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ESCALADE

Sur le chemin

octobre 2014

L'érosion, phénomène naturel qui a sculpté nos paysages bleausards, ne cesse de s’accélérer sous la l'hyper fréquentation de notre forêt, notamment dans les secteurs qui combinent fortes pentes sableuses et tourisme de masse. Apremont, Franchard, les Trois Pignons mais aussi, l'Eléphant et la Dame Jeanne sont parmi les secteurs les plus touchés. La DJ, Everest bleausard, est depuis quelques années sous haute surveillance ! En effet, en février 2002, les associations se mobilisaient aux côtés du Cosiroc et des AFF pour que le Préfet n'interdise pas totalement l'accès au célèbre massif. Résultat : onze zones mises en "défens". Douze ans après, Oleg Sokolsky du Cosiroc, Daniel Obert, expert-géologue et l'ONF ont rendu visite aux zones interdites pour en surveiller l'évolution... Et là, une chose est certaine, l'érosion poursuit son oeuvre... Attention Danger !



Le basculement ou glissement spontané de bloc est un phénomène rarissime à Bleau mais qui s'est pourtant produit à plusieurs reprises notamment à Beauvais (Essonne) probablement en 1972 sur l’ancien circuit safran et par deux fois au 95,2 (Trois Pignons) dans les années 80, heureusement sans autres conséquences que la perte de l'arrivée du circuit rouge (Saut de la mort) et au 91,1 sur l'ex 2 rouge. Au 95,2, un surplomb bleu fut lui volontairement basculé. On peut, en se couchant sous ce bloc, apercevoir les anciennes flèches de peinture qui marquaient ce passage aujourd'hui oublié. D'autres opérations de ce type ont été conduites en de nombreux sites de Bleau. En revanche, en octobre 1966, non loin du célèbre rocher de la Caroline (Groupe rocheux de la Dame Jouanne, Larchant), un grand bloc (La tranche de gruyère) s'est couché sur trois jeunes qui bivouaquaient à son pied : les frères Paillard et leur ami Muller. C'est le seul accident dramatique de ce type.

La récente visite du Cosiroc dans les zones sécurisées en 2002 laisse hélas craindre qu'un tel évènement puisse encore se produire dans ce massif et notamment juste au-dessus de la DJ elle même. Le compte rendu mis en ligne par le Cosiroc sur son site n'est, en effet, pas très rassurant !

Extraits :
"Résultat : ..., la plupart des sites identifiés paraissent stables (ne présentent pas de signes marquants, indices d’une évolution à court terme) et le respect des clôtures des mises en défens suffit à éviter tout risque humain.
Seules trois d’entre elles montrent des évolutions sensibles qui peuvent provoquer une certaine inquiétude. Ce sont :
  • La Dalle de Feu au niveau de l’écaille de départ du 68 mauve
  • la zone Rascar Capac / Bivouac du Pof, juste au dessus du départ du mauve
  • la zone Toit du Fou / Boite aux Lettres du circuit Mauve au dessus de la DJ
dalle du feu titre 40pcPour la Dalle de Feu , ... seuls les quelques centaines de kilos de l’écaille, qui sonnent de plus en plus creux, sont concernés (l’examen des fissures séparant l’écaille de la masse du bloc laisse augurer une chute rapide). 




Pour la zone Rascar Capac / Bivouac du Pof, un examen  de l’écartement des traces de peinture de la photo jointe permet de se rendre compte du jeu de la section fissurée. La fissure est d’ailleurs entrain de s’ouvrir et de progresser vers la droite.
Une rupture est donc prévisible et il est fortement conseillé d’éviter de fréquenter le coin, y compris hors de la mise en défens. Un basculement de « Rascar Capac » le bloc qui coiffe l’ensemble n’étant pas à éliminer en cas d’affaissement de la partie basse.



rascar gauche 35pc
rascar fissure 40pc
rascar 768 titre 40pc
L’évolution du danger de la zone Toit du Fou / Boite aux Lettres citée est moins évident visuellement. Plusieurs signes montrent que toute le secteur de la Boite aux Lettres et ses grandes diaclases travaille nettement (cassures de petits blocs, écrasement d’autres) et risque de s’affaisser comme l’a fait la Tranche de Gruyère en 1966 (3 bivouaqueurs écrasés hélas !). 
La zone en défens située au pied du rempart, si elle est respectée, empêcherait un accident humain à son pied. Par contre cette « implosion » des diverses fissures et cheminées, avec diminution du volume occupé par le chaos, risque d’entraîner des faibles mouvements,..., des blocs situés en surface de la zone concernée (pratiquement sans risque de basculement du type Rascar Capac)...
Il est donc probable qu’une petite extension de la zone de mise en défens du bas soit réalisée en partie haute pour baliser la zone à risque.
Pour conclure, le parcours souterrain de la Boite aux Lettres est plus que fortement déconseillé (spéléo s’abstenir)."
Depuis quelques semaines la presse (locale et nationale) reparle de la forêt de Fontainebleau et des mesures à prendre pour la protéger des sauvages citadins qui la fréquent ! Après le Parisien 77, la République 77, l'Express s'est penché au chevet de nos futaies. Rassurez-vous, rien de nouveau puisque l'on y (re)parle d'une éventuelle candidature au statut de Patrimoine mondial de l'UNESCO, comme en 1991 puis 1998 et 2009 à défaut d'avoir convaincu sur le statut de PN peri-urbain du Grand Paris ! Revue de presse...


Commençons par l'introdutction (formidable) signée de  Gilles Lockhart à l'article du n°3302 du 15 octobre 2014 de l'Express qui résume on ne peut mieux le sujet de la gestion et gouvernance de cette forêt d'exception :

"On peut se perdre dans les allées de la forêt de Fontainebleau. Pas tellement dans ses allées, bien balisées, avec plaques signalétiques aux arbres et cartes minutieuses, mais dans les entrelacs de son fonctionnement. Sous la canopée séculaire, on découvre un pot-au-feu bouillonnant de passions françaises et de débats sans fin. Avec ses 20000 ha de paysages variés et ses 12 000 espèces animales et végétales, Fontainebleau est la plus belle et la plus passionnante des grandes forêts domaniales françaises. Les axes routiers qui la défigurent et les 3 à 4 millions de personnes qui s'y promènent chaque année en font aussi un chaudron à problèmes : trafic infernal de poids lourds, prostitution, érosion des sols due à la fréquentation, conflits entre les promeneurs et les vetetistes... Saupoudrons le tout de polémiques autour de la chasse. Ajoutons-y la surpopulation de sangliers (..) et secouons le shaker du fameux ONF, qui gère la forêt de Fontainebleau depuis 1966. (..) Et ce, en dépit des écologistes qui contestent ceci, des scientifiques qui suggèrent cela, et des centaines de milliers de citadins qui veulent des meubles en bois mais pleurent dès qu'on coupe un arbre."
  
On vous épargnera ici l'historique complet de l'affaire "Projet de Parc National de Fontainebleau" (Vous pouvez la retrouver dans nos nombreux articles sur le sujet -dont celui-ci et cette page). Donc, il y a quelques jours, Le Parisien 77 ouvrait sur une candidature de notre forêt au patrimoine mondiale de L'UNESCO. Rien de nouveau ou sensationnel dans l'article car les positions des différents acteurs sont connues de tous depuis de longues années.


Ainsi dans le Parisien, comme dans La République de Seine-et-Marne, ou l'Express, on nous livre l'inévitable position des AFF favorable au statut UNESCO et la farouche défense du statut de Parc National par l'ANVL. 

A en croire l'ANVL, un PN, c'est LA solution pour que les visiteurs se comportent "mieux" en forêt ! Ainsi, dans l'Express, jean Philippe Siblet, son Président revient sur la question : "Ce que ça changerait ? Demandez aux gens s'ils savent ce qu'est une réserve dirigée ? ... un parc National, tout le monde connaît. le grand public s'approprierait le concept. Et la forêt ne serait plus protégée par des outils auxquels personne ne comprend rien, pas forcément cohérents entre eux, et qui impose une bureaucratie."

Circulez, y'a rien de nouveau on vous dit ! Les mêmes arguments bourrés d'erreurs et d'idées reçues. Il suffit de voir ce qui se passe dans et autour du PN des Calanques pour le comprendre.

Malgré tous les efforts déployés par Frédéric Valletoux, Maire UMP de Fontainebleau, Fontainebleau depuis 2009, sa forêt ne sera pas le Parc National du Grand Paris ! De toutes manières, l'Etat n'en n'a plus les moyens et a s'est rabattu sur la Champagne ! C'est donc logiquement que Fontainebleau demande une inscription au Patrimoine Mondial de l'UNESCO de la forêt qui, elle, soulève beaucoup, mais alors, beaucoup moins de résistance. Que de temps perdu serait-on tenté de dire ! 

Le statut de l'UNESCO c'est quoi ?

D'après Wikipédia, le patrimoine mondial, ou patrimoine de l'humanité, est une liste établie par le comité du patrimoine mondial de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

Sous certaines conditions, les biens répertoriés peuvent obtenir des fonds de l’organisation World Heritage Fund. À l’issue de la 38e session du Comité du patrimoine mondial, qui s’est tenue à Doha(Qatar) du 15 au 25 juin 2014, 1007 biens y étaient inscrits répartis dans 161 États parties. L'Italie est le pays qui en possède le plus grand nombre (50).

Depuis 2005, tous les critères de sélection ont été fondus en 10 comme suit :

1.: Représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain.
2.: Témoigner d'un échange d'influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l'architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages.
3.: Apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue.
4.: Offrir un exemple éminent d'untype de construction ou d'ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l'histoire humaine.
5.: Être un exemple éminentd'établissement humain traditionnel, de l'utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer.
6.: Être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle.
7.: Représenter des phénomènes naturels ou des aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelles.
8.: Être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la Terre.
9.: Être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l'évolution et le développement des écosystèmes.
10.: Contenir les habitats naturelsles plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique

Donc, si vous récupérerez l'Express du 15/10/2014, vous y trouverez un petit cahier central consacré à notre forêt dans lequel on parle de l'érosion, l'accueil du public, l'intense trafic routier, la chasse et bien entendu, la sylviculture raisonnable de l'office ! Bref, avant de le lire, vous savez déjà ce qui est écrit...
Ah, non, pardon, il y a une nouveauté : on prépare le terrain pour une forêt à accès payant. 
En effet, le Géographe Paul Arnould qui a fait son mémoire de maîtrise sur notre massif forestier conclue ainsi le dossier de L'Express : " Je ferais un PN et j'impliquerais Paris sur le plan financier ! La forêt de Fontainebleau est le centre aéré gratuit des Parisiens. Or rien n'est jamais gratuit : l'accueil entraîne des coûts importants qui sont à la charge de l'ONF, donc de la collectivité nationale. Dans une forêt privée près de Toulouse, le propriétaire a créé des cartes de cueillette des champignons payantes, comme il y a des cartes de pêche. Du coup, les gens pratiquent l'autoregulation, ils font attention à ce que la ressource subsiste d'une année sur l'autre. Et un PN, par ce que c'est le top de la protection de la nature. Mais pas un dispositif sous cloche - un parc pour inventer de nouvelles formes de dialogue et de fréquentation. Je ferais un parc expérimental."

Comme si c'était si simple...
Depuis le temps qu'on vous dit qu'il se trame quelque chose (voir par exemple notre article sur l'enquête de fréquentation parrainée par Seine-et-Marne tourisme et la CCI).





Le plus célèbre des Parcs nationaux américains avait été contraint l'an dernier de fermer plus d'une dizaine de sentiers pour tenter de stopper une vague de vandalisme. 
En effet, sur 17 secteurs du PN des grandes zones de grafitis gravés sont apparues et notamment sur le mur du barrage Barker. Ce barrage, construit en 1900 et inscrit au Registre national des lieux historiques, est l'un des sites les plus visité dans le parc, près de la zone Hidden Valley à l'extrémité est de la Wonderland of Rocks.

Cette semaine, un restaurateur va travailler sur place pour tester différentes options de traitement sur le mur du barrage. Les dommages causés à cette structure restent irréparables, mais les techniques de restauration peuvent être utilisés pour masquer les dégâts flagrante. Environ 44% de la paroi ont été couverts par ces gravures plus ou moins profondes. Les tests permettront peut être de trouver la méthode à utiliser pour restaurer des rochers taillés dans d'autre secteur sur les gravures historiques des indiens.



Voir aussi l'article sur le vol de gravure rupestre à Bishop
Progresser en escalade n'est pas toujours facile et "bouffer" des blocs dans les salles d'escalade n'est souvent pas suffisant. Il existe sur la toile de nombreux sites visant à aider les grimpeurs ou grimpeuses dans leurs recherches de conseils. Mais pour les débutants, rien (ou presque). Ainsi, il y a quelques jours, notre amie Laurence Guyon, (l'ancienne rédactrice en chef du gratuit EscaladeMag), lançait son site : Lafabriqueverticale. Nous nous sommes intéressés aussi au site Lagrimpe.com lancé il y a quelques temps par Adrien Echiffre, un BEES1 escalade parisien, pour connaître ses motivations.



L'ambition de La Fabrique Verticale est de vous fournir les ressources nécessaires à une progression rapide et harmonieuse en escalade. L’équipe de La Fabrique verticale et ses contributeurs vont  partager avec vous tout ce qui peut contribuer à renforcer votre plaisir et votre motivation, en salle ou sur le rocher. Concrètement sur La Fabrique verticale, vous trouverez :


– les dernières avancées en matière d’entraînement en escalade
– des tutoriels
– des interviews de pros
– des conseils pour rester en bonne santé
– des tests produits
– des vidéos…

Les contenus ont été conçus pour être accessibles à un maximum de personnes, du néophyte à l’expert.




L'objectif de lagrimpe.com est d'offrir sur un site internet toutes les connaissances et les outils de progression intéressants pour les grimpeurs  catégorisés généralement comme "débutants", avec comme cahier des charges de rester ludique, facile d’accès, avec des outils demandant un investissement cohérent avec le public visé. Voici ce que nous en dit Adrien :

"La catégorie "débutants" défini les grimpeurs évoluant dans le 6B max, peu sensibilisés sur ce qu'est l'escalade en dehors de leur  pratique personnel : généralement  une seul pratique, souvent la S.A.E. Je trouve ce nom de catégorie peu adapté, car elle réunit  une part très importante des grimpeurs actuels, dont certains grimpent depuis trop longtemps pour être considéré comme "débutants".



L' idée de ce site m'est venu suite à une anecdote vécu lors d'un  cours hebdomadaire où j'encadre une trentaine d'adultes.
Au bout de 6 mois, un grimpeur m' a demandé ce qu’était le dièdre alors que je le guidais dans un mouvement.

Cela m'a tout d'abord vexé qu'il ne le sache pas, puis j'ai fais le constat suivant : même dans un club où les séances sont encadrées par un professeur, même s'il tente de bien faire son travail en proposant des cours pour les premières années avec un programme apparemment cohérent sur toute l'année, il est  difficile, voir impossible d'apporter toutes les connaissances à acquérir lors de l'encadrement.

Certains oublient, d'autres sont parfois absents, et il faut bien privilégier le temps de grimpe  (l'exemple du dièdre est évidemment extrême, normalement on réussi à l'inculquer hein...) 
J'ai donc décidé de créer ce site dans le but d'apporter un support complémentaire à mes cours.

Le site est divisée en trois parties :
- l'ABC proposant toutes les connaissances à acquérir, 
- la boîte à outils proposant des exercices, des séances types, des conseils et des renseignements, 
- et la partie sortie sur laquelle je proposerai des sorties cohérentes avec l'esprit du site : chercher à pousser les gens à sortir de  leurs pratiques habituelles et les rendre plus autonomes."

Que penses-tu de la FabriqueVerticale qui vient de naître ?

"Pour ce qui est de me comparer avec la concurrence, actuellement je ne vois pas de sites vraiment concurrents.
On trouve des sites dédiés principalement à l'actualité qui le font très bien et proposent quelques contenus pédagogiques sans chercher à en faire leur priorité,des sites dédiés à l'entraînement qui concernent des grimpeurs très expérimentés, avec des  programmes très bien fait mais demandant une sacré dose d'investissement...

Mais effectivement, La Fabrique Verticale me parait être le site le plus proche dans la phylosophie de Lagrimpe.com, mais après l'avoir un peu étudié je pense qu'ils visent un public plus expérimenté que lagrimpe.com.

On vous laisse découvrir ces sites. N'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensé.
Bonne visite et bonne grimpe !
Chaque année, l'ONF Fontainebleau publie une note automnale sur le ramassage des champignons. Si celle-ci arrive très tardivement cette année, elle rappelle, comme nous l'avions fait en septembre sur l'édition nationale de la TL²B, qu'en matière de cueillette, "il faut raison garder", même en Domaniale !



En effet, comme le rappelle cette note, "Tout ramassage non autorisé ou trop volumineux est ainsi puni d’une amende. Le code forestier institue des sanctions pénales à l’encontre des auteurs de prélèvements abusifs. Lorsque le volume extrait est supérieur à 5 litres par famille et par jour (équivalent d’un panier), la sanction peut aller de 135 euros (de 5 à 10 litres) jusqu’à 1500 euros (au-delà de 10 litres). Les cueillettes à des fins commerciales sont interdites.De telles mesures permettent la protection de ce patrimoine naturel dont il convient de préserver la richesse écologique". 

Nous avions même noté dans notre précédent article des sanctions plus lourdes : "notez que d'après l'article R163-5 du Code forestier (nouveau), une récolte sans autorisation inférieure à 10 litres est passible d'une amende maximale de 750 euros. Une récolte supérieure à 10 litres peut être sanctionnée jusqu'à 45 000 € d'amende et 3 ans d'emprisonnement. Cette peine peut être portée à 75 000 € d'amende et 5 ans d'emprisonnement en cas de circonstances aggravantes : plusieurs personnes ou complices, violences sur autrui, actes de dégradation..."


D'après Wikipédia (pour ne pas chercher trop loin) "le land art est une tendance de l'art contemporain utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rocher, etc.). Le plus souvent, les œuvres sont à l'extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l'érosion naturelle ; ainsi, certaines œuvres ont disparu et il ne reste que leur souvenir photographique et des vidéos." On a déjà abordé ce thème à plusieurs reprises (voir cet article de 2011), parfois de façon un peu provocatrice à propos des tags sur nos rochers. On vous avez aussi parlé rapidement du travail remarquable de la grimpeuse Catherine Miquel que l'on peut observer en divers endrois de notre forêt de Fontainebleau. Mais quand les oeuvres ne sont pas biodégradable à 100 %, peut-on les tolérer en forêt de Fontainebleau ?

"Avec les artistes du land art, la nature n'est plus simplement représentée : c'est au cœur d'elle-même (in situ) que les créateurs travaillent. Ils veulent quitter les musées et les galeries avec leurs tickets d'entrée et heures d'ouverture afin de véritablement « sortir des sentiers battus ». L'œuvre doit être non plus une valeur marchande vouée à une élite mais une véritable expérience liée au monde réel. [...] Les artistes utilisent les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rocher, etc.) et creusent, déplacent, transportent, accumulent, griffent, tracent, plantent… Ils introduisent aussi des produits manufacturés : 400 poteaux en acier inoxydable dans le désert du Nouveau-Mexique (Walter De Maria, The Lightning Field), 2 700 parasols jaunes ou bleus simultanément sur la côte californienne et au Japon (Christo et Jeanne-Claude, The Umbrellas2), ou de gigantesques nénuphars de tissu rose autour des îles de Floride (Christo et Jeanne-Claude, Surrounded Islands)."
L'ami Chritian Charreau nous a fait passer ces photos prises à proximité de l'Antre aux druides (Franchard) sur le versant nord ouest du sentier bleu N°7 et pose la question : peut-on appeler ça du Land art, et le tolérer à Bleau... ? A vous de répondre.


C'est certain, de loin, ça attire l'oeil !
Photos ouverture et ci-dessus de Christian Charreau
Dans un registre beaucoup plus soft, Oleg nous a signalé celui-ci dans les Trois Pignons. Rien de bien grave, cela va partir assez vite dans ce cas.
Photo : Oleg



Et oui, on va encore parler du Bilboquet ! En juin dernier, on vous interrogeait sur l'aspect visuel de la barrière qui entoure désormais notre  célèbre bloc. L'ami Stephan lui a d'ailleurs consacré un article dans le dernier Grimper en nous offrant un nouveau logo. Cette fois, c'est Pof @ Bleau qui nous informe des évolutions possibles du paysage sur la plage de Sable du Cul de chien. En effet, lors d'une réunion de la Commission Accueil et Erosion de l'ONF, il a été envisagé une nouvelles série de travaux visant  permettre le retrait de la barrière. Mais ce bloc bouge t'il réellement ? Au vue de certaines mesures, ce n'est peut être pas certain.


La décision prise en mars 2014 de ceinturer le bloc du Bilboquet pour empêcher son approche fait suite à l'affirmation que le bloc, malgré les divers travaux menés depuis 2011, avait bougé de 8 mm environ. A la Tl²Bleau, nous avions souligné dès le 19 mars l'inefficacité des décisions prises alors et leurs impacts sur le paysage.

Dans un article du 27 septembre, Christian de Pof @ Bleau nous informe des travaux à venir qui devraient permettre de stabiliser le bloc et de retirer la barrière. D'après son article, un Arrêté Préfectoral serait en cours de rédaction et les travaux d'enrochement de 2011 seront complétés. 

Petite remarque sur le croquis de PAB (ci-dessous),  il nous semble qu'un bloc devrait être installé en position de "corps mort" (surface maxi dans le sens du mouvement) et qu'un autre, une dalle qui serait transportée depuis le Parking de la Croix St Jérôme et posée à plat sous le surplomb, pour éviter l’érosion de piétinnement, manque sur le dessin.

Schémas Article de Pof @  Bleau

Si ces travaux permettent le retrait des anneaux du Bilboquet qui gâche un peu le paysage, pourquoi pas ? Mais sont-ils nécessaires ?

Rappelez-vous, d'autres témoins de mesures ont été aussi posés dès avril et les mesures éffectuées depuis semblent, elles, confirmer qu'il n'y a pas eut de mouvement du bloc... C'est ce que nous a confirmé Oleg Sokolsky du Cosiroc : "Je n'ai constaté aucune variation (dans la barre d’erreur de +- 1,5 mm) dans la série des 5 mesures principales ces 6 derniers mois. Je ne connais pas la procédure pour les deux points FFME donc là je me mesure rien à ce niveau. Pour moi,  le Bilboquet est immobile par rapport au « blocouest » (celui au sol)."

Les méthodes et résultats des mesures semblent donc différents... 
Celles du Cosiroc réalisées à l'aide d'un câble et de repères fins nous paraissent plus fiables et précises que celles sur les écrous ou repères peints utilisés par le CD FFME77 qui trouvait une variation de 8 mm.

Photos ONF : Mesures effectuées par Oleg du Cosiroc


Quelques ramarques complémentaires d'Oleg :

"Les divers croquis , très simplificateurs de l’ensemble (celui joint n’est pas contenu dans un plan mais au moins dans deux avec une brisure de définition assez complexe à définir), ne peuvent que très imparfaitement rendre compte d’une réalité mécanique très complexe : mouvement, vers le bas la seule chose évidente (sauf voir plus bas), mais dans quelle direction?, d’un bloc présentant un porte à faux certain. 
Pour ce bloc une interaction très complexe avec un fluide (le sable) pas vraiment fluide, on peut même dire très visqueux (avec un coefficient de viscosité évolutif en fonction de l’humidité du sol) et avec la présence d’un corps solide (bloc ouest) sur lequel semble talonner le Bilboquet (et si le talon d'appui cassait?).

            Vu la différence constatée des mesures d’évolution des divers repères,  entre juste après la première intervention de stabilisation (en faisant confiance aux deux entités mesurantes, sans constat d’huissier mais avec photos pour l’une d’entre elle) et plus tard, un seul mouvement (très lent) pouvait expliquer les différences : une mesure stable, l’autre pas (aux erreurs de mesures et à la précision de lecture près). Une réunion entre « spécialistes » aurait due s’imposer avant de déclencher une alarme vers l’ONF. Cela n’a pas été le cas.

            A la suite de ces divergences constatées, j’ai, pour le COSIROC, scellé quelques points de repère avec l’idée de vérifier si le seul mouvement possible (j’élimine une poussée des sables vers le haut par suite du fluage de la butte. Peut être ai-je tord?) se confirmait et ce avec, grâce à un bras de levier important, une amplification » de la valeur lue . Résultat sur 6 mois : actuellement immobilité totale (aux erreurs de mesures près). 
            Les travaux de retenue du sable étant en principe actés et budgétisés dans l’ONF, pour l’instant, et à mon seul avis, inutile de remuer le bouillon qui avait commencé à s’apaiser...


            Si l’on veut vraiment quelque chose (un diagnostic et une intervention conforme), une seule solution. Quelque soit la qualité des intervenants actuels (moi compris et pourtant beaucoup connaisse mon niveau incontestable) il faut une intervention d’une entreprise agrée dans les contrôles de sécurité de ce type de relief (c’est pas donné) et j’ai bien peur que le résultat nous soit un peu défavorable (le principe de précaution prendra forcément le dessus à cause des inconnues du système -cf croquis) à par la réalisation d’une colonne dorique (en blocs de grès autochtones quand même) pour soutenir le surplomb.
À compter du 16 octobre 2014, et jusqu'au 24 octobre, l’entreprise Eiffage, va lancer, pour le compte de l’Office national des forêts, les travaux de restauration du Carrefour et du parking du Bas Bréau sur la commune de Barbizon.



"Réalisés dans le cadre d’un projet global de réaménagement du site de Barbizon en forêt domaniale de Fontainebleau, cette phase de travaux visent à :
- matérialiser la zone de retournement du carrefour avec un pavage en grès ;
- rénover et délimiter les 20 places de stationnement du parking du Bas Bréau.

Dans ce cadre, les conditions de circulation et d’accès à ce site se trouveront modifiées. Ce chantier nécessite, en effet, la fermeture temporaire du parking du Bas Bréau jusqu’au vendredi 24 octobre inclus.

Afin d’assurer l’accueil du public sur ce site fréquenté, l’ONF incite les automobilistes à stationner sur les accotements, prévus à cet effet, le long de l’Allée aux Vaches. Toutes les dispositions seront prises pour garantir la réalisation des travaux dans les meilleures conditions de sécurité. 

En l’occurrence, l’entreprise Eiffage signalera le chantier par la mise en place de rubalise et de barrières sur le site.
Conscient que ces modifications peuvent perturber temporairement les automobilistes et déranger quelque peu les activités de loisirs, une information in situ avertira les usagers de la forêt. Ces derniers sont invités à la plus grande prudence.

Cette opération est financée par le Conseil général de Seine-et-Marne, l’Agence des espaces verts d’Île-de-France, l’Europe et l’ONF. L’ONF remercie les automobilistes et les usagers pour leur compréhension."
Au mois de juin 2013 nous vous avions parlé des perturbations sur la faune engendrées par les partiques de loisirs nocturnes à Fontainebleau au travers de l'exemple d'un célèbre grimpeur Basque. Des remarques qui vallaient tant pour les grimpeurs tentés par l'expérience que pour les autres pratiques (randonnée, trail, VTT...) de plus en plus proposées de nuit. Difficile alors pour nous de ne pas réagir à la vidéo du moment, "Paris by night", un projet artistique autour des monument de Paris et quelques blocs de la forêt, largement sponsorisé par la marque aux trois bandes. Nous avons hésité, regardé plusieurs fois la vidéo (15 minutes), échangé avec Clément Perroti avant de vous donner notre avis...

Après un an et demi de travail, Julie La Guigne et Clément Perotti (Sandstones Media) viennent de boucler ce projet cinématographique. Clément décrit le projet ainsi :
"Notre idée était d'explorer les côtés plus sombres et "adultes" de la pratique du bloc ; l'obsession, la détermination, la visualisation. Pour cela, nous avons créé des séquences dans lesquelles les grimpeurs, errant dans Paris en attendant le premier train du matin pour Bleau, se retrouvent dans une situation étrange qui leur rappelle une belle ligne de la forêt."


Jusque là, pas de soucis mais la suite nous laissait perplexe : "nous avons filmé de nuit, avec tous les moyens du cinéma : une tonne de groupe électrogène, lumières, trépieds, une équipe d'une dizaine de techniciens... Bref, une belle aventure nocturne avec de super pic-niques sous les blocs ! Nous tenons à préciser que toute la grimpe de nuit à été tournée sous la supervision de l'ONF, en respectant les périodes qui impactaient le moins possible la faune de la forêt. L'escalade de nuit n'est pas à conseiller et nous ne voulons pas en faire la promotion : la forêt est fragile, et notre tournage a été toléré de manière exceptionnelle."

Grimpe de nuit donc...  Aïe, aïe, aïe !
"Cette histoire de tournage nocturne nous a pas mal pris le choux. On était conscient que l'on montrait quelque chose qui n'était pas conseillé, tout en sachant que l'on avait tout fait pour minimiser les impacts sur l'écosystème..." [...] "On a fait de notre mieux pour un projet dans lequel on croit. au nom de "l'art" et sans faire n'importe quoi, et en essayant de sensibiliser les gens à notre petit niveaux."

On a donc visioné et, très franchement, au delà du côté un publicitaire lié au principal sponsor, le moins que l'on puisse dire c'est que le résultat, artistique, est plutôt convainquant... C'est sombre (comme décrit plus haut) mais cela offre rééllement une belle ambiance.

On a véritablement aimé la démarche artistique. Mais voilà, cette démarche nous autorise t'elle à faire à transgresser les règles ? En effet, une petite partie du tournage s'est faite dans le Coquibus, un site riche et fragile que l'ONF souhaite préserver des foules et pour lequel il a déjà adressé aux associations de grimpeurs, sites internets ou éditeurs de topos des courriers dans ce sens. Un sentiment aussi un peu partagé par Clément.

"Ce n'est pas grand chose, mais cette histoire de Coquibus nous a pas mal inquiété.
Nous avons tourné à The Island le 2 décembre, par -2°C et sous un fin crachin... malgré tout ça, notre contact à l'ONF avait oublié de mentionner que il y avait une battue sur la zone... J'ai du appeler le responsable de la battue pour éviter tout accident et au final, on a mis ça sur le compte d'une mauvaise communication ONF en Interne." (...) "Après, pour la suite du tournage, on a choisi des zones moins sensibles : Petit bois et Rocher Gréau, Buthiers et Recloses qui est en limite de zone protégée. The Island était le bouquet final de notre projet, sans celà on aurait évité."


Toutes les images viennent de la vidéo...
On comprend la décision de l'ONF car, à la différence de ce que nous écrivions en juin 2013, une équipe de tournage par -2°C en décembre n'a effectivement que peu de chance de perturber la faune (chauves-souris, avifaune et grosses bêtes) donc pas de soucis. Cette décision est aussi assortie du paiement d'un droit à l'image... Reste que malgré tout le soins apporté à la réalisation et au montage, ce film suscitera sans doute des vocations... 
C'est le pouvoir de l'image et, hélas, on y peut pas grand chose. Et ça, cela nous inquiète...un peu.

Au programe de la vidéo : quelques cadors du team Adidas (sponsor principal) : Guigui Glairon-Mondet, Mélanie Sandoz, Melissa Le Nevé, Shauna Coxsey, Mayan Smith-Gobat, Benjamin Rueck et le slovène Klemen Becan. Le Fodacim a également apporté son soutien.

Pour visionner le film de 15 minutes, c'est ci-dessous.

http://www.kairn.com/fr/escalade/93241/film-paris-la-nuit.html
De plus en plus d'associations montent leur campagne estivale de ramassage des déchets notamment en montagne. Nous avons régulièrement évoqué dans nos pages ces Clean up days et leur bilan. 2014 n'échappera pas à la régle et le cru semble être remarquable. On commence avec Mountain-riders.org et ses "Mountain Days" qui ont mobilisé près de 7300 volontaires sur 110 spots. Au total, 93 tonnes de déchets ont été ramassées, soit une moyenne de 850 kg de déchets collectés par spot ! Mais le bilan ne s'arrête pas là. En effet, il y a les nombreuses actions à mettre au crédit de Mountain Wildreness France, celle de l'association néerlandaise Respect the Mountains qui a organisé son 6ème « Envirotrek » ou encore l'opération médiatique de nettoyage de la Mer de Glaces (photo de couverture)avec le concours de Lafuma, du CAF...

Cette année, les Mountain Days se sont regroupés afin de fédérer un maximum d’acteurs sous un même ensemble dans le but d’atteindre un bilan annuel plus significatif. Grace à ce regroupement 15 nouveaux ramassages (dont celui de la Mer de Glaces) ont pu intégrer la campagne ainsi que 800 bénévoles supplémentaires. Le collectif porte également le message fort et pédagogique de la réduction des déchets à la source. Mountain Riders travaille depuis 2001 à la sensibilisation et l’éducation au développement durable sur les différents territoires de montagne en France (Voir bilan complet 2014).



Vient ensuite nos amis de Mountain Wilderness qui depuis 13 ans  28 chantiers) conduit différentes actions de démontage dans les montagnes françaises d’aménagements abandonnés d’origine touristiques, militaires, industrielles forestières ou agricoles. En tout, 352 tonnes d'installations obsolètes ont été arrachées de nos montagnes par ses bénévoles. 
Ainsi, au mois de juillet, c'est en Ubaye, sur la commune d’Uvernet-Fours que s’est déroulé le chantier Installations Obsolètes organisé par Mountain Wilderness et des agents du Parc national du Mercantour. Trente bénévoles se sont retrouvés afin de procéder au démontage d’anciennes installations agricoles, principalement des câbles forestiers et à foin, inutilisées depuis plusieurs décennies et traînant, pour la plupart, à terre.
Cette 18e opération de démontage avec et dans le Parc national du Mercantour (en 7ans) a permis de retirer 6 tonnes de ferraille qui ont été récupérées et évacuées en déchetterie par les services de la Communauté de communes de la Vallée de l’Ubaye. Dans le PNM c'est donc 172 tonnes enlevées en tout dont 52 tonnes en Ubaye (interventions également dans les secteurs Vésubie, Tinée et Roya
Brochure Installations obsolètes : découvrez la publication [La montagne, respectons-là - Les installations obsolètes]
L'Envirotrek est une manifestation à la fois sportive et écologique qui combine  la collecte des déchets en montagne à un rassemblement festif. En 2014, ils se sont déjà déroulés en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche, en République Tchèque et en France (Samoëns). Cette année, plus de 3tonnes de déchets ont été ainsi enlevés de la nature.

Il s’agit d’un événement se déroulant en trois temps :
Matin : Nettoyage d’une zone de montagne particulièrement polluée
Midi : Barbecue offert à tous les participants et les bénévoles
Après-midi : Un sport d’aventure pour partager des bons moments et profiter du formidable terrain de jeu de la montagne
A Samoëns, pas moins de 135 participants se sont réunis au Lac des Dames pour participer à l’événement. Ils ont réussi à débarrasser la montagne de 400 kg de déchets ! Ensuite, tous les bénévoles étaient invités à participer à différentes activités d’été proposées à Samoëns: descente en rafting, randonnée en VTT et escalade.
L'association des amis de la Forêt de Fontainebleau, véritable gardienne du Temple est sans aucun doute l'une des plus actives de Bleau. Outre ses actions en faveur de la sauvegarde de la forêt ou de protection de son patrimoine historique, elle offre, au travers de nombreuses sorties, d'inombrables possibilités d'en apprendre beaucoup plus sur ce formidable territoire. Ainsin en octobre et novembre, celles et ceux d'entre-vous qui ont apprécié nos articles sur la géologie, les gravures rupestres ou les secours (exemple au 95.2 et trousse) à Bleau trouveront dans ce programme d'excéllentes occasions d'approfondire leurs connaissances sur le terrain... Et commençons par la sortie du 12 octobre qui tentera de répondre à la question du moment : quel avenir pour la sylve de Fontainebleau ? A vos agendas !




Quel avenir pour la forêt de Fontainebleau ?
Thème : nature Date : dimanche 12 octobre 2014 - matinée -


La variété des milieux forestiers bellifontains génère une prodigieuse diversité paysagère et biologique dont l'avenir dépend des choix de l'Homme qui influent sur la physionomie des peuplements forestiers. Pourquoi et comment le fait-il ? Quelle forêt pour demain ? Départ 9H30 du parking de la Platièred'Apremont, parcelle 717, pli E2, retour vers 12H30.

Sortie animée par Sylvain Ducroux, ingénieur forestier ONF en partenariat avec Naturparif.


Géologie à Darvault (COMPLET)
Théme : Géologie Date : samedi 18 octobre 2014 - journée -

Rattrapage pour ceux qui n’ont pu assister à la sortie du premier semestre. Fragiles les grès du sud ? Festons, sculptures ferrugineuses et grès pif, sans oublier le calcaire et le sable toujours présents.
Limité à 20 personnes sur inscription à l’adresse : oleg.sokolsky(at)laposte.net
Sortie animée par Daniel Obert, expert géologue et l'ami Oleg Sokolsky.

Les fossiles du Stampien
Thème : Archéologie Date : dimanche 19 octobre 2014 - matinée -

 Examen d’une coupe géologique où de nombreux fossiles bien conservés in situ sont observables. D‘autres fossiles, vestiges des la faune peuplant la région au stampien, seront montrés et commentés. Sur inscription, limité à 20 personnes.

Départ 9H30, retour vers 12H.

Sortie animée par Renaud Bourgeais, garde technicien de la réserve naturelle géologique au DENV, Conservatoire départemental des Espaces Naturels Sensibles.

Parmi les nombreuses traces du passé militaire de notre forêt, l'ami Jean Poule Debleau nous avait fait découvrir sur son blog (l'ancien) d'étanges tranchées. Nous y revoilà avec les AAFF...


 
Les tranchées de la guerre de 1914-1918
Thème : Histoire Date : dimanche 26 octobre 2014 - jounée -
Vestiges des tranchées écoles où l’armée a expérimenté différents profils les plus aptes à la défense d’une position. Sur les 2 monts du parcours, 7 Km sont encore visibles.

Départ 9H30 Crf de Marlotte croisée de la Route Ronde et de la D58, parcelle 72, pli G3, retour vers 17H.

Sortie animée par Thierry Szuber.

Le sauvetage en forêt
Thème : Sécurité Date : samedi 15 novembre 2014 - matinée -

Relire l'article sur cet exercice au Trois Pignons

Au cours d'une promenade en milieu rocheux non accessible par des moyens terrestres, un membre d'un groupe de randonneurs est victime d'un accident. De l'alerte au sauvetage : hélitreuillage ou évacuation par tyrolienne. Toute la procédure sera commentée et suivie par un débriefing dans la plaine de Chanfroy.
Exposition du matériel de secours.
Départ 9H parking de la Plaine de Chanfroy, parcelle 77 des Trois Pignons, pli F1, retour vers 12H30.
Sortie animée par le lieutenant Lionel Bourcey et le sergent Michael Biard du SDIS (Service Départemental Incendie et Secours) et Gilbert Detollenaere.

Date : dimanche 23 novembre 2014 - journée -
Abris rupestres méconnus, parcours facile en tout terrain.


Départ 9H30 du parking de Bois d’Hyver.pli J2
Retour vers 17H. GPS : 0470230/5349431.
Sortie animée par JP et MC Auffret.14 – Après-midi


Néandertal l'européen
Thème : Préhistoire Date : dimanche 16 novembre 2014 - journée -
Visite de l’exposition au Musée dela Préhistoirede Nemours. Sur inscription, réservée aux adhérents (frais pris en charge par l’AFF), non adhérents, dans la limite des places disponibles, (4 € l’entrée).RDV 10H entrée du musée

Après midi: GLANDELLES. Si le temps le permet, visite de ce site géologique exceptionnel. Sortie animée par Ghyslaine Beaux et Gilbert Detollenaere.


Les pétroglyphes à Larchant
Thème : Géologie Date : dimanche 23 novembre 2014 - journée -

Abris rupestres méconnus, parcours facile en tout terrain.
Départ 9H30 du parking de Bois d’Hyver.pli J2
Retour vers 17H. GPS : 0470230/5349431.
Sortie animée par JP et MC Auffret.14 – Après-midi


Vous pouvez consulter le récapitulatif des promenades sur le site de l'AAFF



Yannick Dagneau, photographe animalier, sera présent à la bibliothèque municipale pour une vente-dédicace de son dernier ouvrage «La forêt bien-être». Cette nouvelle aventure est le récit en images de la vie sauvage de la forêt de Fontainebleau.
Bibliothèque municipale Fontainebleau
34 rue de l'Arbre Sec, 77300 Fontainebleau




A l'heure où la mobilisation s'intensifie contre différentes demandes de Permis de recherches, notamment dans le PNR du Lubéron, il nous paraît important de souligner la confusion généré par l'absence de classification des demandes de permis ! En effet, la recherche et l'exploitation du gaz ou du pétrole n'est pas interdite en France et il existe plus de 110 Permis de recherches exclusifs d’hydrocarbures liquides ou gazeux et plus de 90 concessions (production d’hydrocarbures) dans notre pays. Actuellement, les Permis en “demande” ou “attribués”, pour de la recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux NE PRECISENT PAS, ou “PLUS», (depuis la Loi du 13 juillet 2011 qui a imposé aux compagnies de définir leurs projets) s’ils concernent de la recherche conventionnelle ou non conventionnelle. Il n’y a pas de dénomination des Permis, ni de classification officielle de ces Permis, entre ceux qui visent des ressources conventionnelles et ceux qui visent des ressources non conventionnelles. Une situation dénoncée notamment par NoFrakingFrance dans l'article partiellement reproduit ci-dessous.



"Depuis trop longtemps, la confusion règne autour de cette question des gaz et huiles (pétrole) de schiste, dans notre pays.
Il apparaît  utile de rappeler, à chacun qui s’intéresserait de près ou de loin à cette problématique, que la recherche de gaz ou de pétrole conventionnels, c’est à dire “en réservoir”, est autorisée en France depuis l’après-guerre (1950).
L’attribution de “Permis” dits “Permis exclusifs de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux” est légale et l’exploitation d’hydrocarbures, gaz et pétrole conventionnels est autorisée en France.
Les Compagnies pétrolières et gazières déposent des demandes auprès du BRGM, (Bureau deRecherches Géologiques et Minières). Ces demandes sont des ”titres  miniers” de “recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux” : gaz ou pétrole. Chaque année, depuis 1950, de nombreuses compagnies françaises ou étrangères déposent des demandes de Permis qui sont ensuite instruites, puis déclarées “recevables”  ou non. Sous chaque gouvernement successif, de droite comme de gauche, les ministères de l’Industrie ont validé et accordé des permis de recherche d’hydrocarbures en France.
  1.  Lorsqu’une demande de Permis est recevable, elle devient “Permis de recherche exclusif…”
  2. Un “Permis de recherche exclusif…” est délivré à une Compagnie  pour cinq ans renouvelable deux fois.
  3. Lorsqu’une compagnie, “trouve” sur son “Permis exclusif de recherche…” la ressource recherchée, elle fait une demande de concession pour exploiter et produire.
[...]

Le gaz ou le pétrole  de roche mère: schiste, grès houille, sont des hydrocarbures dits: “non conventionnels”. Ils sont exploités essentiellement et de façon intensive aux Etats-Unis depuis 15 ans.La SEULE TECHNIQUE opérationnelle pour extraire ces hydrocarbures piégés dans la roche, c’est la fracturation dite “hydraulique, “FRACKING” en jargon pétrolier, cette technique est interdite, pour de l’exploitation, en France depuis le 13 juillet 2011 : Adoption de la Loi Jacob.  [...]
Il n’existe actuellement, pas d’autres technique, OPERATIONNELLE, rentable, que la fracturation hydraulique. Des techniques alternatives sont expérimentéesen bureau d’étude ou sur le terrain mais pas à l’exploitation :  arc électrique, fracturation pneumatique, fracturation au propane : (très risquée, explosions). La technique propre n’existe pas.

Mélange des genres : les permis ne précisent pas le type de ressources recherchées


Actuellement, les Permis en “demande” ou “attribués”, pour de la recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux NE PRECISENT PAS, ou “PLUS», (depuis la Loi du 13 juillet 2011 qui a imposé aux compagnies de définir leurs projets)  s’ils concernent de la recherche conventionnelle ou non conventionnelle. Il n’y a pas de dénomination des Permis, ni de classification officielle de ces Permis, entre ceux qui visent des ressources conventionnelles et ceux qui visent des ressources non conventionnelles.
[...]

Ce qui aurait été logique, cohérent et d’intérêt général, dès l’adoption de la Loi et dès  lors que le seul procédé d’extraction opérationnel, de ces hydrocarbures “non conventionnels” était interdit, c’était de retirer les demandes qui visaient toutes ressources non conventionnelles et d’abroger les Permis exclusifs déjà attribués pour explorer ces ressources.
Avant l’adoption de la loi les compagnies indiquaient dans leur dossier technique si l’hydrocarbure recherché était conventionnel ou non conventionnel. La haute administration française en charge de l’instruction des dossiers et le Ministère concerné ont connaissance de ce qui est visé par les Permis de recherche.
Ce “stand-by” actuel sur la “ non classification” des Permis de recherche d’hydrocarbures, engendre la plus grande des confusions, pour les français.

Même si les craintes sont légitimes et qu’on ne peut écarter l’éventualité que les compagnies, aidées de dispositions législatives, (la Loi prévoit en effet une possible exploration, sous couvert , d’une Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration., article 2 et 4), pourraient venir s’implanter et faire de la recherche “encadrée”  d’hydrocarbures non conventionnels, avec le procédé de fracturation, il est indispensable de bien discerner que la seule recherche et production d’hydrocarbures, à l’heure actuelle  en France, est une recherche et une production d’hydrocarbures conventionnels.
[...]

Elisabelle Bourgue  © NO Fracking France

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