Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2015-07-05

Nous avons reçu copie de la première lettre d'information de la FFME traitant de la sécurité en escalade. Celle-ci nous donne un peu de visibilité sur l'accidentologie de cette activité en particulier en bloc. Toutes les données sont des chiffres bruts qui mériteraient d’être affinés. Ils démontrent, s'il en était besoin qu’un apprentissage de la chute en bloc est tout aussi indispensable que le respect des règles de sécurité en falaise et en salle ! Une évidence qui n'a pas échappée à la FFME bien que la pratique de la "parade" que nous décrivons dans cet article ne soit visiblement plus enseigné dans de nombreux clubs par les DE (Diplômés d'Etat). Rappelons ici, que plusieurs d'entre eux craignent d'être poursuivi en cas d'accident sur la base d'une jurisprudence que nous avions largement commenté ici. En tous cas, comme le rappelle Pierre You, Président de la FFME en introduction de cette lettre : "Les accidents sportifs ne résultent jamais d’une cause unique, notre compréhension collective doit nous permettre d’identifier les nombreux facteurs qui ont entraîné la réalisation de ces sinistres. Nous devons avancer vers une analyse objective du processus des accidents."

Cette lettre s’inscrit dans une démarche active de prévention des accidents sportifs au sein de la FFME visant à prévenir, à préserver, l’intégrité physique des licenciés, visant à protéger tous les cadres bénévoles salariés dans leur situation d’accueil ou d’encadrement. 

Elle fait suite à la première formation FFME de « Correspondants régionaux Prévention Sécurité (CPS) » qui s’est tenue au CNSD à Fontainebleau, du 4 au 6 juin dernier.  Le CPS doit conseiller les comités, les clubs, relayer les informations nationales en vue d’améliorer la prévention et la sécurité
De cette formation, retenons l'intervention de Laurent Lagarrigue, Entraineur national, sur la chute en bloc...

"Les règles de sécurité Escalade par la FFME

Pour une pratique la plus sûre possible, le grimpeur et son assureur doivent utiliser des procédures et des techniques de sécurité simples et efficaces. Ces règles incontournables de sécurité sont aujourd’hui décrites dans un seul document. En effet le conseil d’administration FFME du 7 mars dernier a adopté officiellement Les règles de sécurité en escalade de bloc, de difficulté et de vitesse sur SAE, sites naturels de bloc et site sportif d’une longueur ".

A propos des statistiques publiées par la FFME, rappelons que ce sont des chiffres bruts. 
On peut les interprétés de différentes manières. Ainsi, de 2011 à 2015, sur 1164 dossiers d'accident enregistrés, seul 346 concerne des sites naturels ! Est-ce à dire qu'ils sont moins dangereux, moins fréquentés, ou que les grimpeurs qui les fréquentent respectent moins les règles de sécurité ? 
Probablement non. Disons que la part de pratiquants licenciés FFME en sites naturels est sans doute beaucoup plus faible qu'en SAE !



En bloc, si c'est dans le niveau "confirmé" (là, on aimerait une définition) qu'il y a plus d'accident, c'est surtout en salle d'escalade qu'ils surviennent malgré la présence des tapis ! A notre qu'en salle, la parade est quasi inexistante et que les règles de circulation sous les grimpeurs sont souvent oubliées...

Enfin, question gravité des accidents, c'est bien en bloc que les fractures sont le plus nombreuses...







La FFME annonce par ailleurs qu'elle mettra "prochainement en ligne un outil de recueil des données pour tous types d'incidents, presque accident, et/ou bonnes pratiques dénommé le retour d’expérience ou REX FFME. Le REX est une démarche qui permet d’apprendre de ce qui s’est passé afin de mieux maîtriser l’avenir."

A la TL²B on tient à souligner le remarquable travail de collecte des données effectué par la FFME. On attend avec impatience la suite ! On aimerait juste quelques précisions sur la nature de ces données (dossiers ayant fait l'objet d'une déclaration assurance sans doute) et la définition du grimpeur "confirmé". Par ailleurs, on aimerait connaitre la répartition géographique et notamment ceux concernant Bleau qui seraient à comparer aux statistiques des hopitaux de la région...
En attendant, nous vous recommandons la lecture exhaustive du document (lien ci-dessous) et des documents qui y attachés !

Source des graphiques et citations FFME :

Le 14 juillet, Zermatt (Suisse) fêtera le 150ᵉ anniversaire de la première ascension du Cervin !
À l’occasion de cet évènement, redécouvrez dans un ouvrage unique publié par les Editions du Mont Blanc, les images et les textes des conférences d'Edouard Whymper, vainqueur du Cervin.


Durant ses conférences, Édouard Whymper projetait ses photographies à l’aide d’une lanterne magique. Peter Berg, archiviste à l’Alpine Club, a retrouvé ces images. En rapprochant chaque diapositive des notes de Whymper, il a reconstitué les conférences où le célèbre alpiniste entraînait le public victorien dans un incroyable voyage alpin.

Au fil des pages, retrouvez les conférences et les prises de vue de Whymper dans ce livre de de 160 pages, format 230 x 190 mm, au prix de 26€ sur le site des Editions du Mont Blanc


On a déjà évoqué à de nombreuses reprises les travaux photographique d'Olivier Blaise et son site internet ainsi que les stages qu'il anime chez Loomla

Comme le disait une internaute : "Découvrez le choix fou proposé par cette agence, spécialisée en rando nature et rando thématique : balade à pied, à vélo électrique, de jour ou de nuit, rencontre avec l’impressionnisme ou le bien-être… 
Sur des sujet variés, enrichissez-vous ! au coeur du pays de Fontainebleau"

Vous avez demandez le programme pour juillet et août ? Le voici !




«Vous qui entrez ici, vous n’êtes pas certains d’en sortir. » À l’entrée de la propriété de Chomo, à Achères-la-Forêt, en Seine-et-Marne, un écriteau prévenait les visiteurs. Roger Chomeaux, dit Chomo, est né le 28 janvier 1907 à Berlaimont et mort le 19 juin 1999 à Achères-la-Forêt. Après l'école des beaux-arts de Valenciennes, puis à celle de Paris, où il pratique la peinture et la sculpture, il remporte plusieurs prix. Durant la Seconde Guerre mondiale, il est envoyé dans un stalag de Pologne. A son retour, il se réfugie aux portes de la forêt de Fontainebleau où sa femme a acheté quelques hectares. Il adopte alors un langage parallèle et signe désormais Chomo. Exposées en 1960, à la galerie Jean Camoin à Paris, ces œuvres ont suscité l’admiration de Jean Cocteau, d’André Breton, de Salvador Dalí… Mais Chomo, grand, sec, le regard noir, a envoyé promener tous les acheteurs. Indigné : « L’art n’est pas fait pour être vendu. On ne vend pas ses prières. Une femme ne vend pas ses enfants ! » « Je suis riche de pauvretés, vous êtes pauvres de richesse », clamait l’un de ses aphorismes, à rebours du consumérisme des sociétés modernes.

Chomo s'installe donc seul sur ce terrain transformé en atelier à ciel ouvert. Délaissant le bronze, la terre cuite et le marbre, Chomo choisit des « matériaux qui respirent ». La tôle, le bois, le plastique, le verre ou le béton. Il modèle aussi des grillages qu'il peint ou incruste de plastique fondu et de matériaux divers. Il détourne des jouets d'enfants. Chomo s'attaque à l'architecture et à l'art du vitrail : il construit trois bâtiments de bois, de grillage et de bouteilles. Le premier s'appelle le « Sanctuaire des bois brûlés » ; le deuxième, « L'Église des Pauvres », agrémenté d'une rosace spectaculaire réalisée avec des bouteilles de couleur et le dernier, « Le Refuge », recouvert de capots de voitures.

Chomo meurt en 1999 au milieu de ses œuvres, veillé par sa seconde épouse. Dix ans après sa mort, la Halle Saint Pierre organise sa première grande rétrospective.

À l’époque, 2 000 sculptures peuplaient les lieux : des figures étranges aux grands yeux de voyants qu’il appelait ses « bébés d’orage », ses « enfants d’amour refusés », ou encore « visages cosmiques »… Désormais, seuls les bâtiments sont conservés dans la forêt, toutes les autres œuvres étant stockées ailleurs. La dernière compagne de Chomo a supprimé les inscriptions. Et ses enfants, inquiets de laisser ses sculptures sur place à la merci des voleurs, les ont fait mettre à l’abri dans un stock. Seules les belles constructions de l’artiste témoignent encore de son ermitage ici pendant presque quarante ans. Mais voilà, ces œuvres de récupération, qualifiées d'art brut, laissées à l'abandon, se dégradent et le Refuge prend l'eau !

« Chomo était une sorte de chaman, un être d’une spiritualité profonde, tourné vers le cosmos et très proche de la nature », souligne Laurent Danchin, son ami « C’était aussi un imprécateur écologiste, très inquiet des changements climatiques. Les gens de la région le consultaient discrètement pour ses talents de guérisseur, ses pansements au miel, lui qui avait une vingtaine de ruches », raconte ce grand spécialiste de l’art brut, inquiet du devenir de l’œuvre.
Venu visiter le site il y a deux ans, Lionel Walker, alors vice-président (PS) du conseil général de Seine-et-Marne, avait proposé de financer une étude sur son potentiel touristique. « L’endroit se trouve au cœur du Parc naturel régional du Gâtinais. Il y a peut-être un circuit à imaginer en lien avec d’autres sites semblables à proximité comme le Cyclop de Tinguely », faisait valoir l’élu.

D'ici quelques jours, une dizaine d'étudiants de l'école des Beaux-arts de Nante, s'acharneront à restaurer les bâtiment et à mettre hors d'eau le célèbre Refuge grace aux 7600 € de dons collectés lors d'une souscription lancée en juin sur le site Ulule. A l'automne, une association des Amis de Chomo devrait prendre le relais et étudier le projet de réouverture au public du site...

Voilà quelques mois, l'Etat français a engagé une profonde réforme des instances territoriale. Après le Sénat, l'Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture, le 2 juillet, le projet de loi portant Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) . Il s'agit du troisième volet de la réforme, après la loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles et la loi relative à la délimitation des régions.  Ainsi, depuis le premier janvier 2015, 11 nouvelles métropoles ont été créées après Nice-Côte d’Azur (2011). Le premier janvier prochain, deux autres seront créées (Grand Paris et Aix-Marseille-Provence). Les Conseils régionaux des 13 nouvelles régions administratives seront eux pourvus  après les scrutins des 06 et 13 décembre 2015. Enfin, les départements quant à eux ne devraient pas connaître de modification avant 2020. Ce nouveau découpage a bien entendu des répercutions dans de nombreux domaines dont le sport. Ainsi, le ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative a annoncé que l’implantion des 13 nouvelles directions régionales JSCS serait terminée le premier janvier 2016. Les fédérations sportives agréées, qui plus est délégataires, doivent donc obligatoirement organiser leurs organes déconcentrés selon le modèle ministériel. Une restructuration que semble vouloir anticiper la Fédération Française de Montagne et d'escalade !

Dans un article publié hier, elle explique :
"Nous avons fait le choix de ne pas subir cette réforme mais plutôt d’en faire une véritable opportunité de redynamisation de nos territoires autour de trois défis :

· Proximité des lieux de décision et de mise en œuvre des politiques publiques ;

· Représentativité fédérale avec une légitimité incontestable ;

· Efficience et maîtrise de notre développement au plus près des clubs.

A la fin de la réforme fédérale, la fédération sera organisée territorialement en 13 ligues (ex comités régionaux) et des comités territoriaux (ex comités départementaux). Ces comités territoriaux couvriront tous les départements mais un comité territorial pourra voir ses compétences élargies sur plusieurs départements administratifs.

Le conseil d'administration du 13 juin 2015 à validé la mise en place d'un comité de pilotage national des territoires (CPNT), composée du président, du secrétaire général, du trésorier, du directeur général, de trois présidents de comités régionaux et de trois présidents de comités départementaux et d’un salarié national. Le 04 juillet, il s’est réuni pour la première fois marquant ainsi le début du processus de la réforme territoriale fédérale.

Dès à présent des comités de pilotage régionaux des territoires vont se mettre en place avec une feuille de route basée sur la cohérence et l’efficacité.

Les grandes dates :

· 23 janvier 2016 : Assises territoriales
· 16 avril 2016 : Assemblée générale nationale avec votes des statuts aux niveaux national, ligues et comités territoriaux
· Courant 2016 : Création des ligues et comités territoriaux
· Fin 2016 : Election dans les ligues et comités territoriaux
· Mars 2017 : Assemblée générale nationale avec élection du conseil d’administration.

Reste à savoir ce qu'il sortira de tout ça...
Pour tout savoir sur la réforme de l'Etat : http://www.gouvernement.fr/action/la-reforme-territoriale


Cette photo d'Alex Honnold sur une vire du Half Dome (USA) a fait le tour du monde. Ne comptez plus faire la même, une vire des longueurs inférieures s'est effondrée rendant ce passage inaccessible pour le moment (voir commentaire de john) ! En effet, selon un message de Dave Miller sur le forum de Super topo, un de ses amis, qui a a tenté l'ascension le 5 juillet, a été stoppé à la hauteur de ce 11ème passage.



Cet itinéraire qui compte parmi les plus populaires du Half Dome (face nord-ouest) a été ouvert par les légendes du Yosemite : Royal Robbins, Mike Sherrick et Jerry Galwas en 1957. Par la suite, les 23 longueurs ont été gravies en libre pour du 5.12a maxi. Une voie qu'Alex Honnold s'est offerte en solo intégral en 2 heures et 50 minutes malgré un bref repos sur cette vire. Une corniche qui repose désormais dans le fond de la vallée en mille morceaux.
On ne connaît pas le moment exacte de l'éboulement. Il n'y a aucun témoins même si se doute que le rocher est tombé lors des récents orages de vallée.

Les éboulements 
dans le Yosemite sont d'ailleurs plus fréquents qu'on ne le pense. Le 14 juin, c'est une véritable cascade de rochers qui a coulé dans la face ouest provoquant un gros nuage, adjacent au Half Dome et endommageant le classique My Favorite Things

Une nouvelle voie à ouvrir donc !

En attendant, cet été, en France, comme ailleurs, soyez prudents, les conditions météorologiques exceptionnelles peuvent entraîner de gros mouvements géologiques !

Source : RockandIce
Les calanques de Marseille sont un des sites préférés des grimpeurs, randonneurs et des nombreux touristes qui les parcourent chaque année. Après une très longue procédures et de nombreux conflits, l'Etat a fini par classer la zone en Parc National. Une décision politique prise avant de régler les problèmes les plus importants des Calanques : les pollutions en mer par les "boues rouges" et les égouts de la seconde ville de France ! 

Depuis l'annonce en septembre 2014 (ici) de la décision du conseil d'administration du Parc national des Calanques de prolonger de 30 ans la dérogation accordée à l'industriel pour rejeter en mer des résidus liquides, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, et Alteo se livrent à une guerre de communication sur fond d'expertises sur la nocivité des  tristement célèbres "boues rouges". 

La préfecture avait programmé une première enquête publique du 20 avril au 5 juin 2015 sur ce sujet sensible avant de faire machine arrière et d'ordonner des études complémentaires sur le milieu.

Depuis bientôt 50 ans, l'usine de production d'alumine de Gardanne, (ex-Péchiney rachetée en 2012 par le fonds d'investissement américain HIG et renommé Alteo), rejette en pleine mer au large de Cassis les résidus de son exploitation. Si cette autorisation expire le 31 décembre 2015, l'industriel
a demandé à poursuivre les rejets liquides, inévitables selon lui.

L'enquête publique sur le renouvellement de l'autorisation de rejets des déchets devrait donc être reprogrammée du 17 août au 25 septembre. La préfecture a indiqué qu' après clôture de l'enquête publique et remise du rapport de la commission d'enquête, le dossier sera soumis à l'avis du conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST) ainsi qu'au conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT)", puis "au vu de l'ensemble des avis", le préfet des Bouches-du-Rhône "prendra sa décision".

Aux portes de Milly, le 29/06/15
à 17 heures... Photo Robert C.
Nous l’annoncions dès jeudi, le Préfet de Seine et Marne a pris un Arrêté interdisant toute source de feu sur l'ensemble de Pays de Fontainebleau. Il est donc désormais interdit de fumer en forêt !

Madame, Monsieur,
Les récents incendies de forêts observés durant ces dernières semaines dans les forêts de Seine-et-Marne, notamment 16 sur le massif de Fontainebleau, nous appellent à une extrême vigilance. Aggravés par les conditions climatiques exceptionnelles de ces derniers jours, ces incendies présentent un danger pour la sécurité des usagers et la conservation de la forêt.
 
En outre, pour renforcer les mesures de prévention contre les incendies, un arrêté préfectoral vient d’être pris sur les forêts domaniales de Fontainebleau, des Trois Pignons et de la Commanderie. Ainsi, à compter du 3 juillet et jusqu’au 30 septembre 2015, il est interdit de fumer, de déposer ou jeter des mégots, d'apporter des allumettes et des appareils producteurs de feu (réchaud) dans ces forêts



Je vous remercie de bien vouloir diffuser et relayer largement cette communication et reste, par ailleurs, à votre disposition pour tout complément d'information.

Le texte de l'AP


On ne compte plus les tracés sauvages réalisés à la bombe en forêt de Fontainebleau et des Trois Pignons ! 
Leur effaçage prend beaucoup de temps aux bénévoles des diverses associations et notamment à ceux de l'AFF en charge de l'entretien des célèbres sentiers bleus. 
Depuis plusieurs semaines, un individu fort peu sympathique s'acharne à surbaliser, c'est à dire à doubler voir tripler, chaque balise du sentier bleu n°16 (Trois Pignons). 
Ce sentiers qui a déjà fait l'objet de nombreuses opérations de nettoyage suite à divers bombages fluos en 2013 (voir ici) est donc à nouveau victime d'un peintre fou ! N'hésitez pas à signaler vos observations à l'AFF via leur observatoire (voir en bas de page)...
Le F... photo : Robert Courtieau

En bleu clair, en haut à gauche, la balise originale, soulignée d'une nouvelle à la bombe !



NATURE