Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2012-12-30

Bonjour. Si vous êtes grimpeurs vous connaissez certainement le magazine Grimper. Nous n’avons pas vocation à faire de la publicité, même si notre rédacteur en chef y collabore régulièrement depuis que Stephan Denys lui a tiré le portrait, mais tenons à souligner la mise dans les bacs du numéro 144. Pourquoi ? Simplement pour vous inviter à lire, outre les excellents dossiers de ce numéros, l’article sur l’avenir de l’escalade dans les Calanques de Marseille au sein du jeune PN et le « chouette » portrait d’Eugénie, le hibou que l’ONF utilise pour sa communication rédigé par Stephan.



Grimper, magazine des éditions Nivéales est le dernier magazine purement escalade vendu en France, survivant d'une époque qui l'opposait au deux titres Vertical et Roc & wall des Editions Glénat. Après quelques années difficiles, les Editions Nivéales ont récupéré l'ensemble des titres montagne et outdoor, restructuré et repositionné les magazines et le succès semble être au rendez-vous. C'était pas gagné car avec internet, la presse écrite en avait pris un sacré coup ! Forcément, entre le moment où un texte est écrit et sa publication, il se passe près d'un mois (et parfois plus) donc question actualité, pour se tenir informé des derniers potins, répétitions de voies ou ouvertures à la mode, les grimpeurs préfèrent les forums, réseaux sociaux et autres sites internet dont la mise à jour peut être en temps réel. Reste donc pour la presse les dossiers de fond et les reportages qui peuvent faire rêver. De ce point de vue, Grimper semble tirer son épingle du jeu avec des photos souvent inédites et de qualité !

Dans ce numéro 144 donc, les reporters de Grimper  "sont allés à Bugarach mais pour vous y dégoter une voie sur son fameux pic et ainsi vous sauver la vie tout en assouvissant votre passion…Alors, merci qui ? Bon il y a plein d’autres trucs à découvrir dans ce numéro comme le sujet complet sur la Piedra Parada, théâtre du dernier Petzl roc trip ou encore sur Red river gorge... Alors si vous n’avez pas le temps d’aller en kiosque vous pouvez toujours l’acheter en version numérique ici même ou  "encore là "

Outre cette présentation du sommaire honteusement pompée sur le site internet du magazine, vous trouverez aussi un hommage à Patrick Edlinger, un reportage sur le site Turc de Olympos, les billets d'humeur de Jérôme Meyer et Greg, la réflexion instructive de Florent Wolff sur nos pratiques, l'interview de Philippe Ribière qui présente Wild one le film de sa vie et un dossier technique sur la tenue de prise !

Mais ce qui a attiré notre attention ce sont les deux pages consacrées à l'avenir de l'escalade dans les Calanques suite à la création du PN dont nous évoquions fin 2012 les derniers soubresauts. On y voit encore une fois, un discours rassurant d'un directeur de PN soucieux de ne pas faire fuir les grimpeurs, véritable symbole de l'activité économique des Calanques, les inquiétudes fondées de certains pros et les hésitations du CAF et de la FFME...

A lire aussi le portrait d'Eugénie, la chouette de l'ONF par Stephan Denys ! Où comment revenir sur ces problèmes de déchets et de surfréquentation à Bleau avec un peu d'humour, de réflexion, et finalement, beaucoup de bon sens. Merci Steph' !

Alors certes les articles pourraient être encore plus fouillés pour atteindre le niveau de ceux de Trek Magazine ou comporter d'avantage de topos pour être (presque) utilisables sur place (et dieu sait que l'on défend le topo made in local à la TL²B) mais à 5.90 €, acheter Grimper, c'est déjà faire une bonne action !


La reprise c’est toujours difficile ! Quelques jours d’absence et nous voilà repartis pour un an, plein de bonnes résolutions.

Commençons par dépouiller la boîte mail de la tribune et entre deux cartes de vœux, où nous trouvons encore des photos de détritus abandonnés en forêt de Fontainebleau, de balisage sauvage de sentier, la note de communication de l’ONF rappelant que si vos sapins de Noël proviennent bien de la nature ce n’est pas une raison pour les y jeter, ou encore quelques réactions.


Bref, on se demande si le changement, c’est maintenu ?
(photo Olivier Corbin, à Fontainebleau !)
Commençons donc par ces images…

Côté initiatives et bonnes actions saluons le travail de Ccrad, fidèle contributeur aux commentaires de ce blog qui a posé quelques panneaux notamment à l’entrée du site d’Isatis pour inciter au brossage de la magnésie. Nous allons voir combien de temps il tient mais ce petit panneau plutôt sympa…



Photo Robert C.
Sur les 25 bosses...
Quant à l’ami Soleg, il a profité d'un passage à la Canche pour effacer les tags (en application de sa méthode) du 24 jaune et du 32 orange, plus un autre que MM n'avait pas repéré. Il en reste donc 1 ! Qui sera le bien heureux effaceur ? Un grand merci donc à Soleg qui s’occupe (entre autres tâches) de "son" sentier bleu n°16 et de ses abords et c'est déjà du boulot. Rappelez-vous c’est lui qui a effacé plus de 5 km de bombages la dernière fois ! Donc, pour les tags suivants, aux autres de se prendre par la main pour les effacer… A la longue, c’est usant de voir que c’est toujours les mêmes qui s’y collent. Pour le « martin pêcheur » d’Apremont ou les vieux tags du Rochers Canon…

Sinon, parmi les diverses news de fin d’année, nous avions relevé sur Bleau.info un post très intéressant de Colin Dessornes.
  
« Risque d'effondrement du toit de Crotale/Cobra ? [en] par Colin Dessornes  19.12.2012 15:42

Source Bleau.info
Bonjour,
Désolé pour le repost mais n'ayant pas eu de réponses sur la fiche du bloc concerne je mets ce message dans le forum général.
Je suis parti dimanche dernier en repérage au Coquibus Auvergne et je suis notamment allé voir le toit abritant Crotale et là surprise : une rangée de tronc dressés verticalement sous le bord toit (et sur toute sa largeur) semblait interdire l'accès au bloc. Pensant d'abord à une cabane construite par des enfants j'ai quand même préféré faire le tour du bloc pour voir si ces troncs n'avaient pas été placés pour signaler un danger, et il s'avère que j'ai découvert une fissure qui se situe a peu près au niveau des inversées de départ que l'on retrouve sur toute la hauteur du bloc à droite comme à gauche (je n'ai pas été voir ce qu'il en était sous la terre en haut du bloc mais on peut imaginer qu'elle fasse le tour). Difficile d'estimer la profondeur de celle-ci mais elle m'a semblée assez inquiétante pour me décourager de revenir plus tard pour essayer le bloc (se prendre 3m de toit sur les pieds n'est pas forcement très agréable). Je ne sais pas si certains d'entre vous ont plus d'information sur ce potentiel danger mais je serai en tous cas intéressés par d'éventuels retours/commentaires.
Merci d'avance et bonne grimpe à tous !

Nous avions donc immédiatement lancé notre enquêteur de service (et oui, c’est encore Soleg qui s’y colle mais là, pouvait pas y échapper le bougre, c’est un expert du coin et un docteur es-fissure et toit branlant !) et sa réponse fut ultra rapide !

Source Bleau.info
Comme annoncé je suis passé ce midi pour examiner la situation.
D'après moi il n'y a aucun risque ni immédiat, ni à court terme.
La fissure que tu signales existe depuis beaucoup plus que longtemps et n'est pas traversante. Elle ne semble avoir aucune solution de continuité avec une autre située plus en arrière du bloc qui elle non plus n'est pas traversante.
L'érosion du sable de la butte, négligeable en ce point, est loin de créer une situation catastrophique qui, seule pourrait amener la rupture de l'ensemble en deux ou trois parties.

Une seule chose défavorable : la présence de deux petits pins rabougris dont une partie des racines doivent suivre la fissure pour chercher l'eau plus bas (on est très loin de la situation de l'ex n°2 rouge au 91,1). La solution  : couper les deux petits troncs qui n'avaient pratiquement aucun avenir pérenne dans cette situation, c’est maintenant fait !

Profitons donc de l’occasion pour rappeler la conduite à tenir lorsque vous constatez une situation de danger potentiel :
-          Baliser la zone (avec de la rubalise si possible) et mettre un message clair et visible (affichette plastifiée, symbole « attention danger »…) Pour le coup, là un peu de magnésie peut être utile !
-          Si le risque est un effondrement de rochers, prévenir immédiatement l’ONF et le Cosiroc + un petit post sur bleau.info
-          Si le risque est d’origine animale (nid de guêpes, frelons…), balisage et un post sur le forum de Bleau.info + un mail au Cosiroc ou au CDFFME 77 suffiront. Les pompiers n’interviennent plus qu’en cas de danger important et la présence de ces petites bébêtes n’en n’est pas !

Revenons un peu sur le bloc de Cobra. Les grimpeurs qui fréquentent la zone seront peut être intrigués par les deux petits blocs au pied du surplombs qui présentent d’étranges gravures.

Il ne s’agit pas là de gravures préhistoriques comme on peut en observer autour de certaines voies (Beauvais, Roche aux Sabots…) mais du témoignage d’un passé assez récent, celui d'une forge d'anciens carriers du Coquibus.

Cette zone fragile et partiellement classée en Réserve Biologique abrite de très nombreux trésors historiques que les grimpeurs, randonneurs et autres vététistes doivent absolument respecter. Certes, les carriers ont massacré les cailloux mais ils représentaient hier une activité économique très importante à Fontainebleau et dans les Trois Pignons.



Les témoignages de leur activité aujourd’hui révolue méritent d’être conservés et préservés et c’est le cas de ces deux blocs dont vous découvrirez l’histoire dans un article d’Oleg Sokolky publié en 2006 par les AAFF (La Voix de la forêt). S’ils faut les déplacer, faites le nous savoir !

Nous avons écrit de nombreux articles sur le sujets et nous souhaitons qu’en 2013, les sportifs de pleine nature prennent enfin conscience de la richesse de ce patrimoine et mettent en œuvre les moyens nécessaires à leur sauvegarde. Le changement, c’est maintenant : plus d’escalade sur les gravures rupestres ancestrales ou du XIXe, plus destruction « involontaire » des aménagements de Denecourt et Collinet, plus de Vtt dans les boyaux creusés des sentiers bleus, plus de feu en forêt, plus de balisage sauvage, plus de déchet… Bref, le changement, c’est maintenu !


Photo de Pierre Arnaud Chouvy
Grimpe autour du Médaillon d'Oberman 
Et au Mont Aigu sur le poème à Denecour 










NATURE