Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2014-06-15

Comme chaque année, l'ONF et les pouvoirs publics multiplient les opérations de contrôle dans la forêt de Fontainebleau de juin à septembre. Des opérations coup de poing qui ne visent plus seulement à prévenir et s'accompagne désormais de verbalisation des infractions. Ainsi, outre la surveillance renforcée contre les feux de camp (traditionnels en période de fin d'examens), les engins motorisés et les prostitués sont dans le collimateurs... L'ONF vient donc de nous adresser une nouvelle note de communication sur le thème des motos, quads et autres engins. Par ailleurs, le 18 juin, dans le courant de l'après midi, l'ONF a assisté les forces de police dans leur mission de lutte contre la prostitution. On aura sans doute l'occasion d'en reparler tout l'été mais voici un premier point sur ces opérations... 


Engins motorisés : la note de Com' de l'ONF

"Depuis plusieurs années, les aficionados de motos tout terrain, de quads et autres engins motorisés s’adonnent à leur passion au cœur même de la forêt, occasionnant une gêne importante pour les promeneurs et cyclistes mais aussi une dégradation des lieux et une perturbation de la faune et de la flore. L’activité de cross, sur un terrain non aménagé, représente également un véritable danger pour les usagers et les motards eux-mêmes.

En vertu de l’article R-331-3 du Code forestier, cette pratique est interdite sur les routes non ouvertes à la circulation dans les forêts publiques, comme viennent le rappeler les nombreuses informations apposées sur les aires d’accueil. En période estivale, de nombreux contrôles vont être réalisés par l'ONF, les contrevenants s’exposent à de lourdes amendes (jusqu’à 1500 euros) et, selon les cas, à la possible mise en fourrière du véhicule."


Notez que sur cette base, les cyclistes ne sont plus considérés comme des véhicules (ce qui n'était pas le cas) et qu'ils font partie des usagers gênés ! Au passage, amis de l'office, nous tenons à vous signaler que les grimpeurs, les cavaliers et même les chasseurs le sont tout autant !



Et l'opération anti prostitution du 18 juin


On apprend par la presse locale (Le Parisien et la République de Seine et Marne notamment) que "mercredi 18 juin, dans le courant de l’après-midi, le commissariat de Fontainebleau a mené une opération contre la prostitution dans le massif forestier, avec deux agents de l’Office national des forêts.
Les sept policiers et les deux agents de l’ONF réquisitionnés ont contrôlé 17 prostituées. La majorité d’entre elles sont ressortissantes des pays de l’Est, et deux autres sont originaires d’Afrique noire.
Les patrouilles ont verbalisé deux femmes qui avaient jeté des ordures en site naturel protégé. Elles ont été sommées de quitter les lieux. 
Une autre prostituée, exerçant à bord d’un véhicule, a reçu une contravention pour un délit routier relatif à un défaut de contrôle technique.
Les forces de l’ordre ont également effectué des contrôles d’automobilistes, entravant ainsi les activités de prostitution.
Depuis le début de l’année, la police nationale effectue ce type de contrôle régulièrement, à raison de deux fois par mois. Une trentaine de verbalisations ont ainsi déjà été délivrées. 
«  Il y aura prochainement d’autres opérations, notamment pour racolage », prévient-on au commissariat."

Il faut bien dire qu’actuellement, on est bien loin d’une baisse de régime en ce qui concerne la prostitution en forêt de Fontainebleau malgré les diverses opérations menées depuis deux ans. En 2013, les chiffres communiqués par la police font état d’environ 80 prostituées recensées âgées de 16 à 60 ans, soit une petite dizaine de moins qu’au cours des précédentes années. Alerté par de nombreuses associations d'usagers de la forêt, Frédéric Valletoux, le Maire de Fontainebleau, avait alors multiplié les démarches et communication sur le sujet qui a « dépassé les limites de l’insupportable » selon le maire cité par la Rep77. 

« Il y a d’abord l’aspect humain, dramatique, avec ces filles victimes de réseaux mafieux contrôlés par des souteneurs qui jettent les prostituées au bord des chemins de forêt comme de vulgaires objets à gagner de l’argent, dénonce l’élu. Et dans tout ça, les pouvoirs publics se sentent démunis face à ce problème : dès que l’on parvient à faire partir des prostituées ou même à démembrer un réseau, une autre entité vient se greffer dans une sorte de turn-over sordide. C’est un combat de longue haleine, pour lequel j’ai demandé à plusieurs reprises à la sous-préfecture de veiller à ce que l’on ne baisse pas les bras en termes de contrôles d’identité et d’amendes concernant le racolage mais aussi la propreté des forêts souvent jonchées d’immondices qui nuisent à l’environnement. La mise en œuvre d’un accompagnement pour essayer d’arracher les prostituées aux griffes de leurs souteneurs me semble également nécessaire. » En octobre 2013, le tribunal de Melun a aussi condamné un proxénète de la forêt bellifontaine à 15 ans de réclusion criminelle, l
Mais ni la nouvelle loi sur la prostitution, ni les actions conduites jusqu'ici n'ont réglé le problème de ces filles exploitées et qui doivent envoyer plusieurs centaines d'euros par semaines dans leur pays.
Par ailleurs, le problème des déchets qui jonchent le site emblématique du Bas Cuvier qui attire des milliers de grimpeurs venus des 4 coins du monde n'est lui toujours pas pris en compte. Les effets d'annonce de l'ONF et de la Préfecture que nous évoquions ici (mars 2013)... n'ont pas aboutis sur des mesures concrètes. Il faut dire que s'attaquer au problème ici fait peur... En effet, certains élus et représentants de l'Etat pensent être taxés d'homophobie en cas de mesures ciblées sur ce site...
Quant à l'arrêté pour interdire le stationnement nocturne  sous la pression de quelques associations de loisirs, il est tombé aux oubliettes afin que ces sportifs puissent organiser tranquillement leurs quelques sorties nocturnes annuelles ! Sorties pour lesquelles, de toutes manières, elles demandent rarement l'autorisations à l'Office. Entre amis...


A la Tl²B on évite de se prononcer sur les sujets du Loup, Ours et autres animaux tant il est délicat de les traiter de manière totalement dépassionnée ! On n'est pas non plus du genre à faire du sentimentalisme... Mais, trop c'est trop ! 


Nous souhaitons donc alerter nos amis grimpeurs, alpinistes, randonneurs... du massacre des bouquetins (le mots n'est pas trop fort) organisé par la Préfecture depuis maintenant plus d'un an et ce malgré une forte mobilisation. Le Bouquetin des Alpes  a failli disparaître de la surface de la Terre au XIXème siècle. Suite à la décision, en 1856, du Roi d’Italie de protéger les derniers individus de la vallée d’Aoste, le Bouquetin des Alpes a pu être réintroduit dans de nombreux massifs. Un arrêté ministériel de 1981 et un de 2007 en interdit d'ailleurs la chasse en France. 

Toutefois, en 2013, en Haute Savoie, l’Etat a ordonné l’extermination de tous les bouquetins âgés de plus cinq ans dans le massif du Bargy pour des raisons sanitaires assez contestables. Les 1 et 2 octobre 2013, 197 bouquetins ont été abattus ; ce qui pourrait représenter 68% de la population de bouquetins du Bargy. De nombreuses carcasses ont été évacuées par hélicoptère, et les bouquetins suspendus dans le vide ont défilé au-dessus des têtes des habitants du Bargy. 

Le 15 juin 2014, Thierry Lejeune, président du Conservatoire des espaces naturels de la Haute-Savoie (ASTERS), a déclaré au journal Le Dauphiné Libéré : "Nous ne sommes pas prêts à accepter une nouvelle tuerie, en sachant très bien qu’elle est en préparation…" Non, trop, c'est trop !



Donc, revenons un peut sur le sujet...

Cette décision d’abattage est consécutive à la découverte, en avril 2012, d’une souche de Brucella, bactérie responsable de la brucellose, dans le lait d’une vache. Depuis cet événement, des investigations ont été conduites, et ont permis de détecter la présence de brucellose chez les bouquetins. L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) a donc émit l’hypothèse que les bouquetins aient pu jouer le rôle de réservoir et assurer un relais silencieux entre le dernier foyer domestique de brucellose (1999) et le foyer de 2012. (voir le rapport en pdf)

En 2012, un enfant a ainsi été atteint de brucellose suite à la consommation d’un fromage non-pasteurisé provenant du Bargy. Cette maladie à déclaration obligatoire, très rare, peut être soignée chez l’homme. 
Le suivi des populations de bouquetins a donc seulement démarré au début de l’été 2013 mais avant même d'avoir des résultats sérieux et probants, l'élimination a été adoptée ! 



L’analyse des « intervalles de confiance à 95% » révèle qu’il est possible que les jeunes mâles soient (jusqu’à quatre fois) plus touchés par la maladie que les plus âgés ! (même rapport, p. 36)... D’après le rapport, il n’est pas exclu de l’intervalle de confiance à 95% que 89% des mâles tués soient séronégatifs ! Quitte à persévérer dans la voie de l’abattage, il aurait été plus logique de n’éliminer que des bouquetins malades (abattage sanitaire), comme le rapport d’experts le préconisait en septembre 2013. « Un abattage ciblé sur la séropositivité présenterait l’avantage d’écrêter la population de façon plus harmonieuse et moins brutale (…). Il est raisonnable de penser que la dynamique des populations ne serait pas brutalement altérée. » « L’abattage sanitaire présenterait l’avantage de continuer le suivi sanitaire et populationnel (…), ce qui permettrait un recueil d’informations amenant à une meilleure compréhension du foyer et permettrait d’être mieux armé en cas de nouvelle émergence. » « Concernant le risque de fuite de bouquetins brucelliques [vers les autres massifs], les experts considèrent qu’il serait encore plus faible que lors d’un abattage massif. » « Si l’abattage sanitaire permet d’abaisser suffisamment la prévalence de l’infection, il est possible que la brucellose ne puisse pas se maintenir dans la population. » 

L’arrêté ministériel du 23 avril 2007 stipule que l’abattage du Bouquetin des Alpes est interdit sur tout le territoire métropolitain et en tout temps. Malgré cette protection, le Préfet de Haute-Savoie, ordonne l’abattage des bouquetins de cinq ans et plus, dans le massif du Bargy par l’arrêté préfectoral n°2013274-0001, signé le 1er octobre 2013. Cet AP est valable un an.

L’ANSES avait pourtant conclut que son « analyse ne permet pas de confirmer la nécessité de mettre en œuvre dans l’urgence les actions d’abattage envisagées », et déclare avoir besoin de données complémentaires pour se prononcer sur l’efficacité des différentes mesures. Malgré cet avis, 197 bouquetins ont été fusillés au cours du seul mois d’octobre 2013.

L’article L. 411-2-4° du code de l’environnement stipule que les dérogations aux interdictions encadrant le statut de protection du Bouquetin des Alpes ne peuvent être délivrées que s’ « il n’existe pas d'autre solution satisfaisante ». Celles-ci existent et il n'y avait pas urgence. Une pétition avait été lancée et avait recueilli plus de 42 000 signatures donc on pensait que l'affaire allait s'arrêter là ! Que nenni !


L'abattage des bouquetins de plus de 5 ans a été une très mauvaise décision stratégique ! En effet, l'âge des mâles étant beaucoup plus facile à déterminer que celui des femelles, ce sont donc massivement les mâles reproducteurs qui ont été éliminés (dont 89% étaient potentiellement indemnes de brucellose). Pire, la maladie semble toucher principalement les femelles. Du coup, les jeunes mâles se sont contaminés par voie vénérienne par le biais des femelles séropositives (laissées en vie du fait de la difficulté à déterminer leur âge). Bref, c'est un désastre ! Sans l'intervention de l'Etat, il n'y aurait pas eu de boum de brucellose chez les jeunes bouquetins ! C'est d'ailleurs ce que le président d'ASTERS semble reconnaître : "On est allé trop vite. On a voulu jouer aux apprentis sorciers et on n’a rien réglé. Aujourd’hui, les études ne sont pas rassurantes."  "Mis devant le fait accompli, nous avons validé la moins mauvaise des décisions, mais franchement, on n’a pas été très honnête avec nous. Normalement, toutes les bêtes abattues devaient être analysées. Cela n’a pas été fait. On a simplement envoyé les carcasses à l’équarrissage. On a voulu gérer un problème par l’éradication d’une espèce protégée, au nom du principe de précaution. C’est du jamais vu. Surtout que la situation n’était pas aussi urgente qu’on a voulu le faire croire. Asters défend une position scientifique et non idéologique. [...] Il faut ramener le débat sur un plan rationnel et agir sur la base d’études scientifiques solides."

Le préfet de la Haute-Savoie a convié la FRAPNA et ASTERS à une réunion, le 1er juillet prochain, pour présenter les résultats des analyses (partiales, impartiales ?) menées sur les bouquetins en avril et mai 2014. 

Souhaitant que ces derniers bouquetins soient épargnés, leurs défenseurs lance une nouvelle mobilisation que nous relayons bien volontiers en attendant les décisions de justice !

Vous pouvez SIGNEZ LA PETITION, écrire aux ministres MODELE LETTRE PDF ou MODELE LETTRE WEBRéagissez Sur le forum Camp to Camp...

Madame la Ministre de l'Ecologie, Ségolène ROYAL - 246, Boulevard Saint-Germain - 75007 PARIS

Article rédigé avec le site internet LE BRUIT DU VENT (Texte TL2B et MS et photos : MS)

Quelques liens documents pour aller plus loin... 
Le rapport ANSES anses.fr/sites/default/files/documents/ … sa0129.pdf et anses.fr/sites/default/files/documents/ … sa0082.pdf 
L'abattage ordonné n'est pas conforme à l'avis du CNPN.La FRAPNA et la LPO demandent que les animaux non contaminés ne soient pas abattus, ce qui rejoint la position de la pétition. frapna-haute-savoie.org/images/docs/BOU … 012014.pdf

 alpes.france3.fr/2013/10/03/197-bouquet … 30483.html

 ledauphine.com/haute-savoie/2013/10/02/ … 23243C25CC

www7.inra.fr/internet/Directions/DIC/pr … brucel.htm

groupe-national-bouquetins.fr/les-bouquetins/

aspas-nature.org/wp-content/uploads/RF_ … auvage.pdf
fr.wikipedia.org/wiki/Brucellose



SIGNEZ LA PETITION

Toujours à propos de la pratique du VTT à Bleau, en plus de la lettre du Président de MBF à ses pratiquants, Mountain bike france a publié un Communiqué de presse apportant une réponse à la motion des "Amis de la forêt de Fontainebleau" et aux articles de presse qui ont suivis. 

Ce dossier du VTT à Bleau traîne depuis de longues années... Ainsi, Oleg dans sa chronique pour Paris-Chamonix (le bulletin du Club Alpin Ile de France) évoquait non sans humour le ridicule de cette interdiction des VTT sur les chemins de moins de 2m50 de large. 

Au delà de la polémique, rappelons la position de la TL²Bleau (oui, on n'est pas neutre !) : OUI au VTT à Bleau, OUI à l'ouverture de sentiers spécifiques, adaptés et entretenus par et pour le VTT mais NON aux événements et compétitions en forêt.


Donc MBF a publié un CP " Suite aux articles de presse et à la motion de l'Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau la concernant, Mountain Bikers Foundation et ses représentants locaux souhaitent apporter des éléments concernant la pratique du VTT à Fontainebleau ".

On peut y lire notamment les phrases suivantes :
 
" Notre souhait est de voir la pratique de loisir, la protection de l'environnement et la gestion des usages sur le massif, menée à des issues justes dans l'intérêt du plus grand nombre "
 
" Les sentiers comme les routes ont besoin d'aménagements et d'un entretien évitant l'érosion [...] Il vaut mieux privilégier l'entretien, l'aménagement, la modification de trace et la sensibilisation que l'interdiction "
 

" Nous tenons à rappeler qu'aucune personne ne doit se sentir plus légitime qu'une autre en forêt de Fontainebleau. C'est aussi le message que nous faisons passez aux vététistes "

Vous trouverez ci-dessous quelques liens et notamment celui vers l'intégralité du CP. A la lecture de celui-ci, on a envie de dire : "bravo messieurs" ! 

Reste plus qu'à traduire ces bonnes intentions régulièrement évoquées depuis 2010 lors des derniers débats autour du projet de Parc National en actions concrètes sur le terrain. Que de temps perdu !

Télécharger le Communiqué de presse - VTT en Forêt de Fontainebleau
COMMUNIQUE DE PRESSE_MBF_VTT Document Adobe Acrobat [722.4 KB]
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Dans le Paris-Chamonix n°108 du mois de mai 1994 (il y a déjà 20 ans !), Oleg Sokolsky adressait ce post-scriptum plein d'humour à propos de l'interdiction des 2 roues non motorisés sur les chemins de moins de 2.50 m de large... 


Source :


Dimanche 22 juin 2014, la ville d’Avon organisera sa 6e édition de l'Avonoraid. Ce raid nature rencontre depuis quelques années un franc succès (comme tant d'autres dans la région) mais nous avait fait hurler en 2013 à la vue du balisage sauvage réalisé le long du parcours. Gageons que cette année la ville, les organisateurs et l'ONF seront un peu plus attentif tant au balisage du parcours qu'à la remise en état des lieux ! En tous cas, voilà qui nous donne l'occasion de reparler des manifestations sportives en sites Natura 2000...





Cette manifestation est ouverte à un large public (à partir de 14 ans) allant du sportifs débutants à l'expert. Il s’agit d’un parcours sportif enchaînant 10 km de trail, 20 km de V.T.T. et 2 km de canoë ! La majeure partie du parcours étant située en forêt domaniale de Fontainebleau, les organisateurs ont demandé l'autorisation à l'ONF et se sont sans doute engagés à respecter et faire respecter une charte de bonne conduite.Pour autant, nous avions relevé ainsi que certaines associations de randonneurs de grosses dégradations l'an dernier (notamment autour de la Tour Denecourt) ainsi qu'une sur-abondance de flèches fluos dans la forêt ! Début juin, la forêt a déjà accueilli la deuxième édition de la Randobike (voir ici) qui en plus était transformé en Salon International du VTT !
 
Difficile de respecter les allées par un temps pareil ! Question érosion, on vous laisse imaginer !!!
Photo www.bike.fr/randobike
Par ailleurs, à la TL²Bleau, on s'interroge sur la tenue de telles manifestations sportives dans un site classé Natura 2000. Les organisateur ont -il réalisé l'étude d'impact comme le prévoit la réglementation dans ces zones ? Le COPIL Natura 2000 nouvelle version (revoir la polémique sur sa réfection par la Préfète de Seine et Marne) a t'il été consulté ?En effet, en 2012, nous avions porté à la connaissance de nos lecteurs sur l'ancien portail de la TL²B un long article sur l'évolution de cette réglementation. Les décrets en date du 9 avril et du 13 avril 2010 ont fixé une liste nationale d’activités soumises à un régime d’autorisation qui devront impérativement faire l’objet d’une évaluation d’incidences. Par ailleurs, chaque préfet pourra établir une liste locale qui aura pour vocation de compléter la liste nationale en intégrant d’autres activités relevant d’une procédure d’autorisation, d’approbation ou de déclaration.Ainsi, la première consultation sur la liste des activités soumises à autorisation contenait notamment les items suivants :Manifestations et interventions dans le milieu naturel ou le paysage, 5 items :
- Les manifestations sportives, organisées en dehors des voies ouvertes à la circulation publique, soumises à autorisation au titre de l'article L. 331-5 du code du sport, ou soumises à déclaration au titre de l'article L. 331-2 du code du sport, [sites N2000 et lorsque le nombre de participants et/ou de spectateurs est
susceptible de dépasser 300 personnes].
- Les manifestations sportives, organisées sur les voies ouvertes à la circulation publique, soumises à autorisation au titre de l'article R. 331-6 du code du sport, [sites N2000 et lorsque le nombre de participants et/ou de spectateurs est susceptible de dépasser 300 personnes].
- Les concentrations de véhicules motorisés ainsi que les manifestations de véhicules motorisés soumises à autorisation ou à déclaration au titre des articles R. 331-18 à 34 du code du sport, [sites N2000 + 50 mètres autour].
- Atterrissage et décollage des avions, bandes d'envol occasionnelles hors d'un aérodrome, des aéronefs dans le cadre d’un traitement aérien, des ULM, des montgolfières, des hydravions et des planeurs, mentionnés aux articles D. 132-8 à 12 du code de l’aviation civile, [sites N2000 + 500 mètres autour des Zones de Protection Spéciale].
- Manifestations aériennes de faible ou moyenne importance visées par l’article 7 de l’arrêté interministériel du 4 avril 1996, [sites N2000].


Allez, on arrête là... En attendant, Avonoraid "invite ses participants à aller au contact de la nature et à la découverte des autres."



Le comité parlementaire de suivi du risque ambroisie et autres plantes invasives prépare une nouvelle proposition de loi visant à lutter contre leur prolifération et leurs impacts sur les personnes allergiques et les agriculteur comme l'a annoncé le président du comité Alain Moyne-Bressand, député UMP de l'Isère, lors d'une réunion d'information le 3 juin à l'Assemblée nationale. Un premier texte du député avait été rejeté  (voir l'article d'Actu-environnement) le 5 décembre 2013 en séance publique à l'Assemblée nationale. "Alors qu'il permettait de fixer un cadre juridique national pour la lutte contre l'ambroisie, applicable dès la saison 2014, ce texte n'a pas été adopté au motif qu'il fallait étendre la lutte à d'autres plantes invasives, le Gouvernement s'engageant alors à œuvrer dans ce sens très rapidement", a-t-il expliqué. 

Ce qui inquiéte d'avantage les ministères que la prolifération de ces plantes nuisibles à la biodiversité, c'est leurs impacts sur la santé (toxicité, allergie) et la baisse de rendement qu'elles entraînent inévitablement dans les champs de céréales qu'elles colonisent !

Ainsi, le comité a élargi en mars dernier son action à quatre autres plantes invasives : le datura, l'orobanche, la renouée du Japon et la berce du Caucase. Pas de Phytolaque (Raisin d'Amérique tant combattu à Bleau ou d'Ailante.

Le député UMP du Nord, Jean-Pierre Decool, a également déposé le 25 février dernier une proposition de loi pour mettre en place "une structure indépendante et représentative chargée, régulièrement, du classement des espèces végétales envahissantes, ainsi que de la sensibilisation de la population face à leurs dangers". Les espèces invasives font également l'objet d'un projet de règlement européen (news Actu-environnement) qui "pourrait être adopté fin 2014", selon M. Fried. Le texte prévoit une interdiction des espèces qualifiées de "préoccupantes" pour l'UE, mentionnées dans une liste. Le règlement ne prévoit plus de limiter cette liste à 50 espèces, a-t-il précisé.

Si le pollen de l'ambroisie est "fortement allergène" (environ 15% de la population française touchée), cette plante a gagné l'ensemble de la France (87 départements) et impacte 75% des parcelles de tournesol ! Les graines de datura stramonium sont aussi très toxiques et colonisent également les champs cultivés de tournesol mais aussi de maïs, les vignes et les vergers, a précisé Guillaume Fried du Laboratoire de la santé des végétaux de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Il n'est donc pas exclu d'en retrouver dans notre alimentation et nos céréales !

La renouée du Japon "colonise les bords de route et les berges des cours d'eau" et la berce du Caucase provoque, au simple contact avec la sève, "une sensibilisation de la peau aux rayons du soleil ce qui peut être à l'origine de sévères brûlures", ajoute le comité. En se focalisant sur ces plantes invasives, les parlementaires entendent "insuffler une forte prise de conscience et (re)dynamiser les acteurs qui luttent sur le terrain : agriculteurs, gestionnaires d'espaces verts, jardiniers amateurs, collectivités locales…"

Un cadre juridique encadrant les espèces envahissantes existe actuellement, à travers l'article L. 411-3 du code de l'environnement mais il est très insuffisant. D'où cette nouvelle proposition de loi que prévoit le comité pour déclarer ces plantes "nuisibles". 
En attendant, on vous invite à agir aux côté de nos amis des comités de lutte contre les invasives (arrachage, pétitions...). retrouvez tous les renseignements sur leur site internet ! 
Nous vous avons invité à plusieurs reprises à participer aux enquêtes et comptages d'animaux (oiseaux de jardins, papillons, Lucanes cerf-volants, batraciens...). Pour changer, l'Opie et le Gretia (le GRoupe d'Etude des Invertébrés Armoricains) lancent une nouvelle enquête nationale, sur la Rosalie des Alpes qui, malgré son nom, n'est pas présent que dans les Alpes ! 

Cet insecte est plus difficile à trouver que les Lucanes... mais Rosalia alpina est sans doute l’un des plus beaux insectes qu’on peut trouver en France. Il est pratiquement « inconfondable » avec son aspect bleu velouté, mais il est fort discret.
Sa répartition sur le territoire français est encore peu connue des entomologistes, qui aimeraient savoir plus précisément où on le rencontre aujourd’hui. 

Les larves de la Rosalie des Alpes sont saproxylophages : elles consomment du bois mort ou dépérissant et creusent plus particulièrement dans de vieilles branches (essentiellement de hêtres, de frênes ou de saules). Les adultes sortent en été, suivant les années entre juin et août, mais pendant une période assez brève. C’est le seul moment où il est possible d’observer l’espèce !

Les observations détaillées sont à transmettre par le biais du formulaire directement sur le site : 
http://www.insectes.org/enquete/rosalie.html.

Vos données devront être accompagnées de photographies, même prises avec un téléphone portable !
Plaquette de l´enquête Rosalie (PDF 1267Ko)
Affiche de l´enquête Rosalie (PDF 2976Ko)
Quand on critique les coupes rases et la gestion de nos forêts, on est un peu obligé de discuter avec les forestiers. Avec le temps, certains sont devenus de vrais amis et "en off" nous disent ce qu'ils pensent de la politique conduite par leur établissement. Si l'on parle de la forêt, on se doit aussi de parler du malaise grandissant des forestiers depuis dix ans suite à la réforme de leur établissement. 

 L'ONF manque de moyens et d'hommes et cette réforme est sans doute nécessaire mais est elle conduite sur le bon modèle économique et managériale ? 

Revenons donc sur ce point pour voir comment la réforme de l'institution s'est engagée depuis nos précédent articles... Pour ce faire, nous vous résumons quelques propos de Véronique Baralon, secrétaire régional du SNUPFEN, un des syndicats les plus actifs chez les ONF et vous invitons à lire ses propositions pour la réforme de l'administration forestière !

A la suite d’audits menés dans différentes régions de l'hexagone qui se proposaient d'évaluer l'impact sur les personnels du projet stratégique 2012-2016 les conclusions sont unanimes : supprimer encore des postes, c'est mettre la santé des personnels encore plus en danger, c'est aussi précipiter l'ONF dans l'incapacité de répondre à toutes ses missions.

Les expertises dénoncent également l'organisation matricielle en vigueur à l'ONF. Le nouveau schéma d'organisation proposé par le Directeur Général annonce la suppression de l'organisation matricielle de l'établissement. Le nouveau schéma d'organisation qui engagera l'ONF dans les prochaines années suscite néanmoins  de nombreux débats et interrogations au sein de l’établissement public !


Le Projet pour l’ONF (PPO) mis en place en 2002 a été la source de nombreux traumatismes pour les personnels de l’ONF. Après le choc des tempêtes de 1999, le PPO alliait une réorganisation profonde des services s'accompagnant d'une forte réduction des effectifs. 
Les suppressions d’emplois, la philosophie du PPO et son Schéma Directeur d’Organisation (SDOS) mis en place à l’époque sont à l’origine du climat social très dégradé. Cette assertion a été confirmée par l’enquête climat social de 2005, l’Audit Socio Organisationnel (ASO) de 2012, les rapports successifs des assistantes sociales de l’ONF, les différentes expertises externes commandées par les Comités Hygiène et Sécurité (CHS) et relayées de manière constante par les organisations syndicales. Le niveau des effectifs est tel que l’établissement n’est plus en mesure d’assurer correctement ses missions. 

C'est donc au début des années 2000 que la direction générale de l'ONF décide de passer d'une organisation dite "fonctionnelle" à une autre dite "matricielle".

Mais que signifie : organisation "matricielle" ?
L’organisation matricielle est un type d’organisation dans lequel les personnes ou les sous-sections ayant des compétences similaires sont regroupées pour la répartition des tâches. Cette organisation fait partie d’un ensemble de pratiques qui ont été mises en place pour aider à la gestion de projets. Elle s’oppose à une organisation traditionnelle fondée sur les unités de commandement.
Ce type d’organisation peut se faire à plusieurs échelles : Au niveau d’une entreprise, les sous sections peuvent être coordonnées dans le but de la réalisation d’un programme  et les collaborateurs sont regroupés dans des pôles métier (avec leur responsable hiérarchique) mais leurs travaux sont coordonnées pour la réalisation d’un projet précis faisant intervenir plusieurs métiers.
De novembre 2000 à mars 2002 le 2ème cabinet d’audit mondial, Nord-américain, Deloitte &Touche (95 000 employés et 12,4 milliards de chiffre d’affaire en 2001), cartographie les métiers et organise le matriciel à l’ONF. Il a aussi audité Alcatel, Alstom, Dassault, Lafarge, Suez…

LTL²B : Pourquoi ce choix de l'ONF ?
"En dénonçant une armée mexicaine le DG qui a introduit le fonctionnement matriciel à l’ONF justifie ce choix par la remarque suivante : « L’empilement hiérarchique où tout le monde ou presque est chef, et ce jusqu’au terrain, est bien une des raisons de la nécessaire réorganisation de nos structures. »

A l’époque (2002), le principal allié de la nouvelle organisation fut le syndicat des ingénieurs des travaux. Ces derniers n’étaient en effet pas mécontents de reprendre la main sur des praticiens de terrain dont ils qualifiaient les pratiques et les comportements de « féodaux-autogérés. »

Il est vrai qu’à cette époque les ingénieurs des travaux ne participaient plus guère aux martelages ni, non plus, à de quelconques travaux de terrain, ce qui explique le décrochage du terrain d'un encadrement historiquement multifonctionnel. 

Cette révolution managériale favorisa la prolifération de pratiques de gestion de carrières favorables à l’exacerbation des petites différences qui, tout en faisant le miel des nouveaux directeurs (trices) des ressources humaines, dégradèrent au quotidien les relations
professionnelles. Ces manières de faire, somme toute assez courantes dans le monde du travail mais chez nous assez nouvelles, se généraliseront du haut en bas de la hiérarchie et mériteraient d’être explicitées plus longuement."

Est-il possible de revenir en arrière sachant que l'organisation structurelle ne semblait pas non plus adaptée ?

"Une douzaine d’années d’activité déclinée sur le mode matriciel ont façonné des habitudes de travail qui se sont plus ou moins ajustées aux nouvelles structures de l’établissement. « Il y a les structures nous dit le chercheur Frédéric Lordon, et dans les structures il y a des hommes
passionnés ; en première instance les hommes sont mûs par leurs passions, en dernière analyse leurs passions sont largement déterminées par les structures. » Et c’est bien la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui ; comment structurellement changer, jusqu’où et comment pouvons-nous le faire sans à nouveau fragiliser et mettre en danger la collectivité de travail ? 

Une administration multiséculaire responsable d’un patrimoine forestier complexe et diversifié, inscrit dans les mémoires et les usages peut-elle s'adapter à une économie du 21e siècle faites de mondialisation des marché, d'économies d'échelles... ?

Pour ce faire, il va falloir défaire une partie de ce qui a été engagé ces dernières années fin que la culture professionnelle des forestiers demeure attentive, au plus près des territoires, à la bonne gestion et à la conservation d’un bien collectif précieux. Il s’agit à présent ni plus ni moins de refaire des structures et en même temps de « refaire » des comportements qui permettent la gestion multifonctionnelle et favorisent la production humaine et environnementale d'un humus fertile. La question reste posée...

Une dizaine d’années après la mise en place de l’organisation matricielle à l’ONF et malgré les avertissements répétés du syndicat la détresse psychique des personnels et la souffrance au travail demeurent un problème central. Paradoxalement et contrairement à tous les pronostics des cabinets d'audit de l'époque, la combativité des forestiers et leur refus de voir leur métier se dégrader restent grands. En outre, l'organisation matricielle du travail et ses effets délétères seront enfin reconnus grâce à l’obstination syndicale, à certains médecins et psycho sociologues ainsi qu'à une récente reconnaissance juridique de la notion de harcèlement au travail. Suite au large écho suscité dans l'opinion par les suicides, de nombreuses expertises externes viendront
officiellement valider cette situation et contraindront finalement l’établissement à revoir son schéma d'organisation."

Dans le numéro de septembre d’Antidote, une des revues régionales et syndicales, dans un article intitulé « Les conditions de travail à la loupe », on apprenait qu'une expertise devait être réalisée au sein de l'ONF franc-comtois par le cabinet lyonnais SECAFI. Ce dernier a présenté son rapport d’étape aux membres du CHSCT en novembre 2013 et a remis son rapport définitif en janvier. Les réactions sont aussi partagées que tranchées. 
Certains y voient le verre à moitié plein et considèrent que le diagnostic confirme ce que dénoncent les syndicats depuis longtemps, les autres regardent désespérément le verre à moitié vide. 



"Comme pour l’audit socio organisationnel, la partie diagnostic pointe du doigt une crise grave, multiforme, un dialogue social qui tourne à vide, une organisation très cloisonnée source de tensions, de clivages. Elle met notamment en évidence le rôle central, fondamental mais aussi
très exposé de l’agent patrimonial, l’incapacité du management à mener les transformations attendues, les conséquences des suppressions de postes de terrain à savoir une baisse de l’activité des UT et une aggravation des surcharges de travail."

Avec des préconisations visiblement peu contraignantes pour la Direction et aucune remise en question de l’organisation actuelle ou des suppressions de postes programmées la situation ne semble pas prête d'évoluer ! Au final, il n’est envisagée qu'un simple accompagnement du personnel. En gros le Titanic prend l’eau et on se contente de jeter aux passagers des gilets de sauvetage.

Pour tout savoir de cette réforme et des propositions du SNUPFEN pour la réforme de l'ONF, nous invitons à lire leur dossier (une vingtaine de pages) qui s'articule sur le sommaire suivant :
1. La faillite du système actuel
2. Les préalables incontournables
3. Notre coeur de métier. Quelle gestion des forêts publiques ?
4. Une organisation tournée vers la forêt
4.1) Le triage, service de base de l’ONF
4.2) L’Unité territoriale
4.2) L’Agence territoriale
4.3) Les Directions régionales
4.4) L’échelon DT en appui aux agences
4.5) La Direction générale
5. L’organisation des travaux et les ouvriers forestiers
6. Les personnels administratifs et l’organisation de l’ONF
7. Récapitulatif : Schémas d’organisation, actuelle et proposée

Source : http://www.snupfen.org

Les fidèles lecteurs de la TL²Bleau le savent, depuis quelques mois, Olivier Tournafond est le président de la nouvelle Société de Sauvegarde de la Forêt de Fontainebleau et de la Vallée de la Seine (ce que les lecteur de la République de Seine et Marne viennent de découvrir !). Nous avions évoqué la création de cette nouvelle association dans notre article annonçant l'étude du Nouveau plan d'Aménagement forestier (en avril)...  Le Professeur Tournafond a donc présidé la première AG de la SSFFVS le 24 mai dernier dont voici le Communiqué de Presse et nos commentaires, certes un peu durs mais nécessaires si l'on veut trouver un nouvel interlocuteur valable pour la défense des paysages forestiers d'Ile de France !


"Fontainebleau, le 27 mai 2014.

Le 24 mai 2014, la Société de Sauvegarde de la Forêt de Fontainebleau et de la Vallée de la Seine a tenu sa première Assemblée générale ordinaire.

La Société est dirigée par le Professeur Olivier Tournafond, conseiller municipal de La Rochette et ancien président du Comité de Pilotage Natura 2000 du massif forestier de Fontainebleau. Originaire de Fontainebleau, celui-ci dirige la Licence d'éco-gestion patrimoniale de l'immeuble à l'IUT de Fontainebleau et le Master de droit de la Construction à l’Université de Paris XII.

La décision de création de cette Société est motivée par la multiplication des coupes rases en Forêt. La gestion de l'Office national des forêts est mise en question. La Société préconise l'abandon de la futaie régulière (monoculture d'arbres d'âge identique, avec coupe définitive d'exploitation) et laconversation en futaie irrégulière ou jardinée (mélangée, arbres de tous âges), plus proche du modèle naturel. Cette dernière permet de conserver les fonctions économiques des forêts par un prélèvement sur les arbres mûrs, sans nuire aux fonctions sociales et paysagères du massif.

La Société a voté plusieurs résolutions, elle demande d'urgence :
– Un moratoire immédiat sur les coupes rases (dites aussi définitives ou « de régénération »)
– La révision du plan aménagement vers des modes plus naturels (futaies jardinée et irrégulière), éventuellement un statut spécial garantissant la fin des coupes rases
– L’interdiction de toute atteinte foncière (opérations routières ou emprise urbaine)
– Le respect des usages traditionnels sans contraintes nouvelles.

La Société est soutenue par un Comité d'honneur sous la présidence de Son Altesse Royale le Prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme accompagné du Général (CR) Brésard, Président du Comité pour l'avenir du massif forestier de Fontainebleau et du Professeur Hugues Portelli, Sénateur du Val d'Oise, Maire d'Ermont, Président de l'Union des Maires du Val d'Oise. D'autres notabilités se joindront à eux.

La société dispose également d’un Comité scientifique constitué de Madame le Professeur Annick Schnitzler de l’Université de Metz, biologiste et spécialiste des forêts anciennes, ainsi que de Madame Marie-Stella Duchiron, docteur ès-sciences et ingénieur du Génie Rural et des Eaux & Forêts.

La Société invite donc tous les défenseurs de la forêt de Fontainebleau qui partagent ses objectifs, à la rejoindre."

Nous avions rencontré Olivier Tournafond lors de la tenue d'une réunion du Copil Natura 2000 dont il été président où, avec lui, nous avions été les seuls à nous opposer aux coupes rases et à l'éradication du hêtre ! C'est aussi lui qui est monté au créneau l'été dernier pour dénoncer les grandes coupes rases de certaines hêtraies de la forêt.

Lorsque nous avions écrit notre article sur la révision du Plan d'aménagement forestier, nous nous doutions que cela allait réveiller quelques vives tensions et notamment rouvrir de vieilles cicatrices liées aux polémiques de la fin des années 90 (affaire Bleau-Combat, Projet de PN, Rapport Dorst...)

Nous sommes donc plutôt heureux à la TL²Bleau de cette création. Pour que celle-ci dure plus que les autres associations ou comités créés sur les même motifs, nous mettons en garde la SSFFVS et ses partenaires sur les effets dévastateurs de propos non mesurés sur le sujet !

Ainsi, dans l'ITW qu'il a accordé à son association et mise en ligne sur son site nous avons relevé ce propos assez révélateur de la guerre que pourrait se livrer ces associations de défense.

"Q/ Ne faites-vous pas concurrence avec les amis de la forêt ? Qu'est ce qui vous différencie ?

OT/ Nous n'avons pas d'opposition avec les amis de la forêt. Cependant, ceux-ci n'assurent plus leur fonction de défense de la forêt. M. l'ingénieur Tendron, qui avait décidé des coupes rases dans les années 70 est devenu leur vice-président, alors que les AAFF les dénonçaient jusqu'en 1990. Là où ils ont laissé le combat nous le reprenons. Je note d'ailleurs un léger infléchissement timide de leur position relatée dans la République, le public attendant plus qu'une approbation des coupes rases ou de régénération !"


ou un peu plus loin celui-ci !

"Q/ Vous rejoignez ceux qui sont pour le parc national : ne risque t on pas d'avoir une forêt sous cloche avec des contraintes pour les usagers ?

OT/ Au contraire. L'accumulation des statuts a été un miroir aux alouettes, qui n'a jamais interdit les coupes rases. Nous ne voulons aucune contrainte nouvelle pour les usages traditionnels. Le parc national le permet, mais nous n'excluons pas un statut spécial pour les forêts franciliennes. L'important c'est l'interdiction des coupes et aussi des atteintes foncières à la forêt. Les usagers peuvent être rassurés.

J'ajoute que le problème que nous avons est partagé dans tout le Bassin Parisien, dans les anciennes forêts royales, notre Société fait l'union actuellement avec d'autres associations régionales pour faire front commun. Fontainebleau, Rambouillet, Versailles, Montmorency, … même combat !"


Là encore, agiter l'épouvantail du Parc National tout en sachant pertinemment que c'est un statut totalement inadapté au site et qui n'empêche en rien les coupes rases est assez ridicule ! 

Bref, voter une motion demandant la révision du Plan d'aménagement alors que celle-ci est en cours et annoncée par l'ONF depuis des mois ou évoquer les atteintes foncières alors qu'elles sont à priori impossibles à l'heure actuelle sans passer par le Conseil d'Etat pour tout le territoire classé en forêt de protection, ne fait pas très sérieux. Sur ce point d'ailleurs, nous ne sommes pas en phase avec la SSFFVS car nous ne souhaitons pas une mise sous-cloche intégrale de la forêt et certains aménagements sont indispensables (parking, carrefours routiers, passerelles piétons et animaux...)

A la Tl²Bleau chers amis de la SSFFVS nous sommes tout prêt à vous soutenir et conseiller dans ce combat vers une amélioration du traitement paysagé de la forêt de Fontainebleau et de la prise en compte des méthodes douce de Sylviculture que nous évoquons régulièrement dans nos différents portails à commencer par cet article dans lequel vous retrouverez les liens vers d'autres plus anciens...

Tous les renseignement sur le site de la SSFFVS


Article de la République 77 du 09 juin
Plusieurs bons mois de retard !!!

NATURE