Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2014-01-12

La semaine dernière nous vous appelions à soutenir nos amis de l'ASABEPI, les exterminateurs du Phytolaque à Fontainebleau. Les quelques promesses de dons enregistrées restent insuffisantes mais surtout, il faut un minimum de 5 contributeur pour que le projet soit "viabilisé" par le site Mymajorcompagnie. 

Dans le même genre d'idée, nos amis de la forêt (l'AAFF) a lancé une souscription pour la restauration de la peinture de la vierge du Rocher Saint Germain.
Un sentier bleu à redécouvrir au travers du site de notre ami photographe Olivier Blaise.

Crédit photo : Olivier Blaise





Le Rocher Saint Germain est sans doute un des sites les plus remarquable de la domaniale. Outre les quelques très beaux bloc d'escalade, le plateau et ses vallons est parcouru par le remarquable sentiers bleu n°4, non loin d'une des plus belles réserves biologiques de la forêt (où l'on peut observer des chênes extraordinaires notamment). 

Comme tous les autres sentiers bleus entretenus par l'association des Amis de la forêt (voir notre article sur l'association et celui sur les sentiers), le n°4 offre des passages remarquables, emprunts d'histoire et de légendes mais aussi une de ces fresques peintes au XIXe. Restaurée en 1985, cette fresque est aujourd'hui bien clair et risque de s'effacer !

La vierge en 2011.
Photo : Olivier Blaise


L’association des amis de la forêt de Fontainebleau (www.aaff.frlance donc une souscription pour restaurer la vierge peinte en 1880 par Charles Cordier, dans une grotte (repère P) « Robert le Diable », ancienne légende du XIIIe siècle dont Meyerbeer tita un opéra. Peut-être est-ce pour faire fuir la Bête que le sculpteur Charles Cordier (1827-1905) peignit cette vierge.

Le devis pour restaurer cette peinture, qui menace de disparaître, s’élève à 840 €. Ceux qui désirent s’associer à cette restauration peuvent envoyer leur don par chèque à l’ordre de l’Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau (BP 14 77301 Fontainebleau CEDEX) en précisant avec votre envoi : « Pour la restauration de la vierge du rocher Saint Germain ». L’association étant reconnue d’utilité publique, ce don sera déductible de l’impôt sur le revenu et un reçu fiscal sera adressé.


Après l'article de la semaine dernière sur les carrières et les carriers de Bleau, il nous faut évoquer le patrimoine qu'ils ont laissé derrière eux et tout particulièrement les abris. 
On en profitera pour parler aussi (un peu) des bivouacs des randonneurs et alpinistes mais rappelons dès maintenant, que ces lieux sont aussi fragiles que dangereux. 
Nous ne donnons pas leur localisation afin d'éviter toute dégradation ultérieure. Merci de les respecter...









Sur les lieux de leurs chantiers, les carriers se construisaient des cahutes en pierre ou en bois. Si celles en bois ont toutes disparues, les abris de pierres sont encore bien visibles. Ils pouvaient avoir différentes formes, suivant la fonction que l’on voulait leur donner. On peut trouver trois types de constructions sur les sites :
- les abris sous roche non fermés, (type auvents),
- les abris sous roche fermés de repos,
- les loges pour longs séjours.


Photo de Thierry Szubert

La plupart du temps, l'espace de vie dans ces "habitations" est assez petit et bas,  afin de permettre de réduire l'espace à chauffer. Il faut noter que beaucoup d'abris avaient leurs ouvertures situées sur les versants des platières et des massifs rocheux le plus exposé au soleil. Si certaines loges ont des entrées étroites ou des couloirs d'accès difficiles, cela permettait sans doute de protéger le logis des visites impromptues de sangliers et de protéger l'huis des bourrasques de vent.

Dans de nombreux abris, l'on peut voir des gravures, des dessins et des peintures sur leurs parois. Il s'agit de représentations plus ou moins allégoriques : humaines, animales et autres, ainsi que des signatures, dates, petits écrits, moult figures et signes énigmatiques. Si certaines de ces représentations ont été réalisées par des carriers, la majeure partie d'entre elles ont été faites par des professionnels de la forêt et des "touristes" ; dont bon nombre postérieurement à l'époque d'exploitation des carrières.

Dans certains abris cachés et bien conservés ont trouve encore des outils semblant attendre le retour des ouvriers !

Après la fermeture des carrières, les abris, abandonnés par leurs anciens occupants, tombèrent rapidement en ruines, faute d’entretien et à cause du vandalisme. Bon nombres de ces abris furent ensuite transformés et occupés par les randonneurs et grimpeurs jusqu'à l'interdiction des bivouacs en 1942 par l'occupant. Au fil du temps, certains de ces abris étaient devenus de véritables "résidences secondaires", qui possédaient -outre des cheminées- des portes ouvragées avec serrures, (quelquefois fermées à clef), des fenêtres, dont certaines étaient munies de vitres et de volets, ainsi que du mobilier intérieur. L'alimentation en eau pouvait être assurée par des systèmes de récupération des eaux de pluie. 




 
Photos de Thierry Szubert


Dans les Trois pignons, après le rachat par l'état des anciennes propriétés privées, nombre de ces habitations sauvages devenues "illégales", furent détruites sur demande des autorités.

Certains abris présentent effectivement de gros risques d’effondrement sur leurs visiteurs ! Ainsi, les bivouacs connus de tous comme ceux du Potala, du Diplodocus ou du Rocher Cailleau, présentent tous des cheminées très instables dont nous recommandons l'élimination. D'ailleurs l’ONF a murer certains bivouac (comme à l’Ouest de Bourron-Marlotte ou Larchant), pour "éviter les accidents et les incendies éventuels" que pourraient provoquer une occupation par des "campeurs". 

Exemple au Rocher du Potala


Bivouac simple sous rocher avec cheminée
L'entrée
C'est bas de plafond mais suffisant (l'âtre au fond)
Gravures modernes...
Le grand bivouac est sale et dangereux
Étagères, au fond la couchette à droite ce fut l'âtre
Ces mêmes bivouacs lors de leur saccage en 1995
Ils avaient quand même bien organisé la chose !


Certains bivouacs, bien cachés, restent fréquentables et préservés grâce à quelques grimpeurs, randonneurs, et autres passionnés, qui restaurent et entretiennent ces témoins d’un passé au fond pas si lointain. Selon les sources, resterait entre 140 et 200 de ces refuges encore en bon état aujourd’hui dans tout le massif forestier… Heureusement mais comptez pas sur nous pour vous donner leur localisation !


Architecture :

Les simples abris sous roches (ou auvents)
Ils étaient utilisés pour se protéger de la chaleur ou de la pluie, ranger les outils, et mettre la nourriture et les réserves d’eau au frais pendant la journée de travail. Le plus souvent, ils sont construits sous un auvent naturel formé par un amas de rochers mais peuvent avoir fait l'objet d'une petite excavation et d'aménagements simples comme des marches, ou un murets partiels.
Nous avions présenté il y a quelques temps un exemple de ces abris qui semblait avoir été aménagé pour les besoins de la forge.



Les petits abris de repos : 
Ils sont construits sous roche, ou bâtis en murs, (voire sous tumulus). Ils sont généralement étroits et bas de plafonds n'étant destinés qu'à abriter les carriers pour le "casse-croûte" et les pauses notamment en hiver. Ils pouvaient être ouverts sur un côté ou bien fermés par des portes. Ils étaient conçus pour abriter de deux à quatre personnes, qui se tenaient assises sur un banc en bois ou en pierre. Ils sont le plus souvent équipés d'une cheminée (souvent minuscules) situées au niveau du sol, et quelquefois à hauteur des genoux ou des épaules des personnes assises. Certains possédaient des niches pour le rangement.

Les abris habitables (ou loges) : 
Lorsque la "veine d’exploitation" se trouvait trop éloignée du lieu de leur domicile, les carriers construisaient des édifices plus élaborés, qui permettaient une occupation permanente pour un séjour plus ou moins long. Ils possédaient une porte, voire des fenêtres, et possédaient, bien entendu, une cheminée, des niches pour le rangement, un ou plusieurs bas flancs en bois ou bien en pierre pour le couchage. Certains couchages sont par ailleurs assez élaborés, remplis de sable, couverts de fougères. Le sol pouvait -pour plus de confort- être dallé, planché, paillassé ou recouvert d'humus...





Thierry Szubert, l'un des meilleurs spécialistes des carrières et des abris de carriers de la forêt de Fontainebleau, a aussi découvert  les vestiges de grands abris de forme rectangulaire et de plusieurs mètres de longueur (jusqu'à quatre mètres). Ces abris étaient en partie creusés dans le sol et montés en pavés sans liants. Il les a baptisés "cantines", car selon lui, il semblerait que de part leurs surfaces importantes et leurs situations, ils devaient être utilisés pour la prise de repas en commun de plusieurs ouvriers et pour des réunions de travail ou bien encore à l'occasion de grands événements  comme la fête de Saint-Roch. Un constatation faite également près d'anciennes carrières de grès de la vallée de l'Essonne et  dans la Vallée de Chevreuse.


Carrière. À gauche, grande cabane construite avec des pavés -d'apparence- cimentés. Peut-être une "cantine"

Thierry Szubert
On peut aussi voir, ça et là, des ruines de cabanes de forme carrée, rectangulaire ou arrondie, construites intégralement en murs ou en appui contre un rocher. Les murs, étaient faits de pavés empilés les uns sur les autres et non maçonnés. Ces petites constructions pouvaient être enterrées jusqu'à la hauteur de la toiture, aux trois quarts, à moitié ou édifiées au niveau du sol, sans aucune fondation. Les toitures devaient être faites de chaume, de tôle, de planches, de toile goudronnée. La plupart de ces abris, de par leur fragilité, due au non maçonnage, n’existent plus qu’à l’état de vestiges plus ou moins visibles ; sauf pour quelques rares exemplaires, qui ont été remontés par des bénévoles. Certains d'entre eux qui se trouvait au Rocher Fourceau ont été massacrés par les engins forestiers lors de la coupe qui suivit l'incendie. un sujet que nous avions abordé dans cet article.

Enfin, certains abris étaient creusés dans la terre et recouverts par un tumulus, formé d’un mélange de sable, de caillasse et de terre, enrobant une ossature faite de pavés montés en dôme. Ce type d'abri possédait un étroit couloir d'accès extérieur, qui s'enfonçait jusqu'à l'entrée souterraine de la chambre. Ce passage était protégé de chaque côté, par un muret de soutènement. D'autres abris étaient constitués autour d’une avancée de roche ou creusés dans la roche elle même, qui faisait office de toit, et murés de pavés sur les faces ouvertes. ils pouvaient également être creusés dans le sable, sous une veine, avec souvent des marches d’escaliers pour pénétrer dans la chambre. 


Tunnel avec grande cheminée à droite
Photo de Thierry Szubert


Gestion de l'eau

Dans les anciens chantiers, au détour d'un rocher, on peut rencontrer des sortes de marmites creusées dans la roche. L'eau étant assez rare dans les massifs de Fontainebleau, les ouvriers creusaient des vasques destinées à recevoir l'eau pluviale, qui leur servait ainsi de réserve. On peut en trouver d'assez profondes.


1 2 3 4


Pour la forge




5 6


1 et 2 : Vasques creusées dans la roche 

3 : Vasque avec bouchon d'évacuation4 : détail du bouchon 
5 : Réservoir d'eau taillé dans un bloc de grès ; peut-être utilisé par le forgeron du chantier pour refroidir les outils travaillés à la forge

Voilà pour ce deuxième épisode !
Nous vous invitons à préserver ce patrimoine et à signaler vos découvertes à l'AAFF dont la commission carrière a ouvert un blog en 2012 qui semble enfin s'alimenter de nouveaux articles ! Merci les amis parce qu'on avait hâte d'en savoir un peu plus !


Voir aussi :



DECRET
Décret n° 2013-1241 du 27 décembre 2013 portant approbation du schéma directeur de la région d'Ile-de-France

NOR: ETLL1329381D


Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre de l'égalité des territoires et du logement,
Vu le code de l'urbanisme, notamment ses articles L. 141-1 et R. 141-1 ;
Vu la loi n° 2011-665 du 15 juin 2011 visant à faciliter la mise en chantier des projets des collectivités locales d'Ile-de-France, notamment le III de son article 1er ;
Vu le décret n° 2011-1011 du 24 août 2011 portant approbation du schéma d'ensemble du réseau de transport public du Grand Paris ;
Vu l'avis du conseil général du Val-d'Oise en date du 18 janvier 2013 ;
Vu l'avis du conseil général des Hauts-de-Seine en date du 25 janvier 2013 ;
Vu l'avis du conseil général du Val-de-Marne en date du 28 janvier 2013 ;
Vu l'avis du conseil général de la Seine-Saint-Denis en date du 31 janvier 2013 ;
Vu l'avis du conseil de Paris en date du 11 février 2013 ;
Vu l'avis du conseil général des Yvelines en date du 15 février 2013 ;
Vu l'avis du conseil général de l'Essonne en date du 25 février 2013 ;
Vu l'avis du conseil général de Seine-et-Marne en date du 1er mars 2013 ;
Vu l'avis du conseil économique, social et environnemental régional d'Ile-de-France en date du 23 janvier 2013 ;
Vu l'avis de la chambre régionale d'agriculture d'Ile-de-France en date du 12 février 2013 ;
Vu l'avis de la chambre régionale des métiers et de l'artisanat d'Ile-de-France en date du 14 février 2013 ;
Vu l'avis de la chambre de commerce et d'industrie de Paris-Ile-de-France en date du 14 février 2013 ;
Vu l'avis de la formation d'autorité environnementale du Conseil général de l'environnement et du développement durable en date du 13 mars 2013 ;
Vu la délibération du conseil régional d'Ile-de-France en date du 18 octobre 2013 portant adoption du projet de schéma directeur de la région d'Ile-de-France ;
Le Conseil d'Etat (section des travaux publics) entendu,
Décrète :

Est approuvé le schéma directeur de la région d'Ile-de-France, annexé au présent décret, composé de six fascicules intitulés :
1. Ile-de-France 2030 - Vision régionale (préambule).
2. Ile-de-France 2030 - Défis, projet spatial régional et objectifs.
3. Ile-de-France 2030 - Orientations réglementaires et carte de destination générale des différentes parties du territoire.
4. Ile-de-France 2030 - Evaluation environnementale.
5. Ile-de-France 2030 - Propositions pour la mise en œuvre du SDRIF (annexe).
6. Ile-de-France 2030 - Synthèse (annexe).

Le schéma directeur de la région d'Ile-de-France peut être consulté au ministère de l'égalité des territoires et du logement, à la préfecture d'Ile-de-France, aux préfectures de Seine-et-Marne, des Yvelines, de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise ainsi qu'au siège de la région d'Ile-de-France.
Le schéma directeur de la région d'Ile-de-France peut être consulté sur le site internet de la région d'Ile-de-France à compter du premier jour du deuxième mois suivant la date de publication du présent décret.

Le décret du 26 avril 1994 portant approbation de la révision du schéma directeur de la région d'Ile-de-France est abrogé.

La ministre de l'égalité des territoires et du logement est chargée de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 27 décembre 2013.

Jean-Marc Ayrault

Par le Premier ministre :

La ministre de l'égalité des territoires

et du logement,

Cécile Duflot
En 2011, Parcs nationaux de France a commandé 3 études : 
- une étude de notoriété, 
- une étude de médiatisation et 
- une analyse des études de fréquentation conduites dans les cœurs de parcs nationaux français durant la haute-saison 2011. 

Un triple regard sur l'attractivité des parcs nationaux a ainsi été exercé. 
PNF a donc mis en ligne le document suivant qui fait la synthèse et que nous vous laissons soin de juger.

En souvenir de l’ami et du membre particulièrement actif aux Amis de la Forêt de Fontainebleau que fut Pierre Graber, l’équipe du G.A.R. (Groupe des arbres remarquables) vous invite à lui rendre hommage en forêt devant ce chêne remarquable qu'il affectionnait particulièrement.



Aucune plaque ne sera posée. Ce sera, simplement, pour ceux qui l’ont connu, un instant de recueillement devant une de ces merveilles de la nature que Pierre aimait tant et qu’il respectait profondément. Mme Nicole Graber se joindra à nous pour cette commémoration.

L’équipe G.A.R.

Depuis le début de la semaine, le ministère multiplie les communiqués sur l'adoption de la Loi d’avenir pour l’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt. Mais faut-il s'en réjouir ? Cette loi n'est-elle pas plutôt le signe d'une augmentation des cadences de coupes ? 


La page consacrée à la forêt du site du ministère   nous présente la forêt française comme " la première forêt feuillue d’Europe. Elle est essentiellement privée (74 %), avec 3,8 millions de propriétaires, dont 200 000 possédant plus de 10 ha (représentant 68 % des surfaces). Les forêts publiques, de l’Etat (10 %) ou des collectivités territoriales (16 %), sont gérées par l’Office national des forêts, établissement public à caractère industriel et commercial, conformément au régime forestier. Toutes les forêts publiques et les forêts privées au-dessus de 10 à 25 ha selon les régions doivent présenter un document de gestion approuvé par l’Etat. 
La plus grande partie de la forêt française a pour vocation de produire du bois d’oeuvre de qualité, dans le cadre d’une gestion durable, c’est-à-dire soucieuse de la conservation de la diversité biologique et du maintien des potentialités des sols, en évitant toute évolution irréversible. La filière forêt-bois regroupe plus de 450 000 personnes, aux métiers très différents, mais complémentaires.

Elle rappelle également Les grands axes de la politique forestière :


La politique forestière repose sur quatre axes prioritaires :
- valoriser la forêt, source de croissance et d’emplois,
- conforter la gestion durable des forêts,
- développer la valorisation de la biomasse forestière,
- enfin se mobiliser dans les démarches internationales et communautaires concernant la forêt.

Bref, vous l'aurez compris, en dehors des mots "gestion durable", pas grand chose à dire au Ministère de l'Agriculture et de la forêt sur la protection des vieilles futaies françaises. Partout en Ile-de France, le constat des associations de défense de la forêt est le même. "Gestion durable" rime avec exploitation sylvicole intensive, coupes rases... Il suffit de voir ce qui se passe à Bleau en lisant notre édition TL²Bleau pour s'en rendre compte !

Le Communiqué :

L’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture le titre V de la loi d’Avenir pour l’Agriculture, l’Alimentation et la forêt.
Cette loi permettra d’accompagner une gestion plus durable de la forêt en même temps qu’une meilleure valorisation de la ressource en bois. Ainsi, la loi consacre-t-elle le fonds stratégique de la forêt et du bois qui prendra toute son importance pour financer les projets d’investissement, de recherche, de développement et d’innovation. Ce fonds stratégique accompagnera les orientations du futur programme national de la forêt et du bois et ses déclinaisons régionales.
Par ailleurs, la création du Groupement d’Intérêt Economique et Environnemental Forestier facilitera les démarches collectives des propriétaires forestiers volontaires.
Enfin, ce projet de loi traduit en droit français le « Règlement bois de l’Union Européenne » dont l’objectif est de lutter contre l’importation de bois et produits dérivés illégalement exploités.
Ce projet de loi, en complément des récentes dispositions fiscales en faveur de la forêt privée, du plan national d’actions pour l’avenir des industries du bois et de la création d’un comité stratégique de filière « bois » au sein du Conseil National de l’Industrie, traduit le volontarisme du gouvernement et son engagement à faire de la forêt et de la filière bois un levier important du redressement économique de notre pays.

Contacts presse
Service de presse de Stéphane LE FOLL - Tel : 01 49 55 59 74 ; Fax : 01 49 55 43 81 ; cab-presse.agriculture@agriculture.gouv.fr
Service de presse du ministère - Tel : 01 49 55 60 11 ; ministere.presse@agriculture.gouv.fr

Crédits photos : site du Ministère

NATURE