Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2015-05-24

Après le tome 1 paru en avril 2012, voici, enfin, le tome 2 de 5 + 6 ! Bart Van Raaij, notre hollandais bleausard d'adoption s'est lancé dans l'édition de topo en 2002. Après le succès grandissant des topos du haut niveau 7+8 et le lancement d'une application pour smartphone, Bart s'était lancé en juillet 2010 dans la préparation d'un topo sur les blocs plus faciles. Forcément, avec l'ambition de répertorier les blocs de niveau 5 et 6 dans tous le Pays de Fontainebleau, plusieurs tomes sont nécessaires !

Si le premier 5+6 présente les blocs des sites situés dans la forêt domaniale de Fontainebleau et dans la partie Sud, le deuxième tome, nous propose 3000 voies des Trois Pignons et une sélection de sites du NordLors de notre premier "crash-test" des topos de Bleau, nous n'avions qu'évoqué la sortie de ce premier tome. Un premier tour d'horizon rapide chez le libraire nous laisse à penser qu'il s'agit sans doute d'un des meilleurs topos du genre et le plus abouti de son créateur ! 270 pages couleurs avec tout plein de très belles photos...y'a déjà de quoi rêver ! Mais attention, si le prix de 30 euros est tout à fait justifié, cela signifie qu'il faut débourser 60 € pour couvrir 90 % de la forêt rien que dans ce niveau !

Les cartes ont encore gagné en lisibilité et le format paysage a été conservé. Ainsi, ceux qui sont habitués au 7+8 ou au premier tome de 5+6 ne seront pas dépaysés ! Publié en anglais (avec des notes de français), Bart semble avoir intégré de nombreux rappels sur les règles de respect de la forêt et du rocher !   

En effet, rappelons ici que dans de nombreux ouvrages sur l'escalade à Bleau (sans parler d'internet), on trouve des informations tant sur les secteurs « officiels » que sur les plus sauvages, parfois interdits ou situés sur des terrains privés… Une situation que nous avons clairement dénoncé à plusieurs reprises et  parfois vivement critiqué quand ce choix avait été fait par des gens du cru, très au fait des enjeux de sauvegarde des sites et de leur accessibilité. Souhaitons que Bart ait bien intégré tout ça (on n'en doute pas vu l'extrait ci-dessous de l'Itw qu'il avait donné à Zebloc en 2012) et on revient vers vous dès qu'on a épluché le topo pour vous donner sa note technique et éthique !

"ZeBloc : Quelle est ton opinion sur la diffusion d’infos concernant des secteurs sensibles comme le Coquibus?
Bart Van Raaj : J’ai intégré le Coquibus dans mon premier “7+8” sans savoir qu’il existait un accord visant à ne rien publier sur ce secteur. Si la situation n’évolue pas dans un futur proche, le Coquibus ne sera pas mentionné dans mon futur « 5+6 »  sur les secteurs Ouest et Nord. Pour la prochaine édition du « 7+8 », j’ai également décidé de ne pas inclure les nouveaux secteurs du Coquibus. Je me pose par contre des questions sur les secteurs que j’ai déjà décrits dans mes topos précédents. J’en ai parlé aux locaux et chacun a un avis différent. Si quelqu’un a un avis précis, merci de me le faire savoir !"

5+6 

3000 Straight ups in western and northern Fontainebleau
Prix 30 euros - 270 pages couleurs - Auteur : Bart Van Raaij.


En vente dans toutes les bonnes librairies et shop de grimpe 
Sur Bleau : Scape, Sport-outdoor, tabacs de Barbizon et de Milly la Forêt, Camping de la Musardière, et tout ceux que l'on oubli...




Avec le retour de beaux jours, on voit fleurir de partout ces funambules d’un nouveau genre. En milieu naturel ou urbain, ils évoluent sur des sangles plus ou moins tendues appelées slacklines.Slackline pourrait se traduire littéralement par ligne molle et pourrait nous faire penser à ces équilibristes du XXe siècle qui traversaient des rues sur un câble tendu avec un balancier dans les mains. On le voit donc, cette pratique a considérablement évoluée au point de devenir un loisir populaire et presque sans risque pour peut que l'on se cantonne à ses variantes les plus simples ! On vous dit tout sur ce loisir sportif !

La slackline sportive nous vient des USA où elle apparaît au début des années 1980 en Californie dans le parc naturel du Yosemite. Au pied du Nose, les grimpeurs décidèrent de tendres leurs vieilles sangles entre deux points pour quelques exercices d'équilibre. Le précurseur est un grimpeur américain que l’on connait sous le nom de Chongo. et qui a donné son nom à une manière de se lever sur la slackline : le Chongo Start. Quelques années plus tard, les plus extrêmes tendent leur sangle au-dessus du vide... Il arrivera en France au début des années 2000.

La slackline est une activité physique et sportive qui consiste à marcher ou sauter et effectuer des figures tout en conservant l’équilibre. 
Ludique et accessible à tous, elle élargit la palette des activités de plein air, tout en offrant la possibilité de se pratiquer en salle. Elle permet de travailler l’équilibre, le physique et la concentration. Sur un plan socio-éducatif, la slackline se prête à la construction de projets (installation de parcours) et est propice à l’épanouissement de soi par la progression  dans la difficulté des exercices. La slackline se pratique en solo, en groupe ou en famille. Elle offre en outre un support idéal pour une éducation active à la sécurité et invite au respect de l’environnement à travers une meilleure connaissance du milieu naturel, et en particulier des arbres, points d’ancrage les plus fréquents. L’Ufolep s’engage aujourd’hui dans la promotion de la slackline au sein de son réseau associatif (écoles de sport, associations multisports, de sports de nature, de gymnastique et d’expression), auprès de ses partenaires (centres sociaux, accueils collectifs de mineurs), et à l’occasion de manifestations ouvertes à tous. Elle a publié un cahier pédagogique qui a pour objet de présenter l’activité à travers des situations évolutives allant de la découverte au perfectionnement.

La slackline a connu une forte évolution ces 15 dernières années. En conséquence, il existe de nombreuses pratiques.


La Shortline est la pratique la plus connue et la plus accessible de la slackline. La sangle va de 7 à 15m de long, placée de 30 à 60 cm du sol. Il s’agit de la pratique recommandée pour les débutants. Chacun est obligé de passer par là.
Le but pour les débutants en slackline au départ va être tout simplement de réussir à se lever et faire quelques pas. L'astuce pour y arriver, ne jamais regarder vos pieds ! Préférez fixer du regard un point loin devant vous.

La Trickline est une autre pratique de la slackline. La sangle doit alors être courte et extrêmement tendue. Il s’agit de faire des figures tant statiques que dynamiques. Même si les figures dynamiques sont souvent plus impressionnantes, il ne faut pas négliger les figures statiques qui sont bien souvent plus difficiles à tenir.

La Jumpline est un dérivé de la trickline. Elle se pratique sur une slackline de 5cm de largueur. Il s’agit de faire des sauts acrobatiques. De nombreux contest de jumpline sont organisés à travers le monde où les candidats rivalisent de front flip, poirier sur la slackline et bien d’autres choses encore. Cette pratique se fait essentiellement en milieu urbain.


La longline est une grande slack permettant de traverser des distances allant de 30 à plus de 100 m de long. Tenir en équilibre sur une longline demande beaucoup de pratique. Les extrémités de la slack se trouvent plus haut. 


La slackline et le longline se pratique entre 0.50 et 2 mètres du sol

La waterline consiste à poser la slackline au-dessus de l’eau. Il est nécessaire d’être vigilant à la hauteur de la slackline par rapport à l’eau, ainsi qu'à la profondeur de l’eau ! L'eau c'est parfois dure comme du béton et si c'est peu profond, le risque de se blesser en touchant le fond est grand ! De quoi rendre les baignades estivales plus ludiques... 

La blindline c'est faire de la slackline en aveugle, les yeux bandés quoi ! Cette pratique demande beaucoup de maîtrise car il n’y a plus aucun repère visuel. Il faut donc trouver son équilibre avec le simple ressenti du corps. L'étape ultime avant de passer au highline.

Enfin, la highline consiste à tendre la slackline au-dessus de 5 m de haut. Là, on entre dans l'extrême ! Il est donc nécessaire d’avoir un équipement de sécurité adéquat (baudrier, leashfall, élingues,…). S
i l’installation venait à céder et/ou le pratiquant à chuter sans leash, le risque est mortelle ! L'installation de highlines ne se fait pas donc pas la légère. 5 mètres, c'est un minimum ! Entre 2 et 5 mètres se situe une zone dans laquelle toute pratique sur sangle est dangereuse ! Une chute de 2 à 5 m peut suffir à tuer et avec l’élasticité des matériaux, le slackeur peut être amené à heurter le sol. 

La première highline française a été posée en Savoie en 2006 bien que la plus connue reste ‘’Ripson Gap’’ au Parmelan en Haute Savoie ouverte en 2007 par Damien Mercier et Jonathan Ritson. Plus tard, une poignée de slackeur français à fait un film qui s’appelle ‘’The flight of the frenchies’’. Le plus dur ici c’est de surmonter sa peur du vide. Pas toujours évident même pour des grimpeurs !

Certains adeptes de cette discipline comme Andy Lewis n’hésitent pas à repousser les limites et à ne s’octroyer pour protection qu’un parachute de base jump. D’autres s’adonnent au free solo. C’est-à-dire qu’ils n’ont aucune protection et risque donc l'accident mortel en cas de chute. Dean Potter était un de ses adeptes !

Voilà pour la découverte de cette activité. 

A Bleau, nous vous recommandons les sites du Rocher Canon, Canche aux Mercier et, éventuellement Cul de chien. 
Si la slack est une activité conviviale, elle nécessite de respecter : 
1° la nature (et notamment les arbres), 
2° les autres usagers ! 
Rien de plus énervant que d'arriver sur un site de grimpe dont les chemins sont barrés de plusieurs slacks ! (C'set souvent le cas au Cuvier, Franchard, Roche aux Sabots...)

Voici un extrait des bonnes pratiques issu de la documentation de l'UFOLEP (pdf 6 Mo).
INSTALLER UNE SLACKLINE EN EXTÉRIEUR 

La pratique en extérieur nécessite un temps minimum de découverte, d’analyse et de choix du lieu d’activité. Ce moment est essentiel pour s’assurer des conditions de sécurité et du respect du milieu naturel. 
On peut installer une slackline sur tout support présentant des garanties de solidité (à savoir une résistance supérieure à 2,5 tonnes). C’est pourquoi il est nécessaire de prendre les précautions d’usage et de respecter quelques principes afin de sécuriser ses ancrages, en particulier avant d’installer une slackline entre deux arbres : lisez attentivement et suivez précisément les notices d’installation des fabricants, elles sont garantes des bonnes procédures. 

Nous vous proposons aussi le pdf de 4 pages sur la protection des arbres édité par Slack.fr dans notre documentation.




CHOISIR DES ARBRES EN BONNE SANTÉ 
Si les arbres sont souvent les éléments les plus adaptés à l’installation d’une slackline, ce sont aussi des supports vivants. Ils peuvent être malades, fragiles, donc dangereux. Prenez quelques minutes pour les étudier de près avant de faire votre choix. Si vous détectez sur un arbre des traces suspectes, des couleurs anormales, des champignons, des cicatrices profondes et mal refermées, des coulures ou la présence d’insectes parasites, renoncez à l’utiliser. 
CHOISIR UN TRONC SUFFISAMMENT GROS 
Préférez des arbres dont la section du tronc où vous placerez le point de fixation est d’un diamètre d’au moins 30 à 40 cm. Si vous n’avez pas de quoi mesurer, prenez comme point de repère votre ceinture abdominale. 
CHOISIR UNE ESSENCE PEU FRAGILE 
Préférez des arbres à écorce épaisse, rugueuse, voir écailleuse. En effet, la sève de l’arbre s’écoule sous celle-ci, et en exerçant cet étranglement autour du tronc on risque de comprimer et d’écraser tous ses «vaisseaux». Il convient donc de choisir l’essence la moins fragile: privilégiez donc les arbres dotés d’écorces craquelées et rugueuses (pin, chêne, hêtre, charme) plus épaisses que les écorces lisses. Un diamètre de plus de 50 cm, et le fait de placer au point d’ancrage une protection adaptée entre l’arbre et la sangle, permettent toutefois l’utilisation d’essences à écorce lisse. 
NETTOYER LE SITE DES BOIS MORTS 
Levez les yeux, surveillez les branches mortes, élaguez celles qui sont susceptibles de tomber: si nécessaire, coupez-les proprement. Mais attention: il ne s’agit pas de casser des branches vivantes! Éliminez également les obstacles au sol susceptibles d’encombrer les zones de réception (pierres, cailloux). 
PROTÉGER SYSTÉMATIQUEMENT LES ARBRES AU POINT D’ANCRAGE 
Quelle que soit la nature de vos installations, utilisez des protections pour protéger le tronc des frottements occasionnés par la sangle. Cellesci protègeront aussi votre sangle de l’abrasion occasionnée par l’écorce. On trouve dans le commerce des protections spécialement conçues pour cela. Vous pouvez également utiliser des chutes de moquette, des couvertures, de vieux tapis, des serviettes de toilette ou des plaques de carton. DEMANDER UNE AUTORISATION D’ACCÈS 
Quel que soit le site que vous utilisez, il appartient à un propriétaire qui ne connait pas forcement l’activité. Informez-le, demandez son autorisation, établissez au besoin une convention.

Il existe de très nombreuses associations pour vous aider dans vos premiers pas.
Depuis janvier 2014, il existe l’association "Slack2Bleau" basée à Dammarie les Lys
En savoir plus sur http://slack2bleau.e-monsite.com/

Sinon, vous avez de très nombreux renseignements sur www.slack.fr

Protection de l'arbre insufisante !





Communiqué du SDIS77 
"Lundi en milieu de journée, lors d'une escalade en forêt de Fontainebleau, un homme chute d'un rocher d'une hauteur de 3 mètres. Un véhicule de secours et d'assistance aux victimes (VSAV) de nos collègues de l'Essonne, un véhicule léger de secours médicalisé (VLSM) avec un infirmier à son bord, ainsi qu'un véhicule léger hors chemin (VLHC) sont engagés sur place. Le grimpeur se trouvant dans un endroit difficile d’accès, le chef de groupe demande l'appui de l'hélicoptère de la Sécurité Civile ainsi que des hommes du groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux (GRIMP) pour faciliter son évacuation. La victime sera prise en charge par le SAMU de Fontainebleau et transportée sur l’hôpital de secteur."

Rien de bien grave somme toute mais l'occasion de vous rappeler quelques consignes de prudence et de faire un point sur l'organisation des secours à Bleau. 

Pour commencer, sachez qu'en cette période de l'année, le pollen rend les blocs très glissants, même par temps sec. 

L'escalade est un sport qui présente des risques objectifs. Vous devez donc être vigilants et, même si les fédérations sportives ne le recommande plus, nous vous conseillons de vous parer mutuellement (voir notre article sur la parade mais aussi les conséquences juridiques éventuelles). Les crash-pads sont loin d'être suffisant.

Par ailleurs, nous vous recommandons de toujours avoir une trousse de premiers soins (voir notre article) ainsi qu'une bombe de froid pour les entorses.

Bleau est un milieu plutôt chaotique et difficile d'accès pour les secours. En conséquence, le secours à victime par les sapeurs pompiers engage toujours d'importants moyens. Ceux-ci peuvent alors manquer ailleurs... donc n'appelez le 18 ou 112 que si l'évacuation de la victime n'est pas possible par vos propres moyens ou que son état le nécessite  (il n'est peut être pas utile de s'offrir un tour d’hélicoptère pour une entorse...) 

Pour que les secours soient le plus efficace possible, nous vous proposons de suivre le protocole décrit dans notre article (on y traite notamment la partie localisation qui est très importante) suite à un test grandeur nature conduit avec l'AAFF l'an dernier. 

A ce sujet, si vous suivez actuellement le sentier des 25 bosses, vous allez découvrir de nouveaux panneaux indicateurs précisant le nom de chaque bosse, justement pour faciliter le repérage en cas d'accident. Respectez-les svp. Et d'autres communications sont à venir sur les secours à Bleau.





Et de trois ! Après l'incendie du Bois Rond, et le petit feu du lendemain, c'est à nouveau 3 ha 6 hectares qui partent en fumée. Une série assez localisée puisque ce nouvel incendie a eut lieu au croisement de la Route Ronde (D152) et de la D409 qui fait penser à des actes volontaires plus qu'à des négligences d'autant que tous les feux ont pris en semaine alors que l'affluence est faible. En conséquence, nous vous demandons la plus grande vigilance si vous circulez dans le secteur. 

Communiqué du Sdis 77

"Au début de l’après midi de ce mercredi 27 mai, un Groupe d’Intervention Feux de Forêts (GIFF) est engagé par le Codis 77 pour un feu qui s’est déclaré dans la forêt domaniale de Fontainebleau.
L’incendie se développe dans une parcelle classifiée « Réserve Biologique ». Le feu se développe rapidement, un deuxième GIFF est demandé par le chef de groupe car ce sont deux hectares de forêt qui sont atteints par le feu. L’arrivée d’un troisième GIFF provenant du Sdis 91 permettra de circonscrire complètement le feu. Près de trois hectares de forêt ont été détruits. Une Citerne Grande Capacité sera positionnée près du Véhicule PC afin d’assurer l’alimentation en eau des Camions Citerne Feux de Forêts."

Au total, c'est donc plus d'une soixantaine de pompiers qui furent engagés. Un grand merci donc à nos amis sapeurs pour leur formidable travail.

Mise à jour :
A peine publié, nous recevons la note de Com' de l'ONF...
Rien de nouveau et quelques rappels importants sur la conduite à tenir en cas de feu de forêt. 


Il y a quelques jours, éleveurs et quelques élus manifestaient contre le loup, à Pont-la-Barque, près de Serres. Cette manifestation était organisée à la suite de plusieurs attaques prêtées au loup dans ce secteur dont un âne à Rosans... Un loup a d’ailleurs été observé en plein jour à Aspremont et à Chabestan (où il a même été filmé dans des vergers). Plusieurs personnes assurent également avoir observé une meute de six loups qui aurait attaqué des chamois dans le massif du Duffre, au Bersac, le mois dernier.
Gérard Tenoux, conseiller départemental (divers droite) de Serres, présent à la manifestation, de même que de nombreux maires du secteur a crié « Je suis scandalisé » avant d'ajouter « J’ai assisté à la présentation du programme Feader, porté par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur il y a quelques jours. Pour les six prochaines années et les six départements de la Région, 22 millions d’euros sont prévus pour l’installation des jeunes agriculteurs et 34 millions pour le prédateur! »

Un colère dans ce tout nouveau PNR de Rhône-Alpes (son 8 ème !)qui ne va pas manquer de se poursuivre devant les tribunaux puisque à nouveau des élus vont autoriser le tir de la bête au mépris de des réglementations internationales sur cette espèce protégée.



Parc naturel régional des Baronnies  D'une superficie de 226 400 hectares, cette nouvelle entité compte 130 communes, réparties sur la Drôme et les Hautes-Alpes. "Cette labellisation va permettre au territoire des Baronnies de s'organiser autour d'un projet concerté de développement durable en mettant en oeuvre une politique innovante" avait souligné Edouard Simonian, conseiller délégué aux Parcs naturels régionaux. Sur la question du loup... c'est pas gagné ! En tous cas, si vous grimpez du côté d'Orpierre, vous aurez peut être la chance d’apercevoir le loup ! 
500 000 arbres plantés en cinq ans ! Reforest’Action, entreprise à vocation sociale et partenaire de l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts, vient de fêter ses 5 années d’existence en célébrant la plantation du 500.000e arbre ! Les arbres sont plantés en France et à l’étranger (Pérou, Inde, Sénégal…) dans le but de restaurer plus rapidement des écosystèmes dégradés et renforcer la biodiversité locale. 





Que vous soyez un particulier ou une entreprise, vous pouvez planter des arbres sur des forêts numériques personnalisables en quelques clics sur le site reforestaction.com ! Les arbres sont ensuite plantés sur le terrain à la saison de plantation suivante et chacun peut suivre l’évolution des projets.
« Grâce à son modèle de reforestation participative, Reforest’Action permet à chacun d’agir pour la planète en plantant un arbre en ligne ou en l’offrant à ses proches », ajoute Stéphane Hallaire, fondateur de l’entreprise. Nous espérons que dans quelques années, les espèces de l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts pourront être inventoriées dans ces forêts en devenir ! 

Comment planter un arbre avec Reforest’Action ?

Faites grandir une forêt en plantant des arbres depuis votre ordinateur !
Pour planter vos arbres : cliquez sur la région de votre choix ci-dessous, sélectionnez le nombre d'arbres et réglez par carte bancaire de façon sécurisée. Vous recevrez un email de confirmation de votre transaction. L'association  plantera ensuite vos arbres sur le terrain lors de la prochaine saison de plantation. Vous pourrez en suivre l'évolution en vous inscrivant à leur newsletter avant de valider votre plantation. Vous pouvez aussi offrir des arbres à vos proches ! 
 x 5 14.00  TTC
1 ARBRE = 2.8  TTC
Entreprises de toutes tailles, Reforest’Action vous propose un modèle de reforestation unique car participative. Avec RA, vous pouvez inviter vos collaborateurs et clients à prendre part à votre engagement en faveur de la forêt avantpendant et après la plantation des arbres. Votre forêt grandit ainsi grâce à la participation de tous ! 

Découvrir Reforest'Action
S'il est bien un sujet qui fait l'unanimité au sein de la cordée de rédaction, c'est notre opposition à la chasse à courre ! 

Chaque année, le Grand Parquet (en grande difficulté financière par ailleurs) rassemble tout, mais alors tout ce que l'on déteste dans un évènement  nommé "Nature et Vénerie" ! 
Vous faites ce que vous voulez, vous êtes grands et libres mais c'est certains, on n'y va pas. 
Pauvres chiens... Pauvre cervidés. 
Alors certes, ces équipages d'un autres âges ne sortent pas beaucoup, mais le peu qu'ils font est tout simplement honteux. Honteux, leur gestion des aires de stationnement et des autres usagers, honteux leur circulation forestière en 4X4 à vive allure, honteux leur passage dans les réserves biologiques, honteux ces poursuites jusque dans l'ENS de la Sorques... 
Et ils associent leur royal loisir à la "Nature"... Honteux.
Quelle belle image de notre Pays...

Revue de Presse du 25/05/2015 dans la Rep de Seine et Marne

Toujours à travers "la voix de la forêt" et sa "feuille verte", comprenez les publication de l'AAF qui est la seule association habilitée à faire entendre sa voix et celle des usagers (voir ici), voici un petit point sur la révision de l’aménagement de la forêt de Fontainebleau et des Trois Pignons sur lequel nous nous sommes déjà exprimés à plusieurs reprises (notamment ici). L’association participe en effet au groupe de travail sur la révision du plan d’aménagement. Le 13 mars dernier, Sylvain Ducroux, responsable de ce groupe, a fait le point sur les grandes orientations prévues par l’ONF. 
L'AFF a retenu notamment : 

"• la préservation de la biodiversité et, en particulier, des espèces inféodées aux milieux ouverts suppose des actions volontaires, pour contrer les évolutions naturelles. Le retour au pâturage par des moutons dans certaines réserves biologiques dirigées (mont Merle, Macherin) devrait y contribuer. Les AFF ont rappelé que la suppression du pâturage en forêt au début du XXe siècle et la lutte contre les incendies ont permis une progression spectaculaire de l’état boisé, vocation normale de la forêt, et exprimé leur réticence au pâturage en forêt, qui pourrait d’ailleurs accélérer le retour du loup, grand amateur de moutons ! Ils ont également insisté sur le fait que les évolutions climatiques devraient conduire à refuser une vision « fixiste » de l’état de la forêt et souligné que le choix des essences et des traitements devrait intégrer les changements annoncés, afin de préparer les peuplements à résister à l’élévation des températures et à la diminution des précipitations pendant la saison de végétation ; 

• la fonction sociale de la forêt reste une priorité mais les comportements sociaux évoluant rapidement, la stratégie d’accueil du public sera précisée au fur et à mesure des besoins. Cependant l’aménagement intégrera des dispositions réglementant certaines activités ; 

l’intensité de la gestion sera modulée en fonction des caractéristiques des milieux et de la végétation : absence d’intervention, gestion consistant uniquement en des travaux de génie écologique, gestion extensive avec au plus un passage en coupe pendant les vingt ans de l’aménagement, travaux sylvicoles sans récolte, coupes d’amélioration ou de régénération dans le cadre d’un traitement régulier, traitement irrégulier. Ceci devrait se traduire par l’extension du traitement irrégulier, un traitement régulier réservé aux chênaies, un traitement des régénérations en ilots de quelques hectares (4 à 8), afin de limiter les impacts paysagers et écologiques.

Sans préjuger de ce que sera l'Aménagement futur, cette communication de l'ONF sera sans doute qualifié de "bourrage de crâne" par quelques confrères de la toile à commencer par l'ami Jean Poule Debleau. Et comment lui donner tort à la vue des images que nous pouvons faire malgré les discours... Ainsi, à propos de la note de Com' de l'ONF sur les travaux sylvicoles du Rocher Fourceau dont on parlait là, il a vivement réagit dans cet article.
On ne présente plus l'AAFF (Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau), la plus vieille des associations de défense des usagers de la forêt et la seule restant présente dans le COPIL de gouvernance de la forêt de Fontainebleau après décision du Préfet en 2013 ! C'est dire si cette "Voix de la forêt" a toute son importance ! 

Voici un extrait de sa publication "la feuille verte" résumant son Assemblée générale du samedi 4 avril, qui s’est tenue à la Maison dans la vallée, à Avon, en présence de Jean-Luc Marx, préfet de Seine-et-Marne, de nombreux élus locaux (Frédéric Valletoux, maire de Fontainebleau et conseiller départemental, Marie- Charlotte Nouhaud, maire d’Avon, Gérard Millet, maire de Melun, Catherine Triolet, maire de Recloses, Sylvie Bellecourt, maire d’Héricy et Nicolas Quénu, représentant le maire de Bourron-Marlotte) et des représentants des administrations en relation avec la forêt, Benjamin Beaussant, directeur interdépartemental de l’ONF, Claude Lashermes, directeur des Routes au conseil départemental et Gilles Berroir, chef de service à la direction des Territoires. 

"De nombreuses associations amies étaient représentées (Amis du château, Réserve de biosphère, ANVL, CODÉRANDO, ARCIF, Stevenson de Barbizon, à Grez, AVF Melun, ASEBEPI, Groupe d’histoire des forêts françaises). 
Après l’adoption à l’unanimité des rapports moral et financier, le président Denis Bauchard a précisé les priorités des Amis de la Forêt pour 2015 : l’aménagement de la forêt, la propreté en forêt et la conduite apaisée. 
Gérard Tendron, vice-président des Amis de la forêt, a présenté les positions de l’Association par rapport au nouvel aménagement du massif forestier que l’ONF est en train d’élaborer pour la période 2016-2035. Lors de la préparation de l’aménagement, auquel elle a été associée, l’association a pu exprimer ses souhaits pour l’avenir. 
Si l’accueil du public doit rester une priorité, cet objectif impose le respect de codes de bonne conduite de la part des différentes catégories d’usagers (préservation des 300 km de sentiers de promenade qu’ils entretiennent, interdiction de la fréquentation des sites les plus fragiles, préservation des paysages et des sites remarquables).
La préservation de la biodiversité est amplement justifiée à Fontainebleau, mais les AFF ne souhaitent pas que les surfaces classées en réserve biologique – 15 % de la surface totale de la forêt aujourd’hui – soient augmentées. 
La préservation de peuplements forestiers en bon état est indispensable. Dans sa réponse, Benjamin Beaussant a partagé le constat dressé et a précisé que M. Tendron avait fait part des recommandations de l’Association au groupe de travail réuni spécifiquement par l’ONF sur le sujet de la révision de l’aménagement forestier. Il a insisté sur l’importance de l’effort de régénération des peuplements à conduire pour l’avenir de la forêt et sur le besoin de pédagogie qu’il faudra faire en conséquence et auquel les AFF pourront utilement contribuer. 

Deux motions ont été soumises à l’assemblée et adoptées après débat.

La première porte sur la propreté de la forêt, sujet très préoccupant comme le montrent les signalements auprès de l’Observatoire de la forêt qui ont augmenté de 80 % en un an (voir la République de Seine-et-Marne du 2 mars 2015). L’augmentation de la charge financière induite, supportée par le conseil régional ne pouvant augmenter indéfiniment, on s’est interrogé sur la façon d’enrayer cette progression sur le long terme. 
Le préfet de Seine-et-Marne dans son intervention a présenté quelques pistes, mêlant prévention et répression : panneaux indicatifs aux entrées de la forêt, suppression des poubelles le long des routes afin d’inciter le public à emporter ses déchets, condamnations exemplaires des contrevenants pris sur le fait grâce aux camé- ras de surveillance… 

En ce qui concerne la conduite apaisée, les Amis de la Forêt ont réaffirmé leur soutien au programme mis en œuvre par le département de Seine-et-Marne et ont exprimé leur satisfaction pour les progrès réalisés, notamment en ce qui concerne l’aménagement de giratoires à des croisements dangereux mais ils ont constaté que le nombre d’accidents relevés dans le massif de Fontainebleau reste encore trop élevé. En conséquence, les AFF ont rappelé leur objectif de limiter la vitesse des véhicules à 70 km/h sur l’ensemble des routes secondaires traversant le massif, et souhaitent que la route Ronde fasse l’objet de cette mesure dès 2015. Claude Lashermes, directeur des Routes au conseil départemental, s’est félicité du dialogue fructueux établi avec l’Association depuis quinze ans et donné quelques axes de travail : actions sur les carrefours (Touring-Club, Marlotte, Croix-du-Grand-Maître) et réflexion sur la réduction du nombre de voies..."

La suite bientôt ou sur le site de l'aaff !

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