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Escalade

Matos

2015-04-05

Six maires des Alpes maritimes ont pris des arrêtés d'interdiction des canyons sur leur commune. Ainsi, les canyons de Riolan, Aiglun, Gourgas, Carléva, Bendola, Mujouls, St Auban sont interdits, jusqu'à nouvel ordre le temps que les commissions de sécurité règlent les problématiques diverses.


Dans le département des Alpes maritimes, l'équipement d'une quarantaine de canyons est géré par le conseil général. Chaque année, entre novembre et février, a lieu une vérification des amarrages, balisage, etc... Jusqu'à maintenant, les 3 fédérations que sont le CAF, la FFME et la FFS se partageaient les divers canyons mais l'appel d'offre doit être renouvelé ce mois-ci.

Si l'équipe de vérification décèle des problèmes, une seconde équipe (en ce moment Odyssée Verticale de Pascal Clémenti) s'occupera de régler ces problèmes.

L'interdiction des canyons ne provient donc pas nécessairement des problèmes liés aux crues de novembre mais simplement que certains canyons n'ont pas pu être vérifiés (défaut de temps ou de conditions). C'est le cas de Riolan (vérifié mardi dernier), Aiglun, les Mujouls, la Bendola. Pour la Carléva, Odyssée Verticale doit aller tronçonner quelques arbres et régler un problème d'éboulement. 
Plus à l'ouest, et un peu plus au nord, on peut craindre il faudra évaluer si les fortes précipitations hivernales n'ont pas accru le risque de glissement de terrain, de chute de bloc ou portées atteinte à la solidité des équipements de protection en place.


En effet, en falaise, lorsque les terres gorgées d'eau se rétracte, les blocs sont plus susceptible de basculer...















Source des AM canyon : Kairn


Pour en savoir plus sur les canyons de la région 
A la TL2B on aime beaucoup les chantiers de lutte contre l'érosion et comme cela concerne tous les spots de pleine nature dans le monde, il est normal de souligner les efforts des bénévoles y compris à l'étranger ! Cette semaine, nous apprenions l'aboutissement d'un chantier de trois ans d'effort pour refaire les sentiers d'accès aux falaises d'Indian Creek du Parc National du Grand Canyon.

Indian Creek est connue des grimpeurs pour ses étonnantes falaises de grès et ses remarquables fissures à coinceurs. Bardé d'un tas de matos, les grimpeurs se tapaient une marche d'approche rendue très pénible par la très forte érosion. Un problème  que le Rocky Mountain Field Institute (FIRI), dirigée par Mark Hesse a pris en charge il plus de 3 ans ! Le nouveau sentier emprunte un nouveau cheminement renforcé durablement par des murets et des escaliers de pierres, tous construit à la main par les bénévoles dont de nombreux étudiants du Lycée de Montrose. Beaucoup d'émotions lors de l'inauguration marquant le fin des opérations car manquait à l'appel Mark Hesse, tragiquement décédé l'an dernier dans un accident d'escalade.


Merci à tous ceux qui ont donné des heures et des jours à la réalisation de cet ensemble d'ouvrage, en particulier Rocky Mountain Field Institute, The Bureau of Land Management, Monticello Field Office, Front Range Climbing Stewards, the students of Montrose High School.



L'abus de poudre blanche par certains grimpeurs a plusieurs conséquences que nous avons déjà souligné à mainte reprises. Outre celles sur l'adhérence des prises ou l'environnement (exemple Belge), la pollution visuelle qu'elle entraîne est un vrai problème. Ainsi, à Bleau, plusieurs associations d'usagers de la forêt (dont plusieurs de randonneurs et de grimpeurs) ont manifesté auprès de l'ONF leurs mécontentements. Pour le grimpeur, arriver sur un bloc couvert de magnésie ou tenter une voie à vue où toutes les prises sont signalées d'un épais trait de "cake" n'est pas non plus très agréable...

On ne va pas revenir sur les avantages de la magnésie pour les grimpeurs aux mains moites, ni même sur ses inconvénients lorsqu'elle forme une couche solide qui affecte la texture du rocher et son adhérence. 


Bref, au lieu d'en remettre une couche sur le sempiternel débat, on voudrait juste rappeler que "trop, c'est trop" et que même les traits, tirets et points de magnésie sont des nuisances qui peuvent pour le grimpeur ruiner votre "à vue", pour les autres visiteurs d'un site rocheux, considérablement gêner.


Il est dans le meilleur intérêt de chaque grimpeur de minimiser l'emploi de la magnésie et d'éviter les indications sur le rocher.

A l'image de la campagne de communication de l'Access Fund contre les traits de cake (Tick mark), voici quelques rappels à garder à l'esprit, en bloc, comme en falaise.

· Marquez le moins possible. Cela peut sembler évident, mais pour beaucoup, ça ne l'est pas. Si vous le faite (et nous l'avons tous fait), prenez quelques minutes pour brosser les traces avant de quitter la voie.

· Choisissez le bon type de brosse, c'est à dire celle ne causant pas de dégât au rocher. Par exemple, les brosses nylon peuvent endommager les roches tendres comme le grès. La meilleure semble la brosser en poils de sanglier (ou soie de porc) qui ne polie pas la roche, ne l'encrasse pas, ne l'érode pas...

· Utilisez la magnésie avec parcimonie dans les zones où elle ne sera pas nettoyée naturellement par la pluie, comme des surplombs, des grottes et les sites au climat désertique.

· Pensez à utiliser les magnésies liquides dont l'impact sur le rocher semble moindre.

· Impliquez-vous dans le nettoyage des sites naturels, seul ou avec une association locale.



Il y a quelques mois, nous annoncions le démarrage d'une nouvelle campagne de travaux anti-érosion aux pieds des célèbres "Big 4" du Cuvier Rempart. Après une première opération aux résultats décevants lancée en 2012, cette nouvelle opération reposant sur les épaules des grimpeurs pour remonter de bons gros pavés a rencontré beaucoup plus de succès ! Outre le fait que 90 % des pavés déposés en bas de la pente sont maintenant en haut, les premiers murets se sont construits à une très grande vitesse ! Un grand bravo et merci à toute la communauté (internationale) des bloqueurs...


Après l’hiver, saison particulièrement rude pour la faune sauvage, la période de naissance des mammifères et de nidification des oiseaux débute en forêt. Pour ne pas déranger les petits et leurs parents, l’Office national des forêts conseille aux usagers d’être prudents lors de promenades en forêt.

L’occasion pour l'Office de rappeler que chaque année, l’arrêté du 31 juillet 1989, impose que « du 15 avril au 30 juin, dans les bois et forêts, les chiens soient, en dehors des allées forestières, tenus en laisse ».


Le superbe site d'escalade au nom "imprononçable" de Geyik Bayiri en Turquie ne sera pas détruit ! En effet, il n'y aura pas d'exploration minière sur cette falaise, l'une des plus grandes, des plus belles et des plus célèbres de Turquie. La menace d'une ouverture de carrières, qui auraient touchées plus du tiers des 1000 voies et défiguré le paysage pour toujours, est visiblement écartée ! 

Petit retour en arrière. Début de Février, une société minière a reçu l'autorisation gouvernementale pour explorer la région. Un mouvement de protestation populaire a reçu immédiatement  un fort soutien international. La pétition en ligne pour sauver la zone a en effet été signée par près de 18 000 personnes en quelques semaines. Est-ce pour cela que le bureau des affaires minières qui relève du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles (Migem) a fait machine arrière ? En tous cas, la licence d'exploration minière a officiellement été annulée. Fait intéressant, le permis a été annulé à la demande de la compagnie minière et la lettre indique que les activités minières ne seront pas autorisés dans ce site pour l'avenir.

De leur côté, les militants contre ce projet restent mobilisés et vont poursuivre leur recours judiciaire dans l'espoir qu'une décision en leur faveur permette de sauvegarder définitivement la zone contre toutes nouvelles demandes d'exploitation minière.

Les dernières mises à jour peuvent être suivies sur la page  facebook SAVE Geyikbayiri 

Photos by www.climbersgarden.com

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