Les Titres

vendredi 19 janvier 2018

Les rochers de la Ségognole sont inaccessibles provisoirement

C'est décidément très compliqué d'aller grimper dans le petit massif d'escalade de la Ségognole à Noisy sur Ecole. Après une première série de dégradations en tous genre en 1994 puis la mise en vente d'une partie du site au début des années 2000, c'étaient depuis quelques mois, une multiplication de balisages revendicatifs qui polluaient visuellement le secteur. 
Depuis quelques jours, se sont des dizaines d'arbres qui ont été tronçonnés et laissés en travers des sentiers et des blocs d'escalade ! 

Un signalement a été fait auprès de l'ONF qui souhaite que l'on laisse le site en l'état actuellement pour d'éventuelles poursuites judiciaires.

Donc, jusqu'à nouvelle ordre, il est déconseillé de se rendre sur place pour grimper !





Ceci étant dit, il va quand même y avoir un sérieux problème à l'avenir sur ce massif, l'ONF n'étant devenu propriétaire que d'une partie des blocs (la parcelle cadastrale 789).
Vu que sur place cette parcelle n'est pas bornée et qu'il semble qu'aucun géomètre n'ait délimitée les parcelles cadastrales... il devient difficile de savoir
 si tout ou partie des arbres abattus sont en terrain ONF. 



Rappelons quand même que "T
out propriétaire de forêt placée sous le régime spécial prévu à l'article L222-5 du Code forestier, doit obtenir une autorisation pour toute coupe ou abattage d'arbres, à l'exception de l'abattage de bois pour la consommation rurale et domestique du propriétaire (Cerfa n°12530*02)."

Le Code forestier (article R312-12 et suivants), le Code de l’environnement (article L414-4), le Code du patrimoine (article L642-6) … soumettent tout projet de coupe d’arbre à autorisation préalable.

Il convient de se renseigner auprès de la Mairie car vous exposez à des amendes et à des sanctions lourdes. Si en plus, vous avez coupé des arbres en forêt domaniale et de protection, celles-ci peuvent aller jusqu'à la prison. On ne rigole pas avec les ressources de l'Etat !

Quant à savoir si l'auteur (connu) du balisage et des coupes est bien propriétaire d'une ou plusieurs parcelles, cela reste à démontrer... A suivre...



jeudi 18 janvier 2018

Arkose s'associe à Snap pour ouvrir 7 nouveaux espaces !

Si on a beaucoup parlé des salles Block Out ces derniers temps pour l'interdiction de la magnésie en poudre, il ne faut pas oublier les autres comme Vertical Art (on vous parlera bientôt de leur salle de Rungis) ou Arkose qui nous avait tant bluffé pour l'inauguration de la salle de Paris Nation . Et justement, en 2018, il y a fort à parier que l'on en parle encore car Arkose continue son expansion avec  pas moins de 7 projets de "blocparks" en France en 2018 dont un au pied de Montmarte et l'autre dans le 15ème arrondissement ! Une expansion qui se traduit aussi par une participation au capital de la marque Snap !

Notre ami Patrick Delozanne, fondateur de Snap Climbing nous a confirmé la prise de participation du groupe Arkose au capital de son entreprise dont il n'est désormais qu' associé (33% des parts) et Directeur général.
Cette entrée au capital de Snap, finalisée le 9 novembre à l’occasion de l’Outdoor Experts Forum, enrichit l’offre proposée par le groupe Arkose autour de l’escalade au sens large. Capitalisant sur l’expertise de Snap créée en 1996 à Saint-Jorioz (Haute-Savoie), la direction d’Arkose entend donner une nouvelle impulsion à ce spécialiste renommé de l’équipement d'escalade avec le retour des dégaines (le produit d'origine de la marque), baudriers, descendeurs au catalogue  avec les crash pads mais aussi des perches, des brosses. Après cette gamme grimpeurs,  une gamme d’accessoires et de matériel dédiée aux salles (magnésie, distributeurs à magnésie, perches et brosses, prises… ) devrait voir le jour au côté d'une offre de de vêtements pour grimpeurs et adaptée à la pratique urbaine, qui privilégiera les tissus recyclés ou bio. 

Quant à Arkose, elle nous avait déjà annoncé la création de deux nouvelles salles parisiennes mais ambitionne d'étoffer son offre de 7 nouvelles salles en 2018! Qu’il s’agisse d’acquisition, d’association avec des salles existantes ou d’ouverture de nouvelles salles, Arkose se positionne comme acteur de la dynamisation de quartiers. Le groupe compte un effectif de 150 salariés et devrait atteindre un CA de 8 millions d’€ en 2017. Après Villeurbanne en 2015, Bordeaux en 2016, Lyon en mars et octobre 2017 (sous la marque MROC), le groupe annonce l’ouverture de 5 salles en 2018, Tours (37), Annemasse (74), Marseille (13), Toulouse (31), et Rouen (76).


Arkose, Projet du 15ème arrondissement de Paris

vendredi 12 janvier 2018

A propos des topos : Communiqué de Commission Fédérale Montagne Escalade de la FSGT

Voilà plusieurs mois que la polémique fait rage autour de la pérennisation du financement de l'équipement des Sites Naturels d'Escalade en France. Dans la polémique qui oppose de nombreux équipeurs à l'association Camp to Camp, voici la position d'un nouvel interlocuteur : la FSGT ! La fédération sportive et gymnique du travail est en effet un des acteurs majeurs du développement de l'escalade et de l'alpinisme depuis plus de 70 ans. Militant pour un sport populaire, la fédération et ses clubs à qui l'on doit le développement de nombreuses falaises de Bourgogne et de Normandie notamment prend donc elle aussi partie dans le débat.


Depuis plusieurs années, nous voyons apparaître des topos dit "d’intérêt privé" qui n'ont pas pour but de financer l'entretien et l'équipement des falaises alors que l’essence même des topos d'escalade est le financement soit du remboursement des achats des équipeurs bénévoles, soit du salaire des professionnels même si dans ce dernier cas, des subventions sont nécessaires car nous ne sommes pas dans les mêmes échelles de grandeur.

Le cas de Hauteroche est typique de cette concurrence :
- le topo concurrent (anglais) qui regroupe plusieurs falaises à 35€

Le vase a débordé quand Camp To Camp a mis en ligne sa version 6 de sa plate-forme transcrivant leur volonté de constituer à terme des topos exhaustifs avec schémas ou photos, aussi bien pour les sites d'escalade sportive que pour les grandes voies. Réaction normale, la communauté des ouvreurs/équipeurs lance un appel pour faire prendre conscience aux grimpeurs :

1° du risque de déséquilibrage du financement des falaises via la vente des topos papiers (ou numériques). D'autant plus que les subventions n'ont jamais permis de financer la totalité des besoins (achat du matériel, temps passé à l'installer et coût de transport), malheureusement la tendance actuelle va vers une réduction des financements par subvention.

2° de la perte des informations de la première ouverture, des équipeurs. C'est un manque de reconnaissance de l'exploit sportif du premier ouvreur et du travail des équipeurs.

3° de la non référence dans le site de Camp To Camp des topos qui financent véritablement nos falaises.
Par ce mail :

Nous informons que nous allons baisser le prix du topo de Hauteroche à 10€, pour faciliter son achat, sans intention d'interdire la vente des topos privés si les pratiquants leur trouve un intérêt.
Nous lançons une campagne de sensibilisation auprès des grimpeurs pour qu'ils s'orientent si possible vers les topos finançant l'équipement et l'entretien de nos falaises.

Nous laissons donc libre de signez, ou pas, cet appel des ouvreurs en tant que grimpeur ou association.
Nous devons avoir conscience qu'au regard d'un monde qui change vite à notre époque, de l'affaire de Vingrau, du monde numérique qui redistribue les cartes dans les marchés économiques, du pouvoir d'achat qui est en baisse, des problèmes écologiques et énergétiques qui auront inévitablement des répercussions sur nos pratiques, nous avons chacun de nous un rôle à jouer.

Il est probable que nous ne pourront pas arrêter la montée en puissance du marché des topos privés ni celle de Camp To Camp. Nous espérons que ce site très populaire suive plutôt l'exemple de Wikipédia qui a une importante communauté de modérateur, ou celle de Skitour ou Descente-Canyon qui donne seulement la possibilité de partager les expériences, plutôt qu'une orientation plus mercantile du type Uber ou Airbnb qui inventent certes une nouvelle économie qui a certainement sa place en apportant de nouvelles possibilités mais malheureusement généralement au dépend de l'ancienne économie, c'est la loi des affaires et du libre marché...

Nous espérons que vous prendrez conscience que votre liberté de choisir est un moyen :

_ de soutenir le financement de l'entretien de falaises sur lesquelles vous grimpez en achetant en priorité le topo des équipeurs ou des fédérations.

_ de ne consulter le site Camp To Camp que pour des compléments d'informations aux topos, comme les avis de la communauté des grimpeurs qui y postent leurs commentaires ou des informations plus précises qui ne peuvent être mises sur les topos.

_ d'affirmer votre attachement à une forme associative et solidaire dans la communauté des grimpeurs pour limiter une éventuelle mainmise trop importante par le marché libéral de notre patrimoine grimpable.
Bonne année de grimpe et de bonheur partagé.

La Commission Fédérale Montagne Escalade (CFME) de la FSGT

[COM ONF] Fermeture provisoire du parking et l’aire de bivouac de la Grande Vallée à Bourron-marlotte

La tempête Eleanor qui a touché l’Île-de-France au début du mois a fragilisé la forêt de Fontainebleau. Des arbres et branches menacent encore de tomber notamment sur le parking et l’aire de bivouac de la Grande Vallée, au sud du massif sur la commune de Bourron-Marlotte. En conséquence, pour la sécurité de tous, ils seront fermés plusieurs semaines. Une mesure préventive mise en place le temps que les opérations d’expertise soient effectuées.

D’ici fin janvier, les équipes de l’ONF interviendront sur ce site. Une trentaine d’arbres feront l’objet d’un examen approfondi. En évaluant leur état sanitaire, les forestiers connaîtront précisément leur dangerosité. Si un risque est avéré, des travaux de sécurisation seront ensuite engagés. 

Pour l’heure, sur ce lieu fréquenté par le public, faire en sorte que les promeneurs se baladent en toute sécurité, sans chute de branches ou d’arbres est la priorité absolue. Conscient de la gêne occasionnée par cette fermeture provisoire, l’ONF mettra tout œuvre pour le rouvrir au plus vite. Il demande à chacun d’être attentif à cette recommandation.

Parking et aire de bivouac de la Grande Vallée, Fontainebleau
Parking et aire de bivouac de la Grande Vallée, Fontainebleau


A cela, nous ajoutons que l'ONF va procéder à une grosse coupe de pins dans le secteur !

Informations aire de bivouac de la Grande Vallée, Fontainebleau
Informations aire de bivouac de la Grande Vallée, Fontainebleau


BLEAUSARD : une nouvelle marque de vêtements par et pour les grimpeurs

C'est pas tous les jours que l'on accueille une nouvelle marque de vêtement dans le milieu de l’escalade ! Née en 2017 à Fontainebleau, Bleausard, n'est pas une nouvelle marque de vêtement de grimpe mais plutôt "lifestyle", c'est à dire à porter tous les jours, même au boulot, genre "friday-wear" en affichant votre passion pour la grimpe à Bleau ! Rien de révolutionnaire, mais des produits sympas et légers qui ont déjà séduit quelques correspondants de la TL²B, alors on leur fait un peu de pub.

"La grimpe à Bleau c’est avant tout une passion et un état d'esprit que l’on essaiera de retransmettre au travers de nos design. Dans un futur proche nous comptons également engager notre marque dans la transmission des bonnes pratiques du grimpeur notamment par le biais de nos t-shirts et sweat-shirts. Notre première collection s’articule autour de slogans et motifs simples et originaux pensés par des grimpeurs pour des grimpeurs." nous confiait Aymeric Monin, grimpeur et fondateur de la marque.

Les grandes marques de vêtements dédiés à l’escalade proposent pour la plupart un design sophistiqué associé à des textiles techniques ce qui fait souvent à un vêtement au tarif salé… Ici, le choix s'est porté sur des produits moins techniques, avec des motifs simples, à des prix très raisonnables... 

À l’origine du projet on retrouve donc Aymeric Monin, jeune étudiant passionné d’escalade et de montagne. Désormais Bleausard est une marque portée par K2 Outdoor, une start up d’étudiants. 

Bleausard est distribuée exclusivement sur internet par MyBackpack.fr, site de e-commerce spécialisé dans les sports outdoor développé par K2 Outdoor (K2 Marketing SASU). 

Bleausard est aussi présent sur Facebook et Instagram.

En outre, la marque commercialise quelques accessoires très sympa et a décidé pour 2018 de relancer l'usage du POF, c'est à dire de l'outil traditionnel des locaux de Fontainebleau, une boule de chiffon contenant de la résine végétale qui constitue une excellent alternative à l'abus de magnésie !

Par ailleurs, vous pourrez retrouver cette résine et 2 T-shirts (pour commencer) dans les boutiques du Vieux Campeur !

lundi 8 janvier 2018

[AGENDA] Nouveaux chantiers pour la création du sentier VTT à Fontainebleau


Malgré certaines divergences d'opinion entre l'ONF et MBF, la création du premier circuit spécifiquement élaboré pour la pratique VTT en forêt de Fontainebleau se poursuit sous la houlette de l’ONF. Si plusieurs portions ont déjà été repérées puis construites, parfois avec des aménagements contestables car non présentés en Commission des sites (eh oui, même l'ONF ne peut faire ce qu'il veut en forêt classée), rendez-vous est pris pour le 13 janvier 2018 au point de vue du Rocher Cassepot pour avancer sur le dernier tronçon. 
A noter que si ce circuit est construit pour et par les vététistes, ceux-ci ont décidé de l'ouvrir aux autres usagers pour rappeler qu'ils sont militants d'un partage équitable des équipements forestiers !


Paulo nous explique ce que sera cette zone plus technique. "Nous avons l’ambition de construire le chemin sur le haut du Rocher Cassepot parmi les rochers. Ce sera sans doute la partie plus difficile que nous ayons eu à construire car nous serons entre les rochers. La zone est superbe mais plus difficile à travailler. Pour ceux qui ne pourraient pas se joindre à nous, sachez que nous avons prévu 2 autres journées d’action :
- samedi  03 février 2018
- samedi 17 mars 2018

Il restera encore le balisage officiel à faire et nous pourrons ensuite envisager l’inauguration courant avril !"


La journée du 13/01/2018

C'est un programme chargé qui attend les participants qui peuvent arriver soit à 10H30 soit à 13H30 en famille ou avec des amis. Le vélo n’est pas indispensable mais il vous permettra de pouvoir tester et évaluer immédiatement les portions créées. Les outils, gants et autres matériels seront fournis sur place. Pour ceux qui restent la journée, prévoir votre pique-nique pour la pause du midi.

Fin des travaux prévus vers 16H30.

Aucune aptitude de jardinage ou de gros-oeuvre nécessaire, juste de l’enthousiasme et de la motivation. L’occasion de rencontrer d’autres vététistes, de faire une action utile pour notre loisir et de comprendre les inter-actions entre tous les usagers de la forêt.



Photo : MBF/chantier Fontainebleau 2016

La FFME soutenue par PETZL annonce avoir investi 60 000 euros pour les SNE en 2017

En 2015, la Fédération française de Montagne et d'Escalade (FFME) lançait sa Bourse Falaise, en partenariat avec Petzl, pour la sécurisation des sites naturels d’escalade (SNE) histoire de faire taire les critiques concernant son manque d'investissement sur l'outdoor. Si la première année, les subventions s’élevèrent à quelques 10 000 euros, cette année 2017, ce sont près de 60 000 euros qui furent investis selon le communiqué fédéral. Une petite sommes au regard du million de pratiquants mais un bel investissement par rapport au nombre de licenciés.

« Soit 48 093 euros en dotation numéraire provenant des fonds propres de la FFME et de notre Partenaire Petzl, directement versés via les bourses, et 10 000 euros de dotation matérielle en plus, détaille Jonathan Crison, cadre technique fédéral, en charge des SNE.C’est le montant total le plus élevé depuis la création de la Bourse Falaise. »

La commission FFME, pour l'année 2017, s’est vu confier l’étude de 40 dossiers de subventions déposés par 18 comités.

« Nous n’en avions jamais eu autant, et d’aussi bonne qualité, souligne Marco Troussier, cadre technique en charge de la Bourse Falaise. Un engouement qui témoigne de l’intérêt significatif au niveau national de la mise en place de cette bourse. »

Pour nous, il témoigne surtout de l'ampleur de la tâche ! Au final, 23 dossiers ont été retenus pour 12 comités, couvrant un très large territoire. Les critères de choix des dossiers prennent en considération l’urgence quant à la sécurisation du site. C’est la raison pour laquelle, en 2017, le CT Ardèche fut un des comités les plus soutenus. En effet, nombre de sites, toujours équipés de broches de type « bis », nécessitaient un véritable réaménagement.

Enfin, dans le cadre du partenariat Petzl, il est à noter que les 18 comités éligibles pourront bénéficier d’une remise de 50% sur une large liste de matériel de grande qualité dédié à la sécurisation des falaises.



BlocNote l'association vosgienne pour le développement des sites naturels de blocs


En France, pour pratiquer le bloc en dehors de Fontainebleau, d'Annot, de Targasonne ou de Lodeve, il y a les grès roses de Bretagne à l'ouest, des Vosges et de l'Alsace à l'est. Moins connus, les grès vosgiens font pourtant l'objet d'intense brossage depuis quelques années et la nouvelle association BlocNote, avec son site internet, va encore aider à leur développement et promotion  suivant le credo : brosser, répertorier, partager.

BlocNote est donc officiellement née ! L'association regroupe les grimpeurs désireux d'explorer, nettoyer et ouvrir de nouveaux sites de bloc dans les Vosges, mais aussi entretenir les sites existants, réaliser des topos, et organiser des rassemblements pour faire découvrir les spots à un maximum de grimpeurs…

Et l'association déborde déjà de projets pour 2018 avec notamment l'organisation du rassemblement Détour des Grès sur le site de la Pierre de Laitre, l'édition de nouveaux topos, l'accroissement de la base de données sur les blocs vosgiens...(voir brosse in progress 1, 2 et 3, sur la page des sites de blocs)

A ce jour les adhésions sont donc ouvertes. En devenant membre, d’un côté vous nous permettez de poursuivre à croire en cette idée qu’est Blocnote, de l’autre vous serez invités à participer vous-même à sa réalisation, ceci à travers les rencontres (Détour des grès et autres…), le partage d’informations relatives à des répétitions marquantes, à de nouvelles ouvertures ou à la découverte de nouveaux secteurs. A travers les commentaires du site enfin et les réactions que vous nous soumettrez.



vendredi 5 janvier 2018

[NATURE] Les forêts couvrent maintenant un tiers du territoire métropolitain

En 2012, nous avions annoncé la fusion de l’Institut géographique national (IGN) avec l’Inventaire forestier national (IFN) sous une bannière unique. Depuis, l'IGN est chargé de l'inventaire permanent des ressources forestières nationales, indépendamment de toute question de propriété (article R.521-1 du code forestier). Les données collectées permettent de connaître l'état, l'évolution dans le temps et les potentialités de la forêt française. Selon les nouvelles données de cet inventaire, en France métropolitaine, la forêt progresse en moyenne d’environ 100.000 hectares et couvre une superficie de 16,9 millions d’hectares – dont 75 % de forêts privées (12,6 millions d’hectares) –, soit 31 % de notre territoire ! Un petit retour sur les derniers chiffres et le portail IGN permettra à celles et ceux qui veulent en savoir plus sur la sylviculture et les coupes de bois réalisées en France nous semble nécessaire vu les commentaires publiés sur notre site après l'annonce par l'ONF de son chantier de coupe des pins au Restant du Long Rocher. Oui à Fontainebleau aussi la forêt progresse (notamment en pins) et les coupes sont aussi utiles...

Un siècle de croissance forestière.


Depuis le début du XIXe siècle, la forêt française métropolitaine a doublé de surface ! Cette forêt, dominée par les essences feuillues (chênes, hêtres...), est aussi caractérisée par les résineux dans les massifs montagneux et les boisements artificiels. Tous les ans, en France métropolitaine, la forêt progresse en moyenne d’environ 100.000 hectares. C’est l’un des principaux enseignements contenus dans l’édition 2017 du « Mémento de l’inventaire forestier » publié, chaque année, par l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN). Mine d’informations sur la forêt française métropolitaine, le « Mémento de l’inventaire forestier 2017 » présente, en 32 pages illustrées, les résultats de l’inventaire de l’institut ainsi que des informations statistiques et cartographiques précises sur la surface forestière et son évolution, le volume de bois vivant sur pied, les prélèvements de bois, les données par région, les écosystèmes forestiers, dont la composition et la diversité des peuplements d’arbres et la répartition des plantes. Il fournit également un état des lieux de la santé des forêts hexagonales.

Cartographie des forêt de France. Source IGN


Selon ces spécialistes, la croissance annuelle des arbres s’élève à 92 millions de m3, pour un prélèvement de 45,2 millions de m3 par an. La mortalité de la ressource forestière, quant à elle, est de 8,8 millions de m3 chaque année. « Le volume de bois des forêts a augmenté de 45 % en 30 ans et a doublé en 50 ans », commente l’IGN.

Bilan positif pour l'inventaire forestier national 2017



Et à Fontainebleau.


A Fontainebleau, pour faire un zoom sur une forêt qui nous intéresse tout particulièrement, cette évolution vers un couvert végétal de plus plus en plus important est une évidence pour toutes celles et ceux qui l'observent depuis plus de 50 ans ou qui s'intéressent à l'histoire de ses paysages. Il suffit pour s'en convaincre de regarder certaines cartes postales éditées entre 1904 et 1914 pour s'en convaincre. Nous avions d'ailleurs consacré un très long dossier à cette histoire des paysages de Fontainebleau et des Trois pignons et à leur évolution liée aux phénomènes naturels mais aussi anthropiques.  Il faut aussi noter que si cette croissance de la couverture forestière présente de très nombreux avantages pour la planète et notre bilan carbone, elle se fait aussi, au détriment de certaines espèces végétales et animales qui sont elles, liées à des milieux ouverts, en voie de régression du fait notamment du recul des incendies ou de l'évolution du pastoralisme local. 
Chiffres pour le 77 où les résineux semblent peu nombreux

Si le mémento 2017 donne des chiffres plutôt positifs sur le bilan d'accroissement des forêts en IDF et en Seine et Marne, il est parfois en contradiction avec certaines données locales et donc plus précises que l'on peut consulter sur les bases de données, notamment cartographique, de l'IGN. 

En effet, pour Fontainebleau, l'enrésinement est très important et les traces laissées par les incendies, tempêtes, coupes rases et erreurs de plantations sont nombreuses.

Carte des données IGN de la forêt de Fontainebleau avec répartition par essence. En violet, on peut voir que  les peuplements en pins sylvestre sont très largement majoritaires
Carte des données IGN de la forêt de Fontainebleau avec répartition par essence. En violet, on peut voir que
les peuplements en pins sylvestre sont très largement majoritaires

Carte de la forêt de Fontaine issue de l'inventaire de l'IGN avec isolé en beige les zones de coupes rases et autres trouées
Carte de la forêt de Fontainebleau issue de l'inventaire de l'IGN
avec isolé en beige les zones de coupes rases et autres trouées

Mais avant de critiquer vertement l'ONF lorsqu'il annonce une nouvelle coupe d'ampleur, il faut s'intéresser aux différentes méthodes de sylviculture (voir notamment cet article), techniques beaucoup plus complexes que l'on pourrait le croire, et enfin, penser que les hommes et les femmes qui sculptent nos forêts sont aussi contraints par leur hiérarchie, des textes et règlements et des objectifs économiques et différents groupes de pressions y compris écologistes. 

Pour les passionnés, nous vous invitons à vous inscrire d'ici le 08/01/2017 au colloque « ENTRE DYNAMIQUES ET MUTATIONS, QUELLES VOIES POUR LA FORÊT ET LE BOIS ? » qui est organisé par le réseau SEHS du GIP Ecofor le 11 janvier 2018 à Paris, réunissant des économistes, historiens, sociologues, politologues, écologues, gestionnaires et acteurs de la filière.
Inscription préalable obligatoire et dans la limite des places disponibles : http://inscription.gip-ecofor.org/shs Lieu du colloque : Auditorium Marie-Curie du CNRS 3 rue Michel-Ange 75016 Paris 

Pour les autres, nous vous invitons à poursuivre cette lecture par l'exploration et la consultation des liens suivants :

Cartographie détaillée avec zoom sur Fontainebleau.

mercredi 3 janvier 2018

[ESCALADE] nouvel appel de grimpeurs pour la pérennisation des Sites Naturels d’Escalade en France"

Les problématiques d'équipement en falaise, maintenance de ceux-ci et maintien d'une liberté de grimper sont au cœur des préoccupations de la TL²B depuis son lancement en 2009. Greg, notre rédac' chef avait d'ailleurs publié plusieurs articles sur ce sujet dans le magazine Grimper. Force est de constater que les années passent, le matos s'use mais peu de chose bouge vraiment dans la communauté des grimpeurs. 
Alors que la polémique sur le financement de cet équipement par les topoguide occupe les discussions depuis quelques mois, et après l'alerte lancée l'an dernier sur le déconventionnement des SNE par la Fédé, voici qu'un nouveau collectif de grimpeurs vient de lancer un nouvel appel à la communauté sous forme de pétition comme l'avait fait les bleausards... Au passage, chers amis de Bleau et du Viaduc des Fauvettes, pensez aussi aux bénévoles qui s'occupent de l'équipement et de la maintenance (circuits balisés inclus). Ils ont besoin d'aide et sont confrontés aux mêmes problématiques. Adhérez aux clubs locaux, participez à leur fonctionnement c'est déjà faire un premier pas.

"L'idée est d'une part de faire parler de ces problématiques, en essayant surtout de toucher des grimpeurs qui sont bien loin de ces préoccupations quand ils pratiquent leurs loisirs, mais surtout d'essayer de faire bouger les choses si cet appel arrive à faire du bruit en mettant la pression pour avoir une évolution législative sur la question des responsabilités des propriétaires de terrain et en arrivant à mettre les acteurs de l'escalade autour de la table pour réinventer le financement " nous a expliqué Antoine, le porte-parole du collectif.

"Au niveau de l'équipe, nous sommes quelques amis grimpeurs, avec des niveaux et des profils différents, avec ou sans engagements dans des associations et clubs affiliés aux fédérations. En revanche,  nous sommes tous préoccupés par l'avenir de nos falaises. C'est un choix de ne pas  personnifier cet appel. Il y a déjà des personnes qui s'occupent de ces dossiers dans les fédérations ou dans des associations (par exemple Greenspit). L'idée c'est de leur montrer (ainsi qu'aux pouvoirs publics) qu'ils sont soutenus par la communauté des grimpeurs" 

L'appel commence ainsi
"L’escalade sur les sites naturels d’escalade (SNE) équipés, telle que nous la connaissons, est menacée dans les années à venir en France si nous ne nous mobilisons pas massivement pour faire évoluer les choses.

Deux lourdes menaces pèsent actuellement sur l’activité. La première est d’ordre réglementaire (et donc propre au cadre français), la seconde d’ordre financier (en lien avec le vieillissement des équipements) ; elles sont de fait en partie liées."

remplacement des vieux point de Dampierre par les bénévoles du Cosiroc
Crédits Photos : Cosiroc
[...]

"Nous alertons ainsi la communauté grimpante et l’invitons à se mobiliser fortement sur ces questions. Cet appel vise à :
Assainir la situation juridique des SNE, en faisant collectivement pression sur nos législateurs et en appuyant nos fédérations pour trouver une solution pertinente qui garantisse un libre accès dans le futur, sans faire peser de responsabilité sur le propriétaire des sites ou le gestionnaire (évolution du code du sport par exemple). C’est aux grimpeurs de se prendre en main et de se responsabiliser dans leur pratique (assurance, formation), par rapport au rocher ou à la qualité de l’équipement, que ce soit au travers de leurs fédérations ou d’autres structures.
Se regrouper et peser pour réinventer un modèle de financement des SNE permettant d’entretenir et de pérenniser nos sites, dans le respect de la diversité des pratiques de grimpe, afin de proposer des sites les plus sûrs possibles, ou tout du moins dont la qualité de l’équipement est clairement affichée.
Ce modèle de financement devra impliquer l’ensemble des personnes et structures intéressées par l’activité grimpe : les grimpeurs et leurs fédérations (FFME, FFCAM, …), les collectivités publiques qui misent sur le tourisme, les fabricants de matériel de grimpe, les professionnels de l’encadrement, les éditeurs de topoguide, ….
Là encore, il faut que tous ces acteurs se mobilisent et s’engagent pour défendre l’avenir de l’activité."

Retrouvez le texte intégral de cet appel sur Change.org qui héberge cette pétition et donnez-y la suite qu'il convient !



 
Copyright © 2014 Tribune Libre de Bleau et Cie | Blogger Template Distributed By ZMTemplate | Designed By OddThemes