Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2015-11-08

"Trouver un nouveau terrain de jeu n’est pas chose facile. Avec un peu de chance, il suffira juste de bartasser suffisamment longtemps dans les bois pour découvrir un lieu où le caillou est susceptible d’atteindre une certaine hauteur pour prendre du plaisir.
Ensuite, le jardin doit être désherbé de ses mousses, de ses lichens, de sa poussière, du sable, j’en passe des meilleurs... Dans le respect de la nature, évitons de couper des arbres et de saccager les alentours, car notre nouveau site se trouve en général dans un écosystème fragile qui sera chamboulé dès les premiers coups de brosse, traces de magnésie, déchets en tous genres... Mais bon, on le sait, il suffit de faire attention, de le respecter pour que notre activité s’harmonise avec son environnement..."
 

Visiblement, tous les brosseurs de blocs de sont pas en accord avec ce texte de Gilles Bapteste et Elric Besnier, les principaux ouvreurs du secteur du Rocher Brûlé. En effet, dans cette zone, un ancien abri sous rocher probablement édifié par les carriers ou ouvriers de l'aqueduc au XIXème siècle a été totalement détruit libérant le dévers où 3 voies ont pu être ouvertes ! Coïncidence ? L'occasion de se demander jusqu'où sont prêts à aller certains forts grimpeurs pour faire une nouvelle croix ?! Il ne faudra pas s'étonner si à l'avenir, il y a des restrictions de pratique de l'escalade à Bleau ! 

Le site :

Le Rocher Brûlé est petit secteur situé près de Moret-sur-Loing, en Forêt de Fontainebleau. Bien connu des randonneurs et des amateurs d'histoire, les grimpeurs l'ont prospecté que récemment. Ainsi, Gilles et Elric y ont brossé une quinzaine de voies, de niveau 6 à 7 pour la plupart sur les plus beaux rochers tout en lançant un appel aux prospecteurs dont est extrait le texte d'introduction (pdf). Un petit tour sur le site nous a permis de découvrir que d'autres voies avaient été ouvertes depuis, dont deux ont nécessité un énorme travail de destruction ! 

En effet, ces trois voies (un court 8A et un 8B qui n'est qu'une variation) se trouvaient derrière les murs d'enceinte d'un vieille abri...

3 voies ont été ouvertes après destruction de l'abri. Coïncidence ?
Cette photo a, depuis la publication de cet article, retiré du site 27crags 





S'il se confirme que ce sont des grimpeurs qui ont fait ça, les relations avec l'ONF et les autres usagers pourraient rapidement se détériorer. 
Photos  "avant" de Bleausard 77 publiées en  2014 sur son excellent site dédié à la randonnée
  
Bleau abrite de très nombreux témoignages du passé. En dehors de quelques grottes d'origine Préhistorique, certaines sont fréquentées depuis plusieurs siècles et ont parfois servi de base à la construction d'abris pour les ouvriers forestiers au XIXe au premier rang desquels se trouvent les carriers (historique). Bien que ces constructions ne soient pas inscrites à l'inventaire des monuments historiques, elles constituent aujourd'hui un important témoignage du passé industriel de cette forêt qu'il convient de préserver et restaurer. Depuis 2009, l'ONF et les AFF conjuguent leurs efforts dans ce sens en restaurant les aménagements le longs des sentiers bleus Denecourt mais aussi certains abris... Ce travail est suivi par la commission des carrières de l'AFF (voir le blog des carrières).

Notre forêt est classée Forêt de Patrimoine depuis déjà quelques temps et devrait faire l'objet d'une demande d'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO. En 2011, l'ONF et le CD FFME 77 avaient mis en demeure Bleau.info de retirer une voie de la base de donnée du fait des dégradations possibles  d'une gravure du XIXème alors on imagine leur réaction face à la destruction d'un abris pour assouvir les caprices d'une poignée de grimpeurs !

Que dit la Loi ?


Rappelons aussi à tous  que de façon générale, "la destruction, la dégradation ou la détérioration d'un bien appartenant à autrui est punie de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende, sauf s'il n'en est résulté qu'un dommage léger" suivant les dispositions de l'article 322-1 du code pénal.

"Le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 3750 euros d'amende et d'une peine de travail d'intérêt général lorsqu'il n'en est résulté qu'un dommage léger."
La destruction, la dégradation ou la détérioration d'un immeuble ou d'un objet mobilier classé ou inscrit au titre des monuments historiques constitue un délit sanctionné par l'article 322-3-1 du code pénal. Les poursuites pénales peuvent être accompagnées d'une action en dommages-intérêts et d'une demande de prescription de remise en état aux frais des délinquants.
L'infraction définie au premier alinéa de l'article 322-1 est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende et celle définie au deuxième alinéa du même article de 15 000 euros d'amende et d'une peine de travail d'intérêt général : ... 8° Lorsque le bien détruit, dégradé ou détérioré est destiné à l'utilité ou à la décoration publique et appartient à une personne publique ou chargée d'une mission de service public.

Et heureusement pour nos grimpeurs, ces abris ne sont pas classés car sinon c'est l'article 
Article 322-3 Modifié par LOI n°2011-267 du 14 mars 2011 - art. 66  qui s'applique :

Article 322-3-1 Créé par LOI n°2008-696 du 15 juillet 2008 - art. 34


La destruction, la dégradation ou la détérioration est punie de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 € d'amende lorsqu'elle porte sur :
1° Un immeuble ou objet mobilier classé ou inscrit en application des dispositions du code du patrimoine ou un document d'archives privées classé en application des dispositions du même code ;
2° Une découverte archéologique faite au cours de fouilles ou fortuitement, un terrain sur lequel se déroulent des opérations archéologiques ou un édifice affecté au culte ;
3° Un bien culturel qui relève du domaine public mobilier ou qui est exposé, conservé ou déposé, même de façon temporaire, soit dans un musée de France, une bibliothèque, une médiathèque ou un service d'archives, soit dans un lieu dépendant d'une personne publique ou d'une personne privée assurant une mission d'intérêt général, soit dans un édifice affecté au culte.

Les peines sont portées à dix ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende lorsque l'infraction prévue au présent article est commise avec la circonstance prévue au 1° de l'article 322-3.

Les peines d'amende mentionnées au présent article peuvent être élevées jusqu'à la moitié de la valeur du bien détruit, dégradé ou détérioré.


Bref, nos ouvreurs ont de la chance ! 
En attendant, il ne faudra pas s'étonner si apparaissent ici ou là dans l'avenir des restrictions pour l'escalade à Bleau. Sans doute nous faudra t'il arrêter de grimper sur les blocs des sentiers bleus Denecourt comme aux Gorges du Houx par exemple. 

Dommage que certains grimpeurs aient visiblement beaucoup plus de biceps que de cervelle !


Accès au site :

Pour celles et ceux qui voudraient restaurer les murs de l'abri, il se trouve au Rocher Brûlé : du carrefour de l'Obélisque à Fontainebleau, suivre l'ex N6 (D606) en direction de Moret-sur-Loing sur 4 à 5 km à 5k jusqu'au rond-point du Carrefour de la croix de Montmorin. Là, prendre à droite la D301 (Route Ronde) en direction de Mourron-Marlotte et stationner sur la gauche après 1 km. Suivre la Route de la Prise (eh oui elle existe !) sur 800 m environ. Les blocs se situent sur la droite, 200 m après le croisement avec la route de Montmorin. (voir sur Bleau.info et 27crags)

Mise à Jour :En raison des tristes événements parisiens du 13/11, la conférence est annulée.


Savez-vous qu'il y a des crevettes dans certaines mares de la forêt de Fontainebleau ? Ceux qui nous suivent depuis longtemps se rappellerons sans doute de cet article de notre ami Jipé sur ces branchiopodes. Le groupe des branchiopodes est relativement méconnu et fréquemment négligé par la sphère scientifique, alors qu'il comporte de nombreuses espèces patrimoniales, parfois observables à deux pas de chez nous. Dans le cadre de son cycle de conférences à destination du grand public, Natureparif a le plaisir de vous inviter à rencontrer Nicolas Rabet, maître de conférence à l'Université Pierre et Marie Curie, Jeudi 19 novembre 2015, de 19h00 à 21h00, à la Halle Pajol (Paris 18) pour parler des ces drôle de crustacés.

L’un des traits écologiques communs à toutes les espèces de branchiopodes est leur adaptation à un milieu de vie où l’eau n’est disponible que de façon périodique. Les branchiopodes survivent aux périodes de sécheresse sous la forme d’œufs  enfouis dans les sédiments. Lorsque les conditions redeviennent favorables, les animaux émergent sous la forme de petites larves dites « nauplius ». Leur croissance très rapide par mues successives permet aux individus d’acquérir en quelques jours ou quelques semaines leur morphologie adulte. Dans le cadre de son cycle de conférences à destination du grand public, Natureparif a le plaisir de vous inviter à rencontrer Nicolas Rabet, maître de conférence à l'Université Pierre et Marie Curie. Travaillant depuis 2011 dans le laboratoire BOREA (Biologie des ORganismes et Ecosystème Aquatique) situé au Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN), son expertise porte sur l'évolution des crustacés et surtout des branchiopodes.

Jeudi 19 novembre 2015, de 19h00 à 21h00

Halle Pajol - Auberge de Jeunesse
18/22 ter, rue Pajol - 75018 (Métro Max Dormoy)

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

Déroulé de l’intervention :
Nicolas Rabet présentera tout d'abord le groupe des crustacés et les grands branchiopodes ainsi que les apports de la paléontologie sur leur origine. Il illustrera ensuite les différentes espèces et leurs biotopes. Il évoquera également les méthodes d'étude (récolte, élevage) ainsi que les menaces qui pèsent sur ces espèces.

Après cette conférence, ces crustacés mystérieux n'auront plus de secrets pour vous ! Venez nombreux !

Contact Conférences Natureparif :
Marjorie MILLÈS, Responsable événementiel
marjorie.milles@natureparif.fr – 01 83 65 40 26
Pour la 7ème année consécutive, Natureparif invite les naturalistes amateurs ou professionnels (qu'ils soient botanistes, ornithologues, entomologistes, herpétologues...) de la nature en Île-de-France, à participer aux Rencontres Naturalistes franciliennes le samedi 28 novembre 2015 de 9h00 à 18h00 dans le 18ème arrondissement, à la Halle Pajol  !

L’île de France est beaucoup plus verte que certains ne le pense et la richesse des études menées sur la région permet de proposer chaque année un contenu original et varié. Pour cette édition 2015, les insectes seront particulièrement à l’honneur, avec pas moins de 8 interventions sur ce groupe ! 

Ce sera donc l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les coccinelles, les guêpes fouisseuses, ou encore les sésies.... Il sera également question du Hibou des marais, des plantes submontagnardes, de l’effet de la pollution lumineuse sur les chauves-souris, des résultats des observatoires naturalistes du programme Vigie-Nature, etc. 

Deux focus particuliers auront lieu sur des espaces à enjeux : la vallée de la Bassée, ainsi que le complexe forêt de Notre Dame – forêt de Grosbois. 

Enfin, le débat du début d’après-midi portera cette année sur un sujet généralement cher aux observateurs : les données naturalistes. Il y sera l’occasion d’aborder la question des bases de données, de leur utilisation, leur valorisation, et leur circulation.

Attention, pour la première fois, les rencontres déménagent et quittent la rue de Grenelle.
Elles auront désormais lieu dans le 18ème arrondissement, à la Halle Pajol :


Halle Pajol - Auberge de Jeunesse
18/22 ter, rue Pajol - 75018 (Métro Max Dormoy)

Inscription obligatoire en remplissant ce formulaire.
Accueil café et repas du midi offert aux participants.


Programme de la journée :



8h30 : Accueil café (offert aux participants)


9h00 : Mot d'ouverture

9h15 - 10h30 : Observatoire de la biodiversité francilienne
Nouvel état de santé de la biodiversité francilienne – Utilisation des sciences participatives Vigie-Nature (Audrey Muratet - Natureparif)
Quelles menaces sur les papillons et zygènes en Ile-de-France ? – Premiers résultats de la liste rouge régionale des Rhopalocères et Zygènes (Annabelle Sueur et Alexis Borges - OPIE)
Bilan régional de la connaissance sur les orthoptères – Mise à jour de l’Atlas départemental des Orthoptères d’Ile-de-France (Xavier Houard -OPIE)
Les plantes submontagnardes, indicatrices du changement climatique – Mise en place d’un observatoire dans le PNR de la Haute Vallée de Chevreuse (Alexandra Pottier et Olivier Marchal - PNR de la Haute Vallée de Chevreuse)
Envolée des observations aux inventaires éclairs 2015 ! (Grégoire Loïs - Natureparif)

10h30 - 11h00 : Découvertes naturalistes

Nouvelle nidification du Hibou des marais en Île-de-France (Guy Keryer et co. - CERF-Bonnelles Nature)
Le Cuivré des marais en Nord Seine-et-Marne (Thierry Roy)

11h00 : Pause

11h15 – 13h00 : Résultats d’études
Quels enseignements nous apportent les collisions des insectes sur les véhicules ? – Résultats de la reproduction d’une étude menée en 1990 (Maxime Zucca - Natureparif)
Pollution lumineuse et chiroptères – Etude dans le Gâtinais français (Clémentine Azam - MNHN)
Clé d'identification numérique des insectes aquatiques d'Ile-de-France – Un outil pour les acteurs de terrain (Mathilde Delaunay - MNHN)
Les coccinelles d’Île-de-France – Généralités et focus sur une étude (Romain Nattier - MNHN)
Les Sphécidés dans les grandes cultures (Romain Le Divelec - Labo d’éco-entomologie Orléans)

13h00-14h00 : Repas offert aux participants

14h00-15h15 : Débat - Les données naturalistes

Philippe Dress (DRIEE)
Laurent Poncet (SPN/MNHN)
Romain Julliard (CESCO/MNHN)
Philippe Maintigneux (Copil Faune-idf)
Pierre Rivallin (Copil Cettia)

15h15 : Pause

15h30-16h15 : Espace à enjeux : la Bassée

Résultat de la prospection chiroptères de l’été 2014 (Christophe Parisot - Seine-et-Marne Environnement)
Les oiseaux d’eau nicheurs en Bassée en 2014-2015 (Jérôme Hanol - ANVL)
Les habitats remarquables en Bassée (Conservatoire National Botanique du Bassin Parisien)

16h15-17h30 : Conférences
Les Sésies d’Île-de-France (André Lantz - BNEV)
Histoire d’un massif forestier francilien – Les milieux naturels de la forêt régionale de Grosbois et la forêt domaniale de Notre-Dame, histoire, évolutions, enjeux et perspectives. (Vincent Vignon - OGE)


Situés dans le parc naturel de la Haute vallée de Chevreuse, les étangs de Bonnelles offrent sur 22 hectares, une grande diversité de milieux liés aux zones humides avec des formations majoritairement forestières. Ce territoire est reconnu pour son exceptionnelle richesse odonatologique avec 36 espèces de libellules dont cinq rares et protégées en Île-de-France. Par ailleurs, 94 espèces d’oiseaux y ont été observées dont près de la moitié sont considérés comme reproducteurs. La Région Île-de France envisage donc de classer ce site en réserve naturelle régionale avec pour but d'en protéger sa biodiversité tout en l’ouvrant au public dans un esprit de sensibilisation et d’éducation à l’environnement. Ce projet s’inscrit donc dans une démarche de consultation du public à laquelle vous êtes largement invité à participer.

Un dossier de présentation a été réalisé pour ce projet de classement en RNR des Etangs de Bonnelles, il comprend :
Une note précisant l’objet, les motifs, l’étendue de l’opération et la durée du classement (pdf - 1,9 Mo)
Les plans cadastraux et l’état parcellaire (zip - 5,3 Mo) ;
L’étude scientifique justifiant l’intérêt du site (pdf - 12,2 Mo) ;
Le projet de règlementation : liste des sujétions et des interdictions nécessaires (pdf - 350 Ko) ;
Une note précisant les modalités prévues pour la gestion et la surveillance de la réserve (pdf - 450 Ko).

Faites donc entendre votre voix, que vous soyez pour ou contre, en participant à la consultation publique ! Réponses jusqu'au 31 janvier 2016 sur http://debatspublics.iledefrance.fr.

Quelles seront les suites à cette consultation ?


En février, la Région Île-de-France procédera à un bilan de la consultation du public et des avis institutionnels et scientifiques sollicités. Le public sera alors informé des bilans et principales modifications qui pourraient être apportées au projet ou des raisons qui ont conduit à son maintien.
En parallèle, la Région recueillera l’accord de la commune de Bonnelles, seul propriétaire de la future réserve, sur le projet définitif. Le Conseil Régional pourra ensuite procéder au classement du site des Etangs de Bonnelles en Réserve Naturelle Régionale par délibération.

Calendrier prévisionnel
Du 26 octobre 2015 au 31 janvier 2016 : consultation du public sur le projet de Réserve Naturelle Régionale ;
Fin 2015 : retour des consultations institutionnelles et scientifiques ;
2e trimestre 2016 : information du public sur le bilan des consultations ;
Printemps 2016 : recueil de l’accord du propriétaire ;
Eté 2016 : classement de la Réserve Naturelle Régionale par délibération.


https://sites.google.com/site/topobleau/breves-au-gres-des-roches/Couv-3pis-2015-PI.pngCela ne surprendra sans doute pas beaucoup de bleausards tant les manœuvres sur les circuits des Trois Pignons étaient importantes ces derniers mois mais voilà qu'avec les feuilles d'automne arrivent celles en papier. En effet, plusieurs nouveaux topos d'escalade de Bleau vont sortir dans les mois qui viennent et on commence inévitablement par celui d'un acharné du balisage des circuits de Bleau : Jean Jacques alias Pépito ! 

Rien de bien nouveau puisque il s'agit de la réédition d'Au Grès des Trois Pignons. Les blocs n'ont pas bougé mais une mise à jour s'imposait tant les repères du balisage des circuits ont évolué ces dernières années dans ce massif. 

Gageons qu'à 21 €, ces 208 pages en noir et blanc, rejoindront vite votre collection. Vu la connaissance de la forêt par ses auteurs, ce topo sera sans doute un "must have" comme disent les anglophones.

Pour le reste, on se gardera bien d'émettre une nouvelle critique, de vous conseiller ou déconseiller l'achat de cet ouvrage,... on ne voudrait blesser personne. Nous vous invitons seulement à découvrir la très humoristique présentation de ce topo sur le site internet de l'auteur qui offre aussi quelques pages à feuilleter en plus des mises à jours gratuite. Pour celles et ceux qui hésiteraient, ne manquez pas la présentation détaillée (ici) sur le site de l'auteur ou patientez jusqu'à la sortie des concurrents.

En effet, si vous avez aimé Fun Bloc et Fontainebleau Magique, les topos de l'anglais David Atchison Jones, tout couleur et plein de photos, édités chez Jingo Wobly, les rééditions arrivent aussi ! Normale, on l'a pas mal croisé ses derniers temps en forêt...

Pour faire votre choix, relisez tout de même nos quelques conseils sur le choix d'un topo.
Où trouver le nouveau Au Grès des Trois Pignons ? - Édition Nov 2015 -

- Maison de la Presse et Librairie de la Halle à Milly-la-Forêt
- Maison de la Presse à Barbizon
- Presse, Le Lorraine, 35 Bd G Leclerc à Fontainebleau
- Au Vieux Campeur, de Paris et d’ailleurs...
Parc National des Ecrins, Réallons
Il y a quelques mois nous revenions sur le projet de lignes à très haute tension qui traverse  10 communes du territoire de l’exceptionnel Parc National des Ecrins ! 
La mobilisation de faiblit pas et s'est même intensifiée depuis les premiers travaux de déboisement autour de la station de Réalon. 

Depuis la semaine dernière, les opposants ont quelques raisons d'y croire puisque le Conseil d'Etat a décidé Lundi dernier la saisie du Conseil constitutionnel d'une question prioritaire de constitutionnalité à propos de la DUP comme le révélait le e-media 05. Souhaitons que le Conseil se prononce comme dans les Gorges du Verdon...pour le bien être de nos montagnes et de leurs habitants.



Sur les sites de chantiers, la mobilisation est importantes.

Environ 500 manifestants ont participé au rassemblement organisé, hier matin (dimanche 08/11) à Réallon, contre les travaux de déboisement en cours et contre le projet de ligne à très haute tension (THT) qui sert à les justifier. Partis du parking de la station, avant de cheminer vers les zones en cours de déboisement les manifestants ont une nouvelle fois demandé la suspension des travaux en attendant l’issue des recours juridiques. Outre le massacre esthétique des abords immédiats du Parc National des Ecrins, de nombreuses zones en périphérie sont classées en raison de leurs richesses floristique et faunistique notamment au titre de Natura 2000.

Sous la station de Réallon se trouve le site du Piolit - Pic de chabrière classé Natura 2000
Sous la station de Réallon se trouve le site du Piolit - Pic de chabrière classé Natura 2000


Jeudi dernier, un même rassemblement mais non déclaré avait lieu à Puy-Saint-Eusèbe. Interdit par le préfet des Hautes-Alpes, plusieurs manifestants avaient été verbalisés par les gendarmes pour leur présence gênante sur le chantier bien que ces randonneurs pacifiques se trouvaient sur des sentiers balisés !!!

La zone boisée sous la station de Réallon en cours de déboisement
La zone boisée sous la station de Réallon en cours de déboisement



Et sur le plan juridique ?

Mais en marge des manifestations, c'est sur le plan juridique que la guerre fait rage. Et il y a de bonnes raisons de croire en une possible victoire. Ce fut d'ailleurs le cas en 2006 des opposants à la THT des Gorges du Verdon parmi lesquels se trouvait notre regretté Patrick Edlinger !

En effet, rappelez-vous, lundi 10 juillet 2006, le Conseil d'Etat annonçait avoir annulé la déclaration d'utilité publique (DUP) concernant le projet de construction sur ce site classé.  Un projet qui a fait l'objet pendant plus de vingt ans d'une lutte acharnée entre EDF et défenseurs de l'environnement ! Il avait pourtant reçu en 2003 le feu vert de la Commission nationale supérieure des sites, avant d'être déclaré d'utilité publique en décembre 2005. Le projet prévoyait une ligne de 400 000 volts, entre Boutre (Var) et Broc-Carros (Alpes-Maritimes), traversant le site du Verdon en deux endroits. Il devait se substituer à deux lignes aériennes parallèles, l'une de 225 000 volts, l'autre de 150 000 volts.


Le Conseil d'Etat avait été saisi par une vingtaine de requérants – collectivités publiques, associations de défense de l'environnement et particuliers. "Alors même que la ligne à très haute tension avait vocation à se substituer à deux lignes électriques traversant déjà ce site, les atteintes qui seraient portées à la région des gorges du Verdon par l'opération projetée sont telles qu'elles privent cette dernière d'utilité publique", avait précisé la haute juridiction avant de conclure que ce projet de ligne EDF "ne passera pas par les gorges du Verdon" ! (relire l'article du journal Le Monde sur cet  épisode)

En savoir plus sur 

Avenir Haute Durance


Condensation sur le grès de Fontainebleau
Les bleausards avaient coutume de dire que l'automne était la meilleure saison pour l'escalade à Bleau. Dans la limite où celui-ci est "sec" et que les températures reste basse, c'est tout à fait exact. Mais voilà, réchauffement climatique oblige, la période automnale prend de plus en plus souvent des goûts d'été indien avec des températures qui l'après midi dépasse les 20°C. Du coup, il n'est pas rare d'arriver sur les blocs sous un beau soleil et de trouver les rochers ruisselants ! Une catastrophe pour le grimpeur qui se trouve alors confronté à un phénomène naturel imparable : la condensation !

L’humidité des prises est liés à plusieurs facteurs. Il y a les précipitations, le brouillard qui, s’il reste assez longtemps, mouillera les blocs pour le reste de la journée, le dégel et la condensation. Le mot condensation décrit le phénomène physique du passage d'un gaz à un état solide et donc le passage d'un gaz à l'état liquide, mais le terme exact dans ce cas est liquéfaction.

La « condensation » est donc le phénomène naturel qui se produit lorsque le différentiel de température entre l’air ambiant et les parois rocheuses est tel que l’humidité de l’air se condense sous forme de gouttelettes sur les parois. En fait, c’est le même phénomène que la buée qui apparaît sur les carreaux de la salle de bain lorsque vous prenez une douche très chaude, laquelle réchauffe l’air chargé d'humidité qui se refroidi ensuite sur la vitre refroidi par l'air extérieur. 

Condensation sur le grès de Fontainebleau
Condensation sur le grès de Fontainebleau
Un phénomène naturel inévitable


A Bleau, le phénomène qui peut parfois être observé en plein été (mais c'est rare) résulte donc d’une savante combinaison qui le rend assez imprévisible mais que les bleausards expérimentés « sentent » plutôt bien. Donc outre le différentiel de température, parmi les autres facteurs générateurs de condensation figurent la mauvaise ventilation d’un site (absence de vent, bas de  vallée...), une exposition au nord et le taux d’humidité... C’est un phénomène classique en automne et hiver quand les blocs deviennent froids et que l’air se réchauffe très vite (en général, plus de 8° C d’écart). 

Condensation sur le grès de Fontainebleau
Bloc trempé par la condensation malgré le soleil,
Y'a rien à faire... à part chercher une place ensoleillée et ventée

Dans ce cas, il y a peu de chance de sauver votre séance d'escalade. Grimper sur du grès humide est plus dangereux car le rocher est devenu plus fragile et les prises risquent de casser. A la descente, les lichens et mousses gorgés d'eau transforme le haut des blocs en véritables patinoires. 
Et surtout, s'il vous plaid, ne tentez pas de sécher les prises avec de la magnésie, cela de sert à rien et les encrasse irrémédiablement ! N'essayez pas non plus le chalumeau, c'est catastrophique. Renoncez plutôt à grimper et profitez de ce beau temps pour faire une belle balade. 

NATURE