Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-06-30

Robert Courtiau, notre écorrespondant spécialiste des 25 bosses nous a adressé une série d'images qui suscite quelques réactions.
En effet, si cela fait plusieurs fois que l'on rappelle que les parkings de la forêt de Fontainebleau ne sont pas des aires de camping, que les feux de camp sont strictement interdits ou que les lisères de la forêt ne sont ni des décharges, ni des toilettes à ciel ouvert, la réfection du chemin communal de la Vallée Closes conduisant au parking dit de la Croix Saint Jérôme fut l'occasion de la pose d'un nouveau panneau interdisant bivouac et camping.

Mais voilà, le bivouac est une activité très prisée des grimpeurs et randonneurs et qui est très différente du camping. Quel est la portée de ce nouveau panneau ? Va-t-il résister très longtemps ?

  
 Petite visite sur le chemin du 95,2...
 
 

Voilà, les immenses piscines qui mettaient à mal vos bas de caisse en allant au 95,2, sont maintenant de l'histoire ancienne !

En espérant que l'ONF n'ait pas planifié de coupes dans le secteur… car c'est certain, les tracteurs et autres grumiers sont les principaux destructeurs des chemins forestiers. Comme en plus celui-ci est communal...
 
En arrivant sur place, surprise : il y a un nouveau panneau !

 



 

Photographié par Robert le 1er juillet 2013 sur le parking du 95,2… C'est clair mais quelle est sa portée juridique et géographique. Concerne t'il le parking et les chemins ? toute la forêt ? Enfin, quelle est la définition du "bivouac" au sens du panneau ?
 
Autant de questions sur lesquelles nous allons tenter de vous apporter des réponses et qu'ils conviendra d'enrichir au fil de vos commentaires car nous ne doutons pas que cela fera débat...
 
 
 
   

 


 

Visiblement, pour ce Belge, le panneau n'était pas clair ! Même parking, le 03 juillet !
 
Et pendant ce temps là, au Cul de chien, on allimente les feux de camp avec...

Bref, vous l'aurez compris, on a souvent tendance à faire l'amalgame entre camping sauvage, bivouac et feux de camps !
 
La pratique du camping sauvage et du bivouac connaît assurément une hausse depuis les quinze dernières années... Goût de l'aventure, de l'improvisation, de la nature  en sont les principales motivations. A cela s'ajoute le besoin de pratiquer un sport avec un budget de plus en plus difficile à boucler !

A Fontainebleau mais aussi en falaise et en montagne, le phénomène a pris une telle ampleur que beaucoup réclament son interdiction. Pourquoi ?

Par ce que bon nombre de ces "campeurs" d'un soir, peut être sans connaissance réelle de leurs impacts sur les sites (faut quand même beaucoup de mauvaise foi), ou plus soucieux de faire la fête que de se préoccuper du site, laissent en partant, une nature dégradée ! Inutile de dire qu'en général ces personnes ne reviendront pas et se moquent des conséquences pour les autres.

Il faut le reconnaitre, la popularisation de ces pratiques a entrainé une forte augmentation des dégradations faites à la faune, la flore et au patrimoine ainsi que des nuisances aux riverains et propriétaires.
 
Le camping sauvage se définit par rapport au lieu choisi pour le pratiquer. Par son nom, on comprend que ce type de camping est pratiqué dans un lieu non équipé pour cela. Ces pratiquants s'abritent souvent sous des tentes ou des abris insolites installés à l'improviste pour un ou plusieurs jours avec un équipement plus ou moins complet.

D'un point de vue juridique, il se définie par rapport à la loi sur le camping, et donc par exclusion (ce qui n'est pas du camping est autre chose !) Vis à vis de la Loi,  si vous dormez en pleine nature, entre le crépuscule et l'aube, sur un emplacement d'une nuit, vous faite un « bivouac ».

Notez aussi que la pratique du bivouac définie n'a « juridiquement » rien à voir avec la fréquentation des bivouacs construits par les alpinistes parisiens des années 1930 à 1970. La plupart sont aujourd'hui très délabrés, parfois dangereux (Potala) mais quelques uns que nous tenons à garder secret possèdent encore un bel équipement (porte, cheminée, litière...).


Législation / Conseils sur la pratique du camping sauvage en France


En premier lieu il faut savoir que la loi française ne parle que très peu du camping sauvage. Mais ce n'est pas pour cela que vous devez vous installer n'importe où ! Il y a bien sur des réglementations particulières concernant la proximité de certains lieux... Certaines municipalités possèdent aussi une réglementation particulière à ce sujet-là.

Que vous soyez adepte du Bivouac ou du Camping Sauvage vous êtes à égalité devant les règles développées ci-dessous.

  • Soyez respectueux de l'espace de vie ou naturel dans lequel vous vous trouvez.
  • Ne vous étalez pas trop et cela en minimisant votre installation. Utilisez des tentes légères à faible encombrement.
  • Avant de vous coucher ne laissez rien trainer en dehors de vos abris (bouteilles vides, ordures, chaises...).
  • Ne donnez pas l'aspect d'un squatte aux éventuels passants ! (notamment pour les autorités)
  • Mieux vaut arriver tard et partir tôt, éviter d'être intrusif en ne restant qu'une nuit au même emplacement !
  • Choisissez consciencieusement votre place, évitez de dormir dans de grands endroits découverts (grandes plages...).
  • Pour le camping sauvage sur des champs ou parcelles privées, demandez si vous le pouvez aux paysans et / ou aux propriétaires potentiels.
  • Au moment du départ effacez vos traces de passage, laissez l'endroit plus propre que quand vous êtes arrivés ;)
   

Ce qu'en dit la loi


Il est interdit de camper ou de stationner sa caravane notamment :

  • dans les secteurs où le camping pratiqué isolément n'est pas autorisé,
  • dans les bois, forêts et parcs classés comme espaces boisés à conserver,
  • sur les routes et voies publiques,
  • dans un site classé ou inscrit dans les zones de protection du patrimoine de la nature et des sites,
  • à moins de 500 m d'un monument historique classé ou inscrit,
  • sur les rivages de la mer,
  • dans un rayon de 200 m autour d'un point d'eau capté pour la consommation,
  • dans certaines zones déterminées par les autorités municipales ou préfectorales.


La pratique du camping en dehors de terrains aménagés peut être interdite dans certaines zones :

  • par le plan local d'urbanisme (PLU),
  • ou par le document d'urbanisme en tenant lieu.

 

Bref, quoi que vous fassiez, il essentiel de respecter les lieux. Vous prendrez donc toutes les précautions pour prévenir les risques d'incendie (à Fontainebleau ou dans le sud de la France, pas de feu svp !), utilisez des matériaux 100% biodégradables, ne faites pas de bruit, pas de lumière (dérangent les animaux)… et apprenez à vous faire discret, ne laissez pas de trace !
 
L'érosion, au viaduc des Fauvettes est un phénomène très inquiétant car elle met à nu les base des piliers dans la pente. Mais le risque reste difficile à estimer sans réélle connaissance de la qualité des fondations de l'ouvrage. Voilà donc plusieurs années que nous attendons l’analyse des ces fondations par des experts. Le SICOVY a réussi à trouver les financements pour lancer cette étude : Le service Maçonneries et Monuments historiques de GINGER CEBTP a été sollicité à cet effet. Les travaux ont débuté le 1er juillet !


 
Une reconnaissance manuelle deux piliers de l’ouvrage sera réalisée, sur 4m de profondeur. Elles permettront d’observer directement la nature et l’état des fondations ainsi que la stabilité. Dans le cas où il serait conclu à un défaut de stabilité des fondations de l’ouvrage, des préconisations pour un confortement seraient établies. 

Photos : COSIROC
Par ailleurs, un carottage horizontal de diamètre 150 mm sera réalisé sur l’un des piliers afin d’observer la nature et l’épaisseur des matériaux constitutifs du remplissage du pilier. Ce sondage permettra d’apprécier la qualité du remplissage dans le cadre de la pratique des activités d’escalade. Un rebouchage au mortier de chaux sera ensuite effectué.

La première fouille est prévue à partir de Lundi 1er juillet (durée minimum : 3 jours). Oubliez durant cette période les voies situées entre les piliers 1 et 2 (Plie, Origami, Du vécu, Au niveau, Interpellation, sur le pilier 1 et Eve reste, Nana, Mac alu, Bambino sur le pilier 2). Le plus souvent, ce sont des voies empruntées par les groupes associatifs ou en séances éducatives. Mais il vous en reste plein d’autres à parcourir ! La suite des travaux et les résultats de leur expertise seront à lire sur le site du Cosiroc.

Sources :
Article du Cosiroc

JYD
Sur la TL²B, nous avons publié de nombreux articles de rappels saisonniers. Il y a ceux qui concernent les comportements comme les inévitables feux de camps pourtant interdits et ceux qui concernent la "bobologie". Parmi tout ces articles, nous avons fait la mise à jour de quelques liens concernant la maladie de Lyme transmise par la morsure de tique car si ce sujet est longtemps resté dans l'ombre, de plus en plus d'articles lui sont consacrés en France, preuve d'une prise de conscience... Hiver assez doux et printemps pluvieux : 2013 sera une année à tiques !


La maladie de Lyme peut être très grave et a longtemps été sous-estimée en France. Dans un article du Monde du 26 juin dernier, la journaliste Sophie Landrin, rappelait qu'à " l'exception d'une petite zone méditerranéenne et des régions de haute altitude, est touchée." (...) La situation en Alsace et dans le Centre est particulièrement critique. La maladie y revêt un caractère endémique, sans doute parce que les tiques affectionnent les endroits boisés et humides. Selon l'Institut Pasteur, entre 12 000 et 15 000 cas sont détectés chaque année dans l'Hexagone. Mais pour les associations de malades, un nombre beaucoup plus important de personnes pourraient être infectées sans le savoir.
Lyme sans frontière, une association basée à Strasbourg, dénonce le "déni d'une maladie méconnue par les médecins et les malades" et insuffisamment prise en charge par les pouvoirs publics."

Il semble que le réchauffement climatique et la déforestation soient les principaux responsables de la progression de la maladie. Par ailleurs, la fragmentation de l'habitat forestier qui empêche l'effet de dilution de la bactérie Borrellia burgdorferi et la forte augmentation  de la grande faune dans nos forêts ont fourni un terrain propice au développement des tiques qui se rabattent alors sur les petits mamifères (chiens, chats, rongeurs...) beaucoup plus favorables au développement d'agents pathogènes. Les forêts periurbaines constituent des espaces problématiques, en raison de la concentration humaine et des risques accrus de propagation de la maladie.

Selon le professeur Thomas Mather, qui dirige le centre des maladies à transmission vectorielle de l'université du Rhode Island (USA), le record de 2012 est déjà en voie d'être battu. "On trouve de plus en plus de tiques dans de plus en plus d'endroits", résume-t-il.
L'entomologiste suit depuis trente ans la progression des tiques affirma, toujours dans Le Monde, que chaque cerf est potentiellement porteur de quelque 450 000 larves. A quoi s'ajoutent les hivers plus courts, qui prolongent la période d'activité des insectes.

La maladie de Lyme est devenue la maladie vectorielle la plus fréquente sur l'ensemble de son aire de répartition qui s'étend du Japon à l'Amérique du Nord et de la Scandinavie à l'Afrique du Nord. Selon le Center for Disease Control and Prevention (CDC), l'agence américaine de protection de la santé publique, près de 30 000 cas ont été signalés en 2012, ce qui en fait la maladie infectieuse la plus fréquente après le sida (55 000 cas). "En fait, il y a probablement quelque 300 000 cas chaque année", affirme le docteur Raphael Stricker, vice-président de l'International Lyme and Associated Diseases Society (Ilads).

Voilà, donc sans vouloir vous alarmer inutilement, un petit appel à la vigilence sur le sujet !

Il semble que tant que l'agent pathogène reste dans le tube digestif de la tique, moins de 1% des morsures soitent infesctantes.


Conclusion : faire une inspection poussée du corp à chaque retour de forêt. Les tiques aiment se positionner sur les endroits chauds et humides donc ne négligez pas l'inspection des parties les plus intimes et regarder bien dans les endroits incongrus comme le trou...des oreilles. Ensuite, retirez la ou les tiques avec calme et précautions suivants la méthode du tire-tiques  et notez dans un agenda, la date et l'emplacement de la tique pour effectuer un suivi si nécessaire. Enfin, n'hésitez pas à insister auprès de votre médecin pour un petit depistage sanguin.





Autres liens :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_de_Lyme


Sur arte
Sur la TL²Bleau, chaque année nous mettons en avant nos articles de rappels saisonniers. Il y a ceux qui concernent les comportements comme les inévitables feux de camps pourtant interdits et ceux qui concernent la "bobologie". Vous les retrouvez dans la colonne de gauche du blog ! Parmi tout ces articles, nous avons fait la mise à jour de quelques liens concernants la maladie de Lyme transmise par la morsure de tique car si ce sujet est longtemps resté dans l'ombre, de plus en plus d'articles lui sont consacrés en France, preuve d'une prise de conscience... Hiver assez doux et printemps pluvieux : 2013 sera une année à tiques !


La maladie de Lyme peut être très grave et a longtemps été sous-estimée en France. Dans un article du Monde du 26 juin dernier, la journaliste Sophie Landrin, rappelait qu'à " l'exception d'une petite zone méditerranéenne et des régions de haute altitude, est touchée." (...) La situation en Alsace et dans le Centre est particulièrement critique. La maladie y revêt un caractère endémique, sans doute parce que les tiques affectionnent les endroits boisés et humides. Selon l'Institut Pasteur, entre 12 000 et 15 000 cas sont détectés chaque année dans l'Hexagone. Mais pour les associations de malades, un nombre beaucoup plus important de personnes pourraient être infectées sans le savoir.
Lyme sans frontière, une association basée à Strasbourg, dénonce le "déni d'une maladie méconnue par les médecins et les malades" et insuffisamment prise en charge par les pouvoirs publics."

Il semble que le réchauffement climatique et la déforestation soient les principaux responsables de la progression de la maladie. Par ailleurs, la fragmentation de l'habitat forestier qui empêche l'effet de dilution de la bactérie Borrellia burgdorferi et la forte augmentation  de la grande faune dans nos forêts ont fourni un terrain propice au développement des tiques qui se rabattent alors sur les petits mamifères (chiens, chats, rongeurs...) beaucoup plus favorables au développement d'agents pathogènes. Les forêts periurbaines constituent des espaces problématiques, en raison de la concentration humaine et des risques accrus de propagation de la maladie.

Selon le professeur Thomas Mather, qui dirige le centre des maladies à transmission vectorielle de l'université du Rhode Island (USA), le record de 2012 est déjà en voie d'être battu. "On trouve de plus en plus de tiques dans de plus en plus d'endroits", résume-t-il.
L'entomologiste suit depuis trente ans la progression des tiques affirma, toujours dans Le Monde, que chaque cerf est potentiellement porteur de quelque 450 000 larves. A quoi s'ajoutent les hivers plus courts, qui prolongent la période d'activité des insectes.

La maladie de Lyme est devenue la maladie vectorielle la plus fréquente sur l'ensemble de son aire de répartition qui s'étend du Japon à l'Amérique du Nord et de la Scandinavie à l'Afrique du Nord. Selon le Center for Disease Control and Prevention (CDC), l'agence américaine de protection de la santé publique, près de 30 000 cas ont été signalés en 2012, ce qui en fait la maladie infectieuse la plus fréquente après le sida (55 000 cas). "En fait, il y a probablement quelque 300 000 cas chaque année", affirme le docteur Raphael Stricker, vice-président de l'International Lyme and Associated Diseases Society (Ilads).

Voilà, donc sans vouloir vous alarmer inutilement, un petit appel à la vigilence sur le sujet !

Il semble que tant que l'agent pathogène reste dans le tube digestif de la tique, moins de 1% des morsures soitent infesctantes.


Conclusion : faire une inspection poussée du corp à chaque retour de forêt. Les tiques aiment se positionner sur les endroits chauds et humides donc ne négligez pas l'inspection des parties les plus intimes et regarder bien dans les endroits incongrus comme le trou...des oreilles. Ensuite, retirez la ou les tiques avec calme et précautions suivants la méthode du tire-tiques (voir notre précédent article) et notez dans un agenda, la date et l'emplacement de la tique pour effectuer un suivi si nécessaire. Enfin, n'hésitez pas à insister auprès de votre médecin pour un petit depistage sanguin.





Autres liens :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_de_Lyme


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