est qu’un maximum de personnes adoptes ces gestes, au minimum qu’ils fassent attention à bien garder leurs déchets jusqu’à la prochaine poubelle. Les couleurs de Trail Runner Foundation sur ces équipements feront rayonner la communauté et ses valeurs, avec un effet immédiat sur l’environnement !
La Fête de la Montagne revient pour une 3ème édition ce WE partout en France, y compris dans la capitale ! Rendez-vous demain et après demain pour profiter de plus de 250 évènements sportifs et culturels sur la thématique montagne. Plus de 10 000 personnes ont participé aux animations l’an passé. À cette occasion, Paris Côté Montagne organise une journée multi-activités au jardin du Luxembourg où se trouve une très belle exposition photo dont nous parlions ici. Au programme de la journée : Initiation à l'escalade, découverte de l'alpinisme, randonnées culturelles, randonnées gourmandes, courses d'orientation, slackline, démonstration de vélo, etc.


Paris Côté Montagne vous propose une journée découverte le samedi 27 juin 2015.
L’exposition Montagnes de France, qui est en place sur les grilles du Sénat, offre l’occasion d’investir l’allée Croquet dans les Jardins du Luxembourg. Demain, de nombreux acteurs de la montagne (fédérations, professionnels de la montagne, associations, Parcs…) se mobilisent autour de la Coordination Montagne pour proposer des animations pour tous. Il sera ainsi possible de s’essayer à l’escalade, à la « slack line », à la marche nordique ou à l’orientation, mais aussi d’assister à différents shows et de déguster des sablés à la myrtille en musique.




Le programme :
Samedi 27 juin, de 9h à 18h30
Allée Croquet dans les Jardins du Luxembourg
9H Rando orientation adulte - Clubs FFCAM
Rando culturelle - Clubs FFCAM
Nat&co de Nicolas Hairon et Olivier Alexandre
Face à la Vanoise de Nicolas Hairon
Films partenaires


9H30 Rando dégustation - Clubs FFCAM
Ouverture de la tour d’escalade FFME IDF
Début du concours d’escalade de vitesse


10H Rando découverte - SNAM
Marche nordique - Clubs FFCAM
Passion d’ouverture de Yannick Boissenot
Films partenaires


10H30 Rando orientation adulte - Clubs FFCAM


11H Rando culturelle - Clubs FFCAM
Rando dégustation - Clubs FFCAM
Tewet, le dayak aux mille grottes de Luc-Henri Fage
Présence du réalisateur
Présentation Fête de la Montagne Nationale


11H30 Rando contée montagne - SNAM
Recherche Arva - FFME IDF


12H Marche nordique - Clubs FFCAM
Deep in Baffin de Thibaut Lacombe
La vue au bout des doigts de Bruno Cédat
Films partenaires


13H Rando orientation adulte - Clubs FFCAM
Rando culturelle - Clubs FFCAM
J’ai demandé la lune au rocher de Bertrand Delapierre
Pour une poignée de secondes de Bertrand Delapierre
Films partenaires


13H30 Rando contée montagne - SNAM
Démonstration Vélo - MBF


14H Marche nordique - Clubs FFCAM
Les sommets de la dignité de Yoann Périé
Films partenaires


14H30 Rando orientation adulte - Clubs FFCAM


15H Rando culturelle - Clubs FFCAM
Rando dégustation - Clubs FFCAM
Manaslu premier 8000 d’Eric Daumas
Gare au Gauri(shankar) d’Alex Marchesseau
Films partenaires


15H30 Rando découverte - SNAM
Recherche Arva - FFME IDF


16H Marche nordique - Clubs FFCAM
Paris en cordée
Chamousset, le chant des pierres d’Olivier Alexandre*
Films partenaires


16H30 Rando orientation adulte - Clubs FFCAM
Rando découverte - SNAM


17H Rando culturelle - Clubs FFCAM
Rando dégustation - Clubs FFCAM
D’tours au Mont-Blanc de Nicolas Hamzaoui
Présence du réalisateur
Présentation Fête de la Montagne Nationale


17H30 Démonstration Vélo - MBF
Résultats du concours d’escalade de vitesse FFME IDF


18H Marche nordique - Clubs FFCAM
Girls to the top de Bastien Delattre
Paris la nuit de Clément Perotti *


D'autre part, les familles auront droit à des courses d'orientation programmées toutes les heures de 9h30 à 16h30.

Deux sportives - Laetitia Roux (ski-alpinisme) et Nelly Moenne-Loccoz (snowboard) - viendront signer des autographes. 



Bref, la Montagne vous gagne à Paris !

PROGRAMME INDICATIF SUSCEPTIBLE D’ÊTRE MODIFIÉ
Programme complet
Si notre page sur les sites web de l'escalade en Ile-de-France est assez figée, les sites, eux ne cesse d'évoluer comme nous le signalons dans cet article (où comme vous avez pu le lire dans Grimper n°164). Si BleauBoulders s'est doté d'une page Facedebiche, Bleau.Info, présent sur Twiter, a quant à lui réouvert son très, (trop ?), célèbre forum... Mais avec quelques nouveautés bien senties !
En effet, le vieux forum a cédé sa place à une interface moderne et déportée, c'est à dire l'utilisation d'une célèbre plateforme : Disqus.

Disqus est une plateforme de commentaires née en Californie en 2007 et utilisée par de nombreux sites à forte influence, tels que CNN et Fox News Channel. Elle s'est imposée comme la référence en matière de gestion de commentaires. Avec ses multiples fonctionnalités et sa simplicité d’utilisation, la plateforme s’est même progressivement développée sur les blogs. 
Bref, Disqus est un véritable outil de gestion des discussions qui trie et organise les commentaires en fonction de la popularité, de la date, dans le but de faciliter le dialogue. 



Parmi ses principales caractéristiques la discussion en temps réel et de très bons outils de modération. Reste à savoir si ces derniers seront utilisés par les administrateurs de Bleau.info ???

Pour créer un compte l'internaute peut utiliser différentes solutions comme un compte Disqus mais aussi Google, Twitter, Facebook, Yahoo et OpenID, ou tout simplement s’identifier en tant que « visiteur », c’est-à-dire sans même avoir de compte sur un des services précédemment cités. Mais comme là
, on pouvait vite retomber dans un des travers de l'ancien forum plein d'ânes ohnymes, il semble que les administrateurs de Bleau.info aient bloqué cette possibilité ! A noter qu'il y a aussi un système de notification permettant d’être averti lorsqu’on reçoit une réponse à une commentaire, et l’on peut continuer la discussion directement par e-mail.

Le tout est parfaitement interfacé avec le nouveau site de BleauInfo. En revanche, nous n'avons pas réussi à nous connecter sur nos anciens profils et la machine ne semble pas retrouver nos identifiants...
Les discussions reprennent...les polémiques stériles et conflits aussi !
La fragmentation des habitats naturels, leur destruction par la consommation d’espace ou l’artificialisation des sols constituent l’une des premières causes d’érosion de la biodiversité. La trame verte et bleue (TVB), ensemble de continuités écologiques, peut être une réponse à la restauration et à la préservation des milieux. Elle trouve sa traduction régionale dans le schéma régional de cohérence écologique (SRCE). L’Île-de-France est la première région à avoir adopté son SRCE, après la délibération à l’unanimité du Conseil régional le 26 octobre 2013 et arrêté du Préfet de Région du 21 octobre 2013, se dotant ainsi d’un dispositif d’aménagement durable du territoire. Dans le cadre de sa mission d’accompagnement du Conseil régional d’Île-de-France et de la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (DRIEE) d’Île-de-France dans la mise en œuvre du SRCE, Natureparif a élaboré une grille d’analyse et un recueil de recommandations et d’exemples pour aider les collectivités à prendre en compte le SRCE dans leurs documents d’urbanisme.

Le SRCE a pour objet principal la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques. Il identifie les composantes de la TVB (réservoirs de biodiversité, corridors écologiques, cours d’eau et canaux, obstacles au fonctionnement des continuités écologiques) et les enjeux régionaux de préservation et de restauration des continuités écologiques. Il définit les priorités dans un plan d’action stratégique. Il constitue le document cadre pour la TVB à l’échelle régionale, dans un rapport de prise en compte dans les documents d’urbanismes.

Ces deux outils sont présentés dans cet ouvrage. L’objectif de ce guide pratique est d’aider les collectivités à intégrer au mieux dans les PLU et les SCoT les objectifs du SRCE francilien. Les bureaux d’études qui accompagnent les communes et intercommunalités dans l’élaboration de leurs documents d’urbanisme ainsi que les services en charge du suivi ou de l’instruction des dossiers, pourront également l’utiliser pour diagnostiquer au mieux le territoire et les choix dans les différentes pièces du document d’urbanisme, proposer des mesures adaptées, éventuellement des études complémentaires à réaliser ainsi que les outils réglementaires à mettre en œuvre.

Pour rappel, dans notre page "Documentation" vous avez accès à la plupart des documents officiels sur ces sujets (SCOT, PADD, SRCE, SDRIF...)

La Commission européenne évalue actuellement deux textes fondamentaux pour la protection des espèces et de leurs milieux : les directives "Oiseaux"  (datant de 1979) et "Habitats" (1992) qui on permis la mise en place un réseau de sites appelés « Natura 2000 ».Ces deux textes détaillent le dispositif de protection pour les espèces animales et végétales suivis dans le cadre du réseau ainsi que leurs habitats. Bref, la révision de ces deux directives fondamentales mais aussi très critiquées inquiète au plus haut point les lobby écologistes. Ainsi  90 ONG européennes vous appellent à répondre à la consultation publique afin que les droits de la nature soient maintenus voire renforcés ! 

En France, grâce à ces directives, 131 habitats naturels, 123 espèces d’oiseaux (sans compter celles qui ne font que passer dans notre pays) et 160 espèces de mammifères, insectes, amphibiens et reptiles sont protégés par le réseau Natura 2000, qui s’étend sur près de 13 % du territoire et peu plus 40 000 Km² d'espace marin. 206 autres espèces (hors oiseaux) bénéficient d’un statut de protection, la chasse et la pêche de 127 espèces est encadrée, 131 habitats naturels et 638 espèces font l’objet d’une évaluation régulière de leur état de conservation.

En 2015, ces directives doivent passer à la moulinette du programme européen REFIT, mis en place par la Commission européenne en 2013, qui cherche à clarifier et simplifier la législation. Ce programme est censé évaluer certains textes juridiques européens en vue de proposer des modifications. Comme les lobby écologiste craignent que cela entraîne une déréglementation ou un affaiblissement du corpus juridique européen de protection de l’environnement, 90 ONG environnementales appellent à défendre ces deux directives européennes à travers la campagne européenne « Nature Alerte »,  à retrouver sur www.naturealert.eu, traduite en 25 langues et lancée dans les 28 pays de l’Union européenne. 

Elle invite chaque citoyen à se mobiliser pour préserver la nature européenne, en participant à la consultation publique lancée par la Commission européenne sur ce sujet jusqu’à fin juillet 2015. Coordonnée à Bruxelles par BirdLife International, le Bureau Européen de l’Environnement, Les Amis de la Terre et le WWF, elle est relayée en France par France Nature Environnement, la LPO et le WWF. 

Mais, contrairement à ce que pense ces ONG, cette révision sera aussi peut être l'occasion de durcir ces même textes... Allez savoir ! Quand on sait ce qu'a coûté et coûte encore la mise en place du réseau Natura 2000 pour une efficacité très relative, on peut aussi s’interroger sur la neutralité de certaines de ces ONG et des conflits d'intérêt, une remise en cause du Réseau Natura 2000 risquant de remettre en cause certains de leurs financements !

Dans un article du mois de mai 2015, nous présentions l'univers de "la slack", discipline sportive aux nombreuses variantes et aux intérêts sportifs et pédagogiques indéniables. Cette pratique n'est pas toujours sans danger et présente, elle aussi, divers impacts sur les sites naturels. En outre, elle génère parfois des conflits entre usagers d'un même site, notamment lorsque les slacks entravent la circulation ou détruisent les points d'ancrage.

Donc pour compléter la lecture de l'article précité, nous pensons utile de publier à  nouveau ce qui suit. "A nouveau" car nous l'avions fait dans le cadre du viaduc des Fauvettes (la plus célèbre falaise d’Île de France) où la slack est désormais interdite ! Vous allez le voir, la slack et la hightline peuvent arracher un pan entier de falaise alors un petit bouleau un peu pourri dans le sol sableux de Fontainebleau ! 
Petit cours de physique mécanique indispensable à votre survie à relire d'urgence !

Le cas du Viaduc des Fauvettes (Essonne).

Le viaduc et son écrin de verdure, véritable ilot de nature à vingt minutes de la capitale, est forcément devenu le refuge d’une faune et d’une flore remarquable et un site de prédilection pour tous les passionnés de sports et loisirs de plein air. La cohabitation entre ces usagers est en général très bonne. Randonneurs, marcheurs, familles en balade croisent sans problème ramasseurs de champignons, coureurs… Dans le monde vertical, il y a bien longtemps que grimpeurs et spéléologues ont fait la paix et les "collanteux" fréquentent les "boueux" sans aucun soucis tant que la pratique des uns ne gêne pas celle des autres. Là où cela se complique, c’est justement quand une pratique entraîne une nuisance ou un danger pour les autres usagers. 

C’est le cas par exemple des vététistes lorsqu’ils descendent à vive allure un chemin piétonnier. Mais aussi de la slack ! Eh oui !

Avec la popularisation de cette pratique (on trouve des slacks dans bon nombre de magasins pas du tout spécialisé !), on voit des apprentis slackers tendre le bordel n’importe où, n'importe comment et parfois arrivent les accidents !

Passe encore pour la gêne occasionnée quand la sangle est tendu au pied d’un bloc de Bleau (justement celui que vous vouliez faire, pas de bol !) mais quand celle-ci plie jusqu’à la rupture des barreaux des garde-corps, il y a mise en danger des pratiquants et des autres usagers ! Il est évident que les altérations montrées ci-dessous ne sont pas l'oeuvre de pratiquants "informés" mais de débutants.

Voici quelques exemples des dégradations constatés au Viaduc des Fauvettes et qui ont justifié l'interdiction totale de la slack sur celui-ci !


Pliage et déformation du garde-corps par traction excessive (photo Cosiroc)


Rupture du garde-corps par traction excessive (photo Cosiroc)

Les efforts sur les points sont considérables

Les grimpeurs ont remplacé au fil du temps tous les points par des broches scellées à la résine d’une longueur exceptionnelle de 25 cm et fabriquées spécialement pour le Cosiroc. Un point est donc à priori inarrachable dans des conditions normales d’utilisation et avec les forces habituelles liées à la pratique de l’escalade.

Pour la slack, c’est moins certain vu les forces de traction induites par certaines installations. Nous ne sommes pas du tout certain de la résistance des joints de ciment autour du bloc dans lequel est fixé le point.

Nous parlons ici du viaduc mais quand on voit certaines slacks au Saussois ou à Connelle, on peut aussi s’inquiéter.

Si vous ne voyez pas de quoi on parle, nous vous demandons de lire attentivement la suite et de compléter avec la lecture complète des articles de Julien Millot rédacteur des extraits ci-dessous.

Donc pour résumer :
pas de highline avec un kit chill ou click ou une baobab. Ce n'est pas fait pour : Achetez du matériel d'escalade, ou mieux de travaux sur cordes. Acheter une sangle adéquate, une corde statique pour faire le backup. Oui c'est cher, mais moins que votre vie ou celle de votre meilleur pote.
pas de highline si vous ne savez pas faire un noeud de huit : Entrainez vous au sol à simuler une installation de highline. Demander de l'aide  aux personnes expérimentées. Imaginer les scénarios si une pièce de l'installation casse pour vérifier que vous serez toujours retenu.
pas de highline si vous ne savez pas marcher et vous lever sur le double de la distance: C'est empirique mais c'est relativement vrai. Vous pouvez y aller "à l'arrache" évidemment, mais soyez conscient que le miracle ne s'accomplira pas là-haut.
pas de highline si vous avez le moindre doute sur l'installation : Cela arrive même aux meilleurs qu'une installation défaille comme récemment avec une erreur d'équipement qui a fait écrouler tout un pan de falaise (voir ci-dessous).
pas de highline pour "faire comme à la télé" : En tant que membre des "bad slackliners", j'ai une certaine responsabilité sur la vulgarisation de la pratique et sur la diffusion de cascades à sensations d'un goût plus ou moins douteux. Je ne peux pas me permettre de dire ce qu'il faut et ne faut pas faire. Je peux seulement vous assurer que nos démarches avant de telles cascades sont réfléchies, menées d'une manière extrêmement sérieuse, et sont la suite logique d'années de pratiques en tous genres.


Avant/Après ! 





Ne vous êtes-vous jamais demandé : A combien de kilos ai-je tendu ma longline ?


Petit schéma :
Soient :
- L : longueur de la longline
- f : la flèche au milieu
- P : le poids du slackliner se tenant au milieu de la sangle et provoquant la flèche sus-mentionnée.
- T : la composante horizontale de la Tension de la longline qui permet au slackliner de ne pas toucher au sol.

Et bien en vertu d'un Théorème bien connu "Thalés" pour ceux qui se souviennent, on obtient la relation hyper simple : (P/2)/T = f /(L/2)





D'où l'on peut en déduire que : T = LP/(4f)


Voici déjà une bonne approximation de la tension dans la longline avec cette force T. Car non ce n'est pas la tension dans la longline exactement mais la composante horizontale de la tension de la longline.

Ajoutons :
- a : l'angle formé par l'horizontale et la longline au niveau de l'ancrage.

Si l'on veut obtenir la tension réelle dans l'axe de la longline (celle que le dynamomètre mesure), la relation se complexifie un peu : Treelle = T/cos(a)

Et l'on connait cos(a) par la relation dans un triangle rectangle cos(a) = côte adjacent/hypoténuse

Avec côté adjacent = L/2 et hypoténuse = sqrt(f x f + L x L /4)

Mais avant de sombrer dans la dépression mathématique, regardons ce que vaut un angle a dans l'exemple d'une longline de 100m avec 2m de fléche pour une personne pesant 80kg :2,29°.

Que vaut le cos(2,29°) = 0,999. Autant dire 1.
Donc ouf ! La tension T réelle est réellement très proche de T.

Conclusion : Si vous arrivez à tendre une longline d'une longueur connue telle qu'une personne d'un poids connu crée une flèche connue en son milieu sans toucher par terre, alors vous savez que la tension générée aux ancrages vaut approximativement : T = LP/(4f)

Remarques intéressantes :

- la force de tension est indépendante du type de sangle. Que vous ayez une sangle basique, ou la dernière sangle en vectran, pour la longueur, la flèche et le poids de la personne qui fait le test, la force restera la même. Cependant, avec une sangle élastique, vous n'arriverez tout simplement pas à tendre la slackline assez avant sa rupture. Notez qu'on néglige ici le poids propre de la sangle dans ce modèle.

- L'élasticité n'intervient pas dans ce modèle statique. L'élasticité intervient cependant dans toute la phase de tension (ce qui fait qu'on arrive ou non à tendre la longline pour ne plus toucher au milieu). Les sangles les plus fortes (Vectran données pour 8T à la rupture) cassent aussi parfois vers 2T. La théorie mise en oeuvre lors de la tension d'une longline est beaucoup plus complexe à mon avis.

(ERRATUM CORRECTION) - La différence de tension entre la tension à vide de la slackline, et la tension avec quelqu'un dessus fait intervenir l'élasticité de la sangle. En effet, si on prend le cas extrème d'une sangle sans poids propre, totalement inélastique, alors il n'y a pas besoin de la tendre, il suffit juste de la placer pour que le slackeur ne touche pas le sol, et la tension sera appliquée dès que le slacklineur marchera dessus. A fortiori donc, une sangle très statique aura une tension à vide plus faible qu'une sangle plus élastique, ce qui se vérifie en pratique lorsque vous comparez la tension à vide à mettre dans une Moonwalk (4,4% à 15kN et 33,4g/m) par rapport à une Dark Blue (5,5% à 15kN et 66g/m) pour une même flèche.

Conclusion :

Plus vous mettrez vos ancrages haut, moins vous aurez à tendre. Si vous gardez en tête cette formule T = LP/4f, avec des approximations, vous pourrez vous dire si vous avez ou non de la marge sur votre système.

Une slackline de 100m avec 2m de flèche pour une personne de 80kg nécessite une tension d'1T. La même slackline avec 1m de flèche nécessitera 2T.


Si vous avez des doutes sur ce calcul, n'hésitez pas à nous écrire et à nous démontrer qu'il est faux.


Un grand merci à Christophe pour les souvenirs de mécanique !

A vos calculettes pour les abaques.
Extrait de 
Et maintenant un peu de physique...





Vous n'êtes pas sûrs du point de gauche parce que la pierre vibre un peu lorsque vous tapez dessus...



... Vous aviez raison d'avoir des doutes, mais il aurait fallu s'écouter et procéder à un changement avant la catastrophe...
Si on parle beaucoup de la sauvegarde de la forêt domaniale de Fontainebleau sur la TL²B, nous n'oublions pas pour autant nos amis des autres forêts de France et tout particulièrement nos voisins franciliens ! Nous nous sommes clairement positionnés contre une sylviculture intensive à Fontainebleau et nous ne sommes pas les seuls ! Aujourd'hui, le manque de transparence de l'ONF autour de la rédaction du futur Plan d'aménagement de la forêt domaniale de Fontainebleau et des Trois Pignons est a même de nous inquiéter d'autant que, depuis la réforme de la gouvernance du Comité Préfectoral de Pilotage de la forêt, seule l'AAFF a le droit à la parole... Amis du Pays de Fontainebleau, prenons garde à ne pas nous retrouver dans la même situation que ce qu'ont vécu nos amis des forêts domaniales de l'Essonne, des Hauts de Seine, des Yvelines ou actuellement, ceux des forêts de Laigue, d'Ourscamp et de Compiègne, dans une situation critique ! La forêt domaniale de Compiègne est située à 80 km au NNO de Paris. C’est la troisième plus grande forêt publique de plaine en France (14 417 ha)C’est aussi la forêt la plus envahie en France par Prunus Serotonia.

En effet, Michael Noirot, Président de l'AFLOC‎ (les amis des forêts de Laigue, d'Ourscamp et de Compiègnea) créée en 2000 en réaction aux plans de chasse grands cervidés monstrueux de 1998-1999, 1999-2000 et à la sylviculture intensive déjà menée à l'époque par l'ONF, dénonce dans un billet publié hier, le dialogue de sourds qu'il a avec l'administration forestière.

Membre du comité consultatif de la forêt de Compiègne, l'AFLOC a pour vocation de promouvoir une gestion de la faune et de la flore plus écologique. Elle se bat pour une sylviculture moins intensive, plus respectueuse des "gros bois", de la faune et de la flore. Cela passe aussi par une diminution drastique et concerté des Plans de chasse de cervidés, un arrêt des engrillagements, la dépose des engrillagements inutiles et/ou trop anciens, des actions contre l'envahissement du prunus serotina (que nous vous présentions dans cet article de 2012 !)... Bref, toutes ressemblances avec nos combats à Fontainebleau ne sont pas fortuites ! Elles sont le résultats de la politique conduite par le Ministère de l'Agriculture, administration de tutelle de l'ONF !

Compiègne la forêt domaniale colonisée par Prunus Serotonia.


A la suite de la manifestation organisée le 25 avril dernier pour dénoncer la politique de l'ONF à Compiègne, nos amis de l'AFLOC ont obtenus quelques rendez-vous... A priori, il n'y a pas dialogue mais communication, voir intoxication si l'on en croit le billet publié par Michael reproduit ci-dessous :  

"Gestion forestière : incompétence généralisée!!!

8h30 ce matin : rdv à l'agence régionale Picardie de l' ONF avec Messieurs Morel et Leblanc pour 2h30 d' entretien.

Un seul constat partagé : la forêt souffre du réchauffement climatique.

Et puis, nous en sommes restés là tant l'ONF semble incapable d'intégrer à sa matrice qu'une sylviculture différente, plus irrégulière, moins "agressive", est vitale tant pour l'avenir sylvicole du massif que pour la préservation de sa biodiversité et le maintien d' une population de grands cervidés.

De véritable débat il n'y a pas eu.
A quoi bon discuter de l'existence ou non de Dieu avec un croyant, après tout,..... il y a des choses que l'on ne doit pas remettre en question, il en est de même dans ce grand navire dogmatique à la dérive qu'est l'ONF, victime du syndrome du Titanic.

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes et nous sommes tous victimes, nous les méchants opposants de la vénérable institution, ayant humiliés honteusement leurs hommes d'affaires impeccables dans leurs jolis habits verts le 25 avril dernier d'un syndrome psychiatrique certainement grave et condamnable en ces temps de schizophrénie et d'hypocrisie généralisées : l' exercice libre de la pensée.

Nous voilà donc revenus dans les heures sombres de l'obscurantisme.
Je vous propose de rallumer les Lumières!!!!

Concrètement, il me paraît fondamental de demander au ministère une révision du plan d'aménagement forestier et pour appuyer cette demande d'organiser dès cet automne des opérations coup de poing soigneusement préparées et médiatisées : interventions sur des coupes en cours, blocage de battues et cela dans un esprit de non violence.

Il serait bon lors de la rencontre inter associative qui va se tenir cet été de discuter et d'envisager l' organisation d' une manifestation nationale à Paris au siège de l'ONF et au ministère de l'agriculture."



Michael Noirot-Président de l'AFLOC‎
Le site de l'AFLOC
http://www.oise-nature.com/
Après deux années de travail coordonnées par le Cosiroc sur le site du Cul de Chien (Trois Pignons), la reprise de ce long et très beau circuit Bleu D+ est enfin terminée ! Les grimpeurs ont toujours été sensibles à la beauté du massif, à son ambiance si particulière et un parcours est créé dés 1957 avec la complicité de Pierre Nédélec et Pierre Granier. Cette nouvelle mouture devait faire oublier les passages abîmés par des années de fréquentation, un sable mouvant et polissant et parfois des prises, honteusement taillées !C’est un long parcours difficile (D) dont le départ se situe sur le même bloc que le circuit AD-. La première partie (du départ au numéro 13) la plus au sud, s’étend depuis les Sables du Cul de Chien jusqu’aux Sables de la Poulette. Les marches intermédiaires étant nombreuses et dans le sable, le paillasson pour nettoyer les semelles est obligatoire. C’est assez logiquement l’accès le plus proche depuis le grand parking de Noisy-sur-Ecole. La deuxième partie est plus au Nord, c’est la plus importante (du numéro 13 à l’arrivée le numéro 45).

La spécificité du site oblige à quelques marches bien balisées pour rejoindre les chaos rocheux et le petit détour de La Poulette pratiquement à la moitié du circuit, offrira un peu de calme et de tranquillité après avoir goûté les affluences du Bilboquet, du Toit du Cul de Chien ou de l’Autre Toit




Les photos des blocs avec les tracés de toutes les voies sont accessibles sur le site du Cosiroc.

La fiche du circuit, composée d’un recto et d’un verso, est accessible ici 
Parmi le peu d'athlètes que l'on suit avec un peu d'attention, il y a Vanessa François dont nous vous avions parlé lors de son ascension de Zodiac, une monstrueuse voie d'artif' d'El Capitain dans le PN du Yosémite. Elle nous avait donné rendez-vous pour un autre projet, l’ascension du Grand Capucin (3838 m), à Chamonix, prévue fin mai, début juin et qui, finalement a été reportée à septembre, le temps de fignoler sa préparation. Pourquoi les projets de Vanessa plus que les autres ? Simplement parce que Vanessa fait parti de ces êtres d'exception, ceux qui reviennent aux sports malgré les souffrances que leur impose la vie. Car oui, de la force, du courage et de la volonté, il lui en faut pour affronter ces parois alors qu'elle a perdu l'usage de ces jambes. Un combat qu'elle partage avec d'autres en nous offrant de beaux exemples de solidarité sportive !


Gravir le Grand Capucin est assez différent d'une escalade à El Cap'. Il y a d'abord une approche sur glacier, puis la rimaye à franchir, ensuite un mur pas aussi raide que celui de Zodiac, ce qui pose pas mal de difficultés techniques. Enfin, il faut redescendre 400 m de rappels,  affronter l'altitude et le froid... Bref, on est en haute montagne et pour avoir une chance de réussir, il faut absolument un créneau météo stable de quatre ou cinq jours. 

Avec ses amis et à force d'entraînements et d'expérimentations, l'équipe est au top mais elle a aussi découvert toute la complexité d'un tel projet. Peu à peu, et pour de nombreuses raisons, ils ont réalisé que la tentative n'aurait pas lieu en juin. Le temps est devenu tout à coup vraiment orageux et d'autres facteurs ont conduit à la sage décision de reporter le projet à septembre !  Durant ces deux mois, Vanessa et Cie essayeront de nouvelles techniques et iront sans doute en altitude 

On vous invite à suivre donc le site de  Vanessa François et celui de notre ami Liv qui l'accompagne dans ses projets pour ne pas manquer le top départ !
L’entreprise Eiffage réalisera jeudi 25 juin 2015, pour le compte de l’Office national des forêts, la réfection de la route de la Faisanderie en forêt de Fontainebleau.


À cette occasion, les conditions de circulation et d’accès à cette route s’en trouveront modifiées. La route de la Faisanderie sera temporairement fermée jeudi 25 juin 2015.


Vous le savez sans doute mais à la TL²B on accorde une attention toute particulière aux publications liées à la maladie de Lyme transmise par les morsures de tiques. La thérapie, le diagnostic et jusquà la reconnaissance même de cette maladie sont sujets à diverses polémiques en France et à l'étranger. Ceci étant dit, c'est bien chez nous que le corps médical semble le moins ouvert au sujet et il faut donc souvent se trouver vers les publications étrangères pour faire le point ! 
Nous profitons de la traduction d'un article américain (Sharma B, Brown AV, Matluck NE, Hu LT, Lewis K. Borrelia burgdorferi, the causative agent of Lyme disease, forms drug-tolerant persister cells. Antimicrob Agents Chemother. 2015 May 26. pii: AAC.00864-15.) par le site Nutrition pour reparler antibiothérapie et vous proposer quelques lectures sur le sujet...

Même après traitement antibiotique, de nombreux patients (10 à 20 %) touchés par la maladie de Lyme continuent de souffrir de symptômes persistants et récurrents : arthrite, douleurs musculaires, fatigue et problèmes neurologiques. Dans un article paru dans la revue Antimicrobial Agents and Chemotherapy, des chercheurs semblent avoir trouvé une explication  : la bactérie formerait des cellules dormantes « persistantes », qui échapperaient aux traitements. Sachant cela, les chercheurs proposent un nouveau traitement pour venir à bout de ces cellules persistantes.

Dans cet article, les chercheurs de l’université Northeastern (Boston) ont voulu savoir comment la bactérie Borrelia burgdorferi pouvait tolérer les médicaments censés la détruire. En effet, si certaines bactéries sont résistantes aux antibiotiques grâce à une mutation,  d'autres dites « persistantes » semblent se mettre dans une sorte d’état de sommeil si elles sont exposées à l’antibiotique. Lorsque le traitement est arrêté, elles se réveillent. D'après leurs recherches, c'est le cas de notre Borrelia burgdorferi !

Les chercheurs ont donc réfléchi à de nouvelles possibilités de traitement. Ils décrivent ainsi dans leur article deux approches pour éradiquer la maladie de Lyme : la première approche utilise un agent anti-cancer : la mitomycine C, qui a complètement éradiqué les cultures de bactéries (mais cette molécule est très toxicité , la seconde repose sur la ceftriaxone en plusieurs prises espacées. En effet, la première fois, seule les cellules en croissance ont été éliminées, les cellules persistantes ont « ressuscité » une fois la thérapie arrêtée.
Les chercheurs les ont à nouveau attaquées avec l’antibiotique en 4 doses de ceftriaxone. Pour Kim Lewis, un des auteurs de l’article, le « truc » pour que cela fonctionne consiste donc à laisser les cellules dormantes se réveiller.

Voilà qui ne devrait pas manquer de créer quelques polémiques en France !
On en profite donc pour vous conseiller la lecture du livre Soigner Lyme et les maladies chroniques inexpliquées, par le Dr Richard Horowitz et sont entretien avec le site Nutrition où il fait le point complet sur la maladie de Lyme

A lire également, le témoignage de cette femme 
pilote (Judith Albertat) qui voit son état de santé se dégrader soudainement. Elle consulte de nombreux médecins mais aucun ne croit à ses étranges maux. Elle décide de se battre et va progressivement découvrir qu’elle souffre de la maladie de Lyme (voir le livre sur Nutrition).


Notre ami et écorrespondant Thierry Guéguen est, comme nous, passionné d'histoire de la forêt de Fontainebleau. La recherche et l'ouverture de nouveaux blocs d'escalade sont souvent prétexte à étudier un peu plus le passé des secteurs visités. Dans un article qu'il a publié sur le site Prisesurprise, il nous propose de compléter la visite du Musée Régional de la Préhistoire à Nemours par une balade aux travers des secteurs de blocs du bois des Beauregards qui abritent, eux aussi, des témoignages remarquables de ces premiers hommes et une flore et une faune très diversifiées.

Lors de sa création en 1981, le musée de Préhistoire a accueilli d’importantes collections préhistoriques constituées au 19ème et au début du 20ème siècle. Parmi elles, se trouvent des pièces trouvées à quelques centaines de mètres du musée lors des fouilles du massif des Beauregards à Nemours.



En effet, le massif de Fontainebleau abrite de nombreux sites du Paléolithique récent (de ­ 40 000 à ­ 9 000 ans avant JC), et en particulier le massif des Beauregards, devennu un lieu de prédilection pour les chercheurs dès le 19ème siècle. Edmond Doigneau y effectue ses premières recherches à partir de 1867. Durant l’entre­ deux ­guerres, l’abbé André Nouel, Raoul Daniel et Édouard Soudan y entreprennent de nouvelles fouilles, reprises après 1950 par André Cheynier, Edmond Vignard et Raymond Delarue. Une grande part du mobilier archéologique découvert lors de ces fouilles a été remis au musée lors de sa création. Les autres sites préhistoriques de la forêt de Nemours (Les Gros Monts, Le Cirque de la Patrie, La Grotte du Troglodyte) ont fait l'objet de fouilles archéologiques depuis la fin du 19e siècle jusqu'aux années 1970.



Y randonner ou y grimper est donc l'occasion d'associer l'archéologie à la découverte d'un paysage de sable et de grès typique du massif de Fontainebleau. L'occasion aussi pour nous de rappeler que cet espace naturel est très fragile ! Ce n'est pas parce que l'homme l'a aménagé siècle après siècle qu'il faut le massacrer. La proximité avec la ville de Nemours et le Lycée entraîne inévitablement quelques dégradations (tags, déchets...) et a provoqué de nombreux feux (30 hectares en 2003) ! 

Le topo du Bois des Beauregards et la position des secteurs d'escalade repérés par Thierry


Ces petites forêts (Poligny 104 ha, ici 866 ha auxquels on peut ajouter les bois du Rocher Greau et de Nemours Saint Pierre) offre un relief prononcé avec des platières, des chaos gréseux, de vastes zones de sables nus, des landes sèches, des pelouses calcicoles des pré-bois à chêne pubescent et des pinèdes. L'intérêt de cette zone est donc la richesse en écotones liée à la diversité du sous-sol et de la géomorphologie offrant de nombreuses possibilités à la faune et la flore. Le site est donc classé en ZNIEFF de type 1 sous l'appellation Sablières et Platières de Nemours (Identifiant national : 110001253, Identifiant régional : 20100001). Des sentiers agréables et pittoresques amènent au rocher de Beauregard et à une table d'orientation, qui domine le site à 128 m d'altitude.

Le passage d'une platière acide au pré-bois à chêne pubescent, via une pelouse à Veronica spicata L. dans le secteur de la Mer de Sable et des Brûlis est remarquable. Les platières constituent des sites favorisant une fonge lichénique dans laquelle quelques taxons rares pour la région Ile-de-France ont été identifiées  comme l'Arctoparmelia incurva ou la Cladonia strepsilis. L'engoulevent d'Europe est aussi présent sur ces platières. Dans les anciennes carrières de sables ont peut observer les chiroptères. En tout, sur le site, les premiers inventaires de l'ANVL  ont distingué 168 taxons (lichens, ptéridophytes, phanérogames, ±mammifères, ±oiseaux). Des inventaires complémentaires devront être réalisés pour les chauves-souris.



Pour en savoir plus :

Musée départemental de Préhistoire d'Île-de-France
48 avenue Étienne Dailly
77140 Nemours
Ouvert de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30
Site Officiel

A lire en ligne à propos de la préhistoire sur le site de Nemours :


A la TL²B, il est rare que l'on parle des exploits des uns et des autres mais comment passer sous silence le défis que se sont lancés Ueli et Michael avec l’enchaînement des 82 sommets de plus de 4000 mètres des Alpes sur les traces de Patrick et Philippe ! 

C'est un challenge sportif qui a débuté jeudi dernier par l'ascension du Piz Bernina dans les Grisons, qui comprend 100 000 mètres de dénivelé et 1000 kilomètres de vélo. Ils désirent que cet exploit soit bouclé dans l'été. 
Vous pourrez suivre leur parcours sur leur site.

De notre esprit, on ne peut s'empêcher de penser à leurs prédécesseurs, Philippe Magnin mais aussi, et surtout nos amis trop tôt disparus, Patrick Berhault et Patrick Edlinger avec qui nous avions eut la chance de passer quelques temps.

Patrick Berhault est décédé le 28 avril 2004 sur l'arête du Täschhorn lors de sa tentative de traversée des Alpes et Patrick Edlinger, le  à La Palud-sur-Verdon.
Planter le premier drapeau tunisien au sommet de l’Everest, c’est le rêve de Tahar Manaï. Très proche du but de son projet « L’Ascension d’une Nation », ce jeune Franco-Tunisien, sapeur-pompier professionnel à Massy, s’est vu stoppé le 25 avril dernier par le séisme qui a frappé de plein fouet le Népal. Mais Tahar ne compte pas s’arrêter sur cet échec. Rentré il y a quelques jours Tahar s'est livré à nos confrères d'Essonne Info dans un article remarquable. 
Extrait :

« Moi, je suis vivant »

Pour une aventure, ç’en fut une. Avec retenue, Tahar nous raconte la journée du 25 avril. « J’étais redescendu la veille du camp 2 où j’avais déposé de la nourriture et du matériel. (*ndlr : En alpinisme, l’ascension ne se fait pas d’une seule traite mais par paliers. Sur l’Everest, quatre camps d’altitude sont établis entre lesquels les alpinistes font des allers retours permanents pour s’acclimater à l’altitude. A chaque camp, les alpinistes déposent un peu de matériel. C’est pour cette raison que l’ascension de l’Everest dure deux mois en moyenne.)


Pour une fois, j’étais dans ma tente, j’écoutais de la musique. D’habitude, j’étais avec Nima – le sherpa qui m’accompagnait et qui est devenu un ami. Mais ce jour-là, j’étais dans la tente. Souvent, quand c’était l’heure du déjeuner, le « kitchen-boy » qui prépare à manger au camp de base, venait secouer ma tente pour me dire que c’était l’heure de manger. Mais là, je vois ma tente qui remue, que c’est l’heure du déjeuner, mais que ça ne s’arrête pas de bouger. Je vois que moi aussi je bouge et là, je me dis que ce n’est pas normal. J’entends des cris, des hurlements. J’étais en chaussettes, en t-shirt ! J’ai ouvert ma tente et j’ai vu un canadien pétrifié, fixer quelque chose et dire « Oh mon dieu ». J’ai sorti la tête et j’ai vu la masse de neige, l’avalanche arriver. Je suis parti en courant, je me suis jeté dans la tente où l’on mangeait et je me suis réfugié sous la table. Là, tout s’est écroulé. La neige est entrée. Ce qui m’a bien protégé c’est que la table était solide et était nappée avec une bâche en plastique. Je suis incapable de dire combien de temps ça a duré : deux secondes, deux minutes, deux heures… Ca m’a paru une éternité. Quand tu es dedans, tu penses « je vais crever, c’est sûr, je vais y rester » La neige rentre et tu te dis « pourvu que le pire soit passé ». L’avalanche ne charriait pas que de la neige. Tout s’est décroché d’un sommet donc il y avait de la glace, des rochers… Quand ça s’est terminé, je suis sorti de sous ma table. J’ai entendu crier dans tous les sens. »

Tahar s’arrête pour préciser qu’il y a habituellement entre 800 et 1000 personnes sur le camp de base et que, cette année, il y avait encore plus de monde. Il continue : « Nima qui m’accompagnait est rapidement venu voir si j’allais bien et on est parti donner un coup de main aux blessés. » Fataliste, Tahar conclut : « Il n’y a pas eu de règle. L’avalanche est passée en plein milieu du camp et a tout ravagé. Certains étaient à 10 mètres de moi et sont morts, moi je suis vivant. » Après l’avalanche, la météo était tellement mauvaise que les alpinistes survivants ont été livrés à eux-mêmes pendant trois jours. Les hélicoptères attendaient de venir les chercher quelques mètres plus bas mais les répliques étaient trop nombreuses. Après avoir passé la première nuit au camp de base, Tahar et son sherpa Nima, ont alors décidé d’atteindre un petit village sécurisé à une heure de marche. Tahar pèse ses mots mais assure : « C’est la plus grosse tragédie de l’histoire de la montagne. Le séisme a frappé au moment où il y avait le plus de monde au camp de base et à l’endroit où on est le plus vulnérable.»


Son patron, le nouveau président du conseil d’administration du SDIS91 (Service Départemental d’Incendie et de Secours), Dominique Echarroux, se trouvait aussi au Népal au moment du séisme.
« Peu importe l’obstacle, même si c’est un séisme ou une avalanche, j’espère repartir sur l’Everest au plus vite. » Quelque chose de fort, s’est créé entre les Sherpas et lui. C’est pour cela que sa prochaine ascension de l’Everest partira, encore une fois, de Katmandou sur la face nord du mont.
Retrouvez Tahar Manai sur sa page Facebook L’Ascension d’une nation et son site internet « Je veux mon Everest »
A l’occasion de la COP21 à Paris en décembre 2015, Sommet(s) pour le Climat est un projet volontaire basé sur une traversée collective du massif des Ecrins pour faire valoir les valeurs positives de la montagne (engagement, responsabilité, esprit de cordée…) et lutter avec elles, contre les bouleversements climatiques bien visibles en montagne. Le projet à pour but de promouvoir des solutions conviviales et pratiques pour un monde + écologiquement et + social.

La montagne subit de plein fouet ces bouleversements climatiques (recul des glaciers, érosion, baisse de l’enneigement, …), avec des conséquences sur ses paysages, son économie, sa biodiversité… Les « montagnards » sont aux premières loges de ces évolutions, qui affectent directement leur espace de pratique. Or l’alpinisme porte des valeurs qui changeraient le positionnement de la France si elles étaient appliquées dans les prises de décision nationales pour le climat : courage, engagement, esprit d’équipe et de solidarité dans la cordée, endurance, exigence de lucidité dans l’itinéraire et l’évaluation des risques, un certain sens de l’abnégation, de la sobriété, et une certaine humilité face à la nature, une capacité à se projeter à long terme, à des heures d’effort.

Le projet repose sur la traversée des Ecrins par les sommets sur 21 jours du 29 juin au 19 juillet 2015. Cette action illustre l’esprit de cordée, les notions d’engagement et d’endurance, et elle permet de mettre en valeur les messages du projet par l’image. Les deux camps de base seront les villages de La Bérarde et d’Ailefroide. Cet itinéraire peut être amené à évoluer en fonction des conditions météorologiques et logistiques du moment.

Le projet est porté par une très belle équipe de passionnés dont notre amie et presque Marraine, Liv Sansoz (l'une des première à avoir parlé de la TL2B dans la presse), auquel vous pouvez participer au travers de divers évènements !



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