Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2014-01-26

Camp4.14 bleau

Les inscriptions sont ouvertes !

Après le succès des deux éditions précédentes, la troisième mouture de "Camp 4" aura lieu du 25 au 29 avril 2014 à la base de loisirs de plein air de Buthiers (Seine-et-Marne).


 
Organisé par le Club alpin français "Camp4 Bleau", ce rassemblement de jeunes de 12 à 25 ans autour de la pratique du bloc doit son nom au célèbre “Campground” organisé au début des années 40 dans le parc des Yosemite (USA), au pied du massif des Three Brothers. Marqué par un esprit de liberté, d’effervescence, son ambiance a attiré des grimpeurs du monde entier et marqué l’histoire de l’escalade. "Camp4.14 bleau" s’inscrit dans cet esprit de rassemblement, de discussion et de fête.

Au programme de l’édition 2014 : pratique du bloc dans les différents massifs de Fontainebleau ; ateliers d’initiation à la sécurité et à une pratique durable du bloc ; soirées customisées (présentation des groupes par vidéo dans la salle lounge escalade) ; initiation à la slackline et à la highline ; contest amical de bloc... Un rassemblement des groupes espoirs FFCAM aura lieu pendant ces journées auxquelles participeront les grimpeurs du team Petzl.
 
Les participants évolueront sur plusieurs secteurs du massif de Fontainebleau (Eléphant, Isatis, Canche…). Ils camperont parmi les blocs, sur le sable de la Base de Loisirs et de Plein Air de Buthiers.
 
Clubs et groupes constitués peuvent dès maintenant s'inscrire à l'édition 2014 de Camp4 en téléchargeant les documents ci-joints.

 
Pour tout renseignement, contactez :
- Henri-Luc Rillh : 06 86 28 17 24 - hl.rillh@ffcam.fr
- Alain Changenet : 06 89 15 03 02 - alain.changenet@orange.fr
 
Retrouvez Camp 4 sur Facebook
 
 Document PDFCamp4 invitation VD.pdf Document Excelcamp4.14 Fiche d'inscription club VD.xls Document Excelrestaur camp4.14 tarifs restauration VD.xls

Mise à jour du 08/04 by Petzl

Sous ce titre un brin provocateur, nous souhaitons reparler ici des Réserves Biologiques Intégrales de Fontainebleau. A quoi servent-elles ? Que peut-on y faire ? Qui s'en occupe ?... Le sujet divise parfois les usagers mais encore faut il savoir de quoi l'on parle. Difficile car dès que l'on aborde le sujet avec certains interlocuteurs, on a l'impression d'aborder un sujet tabou. Parfois, juste de l'évoquer, de prononcer cet acronyme RBI, peut vous valoir un regard noir assorti d' un Chut.... Alors quand les grimpeurs s'interrogent sur le passage de certains sites en RBI, vous imaginez.
A la Tl²Bleau, cela nous fait plaisir d'en parler et puisqu'aucun sujet ne nous effraye on vous dit tout (ou presque) !



La forêt domaniale de Fontainebleau abrite ce que l'on présente toujours comme la première réserve intégrale, la célèbre "série artistique" ou 21ème série depuis la fin du XIXème siècle, créée à l'initiative de peintres (voir nos différentes pages et celle-ci).

En juillet 1945, la Société des Amis de la Forêt de Fontainebleau (AAFF) obtient du Ministre de l'Agriculture la création de la Commission consultative des Réserves Artistiques et Biologiques de Fontainebleau. Les études scientifiques menées dans ces réserves permettent le maintien en 1953, des 1 070 ha de série artistique, la constitution de 552 ha de nouvelles réserves et la création de la première réserve biologique intégrale (RBI) sur 141 ha. Les anciennes parcelles constituant la série artistique sont déclassées en 1967 à l'exception des plus belles qui avaient été transformées en RBI en 1953. De nouveaux arrêtés ministériels sont pris le 7 août 1967 puis le 11 janvier 1972 instituant 415 ha de réserves dont 136 ha classées en RBI. A cette date, il est clairement établi que l'objectif prioritaire de cette forêt devient l'accueil du public, ce qui signifie que sa gestion en vue de produire du bois de coupe devient plus limitée.

En 2003, on a donc 580 ha de RBI, sur 21500 ha de domaniale, en plusieurs morceaux avec plusieurs projets d'extension (650 ha supplémentaires) contestés par certains usagers dont les grimpeurs et certains randonneurs...

Mais qu'est-ce donc que ces réserves ?

Les réserves biologiques s'appliquent au domaine forestier de l'Etat (réserve biologique domaniale) géré par l'Office national des forêts (ONF) ou à des forêts relevant du régime forestier (et gérés à ce titre par l’ONF) telles que les forêts de collectivités (réserve biologique forestière). Elles concernent des espaces forestiers et associés comportant des milieux ou des espèces remarquables, rares ou vulnérables. L'initiative du classement en réserve biologique appartient à l’ONF ou au propriétaire de la forêt dans le cas d'une réserve biologique forestière.

L'ONF élabore le dossier de création, qui constitue également le premier plan de gestion de la réserve. L'avis de la Direction régionale de l'environnement (DIREN) et de la Direction régionale de l'’agriculture et de la forêt (DRAF) sur le dossier de création est requis. Ce dernier est soumis à l'avis du Conseil national de la protection de la nature (CNPN).

La création de la réserve biologique intervient par arrêté des ministres en charge de l'environnement et de l'agriculture. Une réserve biologique est créée pour une durée illimitée. Son acte de création et son plan de gestion sont distincts de l'arrêté d’aménagement de la forêt contenant la réserve. La gestion d’une réserve biologique est particulièrement orientée vers la sauvegarde des milieux, de la faune, de la flore ou de toute autre ressource naturelle. Le classement en réserve biologique institue 2 types de protection : 
* les réserves biologique intégrales ou RBI :
les exploitations forestières et les travaux y sont exclues ; 
* les réserves biologique dirigées ou RBD :
les interventions sylvicoles ou travaux spécifiques sont orientées uniquement dans un but de conservation des habitats et des espèces ayant motivé la création de la réserve. 

Une zone tampon périphérique peut être instituée, afin d'y appliquées des règles spécifiques de sylviculture établies en fonction de l'objectif de protection. Ce type de protection permet une meilleure connaissance du milieu naturel, en servant de sites privilégiés d'études pour les scientifiques. Les réserves biologiques sont également propices à l'accueil du public pour des actions de sensibilisation et d'éducation.


Les RBI de Fontainebleau Source ONF


Il n'existe pas de différence fondamentale entre les effets juridique des classements en RBI ou RBD. C'est au cas par cas qu'un arrêté fixe la réglementation. L'arrêté de création établit des réglementations spécifiques à chaque réserve biologique. La plupart de ces prescriptions portent sur les coupes d'arbres qui sont limitées ou arrêtées ; elles peuvent également interdire la fréquentation du public sur toute ou partie de la réserve ou seulement réglementer ces activités (cueillette, animaux de compagnie…). Cet arrêté est opposable aux tiers.

Les réserves biologiques font partie des espaces relevant prioritairement de la Stratégie de Création d’Aires Protégées mise en place actuellement. Selon les habitats et les orientations de gestion, on distingue les réserves biologiques dirigées, où est mise en place une gestion conservatoire (relevant de la catégorie IV1 de l’UICN) et les réserves biologiques intégrales où la forêt est laissée en libre évolution (pouvant relever de la catégorie Ia2 de l’UICN).

1 Catégorie IV : Aire de gestion des habitats ou des espèces 
Les aires protégées de la catégorie IV visent à protéger des espèces ou des habitats particuliers, et leur gestion reflète cette priorité. De nombreuses aires protégées de la catégorie IV ont besoin d’interventions régulières et actives pour répondre aux exigences d’espèces particulières ou pour maintenir des habitats, mais cela n’est pas une exigence de la catégorie.

2 Catégorie Ia : Réserve naturelle intégrale 
La catégorie Ia contient des aires protégées qui sont mises en réserve pour protéger la biodiversité et aussi, éventuellement, des caractéristiques géologique/géomorphologiques, où les visites, l’utilisation et les impacts humains sont strictement contrôlés et limités pour garantir la protection des valeurs de conservation. Ces aires protégées peuvent servir d’aires de référence indispensables pour la recherche scientifique et la surveillance continue.

Vous aurez compris, une RBI est un espace soustrait à toute action humaine et par voie de conséquence, sauf mention contraire, vous ne devez pas y pénétrer, encore moins y avoir une activité !


RBI du Gros Fouteau
Le hêtre y a gagné beaucoup de terrain en 150 ans


Le débat à Fontainebleau :

En forêt domaniale de Fontainebleau (non compris les Trois Pignons et la Commanderie) 20% de la superficie totale (3.500 ha) font l'objet d'une attention particulière pour constituer ce qu'on appelle les séries protégées. Elles sont toutes composées de milieux remarquables par leur faune, leur flore ou leurs écosystèmes rares, que l'on veut conserver en adaptant éventuellement les règles de gestion forestière habituelle. Ainsi, pour maintenir certains milieux "ouverts" (sans grands arbres), on n'hésitera pas à pratiquer régulièrement l'abattage de toutes jeunes pousses.

A l'inverse, dans les RBI, la conservation ou le développement durable ne sont pas du tout les objectifs recherchés ; ce sont des réserves dans lesquelles l'homme s'est donné comme règle de ne pas intervenir quelle que soit l'évolution du milieu afin d'en observer cette évolution dans le temps. Et ce, même si cela doit entraîner la disparition d'une espèce ou d'un patrimoine !

A Fontainebleau les surfaces de ces réserves intégrales ont été multipliées par quatre, en 1996, pour passer de 136 ha à près de 600 ha actuellement !

La plus connue et la plus vieilles de ces réserves est celle du Gros Fouteau, où après un siècle et demi, même dans les endroits où l'évolution a été lente, les chênes ont cédé la place à des hêtres devenus l'essence dominante. On aboutit ainsi au résultat inverse de celui recherché par les peintres de Barbizon qui voulaient protéger leurs chênes de la hache du bûcheron. A l'heure où les forestiers et les naturalistes réclament l'éradication du hêtre qui ne serait pas ici à sa place, avouez qu'il y a de quoi sourie... 

Faut-il augmenter ces réserves intégrales en forêt de Fontainebleau comme l'envisage l'ONF ou certains naturalistes ?

Notre réponse est clairement non.


1° Il n'est pas démontré que l'extension de ces réserves sur d'autres surfaces de la forêt apporterait des informations scientifiques nouvelles et dignes d'intérêt en particulier sur les essences d'arbres envahissantes.

2° Il n'est pas raisonnable d'interdire autoritairement aux usagers des surfaces encore plus grandes de la forêt alors qu'elle reçoit 17 millions de visites chaque année et qu'elle est située au cœur d'une région en croissance démographique. La fonction d'accueil du public doit rester essentielle pour le gestionnaire de la forêt. Seule une large diffusion du public permet de limiter l'érosion en la diluant sur la surface.

3° Ces réserves perdent la richesse de leur grande diversité biologique alors que les milieux identifiés comme remarquables peuvent faire l'objet de règles particulières de gestion dans des réserves dites dirigées.
Le public peut y circuler librement et peut apprécier la diversité biologique, la richesse de la flore et de la faune mais aussi la diversité des paysages.

4° La création de ces réserves a nécessité le détournement de nombreux sentiers de randonnée créés au XIXe (voir notre article sur ce sujet) entraînant la disparition de tout une partie de notre patrimoine historique (nous en avions parlé il y a peu avec le cas de la fontaine Sanguinède).



Exemple de perte du patrimoine

Il y a quelques années, le long du sentier bleu, on trouvait cet hommage à Denecourt.
Depuis, le sentier bleu a été détourné pour cause de RBI et cet élément du Patrimoine historique local disparaît...
Photos : Patrick Jubeau/Une photo par jour ou presque



On pourrait ajouter, en étant un brin cynique, que toute exploitation sylvicole y est interdite, alors qu'une des priorités de l'ONF est de rétablir ses équilibres financiers !

En 2003,de nouveaux projet d'extension de ces réserves avaient vu le jour et notamment une bonne partie des sites de Franchard.  Lors de son assemblée générale, l'AFF, attentive à la conservation de la forêt, à son libre accès au public et à sa fonction économique, avait longuement débattue du sujet. M B GAMBLIN, Directeur Territorial de l’ONF de l'époque, y était intervenu rappelant que, sur 34.000 ha de forêt domaniale en Seine-et-Marne, il existe déjà 600 hectares de réserves biologiques intégrales. Dans le Contrat de Plan il était demandé deux réserves biologiques de niveau national de 2.000 ha. Fontainebleau avait été proposé mais n'a pas été retenu dans ce programme.

Une dizaine d'associations d'usagers se sont alors opposées aux nouvelles réserves signant une motion "pour un libre accès du public en forêt de Fontainebleau".

Par ailleurs les échanges avaient permis de montrer qu'une RBI, si on s'en donne la peine lors de sa création, n'est pas synonyme d'INTERDIT. C'est notamment le cas en Bavière.
Voilà, un document tout droit sorti des presse de l'ONF...


Pourquoi en reparler aujourd'hui ?

Il y a plusieurs raisons à cela. 
La première est la préparation du nouveau Plan d'Aménagement forestier qui doit être rédigé pour 2015. A cette occasion, les différents Comités de pilotage dont nous avons évoqué à diverses reprises le manque de transparence, pourraient bien décider d'augmenter à nouveau ces surfaces de RBI. Il convient donc d'anticiper le débat et de faire connaître la position des usagers.

Deuxième raison, sur un forum d'escalade, des grimpeurs se sont interrogés sur le passage en domaniale d'une partie des rochers de Recloses jusqu'ici en propriété privée et qui constituaient un secteur de chasse où ils n'étaient pas les bienvenus.

Ce site abritent quelques très gros cailloux, parmi les plus durs de la forêt, et pour lesquels des grimpeurs viennent des 4 coins du monde (Australie, Japon, Europe, USA...)

La discussion a permit de voir à quel point l'information sur les RBI est mal connu des grimpeurs mais aussi des randonneurs et vététistes qui fréquentent notre forêt.


Les rochers de Recloses, pour l'essentiel ne sont pas encore en forêt domaniale, à l'exception en effet d'une toute petite partie intégrée à la réserve biologique intégrale de la Vallée Jauberton. Il s'agit de la parcelle forestière n° 574. C'est bien là que se trouve Opium et deux autres blocs (carré jaune)




Concernant l'escalade, citons le dossier général de gestion des RBI (p136) : "à l'exception des itinéraires traversés mentionnés ci-après, l'accès du public en réserves biologiques intégrales sera interdit." Dans la RBI de la Vallée Jauberton, l' "accès au public piéton à l'intérieur de la réserve" se cantonne à la "traversée entre les parcelles 573 et 574"(chemin du bornage).


L'escalade est donc clairement interdite en RBI et seul un accès piéton est maintenu sur le chemin.



Pour autant, tous les usagers ne sont pas logés à la même enseigne !

Dans les RBI, l'escalade est interdite mais la chasse est autorisée "dans un objectif de régulation des populations à l'échelle du massif. Le nombre d'interventions y est cependant plus limité que dans le reste de la forêt : un passage par an au minimum, trois au maximum." (p134 du dossier général de gestion des RBI). 


L'approbation des plans de gestion des RBI est en court ; les arrêtés sont signés du ministre de l'agriculture mais pas encore de celui de l'environnement, donc pour l'instant l'ONF ne diffuse pas les documents de gestion, empêchant ainsi tous recours des usagers contrairement à ce que prévoit le législateur en matière d'environnement !

En dehors de ce cas précis, le site Bleau.info, comme certains topos, recèlent de blocs situés dans les RBI sans en informer les grimepurs. Nous pensons
 notamment à tous les blocs de la Mare aux Corneilles et au rocher de Milly ou aux Béorlots (pour info le classement en réserves biologique ou du moins le panneautage ONF sur le terrain est intervenu après l'ouverture de ces  cailloux peu fréquentés) mais aussi au Coquibus (Réserve biologique dirigée).

Il serait bon que l'ONF intègre un peu plus les grimpeurs dans leurs comités et réflexion sur le sujet des réserves (Rappelez-vous nos articles de juin 2013 sur le problème de gouvernance dont celui-ci). 

Quand aux grimpeurs, les forts, les indépendants... il serait peut être temps qu'ils participent à la vie associative et défendent leur territoire ! La TL²B s'est faite porte-parole ces dernières années mais c'est quand même lassant de voir si peu d'action de ceux qui sont aussi les premiers à critiquer. Bref, prenez vos responsabilités et ne venez pas pleurer si quelques cailloux vous sont interdits...

Pour aller plus loin :

Les RBI trouvent leur existence juridiques  dans les textes suivants :

Convention du 3 février 1981 concernant les réserves biologiques domaniales, entre les Ministères chargés de l’environnement et de l’agriculture et l’Office national des forêts.
Convention du 14 mai 1986 concernant les réserves biologiques dans les forêts non domaniales relevant du régime forestier, entre les Ministères de l’environnement et de l’agriculture et l’Office national des forêts.
Instruction 95 T 32 du 10 mai 1995 sur les réserves biologiques dirigées et séries d’intérêt écologique particulier.
Instruction 98 T 37 du 30 décembre 1998 sur les réserves biologiques intégrales.

Derniers textes officiels publiés pour Fontainebleau

·
Décret du 7 février 2008 portant classement complémentaire dans la forêt de protection de Fontainebleau de parcelles situées sur le territoire des communes de Fontainebleau, Larchant et Saint-Pierre-lès-Nemours dans le département de Seine-et-Marne
NOR AGRF0801771D
JO du 09/02/2008 texte : 0034;30 page 2461
(Application des art. R. 411-1 et s. du code forestier)

· Décret du 22 juin 2005 portant classement complémentaire dans la forêt de protection de Fontainebleau de parcelles situées sur le territoire des communes de Barbizon, Bois-le-Roi, Dammarie-les-Lys, Fontainebleau et Saint-Pierre-lès-Nemours, dans le département de Seine-et-Marne
NOR AGRF0501293D
J.O. du 24/06/2005 texte : n° 29(page 10516)
(Application des art. R. 411-1 et s. du code forestier)

· Décret du 27 novembre 2003 portant classement complémentaire dans la forêt de protection de Fontainebleau de parcelles situées sur le territoire des communes d'Achères-la-Forêt, Bois-le-Roi, Fontainebleau, Larchant, Noisy-sur-Ecole et Saint-Pierre-lès-Nemours dans le département de Seine-et-Marne
NOR AGRF0302307D
J.O. du 04/12/2003 Page : 20723
(Application des art. R. 411-1 et s. du code forestier)

· Décret du 19 avril 2002 portant classement comme forêt de protection de la forêt de Fontainebleau sur le territoire des communes d'Achères-la-Forêt, Arbonne-la-Forêt, Avon, Barbizon, Bois-le-Roi, Boissy-aux-Cailles, Bourron-Marlotte, Chailly-en-Bière, Dammarie-les-Lys, Fleury-en-Bière, Fontainebleau, Grez-sur-Loing, La Chapelle-la-Reine, Larchant, La Rochette, Le Vaudoué, Montigny-sur-Loing, Moret-sur-Loing, Noisy-sur-Ecole, Recloses, Samois-sur-Seine, Saint-Martin-en-Bière, Saint-Pierre-lès-Nemours, Thomery, Tousson, Ury, Veneux-les-Sablons, Villiers-en-Bière et Villiers-sous-Grez dans le département de Seine-et-Marne et sur le territoire des communes de Courances et Milly-la-Forêt dans le département de l'Essonne
NOR AGRR0200473D
J.O. du 23/04/2002 Page : 7211
(Application des art. R. 411-1 et s. du code forestier)

Visualiser les Réserve partout en France avec le portail officiel

http://carmen.carmencarto.fr/105/ONF_RB_Metro.map

Dans nos pages :
- Les mesures de protection de Fontainebleau

Et aussi dans notre boite à outils

L'équipement et l'ouverture de nouvelles voies à Montserrat (Catalogne) au cours des deux prochaines années est interdit. Cette décision prise par la Commission technique de la réglementation de l'escalade , lors de la révision annuelle de la charte locale est applicable depuis le 1er janvier.


Vue d'ensemble des murs de la côté nord de Montserrat . Photo: Jorge Picallo .

Le règlement du  parc Montserrat date du 9 Juillet 2008 et est renouvelé chaque année. Une charte vise à réduire au minimum l'impact de nos activités Escalade sur l'environnement notamment pour la conservation et la protection des oiseaux de proie...

Si l'escalade y est reconnue comme une activité traditionnelle mais nécessitant des limitations pour 
assurer la préservation des espèces en voie de disparition , les forêts et les cours d'eau...

Pour la période du 1er Janvier , 2014 au le 31 Décembre 2015 l''escalade à Montserrat est réglementée selon les points suivants :

1. deux ans de moratoire.
2. l'entretien de l'équipement existant est soumis à autorisation. La demande d'autorisation doit être fait entre le 1er Janvier et le 30 Juin . Sa mise en œuvre doit être réalisée dans la période du 1er Juillet to 31 Décembre . 
3. La Zone C- 8 Monastère de Sant Benet ( Colonia Puig ) cesse d'être réglementée.
4. Les zones de nidifications (appelée C- 9 , voir carte) , seront réglementés comme les autres zones C du 15 février au 31 mai.
5.Le matériel d'équipement de couleur (à l'exception de la couleur gris qui se confond avec la roche ) n'est plus autorisé .
6. L'utilisation de peinture ou autre matériau est autorisée marquer l' emplacement, le nom ou la difficulté des voies d'escalade ou d'autres équipements .

Voir la déclaration du Conseil de la montagne de Montserrat ( PDF )

Source
On vous avez annoncé l'enquête publique sur le SDRIF, il y a été approuvé par l'Etat par décret signé le 27 décembre 2013. Le Sdrif avait été adopté le 18 octobre par le conseil régional et le Conseil d'Etat avait rendu un avis favorable le 17 décembre. Le Sdrif encadre, entre autres, la construction de logements (avec un objectif de construction fixé à 70.000 par an), la création des infrastructures de transport et notamment la construction des nouvelles lignes de métro du Grand Paris, le complexe aéroportuaire (voir notre article ici...) et la préservation des espaces naturels et agricoles (lien vers article d'Actu-environnement).


"L'approbation du Sdrif est une étape importante car elle pose les bases réglementaires nécessaires à la mise en œuvre du projet partagé par l'Etat et la région pour un développement équilibré, durable et solidaire de l'Ile-de-France", estime Cécile Duflot, ministre de l'Egalité des territoires, ajoutant qu'"à travers le Sdrif, la région joue pleinement son rôle de planification stratégique du développement du territoire francilien et de préservation des équilibres sociaux et environnementaux".

Le document "s'appuie sur le socle du projet voté en 2008, fruit d'un large consensus et précurseur en matière d'aménagement durable, que les évolutions législatives amenées par les lois Grenelle, la loi du Grand Paris et la loi du 15 juin 2011 ont conduit à mettre en révision", résume la Région.

Les collectivités d'Ile-de-France doivent respecter les orientations du Sdrif dans leurs schémas de développement, leurs documents d'urbanisme, leurs programmes locaux de l'habitat ainsi que dans leurs opérations d'aménagement.

En attendant de compulser les centaines de pages, voici pour nos lecteurs les plus passionnés ce qui vous attendant dans la région d'ici 2030 !
Comme ce qui nous intéresse à la TL²B, c'est l'environnement, lisez les quelques 200 pages de l'évaluation environnementale ci-dessous (et les autres documents dans notre boîte à outils) ou télécharger le tous (fichier Zip)



http://www.iledefrance.fr/sites/default/files/SDRIF.zip

Sur le portail historique de la TL²B nous avions évoqué, il y a bien longtemps, la problématique des couloirs aériens (en 2011) et tout particulièrement leur modification qui avaient engendré, entre autres, une vive réaction de l'ensemble des PNR d'Ile-de-France. Nous avions aussi évoqué dans un autre article, la consultation pour le SDRIF. Ce dernier a été adopté le 13 octobre dernier par le Conseil régional. Les documents mis à la disposition du public font craindre le pire aux spécialistes avec un fort accroissement des nuisances lié à la politique du "tout Roissy" décrite notamment par Sébastien Trollé et résumé par Actu-environnement.




Le Schéma directeur « Île-de-France 2030 » a été adopté par le conseil régional le 18 octobre 2013, approuvé par l'État le 27 décembre et publié le 28 décembre 2013 au Journal officiel. Cette publication fait suite à l'avis favorable émis le 17 décembre par le Conseil d'État.

Voici un extrait de l'avis d'expert proposé par Sébastien Trollé, Directeur commercial des Éditions Cogiterra, auteur de l'ouvrage sur les nuisances aériennes "Les Poisons du Ciel" et publié par le site Actu-environnement (voir colonne de droite).

La lecture du Schéma directeur d'Île-de-France pour 2030 (Sdrif 2030), met en valeur le fort intérêt que porte la Région au développement du transport aérien et à ses infrastructures dédiées. Car l'économie régionale, dans un contexte de mondialisation, dépend pour partie des échanges internationaux et de l'implantation de fonctions stratégiques de très haut niveau international.

Selon le Sdrif, Paris serait la 3ème ville de congrès au monde, l'Île-de-France serait la 2ème métropole mondiale pour l'accueil des sièges d'organisations internationales, elle serait même classée au 1er rang des projets d'implantation de centres de recherche [...]

Dans ce contexte, le rôle pivot que jouent les aéroports franciliens constitue un atout. Avec 234.067 mouvements d'avions à Paris-Orly, 497 127 à Paris-CDG, et 88,8 millions de passagers en 2012, un record, le transport aérien résiste bien à la crise. D'ici à 2030, la DGAC prévoit 217.000 mouvements annuels supplémentaires sur les aéroports franciliens, selon une hypothèse de croissance du trafic de 1,2% par an. Eurocontrol, pour sa part, avance une hypothèse de croissance de 2,8% par an, soit 593.000 mouvements supplémentaires.

Un développement que la Région Île-de-France souhaiterait accueillir en son sein, grâce à des capacités techniques aéroportuaires extensibles : le plafonnement à Paris-Orly pourrait être remis en cause, les réserves de capacités à Paris-CDG sont grandes (la saturation technique de Roissy-CDG interviendrait aux alentours de 2025, à cadencement des aéronefs constant), et il est possible d'y construire une cinquième piste.

[...]

Ciel du matin, à Melun 77,
Photo Greg Clouzeau 2013


Les ambitions pour le Grand Roissy sont grandes et la liste des projets impressionnante : développement de la plateforme aéroportuaire, RER B+, ligne 17 du Grand Paris Express, ligne CDG-Express, ligne TGV Roissy-Picardie, interconnexion avec la future ligne TGV Paris-Normandie, gare TGV Fret à Goussainville, extension du parc des expositions de Paris Nord Villepinte, enrichissement de l'offre hôtelière, commerciale et de loisirs, International Trade Center, développement de parcs d'activités...
Paris, métropole mondiale, s'appuiera sur le développement polycentrique de la région Île-de-france, et le Grand Roissy aura pour mission d'être une porte d'échanges avec l'international.

Le Sdrif 2030 confirme le choix de la Région pour le “tout-Roissy”
S'il est justifié de nourrir des ambitions économiques pour les territoires, et que le secteur des transports ait son rôle à jouer, deux impasses trahissent un certain dogmatisme de la part des auteurs du Sdrif 2030 :
1 - l'état actuel de saturation environnementale des aéroports existants est habilement nié, à la faveur du sacro-saint "tout-Roissy",
2- certaines solutions alternatives de moindres nuisances, taboues, n'ont pas été mentionnées.
Et pourtant, les auteurs du Sdrif estiment porter “le projet de la transition à l'aune du développement durable” et se préoccuper du cadre de vie des Franciliens.L'ambition revendiquée est même “d'établir un nouveau modèle de développement”... Mais pour l'aérien, c'est le conformisme qui a été retenu.
Étonnamment, le Sdrif dresse un diagnostic plutôt réaliste de la difficulté sociale et environnementale à concentrer tout le trafic aérien sur un petit territoire, particulièrement dense : bruit et pollution atmosphérique problématiques, vols de nuit à très fort impact sanitaire, coût environnemental supporté par les populations les plus modestes, dépendance déraisonnable du territoire aux énergies fossiles, pression foncière excessive sur les terres agricoles encore disponibles, saturation du territoire...

Et le soir, le ciel est encore rayé... Ce n'est pas une pluie d'étoiles filantes mais les conséquences
de l'intense trafic... Photo Greg CLOUZEAU 2013


De sombres perspectives environnementales pour l'Île-de-France
Pire, de l'aveu des auteurs du Sdrif 2030, les perspectives de croissance du trafic aérien sont problématiques, notamment en raison de la quête de densification de l'habitat en Île-de-France : aux abords des grands aéroports, le Sdrif recense 74 secteurs majeurs de densification urbaine et 89 secteurs d'urbanisation nouvelle, localisés dans les zones de dépassement du seuil réglementaire de 55dB.

Outre les secteurs couverts par un Plan d'Expostion au Bruit, éligibles à des règles d'urbanisme spécifiques, mais assez peu protectrices en définitive, le Sdrif passe sous silence la carte non-administrative du bruit, qui concerne les populations survolées à plusieurs dizaines de kilomètres des aéroports. Là aussi, la densification est à l'oeuvre et exposera les populations aux pollutions.

Concernant l'aérien, le Sdrif 2030 n'apporte pas de solutions suffisantes pour protéger les Franciliens. Les mesures d'évitement des nuisances sont dérisoires face à l'augmentation annoncée du trafic : maîtrise des déplacements (mensonge), augmentation du taux d'emport (insuffisant), report modal air-rail (le plan TGV français est à l'arrêt et le TGV permet tout autant de drainer des clients supplémentaires à Roissy-CDG), réduction des nuisances à la source grâce aux évolutions techniques (très long terme) et aux procédures d'approche (aléatoire), plafonnement du nombre de mouvements à Roissy-CDG à l'horizon 2030 (lorsque les capacités techniques maximales seront atteintes), réduction du nombre de vols la nuit (de 0h à 5h30 seulement), valorisation des gisements de calme au sein des zones bruyantes, tels que les massifs forestiers (risible).

[...]
   
Malheureusement, ces "incidences positives", mentionnées dans le Sdrif 2030, se font au prix de la concentration des nuisances au sein d'un territoire très urbanisé, et donc, au prix de la maximisation "des incidences négatives" sur le plan social et environnemental. Sans compensation économique suffisante pour les victimes, d'ailleurs, dont le parcours à l'emploi et la mobilité sont en décalage par rapport à l'économie aéroportuaire. Et ce, malgré les 160.000 emplois recensés au sein du coeur de pôle du Grand Roissy, un des tout premiers pôles créateurs d'emplois en France.

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Paris-Vatry, complémentaire de Roissy-CDG
Sans être mentionné au Sdrif 2030, l'aéroport Paris-Vatry et sa plateforme logistique multimodale air/fer/route reviennent en tête des solutions possibles pour renforcer le pôle aérien d'Île-de-France, avec la garantie de faire sauter un des verrous environnementaux. Situé à 120 kilomètres de la Région parisienne, l'aéroport a longtemps été considéré comme une solution crédible pour devenir le 3ème aéroport francilien.

La plateforme marnaise, déjà opérationnelle, dispose d'une des plus longues pistes d'Europe, compatible Airbus A380. Qualifié d'aéroport de moindres nuisances, grâce à une très faible densité de population (+/- 10 habitants/km2), Paris-Vatry peut être exploité 24h/24 et 7j/7, pour des activités de fret (tout cargo, industriel, périssable, Express) et de transport passagers (capacité actuelle : 600.000 passagers/an). À moindre coût d'exploitation pour les opérateurs.

[...] Paris-Vatry, utile à la logistique francilienne

Paris-Vatry est idéalement placé au coeur des échanges européens de marchandises : 75% des flux communautaires s'effectuent dans un rayon de 800 km, et sa zone de chalandise concerne plus de 10 millions d'habitants dans un rayon de 200 km, incluant des pôles stratégiques comme Rungis ou Disneyland. Sa desserte routière comprend un axe Nord/Sud (A26/RN77) et un axe Est/Ouest (A4/RN4), tandis que le fret ferroviaire a toute sa place avec un embranchement SNCF existant et évolutif, mais qui nécessite d'être modernisé.

Paris-Vatry, une réserve foncière pertinente
Paris-Vatry, c'est aussi l'opportunité pour l'Île-de-France de soulager les besoins fonciers nécessaires au développement de sa logistique. D'après le Sdrif 2030, ils seraient de l'ordre de 2.800 à 4.000 hectares en besoins nouveaux, soit l'équivalent des surfaces exploitées aujourd'hui. Paris-Vatry dispose de 900 ha disponibles et de 230.000 m2 d'entrepôts déjà implantés.
Dans un contexte de pénurie foncière, de conflit d'usages et de saturation des échanges en Île-de-France, les complémentarités régionales au sein du Bassin parisien devraient convaincre, y compris à propos de Paris-Vatry.

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L'art de faire échouer un scénario honni
Pour se prémunir de ce risque, le lobby politico-économique est à l'oeuvre :
• le Sdrif 2030 évacue totalement l'hypothèse du développement polycentrique de l'aérien, au prix de contorsions pour nier l'impasse environnementale dans laquelle se trouve la Région
• ADP continue de profiter du soutien inconditionnel de l'État et de la Région qui créent le cadre institutionnel pour l'accélération de son développement
• Paris-Vatry est empêché dans son développement par un manque d'investissements en infrastructures, pourtant dérisoires par rapport à ce qui est mis en oeuvre pour Roissy
Résultat : sur la période 2006–2013, ADP a consenti 5,3 milliards d'euros d'investissements pour accroître les capacités et la qualité de service de Roissy-CDG et de Paris-Orly. La plateforme de Paris-Vatry, quant à elle, est à la diète, toujours dans l'attente de son raccordement à la LGV Est (44 km). Un investissement estimé à 300-450 millions d'euros en 2001, qui mettrait Paris-Gare de l'Est à 1h15 et l'aéroport de Roissy à 1h00. De belles perspectives en termes de complémentarités.

C'est au politique d'intervenir
Aujourd'hui, force est de constater que, sans la constance des associations de riverains en faveur de Paris-Vatry, et sans contraintes réglementaires nouvelles à propos de Roissy-CDG, la maîtrise de l'impact environnemental de l'économie aéroportuaire restera un voeu pieux en Île-de-France. Étonnamment, c'est au mutique Sdrif 2030 que revient le mérite de mettre la lumière sur une incongruité de taille. Avec mesure et respect pour l'économie francilienne existante, il est légitime de rouvrir le chapitre du rééquilibrage aéroportuaire... sans s'exonérer, pour autant, de la problématique du changement climatique qui s'impose à nous.


L'article complet d'Actu environnement est à lire ici


Vous connaissez certainement le site d'escalade des Grands Avaux dont nous vous parlons régulièrement du fait des nombreux travaux de balisage des circuits ou de lutte contre l'érosion effectués par les bénévoles de l'ARB (Amis des Rochers de Beauvais). Le site se découpe de nombreux pignons rocheux et face au Rocher du Duc se trouve le massif du Buisson (derrière la Gargotte de la Chaumière), les 100 marches, la Tour Bréguet et surtout la superbe platière du Télégraphe, Espace Naturel Sensible et site Natura 2000. Conquis par la végétation, détérioré par les quads et autres engins motorisés, le site perdait en intérêt. Des travaux de restauration sont en cours et le site ne rouvrira ses portes qu'en mars...

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