Les Titres

vendredi 30 janvier 2015

Nouveau décret pour la réglementation sur les trames vertes et bleues

Les orientations nationales pour la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques, dites "trames verte et bleue", ont été adoptées par un décret publié au Journal officiel du 22 janvier. "Il s'agit du quatrième et dernier décret attendu pour finaliser le socle réglementaire de la trame verte et bleue", précise le ministère de l'Ecologie.

Le document-cadre de 72 pages, prévu par la loi Grenelle 2, n'est pas reproduit au JO mais accessible via le site internet du ministère de l'Ecologie.

Compatibilité des documents de planification et projets

Ce document, élaboré en association avec le comité national "trames verte et bleue" mis en place fin 2011, est d'importance. L'article L. 371-2 du code de l'environnement prévoit en effet que les documents de planification et projets relevant du niveau national, et notamment les grandes infrastructures linéaires de l'Etat et de ses établissements publics, doivent être compatibles avec ces orientations nationales.

Il contient deux parties. La première, relative aux choix stratégiques, précise les définitions, les objectifs et les grandes lignes directrices pour la mise en œuvre de la trame verte et bleue (TVB). La deuxième est un guide méthodologique. Il détaille les enjeux nationaux et transfrontaliers permettant d'assurer la cohérence écologique de la TVB, ainsi que les modalités d'élaboration des schémas régionaux de cohérence écologique.

Cette publication "vient appuyer l'élaboration et l'adoption des schémas régionaux de cohérence écologique en cours dans la totalité des régions métropolitaines", précise le ministère de l'Ecologie, qui en profite pour annoncer l'adoption en Ile-de-France du premier schéma régional le 21 octobre dernier.

Source : ACTU-ENVIRONNEMENT

Attitude Nature, la nouvelle association d'éducation à l'environnement prend la suite de Naturaya

Il y a quelques jours nous évoquions la fin de l'association Naturaya / Maisons du bornage. Parmi les 6 éducateurs qui se sont retrouvés sur le carreau, 2 viennent de créer Attitude Nature et vous trouverez ci après leur communiqué. Nous souhaitons donc longue vie à cette association et bon courage à nos amis photographes et éducateurs Sylvain et Boris.



Communiqué
La Genevraye, le 25 Janvier 2015.
ATTITUDE NATURE est une toute nouvelle association loi 1901 fédérant la majorité des anciens éducateurs à l’environnement de l’association «Naturaya» des Maisons du Bornage de la forêt de Fontainebleau, après la liquidation judiciaire de cette dernière.
Cette  liquidation  était  indépendante  de  l’activité  d’éducation  et  d’animation  pédagogique  nature et est survenue au terme d’orientation et de choix d’activité n’ayant pas de rapport avec le cœur de notre métier.
En dehors des salariés dirigeants, salariés administratifs, et personnels d’accueil des structures gérées par l’A.M.B.F.F, cette liquidation a touché six éducateurs à l’environnement.
De ces six animateurs, deux sont fondateurs d’Attitude Nature, deux autres sont partenaires exclusifs, et deux autres, partenaires privilégiés.
Le volet «éducation à l’environnement» de l’Association «Naturaya» des Maisons du Bornage  de la Forêt de Fontainebleau va donc perdurer sous un nouveau jour, le programme des sorties et actions va s’étoffer, le partenariat avec les collectivités et associations va s’étendre.
Dans le soucis de respecter l’engagement moral et éthique qu’exige le noble métier d’éducateur à l’environnement, nous serons nos propres et uniques gestionnaires.
C’est donc en toute indépendance que nous poursuivons notre action pédagogique autour des thématiques environnementales et de développement durable en forêt de Fontainebleau
et à ses alentours.
Les guides ATTITUDE NATURE.




Pour joindre Attitude Nature

Attitude Nature - 6 bis route de La Genevraye 77690 La Genevraye
Tél. : 07.83.283.283 –
 www.attitudenature.fr - mail : contact@attitudenature.fr

mardi 27 janvier 2015

Appel aux photographes du PNR du Gâtinais

Saviez-vous que le Parc naturel régional du Gâtinais français a engagé dès 2001 une démarche d’étude de son patrimoine paysager à travers la réalisation de huit chartes paysagères ? 
Depuis mi décembre, le PNR a lancé un appel d'offre (Marché public) pour la "VALORISATION ARTISTIQUE DE L’OBSERVATOIRE PHOTOGRAPHIQUE DES PAYSAGES ". Une démarche qui peut intéresser certains de nos amis photographes mais que le cahier des charges peut aussi rebuter... tant il laisse peu de place à la créativité ! Attention, date limite de réception des offres le 2 février 2015, à 17h



Afin de connaître les paysages porteurs d’identité et d’assurer un suivi de l’évolution de ces paysages dans le temps, il a été proposé un observatoire photographique pour chaque entité paysagère concernée. La fin de l’année 2008 et le début de l’année 2009 ont vu la matérialisation de l’observatoire photographique : près de 200 points d'observation ont été marqués physiquement par un ancrage au sol d’une borne en grès, avec une rondelle verte mentionnant ‘’Parc naturel régional du Gâtinais français : observatoire photographique’’...

L’observatoire permet de suivre au mieux les évolutions du paysage sur des secteurs repérés comme identitaires ou susceptibles d’évoluer rapidement. Pour ce faire, chaque prise de vue sera reconduite avec une fréquence adaptée par les services techniques du Parc. Les élus prendront également des photos à chaque fois qu’ils constateront une évolution ou qu’ils le souhaiteront. L’objectif est donc double : veiller sur l’évolution des paysages et prendre conscience de leur fragilité. Les paysages évoluent naturellement, ils constituent un patrimoine vivant : l’observatoire n’est donc pas fait pour les « mettre sous cloche » mais bien pour veiller à leur évolution.

Les Paysages du PNR du Gâtinais français c'est aussi de nombreux paysages agricoles
(C) 2012 Grégoire CLOUZEAU

Afin de valoriser autrement l’observatoire des paysages, un projet artistique et culturel a vu le jour en partenariat avec les Départements de l’Essonne et de Seine-et-Marne et leurs associations d’animation culturelle. En se basant sur les points de l’observatoire photographique, des artistes de disciplines variées produiront des œuvres originales invitant le grand public (habitants, scolaires, visiteurs,...) à porter un autre regard sur le paysage.

L'appel d'offre en cours :
Il s’agit d’un marché à bons de commande conformément à l’article 77-1 du Code des marchés publics, avec fixation de montants minimal et maximal de prestations en valeur définis comme suit : montant minimal : 18 photographies et montant maximal : 45 photographies.  La plupart des points de vue sont ceux figurant sur les livrets précités (sauf ceux des communes ayant intégrés le Parc en 2011) que vous pouvez télécharger sur http://www.parc-gatinais-francais.fr/documents-a-telecharger/paysages/index.php 

Les dossiers sont jugés sur leur valeur technique et le prix avec une pondération... (extraits)

1) Valeur technique : 2/3 
Elle sera appréciée sur la base d’une note technique dans laquelle le candidat présentera : 
 Un descriptif détaillé de la méthodologie envisagée pour répondre à la demande 
 Un descriptif détaillé d'expériences réalisées pour des prestations de même nature 
 Des documents et supports illustrant lesdites expériences, dans la limite maximum de 5 exemples 
 Organisation des moyens, qualification des personnes Une bonne connaissance des parcs naturels sera appréciée. 

Pour le critère de la valeur technique, les candidats seront notés de la façon suivante : 10 points si la réponse fournie est très satisfaisante 7,5 points si la réponse fournie est satisfaisante 5 points si la réponse fournie est moyenne 2,5 points si la réponse fournie est peu satisfaisante, imprécise ou trop générale 0 point si les éléments fournis sont inexploitables ou sont très insatisfaisants. 
Si un candidat obtient la note zéro à la valeur technique, son offre sera déclarée irrégulière. 

2) Le prix : 1/3 L’analyse du prix des prestations sera réalisée sur la base du montant total (HT) tel que repris dans me bordereau des prix. 
Dans le cas où le candidat est exonéré de T.V.A, il devra faire parvenir chaque année une copie de la demande d’attestation qu’il a faite au titre d’activités s’inscrivant dans le cadre de la formation professionnelle continue (cerfa n° 90-0231) en application de l’article 261-4.4e du Code Général des Impôts. En cas de changement de son statut, il doit en informer la personne publique par écrit. 
La meilleure proposition financière se verra attribuer la note de 10. 
Les candidats seront notés par application de la formule de calcul indiqué ci-dessous : Note de l’offre = note maximale (10) x valeur de la meilleure offre financière divisé par la valeur de l’offre financière analysée. 
La note affectée du pourcentage de pondération (arrondie à deux chiffres après la virgule) résultant de l’application de cette formule constituera la note du critère prix. 

IMPORTANT : en cas d’égalité de classement entre plusieurs offres, le critère portant sur la valeur technique des prestations sera déterminant et privilégié pour le classement final. 

Cet appel d'offre répond donc à des règles bien précises et obligatoires sur les marchés publics mais qui soulèvent chez tous photographes quelques interrogations.

Pas d’excentricité non plus dans les photos à proposer !
Pas de drone ou autres photos prises du ciel pour cet appel d'offre
(C) 2012 Greg Clouzeau

La première concerne la dénomination même de l'appel d'offre aux regards de la législation sur les droits d'auteur ! 

Comment concilier la mention : "Réalisation de photographies d’auteur" avec l’article 4 de ce même appel d’offres où il est précisé : « Les photographies seront prises depuis les points de vue existants…en respectant les points de vue prédéfinis » ?

La réponse de l'acheteur public est sur le site de l'offre : 
"L’orientation de la photographie est certes établie mais le format reste libre. Il s’agira de jouer sur les lumières, ambiances, la mise au point… pour apporter un caractère esthétique à la photo. De plus, le photographe participe au choix des photos retenues pour ce projet : il pourra donc se positionner sur la pertinence esthétique ou artistique de certains points de vue (et rejeter ceux pour lesquels il n’en voit pas)."
Difficile donc de prétendre réaliser une vue d'artiste qui doit en plus témoigner de la réalité d'un paysage tout en se cantonnant aux bornes... Par ailleurs, le PNR a d'ors et déjà rejeté l'usage des drones et photos aériennes !
 "Il s’agit donc de re-photographie mais il est attendu de la part du photographe une approche artistique (jeu sur la lumière, les contrastes…). Une variante avec un drone ne correspond donc absolument pas à nos attentes."

Par ailleurs, comme le signale l'acheteur dans une réponse sur le site de l'appel d'offre qu'il a un budget fixe mais non communiqué.
"Les prix variant beaucoup d’un photographe à l’autre, nous commanderons autant de photographies que nous permet notre budget (en fonction donc des tarifs pratiqués par les photographes). 
Voilà qui laisse bien peu de place à la créativité et à réalisation de "photographies d’auteur" au terme de la législation sur les droits d'auteur ... mais c'est un autre débat ! pour ceux que le sujet intéresse, jetez un oeil au formidable site de l'avocate, photographe et auteur Joëlle Verbrüge



lundi 26 janvier 2015

[AGENDA du PNRGF]

Le PNR du Gâtinais Français propose régulièrement des opérations de grande qualité mais souvent mal relayées sur son site internet ou trop restreinte en terme de public. 
Dans la mesure du possible, nous les relayons au moins sur la page facebook de la TL²B que vous êtes 389 à suivre (merci) !

Ainsi demain 27, il y a un chantier de nettoyage de la Mare de platière du Marchais à Boutigny sur Essonne et jeudi 29, le PNR propose une matinale sur la gestion forestière ! A noter dans vos agendas si ce n'est pas trop tard !


Les Jeudis pédagogiques du Parc sont proposés à toute personne amenée à concevoir et/ou animer des animations et activités pédagogiques, notamment dans le cadre de l’aménagement des rythmes éducatifs. 
Ils sont ouverts aux acteurs associatifs, personnels touristiques… souhaitant faire découvrir et utiliser le potentiel du territoire du Parc auprès de groupes, notamment de jeunes.

PROGRAMME 
du premier JEUDI PÉDAGOGIQUE DU PARC  jeudi 29 janvier 2015,  sur le thème de la gestion forestière.
RdV à 9h à la Maison du Parc naturel régional du Gâtinais français (20 bd du Maréchal Lyautey, 91490 Milly-la-Forêt)
9h15 : départ pour un site en forêt
9h30-9h45 : présentation rapide du contexte forestier local
9h45-10h30 : explications des différentes options de gestion des bois, marquage d'une coupe de bois, débouchés et usages, prise en compte de la biodiversité…
10h30-11h15 : proposition et mise en situation d’activités pratiques à mener avec des jeunes : calculer la hauteur d’un arbre, utiliser une clé de détermination…
11h15-11h30 : retour en salle et présentation de ressources et autres pistes pédagogiques
12h-12h30 : échanges, questions

INSCRIPTION avant le 26 janvier auprès de Marion Le Quéré, Chargée de mission Education au territoire du Parc naturel régional du Gâtinais français, tél. : 01 64 98 73 93 ou m.lequere@parc-gatinais-francais.fr
Préciser : nom et prénom, fonction, commune/structure, téléphone, mail, votre situation pédagogique (durée moyenne de vos séquences d’activités, nombre de participants par tranches d’âges, facilités de sorties terrain (ou non) à proximité de votre structure…)


L'environnement aussi est mis à mal par la Loi Macron !

Le projet de Loi dit Macron devrait prendre une bonne quinzaine de jours ! Outre le travail dominical et la réforme de nombreuses professions réglementées, la loi Macron s'attaque aussi à l'environnement et la défense des sites naturels par les citoyens ! Bernard Redon, notre ami de Milly-la-Forêt a publié un article à ce sujet sur son site que nous relayons bien volontiers !

Extrait de : LOI MACRON : REFUSONS L'ARTICLE 28 !


Déni de démocratie

Le 16 janvier dernier, la commission spéciale de l'Assemblée Nationale en charge d'étudier le projet de loi Macron a finalement adopté l'article 28 autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnance (donc, sans passer par le parlement) afin d'«accélérer l'instruction et la délivrance de l'autorisation des projets de construction et d'aménagement et favoriser leur réalisation, modifier les règles applicables à l'évaluation environnementale des projets ainsi qu'à celle des plans et programmes, moderniser et clarifier les modalités de participation, de concertation, de consultation et d'information du public, accélérer le règlement des litiges relatifs aux projets susceptibles d'avoir une incidence sur l'environnement » et ce ne sont pas les quelques aménagements, comme la consultation du CNTE (Conseil National de la Transition Écologique) qui nous rassureront. [...]
Voilà qui met à mal aussi bien la démocratie représentative de notre pays que le devenir de la démocratie participative dont le chantier a pourtant été récemment lancé[...]

Et ce n'est pas tout. En effet, l'ensemble des députés seront appelés, dans le prochains jours à se prononcer sur le projet de loi en général et cet article en particulier. Or, les mesures liées à ce dernier font l'objet d'une étude dont le rapport n'a pas encore été rendu ! Cela revient à dire que les parlementaires vont devoir voter une loi dont ils ne connaissent pas le contenu.

[...]
Pour compléter votre information sur le sujet, vous pourrez également lire avec profit cet article d'Arnaud Gossement daté du 19 janvier.

Résumons-nous

L'article 28 de la loi Macron, sous prétexte de simplification, constitue une menace majeure pour l'environnement et la capacité d'expression citoyenne. Il s'agit même d'un sérieux retour en arrière, nous ramenant à une époque où le tout-économique primait. Pourquoi parler encore de Développement Durable et du nécessaire équilibrage de ses trois piliers, économique, social et environnemental, si les deux derniers sont à nouveau considérés comme négligeables et sacrifiés sur l'autel de l'efficacité et de la productivité ?

[...]

Voici un modèle de courrier à expédier au député de votre circonscription (ou à tous ceux 

de votre département). 
Bien entendu, afin d'enfoncer le clou, tout autre moyen supplémentaire de le contacter est 

le bienvenu, notamment en alertant votre maire, conseiller général ou 
régional, qui eux aussi sont concernés et peuvent peser de tout leur poids.


mardi 20 janvier 2015

[MATOS] Comment brosser un bloc en respectant l'environnement ?

Si les ouvreurs de blocs ont tendance à sous estimer leurs impacts sur l'environnement, c'est très souvent par méconnaissance de ceux-ci. Nous avons déjà beaucoup écrit dans nos portails sur l'érosion liée aux activités physiques et sportives de pleine nature que se soit à pied, à cheval ou en deux roues. Le processus d'érosion anthropique est d'ailleurs le même, seul quelques facteurs étant plus ou moins aggravant. En escalade, entre le décapage et le brossage d'une voie, il y a une différence. outre l'action érosive sur le site et les rochers, le nettoyage d'un nouveau secteur peut aussi avoir des conséquences sur la faune et la flore que le chasseur de prise peut méconnaître... Voici donc quelques conseils techniques mais surtout environnementaux.


Au commencement donc, il y a un petit chaos de rochers posés dans une pente plus ou moins sableuse et végétalisée. Seul quelques sentes faites par le passage répété de gros animaux permet de le traverser. Puis les découvreurs de cailloux (randonneurs, coureurs, Vététistes, grimpeurs...) arrivent et en explorent le potentiel, d'abord en suivant les cheminements les plus faciles (ceux créés par les animaux) ensuite en raccourcissant les trajets en créant de nouveaux sentiers. A Bleau, il ne faut que quelques passages pour créer une trace dans la callune. Très fragiles les branches de cette plante casse comme du verre. Une fois brisée la branche et son feuillage sèche en quelques jours et termine sa vie en mille morceaux laissant un sol vide de toute végétation. Le phénomène d'érosion est lancé ! 

Nous avons déjà décrit ce phénomène dans l'article "attention : Bleau s'écroule ! " mais nous n'avons pas évoqué l'impact directement lié au nettoyage des cailloux. Bleau, comme de la plupart des sites rocheux (y compris les falaises) abrite une faune et une flore spécifique, fragile et parfois protégée. Bien peu d'entre nous en ont conscience et connaissent les plantes à préserver. C'est donc aussi  par méconnaissance que l'on participe à leur destruction et ce d'autant plus que certaines plantes ne font que quelques centimètres ou semblent très banales. 

Prenons l'exemple de la callune et de la bruyère. Ces deux végétaux sont très souvent confondus par les visiteurs de Bleau malgré leurs différences (revoir l'article photos de Greg Clouzeau à ce sujet). Si la callune est très présente à Bleau, les bruyères le sont déjà un peu moins. Notez le pluriel ! En effet, il existe de nombreuses variétés de bruyère et certaines, peu communes sont protégées. Du coup, en piétinant allègrement les abords d'un nouveau site, on risque de détruire celles-ci sans même s'en apercevoir ! Pour le coup, en respectant les chemins, on évitera facilement le problème. 

Les choses se corsent avec les mousses, lichens, fougères et autres petites plantes méconnues. Les grimpeurs ouvreurs de nouvelles voies se contentent rarement d'un brossage minimaliste des blocs et des prises nécessaires à leur progression. En général, pour la recherche de celles-ci, le bloc est décapé sur toute sa surface et certains poussent le nettoyage jusqu'au sommet arrachant les formidables jardins sommitaux ! Pire, on a vu des grimpeurs utiliser des produits chimiques (anti-mousse, désherbant....) pour aller plus vite et obtenir un résultat plus durable ! Là, en plus de l'impact massif sur la flore et la faune, il y a un risque sanitaire évident pour les grimpeurs suivants qui, non informés de l'utilisation de produits hautement toxiques, peuvent être empoisonnés ! 

Voici un bloc dont le "nettoyage" a fait polémique ! Il est situé à Mondeville...

Le même bloc, après, pour quelques voies d'un intérêt discutable. (Photos JJN)

Il y a par exemple une petite fougère de rocaille (l'asplenium bilotti) qui n'est présente que sur quelques cailloux de la forêt de Fontainebleau et notamment dans le Coquibus ! On la trouve par exemple dans les fissures de la Roche Feuilletée... Sauriez-vous la distinguer ? 

Le Cosiroc a, dans les années 80 et 90, demandé à plusieurs reprises la diffusion d'une plaquette sur ces espèces et leur localisation mais les scientifiques et naturalistes ont préféré garder le secret de peur que certains collectionneurs viennent les cueillir pour enrichir leur herbier. Une hypothèse qui s'est d'ailleurs vérifier à plusieurs reprises avec les gravures rupestres préhistoriques !  Pour autant, avec l'arrivée d'Internet et la diffusion des documents officiels touchant à l'environnement, ce type d'information est de plus en plus accessibles (voir par exemple les listes rouges UICN).



Rien de tel qu'un exemple pour vous montrer l'importance de ces documents pour les profanes que nous sommes. Les illustrations ci-dessous sont extraites du DOCOB sur les Platières gréseuses de l'Essonne dont celle de Bellevue est située non loin des Grands Aveaux (ex-Beauvais). C'est sans aucun doute l'un des plus complet et précis que nous ayons eu à lire. Il concerne la zone Natura 2000 située non loin des rochers d'escalade que nous avions présentée ici. Plusieurs biotopes fragiles  y sont décrits avec précision.


Donc, avant d'aller prospecter un nouveau secteur mieux vaut se renseigner sur celui-ci. Après quelques recherches sur internet, vous trouverez certainement de la documentation sur ses richesses floristiques et faunistiques avec, si vous avez de la chance, un descriptif de celles-ci, voir une localisation précise. A la TL²Bleau nous vous proposons la lecture de nombreux documents accessibles depuis boîte àoutils. Notre page consacrée aux cartes de la forêt de Fontainebleau vous aidera aussi à localiser certaines espèces étant entendu qu'il ne s'agit que d'extraits d'un document de plus de 300 pages !   
Notez que si certaines plantes souffrent de nos activités (marche, escalade, VTT, chevaux...) d'autres en profitent ! Difficile donc d'être catégorique sur le sujet mais globalement les premières sont plus nombreuses. Pour illustrer le propos, lisez attentivement les documents ci-après... Vous découvrirez que l'Orpin blanc (Sedum album)  souffre énormément de son piétinement en bordure du GR alors que la Crassula Vaillantii semble en profiter...

Et un peu plus loin dans le même doc.





A la TL2B on est souvent contre les interdits et "la mise sous cloche" de certains secteurs. Ainsi, Grégoire et de nombreux représentants d'associations du monde vertical se sont opposés en 2009 à un projet de Convention rédigée par l'ONF77 qui menaçait gravement notre activité et sa liberté de pratique. Pour ne citer que deux phrases parmi les très nombreuses qui nous avaient fait réagir :
le signataire s'engage à :
"- ne pas arracher la flore sauvage se trouvant sur les blocs ou à proximité (fougères, mousses, lichens), l’éviter en grimpant ;"

"L’ouverture et le balisage de nouvelles voies d’escalade sont strictement interdits dans le cadre de l’activité du signataire, en vertu du statut de protection du Massif Forestier de Fontainebleau."

Pour éviter donc que ce type de projet refasse surface, il est impératif que les grimpeurs prennent conscience de la nécessité de respecter la faune et la flore lors de leur prospection. Voilà donc nos quelques recommandations pour une grimpe plus verte, résolument tournée vers le développement durable et la préservation du milieu.

Brossage des blocs : Comment faire alors ?

Phase de prospection :
- se renseigner au maximum en fouillant sur internet
- lors des premières visites, marcher au maximum sur les sentes existantes.
- aller lentement en identifiant au mieux les plantes et insectes. En cas de doute, faites quelques photos. De nombreux forums naturalistes peuvent vous aider dans l'identification de vos trouvailles. 

Phase de nettoyage :
Vous avez identifié une ou plusieurs lignes intéressantes ? Commencez par un brossage minimaliste (se limitant aux prises). Si le potentiel se confirme, il sera toujours temps de brosser le bloc correctement. 

Si votre but est d'offrir un nouveau secteur, il faudra porter une attention particulière au cheminement des grimpeurs en aménageant éventuellement les sentiers avec des matériaux naturels pris sur place pour canaliser la circulation et lutter contre l'érosion. Le brossage des blocs pourra être plus complet... Si au contraire, c'est un jardin secret, limitez le brossage au strict nécessaire. 

La coupe d'arbres, même morts, est interdite et punit par le code forestier (en domaniale) . Les bois morts par ailleurs, abritent de nombreuses espèces sensibles (du champignon aux insectes) et peuvent faire le bonheur de quelques oiseaux. A Bleau, ils permettent le maintien d'insectes protégés comme les Lucanes cerf-volant et avec eux toutes les espèces de pics. En conséquence, évitez autant que faire ce peut de détruire leur habitat. Dans les zones où sont tracés les circuits d'escalade, les associations font parfois un peu d'élagage en prenant soin de ne pas couper de branches de plus de 10 cm de diamètre. 

Le haut des blocs est souvent couvert de petits jardins "anglais ", véritables micro-biotopes qui sont à préserver au maximum. Certains les arrachent systématiquement sans se soucier de ce qu'ils abritent. En effet, ceux-ci font parfois plusieurs centimètres d'épaisseur qui se gorgent d'eau à chaque pluie et provoquent un ruissellement important même plusieurs jours après la pluie. Outre les mousses, lichens, fougères et autres bruyères, ce tapis riche en humus permet l'implantation de très gros bonsaïs naturels qui mettent des années à se développer. Il faut absolument les préserver. Si vraiment les coulées sont gênantes, essayez de ne retirer que le strict nécessaire pour limiter le ruissellement. 

Enfin, si vraiment la zone est fragile et que vous souhaitez la préserver, mieux vaut ne pas y grimper. Si vous ne pouvez résister, limitez au maximum votre impact et surtout, ne faite pas de publicité. Ainsi, Greg Clouzeau nous a conduit sur un ensemble de trois cailloux exceptionnels où il avait ouvert au milieu des années 90 une vingtaine de voies dont trois longues traversées avec la promesse de ne pas en faire la promotion. En effet, la géologie particulière du site a permis l'implantation et le maintient d'une flore exceptionnelle et protégée mais difficilement identifiable. Pour ce faire, le brossage a été minimaliste, l'usage de la magnésie proscrit et les prises de sortie n'ont fait l'objet d'aucun nettoyage... Nous n'en dirons donc pas plus. S'il nous est arrivé de contester l'utilité de certaines Réserves Biologiques Intégrales, il va de soit qu'elles doivent être respectées. C'est aux pratiquants de se renseigner sur leur localisation, intérêts...

Le matos du petit brosseur de blocs :

Dans les années 90, à Bleau, sévissait un certain Jean Claude Valluet qui nous a laissé quelques secteurs remarquables. Merci JCV ! Il nous a aussi donné de nombreux conseils et sa boîte à outils était impressionnante. Outre de nombreuses brosses on y trouvait divers crochets, spatules, poires...pour nettoyer jusqu'au fond des trous et fissures.

Avant de commencer, protégez-vous ! En effet, le brossage peut se révéler dangereux. Outre le risque de chute (encordement parfois recommandé et/ou échelle dont la stabilité aura été assurée) les projections de grains de sables, la poussière et dérapages peuvent vous causer de vrais soucis de santé. Il est impératif de porter des gants de protection (nous préconisons ceux en cuir souple) des lunettes et un masque. En effet, outre les petits bobos habituels, notez qu'inaler la poussière peut être la cause de graves problèmes respiratoires et que les projections dans les yeux (y compris une paille d'acier en provenance de la brosse) sont de vrais dangers ! 

Le grès est une roche fragile. Il convient donc de le brosser avec délicatesse en utilisant le moins possible la brosse métallique, notamment dans les sites du sud de la forêt ou par temps humide. Pour mémoire, voici deux article que nous avions publiés sur les conséquence d'un brossage excessif et la fragilité du grès (Ici et ) Certains lichens nécessitent quand même une brosse bien dure (notamment les noirs et ceux en forme de champignons) . Nous préconisons donc l'utilisation de grosses brosses en nylon type "bouchon" ou "étrille " pour faire le gros oeuvre. Dans l'enseigne aux produits bleus, au rayon équitation, on trouve de bonnes grosses brosses à des prix très raisonnables (à partir de 3€). Les finitions se font parfois à la brosse métallique (avec attention) non cuivrée. Balais brosse, balayette... seront des alliés utiles pour les grandes surfaces. Certains lichens et mousses se retirent beaucoup plus facilement lorsqu'ils sont humides. Il faut ensuite attendre que la terre sèche pour finir le brossage. 








lundi 19 janvier 2015

[URGENT, AVIS DE RECHERCHE] Avez-vous vu Emile ?

Amis Grimpeurs, randonneurs, vététistes, si vous êtes passé au Rocher Saint Germain ou dans les environs, depuis ces dernières 48 heures, vous avez peut - être croisé ce jeune homme pour lequel un avis de recherche a été lancé. 

Mise à jour du 20/01/2014 :
Emile a hélas mis un terme a sa vie. En effet, après trois jours de recherches, son corps a été retrouvé pendu, non loin de l’hippodrome. Nos pensées vont vers sa famille.

disparition1.jpg
"Emile Guidoux, âgé de 18 ans, demeurant sur la commune de Sucy en Brie, a quitté le domicile familial le 16 janvier dans la journée, laissant une lettre dans laquelle il indiquait son souhait de mettre fin à ses jours.
Son véhicule (PEUGEOT 206, de couleur rouge, immatriculé 935TD94, modèle 1999) a été retrouvé le jour même à 22h00 au cabaret Masson. Des effets personnels lui appartenant ont également été retrouvés à quelques kilomètres de là en forêt de Fontainebleau : une parka grise, une écharpe écossaise et un sac à dos rouge avec des bretelles grises.
Emile Guidoux est de type européen, mesure 1,85 m. Mince, il a les cheveux courts raides châtains clairs.
Au moment de la disparition, il était vêtu d’une parka grise, et d’un pantalon en toile marron.
Il aurait été susceptible d’être vu dans les secteurs de Bois Le Roi, Cabaret Masson , Les Ecrennes.
Toutes personnes pouvant donner des renseignements le concernant, est invité à contacter le Commissariat de Police de Boissy Saint Léger au 01 45 10 71 50

samedi 17 janvier 2015

Quel statut pour la Forêt de Fontainebleau ? Le communiqué de le SSFFVS !

Rappelez-vous, il y a quelques mois nous vous présentions la SSFFVS (Société de Sauvegarde de la Forêt de Fontainebleau et Vallée de la Seine) fondée par le Professeur Tournafond, ancien membre du COPIL Natura 2000 de Fontainebleau. Cette nouvelle association se veut plus "radicale" que celles déjà existantes, notamment dans sa condamnation des coupes rases. Dans un Communiqué de presse du 23 octobre 2014 passé inaperçu, elle revient sur l'un des sujets les plus polémiques de ces dernières années: Quel statut juridique pour protéger la Forêt de Fontainebleau ? Elle soutient, à nouveau, celui de Parc National pour lequel, à la TL²Bleau, comme tant d'autres acteurs locaux, nous avons dénoncé les limites et contraintes. Nous tenions à faire connaître cette position discordante et, à notre avis, peu réaliste.

La lecture de ce Communiqué (voir ci après, c'est nous qui avons surligné) nous a laissé dubitatif devant les amalgames et contradictions qu'il contient. Outre l'attaque inutile contre les AFF (bien d'autres associations ayant la même position sur le PN), la SSFFVS semble croire qu'un Parc National serait "une contrainte pour le gestionnaire et non pour les usagers". On aurait presque envie de rire.

Il n'y a qu'a voir ce qui se passe dans les Calanques pour mesurer la relativité des contraintes au gestionnaire qui peine à mettre un terme aux pollutions marseillaises ! Croire qu'un Parc National empêcherait l'ONF d'exploiter la forêt, y compris par coupes rases, c'est se mettre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Rien n'interdit en zone périphérique d'un PN l'exploitation sylvicole... 

Bref, si à la TL²Bleau comme chez les AFF on est opposé aux grandes coupes rases, on sait aussi que ce n'est pas une question de statut juridique mais bien de politique du Ministère de l'agriculture dont dépend l'office....
COMMUNIQUE DE PRESSE de la SSFFVS (publié ici sur son site)

"Quel statut pour la Forêt de Fontainebleau ?"
Fontainebleau, le 23 octobre 2014.

A la suite à l'article de la République du 20 octobre 2014 : "Faute de parc national, la forêt de Fontainebleau pourrait se consoler avec l'Unesco", nous tenons vous communiquer notre réaction et nos commentaires.

Classement au patrimoine mondial : prestigieux mais pas suffisant

Le classement en patrimoine mondial de l'UNESCO est un label prestigieux que Fontainebleau pourrait s'enorgueillir d'avoir.

Mais il n'est en rien une solution au problème actuel de la forêt qu'est la surexploitation et la méthode de gestion qu'est la coupe rase.

La Société de Sauvegarde de la Forêt de Fontainebleau rappelle que la Forêt a accumulé des statuts nombreux: site classé (1965), Réserve de Biosphère, déjà de l'UNESCO (1998), Forêt de protection (2002), Natura 2000 (2004), Forêt Patrimoine (2008), Forêt d'exception (2013). Certains statuts ne sont que des labels, les autres sont des protections foncières, seul Natura 2000 pourrait avoir un impact sur le sujet. Mais il est bien clair qu'aucun de ces statuts n'a résolu le problème des coupes à blanc étoc. Au mieux, ils ont égaré le débat.

Le président de la Société, le Pr. Olivier Tournafond, qui a été membre du Comité scientifique du Comité de pilotage du projet de Parc National soutient la démarche du Maire de Fontainebleau vis à vis de l'UNESCO, mais demande d'aller plus loin.

Faire cesser les coupes rases durablement

Sur la question du parc national, la Société de sauvegarde de la Forêt de Fontainebleau ne partage en rien l'opinion des "Amis de la Forêt". Depuis la réforme du statut de 1960 des parcs nationaux qui a été effectuée par la loi de 2006, il n'y a pas lieu de fermer des routes ou encore de créer de nouvelles réserves. De même, les contraintes que les AFF font valoir ne correspondent plus à l'état de la législation. Le rapport du Comité scientifique du projet de parc national a établi sans aucune réserve que les soi-disantes contraintes étaient un faux problème.

La Société de sauvegarde rappelle, comme le comité scientifique, que le Parc national doit être une contrainte pour le gestionnaire forestier et non pour les usagers. Sa position officielle est la suivante : elle réclame un statut portant sur nécessités de conservation du site et de la nature, dans le respect des infrastructures de transport vitales existantes. Ce statut ne doit entraîner aucune contrainte nouvelle pour le public et les visiteurs : on respectera les usages traditionnellement pratiqués dans le massif.

Par ailleurs, il existe d'autres méthodes de gestion, comme la futaie irrégulière ou jardinée, qui permettent de conserver une fonction économique en nuisant moins aux fonctions écologiques, esthétiques et sociales de la forêt.

On est loin de la mise sous cloche annoncée, mais il faut poser vraiment le problème de la gestion forestière, plutôt que détourner le débat. La désinformation continuellement entretenue sur le sujet a malheureusement empêché d'adopter les solutions qui auraient réglé la question.


Rappelons donc à nos amis de la SSFFVS que si tous les terrains qui se trouvent à l'intérieur du périmètre d'un parc national sont soumis à des mesures réglementaires spéciales, les propriétés forestières situées à l'intérieur du parc doivent être gérer et exploiter en respectant les mesures édictées par le parc national :
"Lors de leur élaboration ou de leur révision, les documents de planification, d'aménagement et de gestion des ressources naturelles relatifs à l'agriculture, à la sylviculture (…) sont soumis pour avis à l'établissement public du parc national en tant qu'ils s'appliquent aux espaces inclus dans le parc national." (Art. L331-3).

http://www.ecrins-parcnational.fr/dossier/la-foret-enjeux-socio-economiques-et-paysagers
Voilà qui devrait prouver que dans un PN, on peut couper et même, si la réglementation du dit parc le permet, avec des méthodes aussi agressives que les coupes rases !
Pour finir de s'en convaincre, un petit tour par le site internet du Parc National des Écrins prouve que l'on exploite les forêts d'un PN. 

Non, dans la forêt de Fontainebleau, comme tant d'autres en Ile-de-France (Compiègne, Meudon...) pour faire cesser les coupes rases, il suffirait de faire respecter la réglementation et notamment celle s'appliquant aux sites Natura 2000. En effet, l'ONF a pratiqué de nombreuses coupe dans des sites dont les vieux arbres abritaient des espèces protégées comme les pics, les lucanes cerf-volants...

Les infractions aux règles de protection de la nature peuvent être lourdes de conséquences. Par exemple, "la destruction, l'altération ou dégradation du milieu particulier d'une espèce animale non domestique protégée" peut conduire à une peine de 6 mois d’emprisonnement et 9 000 € d'amende (Art. L415-3 du Code de l’Environnement). Si quelques associations naturalistes se donnaient la peine de poursuivre sur cette base l'ONF, peut être que les coupes rases cesseraient !

En effet, des mesures de protection nationales sont prévues pour des espèces animales
(mammifères, oiseaux, reptiles, insectes, amphibiens, poissons, mollusques) et végétales comme par exemple l'Art. L411-1 du Code de l’Environnement :
"Lorsqu'un intérêt scientifique particulier ou que les nécessités de la préservation du
patrimoine biologique justifient la conservation d'espèces animales non domestiques ou
végétales non cultivées, sont interdits :
- (...) la destruction, la coupe, la mutilation, l'arrachage, la cueillette, ou l'enlèvement de végétaux de ces espèces, de leurs fructifications ou de tout autre forme prise par ces
espèces au cours de leur vie biologique, leur transport, leur colportage, leur mise en
vente, leur vente ou leur achat (...),
- la destruction, l'altération ou la dégradation du milieu particulier à ces espèces
animales ou végétales (...)".

Cette réglementation nationale intervient en complément ou en application de différents
textes européens ou internationaux (Directives Européennes Habitats-Faune-Flore et
Oiseaux, Conventions de Berne, de Bonn, de Washington…). En complément de ces protections nationales ou supranationales, des listes d’espèces protégées peuvent également être définies au niveau régional ou départemental et précisées par des arrêtés préfectoraux.

Pour en finir sur ce sujet, nous vous recommandons la lecture de quelques documents dont ce rapport de l'UICN sur la gestion forestière dans les PN, ou celui-ci, destiné aux exploitants et intitulé : Réglementation de l’exploitation forestière relative à la
protection de l’environnement ou Comment respecter l’environnement sur un chantier
d’exploitation forestière dans le cadre de la législation

vendredi 16 janvier 2015

[Com ONF] Pourquoi les dépôts de bois coupés restent en forêt

Pourquoi entreposer les troncs en forêt après une intervention sylvicole ? Ces énormes tas de bois qui parfois font bondir de promeneur et constituent un vrai danger pour celui qui aurait l'imprudence de les escalader restent parfois plusieurs mois avant d'être retirés. Explications rapide par l'ONF.



"Une fois abattues et découpées, les grumes (troncs d’arbres) sont regroupées à l’aide d’engins forestiers (débardeurs, tracteurs) sur des emplacements accessibles aux camions, appelés « places de dépôt ». Même si le bois peut y être entreposé plusieurs semaines, il n’y est pas pour autant abandonné, ni même gaspillé. En l’occurence, ces places permettent de stocker le bois, récolté, sur toute la forêt, dans les meilleures conditions de sécurité pour faciliter le transport vers les sites de transformation (scieries, merranderies, etc.). Enfin, elles servent également à trier les grumes par qualité afin que celles-ci puissent y être valorisées au mieux et présentées en vue de leur commercialisation prochaine."



jeudi 15 janvier 2015

Encore une ZAD en Seine et Marne, près de Montereau

Communiqué Presse

Parc Napoléon : Une très mauvaise idée !

La réalisation de ce parc est prévue en Seine-et-Marne, à proximité de Montereau-Fault-Yonne, sur la commune de Marolles-sur-Seine. Les porteurs du projet mettent en avant l'engouement international pour Napoléon et la création d'emploi pour justifier son intérêt. 
Nature Environnement 77 rappelle que la zone ciblée est classée site Natura 2000 (1), ZNIEFF (2) de type I et de type II, zone d'importance pour la conservation des oiseaux et comprend des biotopes d'espèces protégées. L'impact des visiteurs, de la circulation automobile, des tirs au canon réguliers lui semblent incompatibles avec ce type de protection et de label.
Par ailleurs, on peut se questionner sur la viabilité économique d'un tel projet alors que la situation financière des autres parcs d'attraction d'Ile-de-France est aujourd'hui assez fragile. Dans une conjoncture où le pouvoir d'achat diminue, il y a de fortes chances pour que ce soit en priorité le budget loisirs qui soit revu à la baisse...
1.       Le réseau Natura 2000 est un ensemble de sites naturels européens, terrestres et marins, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales, et de leurs habitats. Natura 2000 concilie préservation de la nature et préoccupations socio-économiques. En France, le réseau Natura 2000 comprend 1758 sites.
2.      Une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique, abrégée par le sigle ZNIEFF, est un type d'espace naturel labellisé de France. Les ZNIEFF de type I, de superficie réduite, sont des espaces homogènes d’un point de vue écologique et qui abritent au moins une espèce et/ou un habitat rares ou menacés, d’intérêt aussi bien local que régional, national ou communautaire ; ou ce sont des espaces d'un grandintérêt fonctionnel pour le fonctionnement écologique local.
·         Les ZNIEFF de type II sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. Elles peuvent inclure des zones de type I et possèdent un rôle fonctionnel ainsi qu’une cohérence écologique et paysagère

[ Com ONF] Attention Travaux Forestier Route de la Bonne Dame

Amis de Fontainebleau et Avon qui avaient l'habitude de vous promener sur le sentier bleu n°2 notamment, sachez que des travaux sur la route de la Bonne Dame vont se dérouler du 26 au 30 janvier. 
Soyez prudents !

L’office national des forêts va prochainement effectuer l’abattage des arbres dangereux en lisière de forêt de Fontainebleau, le long de la route de la Bonne Dame.
Dans ce cadre, le stationnement et la circulation se trouveront modifiés du lundi 26 janvier au vendredi 30 janvier 2015 (inclus), entre le parking de l’ancienne piscine et l’avenue du Touring-Club (arrêté municipal n°14.VO.844). Cette portion sera temporairement fermée à la circulation de 7h à 19h, pour des raisons de sécurité, inhérentes au bucheronnage, à l’élagage ou encore à la sécurisation d’arbres dangereux. Le stationnement sera quant à lui interdit, à partir du 23 janvier, sur l’emprise du chantier pendant toute la durée des travaux.
A proximité de la gare et de zones résidentielles, où le stationnement est fréquent, ces modifications temporaires peuvent perturber les riverains et les automobilistes. Par conséquent, toutes les dispositions seront prises pour garantir la réalisation des travaux dans les meilleures conditions
de sécurité.
De plus, l’ONF avertira également l’ensemble des riverains du secteur et une information sera mise en place quelques jours avant le début des travaux : signalétique, affichage, tractage véhicules.
Les communes d’Avon et de Fontainebleau et l’ONF remercient les riverains et les piétons pour leur compréhension et invitent à la plus grande prudence à l’approche du chantier.


lundi 12 janvier 2015

Soutenir la Liberté d'expression c'est important pour nous

Le 11 janvier 2015, se tenait à Paris mais aussi un peu partout en France et dans le monde un formidable rassemblement pour dire "non au terrorisme" et défendre la liberté d’expression (Wikipédia), même satirique. La participation à ce mouvement né du drame qui a frappé Charlie Hebdo le 07 janvier 2015 est aujourd'hui critiqué par quelques uns avec plus ou moins de bonnes raisons, y compris chez les grimpeurs.  

Que nous partagions ou non les idées de Charlie Hebdo, c’est le principe de la liberté qui est attaqué. Cette liberté nous devons la défendre, que les propos et les idées exprimés plaisent ou non. Chaque années, des journalistes (voir aussi sur Wikipédia la notion de Liberté de la Presse), photographes, artistes sont emprisonnés, torturés ou sont exécutés pour avoir défendu leur droit à la liberté d’expression, leur métier.

Cette liberté fondamentale ne se discute pas, ne se négocie pas. 

Elle est totale ou elle n’est pas. 
Mais, elle a aussi ses limites, (lire à ce sujet l'excellent article du Monde) ses lignes jaunes ou rouge à ne pas franchir, une frontière fragile, fluctuante, mouvante et invisible qui une fois franchi peut faire basculer le propos au mieux dans le mauvais gout, le triste, le stupide, l'immoral, au pire, dans la diffamation, le propagandisme, l'apologie de théories condamnées et condamnables, etc.

Chaque jour de nombreux organes de presse font l’objet de pressions de tel ou tel mouvement pour tenter d’imposer leur point de vue. Aucun média qu'il soit papier ou numérique, informatif ou satirique, artistique ou figuratif n’échappe pas à ce phénomène dont les origines sont parfois inattendues.

Eh oui, La Tribune Libre de Bleau, ses correspondants et ses partenaires n'échappent pas, eux aussi, à cette triste "règle". C'est sans doute pour cette raison que l'on s'est senti, plus que d'habitude, plus que jamais, solidaires de ces 10 journalistes morts et de toutes les victimes des actes terroristes qui ont endeuillé la France ces derniers jours.

Car oui, même dans le petit microcosme de l'escalade et des sports de nature, tous le monde n'est pas beau et gentil. Les pressions, les menaces, les sabotages, parfois les coups... sont, hélas, bien réels.

Hier, nous étions tous « Charlie ». 
Mais demain ? 
Et demain ?

Au delà de la liberté d'expression, il y a la liberté tout court ! 

Celle de croire en un autre dieu, celle d'être homosexuel, celle d'être stupide, celle de soutenir une équipe de foot différente de celle où l'on réside, de s'habiller comme bon nous semble, etc.

Le combat pour la liberté d’expression et la liberté de la Presse se poursuit.
Ne cédons pas. 
Tient, quitte à soutenir une action en ce sens, aidez Reporter Sans Frontières à poursuive son travail d'information et de soutien à celles et ceux qui bravent, au nom de la liberté d'expression, les censeurs et dictateurs.

Greg

Les Maisons du Bornage : c'est fini !


L'association Les Maisons du Bornage a déposé le bilan ! Ce n'est pas une surprise et nous avions évoqué en février 2014 la mise en redressement de l'association
Nous vous avions parlé à diverses reprises (ici par exemple) de cette association qui cherchait a éduquer et sensibiliser le public à l'environnement dans le pays de Fontainebleau. Nées en 1996, elles étaient en grande difficulté depuis la fin des années 2010, signe que quelques choses ne fonctionnait pas bien dans la politique locale d'accueil du public et sa gestion par les politiques.

Nous sommes solidaires des salariés et bénévoles de l'association qui n'ont pas à rougir de leurs travaux réalisés avec peu de moyens dans un contexte politique et économique local très difficile. En effet, comme l'expliquait son Directeur adjoint il y a un an, il est difficile de faire cohabiter sur un même territoire, des associations et organismes largement subventionnés qui font concurrence aux "Maisons"...
Souhaitons donc bon courage à ces salariés engagés au service de la biodiversité…


La presse locale a évoqué (un peu) cette triste fin et les enjeux à venir ! En effet, si l'association est morte, l'ensemble des élus des communes concernées vont devoir se partager le gâteau que constitue les structures de l'association. Si la péniche n'y survivra pas, que vont devenir le gîte de Moret ou le Camping de Samois ?

La République de Seine et Marne du 22/12/2014



Notre ami Jipé qui fut, en tant qu' "animateur nature", de l'aventure revient brièvement sur les raisons  de ce naufrage financier dont les politiques portent pour lui, une grande part de responsabilité.

"Cette nouvelle n'est à vrai dire pas une surprise, déjà en 2011 cette association subissait un coup de semonce. Les 13 salariés de cette entité sont mis au chômage. L'ardoise à régler serait conséquente, 70 000 € (avoués)"... "Concernant cette gestion lisez ce qu'en pense Valérie Epikmen, Conseillère municipale d'opposition de Veneux-Les Sablons(...)


"Malgré ce dépôt de bilan, certains élus affirment péremptoirement que les engagements financiers pris par les maisons du bornage restent d'actualité. C'est le cas de la très contestée passerelle de Saint-Mammès !"
(...)

Comme on pouvait le lire en 2011 dans l'article du Parisien 77, "c'est Michel Bénard, maire PS de Veneux, qui a lancé ce projet, en tant que président des maisons du bornage. Ce syndicat gère notamment la maison de l'eau et doit prendre en charge le futur musée du chasselas de Thomery. Il mise sur le développement du tourisme vert. D'où l'idée de cette passerelle, dont le coût est estimé à 2,4 M€ HT. Elle doit relier le port de Saint-Mammès (la Bosse) à Veneux, tout à côté de l'espace naturel sensible du Lutin. Mais ce projet fait hérisser le poil de ses opposants."...
Pour terminer, à la TL²Bleau, nous dirons, comme Jipé, "que ce beau et noble projet des Maisons du Bornage, a été, nous semble-t-il, dévoyé de ses buts originaux."
 
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