Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2012-06-10


Bon ben côté météo, c'est plutôt automne que début d'été. Du coup, si vous venez dans le Pays de Fontainebleau et que les blocs ne sont pas grimpables, voilà deux annonce pour occuper les deux WE à venir !

Samedi 17 juin 2012, le Parc naturel régional du Gâtinais français vous invite à découvrir le patrimoine mégalithique autour de Buno-Bonnevaux.


Les mégalithes sont les témoignages architecturaux les plus anciens que nous ayons en Île-de-France et en particulier sur le territoire du Parc naturel régional du Gâtinais français.

Les hommes du Néolithique, premiers agriculteurs et éleveurs de la région, en ont été aussi les premiers bâtisseurs dès le 5e millénaire avant notre ère... Disseminés sur notre territoire, leur découverte se fait à pied et pour une fois, vous pouvez le faire avec un spécialiste, Alain Bénard, Président du Groupe d'études, de recherches et de sauvegarde de l'art rupestre (GERSAR), et auteur des inventaires des mégalithes de Seine-et-Marne (2009) et de l'Essonne (2012).

14h : conférence sur les mégalithes par Alain Bénard,
15h : randonnée mégalithique à travers la campagne gâtinaise ponctuée de petits trésors : polissoir, hypogée, menhir...

Prévoir 3h de marche et discussions, possibilité de revenir au point de départ au bout de 2h.


Rendez-vous à la Mairie, place Jean-Marie Ferry, 91820 Buno-Bonnevaux (en face de l'église).

Exposition en continu.
Animations gratuites.

Renseignements :ou tél. : 01 64 98 73 93Cette randonnée s'inscrit dans la Journée du Patrimoine de Pays qui valorise le patrimoine de proximité, bien souvent non protégé. Elle tente d'apporter un autre regard sur cet héritage et de faire prendre conscience de sa richesse.
http://www.parc-gatinais-francais.fr/



Le WE suivant, c'est le CG77 qui vous invite !

Rando "la pierre à travers les âges"

Dimanche 24 juin 2012 
Départ et arrivée à Saint-Ange-le-vieil au city parck
Inscription sur place de 8h à 10h
 
2 boucles : 13 km pour les familles 20 km pour les marcheurs
 
Animations, visites, ateliers découverte et expositions sur le thème de la pierre à découvrir au fil du parcours. Inscription gratuite

 

Renseignements : Communauté de communes Moret Seine & Loing
Service Jeunesse & Sport tél. : 01.60.70.28.33
courriel : sports@ccmsl.com www.cc-moret-seine-loing.fr
 
Communauté de Communes du Bocage Gâtinais
Tél. : 06.63.42.63.69
Courriel : emmanuel.suire.bocage@orange.fr
 
Contact organisateurs : Tél. : 06.84.41.92.17/06.63.42.63.69
(le jour de la manifestation uniquement)





Pour sa deuxième édition, le Week-end Sports Nature transforme la Seine-et-Marne en un gigantesque terrain de sports de plein air pour toute la famille.
Riche en espaces naturels de qualité et en équipements adaptés aux activités de pleine nature, notre département est le territoire idéal pour accueillir la pratique de sports de pleine nature dont certains sont moins connus que l'escalade ou la randonnée. Car oui, le parapente, le canoëkayak, le ski nautique ou encore le deltaplane se pratique en Seine et Marne ! 


Organisées sur onze sites à travers tout le territoire, ces deux journées à la fois ludiques et pédagogiques marquent la volonté de notre Département d’initier le public seine-et-marnais gratuitement, ou via des tarifs modérés, à la pratique des sports de plein air.

Plus de 30 activités sur terre, sur l’eau ou dans les airs sont proposées sur les différents sites. Chaque site correspond à une action de sensibilisation sur une thématique environnementale. Par exemple, la découverte des oiseaux et des zones humides à Balloy.

L’ensemble des activités proposées pendant le Week-end des sports nature sont accessibles gratuitement ou moyennant une petite contribution allant jusqu'à 9 € !
Attention : certaines activités sont limitées en places. Les réservations sont conseillées directement depuis les dix sites participant à l’opération.

A noter pour cette année
le pôle vol libre à Bassevelle ou l’on pourra découvrir les sensations uniques du parapente pour la somme de 9 € , un parcours acrobatique en hauteur gratuit à la Base régionale de loisirs de Bois-le-Roi, la découverte du stand up paddle (sport original dérivé du surf) à la Base de loisirs de la grande paroisse...



Tout au long du week-end, Le Conseil général propose aux participants du Week- End sports nature, de partager leurs émotions en envoyant leurs photos de leurs activités sportives.
sur votre compte twitter (hashtag officiel : #WEsportsnature)
sur la
page officielle facebook du WE sports nature
par courriel : departement@cg77.fr

L’ensemble des photos seront publiées sur le site internet du Conseil général de Seine-et-Marne.

Mais en attendant vous pouvez d'ores et déjà rejoindre la page facebook officielle, qui annoncera chaque jour, une info utile sur les multiples animations qui seront proposées tout au long du WE

Carte des sites


Doc

Programme

Téléchargez le programme du Week-end Sports Nature
Bonjour,
A la TL2B on milite pour la sauvegarde des sites naturels et leur libre accès. On milite aussi pour une saine cohabitation entre les usagers sur un même site de pratique et, quand cela ce passe bien, on y gagne beaucoup en relation humaine. L'occasion nous est donné d'évoquer dans ces pages un site aussi exceptionnel qu'atypique : la plus haute falaise d'Ile-de-France ou le célèbre Viaduc des Fauvettes.

En effet, fin mai est apparu dans les rayonnages des très bonnes librairies, le nouveau topoguide du Viaduc.

Cette nouvelle édition sera pour nous l'occasion d'évoquer un très grand nombre de sujets (en plusieurs épisodes donc) tant le site est riche.



Commençons par la critique du topo.

Première très bonne surprise, son prix n'est que de 13 € pour un ouvrage complet, en couleur et dont les recettes vont, non pas dans la poche de l'auteur (bénévole), mais directement au financement de l'équipement. Un équipement presque entièrement revu avec 30 nouvelles voies en prime (depuis 2007) ! Quant on sait qu'avec une cartouche de colle à 50 € on fait 4 à 7 points au viaduc (ici les broches font 25 cm ! de long) et qu'il y a plus de 1 100 points... achetez-le !

Topo du Viadic des Fauvettes édition 2012


Deuxième bonne surprise : l'ouvrage est clair, précis, complet  (72 pages, 40 photos, 22 schémas !) et la qualité du papier nous semble très robuste. Bravo Jean Yves. il est loin le temps des premiers topos photocopiés.

Enfin, cadeau bonus, l'auteur nous livre un historique concis qui met en valeur l'enjeux de la préservation du site, a inséré des pages sur les autres usages de cet espace unique en Ile-de-France et l'on évoquera même l'avifaune locale !

Bref, un ouvrage très réussi tant techniquement que dans son aspect Climbing-attitude et qui obtient donc la note maximale sur cet aspect. (voir notre article sur les topos de Bleau)
Pour ce qui est de la note technique, nous mettons 4 étoiles avec une cinquième en option. Pourquoi ? Pour deux raisons.

La première, nous regrettons que, contrairement à de plus vieilles éditions, il ne soit pas plus souligné l'aspect très sableux du site qui nécessite quelques règles de prudence supplémentaire en matière de gestion du matériel (personnel et communautaire).
La deuxième, le site s'inscrivant dans la coulée verte gagnerait à faire topo commun avec le site de blocs voisin de la Troche, tout aussi exceptionnel et dont le Cosiroc poursuit la réhabilitation.

Listes des points de ventes en région parisienne :
- Auprès des clubs d'escalade de la région
- Au Vieux Campeur (librairie) : 2, rue de Latran 75005 Paris
- A la librairie de Bures-sur-Yvette, la bien nommée : La voix au chapitre !
- A la camionnette de "SOS Escalade", parking du cimetière de Noisy-sur-Ecole (Roche aux Sabots) le week-end.
- A la boutique 9c+ de Suresnes (92150) : 10, bd Louis Loucheur

Si vous êtes éloignés des points de vente ci-dessus, vous pouvez obtenir ce topo et passer votre commande auprès du COSIROC.
- Prix unitaire : 13 euros TTC (hors frais d'envoi)
- Frais d'envoi France métropolitaine : 2.40 euros

Vous pouvez le commander en ligne sur Grimporama.com en cliquant ici

Voilà pour la critique du topo en lui même. Passons au site de grimpe.

Le viaduc des Fauvettes

Le Viaduc avant les travaux de 2003


Certains pourraient être surpris de nous voir parler ici d'une surface artificielle dans un blog consacré aux sites naturels. Certes, c'est construit par l'homme mais le viaduc a tout de la falaise et malgré sa proximité avec les maisons, il est niché dans un vallon qui constitue un véritable site de pleine nature. A tel point que cet écrin constitue la coulée verte locale.

Ce viaduc avait tout pour attirer les grimpeurs en mal de verticalité. Outre le cadre verdoyant, il est libre d'accès, en dix minutes de marche d'approche, 7/7 ! Mieux, on peut y venir en RER (ligne B), y grimper seul soit en solo auto-assuré (et oui on peut circuler au sommet !) Soit en faisant les traversées qui font le tour des piliers ! Pour la conti' y a pas mieux !



Ensuite, à la différence du bien d'autres ouvrages du même type transformé en grimpodrome, celui là vous offre des voies de 35 mètres, sans point de repos, avec une difficulté de lecture et des sensations très proche du rocher naturel. En effet, il est construit en pierres de meulière de taille très variable et plus ou moins jointes. Cela signifie que l'escalade sera à base de réglettes de 1cm à quelques millimètres et de trous allant de la grosse poignée au monodoigt. Bref, ici, le rocher il "broute" et les tendons seront soumis à rude épreuve. Prévoir un peu de strapal et des chaussons qui s'usent n'est pas idiot. De la falaise on vous dit !

Au niveau des cotations, le topo décrit 36 voies de 3 à 5c, 42 voies de 6a à 6b et 35 voies au delà de 6b+ dont 7 dans le 7a/b. Cela peut paraître un peu "facile" à certains mais ceux-ci risqueraient fort de prendre une très grosse claque dès leur première tentative à vue.

Primo, on vous l'a dit, la lecture n'est pas simple, secundo, 35 m de pure verticalité sans vrai repos, ca explose les mollets et les avants bras se transforment très vite en bouteilles d'acide lactique pure.  Du coup, les premières visites sont un peu rudes. Faut s'habituer au vide renforcé par les lignes de fuite de l'ouvrage, apprivoiser la meulière, grimper entre deux points. Un conseil, abordez la chose avec humilité et acceptez de descendre d'une cotation vos premiers essais. Je vous laisse le soin d'en apprendre un peu plus sur le rocher et l'histoire du site en lisant le topo.


Quelques recommandations aux nouveaux visiteurs (dont certaines ne figurant pas dans le topo) vous seront peut être utiles !

le sol est soit sableux, soit gras et humide à mesure que l'on se rapproche du Ru d'Angoulême. L’utilisation de la bâche à corde est plus que recommandée pour préserver votre corde (le sable rentre à l’intérieur de l’âme de celle-ci et frotte les fibre comme du papier de verre !) et les maillons des relais (dans une vieille édition, nous avions une photo d’un mousqueton en inox dont le diamètre avait diminué de moitié en 6 mois !)

2° Vu ce que nous avons écrit ci-dessus, si vous moulinez dans les voies, merci de le faire sur un mousqueton à vis perso sauf le dernier grimpeur qui récupèrera le matos. Cela limite aussi les frais d’entretien du site.

N’utilisez jamais la rambarde sommitale comme point d’ancrage ! Il y a une tolérance pour l’installation d’une moulinette ou d’une corde fixe depuis le haut (se vacher avec une sangle sur le haut de la barrière pour enjamber celle-ci puis sur une autre sangle basse pour aller installer le relais).

A ce propos, la pratique de la slackline nous pose un vrai problème. (Voir plus bas).

Le port du casque est à recommander pour les assureurs notamment à cause de la circulation au sommet du viaduc et des chutes éventuelles d’objets de toutes sortes !

5° En été, les moustiques peuvent être agressifs. Pensez que vous êtes ici dans un site de pleine nature. Des panneaux peuvent signaler une limitation temporaire de pratique pour cause de nidification mais aussi présence d’abeilles ou guêpes dans les voies.

L’érosion à la base du viaduc est un phénomène préoccupant notamment sur les 3 premiers piliers. Des travaux seront à réaliser mais en attendant, faite le tour, ne coupez pas tout droit dans la pente.

Voilà pour les grimpeurs.

Terminons par quelques mots sur le site en général.

Le viaduc et ses environs sont fréquentés par toutes sortes d’utilisateurs : naturalistes, familles, Vététistes, coureurs, randonneurs spéléologues mais aussi pompiers, gendarmes, etc. Voir l'épisode 2
Tout ce petit monde cohabite dans une très bonne ambiance dès l’instant que la pratique des uns ne gêne pas celle des autres ! Respectons nous et tout ira bien. Ainsi, vous trouverez dans le topo un partie consacré aux spéléologues qui viennent ici s’entraîner aux remontées sur corde, traversées et autres exercices de sauvetage.

La cohabitation devient plus difficile avec les adeptes du saut. Outre les cris, certains sauts (notamment pendulaires) sont causes d’accidents. Prudence. Idem avec nos amis slackliners et hightliners. Là, c’est à eux de respecter le site et tout particulièrement les gardes-corps sommitaux. En effet, le Cosiroc a du réparer en mai, avec les moyens du bord certains barreaux pliés et cassés par des slacks mal positionnées. Ce sera le sujet du prochain épisode sur le viaduc…

La cohabitation est quasi impossible avec les motards qui, en tout état de cause ne devraient pas être autorisés à circuler sur le viaduc. En effet, en plus des risques de collisions avec les piétons, certains, par leurs accélérations subites, projettent des cailloux 35 mètres plus bas sur les grimpeurs ! Enfin, leurs passages menacent la résistance de la chappe d'étanchéité !

Enfin, si ce viaduc a eut une courte vie ferroviaire, l’histoire de sa préservation et de la défense de ses usagers sportifs est longue, enrichissante et non terminée. Ce sera l’objet d’un autre épisode mais sachez qu’ici, plus qu’ailleurs, la préservation du droit de grimper est un vrai combat politique, juridique et sociale qui mobilise les bénévoles du Cosiroc depuis plus de trente ans. Aidez-les !



Les autres sites de grimpe du coin accessibles en RER !


La Troche (blocs) :
En RER B à 20 min de Paris (station Lozère) + 10 minutes de marche sportive en côte. Site de bloc, deux circuits (D et TD), environ 90 passages dont quelques traversées. Crash-pad lourdement conseillé. Escalade parfois engagée, technique et déroutante. On déteste (urbain, carrière, taillé, haut) ou on adore. De 3a à 8a ou +. Un autre bloc est accessible depuis la station du Guichet en 15 minutes mais chutttt, c'est privé !
Coordonnées du Viaduc :
Lambert II étendu : X = 586,460  Y = 2408,950  Z = 145 m
RGF 1993 : 2°09'10" E  48°40'44" N

Accès :* Voiture :
25 km et 25 mn de Porte d'Orléans Paris.
·  Prendre l'autoroute A6, puis l'A10 direction Orléans.
·  Sortir en direction de Bures/Orsay, prendre la bretelle de Chevreuse/D188 et suivre la D188.
·  Au rond-point, prendre la 2e sortie, D988/Route de Chartres.
Il est préférable d’accéder au viaduc par la route de Chartres (accès en face de l’école d’optométrie, c’est fléché) plutôt que par le quartier résidentiel des Fauvettes. Un stationnement au cimetière est aussi possible.
  N118 Pont de sèvres
  Sortie BURES
  D988 direction GOMETZ LE CHATEL
  Après un rond point
  Parking en face de l’institut d’optométrie
  Chemin montant en diagonale 20’ pour atteindre le plateau où passait l'ancienne voie
  Passer sous le tunnel


On peut également accéder au viaduc à partir des Ulis.

* Depuis le RER B "La Haquinière" :  30 mn de Denfert-Rochereau à La Hacquiniere  et 15 mn à pied et 1 500 m environ du RER au viaduc.
·  Prendre la rue de  "La Haquinière" vers le sud, tourner à gauche rue de la Vierge, tourner à droite D 988/Route de Chartres, la suivre sur 150 m et la traverser (2 rues parallèles).
·  Remonter l'Avenue des Fauvettes 91440 Bures-sur-Yvette  jusqu'en haut.
·  Tourner à gauche dans l'Avenue Circulaire et 50 m plus loin, passer la barrière en bois, puis remonter le chemin de Montjay.
.  Passer sous l'ancienne voie ferrée et tourner à droite juste après la voûte.
·  Au bout de 200 m environ prendre le tunnel ferroviaire.
·  Au bout de 300 m environ, vous êtes sur le viaduc.

* RER B "Bures-sur-Yvette" :  30 mn de Denfert-Rochereau à Bures-sur-Yvette  et 20 mn à pied et 2 000 m environ du RER au viaduc.
·  Sortie [2] Bd Georges Seneuze (de l'autre côté du quai si on vient de Paris).
·  Prendre le Chemin de la Croix de Bures (sur la droite le long de la voie, après la petite place), jusqu'à la fin (vieille croix chrétienne).
.  Prendre à droite la route de Chartres sur 700 m.
Tourner à gauche dans le Chemin (et pas la rue) de Montjay qui monte et continuer à monter.·  Passer sous l'ancienne voie ferrée et tourner à droite juste après la voûte. 
·  Au bout de 200 m environ prendre le tunnel ferroviaire.
·  Au bout de 200 m environ, vous êtes sur le viaduc.

Le viaduc, c'est la ligne blanche au milieu des bois !


Bonjour,

Nos plus fidèles lecteurs le savent : LTL²B ne s'intéresse pas aux performances des sportifs mais bel et bien à la sauvegarde de nos sites de pratiques (ce qui passse souvent par une critique des comportements de certains pratiquants) mais aussi à la défense de nos libertés de pratique et d'accès. Pour autant, est-ce à dire qu'il n'y a pas des règles à respecter ? Non et si les grimpeurs, randonneurs, coureurs, vttistes et autres photographes appliquaient au quotidien ces quelques règles de savoir-vivre, de respect et, finalement de bon sens, que le monde serait agréable !

Il y a des fois où j'ai le sentiment d'être un "nouveau vieux c"... rétrograde, épris de valeurs idéalistes (ce qui ne doit pas être totalement faux) ! Mais bon, quand on voit ce que l'on voit et que l'on entend ce que l'on entend...

Les exemples de mauvais comportements ne manquent pas sur ce blog mais les excès et dégradations que l'on évoquent habituellement sur ce blog sont en général réprouvés par la communauté !

Par contre, ceux que j'évoque ci dessous sont plus vicieux. Ce sont toutes ces petites incivilités que l'on ne relève pas toujours mais qui pourrissent la vie. Tout ces trucs qu'on laisse faire pour ne pas avoir à se prendre la tête...


Ah bas là, si tu veux tâter du Karma... faut faire le tour...

Ainsi, rien ne m'énerve plus que ces groupes de grimpeurs qui squattent un bloc ou une voie en étallant toutes leurs affaires sur un périmètre important et gênant le passage (genre pique-nique adossé aux départs des voies que vous convoitiez) !

C'est aussi très pénible d'être dans un spot isolé où il y a des centaines de cailloux et qu'un groupe s'installe à vos pieds, voir, vire vos affaires pour y mettre les siennes ! Euh, pardon mais la forêt est grande vous savez ?

Enfin, j'aime aussi ce "super C", celui qui vous regarde brosser les prises et profite du moment où vous posez votre brosse pour se placer entre vous et le rocher, tatant les prises ou carrément, décolant dans la voie à votre place sans même avoir pris le soin de vous demander s'il peut faire un essai !

Bref, c'est certain l'escalade n'est plus le sport aux valeurs de partage, de respect des autres et de la nature !

Mon ami Jipé (celui qui nous livre de formidables leçon de chose sur son blog Photonature Fontainebleau) a écrit (lui aussi) un article sur le sujet. Il ne s'agit plus d'escalade mais de photo naturaliste... dont voici quelques extraits qui tendrait à prouver que nous sommes au moins deux à partager ce type de constat : mais où va le monde ?


"Un incident récent m'incite à prendre la plume pour rappeler à mes chers amis photographes naturalistes  et chasseurs photographes, qu'il est de bon ton d'appliquer en chasse photo, et par conséquent dans la nature, les mêmes règles comportementales  que celles qui doivent, (devraient)  dicter notre conduite et rendre la vie beaucoup plus agréable à tous. [...]

Le manque d'éthique met en danger la faune, la flore, ou les milieux naturels. Le manque d'éducation et l'irrespect des autres, engendrent également des comportements aberrants, provoquant chez les autres photographes un réel sentiment d'agression.
 
La photo numérique et les possibilités de diffusion des images amènent sur le "marché" une foule de photographes imbus de leur personne, avides de reconnaissance et souffrant de perversion narcissique.
Il suffit de parcourir les forums pour se rendre compte de ces phénomènes tout à fait nouveaux.
Faut-il être un homme du passé pour respecter ses semblables ? "



J'ai aussi écrit plusieurs articles sur ce blog à propos des vidéos d'escalade, de ce qu'elles véhiculent comme image du sport et du respect de la nature, bref de ce que j'ai appelé le Green Climbing. J'ai résumé ma position dans une nouvelle chronique du magazine Grimper (n°139).

Dans ce même numéro, ne manquez pas l'article de Florent Wolf sur les réseaux sociaux et les grimpeurs ! Voici peut être un troisième comparse pour souligner que le monde a bien changé...



Enfin, notre partenaire, le site web Kairn, publie un excellent article de Peter Beal dont voici un extrait :

"Est-ce simplement le moment d’arrêter d’écrire ? La première raison pour laquelle je me pose la question est qu’il existe toujours moins de support ou d’audience pour ce dont j’ai envie de parler. Les médias « grimpe » par exemple sont maintenant divisés en petites catégories.

Il y a les blogs de grimpeurs qui traitent principalement du quotidien monotone du grimpeur mâtiné de complaisance vis-à-vis de ses sponsors et d’optimisme et d’enthousiasme forcé.
Il y a les news répétitifs et sans fin relatant des ascensions d’intérêt marginal qui ne se justifient que par un impératif marketing et empreinte de fausse modestie, d’auto satisfaction et de psychologie de bas étage.
La même succession sans fin de vidéos se voulant virales, pauvres mélanges de time-lapses sans profondeur crées via la magie des derniers programmes en vogue, complétez par des réflexions triviales issues d’interviews filmées avec l’omniprésence du sponsor présent ou futur… (…)"


 Et de quatre donc ! D'un coup je me trouve moins seul...
Allez, respect les gars.
Bonne grimpe

Allez, une petite vidéo sur l'éthique en escalade pour anglophone avec en guest Bart et Jo !



Bonjour,
Photos Yves Jouas

Il y a quelques jours, Yves Jouas du club de randonnée de Chartrette (FALRC2, un des très bon blog que nous suivons toute l'année)  nous alertait sur la présence de plusieurs balisages fluos réalisés sur les sentiers bleus Denecourt autour de Fontainebleau.





En grand coureur, armé de son appareil, il a suivi les trois itinéraires et photographié chaque balise. Le résultat est tout simplement hallucinant : des centaines de flèches aux dimensions impressionnantes, rose bonbon, bleu et vert fluo, réalisées sur des blocs, des troncs, la route, des racines, etc. le long de balisages existants pourtant très clairs !



Pourquoi ? Par qui ?

Une rapide enquête de notre ami le conduit aux responsables qui sont liés au service des sports de la ville d’Avon !

En effet, le 03 juin c’était la 4ème édition du Avonraid qui offre sur 31 km : 9 km dе trаіl, 16 km dе VTT, 2 km dе cаnоë et 4 km dе VTT)



Bien entendu, ceux-ci avait reçu l’autorisation de l’ONF qui avait même validé le nettoyage après la manifestation (pas de gobelet et déchet il est vrai !).

Première question : pourquoi baliser des itinéraires pour une manifestation sportive quand eux-ci empruntent des circuits déjà balisés ?
Vu le temps nécessaire à la réalisation du balisage puis maintenant à son effaçage, le service des sports aurait eut tout intérêt à utiliser (et retirer ensuite) de la rubalise ou un marquage au sol à la poudre blanche.

Deuxième question : certes les bombes de marquages utilisées ici garantissaient une peinture biodégradable mais sans l’intervention de Yves il aurait fallu subir pendant plusieurs mois cette intense pollution visuelle sur les chemins de rando.
Qui à l’ONF a valider le nettoyage de la zone en considérant que ce balisage n'était pas gênant ?

Le nettoyage n'est pas achevé mais bon avec de l'eau et une bonne brosse métalique, nous avons maintenant des balises en relief...


Troisième question : quand on sait combien nos amis du SAD (Milly) se battent pour avoir le droit d’organiser la course des arcades sur les larges allées du Coquibus et que l’on voit le saccage fait par les organisateurs d’Avon, ne peut on s’interroger sur la qualification du personnel ONF à donner de telle autorisation ? D’autant que lorsque l’on voit l’état de dégradation de l’escalier de la Tour Denecourt (ancien Fort à l’Empereur) on se demande si le tracé a été étudié au regard du risque d’accélération de l’érosion ?





Il existe depuis mars 2013 une fédération internationale du trail qui, on l'espère interdira ce genre de balisage...

Vous trouverez ci-dessous quelques liens vers des affaires que nous vous avions révélé comme ce balisage rose par la Ville de Paris marquant son territoire en plein Trois Pignons.
Les grimpeurs qui fréquentent la Vallée de la Mée connaissent aussi cet étrange balisage jaune en zig zag. Ceux qui grimpent à la roche aux sabots ont aussi pu voir il y a deux ans un remarquable parcours blanc, tracé au rouleau à peinture, fruit de l’imagination débordante d’un groupe d’animateurs de centre aéré !

Enfin, amis grimpeurs, ne rigolez pas trop car nous aussi nous avons dans nos rangs des personnes qui ne peuvent s’empêcher de baliser chaque voie qu’ils connaissent ! Ainsi au Rocher Canon, depuis un peu plus d’an, certains s’évertuent à re-baliser  toutes les variantes et voies hors circuit de niveau TD (rouge). Lors de la campagne à venir d’entretien des circuits du Canon, elles seront certes effacées mais cela va bien entendu nous prendre plus de temps !

Bref, le respect de la nature et le respect des autres usagers passe aussi par le respect des équipements existants.

A très bientôt !

Liens :






Bonjour,
Photos Yves Jouas
Il y a quelques jours, Yves Jouas du club de randonnée de Chartrette (FALRC2, un des très bon blog que nous suivons dans la colonne de gauche)  nous alertait sur la présence de plusieurs balisages fluos réalisés sur les sentiers bleus Denecourt autour de Fontainebleau.





En grand coureur, armé de son appareil, il a suivi les trois itinéraires et photographié chaque balise. Le résultat est tout simplement hallucinant : des centaines de flèches aux dimensions impressionnantes, rose bonbon, bleu et vert fluo, réalisées sur des blocs, des troncs, la route, des racines, etc. le long de balisages existants pourtant très clairs !



Pourquoi ? Par qui ?

Une rapide enquête de notre ami le conduit aux responsables qui sont liés au service des sports de la ville d’Avon ! En effet, le 03 juin c’était la 4ème édition du Avonraid qui offre sur 31 km : 9 km dе trаіl, 16 km dе VTT, 2 km dе cаnоë et 4 km dе VTT)



Bien entendu, ceux-ci avait reçu l’autorisation de l’ONF qui avait même validé le nettoyage après la manifestation (pas de gobelet et déchet il est vrai !).

Première question : pourquoi peindre des circuits de randonnées pour une manifestation sportive quand celle-ci emprunte des circuits déjà balisés ?
Vu le temps nécessaire à la réalisation du balisage puis maintenant à son effaçage, le service des sports aurait eut tout intérêt à utiliser (et retirer ensuite) de la rubalise ou un marquage au sol à la poudre blanche.

Deuxième question : certes les bombes de marquages utilisées ici garantissaient une peinture biodégradable mais sans l’intervention de Yves il aurait fallu subir pendant plusieurs mois cette intense pollution visuelle sur les chemins de rando.
Qui à l’ONF a pu : autoriser le tracé provisoire et valider le nettoyage de la zone ?

Le nettoyage n'est pas achevé mais bon avec de l'eau et une bonne brosse métalique, nous avons maintenant des balises en relief...


Troisième question : quand on sait combien nos amis du SAD (Milly) se battent pour avoir le droit d’organiser la course des arcades sur les larges allées du Coquibus et que l’on voit le saccage fait par les organisateurs d’Avon, ne peut on s’interroger sur la qualification du personnel ONF à donner de telle autorisation ? D’autant que lorsque l’on voit l’état de dégradation de l’escalier de la Tour Denecourt (ancien Fort à l’Empereur) on se demande si le tracé a été étudié au regard du risque d’accélération de l’érosion ?





Ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés à des balisages abusifs, des tags et autres peintures rupestres. Comment les traceurs peuvent-ils se considérer comme respectueux de la nature et des autres usagers ?

Vous trouverez ci-dessous quelques liens vers des affaires que nous vous avions révélé comme ce balisage rose par la Ville de Paris marquant son territoire en plein Trois Pignons.
Les grimpeurs qui fréquentent la Vallée de la Mée connaissent aussi cet étrange balisage jaune en zig zag. Ceux qui grimpent à la roche aux sabots ont aussi pu voir il y a deux ans un remarquable parcours blanc, tracé au rouleau à peinture, fruit de l’imagination débordante d’un groupe d’animateurs de centre aéré !

Enfin, amis grimpeurs, ne rigolez pas trop car nous aussi nous avons dans nos rangs des personnes qui ne peuvent s’empêcher de baliser chaque voie qu’ils connaissent ! Ainsi au Rocher Canon, depuis un peu plus d’an, certains s’évertuent à re-baliser  toutes les variantes et voies hors circuit de niveau TD (rouge). Lors de la campagne à venir d’entretien des circuits du Canon, elles seront certes effacées mais cela va bien entendu nous prendre plus de temps !

Bref, le respect de la nature et le respect des autres usagers passe aussi par le respect des équipements existants.

A très bientôt !

Liens :







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