Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-10-20

Le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) vient de publier (le 22/10/2013) son rapport d'analyse sur une éventuelle crises des parcs nationaux devant les contestations grandissantes tant au moment des signatures de chartes que dans les projets de création... Selon lui, "les difficultés dans la mise en œuvre de la loi de 2006 et la gestation des chartes des parcs nationaux participent des ajustements inévitables. Des mesures peuvent être prises pour faciliter la mise en œuvre sans envisager une modification de la loi". Selon le CGEDD il n'y a donc ni crise ni nécessité de réformer la loi... mais pas mal de chose à améliorer et un manque de moyens financiers qui met en péril tous projet futur ! Fallait quand même s'y attendre...




A la TL²B où l'on suit de près le dossier depuis la mise en place d'une nouvelle réflexion sur ce statut pour la forêt de Fontainebleau, on ne cesse de souligner que la loi de 2006 a introduit de nouvelles dispositions dans la gestion des parcs nationaux, notamment sur la gouvernance et l'organisation territoriale qui ne nous semble pas toujours adapté. Une charte régit cette organisation, désormais répartie entre le "cœur" du parc et l' "aire optimale d'adhésion". Et c'est souvent la rédaction de ces chartes qui entraîne les crispations alors qu'elles étaient sensé les réduire !

Le rapport (pdf 7 Mo) qui donnera certainement du grain à moudre aux opposants, offre sur 96 pages, un grand nombre de mesures et préconisation. Ainsi, on y apprend qu'une circulaire pourrait éclairer la différence entre la gestion du cœur et celle de l'aire d'adhésion et rappeler "que seuls les dispositifs de droit commun peuvent être appliqués et opposés aux communes en aire d'adhésion (à l'exception de la compatibilité des documents d'urbanisme avec la charte s'agissant des parcs métropolitains)". 

Mieux, il rappelle la vocation des parcs et leur statut d'établissements publics nationaux, "qui ont pour mission d'appliquer une politique de l'État dans des territoires exceptionnels et leur périphérie". Pour cela, le CGEDD recommande davantage de communication et de pédagogie.
Les auteurs estiment également que "l'État doit privilégier les parcs existants, réétudier la répartition des dotations entre les dix parcs nationaux, et prioriser les objectifs et les activités des établissements publics".

Par ailleurs, outre le résumé issu du rapport reproduit ci-après, on retiendra que sur l'aspect financier et compte tenu de la situation actuelle de l'Etat français, mieux vaudrait s'abstenir de créer des nouveaux parcs que d'en faire au rabais ! Voilà qui va mettre du plomb dans l'aile à certains projets...

Extrait des conclusions page 69


Source information :


A la TL²B les déchets, c'est un peu notre dada... Des années qu'on en parle et qu'on les combat ! Alors, bien évidemment, la sortie du film Super Trash (le 09 octobre) de Martin Esposito, un local, ne pouvait nous laisser indifférent et même s'il ne s'agit ni de montagne, ni d'escalade, ni de randonnée, on se devait d'en parler ici !

Le film «Supertrash» nous emmène dans la décharge débordante de Villeneuve-Loubet... dans les Alpes Maritime. Depuis des années, tous les rebuts de la vie quotidienne de la Baie des Anges, de  son industrie, ou même des fastes du festival de Cannes sont entassés à Villeneuve-Loubet dans une décharge à ciel ouvert comme tant d'autres. Aujourd'hui ces rebuts forme une colline qui dépasse toutes les collines avoisinantes, répandant son odeur et ses «jus» de décomposition à des kilomètres aux alentours. Le réalisateur Martin Esposito nous emmène de l’autre côté de nos poubelles, dans cette décharge des Alpes-Maritimes, avec le film Supertrash, dont même les moins écolos ne devraient pas sortir indemnes.

Finalement, parmi toutes les critiques, celle qui nous a le plus marquée est sans doute celle de Philippe Douroux, journaliste à Libération.




"Pourquoi faut-il aller voir SuperTrash ? Pour voir ce que l’on ne doit pas voir, ce que nous ne voulons pas voir. Qui a envie de regarder une montagne d’ordures ? Qui peut avoir envie de voir un jeune cinéaste s’immerger dans une colline de déchets ? Et surtout, qui a envie de constater que les lois de la République sont contournées, détournées, ridiculisées jusqu’au grotesque. Tout citoyen normalement constitué et soucieux du bien public doit faire le déplacement.

Que voit-on ? Des boues dont on ne saurait dire la provenance, des hydrocarbures, du verre comme s’il en pleuvait, des tubes de plastique à peine sortis des presses, des kilos de nourriture dont la date de péremption n’a pas été dépassée, des cercueils tout juste vidés de leur contenu, des surfs, un chauffe eau, des radiateurs, des circuits imprimés, des médicaments, prospectus et du papier… bref, autant d’objets qui n’ont rien à faire là et qui se retrouvent entassés, cachés à la vue, recouverts d’une mince pellicule de terre et qui mettront un siècle ou deux à se dégrader. Et puis, il y a le tapis rouge que le Festival de Cannes changé trois fois par jour que l’on imagine imputrescible, passant sans transition des strass à la crasse, des actrices les plus belles aux poubelles les plus laides.

Image tirée de Supertrash


Il faut voir SuperTrash pour comprendre que les citoyens ont un rôle actif à jouer. Que font les élus des Alpes-Maritimes, le gestionnaire de la décharge à ciel ouvert, Véolia, les employés, les habitants de Villeneuve-Loubet, la commune qui a accueilli cette colline plus grande que les collines avoisinantes ? Rien ou pas grand-chose. Tout le monde tolère et ferme les yeux, au nom de l’emploi, au nom de la tranquillité d’esprit, au nom du laisser aller.

Pour reprendre le nom du film d’Al Gore qui a poussé Martin Esposito à prendre sa caméra pour tourner durant 18 mois sur les terrains de jeu de de son enfance, à la Glacière ou la Jas Madame, ce film nous livre « Une vérité qui dérange ». Il faut aller voir SuperTrash et faire deux choses : réduire ses déchets ; et se tourner vers les élus pour leur demander ce que deviennent nos poubelles. Ça tombe bien les municipales approchent… La décharge de Villeneuve-Loubet fermée, une autre plus grande à ouvert à quelques kilomètres et l’histoire reprend son cours."

Le site du film pour tout savoir sur cette histoire

Le dossier de presse

http://media.wix.com/ugd/8780ed_25257401829e20fb5bc4c32c0a0b3382.pdf

Parmi les sites exotiques de l'Essonne, les anciens évoquent souvent le site de Mondeville. Là, on est presque au bout du monde et c'est avec surprise que l'on découvre le potentiel de ce chaos que l'on atteint, une fois n'est pas coutume, par le haut ! Bien que régulièrement fréquenté du fait de la présence d'un camping, le site n'attire plus les foules depuis quelques décennies. Après de nombreuses initiatives infructueuses, voilà qu'à l'appel de la Mairie, le Cosiroc, le PNRGF, la FFME se sont réunis le 14 octobre pour étudier l'avenir du développement du site de la Roche aux dames !


Peu fréquenté au XIXe siècle, le massif de Mondeville est pourtant très intéressant. Le premier circuit (ivoire) serait même l'œuvre du maître de Maurice Martin en 1958 ! Le Red Star Club de Montreuil (RSCM) reprend ce circuit pour en tracer un autre beaucoup plus long mais allant d'un niveau 2b à 6b. Le but étant à l'époque de reproduire une course en montagne.  Puis le GUMS trace grâce à Bernard Canceil a tracé un circuit vert en face Nord.

Mondeville c'est une profusion de circuits de tous niveaux mais assez hétérogènes et ayant conduit, parfois,
à un certain sur-balisage dans le chaos...
Depuis le rempart situé à proximité du terrain de camping, jusqu’au pignon situé à l’Ouest, en contre bas (au Sud) de la sente dite du Cul d’enfer, on a pu compter plus de 13 circuits ! Mais une grande partie de ces parcours ne sont plus ni parcourus, ni entretenus, depuis plusieurs années et le site est quasiment inconnu d’une grande majorité des grimpeurs. 

Contrairement à ce que pourrait faire croire cette désaffection, il s'agit d'un site important en regard des possibilités d'escalade qu'il offre même s'il reste assez chaotique dans sa configuration. C'est assez symptomatique mais même le circuit noire ED+ tracé dans les 90 par Didier Géradin est aujourd'hui sous le lichen !

La commune est très donc intéressée à ce que ce site redevienne fréquenté par les grimpeurs et qu’il soit aussi accessible aux habitants de la commune. Dans ce sens, elle serait très favorable à soutenir les projets à destination des enfants et les circuits de niveaux abordables (PD jaune et AD orange).



Une réunion s'est donc déroulée en présence de Pascale Peterlongo, Adjointe au Maire de Mondeville, Franck Lombard du parc naturel régional du Gâtinais français, Pierre Vekeman de la FFME 77 et du Cosiroc.

Le PNRGF envisage que ce massif devienne un site pilote en matière de projet d’aménagements pour la pratique de l’escalade hors forêts domaniales ou sites propriétés du CG91. Ce point a d’ailleurs été mentionné lors de la réunion organisée lundi 7 octobre 2013 à la Maison du Parc du Gâtinais, en présence de représentants du COSIROC, de la FFME, des conseils généraux de L’Essonne et de la Seine et Marne, d’élus représentants les communes.

Le COSIROC a initié une étude de circuits devant être mieux adaptés aux grimpeurs actuels, et propose de formaliser un projet de traçage de ces circuits, dans le sens de ses objectifs et dans le respect des orientations municipales. Ce projet sera soumis à l’approbation des élus de la commune, puis soumis à l’avis du Parc du Gâtinais, si possible dès la Commission du développement touristique du 14 novembre 2013. Les mondevillois seront informés de ce projet à travers un article illustré d’une photo, inséré dans le journal municipal.

Reste quand même quelques interrogations. 

Qui a la maîtrise du foncier par exemple ? Où stationner ? Quid de la chasse qui avait valu à Didier une frayeur le conduisant à baptiser un bloc Vol et recel de plomb !? Quid de la luxuriante végétation qui rend le séchage des blocs un peu plus long ?

Après examen des différentes possibilités de stationnement, il a été proposé de retenir comme parking principal celui situé à proximité du cimetière et en second lieu celui de la place de l’église. Dans ce sens une signalisation d’accès aux circuits d'escalade depuis le parking du cimetière pourrait être réalisée avec le Parc du Gâtinais.

L'élagage des arbres dominant les voies d'escalade est nécessaire pour éviter humidité et mousse. Le trop fort développement du couvert végétal et l'humidité qui en résulte est une des causes de la désaffection du site. Si cet élagage est effectué par le COSIROC, l'autorisation du propriétaire (la commune?) est nécessaire.
Les branchages coupés seront rassemblés en tas.

Le circuit enfant serait de préférence tracé sur le pignon ouest, là où existe déjà un circuit enfant en déshérence. Il est nécessaire de vérifier si cela est compatible avec l'activité des chasseurs.

Terrain de camping :
Quant au camping, ce type d’hébergement n’étant pas très développé sur le territoire du Parc il serait intéressant de relayer l'information si le propriétaire du camping « Le Nid Vert » est prêt à accueillir de nouveaux grimpeurs.

Bref, il y a encore du travail avant que Mondeville puisse décharger le Rocher du Duc alias Beauvais dans les Grand Aveaux mais avec tant de bonnes volontés autour de la table, on a bon espoir !

Le site de la Mairie.




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