Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2015-08-30

C'est la rentrée et vous ne savez pas encore ce que vous allez faire dans le Pays de Fontainebleau dans les mois qui viennent. Fontainebleau tourisme a sélectionné pour vous quelques dates. Certaines de ces activités "touristiques" nous hérissent le poils (sortie au brâme, gros rassemblements sportifs en site naturel, chasse à courre...) mais ils auront lieu quoi qu'on en dise alors autant vous les signaler. Au mieux, cela vous permettra peut être d'échapper à la foule certains jours.

ESCALADE LES DIMANCHES 6, 13, 20, 27 SEPTEMBRE À 10H et 4, ET 11 OCTOBRE À 10H30

Venez découvrir ou vous perfectionner en escalade en forêt de Fontainebleau ; séance ouverte à tous, petits et grands.
Réservations à l’Office de Tourisme :
01 60 74 99 99 / info@fontainebleau-tourisme.com

BRAME DU CERF
LES WEEK-ENDS DU 24 SEPTEMBRE AU 15 OCTOBRE

Fontainebleau Tourisme propose une visite commentée en forêt de Fontainebleau pour découvrir et écouter bramer les cerfs. Vous vivrez un moment et une rencontre insolite au cœur de la nature !
Inscriptions obligatoires : 01 60 74 99 99

info@fontainebleau-tourisme.com
Réservations obligatoires à l'Office de Tourisme.
















TRAIL IMPERIAL DE FONTAINEBLEAU SAMEDI 19 SEPTEMBRE



Pour la 6ème année, les trailleurs se retrouve pour une course technique à pied en forêt de Fontainebleau. Gare aux rochers, arbustes, dénivelés …
06.76.04.08.80 / david.wiener@aliceadsl.fr



LES 19 ET 20 SEPTEMBRE Les Journées Européennes du Patrimoine

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, le pays de Fontainebleau vous propose un programme riche et varié. Visites guidées, médiations libres ou encore concerts au château de Fontainebleau ; exposition de livres sur les patrimoines avonnais et seine-et-marnais, exposition « sur les pas des artistes », conférence sur l’architecture, visite du parc du château de Bourron et
exposition de peinture à Bourron-Marlotte ; exposition, visite du village et conférence à Samoissur-Seine ; visite guidée de la Chapelle Notre-Dame du Bon Secours et du CSEM à Fontainebleau ;
et surtout, le Pays de Fontainebleau célèbre le patrimoine gastronomique lors de ces Journées Européennes du Patrimoine : les restaurateurs et les artisans vous proposent des plats de la gastronomie française ou locale à leur carte.
Retrouvez tous les programmes et détails à Fontainebleau Tourisme : 4 rue Royale à Fontainebleau.
01 60 74 99 99 / info@fontainebleau-tourisme.com

DIMANCHE 4 OCTOBRE, DE 15 À 16H EXPOSITION « Rosa Bonheur »

L’association des amis de Rosa Bonheur présente, en médiation libre, les tableaux de Rosa Bonheur exposés dans le Fumoir Napoléon III du château.
Accès libre et gratuit. 01 60 71 50 70


Vélo DIMANCHE 11 OCTOBRE DE 10H À 17H "La Ronde"

La Ronde à Vélo revient pour une 3ème édition ! Au programme : balade inédite en forêt de Fontainebleau, nombreuses animations ludiques…
01 60 74 99 99 / info@fontainebleau-tourisme.com

DU 15 AU 17 OCTOBRE Coupe des Nations d’Endurance Equestre

Nouveau Concours International d’Endurance ! Vendredi 16 octobre : CEIO*** (160 km) : Coupe des nations, avec classement individuel et par équipe nationale. Samedi 17 octobre : épreuves nationales (Club, Ama et Pro) de 60 km à 120 km. Finale du « Challenge Fontainebleau ».

01.64.24.17.47 / 06.03.03.41.02
cg.cabardos@club-internet.fr

DU 24 OCTOBRE AU 6 DÉCEMBRE Exposition Armand Charnay à BOURRON-MARLOTTE

Le peintre Armand Charnay (1844-1915) vécut 40 ans à Marlotte et fut un des fondateurs des Amis de la forêt de Fontainebleau.

Autour de cette exposition : des conférences, des visites guidées et des jeux de découverte pour les enfants.

Entrée libre.

01 64 45 88 86 / bourron@fontainebleau-tourisme.com

SAM 24 LE MATIN ET DIM 25 OCTOBRE DE 10H À 17H La Saint Hubert du château

Le château de Fontainebleau, longtemps résidence de chasse, fêtera le saint patron de la vénerie en offrant, en partenariat avec les rallyes Tempête et Fontainebleau, un programme entre tradition et modernité. Dans la cour Ovale et les jardins. Accès gratuit.

01 60 71 50 70

http://www.fontainebleau-tourisme.com/
Après un été particulièrement chaud, le mois de septembre annonce l’arrivée des premières sensations automnales : retour des brumes matinales, feuillages jaunissants, brame du cerf... L’Observatoire de la Biodiversité des Forêts vous propose 24 missions d’observation d'espèces végétales et animales (sur les 42 en cours). En participant à l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts vous permettez à l'INPN d'améliorer nos connaissances de la biodiversité de vos régions. Et franchement, c'est ludique et facile ! N’oubliez pas votre appareil photo lors de vos ballades forestière...
Depuis plus de dix ans, le Conservatoire botanique national du Bassin parisien et le Conseil départemental du Val d'Oise collaborent au développement des connaissances floristiques sur le territoire valdoisien afin de produire la première synthèse de ce patrimoine, à la fois riche et menacé.

Près de 215 000 données bibliographiques et de terrains, étalées sur près de quatre siècles ont été exploitées, pour porter la flore sauvage du département à un total de 1321 espèces. 

Parmi elles, 209 espèces n'ont pas été revues depuis 2000 et peuvent être considérées comme disparues, tandis que 150 sont menacées à plus ou moins court terme.

Cet ouvrage présente 277 espèces patrimoniales à l'échelle du département en raison de leur vulnérabilité, de leur spécificité ou de leur rareté. Il s'adresse aussi bien aux botanistes, aux acteurs de l'environnement, aux collectivités territoriales qu'au grand public souhaitant se familiariser et protéger ce patrimoine floristique précieux.

Les fiches sont classées par grands types végétations, et présentées de façon détaillée :
  • description simplifiée, écologie, répartition, menaces et conservation ;
  • carte de distribution dans le département, utilisant un système de présentation clair en fonction de l'ancienneté de l'observation ;
  • une ou plusieurs photos de grande qualité, pour la plupart inédites, prises sur le terrain ;
  • statuts en Île-de-France (Liste rouge de la flore vasculaire d’Île-de-France ; Rareté ; Protection ; Déterminante ZNIEFF).
368 pages   |   21,5x30 cm   |  35€   |   Acheter
« Lichéneux » ! C’est le qualificatif employé par bon nombre de grimpeurs à propos de certains blocs de la forêt de Fontainebleau ! Normal puisqu’on estime actuellement le nombre de lichens à 20 000 espèces environ dans le monde. Ils font partie de la biodiversité négligée. Pourtant une centaine de nouvelles espèces sont décrites chaque année ! La liste des lichens de France métropolitaine comprend 3435 taxons signalés correctement (2917 lichens, 461 champignons lichénicoles non lichénisés et 57 champignons non lichénicoles non lichénisés habituellement considérés par les lichénologues), 319 à rechercher en France, 31 non connus avec certitude en France et 65 signalés à tort en France. Autant vous le dire tout de suite, cet univers mystérieux est très complexe et on ne se lancera pas dans la lichénologie… Greg Clouzeau nous offre quand même une petite visite photographique dans ce monde de lilliputiens !


Lichens foliacés sur grès de Fontainebleau, Trois Pignons, (C) 2015 Greg Clouzeau

Les lichens ou champignons lichénisés sont des organismes composés résultant d’une symbiose entre au moins un champignon hétérotrophe appelé mycobionte, et des cellules microscopiques possédant de la chlorophylle (algue verte ou cyanobactérie autotrophe pour le carbone) nommées « photobiontes ». Cette symbiose résulte d’une association (appelée lichénification ou lichénisation) entre le photobionte et le champignon dont le thalle progresse lentement à la surface de supports variés dans des milieux souvent hostiles (exposition à la sécheresse, à de fortes températures, etc.).Lichens crustacés sur grès de Fontainebleau, Trois Pignons, (C) 2015 Greg Clouzeau

On distingue six types de lichens selon l’aspect global de leur thalle :
« lichen crustacé ou incrustant » (plus de 80 % des lichens) présentant un thalle hétéromère fortement plaqué au support, formant une croûte :
lichen crustacé lobé au pourtour ;
lichen crustacé non lobé au pourtour ;
« lichen foliacé » présentant un thalle hétéromère non soudé sur toute sa surface, formant des lames souvent lobées comme de petites feuilles qui s’écartent un peu du support, présence d’un crampon sur leur face inférieure pour adhérer au substrat :
lichen foliacé ombiliqué : dépression dénommée ombilic sur la face supérieure ;
lichen foliacé non ombiliqué : pas d’ombilic, lobes à disposition radiée ;
« lichen fruticuleux » présentant un thalle adhérent au substrat par une surface réduite et formant des prolongements redressés, pendants ou étalés. Ces prolongements plus ou moins longs présentent trois formes :
tiges rondes plus ou moins ramifiées ;
lanières plates parcourues par des cannelures ;
« lichen squamuleux » : squamules (petits compartiments) à la surface supérieure ;
« lichen complexe » présentant un thalle primaire plus ou moins étalé sur le substrat, thalle secondaire fruticuleux, formé d’éléments se développant perpendiculairement au substrat (genre Cladonia) ;
« lichen gélatineux » présentant un thalle à cyanobactérie devenant gélatineux sous l’action de l’eau .Lichens complexe arboricole de Fontainebleau, Trois Pignons, (C) 2015 Greg ClouzeauLichens fructiculeux sur sur souche à Fontainebleau, Trois Pignons, (C) 2015 Greg Clouzeau

Beaucoup d’espèces sont pionnières, capables de coloniser des milieux extrêmes. Ils peuvent s’installer dans des milieux extrêmement secs (- de 2% d’humidité), chauds, froids… Leurs présence et décomposition permettent l’installation d’un stade pionnier secondaire qui est celui des mousses puis d’autres des plantes supérieures. C’est un organisme sans frontières. Les lichens vivent souvent très longtemps. Cette caractéristique permet parfois de dater leur support par le rapport taille et vitesse de croissance.Lichens sur grès, Fontainebleau, Franchard, (C) 2015 Greg Clouzeau

On retrouve des lichens sur presque tous les milieux et sur la plupart des roches et végétaux,
épiphytes (sur les arbres/branches) et même follicoles (vivant par exemple sur des feuilles de buis) ;
saxicoles (vivant sur les rochers calcaires, mais qu’on retrouvera sur les vieux murs, les tuiles, ardoises, lauzes ou tôles amiante-ciment, voire sur des supports plastiques ou métalliques parfois) ;
crypto-endolithes (vivant sous les rochers) ;
corticoles (sur les écorces des troncs, des branches) ;
terricoles et humicoles

Lichens foliacés sur grès, Fontainebleau,Trois Pignons, (C) 2015 Greg Clouzeau

Lichens complexes sur grès, Fontainebleau,Trois Pignons, (C) 2015 Greg Clouzeau

Dans l’écosystème, les lichens sont une des composantes parfois importante de la biodiversité. Ils sont une source importante de nourriture pour de nombreuses espèces, y compris parfois pour de grands mammifères .

Ils jouent aussi un rôle important en captant les particules de l’air et des pluies, contribuant à l’épuration permanente des milieux et au recyclage des éléments. Ils sont capables de faire des réserves et d’accumuler des composés minéraux, bien au-delà des besoins de leur organisme. Cela présente parfois des inconvénients comme l’accumulation d’éléments toxiques, voire de radionucléides (par exemple après les essais nucléaires dans l’air ou après la catastrophe de Tchernobyl).Lichens sur grès, Fontainebleau,Trois Pignons, (C) 2015 Greg Clouzeau

Ainsi, de nombreux lichens sont des indicateurs de pollution utilisés pour la biosurveillance. Ils permettent, dans certaines conditions, d’évaluer la chimie et la stabilité des sols, la hauteur moyenne de l’enneigement, l’âge des moraines et le recul des glaciers, le type de gestion forestière, la durée de la continuité d’un état forestier…

Ils peuvent indiquer la quantité de polluants dans un milieu donné (les lichens concentrent notamment les métaux lourds et certains radioéléments), et surtout le degré de pureté de l’atmosphère. Cette dernière propriété a été mise en évidence pour la première fois par le lichenologue William Nylander, qui a décrit 3 000 espèces et remarqué que beaucoup d’espèces régressaient à l’approche des villes. Il a donc mis en place des bioindicateurs (qu’il appelait « hygiomètres » à l’époque) de la qualité de l’air.
Une carte de répartition des lichens et des associations lichéniques (technique de phytosociologie) apporte des éléments sur la localisation de zones plus ou moins polluées. La disparition actuelle en ville de certains lichens sensibles notamment au dioxyde de soufre montre que la pollution acide a diminué, par contre se développent des espèces nitrophiles (lichens orange ou gris sur les arbres) montrant l’augmentation de la pollution par les oxydes d’azotes. En zone très polluée, on trouve surtout des lichens crustacés alors qu’en zone moyennement polluée on a surtout des fruticuleux et en zone peu polluée, essentiellement des foliacés et des fruticuleux.Lichens foliacés sur grès, Fontainebleau,Trois Pignons, (C) 2015 Greg Clouzeau

Pour en savoir plus sur les lichens, il existe une association française de lichenilogie : l’AFL qui organise des sorties en forêt.
Retrouvez plus d'images sur le site photo de Greg
La France va accueillir et présider la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21/CMP11), aussi appelée « Paris 2015 », du 30 novembre au 11 décembre 2015. C’est une nouvelle occasion d'aboutir à un accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C. On peut rêver ! Les alpinistes sont bien entendus touchés par le réchauffement climatique et les plus de 40 ans ne peuvent que pleurer le recul des glaciers... Les températures exceptionnellement chaudes de cet été viennent accentuer le phénomène de la fonte des glaciers, signe visuel fort de la tendance à long terme de l'évolution climatique. Pour comprendre les effets de ces changements, les mesures et suivis réalisés dans les Écrins par les agents du Parc national des Ecrins et les chercheurs concernent les glaciers, bien sûr, mais aussi la végétation, les alpages, les lacs et quelques espèces sentinelles. Un PN fortement mobilisé sur ce thème qui multiplie donc les publications sur le sujet et dont sont issus les extraits ci-dessous.

"La contribution du Parc national des Écrins à l'étude et au suivi des processus liés aux changements climatiques s'inscrit dans ses missions et travaux d'observations à long terme. Les informations des différentes stations météorologiques sont complétées par l’analyse d'images aériennes et satellites sur les évolutions de la végétation, les mesures et suivis sur les glaciers ou encore des programmes pluridisciplinaires sur les lacs d'altitude, les alpages et quelques espèces sentinelles.
De par ses missions et ses travaux d'observation à long terme, le Parc national des Écrins contribue à la veille écologique de nombreux écosystèmes. Au sein de nombreux réseaux, en partenariat avec des équipes de recherche, il participe à une meilleure compréhension des évolutions en cours.

Le suivi des glaciers reste l'élément le plus démonstratif de l'évolution des climats.

La fonte des glaciers, l'évolution de l'enneigement ou de la pousse de l'herbe nécessitent des suivis sur le long terme pour comprendre les évolutions et anticiper d'éventuelles mesures de gestion.

Le Parc national met en œuvre un protocole de mesure du recul des fronts glaciaires sur plusieurs glaciers du massif, ainsi qu'un protocole de bilan de masse au glacier Blanc.
La mesure des fronts est le plus ancien protocole de suivi des glaciers. Réalisée d'abord au décamètre, la mesure de la distance du front depuis un point fixe est aujourd'hui enregistrée à l'aide d'un télémètre laser. Ce suivi est réalisé encore actuellement pour cinq glaciers dans les Écrins : glacier Blanc, glacier Noir, glacier de La Selle, glacier du Sélé et, le doyen en la matière, le glacier de La Pilatte. Pour ce dernier, en effet, les premières mesures de front furent décidées par le service RTM en 1920 !

Depuis 1986, le front du glacier Blanc a reculé de 726 mètres, soit 26 mètres de moyenne par an. Pour l'ensemble du massif des Écrins, de simples mesures de distance permettent d'estimer que la superficie des glaciers est passée de 100 km2 en 1986 à 69 km2 aujourd'hui. Mais cette mesure n'est pas suffisante. À lui seul, le recul du front ne constitue pas un indicateur exhaustif de la perte glaciaire. D'autres mesures sont nécessaires pour calculer l'évolution de la masse glaciaire. Le protocole dit de "bilan de masse" est complexe. Il est appliqué sur le glacier Blanc, sur le glacier (rocheux) de Laurichard et sur le glacier Noir, en lien avec les partenaires du Parc (LGGE et Irstea).

Carte des glaciers du Parc national des Ecrins en 2009  (d'après la thèse de Marie Gardent : Inventaire et retrait des glaciers dans les Alpes françaises depuis la fin du Petit Âge Glaciaire, 2014)Un bilan réalisé à partir d'images aériennes montre que le plus grand glacier des Alpes du Sud a perdu en moyenne près de 10 mètres d'épaisseur en douze ans, avec des différences importantes selon l'altitude. Malgré quelques épisodes de répit, le volume du glacier Blanc diminue, en réponse à l'évolution du climat. Un déséquilibre qui remonte aux années 80. Les fortes chaleurs de cet été vont certainement accentuer le phénomène.

C'est une mesure qui n’est reconduite que tous les 10 à 15 ans. : établir une carte précise d’un glacier pour en connaître les variations d’épaisseur sur toute la surface. Ce bilan, réalisé à partir d'images aériennes, donne la tendance à long terme du bilan de masse du glacier, c’est-à-dire de son état de santé en réponse aux changements du climat.

La dernière mesure de ce type conduite au glacier Blanc, le plus grand glacier des Alpes du Sud, datait d’octobre 2002. Elle a été reconduite en septembre 2014 à partir de photographies aériennes réalisées par l'IRSTEA (1) pour le Parc national des Écrins. Plusieurs mois après la réalisation des images aériennes, le résultat tombe : ce sont près de 42 millions de m3 d’eau que le glacier a perdu en 12 ans. Cela représente, en moyenne, entre 9 et 10 m de perte d’épaisseur sur toute la surface du glacier.


graphique Bilan de masse glacier Blanc © Parc national des Ecrins




Glacier Blanc 2002-2014 - variation surface - photo aerienne - analyse E-Thibert-IRSTEA
Photographie aérienne du glacier Blanc, septembre 2014.
En rouge et noir, ce sont les extensions du glacier respectivement au 3 octobre 2002 et 29 septembre 2014.
En 12 ans, le glacier a perdu presque 50 ha de surface (ci-dessus) et, en moyenne, 9 à 10 mètres d'épaisseur sur toute sa surface (ci-dessous)


« Si l’on n'observe que peu de changements entre 3800 m et le sommet du glacier au Dôme de neige des Écrins (4015 m), c'est vers 3000 m que le glacier a perdu plus de 10 m d’épaisseur en face du refuge des Écrins, et jusqu'à 20 m dans la chute de sérac en face du refuge du glacier Blanc » explique Emmanuel Thibert, ingénieur de recherche à IRSTEA - ETNA Grenoble (1).
Au niveau du front actuel du glacier, là où émerge le torrent sous-glaciaire, 90 m de glace ont disparu depuis 2002. « C’est dans les zones terminales du glacier que les changements sont les plus marqués, là où la surface du glacier a le plus diminué (48 ha en moins, soit 10 % de sa surface initiale) et la langue glaciaire s’est retirée (370 m de recul). »
Au cours des 12 dernières années, le glacier a ainsi perdu en moyenne une lame d’eau de 70 cm chaque année, soit 40% de plus de ce qu’il perdait annuellement entre 1981 et 2002.
Evolution de la surface du Glacier Blanc depuis 1853 et de sa longueur depuis l’extension maximale du Petit Age de glace de 1815.
Évolution de la surface du glacier Blanc depuis 1853 et de sa longueur depuis l’extension maximale du Petit Age de glace de 1815.

La fonte estivale s'intensifie

Cette perte de masse est observée depuis les années 80. Elle s’accentue depuis les années 2000 et indique que le glacier est de plus en plus en déséquilibre avec le climat.
« Les années 70-80 sont la dernière période au cours de laquelle le glacier a été à peu près en équilibre avec les conditions climatiques : son bilan de masse était équilibré, c’est-à-dire nul, les précipitations de neige accumulées l’hiver étant exactement compensées (à l’échelle du glacier) par la fonte estivale » explique Emmanuel Thibert.

Lever de soleil sur le Pelvoux - glacier Blanc au premier plan © M.Coulon - Parc national des Ecrins Glacier Blanc - sept 2014 - © M.Coulon - Parc national des Ecrins

Depuis le milieu des années 80, la fonte d’été a nettement augmenté en réponse à l’augmentation des températures atmosphériques. Le glacier réajuste alors son volume : son front recule et il perd de l’épaisseur, en moyenne une lame d’eau de 50 cm chaque année entre 1981 et 2002.

« Ce que nous disent ces dernières mesures, c’est que ce réajustement n’a pas suffi et que le glacier a augmenté sa perte de masse annuelle entre 2002 et 2014, certainement parce que, simultanément, le climat continue de se réchauffer. »

Si les précipitations d’hiver qui alimentent en neige le glacier à haute altitude n’ont pas beaucoup changé depuis 30 ans, ce sont surtout les conditions estivales qui expliquent cette accentuation : une fonte plus précoce au printemps, plus tardive en automne et bien plus intense au milieu de l’été. Telles sont les principales causes identifiées par une étude menée également par IRSTEA (2) au glacier de Sarennes, petit glacier voisin de 30 km du glacier Blanc, et objet d’observations continues depuis 1948.

Pour ce petit glacier, la perte de masse, systématique et observée tous les ans depuis 2002, est en moyenne de -2,9 m de glace par an.
Au glacier Blanc, la présence d’un grand bassin d’accumulation à plus de 3000 m et la variabilité inter-annuelle des conditions météorologiques font que le glacier a compté tout de même quelques années au cours desquelles il a connu des bilans excédentaires depuis 2002.

Les mesures réalisées annuellement par le Parc national des Écrins montrent qu’en 2008, 2013 et 2014 des hivers bien enneigés conjugués à des étés pas trop chauds ont permis au glacier Blanc d’augmenter légèrement son volume. Mais, la tendance à long terme, celle liée à l’évolution du climat, est bien à une diminution du volume du glacier Blanc, comme on peut l’observer pour la quasi-totalité des glaciers de l’arc alpin.

(1) IRSTEA : Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (ex-CEMAGREF) - ETNA - Érosion torrentielle, neige et avalanches.
(2) E. Thibert, N. Eckert, and C. Vincent (2013). Climatic drivers of seasonal glacier mass balances: an analysis of 6 decades at Glacier de Sarennes (French Alps). The Cryosphere 7, 47-66, doi:10.5194/tc-7-47-2013.


Phénoclim
"Phéno" comme phénologie - "Clim" comme climatologie
Initié en 2004, Phénoclim est un programme scientifique et pédagogique qui invite le public à mesurer l’impact du changement climatique sur la faune et la flore en montagne.


La communauté Phénoclim regroupe près de 5 000 personnes depuis plus de 10 ans – particuliers, professionnels de la nature, élèves et enseignants, associations ou entreprises.

Le Parc national des Ecrins est partenaire de ce programme piloté par le CREA (Centre de Recherche sur les Ecosystèmes d'Altitude) et a installé depuis 2004 une station à la Maison du parc de Vallouise, où les agents réalisent les observations de phénologie et d'enneigement. Depuis 2013, deux autres stations ont été mises en place avec comme originalité une station en altitude à proximité du refuge de Vallonpierre (2270m).


Par ailleurs, en 2014, le Parc national des Écrins a accompagné le CREA dans la modernisation de sa base de données, de l'application de saisie des relevés de phénologie, dans la refonte du site internet de Phenoclim et dans le développement d'une application mobile pour que les membres puissent relever la phénologie directement sur smartphone.
Visitez le site de phenoclim

SOURCES textes et images :
Ecouter la chronique nature Le suivi du glacier blanc, avec Martial Bouvier (PNE)
http://www.ecrins-parcnational.fr/actualite/glacier-blanc-equilibre-rompu
http://www.ecrins-parcnational.fr/dossier/sentinelles-du-climat
Et aussi Des glaciers à la carte
Paru chez Belin dans la collection Info Graphie, L'avenir des forêt ? est un nouveau livre que l'on peut considérer comme un guide pratique pour mettre à jour ses connaissances générales sur les forêts. Car la forêt sont un univers que l'on croit connaître (au moins celle qu'on fréquente) mais qui cache, à travers le monde, d'importantes ressources.  Saviez-vous que près de 400 millions de terriens vivent dans les forêts ? La déforestation nous menace mais saviez-vous, encore que l'on peut préserver leur avenir tout en exploitant ses arbres, y compris dans les forêts tropicales ?

Cet ouvrage fournit de nombreux schémas, cartes et données chiffrées pour mieux caractériser et comprendre les forêts dans le monde. Il dresse leur portrait et celui de l'incroyable biodiversité qu'elles abritent. Il expose les menaces qui pèsent sur elles du fait du réchauffement climatique et de la déforestation. Il montre enfin que l'on peut gérer durablement les forêts tout en permettant aux hommes et femmes d'en vivre.

Voici quelques points abordés :
  • Eau potable, nourriture, médicaments, régulation climatique : au-delà du bois, quels biens et services la forêt fournit-elle aux humains ?
  • Combien de Terriens vivent-ils dans la forêt ?
  • Quelles sont les causes de la déforestation ? Où en est le phénomène dans le monde ?
  • Agriculture traditionnelle et forêt sont-elles inconciliables ?
  • Les forêts vont-elles souffrir du réchauffement climatique ?
  • Pour préserver l'avenir des forêts tropicales, faut-il les « mettre sous cloche » ?
  • Sous les tropiques ou sous nos latitudes, sait-on gérer durablement une forêt tout en permettant aux hommes d'en vivre ?
Bref, un livre de référence au prix raisonnable de 19 €

A la rentrée, on cherche les activités sportives que l'on va bien pouvoir faire faire à nos bambins. C'est donc l'époque des forums associatifs où les communes invitent les clubs de sport et loisirs dans une grande salle le temps de faire découvrir à leur concitoyens, les activités locales. Samedi 12, la salle de blocs Karma à Fontainebleau vous convie donc à une journée de découverte de l'escalade avec des initiations gratuites pour tous âges le samedi 12 septembre 2015.


Pour tous renseignements, contactez Nathalie Clément : n.clement@ffme.fr ou rendez-vous sur le site de la salle


Une opération combinée avec l'ensemble du complexe sportif du CNSD.

A proximité directe de la salle Karma, CITESPORTS Site du CNSD est un Centre sportif unique implanté au sein du Centre National des Sports de la Défense.


Anciennement réservé à une élite sportive, Citésports, ouvre ses portes au plus grand nombre.

Venez découvrir Citésports : un site de 52 hectares, dans un environnement privilégié en plein cœur de la Forêt de Fontainebleau, composé de 19 équipements sportifs : piscine olympique, pistes d’athlétisme indoor et outdoor, dojos, salle de boxe, terrains de volley-ball, handball, basketball, football, rugby, parcours sportifs…et d'une offre d’hébergement et de restauration de qualité.
Piétons, grimpeurs, cavaliers, cyclistes, etc. ont normalement tous accès librement à la forêt domaniale de Fontainebleau et des trois pignons. Ceci étant dit, "librement " ne signifie pas "sans respect des réglementations, de la nature et des autres pratiquants" ! C'est en substance ce qui devrait être inscrit dans le volet accueil du prochain Plan d'aménagement forestier. Ainsi, le 8 juillet 2015, une nouvelle réunion de travail s’est tenue avec l’ONF à propos du conflit qui oppose certains randonneurs et les vététistes notamment sur l'usage des sentiers bleus Denecourt Colinet créés au XIXe. Résultat : un ferme rappel de l’interdiction d’emprunter en vélo les sentiers bleus (dont le numéro 2 des Quatre Fontaines restauré à grands frais) mais aussi et surtout, un accord pour lancer la création d’un sentier « prototype » au sud du Mont Ussy et officialiser la zone de "cross" de la Croix d'Augas. Enfin !

Depuis que les AFF avaient relancé ce vieux conflit en publiant une motion prise en Assemblée Générale le 05/04/2014, nous ne cessons de rappeler que si les 2 roues « quels qu’ils soient » ont interdiction d’emprunter les chemins d’une largeur inférieure à 2,5 mètres, cette "réglementation" nationale, n'est absolument pas adaptée à la pratique du VTT et génératrice de conflits. Certes, elle est rappelée sur les panneaux forestiers et sur de nombreux sentiers mais sans qu'aucun moyen ne soit donné à l'ONF pour la faire respecter et surtout, sans sentier de substitution pour les vététistes sportifs qui se trouvaient, de facto, excluent de ce joyau du sud francilien. Du coup, les contrevenants sont légions et totalement incontrôlables. Ainsi, sur les forums et autres réseaux vététistes, les traces gps des singles s'échangent librement et qu'importe qu'elles passent au cœur de zones sensibles, fragiles et protégées ! Bref, l'interdiction du VTT en domaniale a fait plus de mal que de bien ! La solution est pourtant simple et nous l'avons rappelé régulièrement : autoriser les vététistes à créer, aménager et entretenir leur propre réseau de sentiers dans des zones convenues (voir ici notre article de mai 2015).
L'interdiction du VTT se justifie par l’impact de cette pratique sur l’environnement et notamment sur les sols très fragiles de cette forêt. En effet, les roues des vélos, créent des sillons continus qui accélèrent  l’érosion naturelle. A terme, les profondes goulottes se transforment en torrents lors des orages et entraînent le déchaussement des rochers. Outre les gravures produites par les pédaliers sur certains blocs de grès, les Amis de la Forêt qui entretiennent le réseau historique des sentiers bleus, posaient aussi des questions de sécurité sur le croisement des cyclistes avec les bipèdes sur les chemins forestiers.

Après de nombreuses rencontres sous le contrôle de l'ONF (voir notamment cet article suite à la réunion du 26 mai), un appel de MBF au Président de la CDESI (lettre pdf) et des dizaine d'articles, un consensus a donc enfin été trouvé le 08 juillet, premier pas vers une reconnaissance de ce sport en forêt et surtout, espérons le, première étape vers un vrai réseau de circuits, adaptés à notre pratique, qui sera un plus touristique indéniable pour le Pays de Fontainebleau, notamment pendant la saison estivale où les grimpeurs étrangers se font quand même moins nombreux qu'au Printemps. 

Photo de Robert Courtieau prise en novembre 2011 lors de la Milliaçoise
Une pratique que nous avions vivement contesté dans cet article
Car si dans de nombreux secteurs en France (AM à Pesey-Nacroix, AM Vaujany) et à l'étranger, la pratique du VTT est remise en cause, de nombreuses commune de montagne ont misé sur cette pratique pour doper leur activité touristique, et l’idée fait son chemin à Fontainebleau. Les Amis de la Forêt, en tout cas, ne sont pas contre : « leur tracé doit être conçu en concertation avec les associations. Ces secteurs ne seront pas ouverts aux promeneurs ou randonneurs, et seront entretenus par les associations de VTT » rapporte La République de S&M dans un article du 14/08. Tant mieux ! Par ailleurs, les AFF rappelait dans leur bulletin du 25/07 (pdf) que : "les secteurs de cross (celui de la croix d’Augas, parcelle 387, de clandestin deviendra toléré puis contrôlé)" ce qui, là aussi est une très bonne chose !

Reste plus qu'à motiver quelques "rouleurs " pour s'atteler à la tâche (y compris administrative) . Ils auront notre soutien et celui de MBF (dossier BLEAU) dont des représentants locaux ont montré il y a quelques jours leur détermination à redorer le blason des cyclistes en nettoyant un énorme dépôt de déchets abandonné par une collectivité à Franchard Ermitage. Bravo Guillaume et Paulo pour cette action rapide et efficace ! 
Reste aussi à faire entendre le message auprès des vététistes "râleurs" individuels et non licenciés. Les sentiers bleus resteront interdits mais vous aurez vos sentiers, si vous vous y mettez. Vu le nombre de traces gps qui existe sur la toile, et le savoir-faire des bénévoles qui organisent l'hivernale de Larchant (1er février 2015), ça laisse pas mal de possibilités ! On va enfin pouvoir aménager (dans le respect des sites) de vrais pistes techniques pour VTT à Bleau. Au top, non ?
Il y a quelques temps, nous vous annoncions la remise en état plus ou moins réussie des circuits bleu et rouge du Cul de chien et de plusieurs autres circuits des Trois Pignons (Drei Zinnen, Cornebiche, Potala, Rocher Fin, Rocher Guichot...), soit par des groupes d'individuels qui prennent le temps d’œuvrer pour la collectivité, soit sous la férule des associatifs comme le Cosiroc. Cet été nous avons été alerté par mail de quelques changements sur les circuits d'escalade de la Roche aux Sabots et notamment de la transmutation du circuit jaune en circuit orange sous les pinceaux de Jean Jacques Naël, notre gentil Calimero. Rien de bien étonnant (ce jaune étant plutôt dur et patiné) mais, pour reprendre les mots de JJN : "il y a un truc que nous chiffonne" : cette réfection des circuits du site le plus fréquenté des Trois Pignons a t'elle fait l'objet d'une consultation de la Commission des Sites Naturels d'Escalade de Seine et Marne ?

ARTICLE RÉVISÉ le 14/09/2015
La première version de cet article a suscité pas mal d'émotion chez les baliseurs de ce circuit. Dans un soucis d'apaisement et en tant que responsable de ce site, j'ai d'abord pensé le supprimer totalement mais cela ne serait pas conforme à notre ligne éditoriale. Il y a un moment où il faut arrêter de se voiler la face, regarder les choses comme elles sont (et non comme on voudrait qu'elles soient) et avoir le "courage" de les dire.

L'article était sans doute maladroit puisque s'appuyant sur des propos de Pépito publiés sur le site web du club d'escalade de l'ASL91 (et supprimé depuis), et dont l'humour avait semble-il échappé à notre rédacteur. 






Sur la nécessité de reprendre ce circuit, il n'y avait pas de soucis ! 
Ce jaune tracé par Françoise et Jo Montchaussé ainsi qu'Oleg Sokolsky était effectivement plutôt "assez difficile", parfois très patiné, quelques fois, morphologique, au balisage usé... et méritait largement quelques changements soit en vue de la création d'un nouveau jaune, soit pour une transformation en orange. 

Un seul reproche : cette transformation a été faite sans concertation, supprimant un circuit jaune au profit d'un orange et ceci dans un contexte de relations tendues entre différents groupes de baliseurs.


Sur le terrain : Le rouge a été repeint, le bleu également moyennant 1 ou 2 modifications intéressantes et il y a vrai circuit orange.

Que vaut ce circuit orange ?
A notre avis (et voir les commentaires), c'est un vrai circuit AD/AD+ mais dont certains passages, issus de l'ancien circuit jaune sont : soient très patinés, parfois trop faciles, parfois engagés.
Bref, pour reprendre la partie humoristique des propos de Pépito,  vous risquez toujours quelques "frayeurs", de vous mettre au "taquet", de prendre des "buts", de multiplier les "essais", de prendre parfois les "sorties de secours" et d'apprendre "le patinage artistique" sauf que c'est dans du orange. 
Donc, qu'importe la couleur... prenez plaisir en grimpant !

Pour les débutants et autres personnes qui voudrait un circuit "facile", souhaitons que le futur jaune, s'il est autorisé par l'ONF en CSNE, soit rapidement étudié. S'il pouvait parcourir les rochers encore neufs, actuellement sous la mousse, qui bordent la zone pour enfants, les usagers vous en serez reconnaissant.




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