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[BLEAU] Le cercle des bleausards disparus s'agrandit pour accueillir Bernard Canceill.


Entre les ponts et les jours de grève des cheminots, difficile d'être productifs en ce moment. Pour autant, cette dernière semaine a été riche en actualités et événements comme vous avez pu le lire sur notre page Facebook. Parmi les nouvelles les plus tristes, nous avons appris la disparition de Bernard Canceill. Toutes nos pensées vont à sa famille et tout particulièrement à sa femme et son fils Jean Pierre. Bernard, c'était un des piliers et membres fondateurs du GUMS et du Cosiroc. Le cercle des bleausards disparus s'agrandit donc une nouvelle fois donc pour accueillir un de ses plus illustres membres actifs. Songez que Bernard comptait parmi les plus anciens baliseurs de circuits d'escalade et qu'il participait encore à leur entretien ces dernières années. Bernard était aussi un grand randonneur et un passionné de mycologie. C'est d'ailleurs souvent un champion à la main qu'on le croisait dans les bois notamment à Mondeville où il résidait. Dans l'attente d'une publication dans le Crampon, le journal de son association, voici quelques éléments historiques...

Le GUMS (Groupe Universitaire de Montagne et de Ski) était une des plus importantes associations de montagnards et a joué un rôle majeur dans la popularisation de l'alpinisme à la sortie de la guerre. La dissolution brutale de l’UJRF, en 1956, plaça en effet le GUMS devant un choix crucial pour son avenir. Un choix réalisé dès 1956 par les 26 membres de son Conseil d'Administration dont Bernard et Josette Canceill. En choisissant l'autonomie (vis à vis de la nouvelle UJCF, affilié au PCF),  "le GUMS a survécu à l’effritement de « l’illusion lyrique » qui avait dominé la société française pendant les années de la Libération. Il se serait éteint ou dissout comme s’étiolèrent alors tant d’associations, d’organisations, de publications, de formes de vie collective nées dans le remuement général qui secoua alors la société" comme l'ont écrit les rédacteurs de la revue de l'association le Crampon dans leur rétrospective. (...) Il a fortement contribué à l’essor des pratiques sportives de montagne en décidant de donner une forte impulsion à une pratique du ski de printemps jusque-là négligée et restreinte dans l’ensemble du milieu montagnard, en participant à la création et au développement de nouveaux circuits d’escalade à Bleau (il y en avait seulement une petite quinzaine en 1955) puis du COSIROC, dès 1962, dont il fut une des associations fondatrices (représenté par Bernard Canceill dont il était un des deux membres d'honneur) ainsi qu’à l’ouverture et à l’équipement de nouveaux sites en falaise, en multipliant le nombre de stages proposés aux adhérents en affirmant que « chacun peut grimper en tête à son niveau » et en organisant systématiquement la formation de ses cadres. Tiapa Langevin aime à rappeler que, dans le cadre d’une animation proposée à la Fête de l’Humanité, le GUMS et la FSGT « inventèrent », en 1955, le mur d’escalade. Puis vint le temps des grands raids à ski et des expéditions lointaines, de l’Arctique à l’Himalaya.

Bref, Bernard était un grimpeur passionné qui a su transmettre avec sa femme le virus à leur fils Jean Pierre. Car la Montagne, c'est une histoire de famille chez les Canceill ! Rappelons en effet que Josette  fut proposée dès 1955 pour le stage de guide de l’ENSA. Une première, hélas avortée ! Cette année-là, en effet, très étrangement,  le nombre de reçus parmi les stagiaires fut spécialement bas (14 sur 26) et le premier candidat recalé se trouvant être la candidate. Certains membres n'avaient pas manqué de souligner qu’une femme ne pouvait être guide !  Armand Charlet, alors président du jury, et Louis Lachenal, deux des grands alpinistes français, conseillèrent à Josette Polian de se représenter l’année suivante... Toutefois, diplômée de l’École nationale de chimie et mariée à Bernard Canceill, ingénieur comme elle, elle a poursuivi une autre voie. 

Retrouvez l'histoire du GUMS sur son site
Et notamment là

https://www.gumsparis.asso.fr/index.php/documents-docman/le-crampon/n-343-octobre-2008/134-historique-1948-1955-1/file

https://www.gumsparis.asso.fr/index.php/revue-le-crampon/n-344-decembre-2008/146-historique-1948-1955-2/file


Photo :
«   Bernard Canceill (à gauche) et bien entendu un champignon à la main et casquette vissée sur la tête avec Hervé, un autre grand bleausard bénévole, au pied de la "Croix de Dix-Huit Sous » .


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