Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2016-01-31

Dimanche 7 février de 9h à 13h, les amoureux de la nature sont invités à participer à une opération citoyenne pour nettoyer les abords de la route nationale 6, en lisière de la forêt de Sénart.

Sacs plastiques éventrés, emballages, restes de pique-niques ou de goûter, canettes, bouteilles en plastique et mégots jonchent régulièrement les bordures de la route nationale 6. Bien souvent nocifs et polluants, ces déchets volontairement jetés par des automobilistes, peu scrupuleux, ou échappés des camions, polluent l'environnement. Un spectacle qui désole régulièrement les riverains du secteur.


Tous mobilisés pour nettoyer les abords de la RN6


Les communautés d'agglomérations du Val d'Yerres et de Sénart Val de Seine, l'ONF, le Sivom, le Siredom, le département de l'Essonne, les services de l'Etat et de nombreuses associations locales s'investissent pour lutter contre les déchets en forêt. Tous unissent leurs efforts en organisant dimanche 7 février 2016, de 9 h à 13h, un grand nettoyage le long de la RN 6. Pendant cette matinée, où la route sera fermée pour l'occasion, riverains, usagers de la forêt, petits et grands sont invités à participer à ce chantier nature. Equipés de sacs, de gants et de pinces, les volontaires y ramasseront les divers déchets abandonnés sur le sol.

Cet évènement, qui se veut convivial, vise aussi à sensibiliser le public aux enjeux du développement durable. Une opération citoyenne qui marque aussi la volonté de s'engager dans une démarche participative et écoresponsable.

Comment participer ?


Ce chantier se concentrera sur une partie de la route située entre le collège Georges Pompidou à Montgeron et l'échangeur de la RN6 et RD50 au niveau de la sortie Montgeron-Yerres. Toute personne volontaire peut prendre part à ce nettoyage.Pour cela, il faut se rendre directement sur l'un des deux sites d'accueil proposés par les organisateurs : le parking Cosec à Montgeron et la Pyramide de Brunoy.

Le stationnement des véhicules des participants sera possible sur les parkings du Cosec à Montgeron et de la Strav à Brunoy. Les organisateurs invitent les participants à privilégier le covoiturage pour se rendre sur ces sites. Cette manifestation étant organisée en plein air, il est également recommandé de prévoir un équipement adapté : chaussures montantes, vêtements chauds, gants, gilets jaunes.

A noter : en cas de mauvais temps (neige, forte précipitation, verglas), l'opération pourra être reportée au 14 février.

source ONF
A la TL²B nous sommes de très grands amateurs des hêtraies et celles de la forêt de Fontainebleau ne cessent de reculer. Si les propos de l'aménagiste nous ont un peu rassuré sur l'avenir des hêtres à Fontainebleau que l'ONF ne souhaitent plus éradiquer (normal, ce n'est pas rentable) et ce malgré le dédain que leur porte certains naturaliste de l'ANVL, il n'en est pas de même dans le futur par national Champagne Bourgogne ! Profitons donc de l'anniversaire de la mort de François Terrasson, pour souligner, grâce à un texte de Jean Claude Guénot, la lente dérive de la sylviculture vers les pratiques si décrié d'une agriculture de masse !

« En 1996, François Terrasson publiait dans la revue La Recherche un article intitulé « De la forêt au champ d’arbres. L’Office national des forêts se fourvoie dans l’imitation des pratiques agricoles ». A partir de ses observations dans la forêt de Tronçais (labours, sous-bois ratissés, fossés sur creusés, cloisonnements qui mettent fin à la sensation de continuité forestière, broyage inesthétiques de la végétation), il réalise que le chêne est cultivé par une « hyper technique » qui n’a rien à envier aux pratiques agricoles (1). Notre stratège en influence naturaliste a eu raison avant tout le monde en soulignant que : « Ce qu’on a fait à l’agriculture, on va le faire à la sylviculture ».

Aujourd’hui les faits s’accumulent et confortent la prévision terrassonienne. Produire de l’électricité en brûlant du bois comme à Gardanne (ou dans le projet du Morvan) nécessite d’énormes quantités de ce « matériau ». Avec un tel procédé industriel, l’arbre, formidable organisme vivant, devient une biomasse et la forêt un champ d’arbre car après la coupe rase, les forêts céderont le pas aux plantations de conifères à croissance rapide. [...].

Pour récupérer plus de biomasse en forêt car les arbres ne suffisent pas, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) envisage sérieusement la récolte du bois au sol et même de toute la litière, alors même que les feuilles constituent la première source de matière organique des sols. Risque d’appauvrissement des sols ? L’ADEME pense à tout puisqu’il suffirait de restituer au sol des minéraux sous la forme de cendres issues de la combustion du bois, riches en magnésium, calcium, phosphore, potassium et silice. [...]

Dans le futur parc national « feuillu de plaine » situé entre la Côte d’Or et la Haute Marne, l’ONF transforme les taillis sous futaie en futaie régulière plus facilement mécanisable, introduit du douglas dans cette forêt de feuillus et procède à des coupes dans la future réserve intégrale déclenchant de vives réactions de certaines associations de protection de la nature. Quant aux propriétaires privés, ils sont sommés de mobiliser plus de bois pour produire plus. Un tel parc national est vidé de son sens. L’Etat n’a pas voulu voir qu’en demandant à l’ONF de produire plus tout en lui confiant la gestion de ce futur parc, il demandait au chat de garder les souris. Quand François Terrasson s’opposait aux parcs et réserves, c’était pour éviter d’en faire des alibis pour mieux détruire à l’extérieur. Il n’imaginait pas qu’on en arriverait à détruire autant ou plus la nature dans un pseudo parc national qu’en dehors !

Quand on veut éliminer son chien, on l’accuse de la rage ! C’est pourquoi l’ONF répète inlassablement que le hêtre ne va pas résister au réchauffement climatique et qu’il faudra le remplacer, comme par hasard, par des essences plus résistantes comme certains résineux à croissance rapide tels que le douglas. [...].

Un de leurs experts, Jean-François Dhote, utilise des arguments totalement contradictoires pour éliminer le hêtre : « Le hêtre, dont l’aire de répartition devrait reculer d’ici quelques décennies sous le coup du réchauffement, prendrait à court terme et spontanément une place croissante, réduisant la capacité future des forêts à s’adapter aux changements climatiques ».

Vous avez bien lu, le hêtre va reculer, mais en attendant, il se régénère parfaitement bien et est un frein à l’adaptation aux changements climatiques. Il fallait y penser, le vrai danger vient d’une espèce autochtone, sans doute parce qu’elle va gêner les efforts de plantation pour lui substituer une espèce allochtone à croissance rapide réclamée par la filière bois. [...]


Tout ce qui se profile sous couvert d’adaptation au changement climatique et de réduction des gaz à effet de serre vise à en finir avec la forêt telle que François Terrasson la définissait [...] Adieu forêt magique, désordonnée, sombre et composée d’arbres vénérables, place au champ d’arbre clair quadrillé de couloirs pour les machines, composée d’arbres standardisés, rajeunis et espacés, qui répond aux attentes de l’industrie et à la volonté de maîtrise de certains ingénieurs forestiers qui ne pouvaient pas supporter que la forêt, dernier refuge du sauvage, ne soit pas domptée.»



(1) Génot J-C. 2013. François Terrasson, penseur radical de la nature. Editions Hesse. 237 p.
Voilà quelques années que le gouvernement nous promet le lancement de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) qui doit regrouper plusieurs organismes actuels dédiés à l’environnement. Des mois aussi que cette mesure suscite polémiques et inquiétudes. Polémiques sur ses futurs pouvoirs et son financement, inquiétudes, de la part du futur personnel ! Autant de motifs qui ont incité l'intersyndicale des personnels de l’environnement – CGT, FO, UNSA écologie, Syndicat national de l’environnement (SNE-FSU) et Syndicat national autonome des personnels de l’environnement (Snape-Solidaires) – à appeler à la grève ce jeudi 4 février. En première lecture du projet de loi-cadre sur la biodiversité, les sénateurs ont confirmé le 20 janvier dernier la création de l'Agence française pour la biodiversité (AFB), mesure phare du texte dont le lancement a été repoussé en janvier 2017. Les sénateurs ont aussi ajouté dans les missions de la future Agence un rôle d'information et de conseil sur l'utilisation des pesticides.

En effet, les personnels de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), du Conservatoire du littoral, de l’Agence des aires marines protégées (AAMP) notamment, estiment qu'ils ne sont déjà pas en nombre suffisant pour assurer leurs nombreuses mission de surveillance « du patrimoine naturel de la France » que se soit en montagne, en forêt, dans les zones humides, les campagnes, ou le littoral et en mer ! Et effectivement, alors que les annonces politiques s'accumulent sur la stratégie nationale protection de l'environnement, ils ne seraient plus que 1 200 agents rattachés à la future Agence pour contrôler, faire appliquer la réglementation et sanctionner les infractions . A titre de comparaison, le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie emploie lui plus de 55 000 fonctionnaires ! 

Bref, l'agence serait dotée de tout petits moyens humains incompatibles avec ses missions. Dans un article du journal Le Monde, les délégués multiplient les exemples comme celui du chef de service départemental de l’Onema dans l’Aube, qui revendique 188 opérations de contrôle, en 2015, sur un réseau hydrographique de plusieurs milliers de kilomètres. "On est quatre alors qu’il y a une dizaine d’années, il y avait six ou sept postes. Alors, je suis amené à faire des choix. » 

Une pénurie qui affecte toutes les composantes de la future AFB. Ainsi, du côté des aires marines protégées, selon les syndicats, c'est une baisse de 20 % des effectifs qui est prévue. « Deux aires ont été récemment créées, le Parc naturel marin du Bassin d’Arcachon et le Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis sans qu’on affecte du personnel à leur fonctionnement. A Arcachon, la directrice est seule, sans agent de terrain », raconte Olivier Gallet, secrétaire CGT et représentant du personnel au conseil d’administration de l’AAMP au journal le Monde ! Au ministère de l’écologie, on reconnaît une baisse des effectifs de l’ordre de 2 % par an. Et dire que le ministère s’enorgueillit des  20 % d'espace maritime classés en aire marine protégée !

Du coup, on s'interroge vraiment sur l'avenir de toutes les mesures votées avec la loi sur la biodiversité. De la poudre aux yeux tout ça ?

En effet comme le périmètre de l’AFB n’inclut pas l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), cette agence restera centrée sur les domaines aquatique et marin, mais sans compétence sur la biodiversité terrestre ! Car sur terre, les chasseurs ont jusque là eut gain de cause.  Avant même l’examen de la loi, les chasseurs, défendant leur pré carré, avaient obtenu de François Hollande l’assurance que l’ONCFS garderait son autonomie ! « La chasse ne saurait se résoudre à être un diverticule de la biodiversité de par sa dimension associative, culturelle et économique », ont jugé les sénateurs... Il faut dire que l'ONCFS, richement dotée par l'Etat comme l'a souligné la cours de compte est une sacrée source de revenus pour les chasseurs... (voir l'article de la Buvette des alpages)



Les flics de la nature auront-ils les moyens d'agir ? 

Parmi les très nombreuses associations de randonneurs de Fontainebleau, celle des Amis de la forêt, la célèbre AFF, organise tout au long de l'année des promenades d'exception pour découvrir les trésors culturels de Bleau. Pour le premier semestre 2016, elle vient de publier son programme. Au total 16 randonnées sont prévues. Voici pour les trois prochains mois, les thèmes qui seront abordés en forêt :

- « Sur le chemin des carriers » (21 février) qui conduira cette année les participants au rocher de la Salamandre

- « Le rocher des Demoiselles : une carte du tendre forestière » (6 mars) ;

- « Inscriptions méconnues de la forêt » (13 mars) ;

- « La géologie des Trois-Pignons » (20 mars) ;

- « Dessiner la forêt » ( 2 avril) ;

- « Utilisation et valorisation du bois de chêne en forêt de Fontainebleau » (9 avril) ;

- « La peinture de paysage, de la fin du Moyen Age au Land Art » (10 avril) ;

- « Que sont devenus les sites représentés en cartes postales ? » (17 avril) ;

- « La forêt de la Commanderie » (24 avril).

Ces promenades ont lieu le samedi ou le dimanche. Toutes les informations, notamment sur les thèmes abordés et la date et heure des rendez-vous, sont disponibles sur le site de l’Association et régulièrement sur notre site ou notre page facebook !
Pano du Cul de Chien (C) Alain Hoffmann


La photographie à ceci d’extraordinaire, c’est qu’elle ne connait pas de limite dans la démarche artistique. Alain Hoffmann est un photographe habitué de Fontainebleau que les grimpeurs des années 90 connaissent bien. Après des années à travailler en argentique et en noir et blanc, il revient avec une petite exposition présentant ses premiers travaux sur sa nouvelle démarche. "Je m’intéressais depuis un certain temps à une nouvelle forme de cadrage et de composition, le format panoramique."

Depuis fin janvier et probablement jusqu'à début mars, si vous passez à Bois le Roi pour prendre votre train avant de rejoindre la forêt ou de rentrer sur Paris, faites donc un petit crochet de 50 mètres, pour rendre visite à Anny dans sa Librairie, Salon de thé, Chambre d'hôtes : Contes et lectures.
Un lieu chaleureux et atypique qui combine effectivement, au fond d'un petit jardin, plusieurs petits commerces dont cette micro librairie très spéciale et à même de vous trouver les ouvrages indispensables à votre visite de la forêt avec des topos de randonnées et d'escalade par exemple ou des guides nature ou historique...


Panorama du 91, 1 signé Alain Hoffmann
Panorama du 91, 1 signé Alain Hoffmann

Déchets sauvages Rocher Canon 2012
C'est l'heure du Bilan annuel de l'Observatoire des AFF. Vous savez, l'observatoire, c'est ce système d'alerte mis en place par l'association et accessible depuis le pied de page de notre site  L'occasion aussi de revenir sur cette initiative citoyenne d'un collectif facebook dont on parlait le mois dernier et qui se développe considérablement !

Le bilan annuel des nuisances affectant le massif forestier confirme les tendances des années précédentes : sur les 80 signalements faits par des promeneurs, près de 80 % concernentt la propreté de la forêt au sens large et 60 % ont trait à des dépôts sauvages (encombrants, ferrailles, déchets, gravats) ; 11 % à des détritus disséminés, 6 % à des marquages intempestifs (tags notamment). Comme on le disait il y a quelques mois, on peut craindre que la décision prise récemment par le SMITOM de limiter le volume des dépôts gratuits des particuliers dans les déchetteries aura un impact négatif sur la propreté de la forêt. Malgré les lettres de l’ONF et de l'AFF et de bien d'autres, adressées au SMITOM, celui-ci n’est pas revenu sur sa décision. L’objectif de cette mesure est en effet de réduire la fraude qui consiste à faire passer des gravats liés à des activités professionnelles pour des dépôts de particulier. Du coup, double peine, les deux finissent dans nos bois et bords de route. Heureusement, la lutte semble s'intensifier. L'ONF et l'Etat n'hésitent plus à engager des poursuites (voir ici et les deux grosses condamnations) et renforcent les contrôles comme à Senart (ici)




Tous les mois, ils se mobilisent en forêt pour ramasser les déchets "égarés" par d'autres citoyens


Facebook est un réseau social qui permet aux gens de se retrouver et de partager des informations ou bonnes idées. C'est sur ce principe qu'est né un groupe : "Une petite marche pour une grande démarche". L'objectif de ses membres est de se retrouver une fois par mois pour ramasser les déchets en Forêt de Fontainebleau (77) ou ailleurs. Ils ne sont ni auto-entrepreneurs, ni associés, ni syndicalisés, simplement de simples citoyens amoureux de leur région.

8 opérations ont eu lieu en 2015 et la session du 17 Janvier 2016 a vu près d'une centaine de personnes se mobiliser entre Bois-le-Roi, Samois, Fontaine-Le-Port, Fontainebleau, Chailly en Bière, Soisy sur Ecole pour récolter environ 800 kg de déchets en 2 heures de temps.

Vous pouvez vous inscrire au groupe "Une petite marche pour une grande démarche" pour pouvoir vous tenir au courant des prochains événements dans la région : 

Le prochain a lieu le Dimanche 14 Février à 14h30 au départ des Gorges de Franchard, d'Apremont et du Carrefour de la Table du Roi entre La Rochette et Bois-le-Roi.
VTT sur sentier bleu de Fontainebleau
La publication du bulletin de l'Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau (la feuille verte) est souvent l'occasion de faire le point sur les dossiers en cours. Dans le numéro de janvier, l'AFF revient notamment sur deux dossiers brûlants et qui ont généré pas mal de polémique l'an dernier : son opposition aux manifestations de masse en forêt de Fontainebleau et ses relation avec les vététistes. 

On y apprend donc que 6 associations préoccupées par le développement de ces manifestations  – c’est-à-dire celles qui, selon le critère ONF, dépassent 300 participants –  ont adressé, le 11 décembre dernier, une lettre à ce propos au préfet de Seine-et-Marne, au maire de Fontainebleau, président du comité de pilotage de « Fontainebleau, forêt d’Exception » et au directeur interdépartemental de l’ONF. 

Ces six associations signataires sont : l’Association des naturalistes de la vallée du Loing et du massif de Fontainebleau, le Coderando 77, Les Sylvains randonneurs, France Nature Environnement 77, le Cosiroc et les AFF. Ces associations souhaitent que les manifestations initiées par des associations locales soient prévues  "dans le respect strict de certaines conditions : un numerus clausus variable selon le type de la manifestation et son impact, un numerus clausus sur l’année, une répartition temporelle et spatiale raisonnée." 

"S’agissant des manifestations prévues au Grand Parquet par des organisations ou associations sans but lucratif, elles ne soulèvent pas de problème particulier tant qu’elles restent à l’intérieur du périmètre concédé. En revanche, les compétitions sportives de grande ampleur organisées par des sociétés à caractère commercial qui pourraient se prolonger en forêt, comme celles envisagées par Amaury Sport Organisation, nous paraissent inacceptables." (voir le texte intégrale)

Il est à noter qu’ASO a renoncé à organiser un « Salon du VTT » en avril 2016 comme il l’avait envisagé. 

Lors de la réunion du Comité consultatif scientifique et des usagers de la forêt de Fontainebleau, présidé par le préfet de Seine-et-Marne, le 18 décembre 2015, l'AAFF a également demandé que les problèmes posés par l’organisation de manifestations de masse en forêt de Fontainebleau soient examinés à la prochaine réunion du comité.

Les relations AAFF et monde du VTT :


À la demande du rédacteur en chef de Bike Magazine, le président de l'AFF a été interviewé sur la position de son association. Un résumé en a été donné dans la rubrique « Opinion » du numéro 150 (décembre 2015-janvier 2016), intitulée « La pratique du VTT est-elle danger ? ». Ce questionnement était de nature générale, mais s’appliquait plus spécialement à la forêt de Fontainebleau. 

Il faut dire que depuis la Motion des AFF et la réponse un peu musclée de l’association Moutain Bikers Fondation (MBF) (voir ici), les relations sont un peu tendues. Forcément puisque l'on peut lire sur le site de MBF que :

« Les AFF n’hésitent pas à utiliser le mensonge pour créer des lois pourtant non existantes et les asséner dans la tête des usagers de la forêt : interdiction de circuler sur les sentiers Bleus, Jaunes et GR réservés aux piétons » (début de la page 2). On rappellera simplement que cette interdiction, affichée à de nombreux emplacements dans la forêt, relève d’une très vieille décision de l’ONF (plus de trente ans) largement dénoncée en son temps, y compris par des membres de l'AFF.

Le président de l'AFF a fait valoir que « La forêt de Fontainebleau est une forêt fragile, emblématique. Elle est couverte par de nombreux systèmes de protection, les « vététistes » sont des usagers parmi d’autres. Ils sont les bienvenus à condition qu’ils respectent les règles. Les sentiers pédestres sont interdits à la circulation des vélos comme à celle des cavaliers. Les cavaliers respectent ces interdictions, les « vététistes » un peu moins. Quand une manifestation prévoyant plusieurs milliers de VTT sur quelques jours se profile, nous estimons que celle-ci est incompatible avec le massif forestier de Fontainebleau». Il concluait en proposant la création de sentiers dédiés pour les vététistes.

Dans la même rubrique, le président de MBF évoquant l’évènement « MB Race », estime que « celui-ci a montré que le passage des VTT était positif pour la faune et la flore. Le cas de Fontainebleau est différent. Les Amis de la forêt est très puissante. Parce qu’elle entretient (très bien d’ailleurs) les chemins elle pense que ceux-ci sont sa propriété, et elle donne la priorité aux marcheurs. Nous avons été obligés de rédiger cette motion pour essayer de travailler de manière intelligente ». 

Pour sa part le magazine concluait sagement que « à Fontainebleau comme ailleurs, la clef du succès, c’est l’entente. Retenons le caractère exceptionnel de cette forêt francilienne et œuvrons pour que tous les pratiquants puissent profiter pleinement de leur environnement ».

NATURE