Les Titres

vendredi 12 novembre 2010

Les élus locaux attendent des sous mais...

Europarc-France s'inquiète de l'évolution des moyens consacrés aux espaces protégés européens


Jean-Pierre Giran, Président de la section française d'Europarc, s'est exprimé à l'occasion de l'Assemblée Générale d'Europarc qui s'est déroulé dans le Parc national italien des Abruzzes-Molise-Lazio du 29 septembre au 3 octobre 2010.
Rappelant que les aires protégées sont les clés de voûte de la préservation de la biodiversité en Europe et constituent des modèles de développement durable, Jean-Pierre Giran est intervenu pour alerter sur les incohérences entre l'accroissement des espaces à protéger, les actions à mettre en œuvre sollicités par de nombreux pays d'Europe avec les importantes restrictions financières annoncées qui oscillent entre 20 et 50% selon les pays.
Pour le Président de la section française, les craintes de porter atteinte aux espaces protégés européens sont réelles, aussi, Europarc et les représentants des section doivent se mobiliser auprès de leurs gouvernements et de l'Union européenne afin que les espaces remarquables soient au centre du dispositif de protection de la biodiversité et contribuent ainsi à travers les connectivités écologiques à la protection de la biodiversité ordinaire.
Les candidatures de la France et de la Belgique pour accueillir la Conférence d'Europarc en 2012 ont été actées par le Conseil d'Europarc. La section française d'Europarc va élaborer d'ici le mois de mars 2011 un dossier de candidature qui sera soumis au Conseil d'Europarc pour décision.

Le Dauphiné et le site internet  Kairn.com en ont rapporté un exemple dans le Parc des Ecrins :

Le conseil d’administration du Parc national des Ecrins (PNE) qui s’est tenu hier à Gap a été qualifié par son président Christian Pichoud d’omelette norvégienne, « entre bouillant et glacé ». Ambiance, ambiance...
Bouillants, les élus des communes de la zone cœur du PNE l’étaient. Ils ont du mal à digérer de voir de nouveau leur dotation globale de fonctionnement (DGF) spécifique aux zones cœur de parcs amputée de 7 % au profit de trois îles bretonnes... alors qu’elles ne font pas partie d’un parc national.
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jeudi 11 novembre 2010

Clean Up day au Bas Cuvier

Bonjour,
l'ecole d'ingénieurs ESME Sudria viendra le 20 novembre au Bas Cuvier pour une journée de nettoyage. Je leur souhaite d'or et déjà bon courage. Vous pouvez retrouver dans ma page "qui suis je" le lien vers le compte rendu de celle de 2008.

lundi 8 novembre 2010

Arrachons mais avec des gants

Bonjour,
Je vous renvoie au site de Thierry Pain qui coordonne les actions d'arrachage de cette plante venue tout droit de nos jardins d'ornement !

Le "Phytolacca Americana" (appelé aussi "Raisin d'Amérique") est une belle plante à tiges creuses de couleur pourpre, à grappes de fruits noirs luisants, qui atteint 2 à 3 m de hauteur, mais c'est une PLANTE INVASIVE ET TOXIQUE.

 Le phytolaque étrangle les plantules de chênes, repousse les insectes et la plupart des oiseaux, étouffe le sol, empêche la pousse des fleurs et des champignons.
Il envahit nos forêts, notamment celles de Fontainebleau et de Nemours, et d'autres forêts à l'entour. Il est classé PESTE VÉGÉTALE par l'UICN (Union Internationale de Conservation de la Nature), c'est une grande MENACE pour la BIODIVERSITÉ.
 
Consultez la rubrique 
"DESCRIPTION" pour des informations détaillées.La LUTTE CONTRE CETTE INVASION AUTOUR DE FONTAINEBLEAU, par des coupes et des arrachages à la pioche et surtout par des parrainages de parcelles, est devenue URGENTE, car il faut gagner de vitesse la propagation.
 
Voyez la CARTE et l'ÉTAT DES PARCELLES de la forêt de FONTAINEBLEAU et des TROIS PIGNONS ici.

IL FAUT DE NOMBREUX NOUVEAUX BÉNÉVOLES.
  PRENEZ VITE CONTACT SVP ( t.pain @ orange.fr ).

Consultez la "GAZETTE" pour comprendre l'évolution au fil du temps et les enjeux, et les "RENDEZ-VOUS-CHANTIERS" où vous êtes attendus pour participer. Consultez les "MÉTHODES", pour savoir comment AGIR AU MIEUX.
 
L'action est coordonnée par Thierry PAIN, membre démissionnaire de la Commission des Réserves Biologiques de la Forêt de Fontainebleau et par Lionel ROTH, de l'Association des Jardins Botaniques de France, conservateur du parc et du jardin botanique de l'École Vétérinaire d'Alfort. Nos méthodes ont reçu l'aval de l'Office National des Forêts (ONF).

site d'escalade à vendre

Vous avez sans doute vu l'information ici ou là mais oui, le site d'escalade de la Ségognole à Noisy sur Ecole était à vendre ! En fait, c'est la parcelle cadastralle n°789 d'une surface de 7 400 m² qui était en vente depuis plusieurs semaines et qu'un internaute a signalé immédiatement au Cosiroc.
Le Cosiroc et plusieurs associations du monde vertical ont alors réagit auprès de la direction régionale de l'ONF mais il est impossible pour cet organisme de débourser les 38 000 € demandés. Plusieurs particuliers se sont signalés auprès de l'agence et certains ont évoqué une fermeture du site par clôture.
LE SITE N'EST PLUS EN VENTE ET VA DEVENIR PROPRIETE DU CAF ILE DE FRANCE. (Voir le commentaire de Claude Boitard)



Ce que dit la Loi :

Si l'achat immédiat par un particulier est possible (petite chasse privée ou terrain de moto cross par exemple) ont peut lui opposer l'article 65 de la Loi 874-2010 du 28/07/2010 qui impose que les propriétaires de parcelles mitoyennes de terrains proposés à la vente soient informés immédiatement.

L'ONF, "propriétaire mitoyen" (objet de l'art 65 évoqué plus haut) s'est saisi du problème et est conscient que ce type de vente le concerne de très près. L'Office a certaines solutions  pour résoudre l'affectation de ce genre de terrain mais c'est toujours du long terme car il travaille mais maleheurement avec des moyens financiers réduits très peu compatibles avec un achat d'urgence (là, on pourrait trouver un argument en faveur de la création d'un Parc National mais...)

Une chose est certaine : la parcelle et les terrains alentours sont inclus dans le périmètre de la Forêt de Protection et de fait sont inconstructibles, indéfrichables, etc. (sans compter la bande lisière  de 50 m de la forêt domaniale qui est mitoyenne au terrain). De plus, la Roche Percée située en face du terrain est pratiquement  à 80%, Forêt communale (cf petits panneaux disposés récemment le long de la bordure est de la route des Grandes Vallées). 

Le danger de voir cette parcelle interdite s'éloigne donc un peu car les acquéreurs éventuels ont de fortes chances d'être dissuadés par toutes les contraintes liées à la parcelle (métrer le terrain, le clôturer, etc... ça coûte cher et si en plus c'est pour avoir l'ONF sur le dos !).

Pour l'avenir :

La création d'un groupe de suivi et d'alerte pour ce type de terrain forestier, dont la vocation première semble d'être intégré au domaine public (FD) a été suggerée à l'ONF et le sera probablement au niveau du Comité des Utilisteurs de la Forêt.
Premier travail : repérer les zones à risques. N'hésitez pas à nous signaler ce qui vous paraît exposé (ex parcelle au sud de l'entrée ouest du chemin de la Gorge aux Châts).
L'ONF devrait aussi rappeler le message contenu dans l'article 65 aux maires des communes riveraines des Forêts Domaniales de Fontainebleau, des Trois Pi et de la Commanderie. Nous suggérerons que l'Office rappelle aussi que les parcelles en forêt de protection sont inconstructibles et que ce fait doit être rappelé immédiatement en début des démarches de vente d'une parcelle.

Enfin, sans être pro - parc, il serait bon que le ministère de tutelle de l'ONF accorde les moyens nécessaires à la gestion d'une forêt comme celle de Fontainebleau dont la voccation est plus récréative que productrice !

vendredi 5 novembre 2010

Non au Parc National de Fontainebleau

L'ensemble des associations d'usagers de la forêt (grimpeurs, marcheurs, VTTistes, équestres...) s'accordent à dire que la Forêt de fontainebleau est une des plus belles au monde et que sa richesse (faune, flore, patrimoine...) mérite une surveillance particulière.

Depuis des années, des associations comme le Cosiroc, les AFF... se battent pour sa sauvegarde. C'est à leurs combats contre la privatisation (notamment dans les Trois Pignons, le Golfe de Larchant, le massif de Buthiers, les bois de l'Essonne...) que l'on doit l'obtention de nombreux classements, le choix de divers statuts comme celui de la forêt de protection et le classement en réserve Man & Biosphère de l'UNESCO.

C'est à Fontainebleau qu'a été créé l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en 1948, la France ayant fait valoir  que dès 1861, elle avit pris des mesures de protection pour une partie de la forêt (les séries artistiques) ce qui faisait d'elle une pionnière en la matière.

En 2010, Bleau est une des forêts de France qui cumule le plus de statuts et projets adoptés pour sa protection (réserves biologiques, classement Loi 1960, zone natura 2000, ZNIEFF, forêt de protection, Parc naturel régional du Gâtinais, réserve M&B de l'UNESCO, projet de label "patrimoine"...) ! Appliqués à 100%, l'ensemble de ces textes garantissent un très haut niveau de protection. Encore faut il que l'Etat dote le gestionaire de cet espace (l'Office national des Forêts) de moyens conséquents pour les faire appliquer.

Citons ici un exemple d'actualité : la parcelle privée des Rochers de la Ségognole (3 pis) qui abritent de magnifiques rochers et trois circuits d'escalade est en vente depuis plusieurs semaines (38 000 € négociables pour 7 000 m² de bois inconstructibles et classés). Le Cosiroc a alerté l'ONF mais l'Office n'a pas les moyens d'acheter cette parcelle dans l'urgence!
Il faut dire qu'il dépend du ministère de l'Agriculture et non de l'Environnement. Cela signifique que sa vocation première est de produire du bois et non de les protéger...

Bleau reçoit chaque année plus de 14 millions de visites ! Nous sommes situés à 60 km de la capitale et à quelques minutes de très grosses agglomérations (Melun, Corbeil...). C'est pour toutes ces personnes l'un des rares  espaces de liberté, de verdure, libre d'accès et gratuit. La forêt est traversée par plus de 50 000 véhicules par jour notamment sur les ex N5, N6, N7, par un bout d'A6 (véritable cicatrice au coeur des Trois Pignons) auxquelles s'ajoutent voies SNCF et couloirs aériens... Cette sur-fréquentation ne va pas sans entraîner de nombreux dégats et les premiers à lutter contre sont les associations d'usagers (pas l'Etat).

Dans le 20 minutes de ce matin (04.11.2010), "L'Etat prêt à étudier le cas de Fontainebleau", le journaliste nous confirme les propos suivants de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie (Chantal Jouanno) le classement en PN "serait une bonne chose pour la forêt. C'est un territoire exceptionnel, elle le mérite; Nous sommes prêts à étudier le sujet. (...) La grosse difficulté de Fontainebleau c'est qu'elle est hyperexploitée. Or, un parc national, cela veut dire des réglementations, notamment en ce qui concerne l'escalade, la chasse... Il faut que les acteurs locaux en aient conscience."

C'est exactement ce que dénoncent le Cosiroc, les Aff et autres associations d'usagers depuis des mois ! Faire un PN, c'est restreindre d'avantage l'accès à ce poumon vert et la procédure en cours dans les Calanques fait craindre la pire aux grimpeurs (division par 2 du nombre de sites autorisés à la pratique). Lors des réunions du Comité de Pilotage pour la création d'un PN à Fontainebleau, nos associations n'ont pas manqué de le dire mais ni le Maire de Fontainebleau (Frédéric Valletoux) initiateur du projet, ni le rapporteur du Comité ne semblent vouloir en tenir compte...

Contrairement à ce qu'affirme le rapport de ce Comité, la volonté du Ministère est bien de réduire l'accès au site (et c'est normale dans un PN). Mais franchement, le problème n'est pas là Madame la secrétaire d'Etat. Le problème c'est le trafic routier et la pollution (y compris sonore) qu'il engendre. Avant d'expluser chasseurs et grimpeurs, peut on s'attaquer au contournement routier de ce joyaux mondial de la nature !!!

Bref, faire de la Forêt de fontainebleau un Parc National (version Loi 2006) sans résoudre avant les problèmes, c'est porter atteinte à l'image des autres parcs nationaux (créé avant 2006). C'est aussi mettre en place un Label touristique attractif qui ne manquerait pas d'attirer plus de visiteurs augmentant encore la pression sur le peu d'espace restant accessible. Mais bien entendu, cela favoriserait un commerce juteux dans des communes en difficulté et qui ne savent pas comment récupérer la manne de toutes ces visites aujourd'hui gratuites !

Alors, oui, je suis contre un Parc National à Fontainebleau !

Grégoire Clouzeau
 
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