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Escalade

Matos

2015-05-31

Il y quelques jours, on vous annonçait la sortie du Tome 2 du topo de Bart Van Raaij dédié aux niveaux intermédiaires dans les Trois Pignons et l'ouest de la forêt. Restait donc à l’éplucher avant de vous livrer notre critique. Quoi de mieux donc qu'un match pour déterminer quel est le meilleur topo de cette catégorie ? Mais avant tout, rappelons qu'un bon topo est celui qui répond à vos attentes ! En effet, il est loin le temps des topos exclusifs de Maurice Martin. A la différence des falaisistes qui n'ont souvent guère le choix, les bleausards trouveront sur le marché plusieurs ouvrages français et étrangers censés avoir la même fonction : vous guider dans la forêt pour trouver un ou plusieurs passages. Alors pourquoi choisir celui-ci plutôt que celui-là ? Nous avions, dans cet article défini quelques éléments de réponses. En effet, vos besoins peuvent être très différents suivant votre niveau, votre fréquence de visite, la durée de votre séjour ou même, le type de site que vous recherchez (familiale, populaire, sauvage, tranquille...). 


Le tome 2 de 5+6 s'adresse donc comme le promet le titre aux grimpeurs pratiquants du 5A au 6C+‎ (et ils sont nombreux). Dans ce niveau, il y a aussi tellement de blocs balisés et hors circuits que l'auteur a choisi de n'en proposer qu'une sélection et en plusieurs tomes, sans retenir les traversées. 

A quoi peut-on donc le comparer ? 

Dans ce registre, notre topo de référence est Fontainebleau Hors piste, sélection de voies de 6 et + publié chez Arthaud en 2006. Un ouvrage quasi complet en terme de sites décrits, en couleur, richement illustré, agrémenté de nombreux conseils de préservation des sites et d'anecdotes sympathiques, le tout vendu pour moins de 30 euros. 
Imbattable et inégalé !

Si vous ne l'avez pas, vous avez peut être l'inévitable topo local : Degré 6, publié à compte d'auteur par Jean Jacques Naël. Beaucoup plus sobre, en noir et gris et vendu à un prix défiant toute concurrence, cet ouvrage compte parmi les meilleurs et répond aux mêmes besoins (à priori) vous guider sur les blocs de niveau 6 dans la forêt. Comme les choses ont pas mal évoluées sur le terrain (les blocs ne bougent pas mais les numérotations de circuits évolue et de nouveaux blocs s'ouvrent presque chaque jour), ses mises à jour diffusées gratuitement sur le site internet de Pepito sont un atout indéniable pour ce topo ! 

Alors que penser du second tome de 5+6 face à ces deux féroces concurrents ?

5+6 Tome 2
3000 Straight ups in western and northern Fontainebleau
Prix 30 euros - 270 pages couleurs - Auteur : Bart Van Raaij

Prise en main :

Un premier tour d'horizon rapide chez le libraire nous avait laissé penser qu'il s'agissait sans doute d'un des meilleurs topos du genre et le plus abouti de son créateur ! 
270 pages couleurs avec tout plein de très belles photos qui donnent envie d'aller se frotter aux cailloux, un format paysage très efficace, des cartes et des plans très clairs, un papier doux et mat super agréable, un signet vert pour marquer et retrouver sa page... Franchement, on n'est pas déçu !
Surprise : même s'il est publié en anglais, presque tout a été traduit en français et notamment les nombreux rappels sur les règles de respect de la forêt et du rocher qui, comble de bonheur, sont imprimés en vert printanier !   
Note : 5/5

Nombre de secteurs :

Voici en gros les sites décrits : 
- les Trois Pignons,
- Buthiers,
- Les Grands Aveaux (c'est à dire Beauvais, appellation d'origine incontrôlée !)
- La Padôle,
- Videlles,
- Rochers de Châtillon
- et quelques satellites du sud ouest. 

S'il y a bien quelques sites "limites" en terme d'autorisation d'accès et bien signalés comme tels, n'y cherchez pas les plus problématiques comme le Coquibus, Boigneville... Bart a fait l'impasse volontaire et s'en explique (toujours en vert) sur différentes pages. Bravo Bart ! Un bel engagement pour notre forêt. Reste que l'on aurait aimé avoir des sites comme Chamarande ou La Troche.
Par ailleurs, l'appli pour Smartphone n'est disponible que chez la pomme et là encore, c'est vente à la découpe... mais au moins elle existe.
Note : 4/5















Illustrations, cartes, fiches topographiques :

Que dire ?

Bart est sans doute celui qui propose les topos les plus clairs et les plus réussis graphiquement. Pour les maniaques de l'orientation signalons que Bart est sans doute le seul (avec les guide du Cosiroc) à aligner le nord géographique et schématique !

En revanche, il y a quelques petits défauts pourtant si simple à corriger comme l'absence de référence au numéro des parcelles forestières, la distance du parking...


Note 5/5




Exactitude des informations :

Comme toujours, il y a ici ou là quelques petites coquilles et une certaine forme d’obsolescence programmée du à l'évolution du balisage ou à l’ouverture de nouvelles voies. Comme toujours, vous pouvez ne pas être d'accord avec certaines cotations ou le choix de certaines voies. Mais franchement, à 99.8 %, c'est plutôt bon ! Faut dire que Bart est en relation avec les topographes français et participe à la renaissance de Bleau.info

En revanche, l'attribution des paternités d'ouverture... Bon on ne va pas polémiquer mais outre le fait que cela n'apporte pas grand chose, rappelons que ce n'est pas par ce que c'est revendiqué que c'est le "bon père" !

Bref, on n'aime pas sauf pour des blocs que l'on pourrait qualifier "d'historiques", histoire justement de montrer que le temps passe...

Note : 4/5

Eco-responsabilité :

Très clairement, Bart, qui ne fait pas des topos que par philanthropie mais aussi pour business est sans doute l'un des auteurs qui a le plus évolué. Si vous reprenez le premier tome de 7+8, vous allez voir le chemin parcouru ! Les conseils sur la magnésie, le bivouac, le feu, le brossage, le nettoyage des semelles, le respect des sites, des autres usagers et des propriétaires, tout y est !  Du coup, on pardonne la publication des Béorlots qui sont en Réserve Biologique Intégrale (et donc interdit à la circulation y compris pédestre) et des quelques propriétés privés où les grimpeurs sont tolérés !


Nous lui accordons bien volontiers un 5/5 à la note "Green Climbing Attitude"

Face à face :

Mais un topo peut avoir toutes les qualités qu'on veut et ne pas être très efficace sur place lorsque l'on cherche un bloc. Pour mieux se rendre compte, comparerons le topo d'un même secteur dans les trois ouvrages : le Rocher de la Reine


Dans 5+6 T2 :
Plan au format paysage orienté nord avec repères de couleur correspondants au balisage sur le terrain. En revanche, pas de n° de parcelle et d'indication de distance du parking, ni de description générale qui se trouve à la fin du guide ainsi que l'accès.
En regard, la liste des voies. 
Le même schéma est repris à la page suivante avec en regard, la suite des voies. Les blocs correspondent assez bien à leur schématisation et même si l'on notera quelques différences entre les trois schémas, il y a peu de doute possible.

Dans notre topo de référence, le 6+ d'Arthaud, on avait apprécié les courbes de niveaux donnant une bonne idée du relief, l'échelle de distance, l'indication du parking, le repérage des voies balisées et l'ouverture vers le haut de l'échelle des cotations en un seul ouvrage. Un must...



Enfin, dans le 6° de Pépito, la encore, on trouve sur la carte de nombreuses information utile sur le stationnement et les blocs repères même si, l'absence de couleur peut parfois, nuire à la lecture. Un ouvrage là encore de référence à un prix imbattable et dont les mises à jours sont disponibles gratuitement sur internet



En résumé sur ce nouveau 5+6
On aime :
Le format, le papier, la couleur, les photos, les plans, schémas, conseils et informations.
On regrette :
Le prix ! Au 30 €, il faut en ajouter 30 autres pour avoir une quasi couverture de la forêt et encore 30 € s'essayer dans le 7 !
Quelques détails sur la cartographie et les schémas perfectibles mais mineurs
Note technique : ****(*) pour l'exhaustivité des sites
Note TL²B Green Climbing Attitude : *****
Topo : indispensable recommandé par la TL²B
Un des meilleurs topo du genre mais qui nécessite d'être complété par d'autres ouvrages pour couvrir le Pays et les différents niveaux. 



En 2013, nous avions consacré un petit article à la Communauté du Chaos, et si vous habitez dans le sud-ouest ou que vous êtes fan de la station de Font-Romeu, vous savez certainement de quoi on parle : le chaos de blocs de Targassonne ! Ce Bleau local situé à mi-chemin entre Dorres et Font-Romeu, dans les Pyrénées Orientales offre une vue sur des centaines de blocs de granite posés dans une pente à 1500 m d'altitude environ, et exposée plein sud. Avec une telle situation à près de 100 km des première très grande ville, on se croit un peu à l'abris. Alors forcément, une série de tags sur quelques blocs soulève l'indignation ! Le coup de gueule de Guilhem Suquet poussé sur la page Facebook de la Communauté et relayé par Kairn est là pour nous rappeler, qu'hélas, les C... osent tout !

"Nous sommes quelques un à nous occuper d'un des plus beaux sites de bloc d'Europe, le chaos de Targasonne, à ouvrir de nouveaux secteurs, à entretenir les accès, et depuis peu à effacer les traces de passages de certains abrutis (Poubelles, mégots, ...). [...] Cependant nous pensions malgré tout, de par notre isolement (100km de la plus grande ville, Perpignan) être préservé d'un certain nombre de choses. Quelle fut pas notre surprise de découvrir deux blocs massacrés par des Tags débiles dénués de sens artistiques [...]
De plus, comme bon nombre de site de grimpe en France, le Chaos dans une grande part de sa surface est situé sur des terrains privés et notre présence est tolérée, cela dans la mesure où les lieux sont respectés et laissés dans l'état où ils ont été trouvés. Combien de sites sont devenus interdits suite à des abus de tout ordre ! Voilà le coup de gueule d'un grimpeur et de sa communauté qui espère être là devant un événement qui ne se reproduira pas !

A bon entendeur..."
photos : coll. Adria Fernandez Varela

Il y a quelques semaines nous lancions deux nouveaux visuels pour protester contre la multiplication des traits de magnésie. 
Ce phénomène ne touche (hélas) pas que Bleau mais est véritablement mondial et soulève (heureusement) pas mal de protestations. Ainsi, en dehors de nos nombreux articles sur la magnésie (voir ici), il suffit de jeter un œil aux forums français (Camptocamp.org) Anglais (UKB) ou Américain... pour lire d'interminables discussions sur la poudre blanche. 

A Bleau, il y a, comme en falaise, 2 problèmes distincts :
- l'abus de magnésie qui, s'il n'est pas nettoyé, outre les pertes d'adhérence, conduit à une pollution visuelle de plus en plus décriée,
- la multiplication des traits, qui, en dehors de toute discussion éthique, conduit, là encore en cas de non brossage, à une pollution visuelle comme dans la photo ci-dessous.

Photo Seb Vanneste/ Dampierre Maincourt
Magnésie, matelas digne des décharges...
Bloc de On the Edge
Un combat qui n'a rien de nouveau (il remonte à l'introduction de la magnésie dans notre sport !) mais ce qui était acceptable avec quelques pratiquants devient intolérable avec des dizaines de milliers de visiteurs.

En falaise, c'est encore pire qu'en bloc puisque d'une part, très peu de grimpeurs font l'effort de nettoyer en descendant des voies (quand c'est possible), d'autre part, ces traits influencent obligatoirement l'éthique et la performance du grimpeur (soit en l'induisant en erreur, soit en minimisant sa performance, le "à vue" devenant un "flash").

Une situation qui n'a pas échappé à quelques eco-respondants de la TL2B qui ont fondé la LAT : Ligue anti Trait

Ainsi, sur vos pare-brises, lors d'une visite à Buoux, Mouries, Venasque...vous avez peut être vu l'un de ces 2500 flyers.

C'est sans doute pas du goût de tous et probablement insuffisant pour faire évoluer les mentalités et faire disparaître ces traits, mais ça fait du bien de voir que certains se bougent pour leurs spots favoris.

En tous cas, nous on soutien l'initiative de la LAT ! 


Le visuel (en anglais) du flyer de la LAT
Il s'accompagne d'un texte recto/verso
Notez, ces histoire de traits, peuvent tout aussi bien se décliner en couleur comme dans cet article d'Etienne Seppecher à propos du Dry Tooling (photo de droite où les trous faits à la perceuse sont marqué d'un trait bleu !) ou dans cet exemple avec des strap rose signalé par Grimper !

Bref, comme le démontre un autre visuel diffusé sur Camp to Camp, tous les grimpeurs n'ont pas la même éthique et acuité visuelle ! Mais en plus, à Bleau, comme dans de nombreux spots de blocs, la pollution visuelle risque de poser des problèmes sérieux à l'avenir...



Pour les anglophone, un peu de lecture..



http://jn.physiology.org/content/103/1/402.full




En 2012, suite à l'alerte d'un ami photographe naturaliste, nous avions évoqué les problèmes de sur-balisage et d'incohérence des sentiers de promenade autour de Recloses. Ceux-ci étaient dus à un problème de maîtrise du foncier et à un baliseur parfois un peu farfelus mais très respecté. Après son décès, la municipalité avait demandé aux AFF de prendre en charge l'itinéraire bleu." Après un très long travail de ré-étude, de balisage, ce nouveau sentier, le 20 ème de Bleau, sera inauguré le 28 juin.

Ce secteur qui abrite des rochers remarquables et de nombreux témoignages Pré-historiques est aussi propice à l'escalade. 
Notre éco-respondant Thierry Guéguen nous avait conduit à travers le labyrinthe du Lari de Recloses à la découverte de ceux-ci. Une balade qu'il avait partagé dans un article à propos duquel il écrivait : "Ce petit voyage dans le temps a pour objectif premier de sensibiliser un peu plus les grimpeurs sur leur environnement (fragile), non pas d'énumérer une liste de passages à croiter sur un secteur nouveau. Certes, il y a plein de blocs envisageables pour les grimpeurs passionnés que nous sommes mais il y a aussi, comme le montre l'article d'autres usagers qui  parcourent et ont parcouru ces sentiers, des randonneurs, des naturalistes, des historiens et cela depuis bien longtemps." (Article à lire sur Prise Sur Prise)

Inauguration du sentier : 
Ce sentier, qui porte le n° 20 et qui a été balisé aux normes habituelles des sentiers bleus, est donc dorénavant géré et entretenu par les AFF. Une promenade inaugurale, pilotée par Gilbert Detollenaere et Ghyslaine Beaux, est prévue le 28 juin.

Elle permettra de parcourir un circuit intéressant, serpentant entre rochers, grottes et longeant deux mares exceptionnelles. 
Le départ est prévu à 9 h 30 et le retour à 16 h 30. 
Il sera inauguré par Mme Catherine Triolet, maire de Recloses : vous êtes invités à la cérémonie d’inauguration et au parcours en forêt.

Les grimpeurs bleausards connaissent Bernard Théret pour ses nombreuses ouvertures de blocs notamment autour de Nemours et Larchant dont il fut un des principaux artisans. Mais Bernard est aussi un passionné d'archéologie et s'intéresse tout particulièrement au Néolithique et ses témoignages. Parmi eux se trouve les polissoirs dont il poursuit l'inventaire depuis plusieurs années. Son exposition sera à nouveau visible du 07 au 13 juin 2015 à Moret sur Loing.

Le mot « Néolithique » (du grec, néos, nouveau, et, líthos, pierre) désigne littéralement le « âge de la pierre nouvelle». Le Néolithique est aussi souvent qualifié d’« âge de la pierre polie » puisque dans de nombreuses régions il est marqué par la systématisation du polissage de certains outils de pierre. C'est une période cruciale de la Préhistoire marquée par de profondes mutations techniques, économiques et sociales,  fondées  sur l'adoption de l’agriculture et l’élevage, et impliquant le plus souvent une sédentarisation. La période s'étant donc sur plusieurs millénaires et avec d'importantes variation selon les pays. Au Proche-Orient, le Néolithique débute vers 9 000 ans av. J.-C. On considère que cette période prend fin avec la généralisation de la métallurgie et l’invention de l’écriture, vers 3 300 ans av. J.-C.


L'exposition aura lieu du 7 au 13 juin 2015 de 15 à 19 heures au 19 rue des Granges à Moret-sur-Loing. La salle d'exposition se trouve à droite de la poste.


En attendant, je vous invite à redécouvrir cette plaquette sur le travail de recherche de Bernard Théret mise en ligne par l'ami Jean Paul.

S'il est un trait d'union entre tous les sportifs de la forêt de Fontainebleau (en dehors de celle-ci) c'est la consommation d'une bonne bière après l'effort ! Toutefois, ce n'est pas parce certains nom de villages se terminent par "en-Biere" que cette boisson est produite localement ! A la rédaction, cela fait longtemps que l'on voulait aborder le sujet des mousses (pas celles qui poussent sur les cailloux et pour lesquelles on vous renvoie au site photo du patron) mais encore fallait-il trouver des bières locales et les tester. C'est chose faite (avec modération) et voici notre podium.

Avant de vous révéler notre classement des mousses bleausardes‎, parlons un peu de cette boisson. 

La bière est une boisson alcoolisée (à consommer avec modération donc) dont on sait qu'elle est fabriquée depuis au moins 8 000 ans ! L'histoire de la bière est en effet, intimement liée à celle de ses ingrédients et celle des premières cultures de céréales, notamment de l'orge et de l'épeautre (une variété de blé) attestées en 8000 avant J.-C. en Mésopotamie. Tous les ingrédients étant disponibles dès cette époque, la bière pouvait donc exister et l'on estime son invention à 6000 ans avant J.-C. Ceci dit, cette boisson n'avait rien à voir avec nos bières actuelles.

Pour produire de la bière, il faut  :
- de l’eau de très bonne qualité : l’eau constituant 80 à 90 % de la bière, sa qualité est donc très primordiale et à l’origine de la clarté et du goût de la bière.
- du malt (essentiellement d’orge mais également de froment, et parfois d'avoine)
- du houblon : c'est cette fleure qui contient des acides qui stabilisent la bière et lui procurent son amertume, ainsi que des huiles essentielles qui enrichissent ses arômes. En outre le houblon est un conservateur naturel.




Il existe quatre types de fermentations et donc de bières : les bières de fermentation basse, les bières de fermentation haute (Ces dernières ont des arômes plus complexes et peuvent atteindre un degré d’alcool plus élevé et sont généralement fermentées grâce à des levures de cultures) ; les bières de fermentation spontanée (fermentées grâce à des levures sauvages présentes naturellement dans l’air environnant) et les bières de fermentation mixte combinent la fermentation haute et la fermentation spontanée.
Ensuite, certaines bières, notamment en Belgique, subissent une nouvelle fermentation après la mise en bouteille. Une levure, potentiellement différente de la première, peut être ajoutée à cette occasion. Contrairement à ce que l'on peut penser les bières triples ne sont pas des bières ayant subi une triple fermentation, mais des bières pour lesquelles on a ajouté du sucre par rapport à une bière classique.

Les bières sont naturellement troubles (comme le cidre), cependant, la tendance actuelle tend à généraliser la filtration de la bière en post-fermentation, ce qui explique leur limpidité et l'absence de dépôt. À l’opposé de cette logique de marché, certains brasseurs continuent de produire des bières non (ou peu) filtrées. 


Les Français ont l’embarras du choix lorsqu’ils souhaitent s’offrir une bièrePlus de 2 000 marques se disputent leur faveur. Au début des années 1980, il ne restait plus que 22 brasseries dans l'Hexagone, et ce n'est qu'en 1985 qu'apparaissent deux micro-brasseries (production de 300 à 1000 hecto-litres par an), la Coreff en Bretagne et Les trois brasseurs à Lille. En 2010, c'est le renouveau : on dénombre 339 brasseries en France, puis 442 en 2012. En 2014, il en existe 600, soit près de deux fois plus qu'il y a quatre ans. Selon les chiffres publiés, en 2015, par Brasseurs de France, la consommation est en hausse de 2,8 % en volume, 19,9 millions d’hectolitres ayant été vendus en 2014. Cela place la France au 26e rang dans l’Europe des 28, avec une moyenne de 30 litres par an et par habitant. Mais la France délaisse le populaire demi-pression pour se tourner vers des bières plus tendance... En effet, depuis une dizaine d'années, le phénomène est très net car si depuis trente ans, le marché global de la bière s'érode, le segment spécifique des bières "tendance" ou premium connaît une augmentations de 15 % par an depuis au moins huit ans. Sur ce créneau, on trouve de plus en plus de bières artisanales, locales et même bio !

La Mousse de Bleau : 100 % bio, 100 % artisanale, 100 % locale
Robert Dutin, auteur du Guide des Brasseurs et Bières de France, relativise la mode du bio : "Une bonne bière est produite avec des produits sains. Qu'ils soient bio cela ne change rien au goût", déclare-t-il avant de préciser aussi que l'"on trouve le meilleur comme le pire dans les brasseries artisanales". Pour nous, une chose est sûre : le temps de brassage d'une bière artisanale dure de six à huit semaines, contre cinq jours en moyenne pour une bière industrielle ! L'impact sur le goût est inévitable, sans parler des correcteurs pour la couleur et des additifs ajoutés pour faire en sorte que la mousse tienne mieux... Bref, une bière artisanale, c’est un peu comme les légumes de jardin : pas toujours très beaux mais plus de saveur !  . 

Une situation qui n'échappe aux grandes firmes qui se sont lancées massivement dans la production de bières aromatisées et dans une communication plus jeune ! Une telle croissance, c'est aussi l'assurance de voir se développer de fausses bières locale ! A ce sujet, sachez que la bière de Marseille ou du Pays Basque semblent être de belles arnaques comme le raconte le site Happybeertime.com dans cet article

Enfin, question sport, les légendes autour de la bière sont multiples ! Parmi elles, la célèbre "bière de récupération" qui voudrait que la bière permet de mieux détendre les muscles, et contient suffisamment de minéraux pour une réhydratation plus efficace après une effort. FAUX !!!! Aucune de ces allégations n’a été démontrée. Pire, la liste des défauts est plutôt longue pour les sportifs !
L'alcool bloque l'élimination de l'acide lactique qui est le déchet produit par le muscle lors d'un effort ce qui, en escalade ou VTT n'est pas terrible. L'alcool limite la réhydratation. D'ailleurs, consommée en grande quantité, la bière est rapidement éliminée et l'eau avec ! La quantité d'urine est supérieure à la quantité de bière ingérée. Les calories liées à l'ingestion de l'alcool ne sont pas exploitables lors de l'effort musculaire mais produisent au contraire une sur-intoxication de l'organisme. L'alcool ne favorise pas un sommeil récupérateur. Et enfin, l'alcool est inscrit sur la liste des produits dopants dans certaines fédérations sportives pour ses vertus destressantes, désinhibitrices potentiellement nocives pour le sportif et ses adversaires !

En revanche, personne ne nie que la bière contienne de bonnes choses pour l’organisme. Riche en vitamines B6 et B12, la bière est efficace dans la prévention des maladies cardiovasculaires (pour les bières non alcoolisées du moins). 


Photos Greg Clouzeau
Mais revenons à notre Pays de Fontainebleau et ses environs. ‎

Depuis quelques années (2000), on trouve assez facilement une bière "locale" nommée la Gatine qui est déclinée en blonde, ambrée, blanche, brune... Notez les guillemets à locale. En effet, si elle est brassée assez loin des cailloux, elle élaborée  à partir d'une production locale de céréales et de miel. Une initiative de quelques agriculteurs soutenus dans leur projet par le PNR du Gâtinais français. Aujourd'hui, cette production médaillée au Salon de l'agriculture en 2007 s'exporte et sa distribution y compris en grande surface. Bref, c'est une bière brassée à "l'ancienne", de terroir mais ni bio, ni artisale.


Comme chez les grimpeurs, on cherche souvent du "bio" et du développement durable et ne trouvant pas de bière correspondant à ces 2 critères, nos amis de la Team de Globe Climber et Bleauboulders ont lancé cette année une petite bière blonde et bio : la biosarde que l'on a pu découvrir à BO3, au Gîte d'Arbonne et bientôt au contest de Blo'Cage et de Karma.‎ 

Mais là encore, la brasserie se trouve à une cinquantaine de kilomètre au sud de la forêt domaniale (Sens). Donc on a cherché encore plus local et en farfouillant un peu plus, la cordée de la TL²B a fini par découvrir LA bière locale : La mousse de Bleau. Lancée en juillet 2014, cette bière bio brassée artisanalement par une autoentrepreneuse de Bois-le-Roi se décline déjà en blanche, blonde, ambrée, brune et cuvée spéciale !



Il ne restait plus qu'à déguster tout ça (toujours avec modération) pour vous livrer notre classement !

Les bières bio sont naturellement troubles. La Biosarde et la Mousse de Bleau le sont. Elles sont refermentées en bouteille, ne sont pas filtrées et ne sont pas pasteurisées à la différence de la Gâtine. Du coup, elles présentent toutes deux un dépôt important qu'il convient d'éliminer en les versant délicatement dans un grand verre. Comme toutes les bières, elles se dégustent fraîches, à une température de 10 ° C.
Le bulles sont fines et irrégulières. 
Nous avons testé toutes les blondes (disponibles chez les trois marques), les ambrées et blanches de la Gâtine et de la Mousse de Bleau, ainsi que la bière de Mars de cette dernière. Les discussions furent animées mais voilà notre podium final !

N°1 recommandée par la TL²B : La mousse de Bleau ambrée

Sans doute la plus équilibrée, pas trop crémeuse, dense en bouche, avec une amertume pas trop marquée en finale. Bref, une bière originale, assez complexe dans ses arômes et saveurs, plutôt douce et pas trop persistante en bouche. ­Affichant 6 ° c'est une très bonne bière à même de satisfaire les connaisseurs disponible en 33 cl et 75 cl

N°2 recommandée par la TL²B : La blonde Biosarde

Blonde, dorée, avec une mousse abondante et légère, un nez fleuri, presque fruité, elle reste en bouche avec une fine amertume, très persistante. Affichant 6,5°, c'est une blonde de caractère hélas uniquement disponible en 25 cl et encore très peu distribuée.

N°3 - la Mousse de Bleau Blanche
Avec une mousse peu abondante et légère, un nez fleuri, elle est très douce en bouche avec une fine aciditée. Très désaltérante, cette blanche bio a du goût ce qui est assez rare. Elle affiche quand même 6,5°, ce qui est plutôt fort pour une blanche. Disponible en 33 cl et 75 cl

Voilà pour notre trio de tête. C'est une affaire de goût. Les autres bières y compris les plus traditionnelles comme celles de la Gâtine sont très bonnes mais nous ont moins séduit ou marqué. A vous de les découvrir.

Pour la Mousse de Bleau :
Micro-Brasserie Bacotte
18 rue Julien Coquement
Bois le Roi en Forêt de Fontainebleau (77).

Horaires

Ouverture les lundis, mardi, jeudis et vendredi de 16h30 à 19h et le samedi de 10h à 18h30 (sauf en cas de marché ou foire. Nous vous conseillons d’appeler avant au 06 28 33 73 43.)
Prix unique pour tous les types de bière
À l’unité  75 cl 4,80 € et 33cl à 2.80 € en 2015
ou en carton 6 bouteilles 17€ et 12 bouteilles 32 e

Quelques liens complémentaires:


L'ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTE. A CONSOMMER AVEC MODÉRATION

NATURE