Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2015-06-21

La Fête de la Montagne revient pour une 3ème édition ce WE partout en France, y compris dans la capitale ! Rendez-vous demain et après demain pour profiter de plus de 250 évènements sportifs et culturels sur la thématique montagne. Plus de 10 000 personnes ont participé aux animations l’an passé. À cette occasion, Paris Côté Montagne organise une journée multi-activités au jardin du Luxembourg où se trouve une très belle exposition photo dont nous parlions ici. Au programme de la journée : Initiation à l'escalade, découverte de l'alpinisme, randonnées culturelles, randonnées gourmandes, courses d'orientation, slackline, démonstration de vélo, etc.


Paris Côté Montagne vous propose une journée découverte le samedi 27 juin 2015.
L’exposition Montagnes de France, qui est en place sur les grilles du Sénat, offre l’occasion d’investir l’allée Croquet dans les Jardins du Luxembourg. Demain, de nombreux acteurs de la montagne (fédérations, professionnels de la montagne, associations, Parcs…) se mobilisent autour de la Coordination Montagne pour proposer des animations pour tous. Il sera ainsi possible de s’essayer à l’escalade, à la « slack line », à la marche nordique ou à l’orientation, mais aussi d’assister à différents shows et de déguster des sablés à la myrtille en musique.




Le programme :
Samedi 27 juin, de 9h à 18h30
Allée Croquet dans les Jardins du Luxembourg
9H Rando orientation adulte - Clubs FFCAM
Rando culturelle - Clubs FFCAM
Nat&co de Nicolas Hairon et Olivier Alexandre
Face à la Vanoise de Nicolas Hairon
Films partenaires


9H30 Rando dégustation - Clubs FFCAM
Ouverture de la tour d’escalade FFME IDF
Début du concours d’escalade de vitesse


10H Rando découverte - SNAM
Marche nordique - Clubs FFCAM
Passion d’ouverture de Yannick Boissenot
Films partenaires


10H30 Rando orientation adulte - Clubs FFCAM


11H Rando culturelle - Clubs FFCAM
Rando dégustation - Clubs FFCAM
Tewet, le dayak aux mille grottes de Luc-Henri Fage
Présence du réalisateur
Présentation Fête de la Montagne Nationale


11H30 Rando contée montagne - SNAM
Recherche Arva - FFME IDF


12H Marche nordique - Clubs FFCAM
Deep in Baffin de Thibaut Lacombe
La vue au bout des doigts de Bruno Cédat
Films partenaires


13H Rando orientation adulte - Clubs FFCAM
Rando culturelle - Clubs FFCAM
J’ai demandé la lune au rocher de Bertrand Delapierre
Pour une poignée de secondes de Bertrand Delapierre
Films partenaires


13H30 Rando contée montagne - SNAM
Démonstration Vélo - MBF


14H Marche nordique - Clubs FFCAM
Les sommets de la dignité de Yoann Périé
Films partenaires


14H30 Rando orientation adulte - Clubs FFCAM


15H Rando culturelle - Clubs FFCAM
Rando dégustation - Clubs FFCAM
Manaslu premier 8000 d’Eric Daumas
Gare au Gauri(shankar) d’Alex Marchesseau
Films partenaires


15H30 Rando découverte - SNAM
Recherche Arva - FFME IDF


16H Marche nordique - Clubs FFCAM
Paris en cordée
Chamousset, le chant des pierres d’Olivier Alexandre*
Films partenaires


16H30 Rando orientation adulte - Clubs FFCAM
Rando découverte - SNAM


17H Rando culturelle - Clubs FFCAM
Rando dégustation - Clubs FFCAM
D’tours au Mont-Blanc de Nicolas Hamzaoui
Présence du réalisateur
Présentation Fête de la Montagne Nationale


17H30 Démonstration Vélo - MBF
Résultats du concours d’escalade de vitesse FFME IDF


18H Marche nordique - Clubs FFCAM
Girls to the top de Bastien Delattre
Paris la nuit de Clément Perotti *


D'autre part, les familles auront droit à des courses d'orientation programmées toutes les heures de 9h30 à 16h30.

Deux sportives - Laetitia Roux (ski-alpinisme) et Nelly Moenne-Loccoz (snowboard) - viendront signer des autographes. 



Bref, la Montagne vous gagne à Paris !

PROGRAMME INDICATIF SUSCEPTIBLE D’ÊTRE MODIFIÉ
Programme complet
Si notre page sur les sites web de l'escalade en Ile-de-France est assez figée, les sites, eux ne cesse d'évoluer comme nous le signalons dans cet article (où comme vous avez pu le lire dans Grimper n°164). Si BleauBoulders s'est doté d'une page Facedebiche, Bleau.Info, présent sur Twiter, a quant à lui réouvert son très, (trop ?), célèbre forum... Mais avec quelques nouveautés bien senties !
En effet, le vieux forum a cédé sa place à une interface moderne et déportée, c'est à dire l'utilisation d'une célèbre plateforme : Disqus.

Disqus est une plateforme de commentaires née en Californie en 2007 et utilisée par de nombreux sites à forte influence, tels que CNN et Fox News Channel. Elle s'est imposée comme la référence en matière de gestion de commentaires. Avec ses multiples fonctionnalités et sa simplicité d’utilisation, la plateforme s’est même progressivement développée sur les blogs. 
Bref, Disqus est un véritable outil de gestion des discussions qui trie et organise les commentaires en fonction de la popularité, de la date, dans le but de faciliter le dialogue. 



Parmi ses principales caractéristiques la discussion en temps réel et de très bons outils de modération. Reste à savoir si ces derniers seront utilisés par les administrateurs de Bleau.info ???

Pour créer un compte l'internaute peut utiliser différentes solutions comme un compte Disqus mais aussi Google, Twitter, Facebook, Yahoo et OpenID, ou tout simplement s’identifier en tant que « visiteur », c’est-à-dire sans même avoir de compte sur un des services précédemment cités. Mais comme là
, on pouvait vite retomber dans un des travers de l'ancien forum plein d'ânes ohnymes, il semble que les administrateurs de Bleau.info aient bloqué cette possibilité ! A noter qu'il y a aussi un système de notification permettant d’être averti lorsqu’on reçoit une réponse à une commentaire, et l’on peut continuer la discussion directement par e-mail.

Le tout est parfaitement interfacé avec le nouveau site de BleauInfo. En revanche, nous n'avons pas réussi à nous connecter sur nos anciens profils et la machine ne semble pas retrouver nos identifiants...
Les discussions reprennent...les polémiques stériles et conflits aussi !
La fragmentation des habitats naturels, leur destruction par la consommation d’espace ou l’artificialisation des sols constituent l’une des premières causes d’érosion de la biodiversité. La trame verte et bleue (TVB), ensemble de continuités écologiques, peut être une réponse à la restauration et à la préservation des milieux. Elle trouve sa traduction régionale dans le schéma régional de cohérence écologique (SRCE). L’Île-de-France est la première région à avoir adopté son SRCE, après la délibération à l’unanimité du Conseil régional le 26 octobre 2013 et arrêté du Préfet de Région du 21 octobre 2013, se dotant ainsi d’un dispositif d’aménagement durable du territoire. Dans le cadre de sa mission d’accompagnement du Conseil régional d’Île-de-France et de la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (DRIEE) d’Île-de-France dans la mise en œuvre du SRCE, Natureparif a élaboré une grille d’analyse et un recueil de recommandations et d’exemples pour aider les collectivités à prendre en compte le SRCE dans leurs documents d’urbanisme.

Le SRCE a pour objet principal la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques. Il identifie les composantes de la TVB (réservoirs de biodiversité, corridors écologiques, cours d’eau et canaux, obstacles au fonctionnement des continuités écologiques) et les enjeux régionaux de préservation et de restauration des continuités écologiques. Il définit les priorités dans un plan d’action stratégique. Il constitue le document cadre pour la TVB à l’échelle régionale, dans un rapport de prise en compte dans les documents d’urbanismes.

Ces deux outils sont présentés dans cet ouvrage. L’objectif de ce guide pratique est d’aider les collectivités à intégrer au mieux dans les PLU et les SCoT les objectifs du SRCE francilien. Les bureaux d’études qui accompagnent les communes et intercommunalités dans l’élaboration de leurs documents d’urbanisme ainsi que les services en charge du suivi ou de l’instruction des dossiers, pourront également l’utiliser pour diagnostiquer au mieux le territoire et les choix dans les différentes pièces du document d’urbanisme, proposer des mesures adaptées, éventuellement des études complémentaires à réaliser ainsi que les outils réglementaires à mettre en œuvre.

Pour rappel, dans notre page "Documentation" vous avez accès à la plupart des documents officiels sur ces sujets (SCOT, PADD, SRCE, SDRIF...)

La Commission européenne évalue actuellement deux textes fondamentaux pour la protection des espèces et de leurs milieux : les directives "Oiseaux"  (datant de 1979) et "Habitats" (1992) qui on permis la mise en place un réseau de sites appelés « Natura 2000 ».Ces deux textes détaillent le dispositif de protection pour les espèces animales et végétales suivis dans le cadre du réseau ainsi que leurs habitats. Bref, la révision de ces deux directives fondamentales mais aussi très critiquées inquiète au plus haut point les lobby écologistes. Ainsi  90 ONG européennes vous appellent à répondre à la consultation publique afin que les droits de la nature soient maintenus voire renforcés ! 

En France, grâce à ces directives, 131 habitats naturels, 123 espèces d’oiseaux (sans compter celles qui ne font que passer dans notre pays) et 160 espèces de mammifères, insectes, amphibiens et reptiles sont protégés par le réseau Natura 2000, qui s’étend sur près de 13 % du territoire et peu plus 40 000 Km² d'espace marin. 206 autres espèces (hors oiseaux) bénéficient d’un statut de protection, la chasse et la pêche de 127 espèces est encadrée, 131 habitats naturels et 638 espèces font l’objet d’une évaluation régulière de leur état de conservation.

En 2015, ces directives doivent passer à la moulinette du programme européen REFIT, mis en place par la Commission européenne en 2013, qui cherche à clarifier et simplifier la législation. Ce programme est censé évaluer certains textes juridiques européens en vue de proposer des modifications. Comme les lobby écologiste craignent que cela entraîne une déréglementation ou un affaiblissement du corpus juridique européen de protection de l’environnement, 90 ONG environnementales appellent à défendre ces deux directives européennes à travers la campagne européenne « Nature Alerte »,  à retrouver sur www.naturealert.eu, traduite en 25 langues et lancée dans les 28 pays de l’Union européenne. 

Elle invite chaque citoyen à se mobiliser pour préserver la nature européenne, en participant à la consultation publique lancée par la Commission européenne sur ce sujet jusqu’à fin juillet 2015. Coordonnée à Bruxelles par BirdLife International, le Bureau Européen de l’Environnement, Les Amis de la Terre et le WWF, elle est relayée en France par France Nature Environnement, la LPO et le WWF. 

Mais, contrairement à ce que pense ces ONG, cette révision sera aussi peut être l'occasion de durcir ces même textes... Allez savoir ! Quand on sait ce qu'a coûté et coûte encore la mise en place du réseau Natura 2000 pour une efficacité très relative, on peut aussi s’interroger sur la neutralité de certaines de ces ONG et des conflits d'intérêt, une remise en cause du Réseau Natura 2000 risquant de remettre en cause certains de leurs financements !

Dans un article du mois de mai 2015, nous présentions l'univers de "la slack", discipline sportive aux nombreuses variantes et aux intérêts sportifs et pédagogiques indéniables. Cette pratique n'est pas toujours sans danger et présente, elle aussi, divers impacts sur les sites naturels. En outre, elle génère parfois des conflits entre usagers d'un même site, notamment lorsque les slacks entravent la circulation ou détruisent les points d'ancrage.

Donc pour compléter la lecture de l'article précité, nous pensons utile de publier à  nouveau ce qui suit. "A nouveau" car nous l'avions fait dans le cadre du viaduc des Fauvettes (la plus célèbre falaise d’Île de France) où la slack est désormais interdite ! Vous allez le voir, la slack et la hightline peuvent arracher un pan entier de falaise alors un petit bouleau un peu pourri dans le sol sableux de Fontainebleau ! 
Petit cours de physique mécanique indispensable à votre survie à relire d'urgence !

Le cas du Viaduc des Fauvettes (Essonne).

Le viaduc et son écrin de verdure, véritable ilot de nature à vingt minutes de la capitale, est forcément devenu le refuge d’une faune et d’une flore remarquable et un site de prédilection pour tous les passionnés de sports et loisirs de plein air. La cohabitation entre ces usagers est en général très bonne. Randonneurs, marcheurs, familles en balade croisent sans problème ramasseurs de champignons, coureurs… Dans le monde vertical, il y a bien longtemps que grimpeurs et spéléologues ont fait la paix et les "collanteux" fréquentent les "boueux" sans aucun soucis tant que la pratique des uns ne gêne pas celle des autres. Là où cela se complique, c’est justement quand une pratique entraîne une nuisance ou un danger pour les autres usagers. 

C’est le cas par exemple des vététistes lorsqu’ils descendent à vive allure un chemin piétonnier. Mais aussi de la slack ! Eh oui !

Avec la popularisation de cette pratique (on trouve des slacks dans bon nombre de magasins pas du tout spécialisé !), on voit des apprentis slackers tendre le bordel n’importe où, n'importe comment et parfois arrivent les accidents !

Passe encore pour la gêne occasionnée quand la sangle est tendu au pied d’un bloc de Bleau (justement celui que vous vouliez faire, pas de bol !) mais quand celle-ci plie jusqu’à la rupture des barreaux des garde-corps, il y a mise en danger des pratiquants et des autres usagers ! Il est évident que les altérations montrées ci-dessous ne sont pas l'oeuvre de pratiquants "informés" mais de débutants.

Voici quelques exemples des dégradations constatés au Viaduc des Fauvettes et qui ont justifié l'interdiction totale de la slack sur celui-ci !


Pliage et déformation du garde-corps par traction excessive (photo Cosiroc)


Rupture du garde-corps par traction excessive (photo Cosiroc)

Les efforts sur les points sont considérables

Les grimpeurs ont remplacé au fil du temps tous les points par des broches scellées à la résine d’une longueur exceptionnelle de 25 cm et fabriquées spécialement pour le Cosiroc. Un point est donc à priori inarrachable dans des conditions normales d’utilisation et avec les forces habituelles liées à la pratique de l’escalade.

Pour la slack, c’est moins certain vu les forces de traction induites par certaines installations. Nous ne sommes pas du tout certain de la résistance des joints de ciment autour du bloc dans lequel est fixé le point.

Nous parlons ici du viaduc mais quand on voit certaines slacks au Saussois ou à Connelle, on peut aussi s’inquiéter.

Si vous ne voyez pas de quoi on parle, nous vous demandons de lire attentivement la suite et de compléter avec la lecture complète des articles de Julien Millot rédacteur des extraits ci-dessous.

Donc pour résumer :
pas de highline avec un kit chill ou click ou une baobab. Ce n'est pas fait pour : Achetez du matériel d'escalade, ou mieux de travaux sur cordes. Acheter une sangle adéquate, une corde statique pour faire le backup. Oui c'est cher, mais moins que votre vie ou celle de votre meilleur pote.
pas de highline si vous ne savez pas faire un noeud de huit : Entrainez vous au sol à simuler une installation de highline. Demander de l'aide  aux personnes expérimentées. Imaginer les scénarios si une pièce de l'installation casse pour vérifier que vous serez toujours retenu.
pas de highline si vous ne savez pas marcher et vous lever sur le double de la distance: C'est empirique mais c'est relativement vrai. Vous pouvez y aller "à l'arrache" évidemment, mais soyez conscient que le miracle ne s'accomplira pas là-haut.
pas de highline si vous avez le moindre doute sur l'installation : Cela arrive même aux meilleurs qu'une installation défaille comme récemment avec une erreur d'équipement qui a fait écrouler tout un pan de falaise (voir ci-dessous).
pas de highline pour "faire comme à la télé" : En tant que membre des "bad slackliners", j'ai une certaine responsabilité sur la vulgarisation de la pratique et sur la diffusion de cascades à sensations d'un goût plus ou moins douteux. Je ne peux pas me permettre de dire ce qu'il faut et ne faut pas faire. Je peux seulement vous assurer que nos démarches avant de telles cascades sont réfléchies, menées d'une manière extrêmement sérieuse, et sont la suite logique d'années de pratiques en tous genres.


Avant/Après ! 





Ne vous êtes-vous jamais demandé : A combien de kilos ai-je tendu ma longline ?


Petit schéma :
Soient :
- L : longueur de la longline
- f : la flèche au milieu
- P : le poids du slackliner se tenant au milieu de la sangle et provoquant la flèche sus-mentionnée.
- T : la composante horizontale de la Tension de la longline qui permet au slackliner de ne pas toucher au sol.

Et bien en vertu d'un Théorème bien connu "Thalés" pour ceux qui se souviennent, on obtient la relation hyper simple : (P/2)/T = f /(L/2)





D'où l'on peut en déduire que : T = LP/(4f)


Voici déjà une bonne approximation de la tension dans la longline avec cette force T. Car non ce n'est pas la tension dans la longline exactement mais la composante horizontale de la tension de la longline.

Ajoutons :
- a : l'angle formé par l'horizontale et la longline au niveau de l'ancrage.

Si l'on veut obtenir la tension réelle dans l'axe de la longline (celle que le dynamomètre mesure), la relation se complexifie un peu : Treelle = T/cos(a)

Et l'on connait cos(a) par la relation dans un triangle rectangle cos(a) = côte adjacent/hypoténuse

Avec côté adjacent = L/2 et hypoténuse = sqrt(f x f + L x L /4)

Mais avant de sombrer dans la dépression mathématique, regardons ce que vaut un angle a dans l'exemple d'une longline de 100m avec 2m de fléche pour une personne pesant 80kg :2,29°.

Que vaut le cos(2,29°) = 0,999. Autant dire 1.
Donc ouf ! La tension T réelle est réellement très proche de T.

Conclusion : Si vous arrivez à tendre une longline d'une longueur connue telle qu'une personne d'un poids connu crée une flèche connue en son milieu sans toucher par terre, alors vous savez que la tension générée aux ancrages vaut approximativement : T = LP/(4f)

Remarques intéressantes :

- la force de tension est indépendante du type de sangle. Que vous ayez une sangle basique, ou la dernière sangle en vectran, pour la longueur, la flèche et le poids de la personne qui fait le test, la force restera la même. Cependant, avec une sangle élastique, vous n'arriverez tout simplement pas à tendre la slackline assez avant sa rupture. Notez qu'on néglige ici le poids propre de la sangle dans ce modèle.

- L'élasticité n'intervient pas dans ce modèle statique. L'élasticité intervient cependant dans toute la phase de tension (ce qui fait qu'on arrive ou non à tendre la longline pour ne plus toucher au milieu). Les sangles les plus fortes (Vectran données pour 8T à la rupture) cassent aussi parfois vers 2T. La théorie mise en oeuvre lors de la tension d'une longline est beaucoup plus complexe à mon avis.

(ERRATUM CORRECTION) - La différence de tension entre la tension à vide de la slackline, et la tension avec quelqu'un dessus fait intervenir l'élasticité de la sangle. En effet, si on prend le cas extrème d'une sangle sans poids propre, totalement inélastique, alors il n'y a pas besoin de la tendre, il suffit juste de la placer pour que le slackeur ne touche pas le sol, et la tension sera appliquée dès que le slacklineur marchera dessus. A fortiori donc, une sangle très statique aura une tension à vide plus faible qu'une sangle plus élastique, ce qui se vérifie en pratique lorsque vous comparez la tension à vide à mettre dans une Moonwalk (4,4% à 15kN et 33,4g/m) par rapport à une Dark Blue (5,5% à 15kN et 66g/m) pour une même flèche.

Conclusion :

Plus vous mettrez vos ancrages haut, moins vous aurez à tendre. Si vous gardez en tête cette formule T = LP/4f, avec des approximations, vous pourrez vous dire si vous avez ou non de la marge sur votre système.

Une slackline de 100m avec 2m de flèche pour une personne de 80kg nécessite une tension d'1T. La même slackline avec 1m de flèche nécessitera 2T.


Si vous avez des doutes sur ce calcul, n'hésitez pas à nous écrire et à nous démontrer qu'il est faux.


Un grand merci à Christophe pour les souvenirs de mécanique !

A vos calculettes pour les abaques.
Extrait de 
Et maintenant un peu de physique...





Vous n'êtes pas sûrs du point de gauche parce que la pierre vibre un peu lorsque vous tapez dessus...



... Vous aviez raison d'avoir des doutes, mais il aurait fallu s'écouter et procéder à un changement avant la catastrophe...
Si on parle beaucoup de la sauvegarde de la forêt domaniale de Fontainebleau sur la TL²B, nous n'oublions pas pour autant nos amis des autres forêts de France et tout particulièrement nos voisins franciliens ! Nous nous sommes clairement positionnés contre une sylviculture intensive à Fontainebleau et nous ne sommes pas les seuls ! Aujourd'hui, le manque de transparence de l'ONF autour de la rédaction du futur Plan d'aménagement de la forêt domaniale de Fontainebleau et des Trois Pignons est a même de nous inquiéter d'autant que, depuis la réforme de la gouvernance du Comité Préfectoral de Pilotage de la forêt, seule l'AAFF a le droit à la parole... Amis du Pays de Fontainebleau, prenons garde à ne pas nous retrouver dans la même situation que ce qu'ont vécu nos amis des forêts domaniales de l'Essonne, des Hauts de Seine, des Yvelines ou actuellement, ceux des forêts de Laigue, d'Ourscamp et de Compiègne, dans une situation critique ! La forêt domaniale de Compiègne est située à 80 km au NNO de Paris. C’est la troisième plus grande forêt publique de plaine en France (14 417 ha)C’est aussi la forêt la plus envahie en France par Prunus Serotonia.

En effet, Michael Noirot, Président de l'AFLOC‎ (les amis des forêts de Laigue, d'Ourscamp et de Compiègnea) créée en 2000 en réaction aux plans de chasse grands cervidés monstrueux de 1998-1999, 1999-2000 et à la sylviculture intensive déjà menée à l'époque par l'ONF, dénonce dans un billet publié hier, le dialogue de sourds qu'il a avec l'administration forestière.

Membre du comité consultatif de la forêt de Compiègne, l'AFLOC a pour vocation de promouvoir une gestion de la faune et de la flore plus écologique. Elle se bat pour une sylviculture moins intensive, plus respectueuse des "gros bois", de la faune et de la flore. Cela passe aussi par une diminution drastique et concerté des Plans de chasse de cervidés, un arrêt des engrillagements, la dépose des engrillagements inutiles et/ou trop anciens, des actions contre l'envahissement du prunus serotina (que nous vous présentions dans cet article de 2012 !)... Bref, toutes ressemblances avec nos combats à Fontainebleau ne sont pas fortuites ! Elles sont le résultats de la politique conduite par le Ministère de l'Agriculture, administration de tutelle de l'ONF !

Compiègne la forêt domaniale colonisée par Prunus Serotonia.


A la suite de la manifestation organisée le 25 avril dernier pour dénoncer la politique de l'ONF à Compiègne, nos amis de l'AFLOC ont obtenus quelques rendez-vous... A priori, il n'y a pas dialogue mais communication, voir intoxication si l'on en croit le billet publié par Michael reproduit ci-dessous :  

"Gestion forestière : incompétence généralisée!!!

8h30 ce matin : rdv à l'agence régionale Picardie de l' ONF avec Messieurs Morel et Leblanc pour 2h30 d' entretien.

Un seul constat partagé : la forêt souffre du réchauffement climatique.

Et puis, nous en sommes restés là tant l'ONF semble incapable d'intégrer à sa matrice qu'une sylviculture différente, plus irrégulière, moins "agressive", est vitale tant pour l'avenir sylvicole du massif que pour la préservation de sa biodiversité et le maintien d' une population de grands cervidés.

De véritable débat il n'y a pas eu.
A quoi bon discuter de l'existence ou non de Dieu avec un croyant, après tout,..... il y a des choses que l'on ne doit pas remettre en question, il en est de même dans ce grand navire dogmatique à la dérive qu'est l'ONF, victime du syndrome du Titanic.

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes et nous sommes tous victimes, nous les méchants opposants de la vénérable institution, ayant humiliés honteusement leurs hommes d'affaires impeccables dans leurs jolis habits verts le 25 avril dernier d'un syndrome psychiatrique certainement grave et condamnable en ces temps de schizophrénie et d'hypocrisie généralisées : l' exercice libre de la pensée.

Nous voilà donc revenus dans les heures sombres de l'obscurantisme.
Je vous propose de rallumer les Lumières!!!!

Concrètement, il me paraît fondamental de demander au ministère une révision du plan d'aménagement forestier et pour appuyer cette demande d'organiser dès cet automne des opérations coup de poing soigneusement préparées et médiatisées : interventions sur des coupes en cours, blocage de battues et cela dans un esprit de non violence.

Il serait bon lors de la rencontre inter associative qui va se tenir cet été de discuter et d'envisager l' organisation d' une manifestation nationale à Paris au siège de l'ONF et au ministère de l'agriculture."



Michael Noirot-Président de l'AFLOC‎
Le site de l'AFLOC
http://www.oise-nature.com/
Après deux années de travail coordonnées par le Cosiroc sur le site du Cul de Chien (Trois Pignons), la reprise de ce long et très beau circuit Bleu D+ est enfin terminée ! Les grimpeurs ont toujours été sensibles à la beauté du massif, à son ambiance si particulière et un parcours est créé dés 1957 avec la complicité de Pierre Nédélec et Pierre Granier. Cette nouvelle mouture devait faire oublier les passages abîmés par des années de fréquentation, un sable mouvant et polissant et parfois des prises, honteusement taillées !C’est un long parcours difficile (D) dont le départ se situe sur le même bloc que le circuit AD-. La première partie (du départ au numéro 13) la plus au sud, s’étend depuis les Sables du Cul de Chien jusqu’aux Sables de la Poulette. Les marches intermédiaires étant nombreuses et dans le sable, le paillasson pour nettoyer les semelles est obligatoire. C’est assez logiquement l’accès le plus proche depuis le grand parking de Noisy-sur-Ecole. La deuxième partie est plus au Nord, c’est la plus importante (du numéro 13 à l’arrivée le numéro 45).

La spécificité du site oblige à quelques marches bien balisées pour rejoindre les chaos rocheux et le petit détour de La Poulette pratiquement à la moitié du circuit, offrira un peu de calme et de tranquillité après avoir goûté les affluences du Bilboquet, du Toit du Cul de Chien ou de l’Autre Toit




Les photos des blocs avec les tracés de toutes les voies sont accessibles sur le site du Cosiroc.

La fiche du circuit, composée d’un recto et d’un verso, est accessible ici 
Parmi le peu d'athlètes que l'on suit avec un peu d'attention, il y a Vanessa François dont nous vous avions parlé lors de son ascension de Zodiac, une monstrueuse voie d'artif' d'El Capitain dans le PN du Yosémite. Elle nous avait donné rendez-vous pour un autre projet, l’ascension du Grand Capucin (3838 m), à Chamonix, prévue fin mai, début juin et qui, finalement a été reportée à septembre, le temps de fignoler sa préparation. Pourquoi les projets de Vanessa plus que les autres ? Simplement parce que Vanessa fait parti de ces êtres d'exception, ceux qui reviennent aux sports malgré les souffrances que leur impose la vie. Car oui, de la force, du courage et de la volonté, il lui en faut pour affronter ces parois alors qu'elle a perdu l'usage de ces jambes. Un combat qu'elle partage avec d'autres en nous offrant de beaux exemples de solidarité sportive !


Gravir le Grand Capucin est assez différent d'une escalade à El Cap'. Il y a d'abord une approche sur glacier, puis la rimaye à franchir, ensuite un mur pas aussi raide que celui de Zodiac, ce qui pose pas mal de difficultés techniques. Enfin, il faut redescendre 400 m de rappels,  affronter l'altitude et le froid... Bref, on est en haute montagne et pour avoir une chance de réussir, il faut absolument un créneau météo stable de quatre ou cinq jours. 

Avec ses amis et à force d'entraînements et d'expérimentations, l'équipe est au top mais elle a aussi découvert toute la complexité d'un tel projet. Peu à peu, et pour de nombreuses raisons, ils ont réalisé que la tentative n'aurait pas lieu en juin. Le temps est devenu tout à coup vraiment orageux et d'autres facteurs ont conduit à la sage décision de reporter le projet à septembre !  Durant ces deux mois, Vanessa et Cie essayeront de nouvelles techniques et iront sans doute en altitude 

On vous invite à suivre donc le site de  Vanessa François et celui de notre ami Liv qui l'accompagne dans ses projets pour ne pas manquer le top départ !

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