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Sur les chemins

Escalade

Matos

2014-02-16

Bourgogne : 4479 voies,
1436 photo topos,
205 dessins…
Une nouvelle fois les anglais vont tirer les premiers ! 

Ainsi, chez JingoWoobly  devrait sortir d’ici quelques jours la réédition du topo consacré à la Bourgogne avec de nombreuses mises à jour. Si l’on doit reconnaître le travail des auteurs sur le terrain et l’exhaustivité de leurs publications on ne peut que regretter le manque de dynamisme des associations locales dans le renouvellement des topos "Made in France". 
En l’occurrence, pour la Bourgogne, si le CAF tarde tant à mettre à jour ses ouvrages sur Saffre, Haute-Roche ou Cormot, il devrait peut-être laisser faire la génération de jeunes grimpeurs qui développent les sites !

Ce sont les français qui passent des heures
pendus pour purger et équiper vos nouvelles
voies !


Les anglais poursuivent donc leur travail de topographie des falaises françaises au mépris du financement de l’équipement des sites naturels (voir à ce sujet notre article sur le Vaucluse et la réaction locale)

Car, même si les éditeurs étrangers ne gagnent pas d'argent sur les topos comme ils le prétendent (se sont de vrais philanthropes quoi !), ils en font perdre aux associations et individuels français qui eux, en ont besoin pour entretenir et développer de nouveaux sites.

D’ailleurs, avant de dépenser la trentaine d’euros dans le nouveau Jingo, sachez qu’une version française est en cours de rédaction par la FFME (une sorte de topo type « Route de la grimpe ») et que celui de Cormot sortira au printemps augmenté du spot dit de Baderne, la falaise du Bout du monde, longtemps restée « secrète » car soumise à un dur Arrêté préfectoral de Biotope (Grand duc).

Le Bout du monde c'est un cirque où les locaux ont développé le haut niveau de Cormot à découvrir ce printemps
(à la fin de l'APB) avec le nouveau topo français 

En exclu pour les lecteurs de la TL²B
La Couv'






"Les Maisons de Bornage", vous connaissez ? Bon, "Naturaya" peut être ? Toujours pas. Pourtant nous vous avions parlé à diverses reprises (ici par exemple) de cette association qui cherche a éduquer et sensibiliser le public à l'environnement dans le pays de Fontainebleau. Grégoire, notre rédac' chef a même collaboré à leur magazine gratuit. Les Maisons de bornage nées en 1996 sont actuellement en redressement. Ce n'est pas une maladie honteuse mais le signe que quelques choses ne fonctionne pas bien dans la politique locale d'accueil du public !
Nous sommes solidaires des salariés et bénévoles de l'association qui n'ont pas à rougir de leurs travaux réalisés avec peu de moyens dans un contexte politique et économique local très difficile. En effet, comme l'explique son Directeur adjoint dans le Communiqué ci après, il est difficile de faire cohabiter sur un même territoire, des associations et organismes largement subventionnés qui font concurrence aux "Maisons"... 
Souhaitons donc bon courage à ces salariés engagés au service de la biodiversité… 



Communiqué

Veneux-Les Sablons, le 17 février 2014

Salarié depuis 2011 à l’association des Maisons du Bornage en qualité de Directeur Adjoint, je tenais à travers ce communiqué de presse, à redéfinir les missions de l’association, et par la même occasion au nom de tous les salariés, conforter nos fondateurs, administrateurs, financeurs, adhérents, sympathisants, partenaires, et les fidèles à l’association des Maisons du Bornage.

En effet, à chaque période électorale, les salariés de l’association des Maisons du Bornage subissent constamment les mêmes attaques de la part des opposants politiques des communes adhérentes de l'association.

Quand on cite les « Maisons du Bornage », on pense "politique", alors que 90% de nos animations sont réalisées avec les enfants. Nous recevons même des écoles d'Amiens !

Paradoxalement, les personnes qui négligent nos missions n'ont aucune connaissance de nos activités et de nos actions en faveur de la biodiversité en Île-de-France.

L’association des Maisons du Bornage est née en 1996, à la suite de recherches environnementales de Josée de Félice, géographe au sein de l’Université Paris VII, qui révèlent une sur fréquentation très dommageable du massif forestier de fontainebleau.
Avec le soutien d’Yvonne Garnier, ancien maire d’Ury, Josée de Félice avait pour objectif d’aider les visiteurs à découvrir « autrement » la forêt de Fontainebleau, en créant une association de sensibilisation et d’éducation à l’environnement… L’idée principale était de mettre en place des micro-centres d’écotourisme aux abords de la forêt, à travers des maisons thématiques et d’y développer de l’animation pédagogique pour tous publics.

Alors, quels sont nos objectifs ?

Maintenir et de préserver la qualité de l’environnement forestier par :

• La sensibilisation et la responsabilisation des publics scolaires, adultes et handicapés à la fragilité de notre patrimoine naturel et architectural grâce à la promotion et la gestion d’un réseau de maisons thématiques en lisière de forêt pour l’accueil, l’information et la formation des différents publics fréquentant la forêt.

• La création et la gestion de petits pôles économiques de développement local durable dans les communes du bornage, lié au bon usage d’un environnement exceptionnel.

• La gestion de lieux d’hébergement touristique tels que les campings et les hôtels verts.

• Le maintien et la préservation de la qualité de l’environnement forestier et du bord de Seine exceptionnel pour les générations actuelles et futures.

• Le développement de la capacité d’accueil touristique dans les communes du bornage ;

• La participation de façon induite au développement économique local.

L’association, pour atteindre ses objectifs, est adossée à un syndicat intercommunal qui, seul, gère les investissements et les réalisations dont la gestion nous a été confiée par Délégation de Service Public (DSP).

Le redressement judiciaire qui touche l’association depuis plusieurs mois est la déplorable conséquence d’un désintérêt et d’enjeux politiques qui ont conduit plusieurs élus à renier leurs engagements et à négliger en toute impunité leurs dettes envers l’association des Maisons du Bornage. Voilà les faits qui expliquent la dette uniquement sociale à laquelle l’association n’a pu faire face.

Un redressement judiciaire n’est pas une maladie honteuse. Il représente une opportunité de pouvoir apurer ses dettes et enfin poursuivre sainement son activité.

A ce jour l’association ne perçoit aucune subvention de fonctionnement pour atteindre ses objectifs. Nos recettes sont issues des adhésions des 26 communes adhérentes, de nos prestations d’éducation à l’environnement et de la gestion des infrastructures du syndicat intercommunal des Maisons du Bornage. Les comptes d’exploitation de l’association des Maisons du Bornage sont positifs. Sans aucun incident de paiement des charges sociales depuis le début du redressement.

Quoi qu’on en dise, et quoi qu’il advienne, les salariés de l’association sont fiers de travailler pour l’intérêt général et la préservation d’une nature riche et fragile à la fois.
L’engagement des communes adhérentes aux Maisons du bornage doit être salué et encouragé. En effet, il a permis la création d’emploi permettant d’assumer :

• L’animation pédagogique d’éducation à l’environnement de 15 000 enfants par an ;

• La gestion de la Maison des Insectes à Saint-Fargeau Ponthierry ;

• La gestion de la Maison de l’Eau sur la péniche Clématite ;

• La gestion et l’entretien du Jardin Pédagogique des Noues récompensé par le « Grand prix 2012 de la Société Nationale d’Horticulture de France » ;

• La gestion d’hébergements verts avec le camping de Samois sur Seine et bientôt le Moulin Provencher de Moret-sur-Loing ;

• Des sorties et activités nature pour le grand public comme nos « balades à l’écoute du brame » ;

• Des partenariats pertinents pour des missions environnementales comme l’action « forêt propre » avec l’ONF, le Centre d’éco-tourisme de Franchard de Seine-et-Marne Tourisme, la Réserve de Biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais, le SMICTOM de la Région de Fontainebleau et SMITOM-Lombric, les Amis de la Forêt de Fontainebleau…

Être salarié à l’association des Maisons du Bornage ce n’est pas une « affaire politique », mais un dévouement absolu au service de la biodiversité pour une durabilité de notre écosystème.

Patrick Plessier
Directeur adjoint chargé des finances



En tous cas, les salariés et bénévoles tiennent bon la barre et vous invitent à poursuivre la lutte contre les déchets en forêt lors de la semaine du développement durable !
Tous les renseignement sur www.naturaya.fr



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