Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2014-12-07

Le Haut Conseil de la Santé Publique a établi un état des connaissances actualisé concernant la problématique de la maladie de Lyme sur le plan médical, la situation épidémiologique nationale, européenne et internationale, les caractéristiques du vecteur de la maladie, les techniques diagnostiques, ainsi que les orientations de traitement. Dans le cadre de ce travail, il a également auditionné des associations de patients. Depuis sa publication fin mars, on attendait sa mise en ligne... C'est fait !

Le HCSP émet des recommandations concernant :
* la prise en charge médicale des patients dont le diagnostic clinique et biologique ne permet pas de faire, avec les moyens actuels, un diagnostic probant de maladie de Lyme ni de l’exclure ;
* les performances des outils diagnostiques sérologiques disponibles sur le marché ;
des pistes de recherche clinique ;
* de futures enquêtes sociologiques.

"La borréliose de Lyme est une maladie infectieuse, non contagieuse, causée par une bactérie du complexe Borrelia burgdorferi senso lato transmise à l’homme par morsures de tiques dures du genre Ixodes, infectées."
Date du document : 28/03/2014
Date de mise en ligne : 04/12/2014

Hier se tenait une réunion de la commission accueil du public et érosion de l'ONF. Parmi les nombreux sujets à l'ordre du jour, la sauvegarde de la zone des célèbres « Big 4" du Cuvier Rempart y tenait une place importante . 

En effet, voilà quelques jours, sur le forum de Bleau.info certains grimpeurs ont fait part de leurs inquiétudes des évolutions constatées autour des « Big four" et ont visiblement pris conscience de la nécessité de travaux divers pour stabiliser le site (le pied des blocs et leur accès).
Au delà du début d’une tentative d'amorcer une nouvelle polémique, regrettable et sans intérêt visant à opposer le Cosiroc, association historique à qui on doit les premiers travaux de lutte contre l'érosion dès les années 70, et toujours active, à BLO, la petite nouvelle qui veut fédérer les grimpeurs indépendants, il est clair que la situation dans cet endroit très fréquenté est préoccupante ! Comme en plus ces 4 voies dures ( Big Boss, Fourmis rouges, Tristesse et Big Golden) attirent des centaines de très forts grimpeurs venus des 4 coins de la planète, nul doute que ce nouveau chantier -mondial si l’information est bien diffusée- va susciter l’intérêt de tous... quoique le premier, conduit il y a quelques années dont nous avions parlé là et ici, n'avait pas mobilisé les grimpeurs…


En effet, ce secteur du rempart et ses fortes pentes sableuses ( sous les grès, le sable, sous les pavés la plage!) sont l'objet d'une attention particulière depuis déjà pas mal de temps ! Les premiers à s'en soucier furent les Amis de la Forêt (AAFF) qui détournèrent de quelques mètres le sentier bleu numéro 5 en contre-bas de la zone. Il faut attendre l'ouverture du trio Big BossFourmis rouges et Tristesse en 1984 pour que cette petite plage de sable devienne l'une des plus régulièrement fréquentées de la forêt. Très vite, un premier muret est construit pour éviter que la surface de sable ne s’enfonce d'avantage au pied d'un des plus beaux surplomb de la forêt. Quelques années plus tard, l'ouverture de Big Golden quelques mètres au-dessus puis de diverses combinaisons renforcent la fréquentation du site et, avec elle, l'érosion. 



En 2009, Greg, notre rédacteur en chef, Thierry Martin, qui vient de prendre son poste à l'ONF de Fontainebleau, et la commission érosion se retrouvent sur place pour évaluer la situation et étudier une possibilité d'intervention . De nombreuses pistes sont évoquées allant jusqu'à la dépose par hélicoptère de murets de pierres grillagées (gabions). 



Après les travaux de 2012
Est-ce parce que le site n'est fréquenté que par les grimpeurs, et seulement de haut niveau que cet investissement ne sera pas fait ? Finalement, l'ONF lance la construction de quelques ouvrages de stabilisation : escalier et barrières de planches. Un tas de sable est déposé en bas du rempart et il est demandé aux grimpeurs d'en remonter. Un an après, le tas s'est étalé et le moins que l'on puisse dire, c'est que bien peu de grimpeurs ont joué le jeu. Ils ne sont peut-être pas si bêtes qu’ils n’en ont l’air avec leur crash pad en bandoulière... Déjà monter le crash-pad et en plus des sceaux de sable qui va redescendre au prochain orage …..faut pas peut-être pas charrier !... (le sable, bien entendu)

L'ONF conduit donc une seconde opération (2012) avec d'autres bénévoles (scouts ), réussie celle là, mais dont les résultats apparaissent vite bien peu crédibles.

En effet, la plupart des facines et marches n'ont pas résisté aux violents orages et notamment ceux de 2013 et 2014 car, à la différence des ouvrages construits en 1995 par les bénévoles grimpeurs et randonneurs sur les pentes du 95,2 (toujours présents) à l'appel du Cosiroc et de l'ONF, ceux du Rempart n'ont pas été renforcés avec des pavés ! Par ailleurs, le cheminement de l'eau n'avait sans doute pas été pris en compte dans leur réalisation.

On voit très nettement que le sable a été entraîné par
l'eau en creusant les marches non armées
La place se creuse au pied de Big Golden
Les racines du bouleau ne bloqueront plus le sable...
Au pied de Big Boss, cela va mieux
mais le sable se tasse et se videra par dessous

De nouveaux travaux sont donc à l'étude et, le temps que l'ONF trouve le financement nécessaire , il va falloir attendre plus d'un an pour que soient réalisés les ouvrages de stabilisation des diverses plateformes au pied des blocs. Ce délai est malheureusement administrativement incontournable. Outre la construction d'un ou deux murets, un sentier d'accès moins direct que la montée actuellement utilisée mais naturellement mieux armé pour résister à l'érosion sera sans doute envisagé à terme. 

Pour patienter, il vous sera sans doute demandé de participer au sauvetage du site, en remontant d’une vingtaine de mètres, non plus du sable mais des petits blocs de grès, résidus de carrière, qui trouveront là une nouvelle utilité afin de construire des murets... Nous reviendrons vers vous dès que nous aurons plus d'information de l'ONF sur la date du dépôt sur la TL2Bleau mais aussi sur le forum de Bleau.info (merci Philippe Le Denmat de piloter la manœuvre) et sans aucun doute sur les sites de BLOCosirocPof@bleau...
Jeudi 27 se tiendra une nouvelle réunion de la Commission des Sites Naturels d'escalade de Seine-et-Marne, présidée par le CDFFME et qui regroupe de très nombreux représentants du monde grimpant, tant associatifs qu'individuels impliqués ! Une réunion qui peut se transformer en joyeuse cacophonie si les forces en présence discutent de la même manière de certains sujets abordés ces derniers mois sur le forum de Bleau.info et sur BLO ! 


Pour alimenter le débat sur l'avenir des circuits, nous vous avions proposé de répondre à quelques questions. Vous trouverez donc dans cet article les résultats à l'exception des très nombreux commentaires libres ajoutés. Un grand merci à vous pour votre participation.


Au programme de la CSNE :

                        - Circuits (création/abandon/entretien)
                        - Balisages non autorisés au Bas Bréau
                        - Réflexions sur la pérennité des circuits
                        - Travaux et validation de la liste des circuits
                        - Suivi des mesures des blocs Big Boss, le Calvaire et le Bilboquet
                        - Action Consolidation Erosion Elephant ONF et BLO
                        - Opérations nettoyages et actions dérivées
                        - Premier résultat de l’étude « visiteur » réalisée par l'ONF 
                        - Questions diverses

Quelques mots avant de vous donner les résultats :

Pour commencer : qu'est-ce qu'un circuit de grimpe ? 
Une réponse très générale pourrait être la suivante :
« C'est une suite ordonnée de passages d'escalade, distingués parmi beaucoup d’autres par un balisage spécifique et dont le parcours est proposé aux visiteurs du site ».

On peut distinguer deux grandes classes de circuits :
1. Les circuits  à enchaîner : dans le but d'un effort continu, ils proposent des voies intermédiaires entre les voies marquantes et numérotées. Il est conseillé de les parcourir en évitant autant que possible de poser le pied à terre.
2. Les circuits dits « bloc à bloc » ou « porte à porte » : constitués d'une suite de voies, en principe homogènes en difficulté, reliées entre elles par la seule logique de leur numérotation et de la marche.

A noter que la première catégorie est de moins en moins représentée à Bleau et qu'elle a de moins en moins d'adeptes ! Ceci dit, c'est un vrai challenge que d'enchaîner la totalité d'un ou plusieurs circuits, même dans des niveaux inférieurs et sans chercher à faire un "temps" comme cela se faisant dans les années 70.

Une première enquête en 1994
Durant l'été 1994, Greg Clouzeau réalisa une enquête du même type auprès des bleausards pour le compte du Cosiroc. Il récolte un peu plus de 400 questionnaires (sur les 1500 distribués) afin de connaître les attentes des grimpeurs en matière de circuits !

Ce sont majoritairement les grimpeurs investis dans la pratique qui y avaient répondu puisque 31 % avaient entre 10 et 20 ans de pratique et 26 % plus de 20 ans d'escalade. Quant à leur âge, 44 % d'entre eux avaient entre 26 et 35 ans. Leur niveau technique était donc très élevé avec 17 % passant de l’ED, 28 % du TD et 23 % du D ! Enfin, les deux tiers grimpaient en groupe...

Ce portrait établi, on apprenait que plus de la moitié utilisaient les circuits en marchant entre les voies et plus du tiers des grimpeurs parcouraient les voies de plusieurs circuits à la fois. Toujours sur les circuits, la longueur préférée tournait autour de 35 numéros pour les deux tiers des réponses. Pour la difficulté, 71 % des grimpeurs interrogés souhaitaient que chaque site propose un éventail complet des difficultés avec toutefois une majorité de demandes dans le niveau Difficile (41 %), Assez Difficile (34 %) et Très Difficile (27%). Un quart seulement de l'échantillon ne souhaitaient pas que soit tracé de nouveaux parcours. Par contre, les trois quarts souhaitaient que tous les circuits soient entretenus.
Plus étonnant, 46 % des grimpeurs interrogés se sont déclarés utilisateurs des circuits pour enfants, notamment en famille mais seul 22 % trouvaient leur nombre trop faible. 

Si les questions de l'enquête de 2014 ne sont pas les mêmes et le mode d'administration différent, certains résultats sont sont très approchants de ceux obtenus en 1994. S'il convient de prendre des pincettes avec les résultats de ces sondages, ils constituent une base intéressante. Notre échantillon 2014 est statistiquement insuffisant et n'est sans doute pas représentatif de la population des utilisateurs de circuits (les plus enclins à les parcourir sont souvent les "débutants " et ceux qui découvrent la forêt pour lesquels les circuits ont une fonction de topo-guides.) Toutefois, bon nombre de ces résultats sont assez similaires à ceux obtenus il y a 20 ans auprès de plus de 400 grimpeurs...

La proportion de fort grimpeurs s'explique avant tout par le nombre d'années de pratique, les débutants étant en général peu investis dans la qualité de l'équipement d'un site. Ceci étant dit, du jaune au bleu, nous trouvons quand même 37 % de répondants (versus 40 % dans le TD).
Notez aussi, qu'avec le développement croissant des salles d'escalade privées, le niveau général moyen s'est considérablement élevé ! Si le débutant persévère, il passe allègrement le cap du 5c bloc en moins d'un an.

Les résultats 2014 :

Premier constat, la population de grimpeurs ayant majoritairement répondu est essentiellement masculine, plutôt âgée (55 % de plus de 35 ans, 43 % de 20 à 30) et grimpe depuis déjà pas mal d'années (+ de 10 ans). Conséquence, le niveau est plutôt élevé mais, les niveaux jaune à bleu (facile à Difficile) sont quand même bien représenté (37%).

Globalement, vous êtes plutôt très satisfait du nombre de circuits, de leur qualité et du balisage. Majoritairement vous pensez que le parc actuel en FD de Fontainebleau est suffisant. Si la longueur (nombre de numéros d'un circuit)  vous semble également correct, celle-ci vous importe peu puisque la plupart d'entre-vous n'utilise pas les circuits comme un parcours à enchaîner (55%).

Les grimpeurs sont-ils conservateurs ?

En effet, dans les sites très fréquentés, vous ne souhaitez ni voir diminuer le nombre de circuits balisés, ni le voir augmenter ! Et dans les secteurs peu fréquentés et éloignés, même chose : 86 % des répondants ne souhaitent pas voir disparaître le circuit du rocher des demoiselles... On n'aurait dû poser la question pour savoir combien d'entre vous avait utilisé ce circuit ces 3 dernières années et combien ont été grimper sur ce site !

Par contre, et c'est assez paradoxal, vous êtes nombreux à vouloir voir se développer de nouveaux secteursbalisés alors que vous avez auparavant affirmé que le nombre de circuits est suffisant. On dira donc que ce n'est pas en Domaniale que vous attendez le développement ;-)  

Si vous n'êtes globalement pas favorables à l'abandon ou au troc de circuits, vous êtes tout de même prêts à sacrifier les plus patinés ou ceux situés dans des secteurs très érodés. 


Pour ceux qui veulent en apprendre un peu plus sur l'histoire des circuits c'est dans cet article...






Nous vous avons parlé des travaux à venir pour sauver les "Big 4" du Cuvier Rempart ! (Article avec les photos et lien vers les discussions de forum et compte-rendu de la réunion par PofàBleau).

Les choses iront sans doute assez vite avec votre participation. Sans attendre le financement de l'ONF, les forestiers nous ont gentiment déposé un beau gros tas de pavés en bas de la sente d'accès à Big Boss. 

Reste plus qu'à faire comme Philippe Ledemat et ses amis : s'échauffer en remontant les pavés...


Le principe est donc de remonter toutes ces pierres à notre rythme et selon notre humeur, mais de le faire. Philippe a vu des pavés remontés à plusieurs niveaux le long de la sente, c'est très bien, mieux que de les remonter d'un seul coup, inutile de se dégoûter, ceux qui viendront derrière prendront le relais.
Le stockage idéal serait  sur la placette en contrebas de "Big boss" au niveau du 11 noir en les empilant correctement. Ils serviront 5 m plus haut mais inutile de les déposer dans la pente sans que celle-ci soit préparée pour les recevoir.


Pour finir, on en profite pour demander à tous ceux qui viennent essayer "les 4 grands" de contourner par la gauche ou la droite le passage central endommagé pour accéder à ces blocs.
Merci encore !

Source Philippe Le Denmat pour Bleau.info


NATURE