Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2015-06-14

L’entreprise Eiffage réalisera jeudi 25 juin 2015, pour le compte de l’Office national des forêts, la réfection de la route de la Faisanderie en forêt de Fontainebleau.


À cette occasion, les conditions de circulation et d’accès à cette route s’en trouveront modifiées. La route de la Faisanderie sera temporairement fermée jeudi 25 juin 2015.


Vous le savez sans doute mais à la TL²B on accorde une attention toute particulière aux publications liées à la maladie de Lyme transmise par les morsures de tiques. La thérapie, le diagnostic et jusquà la reconnaissance même de cette maladie sont sujets à diverses polémiques en France et à l'étranger. Ceci étant dit, c'est bien chez nous que le corps médical semble le moins ouvert au sujet et il faut donc souvent se trouver vers les publications étrangères pour faire le point ! 
Nous profitons de la traduction d'un article américain (Sharma B, Brown AV, Matluck NE, Hu LT, Lewis K. Borrelia burgdorferi, the causative agent of Lyme disease, forms drug-tolerant persister cells. Antimicrob Agents Chemother. 2015 May 26. pii: AAC.00864-15.) par le site Nutrition pour reparler antibiothérapie et vous proposer quelques lectures sur le sujet...

Même après traitement antibiotique, de nombreux patients (10 à 20 %) touchés par la maladie de Lyme continuent de souffrir de symptômes persistants et récurrents : arthrite, douleurs musculaires, fatigue et problèmes neurologiques. Dans un article paru dans la revue Antimicrobial Agents and Chemotherapy, des chercheurs semblent avoir trouvé une explication  : la bactérie formerait des cellules dormantes « persistantes », qui échapperaient aux traitements. Sachant cela, les chercheurs proposent un nouveau traitement pour venir à bout de ces cellules persistantes.

Dans cet article, les chercheurs de l’université Northeastern (Boston) ont voulu savoir comment la bactérie Borrelia burgdorferi pouvait tolérer les médicaments censés la détruire. En effet, si certaines bactéries sont résistantes aux antibiotiques grâce à une mutation,  d'autres dites « persistantes » semblent se mettre dans une sorte d’état de sommeil si elles sont exposées à l’antibiotique. Lorsque le traitement est arrêté, elles se réveillent. D'après leurs recherches, c'est le cas de notre Borrelia burgdorferi !

Les chercheurs ont donc réfléchi à de nouvelles possibilités de traitement. Ils décrivent ainsi dans leur article deux approches pour éradiquer la maladie de Lyme : la première approche utilise un agent anti-cancer : la mitomycine C, qui a complètement éradiqué les cultures de bactéries (mais cette molécule est très toxicité , la seconde repose sur la ceftriaxone en plusieurs prises espacées. En effet, la première fois, seule les cellules en croissance ont été éliminées, les cellules persistantes ont « ressuscité » une fois la thérapie arrêtée.
Les chercheurs les ont à nouveau attaquées avec l’antibiotique en 4 doses de ceftriaxone. Pour Kim Lewis, un des auteurs de l’article, le « truc » pour que cela fonctionne consiste donc à laisser les cellules dormantes se réveiller.

Voilà qui ne devrait pas manquer de créer quelques polémiques en France !
On en profite donc pour vous conseiller la lecture du livre Soigner Lyme et les maladies chroniques inexpliquées, par le Dr Richard Horowitz et sont entretien avec le site Nutrition où il fait le point complet sur la maladie de Lyme

A lire également, le témoignage de cette femme 
pilote (Judith Albertat) qui voit son état de santé se dégrader soudainement. Elle consulte de nombreux médecins mais aucun ne croit à ses étranges maux. Elle décide de se battre et va progressivement découvrir qu’elle souffre de la maladie de Lyme (voir le livre sur Nutrition).


Notre ami et écorrespondant Thierry Guéguen est, comme nous, passionné d'histoire de la forêt de Fontainebleau. La recherche et l'ouverture de nouveaux blocs d'escalade sont souvent prétexte à étudier un peu plus le passé des secteurs visités. Dans un article qu'il a publié sur le site Prisesurprise, il nous propose de compléter la visite du Musée Régional de la Préhistoire à Nemours par une balade aux travers des secteurs de blocs du bois des Beauregards qui abritent, eux aussi, des témoignages remarquables de ces premiers hommes et une flore et une faune très diversifiées.

Lors de sa création en 1981, le musée de Préhistoire a accueilli d’importantes collections préhistoriques constituées au 19ème et au début du 20ème siècle. Parmi elles, se trouvent des pièces trouvées à quelques centaines de mètres du musée lors des fouilles du massif des Beauregards à Nemours.



En effet, le massif de Fontainebleau abrite de nombreux sites du Paléolithique récent (de ­ 40 000 à ­ 9 000 ans avant JC), et en particulier le massif des Beauregards, devennu un lieu de prédilection pour les chercheurs dès le 19ème siècle. Edmond Doigneau y effectue ses premières recherches à partir de 1867. Durant l’entre­ deux ­guerres, l’abbé André Nouel, Raoul Daniel et Édouard Soudan y entreprennent de nouvelles fouilles, reprises après 1950 par André Cheynier, Edmond Vignard et Raymond Delarue. Une grande part du mobilier archéologique découvert lors de ces fouilles a été remis au musée lors de sa création. Les autres sites préhistoriques de la forêt de Nemours (Les Gros Monts, Le Cirque de la Patrie, La Grotte du Troglodyte) ont fait l'objet de fouilles archéologiques depuis la fin du 19e siècle jusqu'aux années 1970.



Y randonner ou y grimper est donc l'occasion d'associer l'archéologie à la découverte d'un paysage de sable et de grès typique du massif de Fontainebleau. L'occasion aussi pour nous de rappeler que cet espace naturel est très fragile ! Ce n'est pas parce que l'homme l'a aménagé siècle après siècle qu'il faut le massacrer. La proximité avec la ville de Nemours et le Lycée entraîne inévitablement quelques dégradations (tags, déchets...) et a provoqué de nombreux feux (30 hectares en 2003) ! 

Le topo du Bois des Beauregards et la position des secteurs d'escalade repérés par Thierry


Ces petites forêts (Poligny 104 ha, ici 866 ha auxquels on peut ajouter les bois du Rocher Greau et de Nemours Saint Pierre) offre un relief prononcé avec des platières, des chaos gréseux, de vastes zones de sables nus, des landes sèches, des pelouses calcicoles des pré-bois à chêne pubescent et des pinèdes. L'intérêt de cette zone est donc la richesse en écotones liée à la diversité du sous-sol et de la géomorphologie offrant de nombreuses possibilités à la faune et la flore. Le site est donc classé en ZNIEFF de type 1 sous l'appellation Sablières et Platières de Nemours (Identifiant national : 110001253, Identifiant régional : 20100001). Des sentiers agréables et pittoresques amènent au rocher de Beauregard et à une table d'orientation, qui domine le site à 128 m d'altitude.

Le passage d'une platière acide au pré-bois à chêne pubescent, via une pelouse à Veronica spicata L. dans le secteur de la Mer de Sable et des Brûlis est remarquable. Les platières constituent des sites favorisant une fonge lichénique dans laquelle quelques taxons rares pour la région Ile-de-France ont été identifiées  comme l'Arctoparmelia incurva ou la Cladonia strepsilis. L'engoulevent d'Europe est aussi présent sur ces platières. Dans les anciennes carrières de sables ont peut observer les chiroptères. En tout, sur le site, les premiers inventaires de l'ANVL  ont distingué 168 taxons (lichens, ptéridophytes, phanérogames, ±mammifères, ±oiseaux). Des inventaires complémentaires devront être réalisés pour les chauves-souris.



Pour en savoir plus :

Musée départemental de Préhistoire d'Île-de-France
48 avenue Étienne Dailly
77140 Nemours
Ouvert de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30
Site Officiel

A lire en ligne à propos de la préhistoire sur le site de Nemours :


A la TL²B, il est rare que l'on parle des exploits des uns et des autres mais comment passer sous silence le défis que se sont lancés Ueli et Michael avec l’enchaînement des 82 sommets de plus de 4000 mètres des Alpes sur les traces de Patrick et Philippe ! 

C'est un challenge sportif qui a débuté jeudi dernier par l'ascension du Piz Bernina dans les Grisons, qui comprend 100 000 mètres de dénivelé et 1000 kilomètres de vélo. Ils désirent que cet exploit soit bouclé dans l'été. 
Vous pourrez suivre leur parcours sur leur site.

De notre esprit, on ne peut s'empêcher de penser à leurs prédécesseurs, Philippe Magnin mais aussi, et surtout nos amis trop tôt disparus, Patrick Berhault et Patrick Edlinger avec qui nous avions eut la chance de passer quelques temps.

Patrick Berhault est décédé le 28 avril 2004 sur l'arête du Täschhorn lors de sa tentative de traversée des Alpes et Patrick Edlinger, le  à La Palud-sur-Verdon.
Planter le premier drapeau tunisien au sommet de l’Everest, c’est le rêve de Tahar Manaï. Très proche du but de son projet « L’Ascension d’une Nation », ce jeune Franco-Tunisien, sapeur-pompier professionnel à Massy, s’est vu stoppé le 25 avril dernier par le séisme qui a frappé de plein fouet le Népal. Mais Tahar ne compte pas s’arrêter sur cet échec. Rentré il y a quelques jours Tahar s'est livré à nos confrères d'Essonne Info dans un article remarquable. 
Extrait :

« Moi, je suis vivant »

Pour une aventure, ç’en fut une. Avec retenue, Tahar nous raconte la journée du 25 avril. « J’étais redescendu la veille du camp 2 où j’avais déposé de la nourriture et du matériel. (*ndlr : En alpinisme, l’ascension ne se fait pas d’une seule traite mais par paliers. Sur l’Everest, quatre camps d’altitude sont établis entre lesquels les alpinistes font des allers retours permanents pour s’acclimater à l’altitude. A chaque camp, les alpinistes déposent un peu de matériel. C’est pour cette raison que l’ascension de l’Everest dure deux mois en moyenne.)


Pour une fois, j’étais dans ma tente, j’écoutais de la musique. D’habitude, j’étais avec Nima – le sherpa qui m’accompagnait et qui est devenu un ami. Mais ce jour-là, j’étais dans la tente. Souvent, quand c’était l’heure du déjeuner, le « kitchen-boy » qui prépare à manger au camp de base, venait secouer ma tente pour me dire que c’était l’heure de manger. Mais là, je vois ma tente qui remue, que c’est l’heure du déjeuner, mais que ça ne s’arrête pas de bouger. Je vois que moi aussi je bouge et là, je me dis que ce n’est pas normal. J’entends des cris, des hurlements. J’étais en chaussettes, en t-shirt ! J’ai ouvert ma tente et j’ai vu un canadien pétrifié, fixer quelque chose et dire « Oh mon dieu ». J’ai sorti la tête et j’ai vu la masse de neige, l’avalanche arriver. Je suis parti en courant, je me suis jeté dans la tente où l’on mangeait et je me suis réfugié sous la table. Là, tout s’est écroulé. La neige est entrée. Ce qui m’a bien protégé c’est que la table était solide et était nappée avec une bâche en plastique. Je suis incapable de dire combien de temps ça a duré : deux secondes, deux minutes, deux heures… Ca m’a paru une éternité. Quand tu es dedans, tu penses « je vais crever, c’est sûr, je vais y rester » La neige rentre et tu te dis « pourvu que le pire soit passé ». L’avalanche ne charriait pas que de la neige. Tout s’est décroché d’un sommet donc il y avait de la glace, des rochers… Quand ça s’est terminé, je suis sorti de sous ma table. J’ai entendu crier dans tous les sens. »

Tahar s’arrête pour préciser qu’il y a habituellement entre 800 et 1000 personnes sur le camp de base et que, cette année, il y avait encore plus de monde. Il continue : « Nima qui m’accompagnait est rapidement venu voir si j’allais bien et on est parti donner un coup de main aux blessés. » Fataliste, Tahar conclut : « Il n’y a pas eu de règle. L’avalanche est passée en plein milieu du camp et a tout ravagé. Certains étaient à 10 mètres de moi et sont morts, moi je suis vivant. » Après l’avalanche, la météo était tellement mauvaise que les alpinistes survivants ont été livrés à eux-mêmes pendant trois jours. Les hélicoptères attendaient de venir les chercher quelques mètres plus bas mais les répliques étaient trop nombreuses. Après avoir passé la première nuit au camp de base, Tahar et son sherpa Nima, ont alors décidé d’atteindre un petit village sécurisé à une heure de marche. Tahar pèse ses mots mais assure : « C’est la plus grosse tragédie de l’histoire de la montagne. Le séisme a frappé au moment où il y avait le plus de monde au camp de base et à l’endroit où on est le plus vulnérable.»


Son patron, le nouveau président du conseil d’administration du SDIS91 (Service Départemental d’Incendie et de Secours), Dominique Echarroux, se trouvait aussi au Népal au moment du séisme.
« Peu importe l’obstacle, même si c’est un séisme ou une avalanche, j’espère repartir sur l’Everest au plus vite. » Quelque chose de fort, s’est créé entre les Sherpas et lui. C’est pour cela que sa prochaine ascension de l’Everest partira, encore une fois, de Katmandou sur la face nord du mont.
Retrouvez Tahar Manai sur sa page Facebook L’Ascension d’une nation et son site internet « Je veux mon Everest »
A l’occasion de la COP21 à Paris en décembre 2015, Sommet(s) pour le Climat est un projet volontaire basé sur une traversée collective du massif des Ecrins pour faire valoir les valeurs positives de la montagne (engagement, responsabilité, esprit de cordée…) et lutter avec elles, contre les bouleversements climatiques bien visibles en montagne. Le projet à pour but de promouvoir des solutions conviviales et pratiques pour un monde + écologiquement et + social.

La montagne subit de plein fouet ces bouleversements climatiques (recul des glaciers, érosion, baisse de l’enneigement, …), avec des conséquences sur ses paysages, son économie, sa biodiversité… Les « montagnards » sont aux premières loges de ces évolutions, qui affectent directement leur espace de pratique. Or l’alpinisme porte des valeurs qui changeraient le positionnement de la France si elles étaient appliquées dans les prises de décision nationales pour le climat : courage, engagement, esprit d’équipe et de solidarité dans la cordée, endurance, exigence de lucidité dans l’itinéraire et l’évaluation des risques, un certain sens de l’abnégation, de la sobriété, et une certaine humilité face à la nature, une capacité à se projeter à long terme, à des heures d’effort.

Le projet repose sur la traversée des Ecrins par les sommets sur 21 jours du 29 juin au 19 juillet 2015. Cette action illustre l’esprit de cordée, les notions d’engagement et d’endurance, et elle permet de mettre en valeur les messages du projet par l’image. Les deux camps de base seront les villages de La Bérarde et d’Ailefroide. Cet itinéraire peut être amené à évoluer en fonction des conditions météorologiques et logistiques du moment.

Le projet est porté par une très belle équipe de passionnés dont notre amie et presque Marraine, Liv Sansoz (l'une des première à avoir parlé de la TL2B dans la presse), auquel vous pouvez participer au travers de divers évènements !



Après nos articles sur les lézards puis les serpents, partons à la rencontre de la couleuvre d’Esculape qui atteint à Fontainebleau sa limite nord en France.

La Couleuvre d’Esculape, Zamenis longissimus, est donc un serpent de la famille des Colubridae qui peut atteindre assez facilement les 1 m 60 ! Mais pas de panique, elle mord rarement et n’est pas venimeuse !

Pour se défendre, elle peut émettre une odeur nauséabonde en vidant ses glandes cloacales. En revanche, si vous la taquinez, elle peut se montrer agressive… C'est sans doute l’animal qui fait frémir la plupart des promeneurs. Rampant lentement au sol et susceptible de se cacher dans les fougères et autres rochers, il n’est pas rare d’en croiser un ou plusieurs lors des chaudes journées. Petite séance photographique avec Greg Clouzeau.

Sa tête est fine et longue et son museau arrondi. Les écailles sont lisses et plates sauf les ventrales qui montrent une arête de chaque côté Son cou est plus ou moins marqué. La pupille est ronde et moyenne et non saillante. Les adultes sont en général assez uniformément beige-gris ou marron olivâtre, avec l’avant du corps souvent plus clair. Des parties dorsales peuvent être brunes, grisâtres, jaunâtres, ocre, brun, verdâtres.

Les yeux « bleutés » sont annonciateurs d’une mue proche (genre 5 ou 6 jours). C’est provoqué par le décollement de l’ancienne « peau » et la présence de liquide lymphatique entre l’ancienne et la nouvelle. Cela donne une coloration plus terne, voire blanchâtre selon l’espèce, et des yeux blancs. Dans quelques jours, les yeux retrouveront une coloration normale, car le liquide sera remplacé par de l’air, favorisant ainsi le décollement de l’ancienne peau (exuvie).

Couleuvre d’Esculape, Zamenis longissimus, avant mue
Rocher Canon, Fontainebleau, (C) 2015 Greg Clouzeau
La couleuvre d’Esculape fréquente les milieux clairs et ensoleillés mais fuit l’extrême chaleur. Elle se rencontre dans les forêts ensoleillées, les lieux arides ensoleillés, les broussailles, les bords des champs et les vieux murs. Elle se nourrit principalement de petits mammifères ou de lézards qu’elle étouffe par constriction. Elle grimpe dans les arbres et arbustes pour chasser les oisillons et manger les œufs.

Elle n’est pas farouche et approche les habitations, grimpe jusque dans certaines charpentes notamment par les gouttières.

Asclépios, le Dieu-médecin des Grecs anciens, (Esculape chez les Romain), portait dans sa main droite un bâton entouré d’un serpent (emblème des médecins et de la coupe d’Hygie pour les pharmaciens). On pense de nos jours qu’il s’agissait de cette grande couleuvre à la brillante livrée. C’est aussi, selon la tradition, certaines de ces couleuvres élevées par les Romains dans leurs temples qui, en s’échappant, auraient colonisées les territoires qu’ils avaient conquis.

C’est une espèce protégée en France. Il est totalement interdit de la capturer, de la blesser et a fortiori de la tuer.

Couleuvre d’Esculape, Zamenis longissimus, avant mue Rocher Canon, Fontainebleau, (C) 2015 Greg Clouzeau
Il y a quelques jours nous vous annoncions la fermeture pour travaux de la sortie Fontainebleau sur l'A6. Dans les jours qui viennent, c'est le Rond-point de l’Obélisque qui fera l'objet d'un réaménagement de la chaussée qui devrait durer tout l'été.  En effet, la commission départementale de la Nature, des Paysages et des Sites a approuvé le projet de réaménagement de ce carrefour, véritable nœud routier aux portes de Fontainebleau et de la forêt domaniale. Ce projet, à la préparation duquel les AFF ont été associés, a un caractère routier mais également paysager. Il a été établi en concertation étroite entre les différentes parties concernées, à savoir le département, la ville de Fontainebleu, le château et l’ONF. 

Renseignements pris, les travaux de voirie vont débuter la semaine prochaine pour une grosse phase de reprise de la chaussée cet été. Les travaux sur les abords se feront en coordination avec l'ONF l'hiver prochain et ensuite  par la commune et le château pour les parcelles au nord. Restera à déplacer les petites bornes ( par la DPR) et travailler sur le plan d'éclairage (commune).

Il reste donc à souhaiter que la coordination soit bien assurée au niveau de la signalétique pendant les travaux puis, à terme, au niveau de l’entretien. Ce carrefour, qui est à la fois une porte d’entrée de la forêt et de la ville de Fontainebleau, mérite en effet un entretien exemplaire tant en ce qui concerne la partie herbeuse, que la partie centrale, notamment les anciennes bornes parfois bousculées par des véhicules non maîtrisés et l'envahissement végétal !

Mais ce qu'attendent avant tous les automobilistes du nord du massif, c'est le réaménagement du Carrefour de la table du Roi, véritable point noir de la traversée de la domaniale ! Le dossier est inscrit à l'ordre du jour de la prochaine commission départementale des sites et des paysages qui se tiendra surement en Septembre/octobre. Plusieurs associations poussent les services de l'Etat (DDT) pour relancer la démarche nécessaire de modifications du périmètre de la forêt de protection nécessaires aux travaux. Une procédure qui passe par le Conseil d'Etat donc très longue mais qui sera sans doute à l'ordre du jour d'une commission préfectorale à la rentrée de septembre.

Pour en savoir plus à propos des routes de la forêt


NATURE