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Moi, je suis vivant où le projet d'ascension de l'Everest par un sapeur pompier de Massy

Mis en ligne par TL De Bleau on mardi 16 juin 2015 | 12:48:00

Planter le premier drapeau tunisien au sommet de l’Everest, c’est le rêve de Tahar Manaï. Très proche du but de son projet « L’Ascension d’une Nation », ce jeune Franco-Tunisien, sapeur-pompier professionnel à Massy, s’est vu stoppé le 25 avril dernier par le séisme qui a frappé de plein fouet le Népal. Mais Tahar ne compte pas s’arrêter sur cet échec. Rentré il y a quelques jours Tahar s'est livré à nos confrères d'Essonne Info dans un article remarquable. 
Extrait :

« Moi, je suis vivant »

Pour une aventure, ç’en fut une. Avec retenue, Tahar nous raconte la journée du 25 avril. « J’étais redescendu la veille du camp 2 où j’avais déposé de la nourriture et du matériel. (*ndlr : En alpinisme, l’ascension ne se fait pas d’une seule traite mais par paliers. Sur l’Everest, quatre camps d’altitude sont établis entre lesquels les alpinistes font des allers retours permanents pour s’acclimater à l’altitude. A chaque camp, les alpinistes déposent un peu de matériel. C’est pour cette raison que l’ascension de l’Everest dure deux mois en moyenne.)


Pour une fois, j’étais dans ma tente, j’écoutais de la musique. D’habitude, j’étais avec Nima – le sherpa qui m’accompagnait et qui est devenu un ami. Mais ce jour-là, j’étais dans la tente. Souvent, quand c’était l’heure du déjeuner, le « kitchen-boy » qui prépare à manger au camp de base, venait secouer ma tente pour me dire que c’était l’heure de manger. Mais là, je vois ma tente qui remue, que c’est l’heure du déjeuner, mais que ça ne s’arrête pas de bouger. Je vois que moi aussi je bouge et là, je me dis que ce n’est pas normal. J’entends des cris, des hurlements. J’étais en chaussettes, en t-shirt ! J’ai ouvert ma tente et j’ai vu un canadien pétrifié, fixer quelque chose et dire « Oh mon dieu ». J’ai sorti la tête et j’ai vu la masse de neige, l’avalanche arriver. Je suis parti en courant, je me suis jeté dans la tente où l’on mangeait et je me suis réfugié sous la table. Là, tout s’est écroulé. La neige est entrée. Ce qui m’a bien protégé c’est que la table était solide et était nappée avec une bâche en plastique. Je suis incapable de dire combien de temps ça a duré : deux secondes, deux minutes, deux heures… Ca m’a paru une éternité. Quand tu es dedans, tu penses « je vais crever, c’est sûr, je vais y rester » La neige rentre et tu te dis « pourvu que le pire soit passé ». L’avalanche ne charriait pas que de la neige. Tout s’est décroché d’un sommet donc il y avait de la glace, des rochers… Quand ça s’est terminé, je suis sorti de sous ma table. J’ai entendu crier dans tous les sens. »

Tahar s’arrête pour préciser qu’il y a habituellement entre 800 et 1000 personnes sur le camp de base et que, cette année, il y avait encore plus de monde. Il continue : « Nima qui m’accompagnait est rapidement venu voir si j’allais bien et on est parti donner un coup de main aux blessés. » Fataliste, Tahar conclut : « Il n’y a pas eu de règle. L’avalanche est passée en plein milieu du camp et a tout ravagé. Certains étaient à 10 mètres de moi et sont morts, moi je suis vivant. » Après l’avalanche, la météo était tellement mauvaise que les alpinistes survivants ont été livrés à eux-mêmes pendant trois jours. Les hélicoptères attendaient de venir les chercher quelques mètres plus bas mais les répliques étaient trop nombreuses. Après avoir passé la première nuit au camp de base, Tahar et son sherpa Nima, ont alors décidé d’atteindre un petit village sécurisé à une heure de marche. Tahar pèse ses mots mais assure : « C’est la plus grosse tragédie de l’histoire de la montagne. Le séisme a frappé au moment où il y avait le plus de monde au camp de base et à l’endroit où on est le plus vulnérable.»


Son patron, le nouveau président du conseil d’administration du SDIS91 (Service Départemental d’Incendie et de Secours), Dominique Echarroux, se trouvait aussi au Népal au moment du séisme.
« Peu importe l’obstacle, même si c’est un séisme ou une avalanche, j’espère repartir sur l’Everest au plus vite. » Quelque chose de fort, s’est créé entre les Sherpas et lui. C’est pour cela que sa prochaine ascension de l’Everest partira, encore une fois, de Katmandou sur la face nord du mont.
Retrouvez Tahar Manai sur sa page Facebook L’Ascension d’une nation et son site internet « Je veux mon Everest »
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1 commentaire :

  1. Une autre histoire publié par Biba !
    http://www.bibamagazine.fr/style-de-vie/societe/l-histoire-inspirante-de-la-grimpeuse-melissa-arnot-apres-le-tremblement-de-terre-au-nepal-41719

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