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On ne laisse pas tomber les Tibétains

Mis en ligne par TL De Bleau on vendredi 8 novembre 2013 | 08:52:00

Le Tibet ! Une destination qui fait rêver bien des alpinistes, symbole de pureté et de paix mais en réalité lieu de toutes les souffrances et espoirs d'un peuple. Il y a certes peu de chance qu’une énième pétition face plier la Chine et rende au peuple Tibétain sa liberté mais bon, il y a bien longtemps que les journaux Montagne et Outdoor ne prennent plus position en faveur d’un Tibet libre. 

Qui se souvient de l’ancienne campagne lancée dans la presse spécialisée alpinisme des années 80 et soutenue par de nombreux fabricants de matériel ? Qui a encore ce casque Grivel aux couleurs du Tibet ? Et en France, quand parle t’on réellement du problème tibétain ?
A la TL²B, Greg reste très sensible au sujet. Il suit les activités du groupe du Sénat et l’actualité des associations depuis plusieurs années. 



La communauté internationale reste prudente et discrète sur la question tibétaine, arguant qu'il s'agit d'une affaire de politique intérieure chinoise. Le long silence de la France sur la question tibétaine illustre son aspect sensible au plan diplomatique comme commercial. Depuis le passage chaotique de la flamme olympique à Paris et la rencontre du président Nicolas Sarkozy avec le Dalaï-Lama en 2008, la France s'est abstenue d'aborder la question tibétaine avec la Chine.


Les Français doivent-ils soutenir l'autonomie du Tibet ?
C'est peut être l'occasion... à moins que vous ne pensiez que le système défendu par la communauté soit trop archaïque et lui aussi, assimilable à une privation de liberté (voir les commentaires).

Avant de tenter de répondre à la question posée “Doit-on soutenir l’autonomie du Tibet ?”, il faut présenter les trois options défendues par différents groupes :
- Le premier constitué de Tibétains exilés, certainement d’un grand nombre de Tibétains en RPC et de la plupart des mouvements des droits de l’Homme et pro-Tibétains, réclame l’indépendance.
- Le second suit la ligne du Dalaï-Lama qui a renoncé en 1988 à l’indépendance au profit d’une réelle autonomie à l’intérieur de la RPC.
- Le 3e groupe représenté par le gouvernement chinois, la grande majorité des Chinois et quelques Occidentaux acquis à la Chine considère que le Tibet fait partie intégrante de la Chine depuis le 13e siècle, parfois le 7e et (déclaration de 2008) « depuis que l’activité humaine a commencé ». 



Sans reprendre l’histoire des relations sino-tibétaines, il faut savoir que le Tibet a été indépendant de facto de 1913 à 1950 quand l’armée chinoise a envahi le pays où population, langue et culture étaient jusque là parfaitement tibétains.
L’Accord en 17 points signé en 1951 entre les représentants du gouvernement tibétain et la Chine promettait une autonomie. Elle n’a nullement a été respectée. En effet, la région « autonome » du Tibet fondée en 1965 n’est autonome que de nom puisque toutes les décisions politiques sont prises par des Chinois à Pékin. Elle est en parallèle soumise à une sinisation démographique, économique et culturelle massive.
Le gouvernement chinois n’a aucune intention de mettre en œuvre l’autonomie déclarée qu’il apparente à une indépendance déguisée et poserait la question de leur politique d’assimilation envers les Ouïgours et les Mongols de Chine. 
Soutenir l’autonomie correspond à demander à la Chine de respecter sa propre constitution, mais on reste très loin de l’enjeu véritable qui est le droit à l’auto-détermination du peuple tibétain.

Plus de 120 Tibétains se sont immolés par le feu ces dernières années pour exprimer leur désespoir face à la répression chinoise au Tibet. À l'abri des regards, l'armée et la police sèment la terreur dans la population tibétaine qui manifeste pacifiquement pour le respect de ses droits.





Ces immolations de plus en plus nombreuses ont suscité l’intérêt des médias internationaux. Depuis quelques mois, les choses bougent sur la scène internationale. Ainsi,  la justice espagnole a accepté d'enquêter sur l'ancien président chinois Hu Jintao, dans le cadre d'une procédure instruite depuis 2006 pour "génocide, crimes contre l'humanité, torture et terrorisme contre le peuple tibétain" au Tibet dans les années 1980-1990, selon une décision rendue publique jeudi 10 octobre. En effet, la plus haute juridiction pénale du pays, chargée d'instruire les crimes de masse, a jugé recevable la demande du Comité de soutien au Tibet (CAT) d'étendre sa plainte à Hu Jintao, maintenantqu'il n'est plus couvert par son immunité présidentielle (article Le Monde). Cette plainte visedéjà sept autres anciens dirigeants chinois (article Le Monde), dont l'ancien président Jiang Zemin et l'ancien premier ministre Li Peng.

Elle a estimé que Hu Jintao "était compétent et avait l'autorité suffisante pour mener une série d'actions et de campagnes visant à harceler le peuple tibétain". Et ce parce qu'il "était secrétaire du Parti communiste chinois dans la région du Tibet, pendant les différentes campagnes de répression au Tibet menées dans les années 1988-1992". De plus, le tribunal rappelle aussi l'existence de résolutions de l'ONU reconnaissant que "les autorités chinoises ont décidé de mener une série d'actions visant à éliminer le particularisme et l'existence du pays tibétain en imposant la loi martiale, au moyen de déplacements forcés, de campagnes de stérilisation de masse, de tortures des dissidents".

Pour ce faire une idée de la situation des tibétains, nous vous invitons notamment à lire le long reportage du Monde : Voyage à travers le Tibet persécuté, sur la route des immolés de Brice Pedroletti. Mais il ne faut pas perdre de vue qu'une bonne partie de la population chinoise est acquis à la cause de leur gouvernement. 

Parmi les nombreuses lois réprimant la population tibétaine en Chine, il y a celle qui les oblige a hisser le drapeau chinois sur leur maison et qui a provoqué ces derniers mois, un nouvel élan d’insurrection !
Les Tibétains qui refusent de hisser le drapeau chinois sur leurs maisons risquent simplement d’être torturés ou tués.   On est loin des revendications actuelles de nos bonnets rouges qui nous préoccupent tant aujourd’hui en France.



Si les dirigeants chinois ont lancé une campagne de grande envergure visant à dissimuler leurs violations aux droits de l’Homme et à convaincre les autres gouvernements de voter en faveur de la Chine pour son élection au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, ils leur faut l'obtention de 97 voix pour accéder au siège.

Si la Chine représente un potentiel commercial énorme pour nos économies malades, 13 pays viennent de l'interpeller sur ses violations des droits humains au Tibet. Ainsi, le Canada, la République tchèque, la France, l’Allemagne, l’Islande, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Pologne, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse et la Suède  viennent de demander à la Chine de défendre la liberté de réunion, de religion et d’association au Tibet. Et ceci quelques jours seulement après l’enquête lancée par un tribunal espagnol sur des génocides orchestrés par l'ancien Premier ministre chinois !

Cette année est peut être celle qui verra naître le changement. C’est pourquoi, malgré le peu d’effet des pétitions précédentes, nous vous invitons à la TL²B à signer cette nouvelle version
https://secure.avaaz.org/fr/stand_with_tibet_loc/?bsuKUdb&v=30952


Puisque l'on y est et pour être le plus complet possible, il nous faut signaler quelques travaux anciens (2012) du Sénat sur le Tibet. 

Ainsi, le groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat a reçu le Dr Lobsang Sangay,  nouveau Chef du Gouvernement tibétain en exil le mercredi 17 avril 2013. Le Dr Lobsang Sangay porte le titre de Sikyong depuis que le Dalaï-Lama lui a dévolu, en novembre 2011, l’intégralité de ses pouvoirs politiques.
Le Sikyong s'est rendu à Paris pour donner, le jeudi 18 avril, une conférence publique à destination de la communauté tibétaine de France et, au-delà, de tous ceux qui s’intéressent à la difficile situation du Tibet depuis le printemps 2008, marquée par plus d’une centaine d’immolations en protestation contre la répression menée par les autorités chinoises.

Les sénateurs membres du groupe d’information internationale sur le Tibet soutiennent tous les efforts que pourra faire la France afin de contribuer au rétablissement d’un dialogue entre le Gouvernement tibétain en exil et le Gouvernement chinois, et à l’amélioration de la situation du peuple tibétain. Ils recommandent au Président de la République et au ministre des affaires étrangères de recevoir officiellement le Sikyong, ainsi que d’autres gouvernants de pays démocratiques l’ont déjà fait.
Une délégation du groupe d’information se rendra à Dharamsala, en Inde, du 7 au 12 mai 2013, pour y rencontrer des représentants du Parlement et du Gouvernement tibétains en exil. (Contact : M. Vincent Poux 01 42 34 25 68  / v.poux@senat.fr)
En 2012 

Le groupe d'information internationale sur le Tibet du Sénat a organisé au Palais du Luxembourg, le 3 mars 2012, une journée de conférences consacrée à l'histoire du Tibet.
Alors que la question du Tibet soulève une émotion croissante dans l'opinion publique française, ses données fondamentales demeurent encore largement méconnues et apparaissent souvent bien compliquées, voire controversées. Pourtant, il existe dans ce domaine des faits établis et des vérités historiques.
L'objet de cette journée de conférences était donc de faire connaître au grand public, dans une perspective scientifique et objective, les données de la recherche sur l'histoire politique du Tibet, sur une période allant du XVIIème siècle jusqu'aux événements les plus récents de ce début de XXIème siècle.
En raison du grand intérêt de l'ensemble formé par ces sept conférences, le groupe d'information internationale sur le Tibet a jugé utile d'en publier le compte rendu.


Extrait

Introduction

Pourquoi ai-je souhaité l’organisation au Sénat d’une journée de conférences sur l’histoire politique du Tibet ?
Les développements de la question tibétaine depuis le mois de mars 2008 en ont clarifié les données politiques immédiates : il est désormais évident que le peuple tibétain, dans sa grande majorité, conteste la tutelle que la Chine exerce sur le Tibet depuis 1949 et persiste à considérer le Dalaï-lama comme son leader légitime.
En tout état de cause, le gouvernement de Pékin ne peut plus avoir l’espoir d’être cru en prétendant que tout va bien au Tibet et que les Tibétains sont heureux d’être chinois.
Pourtant, la forte médiatisation du printemps 2008 n’est pas exclusive d’une profonde  méconnaissance des données historiques de la question tibétaine dans l’opinion publique occidentale en général, et française en particulier. Cela s’explique, d’abord, par le fait que le Tibet est un pays
lointain et à la population réduite – même s’il est grand comme cinq fois la France – et qu’il est demeuré fermé jusqu’au milieu du XXème siècle. Mais cette ignorance est due aussi, et surtout, à l’ « effet de brouillage » de la propagande chinoise.
En effet, du débat inégal opposant les autorités chinoises et les autorités tibétaines en exil, l’homme de la rue retient finalement l’idée que l’histoire du Tibet est bien compliquée et incertaine. Pourtant, tout n’est pas pure affaire d’opinion dans ce domaine, où existent aussi des faits établis et
des vérités historiques.
La propagande chinoise, sans négliger de proclamer l’appartenance de toute éternité du Tibet à la Chine, a par ailleurs pris comme autre angle d’attaque une dénonciation de ce qu’elle qualifie de « lourde théocratie féodale » dans le Tibet dit d’« ancien régime ». Elle célèbre la suppression du
servage et revendique un rôle de véritable défenseur de la culture tibétaine pour les autorités de Pékin.
Au final, cette propagande new look parvient à jeter le doute sur la légitimité des autorités tibétaines en exil, et gagne insidieusement les esprits en Occident.
Dans ce contexte, j’ai pensé que le Sénat s’honorerait de contribuer à éclairer les aspects politiques de la question tibétaine en organisant une journée visant à faire connaître au grand public les données de la recherche historique. Fondé sur une base scientifique, cette manifestation doit viser au maximum d’objectivité, et ne pas hésiter à évoquer franchement certains aspects négatifs de l’histoire du Tibet, sans tomber pour autant dans le dénigrement systématique et intéressé de la propagande chinoise.


A lire :
L’histoire complexe du Tibet au Sénat

L’histoire du Tibet du XVIIème au XXIème siècle
Compte rendu de la journée de conférences organisée au Sénat le 3 mars 2012

Extraits :
La commission s’est réunie le jeudi 25 octobre 2012 pour l’examen de la proposition n° 787 de M. Jean-François Humbert, relative à la nomination d’un représentant spécial de l’Union européenne pour le Tibet.

M. Simon Sutour, président :
Nous abordons la question délicate des droits de l’Homme au Tibet, c’est-à-dire dans une partie de la Chine. Le sujet est sensible : comme chaque fois que l’on aborde la situation dans une partie d’un pays, ainsi pour les Kurdes en Turquie, on suscite un réflexe national, voire nationaliste. Il faut faire preuve de doigté pour être utiles.
Nous sommes d’ordinaire saisis d’un texte européen et notre rapporteur prépare une proposition de résolution qui, si nous l’adoptons, est envoyée à la commission compétente au fond. Cette fois-ci, nous sommes saisis d’une proposition de résolution déjà rédigée par le président du groupe d’information sur le Tibet, Jean-François Humbert. Notre tâche consiste à faire un rapport sur cette proposition de résolution, à l’adopter ou la rejeter, ou
encore à la modifier. Nous sommes un peu dans le cas d’une commission permanente saisie d’une proposition de loi, tout en étant tenus de nous prononcer dans le délai d’un mois. Je remercie donc Bernard Piras de sa célérité. Ensuite, si nous adoptons le texte compte tenu des propositions faites par le rapporteur, la proposition de résolution ira à la commission des affaires étrangères, qui aura un mois pour se prononcer. Si, au contraire, nous la rejetons, elle sera également transmise à la commission des affaires étrangères,
mais elle ne sera alors tenue par aucun délai… Notre intérêt est d’adopter un texte.
Cosignée par 24 des 27 membres du groupe d’information sur le Tibet, représentant la quasi-totalité des groupes politiques du Sénat, cette proposition de résolution a un objet simple : rompre le silence assourdissant de la communauté internationale face à l’aggravation de la situation au Tibet.

Depuis l’annexion forcée du Tibet par la Chine en 1950 et après le départ du Dalaï-Lama pour Dharamsala en 1959, les Tibétains n’ont jamais accepté ce qu’ils ressentent au fond de leur coeur comme une domination étrangère. Après l’écrasement de la résistance armée tibétaine, les ravages de la révolution culturelle, après la répression du soulèvement à Lhassa en 1989, celui du printemps 2008 a été lourdement réprimé. Depuis, la loi martiale prive les Tibétains de leurs droits et libertés les plus élémentaires. Cette oppression continue les a plongés dans un désespoir si profond que certains d’entre eux en sont arrivés à cette forme radicale de protestation que constituent les immolations par le feu. Avant de revenir sur le terme, sachez qu’au 24 octobre, il y en avait eu 58.




Il suffirait d’un peu de bonne volonté de la part de la Chine pour que les Tibétains bénéficient de l’autonomie réelle à laquelle ils ont droit en vertu de la constitution de la République populaire de Chine – elle prévoit des régions autonomes, dont le Tibet. Notre proposition de résolution s’appuie sur la résolution relative aux droits de l’Homme au Tibet adoptée par le Parlement européen le 14 juin 2012, et dont le point 19 préconise la nomination d’un représentant spécial pour le Tibet.

Après les émeutes de 2008, avec la multiplication des immolations depuis 2010, la question tibétaine est au coeur de l’actualité. Face à la propagande chinoise qui ne désarme pas, à la colonisation qui s’amplifie et la répression de toute protestation, il est légitime d’attirer l’attention de la communauté internationale sur cette violation constante des droits de
l’Homme depuis 1951. L’affirmation de l’histoire officielle chinoise selon laquelle le Tibet appartient à la Chine en raison du lien personnel établi autrefois entre le Dalaï-Lama et l’Empereur, puis dénoncé au début du XXe siècle par le Dalaï-Lama, ne saurait justifier la politique menée par la Chine au Tibet depuis 1951. Il est également impossible d’accepter la banalisation de la question tibétaine comme le propose la Chine, quand elle prétend que l’affaire relève de ses affaires intérieures, au titre d’une politique générale des minorités ethniques. Loin de constituer une minorité noyée au sein des Hans majoritaires, les Tibétains sont les héritiers d’une civilisation millénaire à part entière, avec sa langue, sa culture, sa religion, et qui aspire à survivre. Que les Tibétains aient subi l’influence chinoise (moins encore que l’influence indienne) ne les prédispose pas à perdre leur autonomie. Les Japonais pourtant nourris de civilisation chinoise pendant plusieurs siècles ne sont pas pour autant des Chinois !

Le groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat se félicite de l’adoption d’une résolution relative à l’action européenne en faveur de la protection des droits des Tibétains
La proposition de résolution relative à l’action européenne en faveur de la protection des droits des Tibétains présentée le 28 septembre 2012 par vingt-quatre membres du groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat, présidé par M. Jean-François Humbert (UMP– Doubs), est devenue résolution du Sénat le 27 novembre 2012.
Cette résolution a été successivement adoptée à l’unanimité par la commission des affaires européennes, puis par une majorité de la commission des affaires étrangères.
Le texte propose de faire de la question tibétaine une priorité confiée au Représentant spécial de l'Union européenne pour les droits de l'Homme, nommé auprès du Haut Représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité, avec pour mandat de :
– promouvoir la coordination politique au sein de l'Union européenne pour des actions cohérentes visant à faire progresser les droits humains et les libertés des Tibétains, notamment leur droit à préserver leur identité propre, dans ses aspects religieux, culturels et linguistiques ;
– promouvoir la coordination politique au sein de l'Union européenne pour des actions cohérentes soutenant le dialogue entre le Gouvernement de la République Populaire de Chine et les émissaires du Dalaï‑Lama, dans la perspective d'aboutir à une solution pacifique et mutuellement bénéfique de la question des droits des Tibétains ;
– promouvoir la coordination politique au sein de l'Union européenne pour des actions cohérentes soutenant la communauté tibétaine en exil dans ses efforts, sous la direction de l'administration centrale tibétaine, en faveur du développement des services d'éducation et de santé, de la garantie de moyens d'existence durables à ses membres, ainsi qu'en faveur de la préservation de la culture tibétaine en exil, dans tous ses aspects.

 Le dossier législatif  est consultable sur le site internet du Sénat :
  Contact : M. Vincent Poux 01 42 34 25 68  / v.poux@senat.fr
Document "pastillé" au format PDF (102 Koctets)

Le 27 novembre 2012

N° 39
SÉNAT
                  
SESSION ORDINAIRE DE 2012-2013

RÉSOLUTION EUROPÉENNE
relative à l'action européenne en faveur de la protection des droits des Tibétains.
Est devenue résolution du Sénat, conformément à l'article 73 quinquies, alinéas 4 et 5, du Règlement du Sénat, la résolution adoptée par la commission des affaires étrangères dont la teneur suit :
Voir les numéros :
Sénat : 787 (2011-2012), 91 et 155 (2012-2013).
Le Sénat,
Vu l'article 88-4 de la Constitution,
Vu la résolution 2012/2685 du Parlement européen du 14 juin 2012 sur la situation des droits de l'Homme au Tibet,
Considérant que le respect des droits de l'Homme, ainsi que des libertés de religion et d'association, est l'un des principes fondateurs de l'Union européenne, que sa politique étrangère vise notamment à promouvoir ;
Considérant que le dialogue Union européenne-Chine sur les droits de l'Homme n'a débouché sur aucune amélioration sensible de la situation des droits fondamentaux des Tibétains ;
Considérant que les autorités de la République populaire de Chine (RPC) ont eu un recours disproportionné à la force face aux manifestations de 2008 au Tibet et que, depuis lors, elles imposent des mesures de sécurité contraignantes qui limitent les libertés d'expression, d'association et de religion des Tibétains ;
Considérant que les pourparlers entre les émissaires du Dalaï-Lama et le Gouvernement de la RPC visant à trouver une solution pacifique et mutuellement satisfaisante à la question des droits des Tibétains n'ont débouché sur aucun résultat concret et sont actuellement au point mort ;
Considérant que les principes fixés dans le Mémorandum sur une autonomie réelle pour le peuple tibétain, présenté par les émissaires du Dalaï-Lama à leurs interlocuteurs chinois au mois d'octobre 2008, sont à prendre en compte pour arriver à une solution politique réaliste et durable de la question tibétaine, tenant compte de la nécessité, pour la RPC, de préserver sa souveraineté et son intégrité territoriale et, pour les Tibétains, de jouir d'une réelle autonomie au sein de la RPC ;
Considérant que le processus de démocratisation des institutions tibétaines en exil a franchi récemment une étape décisive, avec le transfert des pouvoirs politiques du Dalaï-Lama au Premier ministre de l'administration centrale tibétaine en exil ;
Demande au Haut Représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à défaut d'un représentant spécial pour le Tibet, de confier au Représentant spécial de l'Union européenne pour les droits de l'Homme la question tibétaine comme une priorité, avec pour mandat de :
- promouvoir la coordination politique au sein de l'Union européenne pour des actions cohérentes visant à faire progresser les droits humains et les libertés des Tibétains, notamment leur droit à préserver leur identité propre, dans ses aspects religieux, culturels et linguistiques ;
- promouvoir la coordination politique au sein de l'Union européenne pour des actions cohérentes soutenant le dialogue entre le Gouvernement de la RPC et les émissaires du Dalaï-Lama, dans la perspective d'aboutir à une solution pacifique et mutuellement bénéfique de la question des droits des Tibétains ;
- promouvoir la coordination politique au sein de l'Union européenne pour des actions cohérentes soutenant la communauté tibétaine en exil dans ses efforts, sous la direction de l'administration centrale tibétaine, en faveur du développement des services d'éducation et de santé, de la garantie de moyens d'existence durables à ses membres, ainsi qu'en faveur de la préservation de la culture tibétaine en exil, dans tous ses aspects.
Devenue résolution du Sénat le 27 novembre 2012.
Le Président,
Signé : Jean-Pierre BEL




POUR EN SAVOIR PLUS: 
S’informer sur le Tibet
Sites d’actualités
Pour être informé de l’actualité des Tibétains :
 www.tibet-info.net : en français, un des meilleurs sites, très riche, avec une mise à jour régulière des informations. Pour lire aussi les derniers documents, comme le "Mémorandum sur une autonomie réelle pour le Peuple tibétain" et sa "Note explicative", pour tout savoir sur la Constitution, la Démocratie tibétaines, l'appareil judiciaire, législatif ou exécutif de l'Administration Centrale Tibétaine en exil, le Plan de Paix en 5 points, etc. Un archivage précieux
 www.phayul.com : en anglais, le site des réfugiés tibétains, mise à jour quotidienne, très complet
 www.tchrd.org : en anglais, le site du Tibetan Centre for Human Rights and Democracy, basé à Dharamsala, mise à jour régulière (Inde)
 www.tibetan.fr : en français, tibétain et chinois, le site de la Communauté tibétaine de France et ses amis a fait peau neuve et s'avère aussi très dynamique
 Pour se rappeler le tremblement de terre de Jyekundo, le 14 avril 2010, dans le Kham (en chinois Jiegu, préfecture de Yushu, Qinghai), consulter Tibet-info et un site français qui propose des photos de Jyekundo avant le désastre, tibet-defacto.
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Tibet : tout un Portail Tibet sur Wikipedia, l'encyclopédie collective sur Internet
 http://tibetmap.com : toutes les cartes du Tibet, par l'Institut de Cartographie du Tibet

 Pour s'informer sur les immolations, ce geste ultime de désobéissance civile, quelques vidéos récentes publiées sur Youtube en anglais : The burning question :Why are the Tibetans burning to Self-immolation (Administration Centrale Tibétaine, 24 septembre 2012), What's China doing in Tibet (CTA, décembre 2012). Publié le 13 décembre 2012 sur le site du TCHRD (Tibetan Center for Human Rights and Democracy), un document très touchant de Katie Lin Beyond the numbers : a Perspective on Tibet Self-immolations. Un autre site propose un défilé qui serre le coeur de tous ces visages, plus d'une centaine maintenant... 


Enfin :
Aide à l'Enfance Tibétaine (AET)
4 Passage Lisa
75011 PARIS
Tel : 01-55-28-30-90
Courriel : aide-enfance-tibetaine@orange.fr


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3 commentaires :

  1. Merci pour votre article, tous ensemble aidons le Tibet
    Le Dalai Lama a dit "Tant que l'on parlera du Tibet, le Tibet survivra"...
    Alors continuons à informer, tant et plus
    Bien cordialement
    Marie-Thérèse

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  2. le Tibet est libre ... au sens libéré de l'obscurantisme religieux qui l'asservissait depuis des millénaires!
    Car le bouddhisme n'est pas qu'une philosophie, c'est aussi des moines bouffis nourris gratuitement par des malheureux, des monastères plaqués de l'or offert par ces même malheureux ... le bouddhisme Tibetain est une religion aussi bien que toutes les autres ... avec, depuis les prêtres d'Amon, une caste de religieux qui pactisent toujours avec les classes sociales dominantes pour asservir le peuple!
    Alors oui la Chine chassé le dictateur nommé Dalaï lama pour le remplacé par le communisme ... c'est à mes yeux une doctrine autrement grande pour l'homme (même si elle est loin d'être parfaite) que toute religion et les pourris de religieux qui vont avec ... même si ils sourient sans cesse dans leur costume orange ridicule! Les moines bouddhistes que ce soit Tibétains ou autres, sont de la même engeance que les moines du moyen âge !
    Tibet libre OUI ... mais LIBRE de la religion d'état!
    Je suis certain que si les chinois se retirent, les clowns orange reprennent le pouvoir illico et même avec la bénédiction d'une majorité ... le peuple tibétain étant encore arriéré et avide de domination spirituelle!
    Entre la dictature de Bachar en Syrie et la domination de la charia ... je préfère Bachar! idem pour le Tibet ... quand les Tibétains seront murs pour un régime laïc on pourra militer contre l'invasion chinoise ... mais pour l'instant les chinois sont la lumière de l'intelligence qui brille sur une zone ou penser consiste uniquement à prier!

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  3. Il faut pour progresser des avis différents et argumenté. Difficile de se faire une opinion ici loin de ces contrées reculées où notre conception judéo-chrétien de la liberté n'a pas court amicalement à toi et à tes lecteurs
    En voici un :
    extrait " Au Tibet s'instaure alors une forme particulière de régime féodal, dans lequel les grands seigneurs (moines et séculiers) dominaient la masse de paysans privés de droits. Le pouvoir politique était accaparé par les hauts dignitaires bouddhistes. Au plus haut de la hiérarchie se trouvait le Panchem-Lama, considéré comme le père spirituel du Dalaï-lama, qui était celui qui tenait le pouvoir temporel." La suite de cet article est ici...

    http://benjamine.skynetblogs.be/archive/2013/03/03/le-bouddhisme-tibetain-fatras-de-superstitions-dangereuses.html

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