Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2011-01-02

Le SNUPFEN, syndicat forestier a lancé une pétition  sur son site :
http://www.snupfen1.org/article413.html

Pétition pour la défense de la forêt :

lundi 11 octobre 2010 par JD Webmestre

« Quelle forêt pour nos enfants ? »

La gestion durable des forêts françaises est attaquée sur tous les fronts. Depuis le Grenelle de l’Environnement, le slogan « produire plus tout en préservant mieux » est devenu le fil conducteur de la politique forestière, sauf que le « préserver mieux » ne semble être qu’un alibi. Dans les faits, c’est une approche extrêmement productiviste de la gestion forestière qui est affichée au plus haut sommet de l’Etat, le Président de la république l’a encore exprimé dans son discours d’Urmatt le 19 mai 2009.
Pourtant, la nécessité de protéger et garantir la pérennité de nos forêts n’est plus à démontrer.
Nous demandons :
  • un financement pérenne de la gestion forestière prenant en compte les multiples fonctions assurées par la forêt pour la santé et le bien être des populations .
  • une gestion forestière assise sur la polyvalence des forestiers, gage de l’équilibre entre les différentes fonctions de la forêt : économiques, écologiques et sociales (dont le soutien aux entreprises de proximité).
  • les moyens, notamment humains, afin d’assurer une gestion forestière de qualité basée sur une connaissance accrue des milieux naturels et une proximité avec les habitants.
  • l’organisation d’un débat citoyen sur l’avenir de la forêt.
Extrait du texte
"(...)
Nous, forestiers, constatons que la pression économique sur la forêt s’accentue et crée un déséquilibre dans la gestion forestière. Dans ce contexte c’est au détriment des fonctions sociales et environnementales que la fonction de production se développe.
En imposant aux territoires de mobiliser leurs bois, le projet de loi n'a retenu que le « produire plus de bois » !
Pour François Lefèvre, responsable forêt de FNE : « L’Etat pousse à récolter du bois dans les espaces les moins accessibles, donc les plus préservés, sans se soucier des enjeux de biodiversité. Cela mérite un carton rouge, voire écarlate au moment même où l’on célèbre l’année d’une biodiversité dont le déclin se poursuit ! »
Communiqué de presse de France Nature Environnement du 12/01/2010
« On ne cesse de se plaindre de ne pas avoir de ressources en matière première, on en a une sous nos yeux et on la sous exploite. » N. Sarkozy, Président de la république, Urmatt (Bas-Rhin) – Mardi 19 mai 2009
« Le bois ça doit tomber comme des boulons » P.O. Drège, (ex) directeur général de l’ONF, séminaire des cadres Poitiers-23 et 24juin 2008

Nous estimons aujourd’hui la forêt publique Française réellement en danger.
A force de réduire depuis 30 ans le service public forestier, l’heure de vérité est arrivée. Notre société se doit maintenant de répondre à la question suivante :
Quelle Forêt pour nos enfants ?
Signez la pétition "
6 janvier 2012
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 22 sur 117
. .
Décrets, arrêtés, circulaires
TEXTES GÉNÉRAUX
MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE,
DES TRANSPORTS ET DU LOGEMENT
Arrêté du 31 décembre 2011
relatif aux travaux dans les coeurs de parcs nationaux
NOR :
DEVL1133466A
Par arrêté de la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement en date du
31 décembre 2011, les formulaires mentionnés aux articles R. 331-6 et R. 331-19 du code de l’environnement
sont fixés comme suit :
1
de l’article R. 331-19 du code de l’environnement est établie conformément au formulaire homologué sous le
numéro CERFA 14576.
La notice est homologuée sous le numéro CERFA 51588.
Les formulaires et la notice sont téléchargeables aux adresses suivantes :
Formulaire :
https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_14576.do ;
Notice :
https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/getNotice.do?cerfaNotice=51588&cerfaFormulaire=14576.
2
dans un coeur de parc national prévue au 2
conformément au formulaire homologué sous le numéro CERFA 14577.
La notice est homologuée sous le numéro CERFA 51589.
Les formulaires et la notice sont téléchargeables aux adresses suivantes :
Formulaire :
https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_14577.do ;
Notice :
https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/getNotice.do?cerfaNotice=51589&cerfaFormulaire=14577.
3
dans un coeur de parc national en instance de classement prévue à l’article R. 331-6 du code de
l’environnement est établie conformément au formulaire et à la notice mentionnés au 2
o A compter du 1er janvier 2012, la demande de travaux dans un coeur de parc national prévue au 1o du IVo A compter du 1er janvier 2012, l’appréciation des conséquences de travaux pour les demandes de travauxo du IV de l’article R. 331-19 du code de l’environnement est établieo A compter du 1er juin 2012, l’appréciation des conséquences de travaux pour les demandes de travauxo.
L’Année internationale de la biodiversité s'est achevée, laissant place à l’Année internationale de la Forêt. La nouvelle présidente, Liliane Pays, de l'agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France, Natureparif, a expliqué les prochains défis de l’Agence à la journaliste de DéveloppementDurable.com

Natureparif, c'est quoi ça ?
Les Franciliens connaissent Airparif et Bruitparif. Ils ont maintenant Natureparif, la grande agence pour la nature et la biodiversité installée depuis le 30 juin 2008 rue de Grenelle dans le 7è arrondissement. Elle accompagne les élus en informant les franciliens des lieux remarquables de la région et de leur état de santé. Ceux qui n'habitent pas la Région Ile-de-France qui sert d'écrin au Pays de Fontainebleau ne voient souvent de notre région que l'image négative véhiculée par les médias, complétant une vision amalgamée d'une région fortement urbanisée à l'image de Paris et sa proche banlieu.
Vu de loin, on peine à croire que ce territoire  compte quatre des Parcs Naturels Régionaux Français et près d'une quarantaine de réserves naturelles. Leur surface couvre même 14% de l'Ile-de-France ! Plus surprennant, les espaces naturels (y compris agricoles) occupent près de 80 % des terres franciliennes, les 12 millions de franciliens s'étant entassés dans les 20 % restant ! Les forêts, elles, couvrent près du quart de ces espaces naturelles.  Mais l'urbanisation se poursuit et de 1982 à 1999 ces terres vièrges de toute construction ont reculées de 1 700 ha par an en moyenne ! Conséquence directe, la biodiversité de notre paradis est mise à mal et reste assez méconnue en dehors de Fontainebleau où elle est étudiée de longue date. On a recencé 228 espèces d'oiseaux sur les 375 observables en France. On estime à 18 000 le nombre d'espèces d'insectes, à soixante celles des mammifères, à dix-sept le nombre de reptiles, 12 d'amphibiens... Natureparif et son réseau suit la disparition de certaines espèces et va tenter de réduire leur nombre. Ainsi, peut être verra t'on revenir le saumon en Seine, les loutres dans la Bièvre ou le faucon pèlerin dans Paris. En favorisant la création de passages pour la faune reliant les anciennes grandes forêts aujourd'hui coupées par les routes, les populations devraient trouver de meilleures conditions pour leur reproduction dans les zones où elles sont en sous effectif. A l'inverse, de tels passages pourraient avoir de graves conséquences sur des populations aujourd'hui menacées comme notre brave écureuil roux chassé de la forêt de Sénart par son cousin gris. En plus, le tamia, d'origine coréenne, transporte avec lui un grand nombre de parasites telque la tique. Certains individus peuvent paraît - il en porter jusqu'à 500 ! En Seine et Marne, les autorités, devant le nombre croissant de cas de maladie de Lyme, ont mis en place un important dispositif de veille sanitaire.


L'interview :

"DeveloppementDurable.com : Vous êtes à la tête de Natureparif depuis le 9 décembre. Dans quel état d’esprit avez-vous conclu l’Année internationale de la biodiversité ?
Liliane Pays : J’ai eu l’occasion de constater, quand je suis rentrée en fonction, que cette Année avait été très importante. Le terme « biodiversité » a eu une plus forte résonnance, le grand public a pu s’en imprégner davantage et a pris conscience, par la même occasion, de la nécessité de la préserver.
Certes, cette biodiversité s’érode, et ce constat est effrayant mais nous devons rester confiants et positifs. Je crois beaucoup au potentiel des agences comme la nôtre pour accompagner les associations, les entreprises et les collectivités locales à mieux la protéger. Nous avons collecté toutes les connaissances existantes, maintenant, reste à les mettre en réseau et à identifier les priorités.


dd.com : Pour 2011, quelles sont les priorités ?


L. P. : Je m’inscris pleinement dans la continuité de l’important travail de mes prédécesseurs. Mes priorités, dorénavant, sont d’accentuer la sensibilisation et l’éducation. Pour que la population soit partie prenante, il est impératif que la cause soit bien plus connue… et reconnue.


dd.com : Vous dirigez également une école maternelle à Fontainebleau. Vous souhaitez donc accorder une importance particulière à l’éducation des jeunes sachant qu’on ne protège que ce que l’on connait ?

L. P. :
Tout à fait ! J’ai en charge, quotidiennement, des enfants de 5 ans. C’est dès leur plus jeune âge, lorsqu’ils sont curieux et réceptifs, qu’il faut les sensibiliser. Malheureusement, je m’aperçois, lors des sorties que nous effectuons en forêt de Fontainebleau, qu’ils ne connaissent la forêt que d’un point de vue intellectuel, mais pas sensoriel. Je suis surprise par leurs réticences à s’approprier les lieux, à toucher les écorces, à toucher les sols. Il leur arrive même d’avoir certains réflexes de recul, par rapport à certains insectes qu’ils ne connaissent pas. Nous devons vraiment dépasser ces appréhensions mais nous ne pourrons le faire que si nous travaillons sur le long terme. Les activités que nous proposons à l’école sont souvent beaucoup trop ponctuelles.



Ainsi, l’Agence des Espaces verts, dont je suis vice-présidente, a mis en place un dispositif remarquable : les diplômes forestiers juniors. C’est exemplaire dans le sens où ce programme dure cinq ans. Ces enfants-là, demain, ne seront plus des adultes ignorants de la biodiversité, ils auront, au contraire, envie de la protéger et de la respecter.


dd.com : Vous êtes donc également vice-présidente de l’Agence régionale des espaces verts. Quelles sont ses attributions ?

L. P. :
L’AEV, c’est l’agence en charge de la préservation du milieu par le biais d’acquisitions de foncier. Je souhaite renforcer encore la collaboration entre Natureparif et l’AEV pour faire en sorte que leur savoir-faire et leurs programmes exemplaires puissent servir à d’autres acteurs.



J’ai conscience, depuis que je suis conseillère régionale (EE-LV), que subsistent trop de cloisonnements. Prenez par exemple le Motif (Observatoire du livre et de l’écrit en Ile-de-France) : pourquoi ne pas travailler ensemble à l’édition d’un livre sur les mots de la biodiversité expliqués par les enfants ? Ce sont des chantiers que j’ai envie de lancer, avec la jeune et dynamique équipe de Natureparif.


dd.com : 2011 a été déclarée Année internationale de la Forêt. Comment Natureparif va-t-elle agir cette année pour préserver les forêts franciliennes ?

L. P. :
Je dois vous avouer que ces Années dédiées me laissent toujours assez dubitative. Certes, elles ont le mérite de faire parler, de sensibiliser mais ensuite, une fois que l’année en question se termine, j’ai toujours peur que toutes les avancées concédées retombent dans l’oubli. Que 2011 soit l’Année internationale de la Forêt représente une excellente transition. A Natureparif, nous avons d’ores et déjà planifié un colloque intitulé « Comment concilier les différents usages de la forêt ? ». Le terme « concilier » est extrêmement important, certes il induit la notion de concurrence mais il est aussi un facteur d’apaisement.



Concernant la forêt, et notamment celle de Fontainebleau, que je connais particulièrement bien, le projet d’en faire un Parc national m’a un peu inquiété à l’origine. Elle est déjà très protégée, très réglementée et je craignais que les Franciliens ne s’y sentent plus chez eux. Pour m’y rendre très souvent, j’ai conscience qu’elle représente leur jardin, leur lieu privilégié d’évasion. C’est donc la raison pour laquelle il sera capital de mieux les éduquer et les sensibiliser à la préserver. On voit malheureusement dans les spots d’escalades que l’importante fréquentation endommage les sites.

(Note de greg des blocs: Je pense que les dégradations ne se limitent pas aux sites d'escalade mais à l'ensemble des sites rocheux et surtout, elles ne sont pas directement liées à notre pratique pour la majeure partie)


dd.com : Comment expliquez-vous le fait que l’Ile-de-France accueille de 7 à 33 % d’espèces de moins que les départements limitrophes ?

L. P. 
: L’urbanisation et la pression anthropique sont bien plus fortes qu’ailleurs. Nous craignons, et les indicateurs le montrent, que cet environnement moins accueillant pour la biodiversité ne le devienne aussi pour l’homme. Nous avons d’ailleurs très peur du « printemps silencieux ». Toutefois, loin de nous l’idée de plonger dans le catastrophisme, je suis une femme confiante, je ne pratique pas l’écologie punitive. C’est en tissant des liens avec tous les acteurs du territoire que nous pourrons agir. D’autant que les spécialistes parlent, dans la nature, d’un phénomène de résilience, rien n’est irréversible. Je m’en aperçois personnellement en Seine-et-Marne. Dans le Parc naturel régional du Gâtinais nous avons vu revenir certaines espèces du bocage, grâce au travail mené avec les agriculteurs et à la restauration des milieux.



Les pesticides sont aussi un gros problème. Avec l’extension des surfaces agricoles, les zones humides ont disparu, et de nombreux micro-organismes vivants aussi. Nous travaillons aussi, en collaboration avec les Chambres d’agriculture, à l’évolution des mentalités des agriculteurs. Pour en avoir rencontré quelques-uns, je peux vous assurer qu’ils commencent à prendre conscience des dangers des pesticides. Je suis une femme de terrain, c’est avec le partage d’expériences que nous pourrons avancer.



dd.com : Vous êtes également conseillère régionale pour Europe Ecologie-Les Verts. Quelle est votre vision idéale de la région, en termes de biodiversité et d’environnement ?

L. P. :
Les clés, pour moi, sont l’éducation, le dialogue, l’interaction. Les gens commencent à prendre conscience que la biodiversité n’est pas une simple composante de l’environnement mais qu’elle a un véritable impact sur leur vie personnelle. Des sommets tels que Nagoya participent aussi à cette prise de conscience, cette communication. Tout comme la mise en place, avec le soutien de la Région, de parcs naturels régionaux, pour protéger des espaces moins emblématiques que la forêt de Fontainebleau par exemple. Les médias ont également un rôle prépondérant à jouer : il doit y avoir une meilleure visibilité des métiers qui touchent à la terre, à la nature, dans les médias. Je peux vous dire que j’ai été stupéfaite de voir, en me rendant dans un lycée agricole, que certaines formations ne trouvent pas de candidats. La clé viendra de l’éducation, à tous les niveaux."
Propos recueillis par Albane Wurtz
La nouvelle salle d'escalade de la Base de loisirs de Buthier ouvre ses portes. C'est l'une des plus grande de France avec un mur de 25 m de haut et plus de 900 m² de blocs (sans compter le spot historique tout proche). L'augmentation de la capacité d'hébergement est au programme... Par contre, le dynamisme voulu par la base a parfois fait perdre le sens de la réalité à leurs dirigeants. Voici  la photo d'une des passerelles d'accès pour handicapé (en fait c'est à la limite du parcours aventure !!!) qui en plus de défigurer le site, s'adosse à quelques blocs remarquables. Scandaleux...

Pour se remettre d'une bonne séance, une bonne petite bière s'impose. L'auberge de la DJ devrait rouvrir ses portes le 03 février après plusieurs mois de travaux !
Bonne grimpe
Merci à toutes et tous pour votre soutien. Vivement les bonnes conditions météo pour que l'on puisse reprendre une activité normale !
Merci à JPR pour la photo...

NATURE